Après la crise sanitaire et le confinement total, viendra le temps d’une relance qui accélèrera les mutations économiques et sociétales engagées, mais aussi révélées par la crise du Coronavirus.

Une crise est toujours un accélérateur de mutation. La crise du coronavirus ne fera pas exception. Depuis longtemps, nous le savons tous, l’hyper-mondialisation des échanges attaque les fondements sociaux de nos sociétés et participe au développement non durable de nos économies. La crise du coronavirus pourrait accélérer cette tendance vers une moindre mondialisation et encourager le développement durable de nos économies. La chaîne de production pourrait redevenir régionale avec la nécessité d’une industrie proche du lieu de consommation. Les échanges mondiaux perçus comme source d’économie jusqu’à maintenant pourrait être perçus comme à l’origine de coûts environnementaux devenus insupportables pour les consommateur.

Depuis longtemps, nous avons collectivement conscience que nous devons changer les choses ; La crise du coronavirus, nous donne l’occasion de mettre en œuvre ces changements. Nous sommes de parfait procrastinateurs et ce n’est que face à l’inévitable que nous agissons.

Les exemples sont nombreux. Dans l’alimentation par exemple :

  • Depuis le début de la crise, les producteurs locaux et la vente directe a un succès incroyable !
  • Rungis est en train de construire une plateforme pour livrer des produits directement auprès des particuliers Parisiens – https://rungischezvous.com/ – ;
  • Des agriculteurs Vendéens lancent une plateforme de vente directe de viande et produit de la ferme dans toute la France avec le soutien de leur coopérative CAVAC – https://www.coopcorico.fr/
  • Les agriculteurs qui ne peuvent plus faire travailler des travailleurs sous-payés venant de pays pauvres ne vont pas avoir d’autre choix que de payer à leur juste prix les chômeurs Français – Et ça tombe bien car les grandes surfaces s’engagent à augmenter la part de production Française dans leurs rayons –

Ces exemples se multiplient et sont le signe d’une accélération du changement. Bien évidemment, lorsque le confinement s’arrêtera, la vie reprendra son cours … mais un certain nombre d’habitudes seront prises et deviendront de nouvelles habitudes de consommation.

Dans le même ordre d’idée que penser du développement du télétravail ? On estime à 20% des habitants du grands paris qui sont allés passer leur confinement en province. Combien vont se rendre compte à quel point il est possible de combiner « qualité de vie au quotidien » et « travail ».

Bien évidemment, le télé-travail n’est pas possible toute la semaine, nous avons besoin d’une vie sociale au travail. Les interactions professionnelles sont source de créativité et de productivité, mais ne peut on pas réduire cette nécessité de rencontrer ses collègues à 3 jours par semaines (et passer les 2 autres jours en province, là ou la qualité de vie permettra au Parisien d’être encore plus productif).

Dans l’éducation, quelle est la différence entre un prof qui fait ses cours dans un amphi bondé avec 1000 étudiants et la télé-éducation ou chacun travaille en autonomie depuis son domicile derrière son ordinateur ? Autant les travaux dirigés sont plus efficaces en présentiels, autant les cours magistraux doivent pouvoir être envisagés à distance, chacun chez soi derrière son application de vidéoconférence ou regroupés par petit groupe dans n’importe quelle région de France. Et si à l’avenir, ce n’était plus les étudiants qui allait étudier à la Sorbonne … mais la Sorbonne qui venait dans toutes les villes de France (au moins pour les cours magistraux ?).

Enfin, et ce sera probablement un enseignement important, au terme du confinement, cela fera 6 semaines que nous auront modifier notre manière de consommer. 6 semaines que nous n’aurons pas acheté tout ces trucs inutiles qui nous coutent si cher, 6 semaines pendant lesquelles nous nous serons reconcentré sur l’essentiel qu’est notre famille et arrêtant de croire que le bonheur est dans l’acte de consommer.

Et si l’après confinement se traduisait par un renforcement des liens sociaux, par une nécessité de retrouver l’essentiel face à l’illusion d’une société qui nous oblige à aller toujours plus vite sans savoir dans quelle direction.

 

Au final, cette crise du coronavirus nous permet enclencher les changements rendus indispensables. Et si, nous trouvions là l’espérance tant réclamée par les giletsjaunes ?

Espérons seulement que nos politiques se saisissent de cette opportunité pour comprendre et agir dans le sens de l’histoire. La relance budgétaire qui devrait suivre la crise sanitaire du coronavirus devra permettre de confirmer ces mutations !

A suivre …

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261 Comments

  1. Jérôme says:

    Qu’il est bon de rêver….

    • vous avez raison on a vraiment à faire à de doux rêveurs

    • Pensez-vous vraiment que ça va changer ! Il y aura peu être plus de télétravail. L’immobilier prendra peut être plus de valeur en campagne qu’a la ville … mais sur le fond ! Sur notre façon de vivre ! Sur notre relation avec la nature et la planète ? On mettra en place des procédures d’hygiène et tout recommencera. Ce n’est pas seulement nos modes de consommation qu’il faut changer mais tout ce système basé sur le profit a tout prix.
      Seule bonne nouvelle dans ce malheur, Ce virus donne une bouffée d’oxygène à la planète – comme si la nature et la planète voulait se débarrasser d’une espèce nuisible pour elle…

  2. chysalide says:

    je pense que c’est en effetce qu’il faudra envisager, mais ne revons pas trop!!!combien de papa au point du burn out vont supplier leurs patrons de revenir dans leur bureauhihihi
    combien de femme seule vont vouloir revenir au travail pour papoter avec les collègues!!!
    oui bcp aimerait que çà soit « une possibilité de choix », c’est çà sans doute que vous vouliez dire, en effet dans nos lois maintenant il faut obliger les entreprises à prévoir dans tout contrat de salarié de pouvoir QUAND IL LE SOUHAITE et pas seulement en cas de confinement, qu’il peut faire son travail chez lui (enfant malade, repos bien mérité etc) sans perdre de salaire QUE LA SECU PRENNE LE RELAI A CHAQUE FOIS,
    oui les français vont faire de leur vie, une vie plus agréable et moins contraignante!!!!!!!!!!!!!!!
    ils feront peut être moins grève, ce qui pénalise trop les petites entreprises qui sont il faut le rappeler, le moteur de la FRANCE , a nous d’avoir des idées, je n’arrête pas de le dire

  3. Le télétravail c’est quand même une vaste fumisterie, ça fait 15 jours que je fais illusion en bossant 2 heures par jour seulement. Et mon patron me dit bravo en plus. Le reste du temps je m’occupe de mes enfants, je me cultive, je fais du sport et j’achète des actions pas chères.

    Mais sinon je suis d’accord !

    • Et ces 2 heures par jour de télétravail sont elles équivalentes à vos 8 à 10 heures de présence au boulot ? C’est la seule question importante.

      Si oui, c’est génial !

      • François says:

        Si c’est génial, cela signifie qu l’on pourra réduire de manière conséquente les effectifs en mettant du personnel en télétravail.
        Au taux d’1/4, cela fait du monde sur le carreau.
        Ne faut-il pas alors prévoir la semaine à 10 heures payé 40 ?

        • on pourra également diviser le salaire par 4
          C’est se qui s »appelle donner des bâtons pour se faire battre

      • Non ces 2 heures ne sont pas équivalentes sinon ça serait une vraie remise en question sur le sens de mon travail 😉

        C’est juste que tout ceci est une grande supercherie, si je travaille seulement 2 heures c’est qu’il n’y a plus de répondant chez mes collègues, fournisseurs et clients qui du jour au lendemain sont tous devenus overbookés. Donc je fais comme tout le monde, je m’invente une activité 100% pour pour éviter le chômage partiel. Je suis overbooké.

        Perso je suis également entrepreneur sur le web donc une chose est sûre, c’est une incroyable opportunité qui m’est donnée d’avoir tout ce temps gratuit.

        • François says:

          Dans ce sens, c’est en effet plus compréhensible.
          Mais en période « normale », quel serait votre temps de télétravail et arriveriez-vous à cumuler vos « loisirs » actuels ?
          Combien de déplacements de regroupements vous sembleraient nécessaires ?

          • Oui en temps normal il m’arrive de faire du TT et je pense que 4 ou 5 heures de TT max. me permet de faire l’équivalent d’une journée traditionnelle. C’est de la prestation intellectuelle donc comme le dit Guillaume, tu retires toutes les futilités et le compte y est.

            La en ce moment c’est différent, les gens doivent gérer les enfants, faire les courses, et bosser en même temps, tout ça avec un soleil que l’on a pas eu depuis des mois.

            Bref tout le monde fait semblant d’être hyperactif pour éviter ne chômage partiel mais les préoccupations sont ailleurs.

            Je note malgré tout que les gens se prennent plus en main. Ils se débrouillent seuls et font perdre moins de temps aux autres.

        • Vous devriez lire « Bullshit jobs ». http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Bullshit_Jobs-546-1-1-0-1.html

          « Non ces 2 heures ne sont pas équivalentes sinon ça serait une vraie remise en question sur le sens de mon travail  » ==> Je ne suis pas loin de le penser. Vous supprimez, les réunions inutiles, les pertes de temps à remplir des tableaux excel qui ne servent à rien et autres activités sans intérêt, vous pourriez faire en 2h… ce que vous faites en 8 heures en étant débordé.

          • laurent says:

            Je manage 60 personnes.
            Depuis 2 ans, entre les réunions inutiles et le TT, j’ai rationalisé mon temps de travail productif à moins de 15h / semaine.
            Le travail dans de grandes organisations publiques ou privées sont, en grande partie, des bullshits jobs.
            Combien sont véritablement indispensables à hauteur du temps de travail prévu initialement ?

            • François says:

              Le problème de nombre d’administration est dans l’accueil du public.
              La présence au cas où remplace parfois la production.
              L’évolution des PTT en est en bon exemple. Mais du coup on se plaint de plus d’erreur et de moins de convivialité du facteur.

            • adnstep says:

              O comme je vous rejoins !
              Il y a peut-être aussi des spécificités françaises : la paperassite aiguë. Et la cheffite galopante.

              Que de temps perdu en paperasse !
              Et les versions modernes : le reporting excel et la presentation PowerPoint.

      • Badtimes says:

        On devrait demander à « adnstep » qui continue à travailler en ce moment tout en étant très présent sur ce blog! Ce qu’il en pense🤫🤫….et comment il procède 😥😥

        • Michel 2 says:

          Je me posais la même question.

          MAIS COMMENT FAIT-IL, notre ami adnstep (d’ailleurs d’où vient ce pseudo?), pour allier si brillamment son travail avec ses multiples interventions et donc lectures sur ce site ?
          Auriez-vous déjà aboli les 35h ? 🙂 🙂

          • adnstep says:

            Je gère 😁.
            Et non, je ne fais pas 35h, ce qui montre que j’ai encore des progrès à faire en efficience 🤣🤣.

            Au demeurant, j’ai besoin de ces évasions ponctuelles, et je saucissonne mon travail, quand il s’y prête.

        • adnstep says:

          En temps normal, 60 personnes.
          3 règles : poursuivre l’activité, utiliser un minimum de personnel, durer.

          Le dimanche, j’étais parti sur du 50/50, exclus les gardes d’enfants (en comptant sur un partage entre les deux parents) et personnes à « risque » pour leur famille (conjoint maladie respiratoire, enfant immunodéficience, …)

          Comme dit nuloop, l’activité a baissé d’elle même.

          Dès le lundi soir, je suis passé à 30% de personnel présent (on ne peut pas tout faire à distance, même dans l’informatique !), les autres sont soit en télétravail (surtout du contrôle de sauvegarde, allocations de ressources, ouverture d’accès web a quelques systèmes, messagerie, …), soit avec des devoirs à la maison (dossiers de fond qu’on n’a jamais le temps de traiter !), soit en formation à distance, soit en garde d’enfant.

          Niveau « chefferie », j’ai pris les 15 premiers jours, mon adjoint prends les 15 suivants. Puis on recommence.

          Passés les premiers jours et les nécessaires réorganisations, adaptations, passages de messages, en fonction des évènements, peu d’activité pour moi ! Ce qui m’a permis d’arroser quelques blogs, et de remettre à jour mes PowerPoint de « propagande » !

          Un point rapide tous les soirs avec tout le monde par messagerie instantanée pour garder le contact, dire ce qui se passe au boulot, répondre aux interrogations et prendre des nouvelles (besoin de connaître les éventuels cas de covid, mais pas que. Les gens ont besoin de savoir que leur manager/chef/responsable pense à eux dans les moments difficiles). C’est donc à la fois officiel et informel.

          Et un second point en plus petit comité, plus « opérationnel ».

    • Michel 2 says:

      Vous devriez poster avec votre vrai nom, votre patron appréciera ! hi hi hi !

      • Oui je vais éviter 😁 surtout qu’il se vante d’être à 150%. Mais ça c’est son discours pour que personne ne lâche, je peux comprendre d’ailleurs. La réalité c’est qu’il est comme tout le monde, forcé de s’adapter au contexte.

        • François says:

          Il est sur également qu’il y a gain de temps sur les trajets, les mises en routes et des tas de petits détails (machine à café ?) qui font perdre du temps mais peuvent également créer de la convivialité et de l’échange.
          En revanche, à domicile, il existe quand même un risque de dispersion faire des occupations annexes, compte tenu de la proximité de tentations…… dont ceux de participer à nos débats

          • François says:

            celles de participer

          • Michel 2 says:

            Des gains de temps comme moins de réunionite aiguë !

            • François says:

              Le problème est que parfois sans contact on ne reçoit pas l’information en temps voulu.
              Je vous rejoins sur la réunionite aiguë, mais reste persuadé de la nécessité de points de situation réguliers, mais limité dans leur temps : on arrive à l’heure on repars à l’heure avec un ordre du jour précis et complet.

        • adnstep says:

          S’il a besoin d’être à 150% pour faire son boulot, c’est qu’il n’est pas très efficient.

  4. Christine says:

    Vous avez raison Guillaume, un courant est en marche, à nous tous de le soutenir, le porter et surtout l’appliquer pour un avenir meilleur….

  5. Article intéressant, Guillaume.
    Cependant, je reste plus perplexe face à l’enjeu écologique.
    Certes, la pandémie a diminué la pollution, mais lorsque tout va revenir à la normale, les industriels vont mettre les bouchées doubles pour rattraper ce retard.
    Cela sera justifié par des doctrines politiques qui mettront de côté les prises de position sur l’environnement (bye bye les grenelles et autres sommets).

    • adnstep says:

      Et oui, Cédric, réinternaliser des productions, c’est polluer plus.

      • Mais la production relocalisée respectera les critères de développement durable qui ne sont jamais respecté lors de production en pays émergent. Et si les 30 glorieuses étaient devant nous ?

        • Badtimes says:

          Mais si télétravail deux ou trois jours par semaine et le reste au bureau bonjour les transports et la pollution, surtout quand on voit que les gens qui se sont mis au vert l’ont fait assez loin de leur lieu de travail habituel. Pas facile tout ça!
          Pour ce qui concerne l’hyper mondialisation le changement se fera également à la marge, la mondialisation a commencé dès le début de l’humanité car les échanges ont été un facteur de développement primordiale et à moins de régresser comme certains le souhaitent je ne vois pas les choses changer drastiquement.

          • Michel 2 says:

            D’accord avec vous, l’utopisme de Guillaume le titille à chaque événement sortant de l’ordinaire.
            Il est probable/ possible que certains produits de premières nécessité soient moins mondialisés, type bouffe, médicaments, ….mais pour le reste ….??

            D’ailleurs ce n’est pas ce que dit Joël Chandelier dans le Chat (lien ci-dessous- fin d’article). Extrait:

            « TCHAT, Bonjour Messieurs, historiquement à qui ont « profité » les épidémies ? Une fois terminée, qui ressort gagnant économiquement ou politiquement ?

            -Laura_F

            Joël Chandelier : Tout dépend, en fait, de la nature de l’épidémie. Ce n’est pas la même chose si les jeunes ou les anciens sont tués en majorité, si l’épidémie frappe tout le monde ou simplement les plus pauvres. De manière générale, les changements sociaux ou économiques sont rarement brutaux. En fait, on a plutôt l’impression que les épidémies servent d’accélérateurs à des tendances économiques ou sociales qui sont déjà à l’œuvre.

            Il est souvent facile du coup de dire après coup quelles étaient ces tendances d’avenir… mais plus difficile de les évaluer sur le moment : les historiens sont généralement de très mauvais prophètes ! Ce que l’on peut dire toutefois, c’est que l’idée selon laquelle sortira nécessairement de cette pandémie une société plus juste, notamment pour les plus pauvres ou les minorités, est illusoire : au mieux, cela contribuera à une prise de conscience. »

            https://www.lemonde.fr/planete/live/2020/03/30/coronavirus-suivez-la-journee-du-30-mars-en-direct_6034855_3244.html?xtor=EPR-32280629-%5Ba-la-une%5D-20200330-%5Bzone_edito_1_titre_1%5D

          • adnstep says:

            En fait les échanges mondiaux baissent depuis le pic de 2014. Le mouvement est clairement en faveur de la « reproximisation ». Trump l’a senti et s’en est servi. La coronavérole devrait amplifier le mouvement.

        • adnstep says:

          Feyzin, c’est du développement durable ? 😁

    • Plutôt d’accord, ça va répartir de plus belle. Mais les citoyens n’auront pas oublié ce que c’est une ville sans bruit et sans pollution, comme il y a 30 ans.

  6. adnstep says:

    Un exemple concret du monde d’après :

    Alors que ses deux usines tournent à plein régime, OVHCloud s’engage à provisionner ses serveurs en moins d’une heure. Objectif : répondre à l’afflux de demandes en capacités à l’heure où le coronavirus impose confinement et télétravail.

    [Mis à jour le vendredi 27 mars 2020 à 10h00]

    A l’instar des autres providers de cloud, OVH fait face à un afflux de demandes en nouveaux serveurs. A l’heure où l’Europe et l’Amérique du Nord sont en quarantaine, les besoins en ressources informatiques explosent pour faire face aux besoins liés au télétravail ainsi qu’au bon fonctionnement des infrastructures vitales.

    Face cet afflux, OVH comme les autres clouds occidentaux voit ses demandes en nouvelles capacités IT exploser. « Nos deux usines de Croix en France et de Beauharnois au Canada assemblent 20 baies par jour soit 1000 serveurs quotidiennement. On fait le maximum pour livrer les commandes en moins d’une heure, mais on peut avoir quelques jours de délai sur quelques références », précise Octave Klaba, CEO d’OVH sur Twitter. Dans le même temps, OVH a décidé d’offrir gracieusement aux éditeurs d’applications SaaS ses services cloud (public et privé) et ses serveurs bare metal pendant toute la durée de la crise via son programme #Open_solidarity. Objectif : leur permettre de proposer eux-mêmes gratuitement des applications de télétravail, de communication ou de santé, qu’elles soient à destination des professionnels ou du grand public.

  7. adnstep says:

    Comment rattraper les 20 à 30% de dette supplémentaire ?

    Pas d’autre solution que de travailler plus.

    Retour aux 40h, suppression de la 5ème semaine de congés payés…

    • Tembusu says:

      La BCE va faire fonctionner la planche à billets en finançant directement les états, sans limite (la limite maximale fixée par la BCE au rachat de dettes souveraines était précédemment fixée à 33% ; pour plus d’infos, voir l’article ci-joint :
      https://www.letemps.ch/economie/bce-lance-une-nouvelle-bombe-defendre-leuro).

      Plus de monnaie dans le système, couplé à une production de richesse inférieure compte-tenu de la crise du Coronavirus va mécaniquement provoquer de l’inflation. En effet, les états ne prendront pas le risque de mettre en place des politiques d’austérité après ce qu’on a vu à partir de 2011 (troubles sociaux, arrivée des populistes au pouvoir). Seule solution restante : « effacer » progressivement la dette par de l’inflation.

      Dans ce contexte, il est ainsi crucial pour nous, épargnants, de disposer d’actifs réels, pouvant évoluer au même rythme que l’inflation (actions, immobilier), et d’arbitrer vers ces actifs réels le cash, livrets, AV fonds Euros, etc… Dont la valeur sera progressivement rognée par l’inflation.

      • adnstep says:

        La BCE fera ce que dira l’Allemagne, et l’Allemagne a dit : il est bien évident qu’après, il faudra de l’austérité pour rembourser la dette.

        Same as usual.

        A moins que la France ne soit plus soumise aux règles de l’UE…

        • François says:

          A priori, la politique économique allemande est en train de changer avec des avis internes discordants et de prochaines élections.
          L’Allemagne a certes un avis très important mais pas si prédominant que cela : le Portugal et l’Espagne, voire la Grèce, ont montré que les règles de rigueur absolue n’était plus de mise.
          En revanche, entre rigueur et laxisme total avec refus de toute réforme, il y a des possibilités.

  8. Cela n’est pas votre meilleur article ! mais ce doux rêve vous a peut-être fait du bien en ces temps où l’analyse de courbes qui s’accélèrent vers le bas de jour en jour …

  9. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Le Pr Raoult est accusé de faire des études « bidon », au motif qu’il n’a pas de groupe témoin, c’est à dire qui prenne un placébo.

    Pour cela il faudrait que Sanofi ait eu le temps de préparer des faux cp de Plaquenil. ( pour une étude en double aveugle)

    Et puis imaginons que son traitement permette d’éviter des complications graves sur 1 malade sur 4 seulement. Qui va prendre la responsabilité de passer à côté vu l’urgence ?

    En situation réelle, accepteriez vous de faire partie du groupe témoin ?

    • Badtimes says:

      C’est ce que je pense depuis le début, je ne comprends pas qu’en temps de « guerre » on raisonne encore à la Française et attendre toutes les études faites en bonne et due forme(qu’il faut faire bien sûre « en même temps » mais si entre temps on peut sauver 25% des malades pourquoi ne pas le faire: est ce le résultat de lutte intestines bien de chez nous et de profits de laboratoires?

      • François says:

        En effet, si les 75% restant on des graves séquelles ….
        Nous avons la chance d’avoir un corps médical compétent qui communique au moins en interne et un certain suivi des patients.
        Je pense qu’ils sont à même de prendre leur responsabilité pour traiter chaque cas individuel au mieux.

      • Michel 2 says:

        Les études en « double aveugle » ne sont pas une spécificité française mais appliquée par la quasi totalité des études de mondiales tant qu’on a pas trouvé mieux.

        • Bien que l’étude en double aveugle soit la règle,dans ce cas là nous sommes un peu dans l’urgence mais avec un médicament connu depuis plus de 50 ans aux effets secondaires bien connus et utilisé aux doses habituelles.
          Dans certains essais cliniques il arrive qu’un protocole donne de bons résultats et alors se pose la question inverse à savoir de ceux qui se sont retrouvés « à l’insu de leur plein gré  » dans le groupe placebo,là aussi cela pose une question éthique,on dira que c’est pour faire avancer la science.

          • Michel 2 says:

            S’agissant de l’hydroxychloroquine, découverte dans les années 60, je suppose que l’expérience en double aveugle a été faite depuis longtemps, mais pour traiter d’autres pathologies.
            Cela fait que les effets secondaires, la posoligie, la toxicité, etc. sont bien connus et ne présentent que très peu de dangers si la prise est réalisée conformément aux études et à l'(énorme) expérience que connaissent les prescripteurs.
            Donc entre rien et un médicament potentiellement efficace sur le coronavirus, (mis à part les sujets à risques), il faut ??? -chacun doit pouvoir choisir son camp!

      • adnstep says:

        En France, c’est surtout la guerre des médecins hospitaliers contre la médecine de ville, qui a prévalu dans les années 90, et s’est traduite par un détournement du flot de malades du médecin de famille vers les urgences et spécialistes de CHU.

        On était en train de revenir en arrière, tant les pb sont devenus criants. Je ne sais pas qui gagnera dans la bataille qui va commencer, dès la crise passée, pour récupérer les milliards que va déverser le gouvernement…

        • Et surtout transfert de la bobologie aux urgences ,sans parler de la gratuité ,ce qui fait ressembler une salle d’attente d’urgence à celle d’un généraliste,le tout aggravé par le fait que la ville ne fait plus de garde(accordé par Chirac suie à une grève des généralistes en 2003 je crois..;),plus la notion d’urgence ressentie qui fait que tout un chacun s’estime avoir droit aux urgences.Avant les urgences ,c’était les pompiers qui vous y emmenait,AVC,Accident de la route… ou le we le bricoleur du dimanche qui’ se tranche le bras avec son dernier outil acheté la veille chez Bricomachin.

          • adnstep says:

            A noter qu’une AMM, les phases 3, double aveugle, n’ont pas empêché erreurs de souscription ou scandales : distilbène, talc pour bébé dans les années 50, puis 70, depakine, mediator, …

            • Michel 2 says:

              C’est sûr, malgré des études poussées, le risque zéro n’existe pas et d’autant plus quand des considérations financières d’entreprises pharmaceutiques sont en jeu !

            • Badtimes says:

              Et la thalidomide aussi…

            • On voit qu’on est sur un site financier et d’investissement,il s’agit de prescriptions et non de souscriptions.
              Pour le talc pour bébé ,aussi dramatiques qu’aient été les conséquences il s’agissait d’une erreur de manipulation ayant conduit à mélanger un produit toxique au talc.
              Quant au mediator,je l’attendais celui-là,il s’agissait d’un antidiabétique de seconde zone dont il était certes légitime de se poser la question de sa mise sur le marché(labo français ,capitalisme de connivence…minimisation des effets secondaires.) et surtout qui avait la réputation de faire maigrir aux frais de la sécu qui bien que surprescrit à tort était aussi souvent demandé par les clients (dans ce cas là et non patients) à leur médecin pour maigrir,médecin qui faisaient des ordonnances de complaisance.
              Les effets secondaires de la chloroquine et de sa cousine l’hydroxychloroquine sont bien connus et a été utilisée par des centaines de milliers de coloniaux.

  10. Cyrille says:

    Oui les changements à venir vont être multiples avec notamment 2 tendances de fond qui arrivent :

    1 – Relocalisation : de la production, du travail, des loisirs (+ sûr, + écologique, nouvelles solidarités … )

    2 – Accélération technologiques ( IA, 5G, robotisation, digitalisation … )

    Le télétravail et l’uberisation de l’éducation nationale ne sont que quelques exemples.

  11. Miss Tip says:

    J’ai travaillé pendant longtemps dans une structure où le personnel était de plus en plus en télétravail (total ou partiel), y compris au plus haut niveau : cela permettait de recruter des profils qui ne seraient pas venus travailler au siège, car ils ne voulaient pas changer de région ou de pays (travail du conjoint, parents âgés, école des enfants…). Je suis moi-même télétravailleuse et pour rien au monde, je ne reviendrais au travail en présentiel (on peut rencontrer du monde ailleurs qu’au travail et les enfants peuvent fréquenter la crèche, le centre-aéré ou les grands-parents quand ils ne sont pas à l’école pour ne pas les avoir durant son temps de travail…).

    J’imagine que suite à cette crise sanitaire, surtout si elle perdure quelques mois (même avec des levées ponctuelles du confinement), le système scolaire tout comme les entreprises ou les associations et leur personnel, vont découvrir les avantages du télétravail et y adapter leur organisation (même si certaines y seront réfractaires ou ne l’adopteront que partiellement pour différentes raisons).

    Avis aux investisseurs immobiliers :

    Cela va avoir des conséquences sur l’immobilier de bureau (plus d’espace de co-working /co-learning ? moins d’espace bureau / entreprise ? plus de location de lieux de réunion avec des services et un cadre agréable pour souder l’équipe lors de séminaires de travail ? moins d’amphis ?).

    Cela va aussi avoir des conséquences sur l’immobilier d’habitation : disposer d’un (ou plusieurs) espace bureau de qualité va être une nécessité, vivre dans un cadre agréable avec une bonne connexion internet aussi… Comme les gens auront moins à déménager pour raisons professionnelles, ils risquent de privilégier l’achat de leur résidence principale à la location, s’ils ont le choix.

    Si par exemple, ils doivent régulièrement passer quelques jours par mois ou par trimestre au siège ou à la fac, ils risquent d’avoir besoin de location de courte durée ou de chambres d’hôtel, plutôt que de logements à l’année.

  12. chysalide says:

    tout va « évoluer » , la façon de concevoir des habitations, des échanges par internet, la sécurité des transmissions, les transports etc…
    on va devoir « écouter » ceux qui vont inventer, créer, produire pour s’adapter aux nouveaux usages,

    QUANT A NOS GOUVERNANTS EUX AUSSI VONT DEVOIR S ADAPTER A CETTE REVOLUTION

    toujours taxer va faire exploser ou décourager , donc ils vont devoir faire confiance sans pression , bien sur il y aura toujours ceux qui vont tirer leur épingles du jeu, mais on s’en fiche, survivre en vivant mieux et autrement çà veut pas devenir riche et donc ne pourront assumer des taxes tant que les chiffres d’affaires seront pas revenus a la normale
    on est dans une situation inconnue de nos gouvernements, quel que soit le pays, si chacun d’eux prend des mesures excessives ou minimales et çà sera le bord… voire on en arrivera à une guerre et pas économique!!
    je ne sais pas ce qu’ils font ni si ils se rencontrent genre G7 sur Skype, en tout cas sans entente pas de stabilisation de marché

  13. François says:

    Il semblerait que le personnel qui renforce actuellement les agriculteurs soit constitué d’étudiants et de chômeurs techniques.
    Le retour en circuit court d’alimentation (en particulier bio) semblait déjà en oeuvre avant l’épidémie. Elle pourra perdurer, sous réserve que les prix restent raisonnables et compétitifs.
    Depuis 5 ans nous avons des vendeurs venus directement d’Espagne qui vendent à 10€ les 10 kilos d’oranges…..
    Au information, il est annoncé que les fraises françaises sont vendu moitié prix …. à perte, ou avec moins de marge ? Comment ces producteurs en vivent-ils et en vivaient-ils ?

    Au niveau éducatif, certains cours magistraux se trouvaient déjà en ligne, mais le gros de la progression n’est-elle pas dans les travaux pratiques ? Donc, moins d’amphi, mais plus d’ateliers, ….

    Au niveau des espaces de bureaux, de nombreuses sociétés, y compris des adeptes du télétravail semblait revenir sur le co-working, ne serait-ce que pour des problèmes d’insonorisation.
    En revanche pour les unités de production, difficile d’avoir des chaînes de productions distantes. Comment remonte-t-on les problèmes quotidiens aux têtes dites pensantes qui ne seront plus présente ?
    En revanche, pour le rapatriement de production, outre le problème de pollution au regard des multiples contraintes environnementales, la compétitivité mondiale continuera à jouer.
    Si nous prenons l’exemple actuel du matériel médical.
    – Le constat nous manquons de masque et de respirateur et commandons en masse.
    – A la fin de la crise, nous aurons 15000 lits en réanimation contre 5000 en temps normal et un stock de masse conséquent.
    – La sagesse voudrait que l’on devienne moins dépendant, mais pour quel débouché. Les prochaines commandes de masques interviendront quand ? Aux vues des dates de péremption ? Donc peut-être pas de débouchés constant permettant une production à un équilibre financier acceptable par rapport à l’import ?
    La solution actuelle d’économie de guerre en adaptant des chaînes à la crise ne prédominera-t-elle pas ?

    • Michel 2 says:

      Pour les 1000 lits en trop, on en vendra une partie à l’Afrique, l’Inde, etc … qui ont un à deux mois de retard épidémique.

      • François says:

        Il se peut qu’il rattrape trop vite leur retard par manque de confinement ………..d’où la transformations des paquebots de croisières en hôpitaux suggérés dans un autre débat (LOL)

  14. julien bonnetouche says:

    Il se peut qu’il y ait des changements.

    Il se peut aussi que ce ne soient pas ceux que je lis ici, comme :

    « on ira tous à la campagne faire du télé travail, dans de grandes maisons, avec chacun son espace, y compris les enfants »…..

    il se peut aussi qu’il faille se mettre à beaucoup bosser pour rattraper la chute de croissance due à la crise, si l’on veut qu’il n’y ait pas trop de baisse du pouvoir d’achat.

    C’est d’ailleurs l’objet des premières ordonnances Philippe.

    Il se peut aussi que l’esprit de ces ordonnances perdurent au delà du temps nécessaire pour redresser la situation. l’abolition des 35 heures par exemple.

    Les entreprises devront tout de même rembourser les prêts des banques, vous savez, ceux garantis par l’État. si elles ne veulent pas faire faillite.

    Il va peut être bien falloir augmenter les cadences dans tous les secteurs d’activité !!

    Et une fois que l’habitude sera prise, autant la garder.. afin de mieux se préparer pour la prochaine crise, compte tenu que là ce n’était pas vraiment le cas.

  15. Si baisse de la conso, alors baisse des recettes des entreprises et donc de l’état, ce qui va se traduire par une baisse des revenus (salaires et aides). On va devoir travailler plus et gagner moins, pour la plupart. C’est la mise en esclavage des pauvres, la spoliation de l’épargne des classe moyennes. Les riches (les très riches) sont prêts à ce genre d’évènement et ont mis en place des stratégies adaptées. C’est la loi de la nature qui va s’imposer. Le coeur de l’Homme ne changera pas comme ça, bien au contraire. L’Histoire l’a montré. Mais c’est un autre débat…

    • adnstep says:

      Baisse du volume imposée par la montée pilotée des prix.

      Avant crise, les prix de l’alimentaire avaient déjà pris +10%, dus à la loi lrem favorisant les industriels au grand dam des distributeurs. Les paysans étant comme d’habitude à la fois alibi et dindons de la farce.

    • Michel 2 says:

      Lol (ou pas)… Et c’est là que Sylvain Peltier entre en scène avec sa nouvelle taxe…

      https://www.lepoint.fr/debats/gernelle-l-incroyable-bouffonnerie-signee-guillaume-peltier-03-11-2019-2344908_2.php

      • Toujours beaucoup d’imagination pour inventer de nouvelles taxes. L’article date de 2019 et parlait de micro taxes. Vous verrez qu’en 2020-2021 se seront des maxi taxes qui seront mises en place ! Cf scénario de la Grèce, avec ponction sur les comptes bancaires, réduction des retraites, etc.

        • Michel 2 says:

          Vous avez mal lu je pense, ce n’est pas une MICRO taxe, mais une taxe qui d’une part rapporterait 4 à 500 milliards à l’Etat par an et d’autre part remplacerait toutes les taxes salariales et patronales, boostant ainsi rapidement les investissements potentiels et la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des travailleurs.

      • adnstep says:

        Souvenez-vous, Michel, je vous en avais parlé. On avait même imaginé comment y échapper !

  16. Ils sont quand même pris à revers nos ecolos de bases .ils revaient de nous mettre tous dans des immeubles , bien concentrés dans des villes bien denses , avec des transports en communs bien denses , ou à défaut du covoiturage .Patatra , c’est exactement le schema contraire qu’il faut suivre pour combattre l’épidémie . Après ,il ya la solution à la chinoise … à savoir fliquer tout le monde tout le temps pour lui imposer une façon de vivre et d’interagir.

  17. Vous emballez pas trop sur le télétravail ,si vous clamez partout que vous faites en 2 h ce que vous faites habituellement en 8 h ……….vous serez bientôt payé pour 2 h de boulot.
    J’entends ici et là dire qu’il y a le temps social qui est indispensable en entreprise,les bises entre collègues,les repas la machine à café se raconter le we….ça fait cher le temps social.

    • adnstep says:

      Effectivement, on règle pas mal de pb par la discussion au café. Néanmoins, on peut gagner beaucoup, rien qu’en temps de trajets, dans certains métiers.

      Surtout, la période actuelle oblige certaines strates dirigeantes à se mettre au télétravail, bon gré mal gré, alors qu’elles étaient souvent le principal obstacle à la mise en place du télétravail dans leurs entreprises.

    • adnstep says:

      Paiement au forfait. Si vous êtes capables de remplir vos tâches en 2h, ça vous laisse du temps pour autre chose.

  18. Patrick ARTUS ce matin :

    « Quatre changements structurels dans l’économie des pays de la zone euro après la crise :

    « Nous pensons qu’après la crise du coronavirus les pays de la zone euro connaîtront quatre changements structurels importants :
    – un souci accru du long terme (santé, éducation, recherche, climat et environnement…) ;
    – la définition de productions stratégiques (médicament, électronique, matériel pour les énergies renouvelables ou les télécom) qui doivent être réalisées en Europe ;
    – le retour à une production organisée sur une base régionale et beaucoup moins globale ;
    – des critères différents de rémunération des professions stratégiques (santé, agro-alimentaire, transport, distribution…), donc certaines sont aujourd’hui considérées comme peu qualifiées et mal rémunérées.

    https://www.research.natixis.com/Site/en/publication/40Yhn21pBZQ4ai3iBWrUtbWnkcnq65XdXAnKpL-lovk%3D?from=email

    • Badtimes says:

      Donc c’est le contraire qui risque de se passer🤭

    • laurent says:

      Artus dit tout et son contraire. Donc sur le fond ces tendances ne sont pas idiotes mais ….

      Ce que je pense profondément, c’est que comme lors de chaque crise, le capitalisme s’en sort renforcé. Et ce n’est pas le citoyen qui en bénéficie.

    • François says:

      Il semble oublier les capacités logistiques (stockages intermédiaires, ….) et bien sur l’aspect économique de son processus.
      Mais si on suit son concept, on construit des mégalopoles chinoise dans chaque région pour avoir à domicile nos productions stratégiques, dans lequel il oublie les moyens de transport (pour les professions stratégiques).
      Vous êtes sur qu’il est écologiste dans son raisonnement de multiplication des points de pollution ?

  19. julien bonnetouche says:

    Oui , il faut être prudent sur les réactions  » à chaud ».
    Il est à peu près certain que dans le futur nous aurons des masques et des respirateurs.
    Pour le reste on verra…En fonction des coûts de revient !!

    Concernant le télétravail.
    l’employeur aimera toujours avoir un regard sur le travail des employés.
    Rien de tel que de badger pour être certain qu’il est là.

    • adnstep says:

      C’est ce que je disais plus haut, Julien. La crise actuelle les a contraints à utiliser les possibilités du télétravail. Dans un certain nombre de cas, ils seront obligés de s’y faire. Vont alors se développer des systèmes (qui existent déjà) de contrôle de présence à distance.

      Et surtout, certains devront apprendre à déléguer et faire faire, ce qui n’est pas une mince affaire !

      Ne rien faire,
      tout faire faire,
      ne rien laisser faire.

      • Michel 2 says:

        Pas de problème pour vous adnstep, si vous « contrôlez » votre système d’information (informatique), vous badgerez à volonté ! LoL

        • adnstep says:

          Un pc portable professionnel peut (devrait) être entièrement contrôlé par l’entreprise. Mais bon…

          Parmis les freins au télétravail, le sentiment de perte de contrôle du management. On passe d’un management présentiel à un management aux objectifs, ce qui suppose une autonomie accrue pour le salarié. Ce n’est pas chose aisée pour certains, managers comme collaborateurs. Il faut une confiance réciproque, une bonne connaissance des capacités de chacun. Mais ce n’est finalement pas bien différent d’un management bienveillant…

          Ensuite, côté technique : les moyens de contrôle de présence à poste existent. Mieux qu’un membre du PC chinois penché sur votre épaule, ou qu’un commissaire politique Soviétique.

          On peut aussi imaginer une visio quotidienne pour se recaler , ou, plus simple, un WhatsApp quotidien, sans compter les outils comme Teams ou Slack, ou Mattermost, … permettant le travail collaboratif sans qu’on soit forcément présents dans le bureau d’à côté.

          • julien bonnetouche says:

            Pour l’instant les employeurs se plaignent d’une baisse de « rendement » pour le télétravail de l’ordre de 20%

            • adnstep says:

              Comment mesurent-ils ?
              Que mesurent-ils ?
              Télétravail dans quel domaine ?
              Quel est le niveau d’activité en ce moment dans ce domaine ?

    • François says:

      On peut également soit badger à distance à la connexion si l’on est tenu à une temps de présence ou vérifier à la tâche par des dates de retour.

  20. julien bonnetouche says:

    Toujours est il qu’il faudra bien rattraper le retard pris d’une manière ou d’une autre.

    Ce n’est surement pas en en faisant mois qu’on y arrivera !!

  21. adnstep says:

    J’ai posé une question sur un autre fil : qu’elle différence de production, de PIB, avec un mois d’août français, hors tourisme ?

    • Le Mecreant says:

      Je crains que la question ne soit pas la production en ce moment, mais la production qui pourra redémarrer « le jours d’après », et là c’est pas gagné, il faudra déjà deux choses: des entreprises qui existent encore, et des clients qui veulent et qui ont les moyens d’acheter. Je parle bien sur de vrai production tangible de bien. Parce que le virtuel ne sera probablement pas la principale préoccupation quand il n’y aura plus grand chose dans le frigo, que les machines seront en panne faute de pièces etc.

  22. La crise du coronavirus sonne-t-elle la fin du capitalisme néo-libéral ?

    https://www.research.natixis.com/Site/en/publication/hNRsI50ITmuQOkP9jW-8YQ%3D%3D?from=website

    La crise du coronavirus va très probablement provoquer :

    – le retour à des chaînes de valeur régionales, au lieu de chaînes de valeur mondiales, c’est-à-dire la déglobalisation des économies réelles ;

    – une hausse durable des dépenses publiques de santé, d’indemnisation du chômage, de soutien des entreprises, donc la fin de l’austérité budgétaire là où elle était installée (Europe) et de la concurrence fiscale ;

    – la compréhension de ce qu’il faut que l’Etat intervienne pour définir et développer les industries stratégiques (pharmacie, aussi Nouvelles Technologies, énergies renouvelables…) ;

    – la compréhension (même aux Etats-Unis) de ce que toute la population doit bénéficier d’une protection sociale convenable.

    Tout ceci signifie bien la fin du « capitalisme néo-libéral » qui avait choisi la globalisation, la réduction du rôle de l’Etat et de la pression fiscale, les privatisations, dans certains pays la faiblesse de la protection sociale.

    • Badtimes says:

      Je ne pense pas qu’il faille regarder cette crise qu’au travers du prisme Franco français ! Le monde est grand et global et tout le monde n’est pas « à la même enseigne ».

    • adnstep says:

      N’oubliez tout de même pas que la France n’est pas, n’a jamais été, libérale. Les pauvres Tocqueville et Bastiat doivent être bien tristes de voir ce qu’est devenu leur pays.

      Nous sommes les recordmen du monde, parmi les pays de l’OCDE, des prélèvements sociaux, de l’interventionnisme d’état…

      Bref, quand on part avec des prémisses fausses, on ne peut arriver qu’à des solutions fausses.

      Pas besoin de dépenser plus pour être mieux soigné. Il faudrait surtout dépenser mieux. Mais là, c’est réellement s’attaquer à la nomenklatura, aux pique-assiettes officiels et officieux.

      Celà passe avant tout par moins de réglementation, car toute réglementation génère sont lot d’associations distributrices de bons points moraux et de vendeurs de formations chères et obligatoires.

      Moins de strates administratives, inutile d’expliquer pourquoi.

      Plus de subsidiarité et de marges de manœuvre au niveau régional, moins de centralisme. Donc une meilleure répartition des deniers…

      Moins de réglementations, c’est aussi moins de réglementations européennes. Moins de normes destructrices et d’uniformisation pro-teutonne.

      Et enfin, ou surtout, une monnaie adaptée à notre économie.

    • Michel 2 says:

      Et viva…. la néo URSS !

    • Michel 2 says:

      Fin du capitalisme néo libéral!
      Combien de fois faudra t-il vous répéter que nous ne sommes pas dans un pays de capitalisme libéral mais dans une forme de capitalisme de connivence, ce n’est pas du tout la même chose.?

      • François says:

        Déjà que la relance va nous mettre plus que dans le rouge, on finance comment toute ces dépenses supplémentaires.
        C’est bien l’utopie, mais les évolutions ne seront qu’à la marge.

        • Michel 2 says:

          Pas grave ! c’est l’Etat qui paye comme disait un fameux François!

          • François says:

            Jusqu’à présent je me suis plutôt inquiété du financement.
            Autant pour les plans de relance industrielle, une annulation proportionnelle des dettes inter étatiques pourraient être possible, autant , le financement social sera plus compliqué sur du long terme.
            A moins qu’une solution européenne se dessine.

  23. adnstep says:

    « La crise du coronavirus va très probablement provoquer :

    – le retour à des chaînes de valeur régionales, au lieu de chaînes de valeur mondiales, c’est-à-dire la déglobalisation des économies réelles ; »

    C’est déjà en route depuis au moins 2014. Il suffit de lire les chiffres du commerce mondial, de voir les investissements étrangers en Chine, et vice-versa…

  24. adnstep says:

     » une hausse durable des dépenses publiques de santé, d’indemnisation du chômage, de soutien des entreprises, donc la fin de l’austérité budgétaire là où elle était installée (Europe) et de la concurrence fiscale ; »

    Pour le premier point, ça dépendra de ce que décide l’Allemagne.

    Pour la concurrence fiscale, tant que la France sera la championne du Monde des prélèvements, il y aura toujours concurrence, et elle ira croissant.

  25. adnstep says:

    C’est encore du Patrick Artus, non ?

  26. Le Mecreant says:

    « Et ça tombe bien car les grandes surfaces s’engagent à augmenter la part de production Française dans leurs rayons – »

    Les GMS n’ont plus d’approvisionnement étrangers a bas coûts, donc ils se rappellent qu’il y a des producteurs locaux, (et se donnent le beau rôle au passage) a qui ils vont demander les prix « espagnols » alors que les charges seront bien françaises. et dès que les frontières seront réouvertes allez vous faire voir… Merci 25 ans dans le métier et responsable national dans ma filière, je connais la musique.
    L’intérêt du paysan et celui du marchand de vaches ne sont JAMAIS les mêmes . comme disait un de mes vieux maitres.

  27. Michel 2 says:

    L’actif et le PASSIF!

    « LES NOTES DE BRUNO BERTEZ

    Ils préféreraient que vous ne compreniez rien…

    Jeudi dernier, Jerome Powell est apparu sur le plateau de l’émission télévisée The Today Show… et il a exprimé le point de vue de toutes les élites (en France, Bruno Le Maire a dit peu ou prou la même chose) :

    « Il n’y a rien de fondamentalement mauvais dans notre économie. Bien au contraire. L’économie s’est très bien comportée jusqu’en février. Le niveau de chômage est le plus bas depuis cinquante ans. Nous partons donc d’une position très forte. Ce n’est pas que quelque chose ne va pas avec l’économie. »

    Les propos de Powell ont été repris par les présidents régionaux de la Fed. Robert Kaplan, de la Fed de Dallas :

    « Nous étions forts avant que débute cette affaire, et nous pensons que nous avons une grande chance d’en sortir encore très forts. »

    La Fed estime qu’elle est « intervenue temporairement pour accorder des prêts » à un système considéré comme « fondamentalement solide et robuste ».

    Mais si tout va bien…

    Une remarque de bon sens : pourquoi accorder des prêts en panique, pourquoi acheter à carnet ouvert tout ce qui est à vendre sur les marchés, pourquoi faire fonctionner la planche à billets si tout va bien ?

    Pourquoi soutenir les marchés de crédit, les marchés de dettes qui s‘effondrent s’il n’y a pas de problème ?

    La Fed ne se rend pas compte que malgré elle, elle révèle le pot aux roses : la situation sur le marché des dettes. La Fed révèle la vérité au travers ses mensonges. Les dettes, on n’en veut plus, on en a trop, on les vend ; on les brade à n’importe quel prix.

    Ce à quoi nous assistons, c’est une révulsion.

    Les autorités pratiquent ce que Freud appelle la dénégation, la Verneinung ; cela consiste à nier quelque chose mais, tout en le niant, à le révéler malgré soi.

    N’est-ce pas précisément dire le contraire de ce que l’on affirme que de reconnaître que l’on doit soutenir les marchés du crédit ? N’est-ce pas également pointer ce qui ne va pas, ce qui est défaillant que de concéder qu’il y a un problème du côté… du passif de l’économie ?

    Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

    L’actif, c’est ce que l’on voit ; le passif, c’est ce que l’on ne voit pas, c’est ce que l’on doit.

    C’est vrai : les dettes, on ne les voit pas, on n’en parle pas. C’est pourtant ce qui gouverne tout : une entreprise qui n’a pas accès au crédit disparaît, un gouvernement également.

    On peut avoir un actif rutilant qui fait bonne impression et avoir des dettes colossales : si on ne peut les assumer c’est la déconfiture, la chute. C’est vrai pour une personne et c’est vrai pour un système économique.

    Nos systèmes ont un actif, c’est évident – mais cet actif a été constitué, financé par des passifs, c’est-à-dire des fonds propres et des dettes. Quand on n’a pas assez de fonds propres et trop de dettes, on sombre.

    On est menacé par l’insolvabilité et plus personne ne veut vous prêter. Pire, ceux qui ont accepté de vous faire crédit ne pensent qu’à une chose, se débarrasser de ces dettes qui en fait ne valent plus rien puisque vous êtes défaillant.

    Ce qui gouverne tout

    C’est exactement ce qui s’est produit et que le président de la Fed refuse de vous expliquer. Il veut que vous restiez persuadé que tout va bien et que les passifs n’existent pas. Or les passifs – c’est-à-dire l’argent, le capital, le pognon –, c’est ce qui gouverne tout.

    Le passif d’un système, c’est l’origine des fonds qui l’ont financé. Si le passif est sain, les fonds propres sont importants et les dettes modestes ; si le passif est malsain, les fonds propres sont insuffisants et les dettes abondantes.

    Depuis des décennies, la proportion de fonds propres en regard des dettes ne cesse de croître afin de bonifier les profits. Les dettes coûtent moins cher que les capitaux propres ; on dit que cela s’appelle le levier. Comme son nom l’indique, le levier est un moyen de multiplier les profits.

    Le passif a plus de pouvoir dans un système que l’actif : « celui qui paie commande », dit-on, et c’est vrai. Le passif, c’est le maître.

    Le passif d’un système retrace l’origine des fonds. En 2010, les détenteurs du passif de l’Europe ont montré leur pouvoir en précipitant la construction européenne dans une crise de la dette dont elle ne s’est pas encore remise.

    Dans le cas présent

    Ceux qui ont l’argent ont pris conscience que la bicyclette risquait de s’arrêter de rouler ; ils ont opéré un sauve-qui-peut. Plutôt que d’attendre d’être ruinés, ils ont essayé de vendre par anticipation les créances qu’ils détenaient. C’est cela que Powell ne veut pas que vous sachiez.

    Il ne veut pas qu’il soit dit que la crise financière actuelle est un « run », un sauve-qui-peut sur les dettes.

    L’argent, le crédit… Tout cela doit rester non-su par le public, cela ne le regarde pas. C’est le grand secret, le mystère du vrai pouvoir – le pouvoir de ceux qui ont droit de vie et de mort (sociale) sur tout ce qui est dépendant de l’argent, dépendant du crédit, autant dire presque tout le monde.

    La monnaie, le crédit, les dettes, c’est l’éléphant rose dans la pièce – mais cet éléphant vous est tellement familier que vous ne le voyez plus. Tout se passe comme si c’était aussi naturel que l’air que l’on respire.

    Hélas non : il y a tout un système, tout un appareil, tout un ensemble de théories et tout un ensemble d’institutions, tout un ensemble de personnes derrière ce qui vous paraît naturel, derrière la monnaie, derrière le crédit.

    On ne parle pas de ces choses-là

    Donc on ne parle pas de ces choses-là, on dit que c’est trop technique… ce qui, soit dit en passant, alimente dans le public les idées fausses, comme par exemple le fait que l’argent pousse sur les arbres.

    Non, l’argent ne pousse pas sur les arbres : il naît avec le crédit, avec les crédits que l’on accorde. C’est le crédit qui crée l’argent. C’est précisément pour cela qu’une crise du crédit est terrible : elle détruit l’argent ! La crise du crédit, c’est le trou noir, comme en astronomie, dans lequel l’argent disparaît.

    Et si l’argent disparaît, l’activité économique se met en panne.

    Il y a une autre raison pour laquelle les grands maîtres de l’œuvre au noir, de l’alchimie monétaire, ne veulent pas que vous compreniez – une raison très importante pour eux : si vous compreniez, vous sauriez que tout est de leur faute. Vous verriez clairement que ce sont des criminels en cols blancs.

    Pourquoi ne veulent-ils pas que vous sachiez tout cela ? Bonne question.

    Réponse : vous seriez tenté de dire, « mais pourquoi leur a-t-on prêté autant d’argent, à ces gens qui ne peuvent pas rembourser ? »

    Et la réponse à cette question ? Parce qu’on y était obligés ! »

  28. François says:

    Bonjour,

    Michel, je rejoins en partie votre argumentaire supra sur l’état de la bulle crédit et le surendettement. Toutefois, je m’écarte quelque peu de votre analyse entre l’actif et le passif.
    En effet, l’actif comporte les richesses de l’entreprise qui sont :
    – les immobilisations incorporelles dont les brevets ;
    – les immobilisations corporelles : terrains, constructions, installations techniques, …
    – les immobilisations financières : participation, placements, …
    – les stocks ;
    – les dettes des clients, voire de l’état, envers les société ;
    – les disponibilités en caisse, banques, …
    Avec diminution de la valeur réelle de tout cela par le jeux des amortissements et provisions, permettant ainsi de créer un résultat par comparaison avec le passif du aux actionnaires (capital), aux organismes financiers, à l’Etat et aux fournisseurs (dont salariés), mais également les réserves.
    En revanche, on ne compte pas dans cette catégorie la richesse de la valeur de qualification du personnel.
    Dans la situation actuelle de non production, les entreprises doivent trouver des liquidités pour payer leurs charges fixes : approvisionnement (cela peut valoir le coût de faire les pleins de pétrole actuellement plutôt que dans deux mois quand la demande fera remonter les cours) dont les dettes aux fournisseurs, puis redémarrer.
    Leur préservation, mais aussi celle de l’emploi (elles avancent les salaires et charges du chômage technique qui devraient être remboursés par le chômage technique), demande donc des prêts pour ces postes.
    Etrangement, cela peut permettre d’assainir la situation des paiements différés si les grandes jouent le jeu de régler les plus petites.
    En revanche, la crainte n’est pas dans l’endettement en lui-même, mais davantage dans la maîtrise de son niveau et sa répartition de remboursement dans le temps.
    Là je vous rejoins !

  29. François says:

    Au niveau de la dette :
    S’il s’agit des dettes d’entreprises, la situation diffère pour chacune. Mais elles ont une capacité de résilience propre, voire des carnet de commandes pleins. Certaines profitent même de la situation (grande distribution, internet, ….) pour vider leur stock. Il faudra bien les compléter pour répondre à la demande. Comme écrit par ailleurs, les réparations non effectuées devront être faites. Pour certaines, il s’agit simplement d’obtenir les subsides pour couvrir la durée d’arrêt (si réel) le temps de décaler les plannings.
    Pour les entreprises de production, certaines (Airbus, ….) redémarrent déjà, d’autres non pas arrêté, parfois en diversifiant leur production.
    Pour les Etats, la situation est déjà, pour la plupart catastrophique. Mais qui va leur demander des comptes ? Ces dettes sont rachetés par les banques centrales. Qu’est ce qui empêcherait un moratoire équilibré croisé qui arrangera tous les Etats ?

    Pour la reprise, les précédentes guerre montre qu’à leur issue c’est la liesse et l’euphorie. Qu’elle sera la première idée en sortant vivant de la pandémie, c’est de profiter de la vie, donc l’industrie des loisirs repartira. Pour les reste, nous ne sommes pas dans une guerre conventionnel où l’outil de travail est détruit. Donc l’actif n’est pas à reconstruire, mais à remettre en route, s’il a été arrêté.
    Le principal risque sera de briser brutalement le confinement, car la projection de la population dans les rues pourrait faire repartir l’épidémie.
    Donc, bien sur il faudra que cela soit progressif et si possible surveillé par les tests de manière à poursuivre le contrôle de l’épidémie et limiter les risques de reprise.
    Pour le reste, le Chine commence à reproduire, donc quand nous sortirons à notre tour de confinement , les approvisionnements manquants seront disponible ou au pire nous aurons deux mois de vacances pour les attendre.

    Bien entendu les secteurs passager aériens (quoique) et surtout tourisme maritime de masse risque de souffrir un peu plus. Je ne me vois pas me précipiter sur une croisière

    Dans un second temps, après analyse, nous nous pencherons sur notre indépendance, où celle de l’Europe. Définitions des secteurs clés et politique à mettre en place. Là trois possibilités :
    – un stock de précaution, tournant pour les articles à péremption ;
    – une capacité de production de substitution permanente ou non (http://www.leparisien.fr/economie/coronavirus-un-consortium-francais-pour-fabriquer-10-000-respirateurs-d-ici-mi-mai-31-03-2020-8291499.php ; https://www.autoplus.fr/ford/actualite/coronavirus-respirateurs-artificiels-gouvernement-britannique-usines-Ford-1547414.html)
    – une relocalisation de la production, mais cela demandera beaucoup plus de temps pour se réapproprier des productions rentable.

    Donc oui, dans l’immédiat, on recommencera sur les circuits d’avant que l’on adaptera au fil du temps. Comme l’écrivait précédemment anstep elle est effective depuis 2014 et pourra

    • Michel 2 says:

      « Pour les Etats, la situation est déjà, pour la plupart catastrophique. Mais qui va leur demander des comptes ? Ces dettes sont rachetés par les banques centrales. Qu’est ce qui empêcherait un moratoire équilibré croisé qui arrangera tous les Etats ? »

      Les dettes (une partie) sont certes rachetées par les banques centrales, mais à la base c’est de l’argent investi par des institutions qui elles mêmes pour partie ont fait investir les particuliers et les entreprises, via des obligations pour la majeure partie d’entre elles.
      Les banques centrales sont donc dans l’obligations de rembourser les intérêts chaque année – certes ceux-ci sont très faibles- et le capital au terme.
      Comme je l’ai dis précédemment, à quoi sert tout ce cirque, vaudrait mieux que les BC prêtent directement aux Etats, comme le souhaite Mélenchon.
      Mais là, chacun, qui n’est pas de gauche, sait que ce système s’effondre très vite, comme il s’effondrerait également par manque de confiance de tous les contractant si les dettes devaient être effacées d’un simple tour de passe passe. Qui irait investir son argent dans une grande partie de Monopoly, vous peut-être mais pas moi en tous cas ?

      • François says:

        Certes Michel, mais jusqu’à présent on jouait sur des échelles locales voire régionales maintenant elle est mondiale.
        Ces plans de relance par la planche à billet sont-ils réellement payés par un financement extérieur, mécanisme habituel que vous décrivez, ou n’est ce pas plutôt une subvention déguisée ?

        • Michel 2 says:

          Je ne comprend pas votre question!
          Par définition, la planche à billet ou les lignes de crédits numériques qui l’ont remplacée est de l’argent ex nihilo.

          • François says:

            C’est bien une ligne de crédit édité par une BC pour un état et racheté par cette même BC, s’il n’y a pas d’autres investisseur n’est ce pas une subvention déguisée rayable d’un trait de plume.
            Qui sera lésé ?

            • Michel 2 says:

              C’est pas une subvention au sens où on l’entend généralement, c’est de l’argent créé à partir de rien donc sans contre valeur et « donné » aux banques et institutions financières qui la transforme en liquidité pour, l’espère la BC, que celles-ci prêtent aux entreprises mais en fait est détourné en majorité pour de la spéculation financière ou pour des investissements non productifs de valeur.
              Dans les milieux économistes, on appelle cela de la « daube » monétaire, le mot parle de lui même.

  30. adnstep says:

    Je serais curieux de connaître le prix d’un masque de respirateur aux normes médicales.

    Parce qu’en ce moment, les hôpitaux font avec des Easybreath + filtre hepa d’aspirateur.

    En tout, il doit y en avoir pour 100€ pièce.

    Et si on supprimait quelques normes ?

    • François says:

      Le palliatif pour des opérations de secours garanti-t-il la sécurité à terme ?
      Bien entendu le design à son coût aussi
      Il faut quand même rajouter le système de régulation d’oxygène.

    • Michel 2 says:

      Un ami vient d’en acheter un de chez ResMed, il coûte effectivement autour des 100€ (masque seul) pour le modèle standard et presque 200€ avec des options comme la mémoire de forme pour une meilleure étanchéité.

  31. adnstep says:

    Idem pour les conduits de bouteilles d’oxygène, à 600€ pièce, remplacés en Italie par des conduits fabriqués sur place à l’imprimante 3d.

  32. adnstep says:

    Le monde d’après (bis) :

    Covid-19 : Un pic de 775% pour Azure

    Eleanor Dickinson, IDG NS (adapté par Serge Leblal) , publié le 30 Mars 2020

    À la suite de la pandémie mondiale de coronavirus, Microsoft indique avoir vu une augmentation de 775% de l’utilisation de son service cloud Azure dans les régions qui ont appliqué des mesures d’isolement strictes pour lutter contre la propagation du Covid-19. La firme de Redmond a également signalé que l’utilisation de Windows Virtual Desktop avait triplé, tandis que son outil de communication Teams était désormais utilisé par 44 millions de personnes quotidiennement. Selon un post de blog, les utilisateurs ont généré plus de 900 millions de minutes de réunion et d’appels par jour sur Teams en une semaine. En outre, l’utilisation par le gouvernement américain de Power BI pour partager les tableaux de bord COVID-19 avec les populations a grimpé de 42% en une semaine.

    Cette augmentation dans l’usage de la plate-forme cloud intervient alors que des mesures de verrouillage plus strictes sont imposées dans des régions telles que l’Europe occidentale, l’Inde et la Californie, tandis qu’un nombre croissant de mesures de confinement sont annoncées un peu partout dans le monde. « Depuis la mise à jour de la semaine dernière, la pandémie de santé mondiale continue d’avoir un impact sur chaque organisation, grande ou petite, leurs employés et les clients qu’elles servent », a écrit le fournisseur. « Tout le monde travaille sans relâche pour soutenir tous nos clients, en particulier les organisations de santé et de sécurité critiques à travers le monde, avec les services cloud nécessaires pour soutenir leurs opérations pendant cette période sans précédent. »

    Une panne Teams le 16 mars
    Bien que Microsoft ait déclaré avoir vu une augmentation significative de la demande, il a déclaré n’avoir eu « aucune interruption de service significative». On peut juste rappeler que Teams a connu des pannes le lundi 16 mars, dont nous avons été témoins. Cependant, Microsoft prévoit de déployer de nouvelles capacités importantes au cours de la semaine à venir, mais, s’ils font face à un blocage, les partenaires et clients « se verront proposer des régions ou des types de ressources alternatives » . « Nous avons des procédures opérationnelles standards pour gérer à la fois l’atténuation et la communication », a ajouté la société. « Les clients et partenaires concernés sont notifiés via l’expérience Service Health dans le portail Azure et / ou dans le centre d’administration Microsoft 365.»

    LeMondeInformatique.fr

  33. adnstep says:

    Actuellement : moins d’accidents de voiture, vélo, trotinette, ski…

    Les assurances vont-elles rembourser le mois de cotisation ?

    • François says:

      Tiens en rebondissant sur les propos d’adnstep, est-ce que les assurances vont prendre en compte les baisses de CA souscrits et les maintiens de salaire ?

    • Michel 2 says:

      Un début qui pourrait faire des émules même si c’est un peu démagogue:

      « > La Maif va rendre 100 millions d’euros à ses assurés

      Grâce à l’effondrement du nombre d’accidents automobiles dû au confinement, l’assureur niortais a redistribué 100 millions d’euros à ses 2,8 millions de sociétaires (qui représentent 3,6 millions de véhicules). Cette somme représente environ une année de résultat net pour la Maif.

      Cette décision représente un gain d’environ 30 euros en moyenne par véhicule assuré, selon un porte-parole. Les sociétaires pourront conserver cette somme, mais l’assureur les encourage à la « reverser sous forme de don » via une plate-forme dédiée pour des soutiens aux hôpitaux, la recherche ou la solidarité. »

  34. adnstep says:

    Sans être un grand économiste on peut prévoir que nous allons assister dans les 12 à 24 prochains mois à une relocalisation de certains de nos besoins de production, mouvement déjà entamé depuis quelques années. Européisme gouvernemental oblige, ces relocalisations se feront peut-être plus en Europe de l’est qu’en France, ce qui aura pour effet de diminuer le trafic maritime et d’augmenter le trafic de camions, mais c’est un autre problème.

    Mais ça ne sera pas le retour de l’usine à Papa.
    Les processus ont un peu évolué depuis que l’usine Renault de Billancourt a fermé. Ainsi, des start-up B2B impliquées dans les process industriels, la gestion ou l’optimisation des parcs, des sites, de l’énergie, de la logistique… pourraient bien tirer leur épingle du jeu. En effet, chaque économie qui souhaitera relocaliser ses infrastructures de production devra mettre en place de véritable plan de transformation digitale de son industrie.

    On peut aussi imaginer que certaines habitudes prises en temps de confinement persisteront et faciliteront le développement plus rapide du commerce électronique alimentaire. Mais, ce sont aussi des pans entiers de l’économie numérique qui se développeront plus rapidement après la sortie de crise : la medtech, l’enseignement à distance, le gaming et autres divertissements en ligne. De la même façon, l’expérience forcée de télétravail qui avait tant de peine à émerger en Europe pourrait devenir une nouvelle normalité dans l’organisation du travail, et les start-up capables d’accompagner les entreprises dans ce domaine devraient grandir très vite.

    Il est sans doute trop tôt pour le dire, mais ce virus pourrait bien faire gagner 10 ans à la numérisation des processus en France (à défaut de start-up bullshit Nation !)

    • François says:

      Pour l’achat de certaines denrées, je préfère quand même essayer (vêtements), voir et choisir moi-même (alimentation) plutôt que de faire confiance à un emballeur qui respectera prioritairement les orientations de son donneur d’ordre aux vues des péremptions.
      D’ailleurs, les marchés ouvrent à nouveau et les clients sont prêt à attendre longuement dehors dans des files bien espacés.
      Certains changements oui, mais pas une révolution numérique, peu être également un retour aux valeurs local de proximité.
      En 1940, en Angleterre, le livreur de lait continuait à déposer les bouteilles sur le pas des portes de Londres, y compris sur les maisons détruites durant la nuit par le bombardements allemands.

  35. adnstep says:

    Ah, un autre petit détail.
    On est en train d’essayer d’acheter des stocks de masque en ce moment, en vitesse express.

    Pour que ça puisse se faire, on a mis de côté toutes les règles des marchés publics.

    Ne plus y revenir serait très certainement source d’économie, en plus du gain de temps.

  36. adnstep says:

    Et un revirement de plus :

    Elle était attendue depuis plusieurs semaines par les technophiles… et ceux et celles qui n’ont pas d’imprimante. « À partir de lundi, nous mettons en place une attestation numérique en complément du dispositif papier » a déclaré Christophe Castaner, ce jeudi, à nos confrères du Parisien. Il ne s’agit pas d’une application a précisé le ministre de l’Intérieur, mais d’un déclaration uniquement stockée sur votre appareil.

    Ce nouveau document permettra de circuler à pieds ou en voiture, tout en précisant le motif du déplacement et l’heure de sortie du domicile. Le dispositif facilitera les trajets nécessaires dans le contexte de confinement, lié à la propagation du coronavirus sur le territoire français. Il sera également une aide pour les policiers et gendarmes, dans le cadre de leurs contrôles, puisqu’il pourront vérifier la validité de la déclaration sans rentrer en contact avec l’écran.

    Voici comment cette attestation dématérialisée va fonctionner selon le ministre de l’Intérieur, cité par Le Parisien :

    « On pourra éditer le formulaire, depuis son smartphone, afin de le présenter aux policiers grâce à un QR Code. Nous n’avons pas voulu d’une application comme celles que nous avons vu fleurir lors des premiers jours du confinement, car il y avait un risque de piratage des données. Là, il n’y aura pas de fichier. Personne ne pourra collecter les données des usagers. Ce système est aussi construit pour lutter contre la fraude : il faudra préciser votre heure de sortie, mais l’heure à laquelle vous avez édité le document sera accessible aux policiers. Cela évitera que des personnes remplissent l’attestation uniquement à la vue d’un contrôle de police. Et grâce au QR code, les policiers et les gendarmes n’auront pas besoin de prendre le téléphone en main, il leur suffira de scanner l’écran. »

  37. François says:

    D’une part on veut du numérique avec le télétravail et d’autre part on est contre les contrôles numérisé avec un QR.
    Pour nous fliquer, il suffit de suivre nos objets connectés guère protégé

    • Michel 2 says:

      Et alors on peut bien avoir du numérique télétravail ou autre sans être fliqué, non?

      • François says:

        Tous les objets connectés laissent une trace qui peuvent donner une cartographie des déplacements.
        Il y a quelques années, GARMIN, je crois, avait publié la carte des kilométrages effectués par leurs « clients ».
        L’analyse de cette carte montrait des surcroîts d’activité dans des coins perdus d’Afrique ou d’Asie. Il s’est révélé que c’était les des lieux de récupération des forces spéciales ou des circuits sportifs des troupes en opération, données confidentielles pour la protection des personnes.
        Ces données peuvent être vendues (comme toutes données commerciales) et donc suivies. Récemment BFM a montré le suivi des étudiants américains suite à leurs « vacances » en Floride.
        Votre CB, votre portable, votre voiture, parfois votre montre…. autant d’appareils qui permettent votre suivi par leur bornage.

        • Michel 2 says:

          Il y a maintes moyen d’empêcher le taking, le plus simple étant de déconnecter sa carte SIM ou d’avoir un appareil anonyme, et des applications « trompeuses ». Les terroristes se sont vite (malheureusement) adaptés.
          Et puis ce n’est pas parce que la technologie le permet que l’Etat doit faire cette « surveillance » à la méthode chinoise.

          • François says:

            Totalement d’accord en démocratie, mais la possibilité existe, et est employé sur commission dans les enquêtes.
            S’il y a mise en danger de la vie d’autrui ?

      • adnstep says:

        Tout à fait Michel.
        La grande différence réside entre utilisation professionnelle et utilisation personnelle.

        Un poste de travail, portable, téléphone pro doit être contrôlé, ne serait-ce que pour des raisons de confidentialité. On sait très bien qu’il ne faut pas utiliser le wifi des hôtels, sauf à bénéficier d’une connexion bien sécurisée, chiffrée de bout en bout si possible… En outre, les données professionnelles appartiennent à l’entreprise.

        Évidemment, dans le cas d’un smartphone double sim avec une sim pro et une sim perso, c’est plus difficile de séparer.

  38. Michel 2 says:

    Point de vue intéressant:

    « RÉCIT D’UN DÉSASTRE SANITAIRE
    rédigé par Etienne Henri 2 avril 2020

    Manques, flambée de prix, mauvaise gestion… l’étatisme fait des ravages, depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Et si on faisait autrement ?

    En période de crise, chacun se recroqueville sur ses réflexes et ses habitudes.

    Cette réaction bien humaine permet de retrouver le confort d’un terrain connu en période d’incertitude. Lorsque tous nos repères disparaissent et que notre quotidien est méconnaissable, reproduire les agissements passés est à la fois rassurant et réconfortant.

    « Le monde change ? Ce n’est pas si grave car moi, je ne change pas », nous dit cette petite voix au fond de cerveau pour nous éviter de sombrer dans la panique. Evidemment, refuser d’adapter son comportement aux situations nouvelles est le moyen le plus sûr de faire de grosses erreurs de jugement – mais ainsi est faite la nature humaine.

    Nous pourrions penser que les Etats, gigantesques machines dirigées par l’élite des nations, échapperaient à ce travers.

    Il n’en est rien.

    L’épidémie de Covid-19 nous montre qu’eux aussi reviennent d’un claquement de doigt à leurs vieilles habitudes lorsque les nuages commencent à s’amonceler. Pour les citoyens qui subissent des politiques décrétées dans l’urgence plutôt que la réflexion, les conséquences peuvent être dramatiques.

    Dis-moi comment tu réagis, et je te dirai qui tu es
    Lors des premières phases de l’épidémie, certains gouvernements bravaches ont pensé être immunisés contre le virus du fait de la puissance économique de leur pays et de la haute estime qu’ils avaient d’eux-mêmes.

    D’autres, plus autoritaires, ont confiné d’un claquement de doigt des millions de citoyens et ont réorganisé du jour au lendemain l’activité économique du pays.

    En France, le gouvernement en place n’a pu, malgré une volonté affichée de toujours préférer le pragmatisme à l’idéologie, s’empêcher de retomber dans le travers habituel d’un colbertisme mâtiné d’anti-capitalisme.

    Dès les premiers jours de l’épidémie, les Français se sont rués sur les gels hydroalcooliques et les masques de protection. Ce comportement, tout à fait normal à l’échelle individuelle, a créé une pénurie qui aurait pu n’être que passagère. Notre gouvernement a pourtant décidé de faire dans la précipitation ce que l’Etat français aime tant faire : règlementer encore un peu plus.

    Ce faisant, il a fait plus que prolonger inutilement la pénurie, il l’a rendue insoluble.

    Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les instigateurs !
    Le lavage de mains et le port de masque sont des mesures de protection à l’efficacité reconnue par nombre d’études scientifiques. Ce n’est pas pour rien que la Chine, qui a fait la douloureuse expérience de l’épidémie de SRAS en 2003, les impose à quiconque souhaite se rendre dans l’espace public.

    Une des premières mesures prises en France lors de l’arrivée de Covid-19 a été de décréter un plafonnement du prix des gels hydroalcooliques et la réquisition des stocks de masques de protection.

    L’objectif affiché était double : empêcher la spéculation sur le prix des premiers et garantir la disponibilité des seconds pour le personnel médical.

    Le résultat des courses, vous le connaissez. Il est devenu impossible de trouver du gel hydroalcoolique en pharmacie comme en supermarché, et médecins et infirmiers se plaignent d’une pénurie persistante d’équipements de protection.

    A l’heure où retarder le pic épidémique est devenue la priorité nationale, il est inconcevable que ces produits ne soient pas accessibles à l’ensemble des citoyens.

    Pour minimiser l’importance de la pénurie, nos élites évoquent l’efficacité supérieure d’un lavage de main au savon et à grande eau, et la protection imparfaite qu’offrent les masques chirurgicaux pour les personnes saines. Ces arguments sont vrais en soi, mais ceux qui les profèrent font mine d’oublier que mieux vaut se laver les mains 10 fois par jour que matin et soir, et que toute protection est bonne à prendre pour minimiser les risques d’infection.

    Si nous sommes vraiment « en guerre » contre le virus, il est irresponsable d’envoyer les citoyens au front sans ces armes à l’utilité reconnue hors de nos frontières.

    Prix administrés et réquisition : la recette parfaite pour une pénurie durable
    Revenons un instant sur les deux raisons qui ont conduit à la publication des décrets.

    La première, la volonté d’empêcher la spéculation sur les gels hydroalcooliques, relève de l’anti-capitalisme primaire.

    Dans un marché libre, la rencontre de l’offre et de la demande fixe le prix. Peut-être êtes-vous disposé à payer 1 €, 2 € ou 10 € un flacon de solution désinfectante. Cette décision est la vôtre et dépend de vos priorités et de votre pouvoir d’achat.

    Certaines personnes souhaitent se laver exclusivement les mains avec ces produits et voudront acheter deux flacons par jour ; d’autres les utiliseront occasionnellement et se contenteront d’un flacon par semaine. Si le décret n’avait pas été publié, les commerçants auraient arbitré entre le prix d’approvisionnement et le consentement à payer des clients à un instant T. Les prix auraient fluctué au cours du temps en fonction de l’impatience des consommateurs et des stocks disponibles.

    En interdisant au marché de s’autoréguler, le gouvernement a coupé l’herbe sous le pied des revendeurs. Alors que la demande mondiale pour les solutions hydroalcooliques flambe et que d’autres consommateurs hors de l’Hexagone sont prêts à payer plus de 3 € par flacon, nos distributeurs se retrouvent sans marchandise à mettre en rayon à moins de les vendre à perte.

    Moralité : pour éviter à certains acteurs de faire ponctuellement des bénéfices, l’ensemble de la population est privée de ces produits pourtant vitaux. L’idéologie valait-elle toutes les contaminations supplémentaires ?

    La réquisition des dispositifs de protection a également un effet pervers fort. En interdisant l’émergence d’un marché parallèle, le gouvernement empêche de fait les citoyens lambda de disposer du moindre équipement de protection, qu’il s’agisse des masques anti-projections ou des FFP2 plus performants.

    Ici encore, il s’agit d’une politique étatique court-termiste. Réquisitionner les stocks et redistribuer selon « l’utilité publique » ne fait qu’enfoncer le pays dans la pénurie. Si le rationnement peut avoir du sens lorsqu’il existe un appareil de production d’Etat, il est contre-productif lorsque la responsabilité de produire les biens incombe au secteur privé.

    Depuis le 3 mars, toutes les entreprises qui fabriquent ou importent des masques de protection sont censées les livrer à l’Etat sans même être informées du montant de l’éventuelle indemnisation.

    Quel entrepreneur sain d’esprit prendrait la peine de monter une ligne de production supplémentaire dans ce contexte ? Qui importerait des stocks de masques de l’étranger avec le risque de se les faire confisquer par les douanes ? Aucun, bien sûr.

    Ces politiques d’inspiration soviétique ont eu leur effet habituel. Les produits concernés ont purement et simplement disparu des étagères.

    L’administration des prix et les rationnements entretiennent les pénuries. Depuis la chute de l’URSS, nul ne peut prétendre l’ignorer. Notre gouvernement d’inspiration prétendument libérale aurait pu s’en souvenir.

    Quand le laisser-faire règle le problème en quelques semaines
    Terminons cette chronique par le retour d’expérience d’un pays qui a pris le chemin inverse.

    Ce pays, s’il a légiféré pour obliger le port du masque en toutes circonstances dans l’espace public et pousser au nettoyage systématique des mains, a eu la bonne idée de laisser le secteur privé gérer la production de ces denrées.

    Il ne s’agit pas d’un bastion de l’ultra-libéralisme, mais de la Chine.

    Certes, tous les citoyens n’ont pas eu accès à un masque par jour. Raison d’Etat oblige, ceux qui n’en avaient pas étaient cloîtrés à domicile – et gare aux contrevenants ! Certes, une pénurie a eu lieu lors des premiers jours de l’épidémie.

    Pourtant, le marché a rapidement compris l’ampleur de la demande, et les capacités de production ont été démultipliées.

    En janvier, la Chine produisait 20 millions de masques par jour, soit près de la moitié de la production totale de la planète selon l’OMS. A l’heure du bouclage de cette chronique, elle en produit plus de 110 millions par jour.

    J’ai assisté sur place de mes propres yeux à la disparition de ces produits des étagères, à leur réapparition progressive au bout de quelques semaines, et à l’abondance qui conduit désormais les vendeurs à les solder. Masques et flacons de gel ne sont plus rares, ils sont omniprésents dans les boutiques chinoises. Même les fabricants s’adaptent à la surproduction : les prix en sortie d’usine ont baissé de 30% en 10 jours.

    Sur place, l’épidémie reflue.

    Cette leçon de libéralisme mériterait d’être étudiée de toute urgence par nos ministres à l’heure où le mot « nationalisation » revient dans le discours politique ! »

  39. François says:

    Encore un qui donne des leçons après la bataille.
    Malheureusement, les français commencent par avoir un comportement individualiste avant de devenir solidaire, avec des exceptions les profiteurs. toutes les guerres l’ont démontré.
    De plus, comme d’habitude, il fustige les actions de l’état, en même temps que tout le monde se retourne vers les pouvoirs publiques en les accusant de ne rien avoir préparé.

    Si l’on pousse son raisonnement, il appartient à tous de faire son stock de précaution permanent, comme le prévoit la loi. Donc …..

    Il ne fallait pas réquisitionner les masques pour prioriser les soignants et accroître ainsi leur pénurie dans cette profession en première ligne et ainsi réduire les potentiels de défense ?
    Au contraire, la solidarité a joué, au moins en partie, et beaucoup de personnes (physiques ou morales) ou mis gratuitement à disposition des soignants les moyens de protection détenus. Cela s’appelle la solidarité, de même que la production interne parfois gratuite (couturières, …) ou à prix coûtant (entreprise,…). Je ne sais pas si ce mot est connu en Chine où les prix baissent, mais à priori pas pour l’export en particulier sur les tarmacs.
    Cela permet aussi de limiter le marché noir, et autres escroqueries, dès lors que l’on est attentif, par le contrôle des mouvements autre qu’étatique.

    La Chine « libérale » a quand même confiné quelques millions d’habitants dans les zones touchées (qui ne représentaient pas la totalité du pays) avec l’avantage de produire. De plus, la distribution n’était pas libre puisque assurer par les autorité au pieds des immeubles avec magasins fermés dans les zones confinées.

    Quand au gel, il me semble que le lavage des mains peut se faire avec du savon. Et je n’ai pas vu de pénurie dans les rayons.

    Sur le reflux de l’épidémie en Chine, nous sommes d’accord sur l’épicentre initial, sans connaître la vérité des prix sur le nombre de décès. Mais sur les reste du pays, il semblerait que de nouveaux confinements apparaissent.

    Comparons ce qui est comparable.

    • Michel 2 says:

      « De plus, comme d’habitude, il fustige les actions de l’état, en même temps que tout le monde se retourne vers les pouvoirs publiques en les accusant de ne rien avoir préparé. »

      Enfin qui peut nier que ce gouvernement (et le précédent) n’ont pas anticipé les problèmes d’aujourd’hui avec notamment:
      – la pénurie de masque avec cette gestion de stock passant de plus d’un milliard à 117 millions soit quelques jours seulement de stock,
      – idem pour le gel hydraulique,
      – idem pour les respirateurs,
      – ou encore les retards pris sur les essais et tests à large échelle de l’hydoxichloroquine et de l’azithromycine avec de surcroît le fait que le protocole du Pr Raoult repose sur ces 2 médicaments pris simultanément alors que l’essai gouvernemental, protocole impose, ne porte que sur le premier ? Certes un protocole impose l’essai d’un seul médicament à la fois pour mesurer son effet propre, mais pour une fois, devant l’urgence, ne pouvait-on pas faire les deux essais en même temps, un avec l’hydroxichloroquine seule et l’autre avec l’association des deux médicaments ?
      – un pays très endetté aura beaucoup plus de difficultés à gérer une crise comme celle qui vient de nous tomber dessus, qu’un pays pas ou moins endetté. L’Allemagne en fin de crise nous montrera probablement cette réalité.
      Qu’a t-on attendu pour réduire notre dette alors que beaucoup d’économistes et de professionnels ont largement attiré l’attention des gouvernants sur ce problème majeur?
      Il aura donc fallu cette crise et probablement celle(s) financière(s) et économique(s) qui vont suivre pour comprendre le problème, mais il est déjà trop tard.
      – le manque de moyens de l’hôpital largement « grévé » et dénoncé sur les médias
      – ….

      Quant à la Chine EUX au moins, ils ont su anticiper, est-ce l’effet du SRAS de 2003? probablement mais les faits sont là, chaque Chinois ou presque dispose d’un masque, de gants et de possible tests. Quand je vois des chinois à la télé, ils ont TOUS un masque, nous c’est un sur cent et pour justifier ce manque on vous explique que cela ne sert à rien (tiens ça ne sert à rien mais on vient d’en commander un milliard ?).

      Cela ne vous suggère pas qu’un certain nombre de critiques sont justifiées ?

  40. François says:

    Non, car l’on ne voit que ce que l’on veut montrer.

    Les masques : la loi prévoit, depuis Hollande, qu’il appartient à chacun de définir son stock de précaution. S’il a réduit c’est que les hôpitaux ont estimés d’autres dépenses prioritaires, certes je l’accorde sous budget contraint (mais on y reviendra).

    Le gel peut être remplacé par du savon.

    Les respirateurs, au départ 5000, actuellement près de 15000, mais desquels parlent-ont ? A ma connaissance, il y a des situations tendues, mais pas encore de déficit comme dans d’autres pays et certainement à terme un excédent (souhaitons le) comme dans d’autres pays (Allemagne, souhaitons qu’il n’ai pas besoin de tous).

    Maintenant les hôpitaux sont trop petit devant l’afflux de malades, donc l’état n’a pas prévu des structures assez grandes quand tous les spécialistes français sont davantage en clinique, voire à l’étranger.

    Les essais, ils ont commencés dès le début avec la Chine (l’institut Pasteur a un partenariat local). Le professeur Raoult a une méthode empirique, qui obtient des résultats sur certains. Il me semble que les médecins ont un engagement et devraient (je peux me tromper mais alors se serait grave) être à même de juger le bien fondé du traitement prescrit en tenant compte des antécédents, pas le politique.

    L’endettement oblige à faire des choix, et à prioriser, il me semble que, gilets jaunes à part et encore, l’on était plutôt sur un redressement don les options du moment n’étaient peut être pas les plus mauvaises, sauf bien sur catastrophe comme c’est le cas. Qu’elle mission régalienne faut-il abandonner en priorité : la Sécurité (avec l’islamisme et les casseurs, ….), l’Education, ….. Nous seront d’accord sur certaines économies possibles (élus, fonctionnement des institutions, …) mais …..compliqués.

    Le manque de moyens des hôpitaux, en personnel encore faut-il le trouver et le former, c’était lancé (abandon de numerus clausus des médecins, …) avec un choix marqué pour le privé ou l’étranger https://www.la-croix.com/France/Coronavirus-infirmieres-francaises-prioritaires-douanes-suisses-2020-04-03-1201087631?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=welcome_media&utm_content=2020-04-03

    Les Chinois, les masques, ils les produisent, c’est quand même plus facile, mais n’en ont peut être pas tous contrairement aux dire https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200403.OBS27004/quatre-nouveaux-deces-a-wuhan-en-chine-la-crainte-d-un-rebond-de-l-epidemie-de-coronavirus.html?cm_mmc=Acqui_MNR-_-NO-_-WelcomeMedia-_-edito&from=wm#xtor=EREC-10-%5BWM%5D-20200403
    Et à priori leur communication est assez orientée politiquement pour être sujette à caution.

    L’utilité des masques : d’après les scientifiques ils sont nécessaires pour les malades (éviter la contagion) et pour le corps médical (protection des personnes soumis à haute fréquence), mais pas pour les bien portants (cf. échange avec le premier ministre hier sur TF1 – avis des immunologues). Je vous accorde la période d’incubation, mais accordé moins l’immunisation progressive, car il n’y a pas de remèdes actuellement.

    Donc on peut toujours critiquer, c’est facile, mais, on veut de la liberté à tous prix en se tournant au moindre grain de sable vers l’Etat. Ce n’est pas cohérent, sauf à changer de régime.

    • Michel 2 says:

      Vous êtes trop « minimisant » (je reste poli) avec ces gouvernants qui nous ont montré trop d’incurie dans la gestion et surtout l’anticipation de cette crise.

      « Les masques : la loi prévoit, depuis Hollande, qu’il appartient à chacun de définir son stock de précaution. S’il a réduit c’est que les hôpitaux ont estimés d’autres dépenses prioritaires, certes je l’accorde sous budget contraint (mais on y reviendra). »
      C’est justement le problème. S’agissant d’une pandémie dont l’histoire nous montre qu’elle se réalise 2 à 4 fois par siècle avec des effets plus ou moins désastreux, ce n’est pas au privé d’anticiper/ gérer les moyens, mais bien une mission de SANTE régalienne d’Etat.
      Au lieu de s’occuper d’entreprises et autres missions (comme des éoliennes qui ne servent qu’à dépenser l’argent du contribuable et enrichir les promoteurs/ lobbies), dont on sait pertinemment que l’Etat y est incompétent, il était de son devoir, dans le cas qui nous intéresse, de prévoir et gérer les stocks de masques. C’est un manquement de l’administration du mandat précédent poursuivi par celui d’aujourd’hui.
      Je pense que beaucoup de lecteurs seront d’accord avec ces faits.

      Si les chinois produisent les masques, c’est bien parce que les puissances occidentales leur ont « délégué » ce marché pour raison d’économie de marché, laissant en désuétude nos usines locales pourtant compétentes.
      Il est quand même étonnant que parmi tous nos technocrates, énarques pour la plupart, aucun n’ai pu imaginer qu’une pandémie puisse arriver par l’orient et que la Chine, principal pourvoyeur de nouvelles bactéries et virus, serait touchée en premier et ne puisse donc assumer sa mission de fournisseur de masques et autres équipements aux autres puissances clientes.

      Quant à: « L’utilité des masques : d’après les scientifiques ils sont nécessaires pour les malades (éviter la contagion) et pour le corps médical (protection des personnes soumis à haute fréquence), mais pas pour les bien portants….  »

      Plus personne ne croit à ce discours « d’excuses » pour justifier le manque sidérant de masques en France. Certes, en manque important de masques, les soignants et personnes exposées sont prioritaire mais cela se fait au détriment des autres personnes qui ne sont pas protégées, moins exposées mais l’effet de masse fait qu’en nombre beaucoup plus de personnes sont touchées.
      Scientifique ou pas, un masque et notamment le FFP2 et le FFP3 encore plus protège de l’intérieur vers l’extérieur (de la bouche/nez vers l’air extérieur) mais aussi et C’EST LE RÔLE PRINCIPAL D’UN FFP2, de l’extérieur vers l’intérieur. Quand un bricoleur ou un professionnel prend un masque FFP2, c’est pour se protéger des poussières, particules fines et autres COV provenant de l’extérieur vers son système ORL et non pas le contraire. Quand un travailleur travaille sur des sites amiantés, il porte un masque FFP3, pour se protéger des particules extrêmement fines et dangereuses d’amiante . Quand un cuisinier porte un masque dans son restaurant c’est l’inverse, protection de l’intérieur vers l’extérieur, les assiettes des clients.
      Donc le masque protège dans les 2 sens, d’ailleurs les Italiens viennent de rendre le masque obligatoire pour tout le monde et il est très probable que dès que le stock sera suffisant en France, ce sera la même chose. A ce moment vous vous direz: tiens, hier le masque n’était pas recommandé pour le péquin de la rue et aujourd’hui il l’est ???
      Tout cela n’est que du bon sens et je mets au défi n’importe quel scientifique de me démontrer le contraire.
      Et le politiquement correct vous dira que l’on s’adapte, que les préconisations des scientifiques (couverture) évoluent au rythme de la maladie et que le politique incompétent suit celles-ci. On est en pleine duperie !!! Ce ne serait pas grave si la vie des gens n’était pas menacé.
      Pour l’immunisation progressive, allez demander à Boris Johnson, ce qu’il en pense aujourd’hui !!! C’est bien pour les autres, mais quand on est touché soi-même c’est une autre histoire.

      Pour le savon en remplacement du gel hydroalcoolique, expliquez moi comment vous faites pour vous laver les mains quand vous rentrez dans un magasin, une pharmacie, le marché, etc.. il va falloir installer des lavabos (et y faite la queue) à chaque entrée de magasin, à chaque coin de rue, à chaque pompe à essence, ….??? Vous savez bien que c’est impossible techniquement et il faudrait mettre un flic derrière chaque client pour s’assurer qu’il respecte bien le lavage de ses mains et sa manière d’opérer (un lavage succinct ne protège pas suffisamment et risque d’être plus dangereux que pas de lavage du tout car la personne se croyant protégée va plus facilement mettre la main à la bouche ou se gratter le nez .

      Le gel ou la lotion HA sont la seule solution pour une protection des mains relativement efficace face à ce virus. Un excellent article sur le sujet:

      « 4 – Solutions hydroalcooliques
      4.1 Généralités Ce sont des solutions (ou gels) hydro-alcooliques à séchage rapide, conçues spécifiquement pour la désinfection des mains. Elles contiennent de l’alcool, un émollient, et parfois un antiseptique. Elles s’appliquent par friction sans rinçage sur des mains sèches et d’apparence propres (c à d sans souillure visible).
      4.2 les constituant des SHA
      4.2.1- l’alcool C’est le premier antiseptique à avoir été utilisé en friction. Par ordre décroissant d’efficacité on classe les différents alcools :
      > n-propanol
      > isopropanol
      > éthanol
      L’efficacité dépend également de la concentration en alcool de la solution. Les équivalences sont les suivantes : n-propanol 42% = isopropanol 60% = éthanol 77% (Rotter, 1984) Campagne SHA AP-HP Page 7 Mars 2002 C:\Documents and Settings\chbrunb\Mes documents\CLINC_APHP\SHA CC\FHAguideAP.doc 7 Spectre d’activité: L’alcool est actif sur les bactéries (y compris les mycobactéries si le contact est prolongé) sur les virus enveloppés (herpès, VIH, rage..), sur les champignons. L’action est plus limitée sur les virus nus (hépatite A, entérovirus…). Cependant, l’éthanol est plus actif sur les virus (réduction de 2,7 à 4 log) que la povidone, la chlorhexidine ou les détergents utilisés pour le lavage simple des mains. L’activité antifongique de l’éthanol est importante. L’activité de l’alcool dépend de la concentration, son efficacité diminue rapidement sur mains humides Rapidité d’action et persistance de l’efficacité: L’alcool est l’antiseptique ayant la plus grande rapidité d’action (Rotter, 1984). Sa rémanence est faible, compte tenu de son pouvoir d’évaporation, mais contrebalancée par sa forte activité bactéricide. Induction de résistance: Il n’y a pas d’induction de résistances démontrée Au total, l’avantage de l’alcool est sa rapidité d’action et son pouvoir d’évaporation rapide. La contrepartie est qu’il assèche la peau, ce qui rend nécessaire son association à un émollient pour assurer une bonne tolérance. Son efficacité est diminuée, par dilution, sur les mains humides, ce qui explique pourquoi on ne doit l’employer que sur des mains sèches. Enfin, le stockage peut poser des problèmes (produit inflammable),
      4.2.2 L’antiseptique associé L’antiseptique associé le plus fréquemment est la chlorhexidine à 0.5 %. L’association des 2 composés allie en effet la rapidité d’action de l’alcool et la persistance d’activité de la chlorhexidine. Il existe des SHA associant à l’alcool un ammonium quaternaire, le triclosan ou le péroxyde d’hydrogène
      4.2.3 L’émollient. Il est indispensable pour garantir un bon état cutané et favoriser ainsi l’observance de la méthode. Les divers émollients utilisés sont la glycérine, l’alcool myristique, la triéthanolamine, l’hydroxyurée…
      4.3 Les avantages immédiats des solutions hydroalcooliques: – l’accessibilité immédiate, puisque ces solutions peuvent être présentes dans la chambre de chaque patient, sur le chariot de soins, et dans la poche du soignant. – la rapidité du geste: La durée de la friction est de 10 à 20 secondes contre 40 à 80 secondes pour le lavage. La comparaison avec l’utilisation de solutions hydro-alcooliques dans l’étude de Voss montrait que pour les mêmes conditions (100% d’observance et 3 lavages par heure) le délai consacré au lavage des mains pouvait être raccourci de 16 à 2,7 heures »

      • adnstep says:

        « Quand un bricoleur ou un professionnel prend un masque FFP2, c’est pour se protéger des poussières, particules fines et autres COV provenant de l’extérieur vers son système ORL »

        Oui. Je me suis rendu compte que mon masque de bricolage était N95, soit l’équivalent de la norme FFP2 ! Avec deux filtres à charbon et des filtres tissus changeables. Mais la notice est en chinois, et hormis les pictogrammes d’assemblage, aucune explication exploitable.

        Je confirme que c’est efficace quand on travaille le bois.

  41. adnstep says:

    « Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise »

    Philippe Juvin, chef du service des urgences à l’hôpital Georges-Pompidou et Maire de La Garenne-Colombes.

  42. François says:

    Bonjour,

    Ma réponse d’hier n’étant pas prise en compte, je repars.

    Les critiques restent aisées, mais je ne comprend pas alors que M Etienne Henri ne cite pas comme modèle un des seuls pays épargné : la Corée du Nord : modèle social.
    Je peux également vous citer une pandémie qui daterait de 1931 et aurait fait environ 32 millions de mort (https://www.unaids.org/fr/resources/fact-sheet) : le SIDA – Je n’entends personne réclamer la distribution de préservatifs à partir de 14 ans (il semblerait que les premier rapport à 12 ans), mais je provoque un peu.

    Pour le COVID :
    Le seul traitement actuel connu (et encore sans certitude) est l’immunologie. Cela signifie que pour guérir, il faut avoir été malade.

    La stratégie de tous les gouvernements est donc d’essayer de juguler les flux pour éviter un afflux de cas graves dépassant les possibilités. Les tactiques sont différentes en fonction de la discipline de chaque pays, de sa situation économique, …. et de la propagation réelle.

    Vu la situation de la France :
    – l’épidémie a débuté début février à Mulhouse (rassemblement évangélique mondial – 2500 participants – 70 hospitalisé – 22 morts). Les médecins (dont le fils du pasteur organisateur touché comme son père hospitalisé) n’ont pas identifié le virus. L’alerte est donnée au bout de 15 jours – 3 semaines du fait de l’afflux aux urgences. Mais les participants sont tous reparties (Guyane, Allemagne, USA, Normandie, IDF, Aquitaine, Sud-Est, ….) sans être identifiés (pas de listes de participants).

    La Chine est (en parti) à l’arrêt depuis un mois coupant les ressources d’approvisionnements conséquentes.

    La manoeuvre consiste donc à contenir au mieux l’épidémie en protégeant en priorité la population contrainte des soignants pour limiter les pertes.

    Aux vues des données de propagation, elle réussit bien, pour le moment, au prix d’une mobilisation nationale et une prise de mesures autoritarismes, si décriées par les gilets jaunes (tiens on les entends plus d’ailleurs).

  43. François says:

    Masques : l’OMS (https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses) dit que le port de masque concerne les personnes atteintes et le personnel soignant en contact fréquent avec les porteurs. En ce domaine, la loi est claire, il appartient à l’employeur de protéger ses salariés. Au niveau hospitalier les lois de décentralisation rendent chaque structure autonome. Localement, des choix ont été faits, à chacun de les assumer. Heureusement, après le premier moment d’égoïsme et de ruée, la solidarité permet un retour vers le corps médical.
    Pour moi l’état a bien fait de bloquer les stocks pour redistribution prioritaire aux soignants en commençant par les plus utiles (gestion de pénurie) tout en poussant la production, les essais et le commandes.

    Pour leur prix, je suis surpris des soldes locales, quant les prix flambent sur les tarmacs et que le déconfinement semble être marqué par une reprise de l’épidémie en Chine où tous n’en ont pas. Maintenant libre à l’auteur d’affréter un avion de passer quatorze jour de quarantaine, de faire son marché local et de revenir.

    Pour le gel : il peut être remplacer par de l’eau et du savon. A ma connaissance pas de pénurie en ce domaine – et pas non plus de récrimination médicale.

    Pour les respirateurs : de 5000 nous sommes à plus de 15000 en 15 jours. Quand le seuil initial a été atteint, les hôpitaux avaient déjà une capacité d’accueil de 10000. Certes, il y a des engorgements, mais l’état a mis en place les moyens pour les déplacer.

    Pour les murs des hôpitaux : gestion de crise, on va à l’essentiel et on reporte le confort. La possibilité de sortie des murs existe (salle de spectacle, ….).

  44. François says:

    Au niveau économique :
    Compte tenu de la situation de l’économie française, des choix ont été fait. En donnant l’initiative localement, l’état laisse aux spécialistes (à priori les médecins) le choix des investissements.
    Certes, c’est une passe à l’aile, car les moyens des hôpitaux n’augmentent que peu, mais au moment du renouvellement des stocks ou du passage de commande, il faut faire des choix;

    La Santé est tendu en France, mais reste de qualité, dans une situation normale. Pour l’améliorer la fin du numérus clausus a été votée. Des postes existent dans les hôpitaux, mais non honorés faute de volontaire, ou parfois par le jeu de contrat plus rémunérateur. Une possibilité existe la réquisition totale https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/q-a-coronaviruses.

    Mais quand les choix ont été faits quel secteur sacrifier :
    – l’Education
    – la sécurité (crise des gilets jaunes, ….)
    – la justice (prochaine sortie de prison des djihadistes, ….)
    – la défense (hydre islamiste, ….) cela a été fait depuis 1999 (affaire de Villiers, …)
    – la jeunesse et les sports
    J’en oublie certainement. En cherchant nous trouverons des bouts de chandelles, sur le fonctionnement des institutions où la déflation de fonctionnaire d’état ce traduit par la flambée des territoriaux.

    En final, je ne peux que constater que nous demandons tous plus de libertés, de déconcentration, …., mais dès qu’il y a un grain de sable la question est « mais que fait l’état ? ».
    Alors un peu de logique, ou alors on passe à un autre modèle social plus policé (la Chine, les Corées, ….), l’on devient plus discipliné (Allemagne, Suède, Hollande, …) ou on assume collectivement.

    La critique et l’analyse viendront, mais attendons la victoire pour faire les comptes et vraiment comparer.

    Au tiers du chemin :
    La puissance des USA est dans la m…. avec un nombre de chômeur et de décès exponentiel ;
    L’Allemagne semble gérer le mieux en Europe, mais tant qu’il n’y a pas de remèdes ;
    La Chine semble subir la deuxième vague, avec des interrogations sur les chiffres de la première.

    Pour la France, compte tenu de notre situation, il convient de gérer la propagation au mieux tout en essayant de faire repartir l’économie au plus vite.
    Equation difficile qui demande surtout des tests sérologiques fiables (qui l’a eu même sans le savoir et est immunisé) à priori encore inexistants.

    J’oubliais : pour les remèdes, la formule du professeur Raoult ne semble pas marcher sur tous les cas. Elle fait parti des 28 en cours d’expérimentation. Mais en ce domaine, je fais confiance à l’engagement des soignants pour prendre leurs responsabilités en administrant la solution la plus adapté à la (aux) pathologie(s) de chacun.
    Pour moi, ce n’est pas aux politique de décréter le meilleur remède.

  45. adnstep says:

    Au fait, que se passe-t-il aux Pays-Bas ?

  46. adnstep says:

    https://www.fnac.com/mp36547870/La-Voix-de-Son-Maitre-Nipper-Plaque-en-metal-40-x-30-cm/w-4?oref=cceab686-8679-b5d4-8e72-c727436b1a61&Origin=CMP_GOOGLE_MP_PEM&esl-k=sem-google|ng|c77058266183|m|kpla295285319999|p|t|dm|a16081896383|g236605103&gclsrc=aw.ds&&gclid=CjwKCAjw4KD0BRBUEiwA7MFNTbgTrsZr8fRZiYEorN9SrJ0W8qXkYclc_DqpGOjBYrR1hKuov1P45hoC8FgQAvD_BwE

  47. François says:

    Comme je l’ai déjà écrit, je me forge ma propre opinion en regardant, écoutant autours de moi.
    Je n’ai jamais voté pour LREM, donc tout faux.
    J’estime que, contrairement à ce que je pensais après X gouvernement populiste depuis 1981, pour une fois, il y en a enfin un qui fait ce qu’il a annoncé.
    Dans le cadre de la crise du coronavirus, la faille a été de permettre le rassemblement évangélique à Mulhouse dans un premier temps, puis dans un second le temps d’alerte (environ 15 jours).
    Je pense également que l’initiative locale est primordiale, mais manque trop souvent.
    Pour le reste, chacun pense à sa façon, mais la conduite en temps de crise (guerre ?) me semble correcte.
    Mais j’attends la fin avec impatience et les analyses qui suivront

    • Michel 2 says:

      S’agissant du rassemblement évangélique à Mulhouse de 2500 personnes potentiellement contaminées je pense aussi que cela a été un élément déterminant dans le fait que la région est a été particulièrement touchée.

      • François says:

        La région en premier lieu, avec le relais de médecins de ville, ignorants des symptômes durant au moins 15 jours, mais également de la propagation avec le retour des participants dans leurs régions et pays au bout de trois jours de congrès, avec des personnes d’origine asiatique dans l’assemblée.

  48. adnstep says:

    Le lol du jour :

    La France lève les restrictions à l’exportation de masques d’une société suédoise
    04/04/2020 à 23h42

    « Suite aux efforts du gouvernement (suédois) la France a levé les restrictions à l’exportation des masques provenant de Mölnlycke AB », a indiqué la Suède samedi.

    La France, qui avait réquisitionné début mars une cargaison de quatre millions de masques de protection contre le Covid-19 commercialisée par une société suédoise et destinée principalement à l’Italie et l’Espagne, a levé cette mesure, a annoncé samedi le gouvernement suédois.

    « Suite aux efforts du gouvernement (suédois) la France a levé les restrictions à l’exportation des masques provenant de la (société suédoise) Mölnlycke AB », a indiqué la ministre des Affaires étrangères Ann Linde sur twitter.

    « Très important que le marché intérieur fonctionne » en Europe

    « Cela signifie que des équipements vitaux dans la lutte contre le nouveau coronavirus peuvent désormais être distribués dans le reste de l’Union européenne », a-t-elle ajouté. « Il est très important que le marché intérieur (européen) fonctionne même en temps de crise ».

    Mölnlycke avait importé les masques en question de Chine mais la France les avait réquisitionnés aux termes d’une réglementation l’autorisant à saisir sur son territoire tout produit pouvant l’aider à freiner la propagation du Covid-19.

    Cette mesure avait irrité le gouvernement suédois qui était intervenu pour faire pression sur Paris afin que la cargaison puisse être exportée. »

    Comment ça, le gentil gouvernement français intercepterait sur son territoire des masques destinés à l’Italie et à l’Espagne ? On n’ose y croire !

    • Le Mecreant says:

      L’europe sera une des victimes du covid… Les italiens n’oublierons jamais qu’ils ont été lâchés…

      • François says:

        Ou elle en ressortira renforcée avec la mise en place de véritable politique européenne dans les domaines majeurs dont la santé, l’industrie (géants spécialisés), ….

        • Le Mecreant says:

          En premier lieu, nos « amis américains » sont ravis que l’europe (de maastricht ) s’effondre , on peut compter sur eux pour achever le malade.
          En second lieu, pour autant que quelque chose de positif sorte de cette situation ce ne sera en aucun cas la survie de l’europe de maastricht. Celle la est sans doute sous respirateur, mais ne survivra pas.
          Si le moindre doute existait, nos amis teutons on dit « nein » aux covid-bond.
          Bon comme tout canard a qui on coupe la tête elle va encore courir quelques temps, mais elle est morte.

          • adnstep says:

            Si seulement vous pouviez dire vrai.
            La fin de la sphère de coprospérité allemande devrait réjouir tous ceux qui la subissent depuis 20 ans.

      • Michel 2 says:

        Tout à fait et Salvini va bien profiter de cela.

        • François says:

          Donc, s’attendre à une dégringolades des places boursières européennes, en particulier Paris et transfert de la place financière de Londres vers Francfort.
          Prévoyons rapidement pour la France le régime appliqué à l’Italie, l’Espagne ou au Portugal semble vous réjouir ?
          Pas moi.
          J’espère surtout une redistribution des cartes avec plus d’Europe.
          Toutes les cartes ne sont pas jouées, il reste l’action des plans de relance où l’Italie peut être particulièrement aidée.

          • Michel 2 says:

            Enfin c’est fou !
            Emettre une idée ou une intuition se traduit pour certaines lecteurs (et là François, à l’instar d’une certaine Diane qui me traite d’une « bonne tête de vainqueur » vous, qui postez depuis longtemps sur le sujet, vous m’étonnez !) par le sentiment que la personne qui émet est en jouissance ou en réjouissance.

            Vous êtes plus intelligent que ça, François sinon c’est à désespérer de vous lire. Cordialement

            • François says:

              Réaction primaire que je prie d’excuser pour son excès.
              Vous avez raison Michel.

              Peut-être pour y avoir vécu quatre ans (+ 7 ans en Alsace et 5 en Moselle à différentes étapes de ma vie), je n’adhère pas au sentiment anti-allemand et considère au contraire que la contrainte européenne oblige la France à se redresser.
              Je trouve même les obligations trop conciliantes (clémentes ?) au regard des contraintes subies par les autres pays du Sud (Espagne, Portugal, Italie).
              Je reste cependant défenseur du modèle social sous réserve d’aménagements.

              • Michel 2 says:

                Mais il n’y a pas de sentiment anti-Allemand dans mes propos.
                Les Allemands on été un modèle, le modèle même de cette Europe, probablement aidé par cette monnaie européenne qui était avant tout la leur.
                Mais force est de constater qu’aujourd’hui, le modèle s’effrite et même est en danger du fait qu’ils ont « trop prêter » à d’autres pays beaucoup moins rigoureux dans leurs finances (les fameux buveurs de vin) et qu’ils ne seront jamais remboursés.

                • François says:

                  C’est plus aux commentaires précédent le votre que je répondais au tout premier degré (certains mots me font sur réagir certainement).

                  Certes l’euro (idée française) est assis sur le DM ce qui a permis sa stabilité et une certaine reconnaissance internationale.
                  Mais les prêts que vous citez ont parfois été imposé à l’Allemagne. Une fois l’engrenage enclenché, il était difficile de faire marche arrière.
                  Sauf que la résolution d’une première crise a conduit à amplifier les rênes au profit des pays du Nord sont l’Allemagne le plus représenté.
                  Toutefois, il semblerait, comme au FMI, que cette politique particulièrement rigoriste soit discuté en interne.
                  Les prochaines élections locales nous donnerons la suite

                  • Michel 2 says:

                    L’euro (idée française) est assis sur le DM ce qui a permis sa stabilité et une certaine reconnaissance internationale……….
                    MAIS au détriment des autres (beaucoup d’autres) pays qui n’ont pas eu d’alternatives (taux de change, dévaluation,…) pour ajuster leur économie.

                    Je pense que, encore plus demain qu’hier, la fausse bonne idée française est en danger et risque même d’entraîner la chute de l’autre bonne idée qu’est l’Europe unie.

                    • François says:

                      L’équilibre initial des changes résulte d’un consensus, non imposé.
                      Aucun pays n’a été obligé de rejoindre l’accord, donc ceux qui l’ont fait y trouvaient un intérêt.
                      Toutefois certains ont maquillé les données dès le départ, faussant les données et obligeant à un moment à des mesures drastiques pour rééquilibrer.
                      Sans l’euro serait-il mieux ou plus mal ?
                      Personnellement, je penche pour la seconde solution.
                      Pour la suite, soit on assiste à une certaine solidarité européenne, soit ?????

                    • François says:

                      L’équilibre initial des changes résulte d’un consensus, non imposé.
                      Aucun pays n’a été obligé de rejoindre l’accord, donc ceux qui l’ont fait y trouvaient un intérêt.
                      Toutefois certains ont maquillé les données dès le départ, faussant les données et obligeant à un moment à des mesures drastiques pour rééquilibrer.
                      Sans l’euro serait-il mieux ou plus mal ?
                      Personnellement, je penche pour la seconde solution.
                      Pour la suite, soit on assiste à une certaine solidarité européenne, soit ????? le …..xit ???

                    • Michel 2 says:

                      Hé ben si !
                      Les pays de la première communauté européenne dont la France avec son génie J. Delors ! se sont vu « imposé » l’euro de fait puisque ce sont eux qui ont eu cette formidable idée. A partir de ce jour comme l’a dit et le redit justement Ch. Gave dans son livre « Des lions menés par des Ânes »: l’Euro amènera plus de béton en Espagne, plus d’usines en Allemagne et plus de fonctionnaires en France. On voit aujourd’hui qu’il ne s’est pas trop trompé! Et cela du fait qu’il n’y a plus de taux de change permettant les ajustements des économies en concurrence – il aurait donc fallu avec l’Euro faire une autre économie européenne non ou moins concurrentielle entre pays de la communauté mais en concurrence avec les autres continents, un genre d’Europe fédérale en fait, à l’image des US ou …..
                      Le taux de change et le taux d’intérêt sont les 2 principales variables de la définition d’un PRIX et ça tous les industriels actifs sur le marché international le savent, les technocrates de l’UE non, ils ne semblent pas l’avoir compris. C’est bien pour cela que l’Euro n’a pas d’avenir, il faudra seulement donner du temps à la folie destructrice de nos économies pour s’en rendre compte.

                • François says:

                  En grande partie d’accord avec votre dernière analyse Michel.
                  Toutefois, le taux « d’équilibre » initial n’a pas été imposé à la France mais accepté par elle.

                  L’euro unique facilité également grandement les échanges intra-communautaire.
                  Même les anglais finissaient par émettre des factures en euros pour des livraisons en France, afin d’assurer des paiements plus aisés.

                  Pour le reste, l’absent des géants industrielles européens est essentiellement du aux institutions européennes qui défend(ai)ent le citoyen consommateur en interdisant des monopoles intérieurs au détriment de l’économie européenne.
                  Il semblerait que de ce côté là un infléchissement politique se fasse enfin jour.
                  La rapatriement d’industrie pharmaceutique vers des pays de l’Est est évoqué.

  49. François says:

    Réflexion sur l’évolution économique intéressante, à mon avis, sous réserve de bonne restitution du lien
    https://a.msn.com/r/2/BB129fsd?m=fr-fr&referrerID=InAppShare

  50. adnstep says:

    Les gauchistes de la télé française font l’analyse suivante : nous ne sommes en train de sortir du capitalisme mondialisé que pour tomber entre les mains du capitalisme numérisé.

    Ils n’ont toujours pas compris que le capitalisme, tout simplement, c’est s’adapter et survivre.

    • Michel 2 says:

      Oui, je pense qu’ils raisonnent comme cela. Ils oublient que le capitalisme est le plus mauvais système excepté tous les autres.

    • Le Mecreant says:

      Gauchistes ou pas, je crains que nous soyons tous en « terre économique inconnue » mais l’expérience humaine démontre que c’est toujours le capitalisme qui fait redemmarer la machine.
      Et ce n’est pas forcement la pire des choses.

      • Jusqu’à la prochaine fin du monde…

        Un virus qui semblait abolir les frontières, sociales et nationales, a fini par les consolider. Qui profitera des appels à l’unité proférés au cœur de la lutte contre l’épidémie ?

        https://www.monde-diplomatique.fr/2020/04/LAMBERT/61620

        extrait :

        La césure provoquée par la pandémie peut-elle inverser ce cours ? Réencastrer l’éventuel et le fortuit dans la conduite des affaires publiques, voir plus loin que le calcul coût-avantage, mettre en œuvre une planification écologique impliquerait de socialiser la plupart des services indispensables à la vie des sociétés modernes, du nettoyage aux réseaux numériques en passant par la santé : un basculement tel qu’il en survient rarement en temps ordinaire. Un regard d’historien suggère que les changements de régime, de trajectoire, de manière de penser la vie collective et l’égalité demeurent hors de portée des délibérations politiques ordinaires. « De tout temps, écrit l’historien autrichien Walter Scheidel, professeur à Stanford, les plus grandes remises à plat ont résulté des chocs les plus sévères. Quatre types de ruptures violentes sont ainsi parvenues à aplatir les inégalités : la guerre lorsqu’elle implique une mobilisation de masse, les révolutions, les faillites étatiques et les pandémies meurtrières (11). » Y serions-nous ?

        D’un autre côté, le système économique a montré au cours de son histoire une extraordinaire capacité à absorber les chocs de plus en plus fréquents qu’engendre son irrationalité. Si bien que les secousses les plus brutales profitent généralement aux garants du statu quo, qui s’appuient sur la sidération pour étendre l’emprise du marché. Ce capitalisme du désastre décortiqué peu avant la grande récession de 2008 par Naomi Klein se joue de l’épuisement des ressources naturelles et des institutions de protection sociale susceptibles d’amortir les crises. Dans un élan d’optimisme, l’essayiste canadienne notait : « Nous ne réagissons pas toujours aux chocs en régressant. Dans le cadre d’une crise, il nous arrive de grandir — vite. »

        C’est une impression de ce genre qu’a voulu donner le président français Emmanuel Macron en exprimant le 12 mars 2020 sa volonté d’« interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle. » Trois jours plus tard, il reportait une réforme des retraites, une autre des allocations-chômage, puis décrétait la mise en œuvre de mesures réputées jusqu’ici impossibles — limitation des licenciements, abandon de toute contrainte budgétaire. Les circonstances accentueront d’elles-mêmes ce ravalement : avec l’effondrement des valeurs boursières, l’obsession présidentielle d’orienter l’épargne et les retraites des cadres vers les marchés d’actions apparaît comme un coup de génie visionnaire. Pourtant, suspendre le code du travail, restreindre les libertés publiques, financer les entreprises à guichets ouverts, les soustraire aux cotisations sociales sur lesquelles repose le système de santé ne marque pas une rupture radicale avec les politiques précédentes. Ce transfert massif d’argent public vers le secteur privé rappelle le sauvetage des banques par l’État en 2008. L’addition avait pris la forme de l’austérité imposée aux salariés et aux services publics. Moins de lits ? Oui : il fallait renflouer les banques.

        C’est pourquoi l’épiphanie du chef de l’État évoque celle qui frappa Nicolas Sarkozy un jour de septembre 2008, peu après l’effondrement de Lehman Brothers. Devant ses partisans médusés, le président de la République avait solennellement annoncé : « Une certaine idée de la mondialisation s’achève avec la fin d’un capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l’économie et avait contribué à la pervertir. (…) L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle (12). » Ce qui ne l’empêcha pas, une fois la tempête passée, de reprendre le cours de la folie ordinaire.

        • adnstep says:

          « . Pourtant, suspendre le code du travail, restreindre les libertés publiques, financer les entreprises à guichets ouverts, les soustraire aux cotisations sociales sur lesquelles repose le système de santé ne marque pas une rupture radicale avec les politiques précédentes. »

          Au contraire, c’est une révolution.

          Comme aurait dit La Palisse : si cela avait été fait avant, il n’y aurait pas à le faire maintenant.

          Qu’il ait fallu une signature ministérielle pour autoriser des constructeurs auto à fabriquer des respirateurs devrait rappeler à certains qu’en France l’économie est administrée par l’état.

        • adnstep says:

          « la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

          Faux, ça a un coût, surtout pour ceux qui payent sécurité sociale et mutuelle, et surtout quand en plus, on prêtent soigner le monde entier qui se présente à la porte.

          Par contre, il faudrait s’interroger sur l’efficacité de la dépense, et l’efficacité de la suradministration et du contrôle a priori.

          S’interroger, aussi, sur les dépenses inutiles des mutuelles, sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, sur la jungle des tarifs qui interdit toute comparaison, sur les obligations que fait peser le gouvernement sur ces mêmes mutuelles, une part croissante de nos cotisations ne servant pas à nous soigner.

          S’interroger aussi sur ce que coûtent les grandes campagnes de propagande (style mangerbouger), inefficaces si on voit l’évolution de l’obésité chez les enfants depuis qu’on les diffuse, mais certainement très utiles pour les chiffres d’affaires des agences de pub, qui savent bien renvoyer l’ascenseur lors des élections.

          • Michel 2 says:

            « la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

            Si vous remplacez « ne sont pas » par « ne devraient pas être », le discours prend du sens et présagerait que l’Etat reprendrait demain complètement en mains LA SANTE.
            Cependant, personne n’y croit; une fois l’épidémie passée, les bonnes intentions, à l’image de Sarkozy en 2008, seront vite oubliées et la vie reprendra son cours avec ses hauts et ses bas , certes avec des conséquences économiques importantes et quelques petites modification sociales à la marge. Comme toujours !

            • François says:

              Pas nécessairement, si l’on compare avec les USA :
              Pas de travail = pas (ou peu) de couverture sociale. Il semblerait que Trump veuille verser un dividende aux millions de chômeurs américains.

              En Belgique, il faut être syndicalisé pour être couvert. Bien entendu la somme prélevé par ce biais n’entre pas dans les prélèvements obligatoires, comme en France. Sinon, leur taux de retenu serait peut être supérieur au nôtre, avec des prises en charges de moitié.

              Tout n’est pas parfait, mais le système amorti pas mal les chocs économiques, globalement.

              Quant aux réformes suspendues, certaines seront peut-être retouchées aux vues des conséquences qu’elles auraient eu en cas d’application (travailleurs saisonniers pour le chômage, …), mais il faudra bien un jour au l’autre restreindre certains robinets.

              Pour les contrôles, l’informatique a au moins le mérite de permettre des travaux de confrontation de données qui limitent les fraudes, tout en permettant de restreindre les effectifs. Mais, je vous rejoins sur la nécessité de bons ciblages.

              • Michel 2 says:

                Les USA ne sont pas un pays « socialiste » !

                • François says:

                  Certes, mais chez eux aussi une tendance à « l’assistance » des plus faibles se dégage.
                  Le mois d’octobre nous en dira plus.

                  • Michel 2 says:

                    L’un n’empêche pas l’autre.
                    Ce n’est pas parce que un pays n’est pas socialisant qu’il ne doit pas s’occupe de ses citoyens en danger, comme a su le faire les USA aux dernières guerres et surtout dirais-je quand son président prône: « America First ».

                    • François says:

                      Nous sommes totalement d’accord.
                      Il y a toutefois des tentatives de socialisation des moeurs au States.
                      Entre les milliardaires qui prônent un impôt sur les très grandes fortune, la loi Obama qui résiste pour partie malgré les déclaration initiales d’éradication de Trump et les tendances démocrates gauchisantes.

    • Le Mecreant says:

      Vu que toutes les personnes nées avant 2007 ont été vaccinées, s’il y avait un véritable effet, il n’y aurait pas autant de gens malades en france parmi les plus de 20 ans …
      CQFD.
      Sauf a préciser qu’il faut que la vaccination soit très récente.
      Comme la chloroquine, passé le show de raoult… pas de nouvelle de résultats probants.
      On a raison de chercher, on a raison d’essayer, on a tort de faire naître de faux espoirs.

      • adnstep says:

        Je dirais plutôt mainmise sur la com’ et élimination de tout ce qui gêne. En attendant, l’idée de test systématique progresse dans le récit officiel. Comme le port du masque.

      • Michel 2 says:

        Oui, le fait que les vaccinations soient anciennes devraient être mesurer en termes d’anticorps résiduels et des essais devraient être menés sur une population cible nouvellement vaccinée pour espérer avoir des résultats probants positifs ou négatifs).

  51. adnstep says:

    Un exemple autant de 2014, un parmi des centaines d’autres :

    Les droits de douane de l’Union sont parmi les plus bas du monde et elle est incapable d’assurer la réciprocité dans les échanges commerciaux.

    La Chine pratique le dumping pour l’exportation de ses panneaux solaires, la France demande à la Commission de les taxer à 40% ad valorem. L’Allemagne soucieuse de préserver ses exportations de voitures en Chine s’oppose à cette mesure…

    Et nous finançons donc depuis avec nos impôts l’industrie chinoise de panneaux solaires.

    Des exemples comme ceux-ci, ou d’autres, plus politiques, comme les jugements de la CJUE, qui ont souvent un impact sociétal, mais aussi économique, fort, il y en a des centaines.

  52. adnstep says:

    Amusant :

    Marché : En pleine crise, l’étonnante affluence des petits porteurs auprès des courtiers

    dimanche 5 avril 2020 à 11h00
    (BFM B) –

    Avec jusqu’à 40% de baisse sur le CAC 40, la chute des valorisations boursières ne semble pas tant effrayer les investisseurs particuliers… que les inciter à prendre position sur les actions. Devant l’afflux des demandes d’ouvertures de compte, certains courtiers en sont même à devoir refuser des clients.

    Un engouement sans précédent, représentant au moins « deux fois le boom des cryptomonnaies en 2018 », lorsque le bitcoin faisait tourner toutes les têtes, constate le directeur général de la filiale française du célèbre courtier britannique IG.

    Les investisseurs particuliers affluent en masse chez IG France pour ouvrir des comptes ou reprendre la main sur des comptes inactifs depuis plusieurs mois, constate Ambroise Lion. Un regain d’intérêt pour les marchés financiers qui s’explique selon le dirigeant par la chute inédite des valorisations, mais peut-être aussi « en partie dû au fait que certaines personnes, confinées chez elles, retrouvent du temps pour s’occuper de leurs investissements ».

    « Nous avons dans un premier temps ressenti une forte augmentation des volumes d’activité, trois à quatre fois supérieurs à l’habitude. C’est d’ailleurs là que nous avons vu l’avantage d’avoir gardé l’esprit et la flexibilité d’une fintech, bien qu’IG soit une entreprise solidement établie depuis 1974. En moins de 24 heures, tous nos collaborateurs ont pu se confiner chez eux et poursuivre leur mission en télétravail sans rupture de service pour nos clients. Les stress tests que nous effectuons deux fois par an sur ce type de scénario nous ont habitués à rendre l’ensemble des équipes opérationnelles sans délai », se félicite Ambroise Lion.

    Un autre courtier en ligne, Bourse Direct, explique lui aussi enregistrer « un très grand nombre de demandes d’ouvertures de compte ». Cette entreprise française étant elle même cotée en Bourse, elle n’est toutefois pas en mesure de chiffrer cette tendance. Les volumes traités chez Bourse Direct sont eux aussi « en très forte augmentation sur un flux acheteur principalement », précise une porte-parole.

    IG refuse 40% des demandes d’ouverture de compte
    « Beaucoup de nouveaux clients ou de clients dormants ont décidé de revenir au trading financier, estimant que la baisse des marchés allait apporter des opportunités d’investissement une fois calmée la volatilité », indique le patron d’IG France. Le courtier a reçu des demandes d’ouverture de comptes aussi bien de clients jeunes, avec des portefeuilles relativement modestes, que des clients plus aisés voire des family offices. « L’ouverture ou la réouverture d’un compte chez IG s’accompagne toujours d’un certain degré de formation, car nous tenons à ce que les investisseurs ne perdent jamais de vue le caractère risqué de tout investissement sur les marchés ». D’ailleurs « nous refusons un peu plus de 40% des demandes d’ouverture », sur la base d’une classification réglementaire des prospects -le fameux questionnaire MiFID visant à vérifier que les investisseurs disposent du bagage de connaissances et d’expérience requis- et de critères supplémentaires propres à IG, mettant l’accent sur la formation.
    « Les erreurs de débutant peuvent être beaucoup plus dommageables actuellement qu’elles le seraient dans une phase de marché classique. Nous voulons nous assurer que les candidats à la Bourse ont tous les outils pour durer, qu’ils n’agissent pas par simple opportunisme », explique Ambroise Lion. « Nos nouveaux clients cherchent évidemment de la rentabilité mais il ne faut pas oublier la gestion du risque. Nous mettons l’accent sur le « money management » par exemple sur CFD en s’assurant du solde garanti à l’ouverture de chaque position ».

    Pour l’après-coronavirus, « Notre objectif est de continuer à fournir le même niveau de service à nos clients. Nous sommes très fier d’avoir maintenu une exécution proche des 100% face à l’une des pire crises financières des dernières décennies. Nous projetons dès aujourd’hui le retour de nos équipes dans les bureaux en souhaitant maintenir un lien fort avec les clients et leur offrir des contenus à valeur ajoutée. À titre d’exemple, l’audience du Market Live de notre analyste Alexandre Baradez a plus que doublé. Cela montre que les gens on besoin d’information, et on le temps de la consulter ».

    • Le Mecreant says:

      Amusant… oui je pense qu’il y en a que ça fait bien rigoler… Les petits porteurs qui flairent « la bonne affaire ».

      • adnstep says:

        Oui, attention à la deuxième lame…

      • Michel 2 says:

        Cet assertion ce matin dans l’Agefi:

        « Le ralentissement du nombre de nouveaux décès recensés dans les pays européens les plus durement touchés par le coronavirus fait renaître l’espoir. Y compris du côté des investisseurs, plus enclins ce lundi à envisager l’après-confinement en Europe que les premiers indicateurs du plongeon économique. Les gérants et économistes interrogés tous les mois par L’Agefi croient même en un lent rebond des indices actions, qui retrouveraient dans un an leurs niveaux de début mars.

        Alexandre GARABEDIAN  »

        Julien si tu me lis, c’est le moment de se positionner … en bourse ! 🙂 🙂

        • adnstep says:

          Ouais.
          J’ai bien regardé dans ma boule de cristal.
          Et je peux déjà vous dire que dans un an, le cac n’aura pas le niveau d’aujourd’hui. 😁

          On aura peut-être déjà touché l’avance de div versée en Nov 2020.

          Tiens d’ailleurs, va-t-on devoir rembourser l’avance sur les div 2020 versée en Nov 2019 ?

          • Michel 2 says:

            L’Agefi n’est pas une boule de cristal, même si bien entendu, ils peuvent se tromper comme vous et moi.

            Mon sentiment est que quand même, on va avoir un rebond-espoir pendant et après la phase de déconfinement – Est-ce le début avec la mortalité qui commence à baisse en Europe? – et que après cette phase qui peut durer de quelques mois à +/- 2 ans, on aura une nouvelle crise systémique cette fois, bien plus grave et destructrice sur fonds de fondamentaux économiques en déconfiture. Brrr !!!!

        • Le Mecreant says:

          Oui je me suis aperçu que beaucoup de ceux qui vivent des actions boursieres des autres, sont pleins d’optimisme ces temps si. Pourtant si même Le Maire qui n’est pas réputé pour noircir les choses dit que ça va être la pire récession depuis la guerre (donc 1929) On peut penser que c’est vraiment le moins pire des pronostiques…
          Mais le pire n’est jamais certain…

  53. Michel 2 says:

    En voilà un changement apporté (aussi) par la crise du coronavirus.

    Et si avec ça, les prix du pétrole ne s’écroulent pas jusqu’à ……. 18 dollars le baril (voire moins), je n’y comprends plus rien, à moins que l’Arabie Saoudite et les Russes ….

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/le-monde-ne-sait-plus-ou-stocker-le-petrole-1192944#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_lec_18h-20200407

  54. adnstep says:

    Avec un commerce mondial qui va chuter de 30% et des pays « clients » désargentés, certains pays qui se croient riches aujourd’hui risquent de rapidement boire la tasse.

    Attendons de voir d’ici quelques mois.

  55. François says:

    Il y a quand même des avancées, mais lentement, le temps de trouver des compromis.
    Entre l’Italie, première touchée, qui va commencer à relever la tête et la Hollande en retard de 20 jours et, il me semble toujours non confiné, la pandémie peut aller vers un compromis.

    A l’autre bout, il semblerait que le Japon commence à voir sa courbe d’impact pandémie monter

  56. adnstep says:

    Démission du président du CER sur fond de controverse sur le coronavirus

    Par Le Figaro avec Reuters
    Publié il y a 10 heures

    Le président de la principale organisation scientifique de l’Union européenne a quitté son poste, a annoncé mercredi la Commission européenne, sur fond de controverse sur la réponse du bloc communautaire à la crise sanitaire actuelle liée au coronavirus.

    Mauro Ferrari, qui avait été nommé le 1er janvier dernier à la tête du Conseil européen de la recherche (CER) pour un mandat de quatre ans, a remis sa démission mardi, a indiqué la Commission, précisant que cette démission était à effet immédiat.

    Un porte-parole a déclaré que la Commission regrettait la démission prématurée du professeur Ferrari. Le départ du chercheur italien a été rapporté en premier lieu par le Financial Times, auprès duquel Mauro Ferrari s’était exprimé pour faire part de son immense déception à l’égard de la réponse apportée par l’Union à l’épidémie de coronavirus.

    Ferrari a dit au FT regretter la résistance institutionnelle et les luttes bureaucratiques intestines devant sa proposition d’un vaste programme scientifique pour lutter contre le coronavirus. «Je suis arrivé au CER en étant un fervent partisan de l’UE (…) Le COVID-19 a complètement modifié mon opinion», a-t-il dit dans le communiqué transmis au Financial Times.

    L’ERC, qui a dit regretter ces déclarations de Ferrari, a déclaré avoir demandé à Ferrari de démissionner de son poste le 27 mars, lui reprochant un manque de compréhension de son rôle de président de l’organisation ainsi que des activités personnelles et extérieurs effectuées au détriment d’une implication totale dans les travaux de l’agence européenne.

  57. Tokyo profite de la crise du coronavirus pour encourager ses industriels à quitter la Chine

    https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/tokyo-profite-de-la-crise-du-coronavirus-pour-encourager-ses-industriels-a-sortir-leurs-usines-de-chine-1193616#utm_source=le%3Alec0f&utm_medium=click&utm_campaign=share-links_twitter

    Dans son spectaculaire plan de relance, le gouvernement nippon prévoit une enveloppe de plus de 2 milliards d’euros pour aider ses entreprises qui voudraient déplacer des capacités de production actuellement en Chine vers le Japon ou un pays tiers.

  58. Michel 2 says:

    Plus ça change, plus c’est la même chose

    Ce ne sera plus jamais comme avant !

    Combien de fois n’entend-on pas répéter cette affirmation. C’est une affirmation d’évidence, ce n’est ni une analyse ni une prévision.

    L’expérience contredit cette croyance au changement. Il suffit de se référer à ce qui s’est passé en 2008 : non seulement rien n’a changé au niveau de ce que le public perçoit, mais toutes les erreurs ont été reproduites au centuple.

    C’est parce que les choses sont surdéterminées par les situations réelles, matérielles, structurelles – et non par la volonté et encore moins par les discours des hommes.

    La situation du système dicte les choix et les impose à l’insu même des volontés et des consciences, les choses paraissent couler de source. Emmanuel Macron n’existe pas, c’est un ectoplasme qui n’incarne que la tentative narcissique du fils qui essaie de sauver le système du père idéal qu’il n’a pas eu : Rothschild.

    Agir ?

    Vous connaissez ma thèse de travail : les hommes sont agis, ils n’agissent pas. Ils sont agis par les forces matérielles qui travaillent le système, comme ils sont agis par leur inconscient – mais le discours qu’ils tiennent sur le monde est un discours d’impuissance et de jouissance, pas un discours d’action, encore moins de praxis.

    Les hommes, même et surtout ceux qui croient le diriger, sont des tenants-lieux, des gestionnaires, des grands prêtres d’un système qui leur échappe. Ici, j’insiste, ils sont les gestionnaires d’un système capitaliste devenu pervers, d’un système qui s’entropise, perverti par la dette et la fausse monnaie. Tout le reste est du baratin.

    Lors de la crise de surendettement, on a paré au plus pressé ; on a augmenté la masse de dettes et c’est tout. On a fait « plus » de tout ce qui avait conduit à la crise.

    On n’a pas eu le choix. Il aurait fallu une intelligence supérieure, quasi divine pour proposer un autre choix – celui de la destruction de toutes les fausses valeurs !

    C’est le système qui commande

    Ce choix n’a bien sûr pas été fait. Au contraire, on s’est enfoncé dans le choix faustien de l’empereur, la disjonction des signes et du réel, dans la séparation de l’âme et du corps et dans le creusement du trou qui va nous engloutir.

    Comme on dit, pour manger avec le diable, avec Méphisto, il faut une grande, une très grande cuiller.

    On a tenté quelques réformes proposées par des gens du passé comme Paul Volcker, et on s’est aperçu que l’on ne pouvait pas faire grand-chose. Ces derniers jours, on a même annulé les réformes post-2010.

    C’est le système qui commande, avec sa tyrannie du fétiche de la monnaie, sa dictature de la dette, sa logique interne, non-sue, cachée et même mystifiante.

    Prêt à tout

    Jamais le système ne se donne pour ce qu’il est ; il est comme le diable, il prend des apparences trompeuses. Par exemple, il se donne pour libéral ! Il laisse aux hommes l’illusion de le commander – ils se croient Prométhée, les pôvres !

    Le système pourtant évolue pour se survivre et tenter de se reproduire, c’est une vraie évidence. Par exemple, la globalisation régresse, le frottement dans les échanges mondiaux est de plus en plus sensible. Certains pays se protègent, on commence à revenir en arrière sur la libre circulation des capitaux. Bientôt, on va faire semblant de réduire les inégalités car le besoin s’en fait sentir au niveau de la cohésion sociale.

    Le système, ne l’oubliez jamais, est prêt à tout pour survivre. Il est prêt à tout, y compris à se contredire pour survivre et se reproduire à l’essentiel : l’essentiel c’est maintenir son ordre, sa structure de pouvoir et son lien avec le capital, avec l’accumulation.

    Tout le reste est « négociable ». Le système pour sauver son élite est même prêt à donner des otages et de plus en plus d’otages, des fusibles, comme les classes moyennes par exemple.

    Il y a de vraies tendances lourdes de long terme, et elles vont continuer leur concrétisation ; tout ce qui est en germe va advenir. En particulier, la montée de l’étatisme et la régression de la fonction d’allocation des marchés, des libertés individuelles, de la liberté de penser et de s’auto-déterminer…

    Bruno Bertez

    • Le Mecreant says:

      Il n’y a pas incompatibilité entre « rien ne sera plus comme avant » ce qui est un fait avéré, même si pour l’heure les signaux sont encore faibles. et le fait que le système s’adapte pour survivre ce qui est également dans la nature humaine.
      Il n’en reste pas moins que le système aussi aura changé. Ce qu’on ignore pour l’heure c’est l’ampleur et la direction de ce changement qui s’étalera sur des années, voir des décennies. Et ce même, voire surtout, s’il y a une révolution comme on le comprend généralement.

  59. François says:

    Il me semble plutôt que en France on parle de profiter des enseignements de la crise pour décentraliser davantage !
    Pour la liberté, un petit intermède ?
    https://www.youtube.com/watch?v=6w5vWHqU3uM

    • Michel 2 says:

      Au delà du remarquable talent de Florent Pagny et comme disait le regretté Pierre Benichou, c’est quoi « la liberté de penser », qu’est que cela veut dire ?
      On pense avec probablement avec un peu de son inné et surtout son acquis; nos parents, nos fréquentations, nos écoles, nos apprentissages, nos accès aux cultures, etc. font nos cerveaux et donc nos pensées.
      Nos pensées sont donc tributaires de quelqu’un et de quelque choses, donc non libres par définition sauf à démontrer que la liberté est (aussi) fonction de notre intelligence elle même tributaire de nos connexions neuronales.

      • François says:

        Bien sur les acquis entrent en ligne de compte, mais chacun se construit différemment et évolue avec son parcours et ses expériences.
        En fonction de ces dernières, chacun va trouver sa liberté également en fonction de ses aspirations.
        Parallèlement, le fait d’adhérer à une société nécessite certaines concessions consenties.
        Assumer sa liberté, pour moi, consiste à rester libre de mes choix et les assumer. Pas en accord, je démissionne (travail) ou j’accepte (élection) l’avis de la majorité de la population que j’ai choisi, avec un esprit critique constructif, ou je déménage pour trouver la population qui correspondra davantage à mes attentes.

        • Michel 2 says:

          Le sujet était « Liberté de penser » comme la chanson et non Liberté d’agir.
          Qu’est ce que ça veut dire « Liberté de penser », au delà la question sous-jacente supposée dans la chanson: « vous pouvez faire ce que vous voulez, tout me prendre, vous ne m’empêcherez de penser que vous êtes des … c…, imbéc…, escr…, band…, etc.

          • François says:

            Certes, mais le texte de Bruno Bertez parle quand même de régression de liberté de penser.
            Je place la réflexion dans le domaine de la pensée, l’action vient, ou non, dans un second temps. A moins d’être particulièrement primaire : agir d’abord, réfléchir ensuite…. cela m’arrive, mais plus par réflexe ou sous le coup d’émotion.
            Sous ce sens, l’action est une forme de prolongement de la pensée.

            • Michel 2 says:

              Oui, mais LIBERTÉ de penser ! Tout le monde pense avec ses « outils » pédagogiques, son intelligence, ses connaissances, etc. ce n’est pas une liberté, c’est une faculté biologique propre à l’homme tout comme celle de respirer, de digérer, ….
              Je ne vois vraiment pas où est la liberté la dedans, sauf à détourner le sens de l’expression pour signifier, comme dit précédemment: « vous pouvez tout prendre …. « 

              • François says:

                La liberté de penser, pour moi, correspond à :
                – avoir la liberté de sortir de la pensée commune ou formatée ;
                – garder son libre arbitre pour sortir des sentiers battus, avec toutefois la contrainte d’en assumer totalement les conséquences.
                Et ceci dans la pensée, prélude aux (éventuelles) actions.

  60. François says:

    La phase suivante ne sera-t’il pas le moratoire de la daube ains racheté ?

    Sinon je n’ai pas la même vision du « patron » responsable décrit pour nombre de grands groupes.
    En effet, le capital est tellement dilué, voire entre les mains de fonds, que le président est un salarié qui ne risque que son emploi.
    De plus son renvoi s’accompagne souvent d’un parachute doré, même en cas de pertes. Certes, on leur donne des actions, mais je ne considère pas cela comme un engagement de fond personnels.
    Pour les petits, c’est moins le cas.

  61. Michel 2 says:

    « Bienvenue à bord du Titanic !

    Dans le New York Times la semaine dernière :

    « Le produit intérieur brut américain, la mesure la plus large des biens et des services produits dans l’économie, a chuté au taux annuel de 4,8% au premier trimestre de l’année, selon une déclaration du département du Commerce US mercredi. C’est le premier déclin depuis 2014, et la pire contraction trimestrielle depuis 2008, lorsque le pays traversait une profonde récession. »

    Il y a bien pire à venir. Les licenciements de grande envergure et les fermetures d’entreprises n’ont pas atteint leur sommet avant la fin mars dans la majeure partie du pays. Les économistes prévoient que les chiffres du trimestre actuel, qui capteront l’impact du confinement de manière plus globale, montreront que le PIB s’est contracté au taux annuel de 30% ou plus, des proportions qu’on n’avait plus vues depuis la Grande dépression.

    « Ce seront les pires qu’on ait vus de notre vie », a déclaré Dan North, chef économiste pour la compagnie d’assurance de crédit Euler Hermes North America, au sujet des chiffres du deuxième trimestre. « Ce seront les pires de la période de l’après-Deuxième guerre mondiale. »

    Sur CNN :

    « Kevin Hassett, conseiller économique senior du président Donald Trump, a averti mardi que le taux de chômage aux Etats-Unis pourrait atteindre un pic entre 16% et 20% d’ici juin.

    Ce serait une envolée stupéfiante par rapport aux niveaux actuels de 4,4%, et marquerait le chômage le plus élevé depuis les années 30. (Le chômage a atteint un sommet de 25% en 1933, selon les estimations du Bureau américain des statistiques de l’emploi.) »

    Ne vous inquiétez pas. Hassett annonce aussi que les autorités travaillent à de nouveaux programmes géants qui régleront tout.

    C’est une chose sur laquelle aussi bien la droite que la gauche réussissent à s’accorder : dépenser plus. Joe Biden affirme qu’il dépenserait « sacrément plus ». Donald Trump propose d’arroser encore plus les secteurs compères – pétrole, compagnies aériennes… et même 2 000 Mds$ de plus en infrastructures.

    Comment ces nouveaux programmes d’envergure seront-ils financés ? Les recettes fiscales s’effondrent. Les déficits explosent.

    Il n’y a qu’un seul financeur de premier-et-dernier-recours : la Réserve fédérale.

    Vaudou monétaire

    C’est bien dommage, mais la Fed ne peut pas imprimer des emplois. Ou des voitures. Ou des maisons. Ou des carottes. Elle ne peut pas imprimer un gâteau au chocolat, un frappuccino, de l’eau pétillante, une histoire d’amour, des mariages, des enfants…

    … Elle ne peut pas imprimer une carrière… ou des leçons de piano… ou des vacances d’été… ou un repas au restaurant. Tout ce qu’elle peut imprimer, c’est ce qu’elle appelle « de l’argent ».

    Lundi dernier, par exemple, elle a battu un nouveau record. Elle a « imprimé » (tout est électronique, désormais) 190 Mds$. Comme ça.

    Quelques tapotis sur le clavier… et pouf !… une somme équivalente (à peu près) au PIB annuel de la Nouvelle-Zélande ou du Pérou est apparue tout d’un coup.

    Telle est la magie vaudou dont les autorités prétendent qu’elle va « stimuler » l’économie et remplacer les pertes nées de leur approche du Covid-19 par le confinement.

    Sur les six dernières semaines, la Fed a ajouté 2 260 Mds$. C’est équivalent au PIB de la Grande-Bretagne. Goldman Sachs affirme que les Etats-Unis devraient accumuler des déficits de 6 000 Mds$ sur les deux prochaines années. C’est supérieur au PIB de l’Allemagne ou du Japon.

    Nulle part au monde ne trouve-t-on 6 000 Mds$… ou même 1 000 Mds$… attendant de financer le manège dépensier du gouvernement américain.

    Tout cela devra être financé par la Fed… ce qui implique de l’impression monétaire à une telle échelle que cela fera exploser l’économie mondiale toute entière.

    Désespérément dollar

    Que se passe-t-il lorsqu’on imprime des sommes de ce genre ? Selon le candidat à la présidentielle US indépendant Emanuel Pastreich :

    « Tout l’argent qu’ils créent par magie a ouvert la porte à l’hyperinflation. Lorsque l’hyperinflation sera là, le coût d’une miche de pain pourrait passer de 3 $ à 100 $, voire 1 000 $ en un très court laps de temps. Cela s’est déjà produit, dans des circonstances similaires.

    […] En réalité, l’inflation des prix de l’alimentation et des services est déjà beaucoup, beaucoup plus élevée que les chiffres annoncés au cours de la dernière décennie. Vous le savez par votre propre expérience. Pas besoin qu’un professeur de Harvard vous le dise. »

    Ici en Argentine, nous voyons comment cela fonctionne. Il y a une semaine seulement, on pouvait aller sur la place centrale de Salta et échanger 1 $ contre 90 pesos. Cette semaine, on peut en obtenir 110 pesos.

    Le taux d’inflation était déjà à 50% par an en 2019. A présent, le confinement réduit les salaires, les profits des ventes… et les recettes fiscales du gouvernement.

    L’an dernier, le déficit gouvernemental de l’Argentine était à peu près équivalent à celui des Etats-Unis – environ 4% du PIB. A présent, il explose à 8% du PIB… et au-delà (aux Etats-Unis, ce déficit atteint désormais les 20% du PIB).

    Tous les gauchos, professeurs de tango et joueurs de polo savent ce qu’il se passe ensuite : une hausse des prix. Les gens qui ont des pesos cherchent désespérément à obtenir des dollars pour se protéger.

    Hélas, dans leur hâte de fuir leur navire en perdition, ils sont montés à bord du Titanic. »

  62. Michel 2 says:

    LES DÉCÈS DE LA CRISE ÉCONOMIQUE SERONT-ILS IGNORÉS ?
    rédigé par Bill Wirtz 6 mai 2020

    On aime à opposer les deux côtés de ce choix binaire : défendre l’économie mondiale ou la vie humaine – or c’est une absurdité… dangereuse.

    « Restez chez vous, sauvez des vies ! » – tel est le mantra répété par la classe politique, les médias et les réseaux sociaux. La peur du coronavirus a amené les citoyens à une justification d’un pouvoir accru donné à l’Etat, et provoqué une méfiance généralisée entre les personnes.

    La police pénalise ceux qui se déplacent pour « des raisons non-essentielles » et des voisins appellent la police pour dénoncer ceux qui font du sport. Les dégâts sur notre tissu social seront eux aussi un sujet à discuter après cette crise.

    Une des idées les plus répandues est celle de protéger des vies au lieu de protéger l’économie (les investisseurs ou les entreprises). Il ne manque plus que le sempiternel « vous ne pouvez pas manger votre argent » comme conclusion philosophique de la pensée du moment.

    Au Royaume-Uni, le chroniqueur Toby Young a analysé les données de l’économie locale pour mesurer le véritable impact sur les « vies perdues » lors de cette crise (et celle à venir).

    Vies perdues, vies sauvées
    Lorsque l’économie se contracte, l’espérance de vie diminue en raison d’une augmentation de la pauvreté, des crimes violents et des suicides. Lors de la crise financière mondiale de 2007-2009, le taux de suicide avait augmenté de 4,8% aux Etats-Unis selon le Centre de contrôle des maladies (CDC), et de 6,5% en Europe selon l’Organisation mondiale de la santé.

    Philip Thomas, professeur de gestion des risques à l’université de Bristol, a calculé que si le PIB du Royaume-Uni chute de plus de 6,4% par personne à la suite du confinement obligatoire, il y aura plus d’années de vie perdues que d’années de vie sauvées, en se basant sur les estimations du Dr Ferguson.

    Le professeur Thomas souligne que le PIB par habitant a chuté de 6% au Royaume-Uni lors du krach financier de 2007-2009 – or de nombreux économistes prédisent que l’impact négatif du confinement obligatoire sera au moins deux fois plus important.

    Il conclut :

    « Le défi pour le gouvernement britannique sera de gérer ses interventions de manière à ce que l’inévitable récession imminente ne soit pas aussi grave que le krach financier de 2007-2009. »

    Il convient donc de s’assurer que le remède ne soit pas pire que le virus.

    Mauvaises conclusions
    Cependant, cette réflexion est actuellement politiquement incorrecte. On nous demande de mettre nos vies en suspens et de pousser l’économie mondiale dans une récession mortelle sous peine d’être coupable de collaboration avec le virus. Ceux qui s’opposent au confinement obligatoire seront décrits comme des brutes sans cœur.

    Pire encore sont ceux qui utilisent cette crise pour argumenter en faveur des pires politiques totalitaires, dont le socialiste Thomas Porcher, qui propose un large programme de nationalisation de grandes entreprises, comme si les fondamentaux économiques n’avaient plus cours en cette période.

    Pour les ONG d’extrême-gauche comme les Amis de la Terre, c’est un renouveau complet de l’économie qui est désirable. Ils accusent même le système économique mondialisé d’être à l’origine de la crise sanitaire.

    Assez ironiquement, on peut considérer que c’est l’inverse : cette crise a débuté par le manque de transparence d’une régime communiste totalitaire et la surrèglementation du secteur de la médecine. Les industries prêtes à aider le personnel médical sont confrontées aux normes étatiques les empêchant de produire du matériel d’urgence.

    Au niveau des traitements, nous voyons que les pays possédant une mixité importante entre hôpitaux privés et publics se débrouillent mieux que ceux qui ont tout misé sur la suppression du secteur privé.

    Les victimes du krach seront-elles ignorées ? Oui.

    Pire encore, les Etats en tireront les mauvaises conclusions. Suite à la crise du Covid-19, nous allons nous retrouver avec moins de libertés individuelles, moins d’argent et un contrôle accru de la part de l’Etat.

    • François says:

      A priori aux USA la pandémie a déjà provoqué plus de mort que la guerre du Vietnam.
      Compte tenu de la mortalité, et encore contenu par le confinement, cela donne une sacré marge entre les guéris et les vies sauvées.

      Pour mémoire, le travail fait partie des causes de déplacement, certains ont même embauchés durant cette période.
      Peut être des télé travailleurs ne supportent-ils pas le confinement ?

      Question subsidiaire, même sans confinement, croyez vous qu’une masse de personnes se seraient rendus sur les lieux de travail ? auriez voyagé ?
      N’oubliez pas non plus que le patron est responsable pénalement de la mise en danger des ses employés ? Auriez vous pris le risque ?
      A ma connaissance des entreprises n’ont pas arrêté et d’autres ont repris progressivement après adaptation des conditions.

      Je ne parle pas des abus au chômage tout en travaillant.
      En revanche, il est vrai que le chômage technique peut présenter un effet d’aubaine pour certains qui ont des carnets de commande bien remplis. Cela optimise la rentabilité.

  63. Michel 2 says:

    La reprise va être « poussive » dit Ptrick Artus:

    https://www.youtube.com/watch?v=SdTvFxNeQfk

    • adnstep says:

      Mais bien sur que c’est important Michel :

      « De la même façon, l’Académie ne goûte guère l’expression « assez peu heureuse », selon elle, de «distanciation sociale », une transcription de l’anglais « social distancing ». « Distanciation », explique l’Académie, désigne dans son sens premier « le refus de se mêler à d’autres classes sociales ». « On suppose pourtant que ce n’est pas le sens que l’on veut donner aujourd’hui à ce nom », ironise l’Académie.

      « Peut-être aurait-on pu parler de « respect des distances de sécurité », de « distance physique » ou de « mise en place de distances de sécurité » », suggère l’Académie. »

      Non, distanciation, c’est pas mal, finalement…
      Un peu le « Ote-toi de mon soleil » de Diogène.

      « On attend que l’Académie se penche désormais sur le mot « déconfinement »… Absent de tous les dictionnaires. » Je propose désincarcération, libération, armistice, déconfiture, …

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