Le système de la retraite par répartition n’est plus menacé de faillite ! C’est une excellente nouvelle pour tous les Français qui devrait nous permettre de retrouver l’espérance et la confiance au même moment ou les régimes de la retraite par capitalisation montrent des signes de faiblesse très inquiétants partout dans le monde.

Dans un monde à taux négatif, la retraite par capitalisation est condamnée ! Alors que l’équilibre de la retraite par répartition repose avant tout sur l’équilibre démographique entre ceux qui travaillent et ceux qui sont en retraite.

Au début de la semaine, le COR (Conseil d’Orientation des Retraites) a publié ses nouveaux chiffres de déficit du système de retraite après demande d’un gouvernement qui cherche un argument scientifique pour justifier la modification du pacte social autour de la retraite.

Comment justifier une grande réforme des retraites, si le système actuel est équilibré ! Pourquoi chercher à casser ce qui fonctionne globalement bien… Il faut trouver un déficit pour justifier les réformes à venir.

Malheureusement pour le gouvernement, les chiffres du COR sont rassurants et nous sommes loin de la faillite tant annoncée par tous et notamment les vendeurs d’épargne et de retraite par capitalisation. Le COR fait état d’un déficit compris entre 7 milliards et 17 milliards à l’horizon de 2025 ! Il s’agit d’une excellente nouvelle.

Sans évoquer la question des hypothèses retenues comme le fait très bien alternative économique dans cet article « Rapport du COR : un déficit construit de toutes pièces« , le déficit du système de retraite par répartition apparaît comme modeste et permet à tous de se rassurer sur l’avenir du système de la retraite par répartition !

Comme nous vous l’affirmons ici depuis des années, le système de la retraite par répartition n’est pas en faillite ! C’est une fakenews, une narration mise en place pour effrayer les Français, et surtout les persuader qu’ils n’ont pas d’autres choix que de travailler plus, plus longtemps, et épargner.

Attention, il ne s’agit pas de tomber dans le pays des bisounours de la retraite à 60 ans … ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Avec le critère actuel des 43 annuités de cotisations, nombres d’entre nous devrons travailler jusqu’à 65 ans ou 67 ans. Et alors ?! Si cela permet de garantir un système de répartition juste et équilibré … Le système de la retraite par répartition doit s’adapter à la démographie. 

 

Savez vous quel est le coût de la suppression de la taxe d’habitation ? 24 milliards d’euros ! Pour faire du mauvais esprit, il suffit de rétablir la taxe d’habitation pour vous garantir votre retraite et équilibrer le système de la retraite par répartition.

Ne s’agit il pas d’une excellente nouvelle ? Ne seriez vous pas soulagé si la question du financement des retraites était évacuée ? Tous les travailleurs sont aujourd’hui inquiets sur le financement de leurs vieux jours. Cela est source de désespérance et participe à la morosité ambiante.

Pourtant, il n’y a pas de quoi s’inquiéter outre mesure ! Le système de retraite par répartition n’est pas en danger ! Ce n’est qu’une volonté politique !

Mais alors qu’un système de retraite par répartition équilibrée est une excellente nouvelle dans cet environnement morose et anxiogène, pourquoi le gouvernement ne s’en saisi pas pour redonner l’espérance aux Français ? Pourquoi le gouvernement et les médias exagèrent ils l’importance du déficit ?

Les bonnes nouvelles sont rares, pourquoi ne pas en profiter ?

Je dois être naïf…

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102 Comments

  1. La manipulation de l’opinion est de plus en plus difficile a l’ère des réseaux sociaux/médias alternatifs/spécialistes sur internet, comme vous.

    La manipulation sur les retraites c’est comme la manipulation sur le grand remplacement, par exemple. Tout est fait pour grappiller quelques dixième de pib en +.

    Je suis d’accord avec vous, il n’y a pas urgence sauf peut être pour les régimes spéciaux qui sont pas équitables.

    Mais au final, le but est de prolonger le système autant que possible et de protéger les puissants avec toujours plus de mondialisation (économique, culturel, sociétal) sans se préoccuper des conséquences sur les petits (nous)

    • Je ne comprends pas votre « le but est de prolonger le système…avec toujours plus de mondialisation » j’aimerais en savoir plus
      Merci de votre concours

    • Pour ma part, je pense plutôt que « au final, le but est de disposer d’un système de retraite pérenne, compréhensible (ce que l’actuel système n’est pas…), et aussi juste que possible ».

      Même les conspirationnistes les plus convaincus devraient comprendre qu’aucun pouvoir n’a un quelconque intérêt à faire une réforme aussi délicate (et aussi susceptible d’exacerber de nombreux mécontentements, et de susciter aussi peu de reconnaissance) au risque de se griller pour les prochaines élections.

  2. En quoi un déficit prévu de 7 à 17 milliards à l’horizon 2025 est une bonne nouvelle…. ?
    Il faut réformer les retraites, trop de caisses differentes avec des droits differents, alors si le gouvernement veut s’y atteler c’est une bonne chose.
    Bonne journée

    • C’est beau les CSP+ non politisé qui gobent la narrative du gouvernement pour faire passer des réformes néo-libérales 🙂

      • C’est quoi la définition de « neo-libérale » ?

        • C’est vrai c’est quoi néo-libéral ?
          Car dans le cas d’espèce c’est plutôt raté!
          Quand l’état organise et légifère comment puisse exister un caractère libéral ?
          Ne serait pas tout le contraire ?
          Et réunir 42 régimes dans un seul serait-ce donc libéral ou égalitariste ? Sans un choix, des choix autres, ce n’est pas libéral

      • que le dernier rapport du COR ait été commandé par le gouvernement, ça ne fait guère de doutes. Mais en même temps, quelle crédibilité accorder à ces rapports quand les hypothès prises sont théoriques…en 2017, les retraites etaient à l’equilibre à horizon 2025 sans rien faire…et ça permettait à Macron de dire qu’il ne fallait pas changer l’âge de départ, contrant au passage Fillon. Et je me souviens que Guillaume affirmait qu’il n’y avait pas de soucis, alors que je vois, cher Guillaume que vous concedez maintenant qu’il faudrait travailler plus longtemps. Macron est un manipulateur et un apprenti sorcier qui non seulement accroit la dette mais aussi la fracture dans la societé. Et si vous trouvez qu’on peut continuer ainsi, c’est que vous trouvez normal de financer les avantages injustifiés aujourdhui des régimes spéciaux par nos impôts ! et bien, je ne partage pas car ces mêmes impôts pourraient financer l’hôpital, la justice ou la police au profit de tous les Français.

        • « Et je me souviens que Guillaume affirmait qu’il n’y avait pas de soucis, alors que je vois, cher Guillaume que vous concedez maintenant qu’il faudrait travailler plus longtemps. « .

          Je ne crois pas avoir dit cela. Aujourd’hui, il faut avoir cotisé 43 années pour obtenir un taux plein.

          23 ans + 43 = 66 ans.

          Le taux plein est atteint à 67 ans. C’est déjà le cas actuellement.

      • La « narration » ou le « discours ». « Narrative » en français n’est pas un substantif, c’est donc un anglicisme.
        Soit vous parlez français, soit vous parlez anglais, mais pas de franglais SVP.

    • Quant on calcul une telle marge d’erreur du simple au triple (presque), c’est qu’on est pas sûr de soi ! Et ce ne pas être une bonne nouvelle

    • D’accord avec vous !
      Une bonne nouvelle, un système au bord de l’explosion avec + de 20 Mds (on sait par expérience que quand une institution annonce un chiffre il faut lui rajouter 50 à 100%) de déficit et où de surcroît le déficit budgétaire est de 98,2% du PIB soit plus de 2400 Mds€, vous (GF) me faites rire, même pire vous me faites peur de croire des mensonges de ce genre, à moins que ce soit une provocation pour faire du buzz !

      Voici un autre avis qui me semble bien plus réaliste:
      « Je vous expliquais dans ma lettre d’hier, que je reproduis au bas de celle-ci, comment traiter le problème des retraites 10 fois plus efficacement et avec la bénédiction de tous (ou presque…).

      Il suffit d’augmenter notre taux d’emploi.

      Pour cela, il suffirait, même pas fermer les frontières, mais de reprendre la main sur notre marché intérieur, bien sûr, Bruxelles nous l’interdit et nous emmène tout droit à la guerre par dogmatisme imbécile.

      Il n’y a pas que Bruxelles qui nous emmène droit dans le mur, il y a aussi Francfort.

      Je vous avais promis 2 armes atomiques contre le problème des retraites. Aujourd’hui, voyons la seconde, plus importante encore, mais cachée, dissimulée comme le monstre du Loch Ness dans les tréfonds de nos systèmes.

      Nous sortons du cadre strict des retraites. C’est bien plus fondamental. Accrochez-vous, c’est important et faites suivre, partagez sur les réseaux, il n’y a pas tant de monde qui fait cette lumière à mon avis plus que nécessaire :

      Et si la Banque Centrale Européenne montait ses taux de 3% ?

      Ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas prêts de le faire.

      Bien sûr, tout commencerait par se casser la gueule : les États feraient faillite ainsi qu’un bon nombre de banques et d’entreprises.

      Il faudrait nationaliser les banques ainsi qu’un certain nombre de secteurs critiques, reconstruire des budgets à l’équilibre, mettre tout le monde au travail, fermer les frontières Européennes momentanément, mais les usines seraient toujours-là, les infrastructures aussi et cela serait la seule façon de retrouver des marges de manœuvre.

      Surtout, en augmentant les taux, les banques centrales détruiraient automatiquement des dizaines de milliers de milliards (un nombre à 13 zéros) de capital fictif qui ne produit rien mais exige une rentabilité.

      C’est d’ailleurs pour cela qu’il est difficile d’échapper aux nationalisations, c’est le seul moyen de séparer le capital utile du capital fictif, excédentaire.

      Il faut à un moment se mettre autour de la table, compter les points et répartir les pertes… Et si nous ne le faisons pas, quelqu’un d’autre le fera pour nous, et alors, nous ne serons plus guère que des esclaves.

      Le problème du capital, c’est sa masse, il y en a BEAUCOUP trop et cela nous tue à petit feu, de manière cachée.

      Prenons un exemple : vous êtes une entreprise qui fabrique des chaises.

      Vous êtes côté en bourse à un million d’euros et générez 100 000€ de bénéfice chaque année. Vous en distribuez la moitié en dividende, soit un rendement de 5% pour vos actionnaires.

      Mais voici que les banques centrales baissent leurs taux d’intérêts à 1% !

      Il devient alors intéressant d’emprunter pour investir dans cette société de chaises et rapidement, par le simple jeu du crédit, sa valorisation en bourse double sans que son activité n’augmente.

      C’est exactement ce qui se passe au niveau mondial depuis 10 ans.

      L’entreprise est alors cotée à 2 millions d’euros et génère toujours 100 000€ de bénéfices. Les investisseurs entendent conserver leurs 5% de dividende, sur 2 millions de valorisation, cela fait 100 000€ à distribuer, soit la totalité du bénéfice… SANS QUE LE CAPITAL NE SOIT PLUS RENTABLE.

      L’entreprise est alors en difficulté car elle doit distribuer 100% de ses bénéfices à ses actionnaires (c’est le cas aux États-Unis, un peu moins en Europe mais nous suivons). Que fait-elle ? Elle fait pression sur ses autres coûts, essentiellement l’emploi. Elle va distribuer moins de salaires pour s’adapter.

      Moins de salaires = moins de cotisations = moins de retraites.

      Le voilà l’éléphant dans la pièce : nous pensions utiliser le crédit pour solder le passé et construire l’avenir mais en fait nous nous endettons pour maintenir le présent, avec une inégalité extrême car cachée.

      Le voici le mécanisme qui fait que le jeu comptable des banques centrales, a priori hors-sol, asphixie l’économie réelle et produit l’inverse de l’effet recherché, car en plus ils vous disent qu’ils essaient de relancer l’inflation ! Mais l’inflation des marchés financiers, c’est la déflation des salaires, c’est un poids mort sur la croissance, c’est à la fois du travail en moins, de la consommation en moins ET des dettes en plus !

      Bien sûr, nous avions un problème de retraites bien avant 2008, mais depuis 10 ans, nous aggravons ce problème de manière structurelle tout en préservant le système à court terme grâce à la dette. L’argent des banques centrales est comme une morphine qui endort sans guérir, empêche de prendre les mesures nécessaires et accélère la décomposition tout en la cachant.

      Paradoxalement, une tel choc exigerait de nous remettre tous au travail pour traverser l’épreuve.

      À vrai dire, je suis un partisan du travail. Mon grand père et mon père ont travaillé longtemps après l’âge de la retraite et plus jeune j’en étais déjà fier, sans trop savoir pourquoi.

      Mais il est intolérable de faire porter tout le poids sur les salariés existants. Intolérable, non seulement moralement, mais pratiquement : le système ne peut pas tenir. Il est impératif de faire reposer ce poids sur la plus grande surface possible, en faisant revenir le travail chez nous et en tuant le capital fictif créé par les banques centrales depuis 10 ans.

      Nous mourons du plus grand transfert de valeur de l’histoire de l’humanité.

      Aujourd’hui la réforme des retraites se fait à Bruxelles pour l’emploi et à Francfort pour la politique monétaire. Et de là-bas, ils doivent bien rigoler à nous voir nous battre comme des chiffonniers pour quelques miettes.

      Le problème, c’est qu’à la fin, la bataille de chiffonniers, cela devient la guerre. La vraie, la sanglante.

      Nous devons sortir du Grand Transfert, individuellement ET collectivement.

      À votre bonne fortune.

      Guy de La Fortelle »

      • J’ai le regret de vous dire que votre raisonnement est faux en vous basant sur « Les investisseurs entendent conserver leurs 5% de dividende » ce n’est pas sur la capitalisation d’une entreprise que l’on verse des dividendes mais par rapport aux bénéfices ainsi :
        «Les entreprises du CAC 40 n’ont pas toujours été aussi généreuses avec leurs actionnaires: si elles leur ont distribué plus de 67 % de leurs bénéfices en 2016, ce taux ne dépassait pas les 30 % dans les années 2000 où les entreprises versaient presque deux fois moins de dividendes à leurs actionnaires par rapport à leur niveau de bénéfices».
        Pour le reste de votre commentaires il y aurait aussi beaucoup de choses à reprendre mais pas le temps ni la place. Soyez plus rigoureux dans votre approche avec toute la sympathie (utile à préciser par les temps de haine qui courent)

        • ALAIN LAMBARD says:

          J’ai l’impression que vous considérez que lorsque qu’une société verse des dividendes à ses actionnaires l’actionnaire s’enrichit:
          Lorsque que vous retirez au distributeur 100€ sur compte bancaire qui avait un solde de 1000€ vous êtes-vous enrichi?
          La mécanique est la même en matière de dividende car la valeur du titre a diminué mécaniquement du montant du dividende.
          Il existe cependant une différence entre les deux situations car la perception du dividende entraîne le paiement d’un impôt de 30…

          • Oui, effectivement vous avez raison Alain, il serait bon de la rappeler à Ph. Martinez qui, ce midi encore sur RTL, s’offusquait haut et fort des dividendes versés aux actionnaires.
            C’est facile tant que c’est l’argent des autres (les investisseurs en actions)!

            • ALAIN LAMBARD says:

              Je trouve qu’il y très de dirigeants politiques y compris dans la majorité actuelle mais aussi d’autres anciennes majorités qui sont muets sur ce sujet. Peut-être ignorent-is ces mécanismes? Si c’est le cas…

        • D’abords concernant les 5% c’est une litote; on se fout dans l’exemple que ce soit 5% ou 2 ou 10 et la détermination de l’assiette n’enlève rien au raisonnement. Par ailleurs pour votre info:
          « En général, les dividendes sont prélevés sur les bénéfices de l’année précédente (appelés aussi résultats nets) réalisés par l’entreprise. Mais une Assemblée Générale peut décider le versement de dividendes même si l’entreprise n’a pas fait de bénéfices ou a fait des pertes sur l’exercice annuel concerné à condition qu’il y ait des réserves. Elle peut également décider le versement de dividendes supérieurs aux bénéfices réalisés (comme ça a par exemple été le cas d’Engie en 2017). »

          Ensuite, le commentaire n’est pas de moi mais signé Guy de la Fortelle et au delà la rigueur (désolé si cela vous choque), c’est « l’esprit » et la logique de l’article qui est intéressant, me semble t-il ?

          • Michel2-
            C’est vous qui publiez ce commentaire, je vous cite : » Voici un autre avis qui me semble bien plus réaliste » et vous vous en servez, cependant il est totalement faux, il ne résiste pas à l’analyse objective : :
            1) il est impossible d’emprunter à la BC et auprès d’une banque de détail pour acquérir des titres d’entreprises cotées. 2) Un investisseur n’ira pas investir sans s’enquérir auparavant de la dilution des résultats d’autre part il est fort probable que l’achat en bourse de titres pour l’équivalent de la cotation boursière aurait comme effet à court terme de faire baisser les ratios de l’entreprise et au contraire ferait baisser son cours de bourse d’environ de moitié (loi du marché).
            3) Un endettement n’a jamais soldé quoi que ce soit, dans un premier temps, il se substitue à la situation précédente et il a pour effet d’être remboursé, donc il crée ou poursuit/accroît la situation de déséquilibre. Un crédit n’est justifiable qu’en cas de création de richesses moins son coût, donc solvabilité et démarche risquée.
            4) Où est le mécanisme des BC qui asphyxierait l’économie ? L’afflux de monnaie centrale ne peut pas asphyxier mais au contraire apporterait de la liquidité supplémentaire, cf expérience des années 30’s (histoire économique)
            5) S’il est vrai que l’augmentation de la masse monétaire (monnaie BC) qu’il ne faut pas confondre avec l’augmentation du crédit (banque détail) pourrait créer de l’inflation, nos économies sont ouvertes au monde et la concurrence fait son travail de rendre accessible des produits et services qui ne le seraient pas s’ils étaient produits sur place aux coûts de production nationaux (ex téléphones portables..) et nos économies se trouvent donc en déflation ce que la création de monnaie BC n’arrive pas à contenir.
            6) L’inflation des marchés financiers, si vous voulez dire actions, elle est due à l’orientation de l’épargne vers ceux-ci. Quelle est la relation entre l’inflation des marchés et la déflation des salaires. Vous devriez savoir que les salaires sont destinés aux consommations primaires qui équilibrent l’offre de produits et services et qui si les salaires baissent les ventes baissent (ce qui n’est pas le cas d’après toutes les informations disponibles au niveau mondial quant à l’augmentation effective des salaires) votre affirmation est encore doublement invalidée.
            7) Les BC achètent des titres d’emprunts d’états pour soulager momentanément les déficits des pays endettés en provoquant des taux d’intérêts bas ou parfois négatifs. Certaines, comme la BoJ, achètent aussi des emprunts d’entreprises. Tous ces titres seront remis sur le marché pour être remboursés à un moment ou un autre, cette facilité n’a qu’un temps avec l’espoir qu’entre temps une relance économique apparaisse, mais on a jamais eu de croissance avec de l’impression monétaire de mémoire d’économistes
            8) La dette n’a aucun rapport avec le ratio démographique ACTIFS – RETRAITES, ce dernier baisse depuis les lendemains de la seconde guerre mondiale et est parfaitement mesurable par ce que l’on appelle la pyramide des âges.
            9) Vous ne donnez pas le moyen de remettre tout le monde au travail. Roosevelt a essayé, vous connaissez les résultats ?
            10) Vous soutenez, je vous cite : « il est intolérable de faire porter tout le poids sur les salariés existants ». A qui d’autres ? C’est le système même de la RÉPARTITION qui consiste à prélever des cotisations aux ACTIFS pour les redistribuer aux RETRAITES, c’est bien le système actuel, si vous le trouvez intolérable quelle solution préconisez-vous ?
            Je vous signale à toute fin utile que la CAPITALISATION fait/ferait porter le même poids aux actifs, ce qui s’appelle l’EPARGNE (au sens économique du terme)
            11) Qu’est-ce que la plus grande surface possible ? Faire revenir le travail chez nous, mais pouvez-vous être explicite car entre dire cela et la réalité matérielle, vous n’êtes pas clair. Je crois savoir que le travail qui est parti de France est celui que nous ne voulons plus.
            12) « Nous mourons du plus grand transfert de valeur de l’histoire de l’humanité. » Qu’est ce que cela veut dire ?
            13) Comment savez-vous que la réforme des retraites se fait à Bruxelles, vous y êtes ?
            Idem pour Francfort, vous voulez dire la BCE ? Si la dette française de 2.350 milliards (99% du PIB au lieu de 60 % maxi), le déficit prévu en 2020 de 93 milliards, les P.O. de 1.035 milliards sont des miettes, j’ai toujours autant de mal à vous suivre.
            Votre exemple de base est invalide. Le reste n’est pas plus rigoureux, ni logique de ce fait, pour « l’esprit » quelles sont les bases économiques sur lesquelles vous vous appuyez.
            Vous ne pouvez donc pas écrire cela malgré la liberté d’expression, car tout est faux et je vous dis cela en toute sympathie.
            Il s’en raconte des histoires non rigoureuses sur ce blog à commencer par l’auteur. J’essaie bien de vous répondre mais ce n’est pas en justifications puériles qu’il faut traiter avec l’économie ou si voulez les relations humaines et toute la recherche disponible avec les thèses déjà développées et soumis à la confrontation, sinon cela se résume à des discussions de comptoir.
            Vous écrivez sur un blog de conseils patrimoniaux qui est sensé être lu par tous les publics. Votre rigueur et vos connaissances disciplinaires sont requises.
            Bonne journée

            • Bonsoir Goufio,
              1) Qui vous a parlé de prêts de BC? même si celle-ci, soit dit au passage, ne prête pas au privé, mais prête bien aux banques commerciales qui, elles même ….

              Il est simplement exprimé que c’est elle, cette banque centrale qui détermine par ses agissements, les taux de marché, donc les taux d’emprunts des entreprises et particuliers qui lui sont corrélés.

              Impossible pour un investisseur d’emprunter pour acheter des titres! Demandez à LVMH s’ils n’ont pas emprunté auprès des banques et autres institutions (produits dérivés) pour acquérir Hermès et Tiffanis dans quelques semaines.
              Moi-même, à une autre échelle, je peux faire sans difficultés un ou plusieurs emprunt à la consommation pour trésorerie auprès de plusieurs banques ou supermarché et investir dans du Air Liquide ou Engie.

              3) Un endettement n’a jamais soldé quoi que ce soit,…
              Soldé quoi que ce soit ???
              Une dette est faite pour être (en principe) remboursée ou soldée (remboursement par anticipation).
              Chacun sait cependant qu’une dette « monstrueuse » qui plus est, continue inlassablement de grossir, ne sera jamais remboursée sauf si nouveau paradigme ou alors que partiellement (Cf. La Grèce).

              4) « L’afflux de monnaie centrale ne peut pas asphyxier mais au contraire apporterait de la liquidité supplémentaire. »
              Tous les économistes vous dirons que cette liquidité supplémentaire est une drogue ou placebo suivant les interprétations, qui créé une richesse virtuelle, maintenant à flot des entreprises qui sans cela auraient depuis longtemps fait faillite, interdisant une purge qui aurait avoir dû eu lieu depuis plus de 10 ans au moins et provoquant de fait une inflation du prix des actifs, périphrase pour signaler une bulle boursière.

              6) « L’inflation des marchés financiers, si vous voulez dire actions, elle est due à l’orientation de l’épargne vers ceux-ci. Quelle est la relation entre l’inflation des marchés et la déflation des salaires. »
              Non, ce n’est pas l’épargne qui est la principale cause de l’inflation des actifs que ce soient actions ou immobilier, mais bien la « daube » monétaire en excès, celle qui fait entre autres, que bon nombre d’entreprises rachètent leurs propres actions afin d’augmenter les dividendes de leurs actionnaires ou ont « instrumenté » le marché immobilier parisien.
              Quant à relation entre l’inflation (monétaire) et les salaires (= pouvoir d’achat), jetez justement un oeil aux prix des appartements à Paris, vous comprendrez.! Le mouvement des gilets jaunes est là aussi pour vous rappeler cette triste réalité.

              8) « La dette n’a aucun rapport avec le ratio démographique ACTIFS – RETRAITES, ce dernier baisse depuis les lendemains de la seconde guerre mondiale et est parfaitement mesurable par ce que l’on appelle la pyramide des âges. »

              Tiens donc! je suis surpris par votre « étroitesse d’esprit » sur ce sujet.
              Si une entreprise tout comme un pays est trop endettée, cela grève inévitablement ses facultés d’investissement et donc à terme sa croissance et en toute logique produit du chômage, notamment quand cette dette n’est pas de la dette d’investissement mais de la dette de fonctionnement (distributions sociales pour le pays).
              Donc si plus de chômage, moins de cotisants et moins de cotisations et moins d’assiette pour la retraite et (mais c’est un autre sujet même si il y est corrélé), moins de consommation, donc moins d’impôts et taxes et donc plus de dettes (puisqu’il est inconcevable dans ce pays de faire des économies sociales); la boucle est bouclée.

              9) « Vous ne donnez pas le moyen de remettre tout le monde au travail. Roosevelt a essayé, vous connaissez les résultats ? »
              Le moyen, selon moi, se résume en trois mots: Liberté (=libéralisme, le vrai), Fiscalité (confiscatoire), Productivité (innovations en tous domaines), plus un quatrième pour la route, idéologie (fin).

              Sans être un Trumpiste convaincu, il faut lui reconnaître qu’il en passe de réussir le retour de bon nombre d’entreprises sur le sol américain, pourquoi n’y arriverions nous pas, nous pôvres Français ?

              10)  » Vous soutenez, je vous cite : « il est intolérable de faire porter tout le poids sur les salariés existants « . Comme’ dit précédemment, l’assiette doit être révisée et ne plus être supportée QUE par les cotisants travailleurs.

              11) « Je crois savoir que le travail qui est parti de France est celui que nous ne voulons plus. »
              Vous plaisantez, j’espère!
              Vous pensez réellement que les ouvriers Français n’auraient pas pris le travail que font qui les Marocains au Maroc, qui les Espagnols en Espagne, qui les Roumains en Roumanie, de Renault ou Peugeot ? Les « Usinors » ont-ils été heureux de voir leur outil de travail prospérer en Inde ? etc. etc.

              Pour faire revenir le travail chez nous, là aussi, cela se résume en trois mots: Attrait (confiance), Productivité et Fiscalité !

              12) « Nous mourons du plus grand transfert de valeur de l’histoire de l’humanité. »
              Je pense que l’auteur veut dire la même chose que ce que disent les américains, à savoir la fuite de nos productions en Chine et autres pays à bas coûts ainsi que celle de nos valeurs technologiques voire artistiques.

              et ENFIN,
              13) « Comment savez-vous que la réforme des retraites se fait à Bruxelles, vous y êtes ? »
              Là aussi, l’auteur veut probablement dire que, vu que désormais nos politiques économiques et étatiques sont dictés par l’Europe, la réforme des retraites doit satisfaire un déficit maîtrisé, voire même pas de déficit du tout, au risque, eu égard du montant astronomique de cette dépense sociale, de mettre en péril la survie de cette institution qu’est l’Europe.

              Bien à vous, débat intéressant, probablement à suivre …

      • Vous ne pouvez pas écrire : »de surcroît le déficit budgétaire est de 98,2% du PIB soit plus de 2400 Mds€ »

  3. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…
    Il a 2 façons de mentir en République : 1) avec les sondages 2) avec les chiffres officiels.
    Grattez un peu le vernis avant de vous réjouir prématurément que le système de retraite par répartition est sauvé à l’heure de l’inversion de la pyramide des âges….
    Lisez donc « La kleptocratie Française » par Éloïse Benhammou pour comprendre le circuit réel de l’argent de la protection sociale et de la retraite, avant de conclure que le système actuel de retraite est sauvé…
    LA RETRAITE PAR CAPITALISATION EST LA SEULE ISSUE VAINQUEUR SUR LA PLANÈTE ET C’est d’ailleurs elle qui siphonne nos retraites en créant de la dette sociale….

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Pouvez vous m’expliquer comment fonctionne la retraite par capitalisation dans un monde ou les rendements sont négatifs ?

      • Les taux d’emprunts des États sont négatifs car manipulés par les banques centrales ; les entreprises quant à elle empruntent avec des taux positifs mais faibles, ce qui facilite leurs investissements et donc leurs bénéfices futurs. Dans la période actuelle, tout n’est pas négatif, les entreprises mondiales continuent d’avoir de la croissance ; une retraite par capitalisation basée sur une confiance long-termiste sur la capacité des entreprises à générer de la croissance est selon moi la meilleure des solutions, chacun pouvant fixer ses objectifs de retraites/cotisations/risques/age de départ.

      • Ah bon !
        Pourquoi la capitalisation devrait reposer sur des instruments de taux ?

    • Le système par répartition est loin d’être un « contrat social » car il est vicié juridiquement, un contrat est constitué par deux parties, en l’espèce les pensionnés et les cotisants. Bien des cotisants ne sont pas encore nés ou encore bien jeunes pour pouvoir contracter, c’est la loi qui le dit article 1128, 1145, 1146, 1147 et s du code civil et personne n’est choqué !
      Le système de répartition est caduc par construction puisque reposant sur la pyramide des âges qui s’est fortement modifiée depuis 1945 et était constatable depuis puisque nous sommes sur des tendances lourdes à horizon de générations soit 20-25-30 ans et cela va continuer, donc le système est caduc.
      La capitalisation est-elle plus adaptée ou un système mixte ? La réponse repose sur le choix et la liberté contractuelle.

  4. Lisez l’ouvrage d’eloise, vous comprendrez…

  5. Un déficit de 15 milliards n’est pas un problème ? Mentalité bien française qui consiste à toujours faire payer son train de vie actuel par la génération future. Quand le régime sera remis à zéro, voire en excédent, on pourra s’autocongratuler.
    Par ailleurs, la réforme a aussi pour but plus de justice. 1€ cotisé doit donner les mêmes droits pour tous. Ce n’est pas le cas aujourd’hui avec la multitude des régimes spéciaux dont les déficits sont financés par les salariés du privé.

    • Les régimes spéciaux ne concernent que 3% des cotisants en France, ou 4.3% des sommes versés aux retraités si on raisonne en euros.

      Les salariés du privé ne financent rien du tout.

      Et ce que t’appelle une justice, j’appelle juste de la stupidité. 3-4% des retraités sont un petit peu mieux logés que les autres ? Pourquoi vouloir les mettre sur notre même système qui est moins bien ? Et pas lutter nous pour être sur le leur ?

      De plus, cette histoire de régimes spéciaux, c’est juste la narrative dégueulasse de l’Etat pour se faire tourner les Français les uns contre les autres, pour ne pas porter l’attention sur le système par point qui lui va réduire le montant des retraites pour tout le monde, et en particulier les salariés du privé. 1€ cotisé va donner les mêmes droits à tous oui, surtout des miettes pour tous.

      Donc le 5 décembre, quand tu va râler contre les cheminots, les gilets jaunes, les étudiants, les précaires en tout genre ou autre personne un minimum politisé, sache qu’on lutte pas pour garder des régimes spéciaux pour une poignée de personne, mais pour une retraite décente tout le monde.

      • Bonjour,

        J’avoue que j’ai un peu de mal avec vos arguments: vous justifiez la conservation des régimes spéciaux en écrivant que certes, ils sont beaucoup plus favorables que le régime general, mais:

        1) ils ne représentent que 3 ou 4 % des pensions: en sommes, l’inéquité serait acceptable du moment qu’elle ne profite qu’à une petite minorite. Je me fais l’avocat du diable: pourquoi alors chercher absolument à réprimer la fraude fiscale des particuliers, puisqu’elle ne représente finalement qu’une petite partie des recettes de l’etat (10, peut-etre 20 milliards d’€ sur 2000 ) ?

        2) vous écrivez également que, plutôt que de ramener les régimes spéciaux au niveau du régime général « qui est moins bien », il vaudrait mieux faire en sorte que le régime général se mette au niveau des régimes spéciaux. Certes, mais outre les colossales difficultés budgétaires que cela poserait – les régimes spéciaux sont massivement financés par les impôts de tous les français et pas par les cotisations du petit nombre de ceux qui en profitent, donc il faudrait massivement augmenter les impôts de tous les français -, je vais encore une fois utiliser votre propre
        argument dans le contexte fiscal: je suis à peu près certain que vous êtes favorable à une forte augmentation des impôts payés par « les riches » (concept au demeurant
        flou et à géométrie variable) et à la redistribution; comme vous le proposez, pourquoi ne pas plutôt faire en sorte que tout le monde gagné bien sa vie avec son travail ? Ce serait tellement plus simple et ça éviterait d’associer d’impôts ceux qui travaillent…

        Bref, je suis étonné de lire de la part de quelqu’un qui défend les régimes speciaux, l’utilisation d’arguments d’exception que ne renierait pas les plus libéraux…

    • Vous vous trompez, les régimes spéciaux pour la plupart ne sont PAS financés par les (autres) salariés du privé, sauf les fonctionnaires qui, par définition, sont rémunérés, salaires et retraites par les « autres »

      Exemple:
      https://www.cnieg.fr/accueil/cnieg/a-propos/missions/financement-regime.html

      • Michel2-Attention vous vous appuyez sur les retraites des Électriciens Gaziers qui ont été réformées en 2004. D’une part la soulte versée au Régime général des salariés du privé a été sous-estimée et d’autres leurs avantages de calcul n’ont pas été modifiés au détriment des autres salariés du privé, plutôt futurs retraités; d’ailleurs d’après le rapport de la DRESS ce sont les plus fortes retraites versées en France !
        Les retraites des régimes spéciaux et des fonctionnaires sont effectivement supportées par l’ensemble des contribuables, lire les jaunes budgétaires à ce propos. Les mentions sur les bulletins de paie des uns et des autres ont fictives puisqu’il n’y pas de flux en finances publiques. C’est difficile à admettre mais c’est ainsi on appelle cela aussi de l’enfumage

        • Soulte sous estimé = simple point de vue !!!

          • C’est la Cour des Comptes qui l’a relaté en son temps, ce n’est pas un « simple point de vue » mais un fait de spoliation de la CNAV à due concurrence.
            Il n’empêche que les retraités Électriciens Gaziers continuent à percevoir leurs pensions en fonctions des critères des régimes spéciaux. Cela devrait vous gratter à moins que vous en soyez

      • J’ai oublié de vous dire que je suis allé sur le site de la Caisse de retraite de la RATP et que dans ses comptes annuels il ne figure aucune ligne concernant des cotisations mais bien des versements de pensions dans ses comptes financiers. Je sais cela demande du temps et du travail pour éviter le plus possible de publier des fake news dit-on aujourd’hui. Je me demande comment la Cour des Comptes a pu publier que l’état ne participait qu’à concurrence de 800 m€ ( à vérifier le montant), je vais d’ailleurs lui poser la question à l’appui des jaunes budgétaires

  6. Le système n’est aujourd’hui pas à l’équilibre et le sera encore plus demain (pyramide des âges). De plus, si l’on veut rester sur le même niveau de dépenses sur PIB les pensions doivent baisser d’environ 25% pour supporter les futurs départs en retraite (voir propos de Henri Sterdyniak ; d’ailleurs je suis certain que vous êtes très informé sur ce sujet, toutefois cela est moins producteur de visites et de commentaires…).
    Par ailleurs, la France est au dessus des dépenses de la majorité des pays européens, ce qui a mon avis justifie – l’obligation – d’une réforme.
    Pour terminer, l’argument des taux 0 est recevable mais trop réducteur. Il y a de la croissance reste à définir l’allocation et à ne pas rester cantonné à des obligs d’états européens ou à des secteurs subventionnés par l’état. Bien entendu, c’est votre client qui supportera une baisse des marchés, l’allocation devant être comprise et supportée (je vous l’accorde).

  7. Cette soit disant « réforme des retraites » n’est qu’un choix politique. Dans ce pays, maintenant, on fait tout pour maintenir les salaires bas, et comme le gouvernement sait très bien que ces salaires ne permettent pas de vivre décemment, il donne un complément, via le RSA activité…., ( A la charge de la collectivité au passage… ) sauf, que du coup, il n’y a pas de cotisation retraite sur ce complément. Si les salaires étaient décents ( Un salaire devrait permettre de faire vivre convenablement le salarié et sa famille, ce devrait être un acquis de base), et les cotisations pour la retraite en rapport, il n’y aurait certainement pas de problème. Mais comme le monde est fou, il faut faire travailler les vieux de plus en plus tard, et maintenir les jeunes dans la précarité.

    • Le salaire correspond à la qualification de l’intéressé qui accepte. L’employeur verse les charges sociales à l’intéressé. S’il devait y avoir augmentation des salaires cela entraînerait de facto une augmentation des coûts de revient de la production, la concurrence rétablirait l’équilibre par la perte de compétitivité et les salariés précédents perdraient leur emploiCQFD

  8. julien bonnetouche says:

    Le système de retraite par répartition n’est qu’un des aspects de la redistribution sociale de l’État, (40% environ tout de même) Et comme l’État lui même est en faillite, nous le savons depuis Fillon ….

    Mais nous somme toujours en face du même problème :

    les français sont incapables de comprendre qu’il faut d’abord gagner de l’argent avant de le dépenser.

    Et après on s’étonne que les allemands nous méprisent !!!

    • Les allemands, pas sûr que ce soit un bon exemple, ils sont en train de pleurer maintenant, sur leur retraite par capitalisation dans ce monde de taux négatif. De plus, tous les pays ne peuvent pas faire comme les Allemands, qui exportent bcp plus qu’ils n’importent. Je ne considère pas l’allemagne comme un partenaire commercial, qui nous envoie des marchandises, et qui nous en achètent bcp moins…; Un PARTENAIRE commercial ne doit pas vendre plus que ce qu’il achète à un autre PARTENAIRE. Ce pays n’est donc pas à prendre en exemple, puisque ce soit disant exemple n’est pas applicable à tous. Mais je m’éloigne du sujet du jour…

      • Encore une fois, tout est une question d’angle. Les allemands vendent ou nous achetons ? Leurs biens et marchandises correspondent à notre demande ? Qu’avons nous à vendre ? Je serais très curieux de voir, en inversant les positions (nous largement exportateur), quelle serait notre avis sur la question. Je partage l’avis précédent, d’abord il faut produire pour dépenser dans un second temps…

        • Effectivement, hélas, les français ( et les autres), font leur propre malheur, puisqu’ils croient encore que les mercedes sont de meilleures voitures que les autres car elles sont plus chères….. Comme je le dis souvent, le monde est fou. 😉

          • Certes les Mercedes, BMW et VW sont plus chères, mais comparées à une Renault, une Dacia ou Citroên, il n’y a pas photo, mêmes si les différences se sont ‘un peu’ atténuées ces dernières années.

            • Ah! ces français, toujours prêt à s’auto dénigrer et pourtant, par exemple je lis en tapant « moteur renault mercedes » sur google :
              « Deux Diesels Renault chez Mercedes
              L’information a fait grincer des dents, pourtant, Mercedes a rapidement compris son intérêt d’aller s’approvisionner chez Renault. Ainsi, outre le Sce 70, le TCe 90 et le 1.5 dCi (qui équipe également la Classe A, Classe B, CLA et GLA), le constructeur allemand va plus loin en reprenant pour sa Classe C le bloc 1.6 dCi disponible en 130 et 160ch Twin Turbo, ainsi que la version « utilitaire » du moteur pour le Vito.

              Le nouveau 1.3 TCe conçu en partenariat avec Mercedes
              Après avoir repris des moteurs dans le catalogue de Renault-Nissan, Mercedes participe également à la conception de moteurs. C’est notamment le cas du nouveau moteur essence 1.3 TCe H5HT commercialisé il y a peu sur le Scénic. Si le travail a surtout été effectué au sein de l’Alliance Renault-Nissan (la base moteur « H » a été conçu par l’Alliance), Renault profite tout de même de l’aura du constructeur allemand pour communiquer, tandis que Mercedes conserve ses lettres de noblesse en se disant très impliqué dans le projet. »
              A méditer. J’utilise personnellement une petite clio Campus Diesel avec le 1.5 dCi. Achetée en 2007 elle a 12 ans plus tard 330 000 km, avec embrayage, démarreur, alternateur, et autres accessoires jamais changés ni réparés. Ma nièce n’a pas eu la même chance avec sa classe A (1000€ pour un alternateur neuf posé) Et si un jour le mien lâche, les pièces Renault sont plus abordables. Mais Ach so la qualitat allemande… sacrés français,

              • Les quelques exemples citées ne font pas loi!
                Même s’il faut reconnaître que côté motorisation Renault, déjà dans la formule 1 en ce début de siècle, était un leader.
                Cependant une voiture ce n’est pas (plus) qu’un moteur. C’est surtout aujourd’hui pléthore d’innovations et désolé là Renault est un peu à la traîne, enfin c’est mon avis.

      • « Un PARTENAIRE commercial ne doit pas vendre plus que ce qu’il achète à un autre PARTENAIRE »
        Difficile à imaginer dans un système (Euro) où des pays n’ont pas les mêmes productivités et charges (armée notamment) et aucune possibilité de contre-balancer (dévaluation).

        • Sans doute, mais admettez alors que ce pays que bcp donnent en modèle ( l’Allemagne), ne peut être en aucun cas un « modèle », puisque ce « modèle » ne peut pas être transposable aux autres pays. Pour que certains exportent en masse, ( avec une impressionnante balance commerciale positive), il faut bien que les autres importent…, du coup, on se heurte à une impossiblité technique. « Modèle », je me marre….

          • Sur 193 pays, il est facile d’admettre qu’un pays de plus (la France) puisse exporter plus qu’elle n’importe!

            Le modèle n’est pas transposable, parce que pendant que Mitterrand distribuait des cadeaux, d’autres pays comme l’Allemagne ou la GB, avaient le courage de faire d’énormes réformes de structure dont on voit aujourd’hui la nécessité pressante 40 ans après.

  9. Le problème n’est il pas plutôt le cumul de tous les déficits que nous laissons à nos enfants ? Vu sous cet angle votre propos doit être relativisé voir contesté …

  10. julien bonnetouche says:

    Thierry,

    les allemands sont des épargnants par nature ( des fourmis) et nous des cigales, et les italiens chantent encore plus fort que nous !!!
    Les allemands vous surement changer leur stratégie d’investissement. Ils passeront aux actions ou à l’immobilier comme nous le ferons aussi.
    Quant aux Mercedes, et autres BMW, elles sont quand même mieux que des Citroën ou des FIAT surtout les gros modèles !!
    Mais tout cela ce n’est pas nouveau c’est ce que l’on appelle « le génie d’un peuple ».

    Notre génie à nous c’est d’être très forts pour donner des leçons de morale aux autres.

    Et si nous n’étions pas dans l’euro, on aurait déjà dévalué au moins 2 ou 3 fois depuis la date de sa création.

    • J’attends de voir l’effet du baby boom sur les retraites allemandes compte tenu du taux de renouvellement de leur population.
      A ma connaissance, il y a plus d’emploi précaire en Allemagne qu’en France et le pays thésaurise pour anticiper ce boom et garantir des retraites décentes à sa population.
      La France n’a pas pris le bon chemin par rapport à l’Allemagne dans les années 80, mais les courbes ne sont-elles pas un train de s’inverser, surtout si l’on arrive enfin à réformer le pays, programmé sur lequel le gouvernement a été élu et que, pour une fois, il conduit.

    • Je vous laisse le soin de vérifier les taux d’épargne allemand, italien et français sur le site https://www.banque-france.fr/statistiques/epargne/epargne-des-menages
      Il ne faut pas affirmer sans munitions : Allemagne 18,6 % Italie 9,94 % et France 14,8 %,

  11. Juste une question, les régimes spéciaux sont-ils à l’équilibre ?
    En clair, les cheminots (RATP, SNCF, …) ont-ils la capacité de payer leur retraité sans abondement de l’état ? Si oui, je peux comprendre leur problème, si non, eh bien que l’état n’abonde plus et que le régime spécial trouve son équilibre.

    • Comme dit précédemment, les régimes spéciaux pour la plupart sont en équilibre MAIS comme il s’agit de services publics, le budget de ces services sont abondés par l’Etat et les collectivités, par exemple 15 Mds€ par an à la SNCF.

      D’où la question existentielle, les services publics doivent-ils être subventionnés, dit autrement les usagers sont-il prêt à payer leurs billets de train 50 à 100% plus chers?

      • Dit autrement est-ce que les services de transports doivent-ils être un service public ?
        Le coût d’un transport est le même qu’il soit public ou privé, sauf que dans le cas du service public on ne voit pas le prix qui est réparti entre tous les contribuables. Trouvez-vous normal qu’un provincial paie le transport d’un francilien à travers la RATP et de surcroît sa retraite ?
        On ne peut pas affirmer que le billet de train serait 50 à 100 % plus cher sans preuves puisqu’il n’y a pas de concurrence.
        Pas de concurrence actuellement mais dans quelques temps nous saurons et c’est peut-être cela que les cheminots ne veulent pas que nous sachions
        N’en a t’il pas été de même avec la libéralisation des télécom et de l’électricité (bien que cette dernière supporte environ 50 % de taxes y compris la Contribution tarifaire d’acheminement (CTA) qui paie un quart de la retraité des élecrticiens gaziers.

        • Bonjour Goufio,
          Je ne suis pas de votre avis sur certains sujets:
          – non le coût des transports n’est pas le même entre privé et public. Tout le monde sait que pour une quantité de raisons, toute « entreprise » publique a des coûts bien plus élevés qu’une du privé bien gérée sinon les nationalisations de Mitterrand en 1981 et 1982 auraient été un succès et l’URSS serait la nation la plus avancée aujourd’hui.

          – bien sûr que ce n’est pas normal qu’un provincial paye le transport du francilien mais c’est le principe même de l’impôt et de sa mutualisation voire de la solidarité même si je n’aime pas trop ce mot quand il est employé à toutes les sauces – attention je ne veux pas dire qu’il ne faut pas de solidarité, pour ceux, notamment, qui en ont un besoin fort-

          – quant au 50 à 100% plus cher du billet, c’était un peu une provocation. Néanmoins, imaginez que l’Etat ne verse plus les 15 Mds annuels à la SNCF, même privée, le billet ne pourrait qu’augmenter sinon un déficit colossal à très court terme.

          – la contribution tarifaire d’acheminement a été instituée par la réforme Fillon dans le cadre de l’adossement de la retraite CNIEG au régime général. Hé bien oui, ce sont les clients qui la payent, rien de bien différent en fait de chez Air Liquide, Schneider, Crédit Agricole, etc. où ce sont les clients qui au final payent la retraite des employés.
          Après les autres taxes, type CSPE, c’est pour le subventionnement de la religion réchauffement climatique !

  12. jeune actif says:

    Je crois que vous omettez le fait que les baby boomers sont à peine à l’âge de prendre leur retraite. Et ça va faire beaucoup de monde. Qu’en sera-t-il dans les années à venir, dans 10, 20 ou 30 ans ?

    On a de plus en plus de retraités pour de moins en moins d’actifs. Aujourd’hui tout le système social français repose sur 19 millions d’actifs, qui doivent soutenir une population de 65 millions. Comment est-ce que ça peut être encore soutenable dans un monde avec très peu de croissance économique et démographique ?

    Le déficit de 7 à 17 milliards vous réjouit ? Attendez de voir dans 10 ans ce que sera ce déficit du système des retraites si on ne fait rien ?

    Aujourd’hui j’ai 30 ans, comment est-ce que je peux être sûr qu’à mes 70 ans je recevrai une retraite ? Le système a le temps d’exploser 2 fois avant que je prenne ma retraite.
    Ma génération et celles qui suivront seront lésés par ce système par répartition.
    On a tout intérêt à commencer à se constituer nous mêmes une retraite et ne pas attendre de belles promesses.

    • « … les baby boomers sont à peine à l’âge de prendre leur retraite. Et ça va faire beaucoup de monde. »
      Par un calcul simple et en supposant que jusque là, l’âge moyen de départ à la retraite (et préretraite) était de 58 ans (1950+58= 2008) et compte tenu d’un taux de chômage relativement important, notamment chez les seniors et d’une espérance de vie qui stagne, on peut estimer qu’après une douzaines d’année, la retraite des baby boomers est proche de son peek.
      Et la courbe s’inverserait de fait si le chômage venait enfin à baisser et était ramené à la moyenne des pays développés (en avance sur ce point) soit de l’ordre de 4 à 5%.

  13. Je pense que, en fait, répartition et capitalisation sont confrontées exactement au même problème: pourquoi les taux sont-ils très bas ? Parce que la croissance des pays occidentaux est structurellement anémique, parce que les gains de productivité sont pratiquement à zéro et que globalement les salaires n’augmentent plus depuis 15-20 ans. Ce qui provoque la crise du financement de la répartition, une inflation quasi nulle et force les États à mettre les taux à zéro pour financer leurs dépenses sociales par l’emprunt; ce qui du coup tire les rendements des actifs financiers vers le bas et met en danger la capitalisation.

    Il me semble donc totalement vain d’opposer capitalisation et répartition, ou de prétendre que, à l’échelle d’une civilisation (je ne parle pas à l’échelle individuelle), l’une serait mieux armée que l’autre pour relever le défi de la baisse de la productivité occidentale. Ce dont les deux faces d’une même pièce.

    • Pouvez-vous justifier vos affirmations, car je ne crois pas à ce que répartition et capitalisation sont confrontées exactement au même problème. Je vous opposerai point par point pourquoi après avoir reçu vos justifications en toute amabilité cela va sans le dire.

  14. En matière de retraite par répartition, l’horion 2025, c’est du court terme, et cela ne signifie rien en termes de viablilité du système à long terme !

    Compte-tenu de la pyramide des âges, si l’on se projette en 2040, sans changer l’économie du système (âge de départ effectif, taux de remplacement et taux de cotisation), le déficit des régimes de retraite pourrait atteindre de l’ordre de 100 milliards d’euros constants (avec environ 25% de retraités en plus dans la population, en face d’un nombre d’actifs en régression de 10%) .

    Il n’y aura pas de faillite brutale, mais une faillite larvée (qui a d’ailleurs déjà commencé avec la désindexation des retraites par rapport aux salaires, puis par rapport à l’inflation).

    A long terme, le système par répartition va inéluctablement converger progressivement vers une sorte de minimum vieillesse pour tous ceux qui voudront partir à 62 ans, qui doivent dès à présent investir dans des caisses par capitalisation s’ils veulent s’assurer un complément de retraite, les autres devront travailler plus longtemps (70 ans voire plus, si l’espérance de vie continue à augmenter).

    La capitalisation est vitale pour échapper à la paupérisation des retraités, car il faut investir massivement dans l’outil de travail et la formation pour augmenter la productivité afin de compenser la baisse du nombre d’actifs.

  15. G. Fonteneau vous ne pouvez pas écrire : « Le COR fait état d’un déficit compris entre 7 milliards et 17 milliards à l’horizon de 2025 ! Il s’agit d’une excellente nouvelle »
    Déjà une telle fourchette de 1 à presque 3 est inadmissible pour un organisme de prévision, a fortiori, lorsqu’il s’agit de population dont la tendance est lourde .
    Ce déficit de 2,19 à 5,33 % par rapport à l’ensemble des pensions versées de 319 Mrds n’est pas une excellente nouvelle puisque de 2016 à 2017 l’augmentation des 200.000 nouveaux retraités a entraîné une augmentation des retraites de 6 Mrds et cela va continuer jusqu’à l’extinction des classes du baby boom jusqu’en 2050

    Le COR à la page 8 , vous pouvez lire : »Comment ces dépenses seraient-elles financées à horizon 2030 ? Les prélèvements pour financer les retraites représentent actuellement 31 % des revenus des actifs. 80 % du financement du système de retraite proviennent de cotisations sociales. Le reste des ressources est constitué d’impôts et taxes affectés (près de 12 %, notamment pour compenser les exonérations de cotisations sur les bas salaires) et d’autres ressources qui proviennent d’organismes tiers tels que l’assurance chômage ou la branche famille de la sécurité sociale (4 %), des prises en charge de l’État (3 %, pour l’essentiel des subventions d’équilibre de certains régimes spéciaux), ou encore d’autres fonds, tels que le fonds pénibilité (0,8 %). »

    • Et Bien si, il Peut écrire des données allant de 1 à 3 car le CoR dit Tout Et son contraire en quelQues Semaines.
      Au final, Tout eSt une question de périmètre.

      Et de Tout façon, Rien n’est plus faux qu’un chiffre. On lui fait dire ce qu’on veut.

      • Je vous remercie de votre commentaire mais j’attendais celui de G Fonteneau qui n’est pas bien brave en fonction de ses contradictions voire…

        • Il s’agit d’une excellente nouvelle dans le sens ou le système n’est pas en péril et que ce déficit ne peut justifier une remise en cause du modèle.

          En ce qui concerne les chiffres, ils sont variables, mais vont tous globalement dans le même sens. Nous pouvions nous attendre à des chiffres énormes s’agissant d’un rapport commandé par le gouvernement pour justifier sa réforme.

          Or, il n’en est rien.

          J’accepte toutes les contradictions. Pouvez vous me donner des chiffres qui pourrait nous faire penser que le déficit est grave et insurmontable ?

          • OUI, le rapport des cotisants et des pensionnés qui est indexé depuis 1945 sur la pyramide des âges. Là est la contradiction fondamentale qui n’est qu’une simple observation empirique annuelle depuis 74 ans.
            Faire cotiser actuellement 1,6 actifs pour un retraité est « grave » et « insurmontable » pour reprendre vos propres mots.
            Croyez-vous que les actifs vont continuer à adhérer à un système qui les appauvrit ? Mes enfants et leurs copains m’ont ainsi opposé qu’on ne leur avait pas demandé leur avis et qu’ils n’y adhèrent pas. Quand ils donneront de la voix dans la rue que leur opposerez-vous ?
            Pour les contradictions je parlais des vôtres.

            • Merci, mais si votre opinion est intéressante, je n’y vois aucun chiffre, rien d’autre qu’une analyse subjective. Si la faillite est assurée, elle doit être particulièrement documentée ?

              Avez vous des rapports, des analyses qui prouvent votre opinion ?

              • Je vois que le rapport cotisants/retraité serait une analyse subjective d’après vous, ainsi que les chiffres avancés plus avant. Vous ne lisez donc pas votre blog.
                Il y a quelques instants vous écriviez: »Au delà de ces chiffres qui ne veulent rien dire, et surtout du périmètre des hypothèses. »
                Les chiffres vous intéresseraient-ils à présent ?
                Vous avancez le mot de faillite, je ne crois pas l’avoir employé, j’expose que le rapport démographique est non soutenable ce qui est différent. Pour le centre de documentation sur la population vous devriez connaître l’INED https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/evolution-demographique-france/

              • Le COR y réponds lui même: les retraites futures seront assurées par un taux de remplacement qui passera de 60% à 40%: ils le disent officiellement
                A condition qu’il y ait de la croissance: sinon ce sera pire.
                Regardez les prévisions ArrcoAgirc de 1997, puis de 2007, de 2015 et la situation aujourd’hui : ça donne la réalité de la fiabilité de ces rapports.
                Quand à ceux du Cor, comparés depuis le début : une mascarde

            • Vos enfants ont quelque part un peu raison. Ce système qui repose uniquement sur l’assiette des cotisants n’est plus viable et au lieu de se battre dans la rue régulièrement depuis des années sur quelque mois en +/- pour le départ à la retraite et paupériser les pensionnés, il faudrait peut-être mieux revoir l’assiette (TVA, CSG, autres).

      • Un chiffre ne peut faux, tout mathématicien vous le dira. Ainsi le système décimal est faux. Le système unaire qui doit remonter à 20.000 ans de mémoire serait faux. Tout est donc faux d’après vous.
        Etes-vous allé à l’école et qu’en avez-vous retenu?
        C’est incroyable de lire cela, quelle désolation !

  16. Guillaume FONTENEAU says:

    Au delà de ces chiffres qui ne veulent rien dire, et surtout du périmètre des hypothèses.

    La seule nécessité d’engager la réforme du système est pour celui qui anticipe un avenir entre décroissance et déflation ! Il s’agit d’adopter dès aujourd’hui un système de dépendance entre actif et retraité qui tiendra compte de cette dégradation du mécanisme de solidarité.

    Déflation + décroissance : Il s’agit peut être du scénario principal qui ne peut être avoué officiellement ? Si c’est le cas, je suis d’accord, il faut modifier le système en profondeur !

    • Vous n’êtes pas sérieux en écrivant cela ?
      C’est chiffres avaient pourtant votre faveur d’entrée de jeu et par votre développement, curieuse volte face ! Avec pour seule pirouette « Au delà de ces chiffres qui ne veulent rien dire, et surtout du périmètre des hypothèses ».
      1) « au delà de ces chiffres qui ne veulent rien dire » » pouvez-vous étayer ?
      2) « surtout du périmètre des hypothèses » vous rendez-vous compte de votre inconséquence ?
      3) « Entre décroissance et déflation » écrivez-vous. Avez-vous une référence historique de cette paire ? Comment pouvez-vous avancer une telle hypothèse sans référence et pour des périodes aussi longues que la durée d’activité (plus de 40 années) couplée à une période de retraite (environ 29 ans) soit sur une longueur de temps à venir de 70 ans ?
      4) Le système RÉPARTITION n’est-il pas depuis son origine une DÉPENDANCE entre actif et retraité ? Qu’est-il d’autre ?
      5) Si vous ajoutez un problème de « dégradation du mécanisme de solidarité » au problème et la dégradation du ratio actifs/pensionnés, vous êtes malthusien dans l’âme et peu analyste d’une situation que vous avez abordé en profane. Il vous faut développer et ne pas jouer avec les mots comme un politicien.
      6) La réforme envisagée l’est sous l’angle de l’universalité, mais elle n’est pas explicitée et débattue avec les Français futurs retraités qui seront les seuls concernés, ce ne sont que des blablateurs qui diffusent et ne font aucune pédagogie. En qualité de Conseil en Gestion de Patrimoine vous ne devriez pas ajouter à la confusion mais au contraire participer de cette pédagogie nécessaire
      Vous êtes confus et empêtré vous devez vous expliquez

      • Merci.

        Je suis déçu par la violence et agressivité des propos. Nous sommes ici, humblement entre personnes qui se respectent. Pourquoi êtes vous agressif et violent ?

        Je ne crois pas que le sujet mérite une telle violence. Je ne comprends pas.

        Merci de votre respect prochain.

        • Les questions qui dérangent peuvent être déstabilisantes mais ne vous autorisent pas à me qualifier de « violent » et « agressif ».
          On dit que lorsque l’on a pas d’argument on s’en prend à l’individu, Vous ne vous valoriseriez pas en adoptant ce genre d’attitude et je ne vois pas en quoi je vous ai manqué de respect.
          Vous animez un blog public et vous vous devez d’être convainquant et surtout pas susceptible, l’argumentaire rhétorique existe, Aristote accueillait la contradiction et le questionnement, cela fait déjà 2.400 ans, ne disait-il pas « Un livre est bon si l’auteur dit tout ce qu’il faut, rien que ce qu’il faut, et comme il faut. » vous saurez remplacer le mot livre.
          Mes questions sont parfaitement correctes, votre posture n’est pas adaptée.
          Vous n’êtes pas là pour avoir des états d’âme et/ou des satisfecit mais pour échanger et faire de la pédagogie.
          Quand vous étiez étudiant vos professeurs réagissaient-ils comme vous lorsque vous leur posiez des questions ou les poussiez parfois dans leurs retranchements ?
          Le sujet mérite d’être abordé avec gravité, il y va de la vie de millions de gens dans le futur et non pas avec des dérobades
          A bon entendeur

    • Le COR y réponds lui même: les retraites futures seront assurées par un taux de remplacement qui passera de 60% à 40%: ils le disent officiellement
      A condition qu’il y ait de la croissance: sinon ce sera pire.
      Regardez les prévisions ArrcoAgirc de 1997, puis de 2007, de 2015 et la situation aujourd’hui : ça donne la réalité de la fiabilité de ces rapports.
      Quand à ceux du Cor, comparés depuis le début : une mascaraade

    • C’est quoi la définition de la décroissance ? un blog a déjà eu lieu sur le sujet et a été abandonné par les participants devant les arguments rationnels de Ange L.

      • Je ne veux pas faire de polémiques ! Mais quand vous écrivez des arguments rationnels de Ang L. , j’espère que vous plaisantez !

  17. Guillaume FONTENEAU says:

    Retraites : le rapport du COR met le gouvernement en difficulté : https://www.latribune.fr/economie/france/retraites-le-rapport-du-cor-met-le-gouvernement-en-difficulte-833745.html

    « Le creusement du déficit du système de #retraites ne serait donc pas dû à une hausse des dépenses mais à une baisse des ressources allouées au système de protection sociale. »

    « Cette réforme est uniquement politique et inutile sur le plan économique. Derrière un slogan qui pourrait donner l’illusion d’une recherche d’équité (‘un euro cotisé génère les mêmes droits’), se cache une réforme exclusivement financière dont le seul objet est de diminuer le poids des retraites, considéré comme une dépense publique […] Elle ne vise qu’à permettre à l’État de mettre la main sur les réserves accumulées par les régimes complémentaires et notamment AGIRC-ARCCO » selon la CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres)

    Et ce n’est pas la CGT qui écrit cela ! C’est le syndicat des cadres !

  18. Ce matin, sur BFM BUSINESS une émission très intéressante sur la question de la réforme des retraites :

    Je ne croyais pas possible d’entendre de tels propos sur une radio / TV qui prône le libéralisme à longueur de journée ! Cela me semble démontrer une prise de conscience majeur sur la réalité de la réforme

    Les Experts : Retraites, le 5 décembre est-il évitable ?

    Les Experts : Les Français ont-ils raison d’être pessimistes ? :

  19. julien bonnetouche says:

    De temps en temps il invitent des « gauchistes » comme Gilles Raveaud histoire de créer le buzz et apparemment ça marche !!
    Mais ses propos sont à prendre avec les même pincettes que ceux de Thomas Piketty
    C’est toujours la même sérénade : il n’y a pas de problème de financement : il suffit de prendre l’argent là où il y en a, dans la poche des autres !!!
    Ici ce sont les caisses de retraite bien gérées et donc bénéficiaires pour payer celles des employés de la SNCF.
    Voilà une idée quelle est bonne !!

    Dire qu’il est professeur…. A Saint Denis tout de même…. A Dauphine, là où se trouve les vraies futures élites du pays, il ne terminerait pas son premier cours !!!

    • Si c »était bien clair, ce problème de financement des retraites, le gouvernement aurait déjà expliqué son projet, avec chiffres et démontrations à l’appui. . Mais comme j’ai l’impression que le gouvernement ne sait pas encore lui-même quel est son PROPRE projet, ( c’est quand même un comble !!!!!!!!), j’ai quand même quelques doutes..

    • Piketty veut prendre 60 à 90% de la valeur du patrimoine au-dessus de 2 milliards de patrimoine.
      En fait, il veut que l’état exproprie gratuitement les entreprises françaises.
      Bien entendu, cela servira à augmenter les revenus des ministres et à mettre plus de monde au chômage. Mais ça il ne le dit pas.

  20. Un chiffre ne peut être faux, tout mathématicien vous le dira.
    Ainsi le système décimal est faux. Le système unaire qui doit remonter à 20.000 ans de mémoire serait faux. Tout est donc faux d’après vous.
    Etes-vous allé à l’école et qu’en avez-vous retenu?
    C’est incroyable de lire cela, quelle désolation !

    • Ce commentaire était destiné à Laurent et à G Fonteneau qui le reprend, désolé pour le mauvais emplacement, mais le service informatique est lent et j’ai dû me tromper

  21. Voici ce que nous pouvons lire sur le site officiel de la réforme des retraites – https://reforme-retraite.gouv.fr/le-saviez-vous/les-idees-recues/article/notre-systeme-de-retraite-est-en-faillite

    « Notre système de retraite est en faillite »

    FAUX !

    Les dernières réformes de notre système de retraite ont permis de combler les déficits annoncés. Nous sommes proches de l’équilibre (déficit de 0,3% du PIB).

    Le système des retraites obligatoire représente aujourd’hui un budget de plus 300 milliards d’euros par an : cela représente 14% du PIB.

    La retraite est la première dépense sociale en France. Elle est au cœur de notre protection sociale et son financement est assuré.

  22. julien bonnetouche says:

    Je vois que l’on pose la question « qu’est ce que le néo-libéralisme » ?

    C’est du libéralisme au sens large qui s’oppose à la social démocratie en vigueur dans tous les pays d’Europe.( une touche de liberté pour que les entreprises payent suffisamment d’impôts à la collectivité, mais pas plus)

    les tenants du collectivisme qui haïssent la liberté du libéralisme emploient le mot néo-libéral de manière péjorative.

    Jean Marc Daniel dit en souriant que dans tout nouveau livre d’économie il cherche le mot « néo-libéral » et quel est son positionnement éventuel par rapport au début, de manière à se faire une idée du degré d’imprégnation idéologique de gauche de l’auteur.

  23. Merci. Bonne astuce de Jean-Marc Daniel pour mesurer la longueur de la laisse.

  24. Réforme des retraites: chute de pension en vue pour les mères de famille

    Source : Le figaro https://www.lefigaro.fr/retraite/reforme-des-retraites-chute-de-pension-en-vue-pour-les-meres-de-famille-20191126?utm_source=app&utm_medium=sms&utm_campaign=fr.playsoft.lefigarov3

    Si même le figaro s’y met ….

    « EXCLUSIF – L’exécutif présente la réforme des retraites comme favorable aux femmes. Mais une étude inédite démontre avec force le contraire.

    Alors que le futur système universel par points est présenté par le gouvernement comme favorable aux femmes, il pourrait toutefois faire de nombreuses perdantes parmi les mères de famille, selon une étude de l’Institut de la protection sociale (IPS) qui doit être dévoilée ce mardi et dont Le Figaro a eu la primeur. «Le gouvernement avait reconnu que les familles de trois enfants seraient perdantes, mais nos simulations montrent que le nouveau dispositif est aussi défavorable aux mères d’un et deux enfants», jure ainsi Bruno Chrétien, le président de l’IPS, simulations à l’appui.

    La réforme Delevoye pourrait remettre en question les trimestres accordés aux femmes ayant élevé des enfants. »

  25. Dindonsauvage says:

    Alors oui on aura une retraite mais à combien.
    Je veux bien que ce soit bien d’avoir une retraite mais si c’est pour avoir un taux à 1/3, 1/2 ?
    c’est surtout cela qui est inquiétant …

    • 1/2 c’est déjà le cas pour une partie de la population de retraités (que je ne sais pas chiffrer mais probablement plus dans les classes moyennes et supérieures)

  26. julien bonnetouche says:

    Mais enfin !! L’État est endetté à hauteur de 100% du PIB.
    Nous payons dont les retraites et d’ailleurs les salaires des fonctionnaires et d’une manière générale les dépenses publiques avec de l’endettement.
    Dire qu’il y a de l’argent est donc faux.
    Il n’y a que de l’argent emprunté que l’on ne remboursera jamais par les moyens traditionnels.
    Et comme le dit Michel, il se peut qu’un jour cela nous explose en pleine tête, avec une demande de remboursement immédiat.
    Et si à ce moment là il reste encore quelque chose de nos retraites il faudra être contents.

  27. A Johnny,

    C’est beau les syndicalistes politisés gavés d’avantages acquis (à qui d’ailleurs?) payés par les autres,ces mêmes syndicalistes qui se goinfrent dans le parasitisme social et non paritarisme au nom d’une représentativité qu’ils n’ont plus si ils l’ont eu un jour.

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