Après la crise sanitaire et le confinement total, viendra le temps d’une relance qui accélèrera les mutations économiques et sociétales engagées, mais aussi révélées par la crise du Coronavirus.
Une crise est toujours un accélérateur de mutation. La crise du coronavirus ne fera pas exception. Depuis longtemps, nous le savons tous, l’hyper-mondialisation des échanges attaque les fondements sociaux de nos sociétés et participe au développement non durable de nos économies. La crise du coronavirus pourrait accélérer cette tendance vers une moindre mondialisation et encourager le développement durable de nos économies. La chaîne de production pourrait redevenir régionale avec la nécessité d’une industrie proche du lieu de consommation. Les échanges mondiaux perçus comme source d’économie jusqu’à maintenant pourrait être perçus comme à l’origine de coûts environnementaux devenus insupportables pour les consommateur.
Depuis longtemps, nous avons collectivement conscience que nous devons changer les choses ; La crise du coronavirus, nous donne l’occasion de mettre en œuvre ces changements. Nous sommes de parfait procrastinateurs et ce n’est que face à l’inévitable que nous agissons.
Les exemples sont nombreux. Dans l’alimentation par exemple :

  • Depuis le début de la crise, les producteurs locaux et la vente directe a un succès incroyable !
  • Rungis est en train de construire une plateforme pour livrer des produits directement auprès des particuliers Parisiens – https://rungischezvous.com/ – ;
  • Des agriculteurs Vendéens lancent une plateforme de vente directe de viande et produit de la ferme dans toute la France avec le soutien de leur coopérative CAVAC – https://www.coopcorico.fr/
  • Les agriculteurs qui ne peuvent plus faire travailler des travailleurs sous-payés venant de pays pauvres ne vont pas avoir d’autre choix que de payer à leur juste prix les chômeurs Français – Et ça tombe bien car les grandes surfaces s’engagent à augmenter la part de production Française dans leurs rayons –

Ces exemples se multiplient et sont le signe d’une accélération du changement. Bien évidemment, lorsque le confinement s’arrêtera, la vie reprendra son cours … mais un certain nombre d’habitudes seront prises et deviendront de nouvelles habitudes de consommation.
Dans le même ordre d’idée que penser du développement du télétravail ? On estime à 20% des habitants du grands paris qui sont allés passer leur confinement en province. Combien vont se rendre compte à quel point il est possible de combiner « qualité de vie au quotidien » et « travail ».
Bien évidemment, le télé-travail n’est pas possible toute la semaine, nous avons besoin d’une vie sociale au travail. Les interactions professionnelles sont source de créativité et de productivité, mais ne peut on pas réduire cette nécessité de rencontrer ses collègues à 3 jours par semaines (et passer les 2 autres jours en province, là ou la qualité de vie permettra au Parisien d’être encore plus productif).
Dans l’éducation, quelle est la différence entre un prof qui fait ses cours dans un amphi bondé avec 1000 étudiants et la télé-éducation ou chacun travaille en autonomie depuis son domicile derrière son ordinateur ? Autant les travaux dirigés sont plus efficaces en présentiels, autant les cours magistraux doivent pouvoir être envisagés à distance, chacun chez soi derrière son application de vidéoconférence ou regroupés par petit groupe dans n’importe quelle région de France. Et si à l’avenir, ce n’était plus les étudiants qui allait étudier à la Sorbonne … mais la Sorbonne qui venait dans toutes les villes de France (au moins pour les cours magistraux ?).
Enfin, et ce sera probablement un enseignement important, au terme du confinement, cela fera 6 semaines que nous auront modifier notre manière de consommer. 6 semaines que nous n’aurons pas acheté tout ces trucs inutiles qui nous coutent si cher, 6 semaines pendant lesquelles nous nous serons reconcentré sur l’essentiel qu’est notre famille et arrêtant de croire que le bonheur est dans l’acte de consommer.
Et si l’après confinement se traduisait par un renforcement des liens sociaux, par une nécessité de retrouver l’essentiel face à l’illusion d’une société qui nous oblige à aller toujours plus vite sans savoir dans quelle direction.
 
Au final, cette crise du coronavirus nous permet enclencher les changements rendus indispensables. Et si, nous trouvions là l’espérance tant réclamée par les giletsjaunes ?
Espérons seulement que nos politiques se saisissent de cette opportunité pour comprendre et agir dans le sens de l’histoire. La relance budgétaire qui devrait suivre la crise sanitaire du coronavirus devra permettre de confirmer ces mutations !
A suivre …

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