Le principe de précaution nous dirige peut-être vers le port du masque généralisé dès que nous sortirons de chez nous ; une barrière physique et psychologique de plus au redémarrage de la consommation dans les boutiques.
Notre pays déjà fragilisé économiquement par la désindustrialisation et les délocalisations se retrouve particulièrement touché par cette crise du covid :
En effet, les deux secteurs les plus à même de limiter notre déficit extérieur, que sont l’aérien avec Airbus et le tourisme, sont justement ceux qui auront le plus de difficultés à se relever.
On peut même rajouter à cela les chantiers de l’Atlantique. La construction de bateaux de croisière va subir un coup de frein encore plus sévère, en attendant que tout le monde soit vacciné, ce qui n’est pas évident puisque selon un sondage récent 30 % des français n’en veulent pas !!!
Le plan de relance prévu pour la rentrée, reste pour le moment avec des contours flous, où les « aides » traditionnelles aux plus démunis se mélangent aux coups de pouce sectoriels.
Or, c’est dans l’adversité et leur capacité à transformer une épreuve en avantage, que l’on reconnaît les grands Hommes comme les grands peuples.
Nous vivons en effet actuellement un moment historique unique.
Nous pouvons redonner au pays les armes dont il manque cruellement, à l’occasion de la redistribution des rapports mondiaux déjà préexistante, mais éclatant au grand jour avec la crise, particulièrement avec la Chine.
Il est nécessaire de redéfinir les objectifs stratégiques de la France.
Le tourisme et les avions reviendront, mais en attendant nous devons redévelopper nos industries.
C’est là qu’il faut mettre le « paquet »
Nous proposons ci-dessous quelques pistes vers lesquelles  Etat et entreprises pourraient conjointement faire porter leurs efforts.
 

L’État donnant le cap, les entreprises suivant avec l’ardeur et l’imagination qui les caractérisent.

La crise à bien montré la nécessité de s’adapter.
 

L’ETAT

L’État devrait donc donner des facilités pour une accentuation de la flexibilité du travail : plus d’heures travaillées si la demande est là, moins d’heures si les commandes baissent, avec en échange un intéressement ou une participation, accrue de manière à favoriser la qualité du travail et les revenus des salariés.
Les secteurs du tourisme et de l’aérien seraient les premiers à bénéficier de ces mesures.
L’État devrait aussi payer pour une formation universelle, permanente ou initiale, mais uniquement professionnalisante dans le cadre des entreprises, en correspondance avec leurs besoins.
Les entreprises c’est d’abord du capital.
L’État doit favoriser le capital industriel, en réduisant drastiquement les impôts de production et la fiscalité du capital de manière à attirer l’investissement ici et pas ailleurs, que ce soient des capitaux étrangers ou français.
 
Nous avons vu que le gouvernement le sait, puisqu’il va réduire de 10 ou 20 milliards les impôts de production. Mais c’est insuffisant. Nous devons rapidement arriver au niveau de nos concurrents (comme l’Allemagne et donc passer de 70 milliards à 10 milliards)
On le constate, rien que ce poste capterait la quasi-totalité des subsides européens prévus. Il faut pourtant le faire.
 
 

LES ENTREPRISES

Les entreprises se remettront en question. Elles y sont habituées. Elles doivent orienter leurs efforts vers les secteurs porteurs  et d’avenir :
Si l’aérien connaît quelques temps difficiles, l’espace lui est en plein boom.
Or Ariane Espace est en retard par rapport à SpaceX. Il doit le rattraper et Airbus qui construit déjà des satellites doit s’y mettre aussi en employant son personnel ultra qualifié plutôt que le mettre au chômage.
 
Le ferroviaire, l’automobile, seront peu impactés par la crise, mais là aussi il faut du financement pour rester au niveau.
Le développement éco-responsable doit être mis en avant :

  • Isolation thermique certainement, mais pas seulement des logements, il y a aussi tous les vieux bâtiments publics comme les écoles datant de Jules Ferry ;
  • Le recyclage tous azimuts. Plus rien ne doit se perdre ;
  • Les énergies propres, l’Hydrogène, mais aussi le nucléaire qui doit être rénové.
  • Le stockage de l’énergie, et la captation du CO2.

Enfin, les relocalisations dont on parle beaucoup sont rendues possibles dans les circonstances présentes :
Une compétitivité des coûts de revient français, conjointement à la baisse de fiscalité sur le capital, est tout à fait à portée de main, si l’on tient compte d’une part de l’augmentation des salaires en Chine, et d’autre part d’une plus grande performance de la robotisation ainsi que du développement de la digitalisation et de l’intelligence artificielle.
L’État doit inciter et aider les entreprises à se robotiser, fabriquer des robots, puisque nous sommes à la traine dans ce domaine,  ainsi qu’à oser le tout digital.
Nous manquons d’informaticiens de très haut niveau. Il faut en former de toute urgence, si nous voulons être au niveau ou devancer les concurrents chinois et américains.
On doit investir d’une façon volontariste dans des écoles appropriées, et aller chercher les ressources là où elle se trouvent.
 
Le E-commerce enfin continuera à se développer aux dépends du commerce traditionnel. C’est un sujet de réflexion, pour les propriétaires de boutiques.
La personnalisation des produits proposés, c’est à dire la relation de proximité, pourrait être une solution justifiant des prix plus élevés, ainsi que le déplacement du client.
On le voit donc, les chantiers sont à la fois nombreux et coûteux.
Le plan du gouvernement à 100 milliards semble bien modeste, et tout aussi modestement, nous attirons l’attention des décideurs politiques et économiques, sur l’opportunité qui leur est donnée d’un plan beaucoup plus ambitieux, et qui soit de nature à bouleverser la marche du pays pour le siècle à venir.
Nous l’avons dit souvent ici, à maintes reprises, l’argent emprunté ne coûte rien, ni en intérêts ni même en capital, et pour longtemps encore.
Et Bruxelles ne dira rien. Alors, ne jouons pas « petit bras »  allons-y,  frappons fort !!

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