Nous vivons une drôle de période ! L’économie bat son plein ; la croissance Française a atteint 1.90% et pourrait se prolonger au même rythme pour 2018 ; le taux de chômage semble baisser, trop lentement, mais il baisse ;

Bref, tout indique que nous allons bien … pourtant, rien ne va ! Nous sommes tristes, nous nous ennuyons… La confiance ne revient pas. Mais ou est l’euphorie ou l’enthousiasme qui devrait aller de pair avec une tel renouveau économique ? Le poids des excès du passé sont ils trop lourds à gérer pour emporter l’insouscience des peuples ? 

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Avez vous l’impression que les Français sont heureux, légers, confiants ? Non, l’air du temps est lourd malgré des indicateurs économiques qui affirment que tous va bien.

 

 

A la recherche du prétexte qui permettra enfin de purger les excès du passé pour construire une nouvelle « narration » du monde ?

En réalité, le temps semble comme suspendu, dans l’attente de l’événement, du prétexte qui permettra enfin de purger ces excès passés et de repartir sur de nouvelles bases, saines, vertueuses et durables. Ne serions nous pas à la fin d’un système qui cherche à se réinventer et qui cherche le prétexte pour engager cette purge indispensable qui nous sauvera ? 

La question est alors de savoir quel sera ce prétexte ? Faut il construire un peuple ennemi qui sera l’excuse qui mènera à la prochaine purge ? Une crise financière ? Une crise écologique ? Une crise sociétale ?

Il est évident que nous ne pouvons pas continuer longtemps comme ça  ! La croissance est forte, supérieure à ce qu’elle peut être à long terme, pourtant, rien ne va. Les peuples ne sont pas heureux.

Pour vous en convaincre, je vous invite à lire cet article « Déclaration sur la visite aux Etats-Unis, par le Professeur Philip Alston, Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme« . (C’est en anglais, mais avec votre souris : Bouton droit, traduire en Français et vous y verrez plus clair). 

Imaginez quel sera le sentiment général demain, lorsque nous entrerons dans un cycle de récession (qui ne devrait pas tarder compte tenu de la longueur du cycle actuel).

 

 



Vers une nouvelle « narration » du monde ?

Le système va créer le prétexte qui lui permettra de s’adapter pour continuer. Ce prétexte sera l’occasion de reconstruire l’ordre du monde et de renouveler la narrative. C’est là une idée qui germe depuis de nombreux mois, mais qui se précise avec l’accumulation des signaux faibles qui sont en train de construire la  nouvelle narration du monde :

  • Développement durable et nécessité de protéger l’environnement qui accueille les activités humaines. En 10 ans, l’image de l’écologie a évolué de manière considérable. En France, le début de l’écologie, c’était il y a seulement 10 ans avec le grenelle de environnement ! Les réflexions vont bien au delà de la question de l’énergie renouvelable et du remplacement du pétrole, les débats s’orientent maintenant vers l’indispensable mise en place d’une société du low-tech, c’est à dire une société de consommation construite autour de la  sobriété (cf « Quelles technologies pour une société durable ?« ) ; 
  • La Suisse interdit la plongée dans l’eau bouillante des homards vivants. Ce n’est pas anodin ! C’est le signe d’un changement profond de la société ! Ne serions nous pas en train de prendre conscience que l’animal possède une conscience ? Cette prise de conscience peut bouleverser nos pratiques !

  • Remise en cause du capitalisme et de la mondialisation. Redéfinition du rôle de l’entreprise. Depuis quelques mois, les discours autour des entreprises à mission se développe. Regardez cette vidéo de l’intervention d’Emmanuel FABER, nouveau pdg de Danone à l’occasion d’une intervention auprès de la société de gestion d’actif Sycomore AM (le patron d’une des plus grandes entreprises Française qui fait une conférence auprès de spécialistes des marchés financiers et de la spéculation) Le changement de discours est vraiment intéressant ! Quel virage !

Malheureusement, nous, les gagnants du modèle actuel, ne seront probablement pas les gagnants du nouveau modèle …

Voici une série d’autres articles que nous avons déjà rédigé qui devraient vous permettre de prolonger la réflexion :

 

A suivre …

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16 Comments

  1. Pierrot says:

    Le marasme vient de la situation en cul de sac où nous nous trouvons. Surpopulation, réchauffement climatique, planète surexploitée, tensions humaines extrèmes et trop nombreux conflits, avec trop peu à espérer, à part la contagion du numérique dans tous les compartiments de notre vie. Et toujours les politiques à coté de la plaque et des soucis des populations. La gestion du patrimoine devrait prévoir aussi la préservation des ressources, voire l’autonomie de chacun. Révons d’un monde fraternel, d’une planète qui redeviendrait saine, et l’enthousiasme reviendra.

    • « la gestion du patrimoine devrait prévoir aussi la préservation des ressources, voire l’autonomie de chacun »… c’est à dire?

  2. L’économie va mieux..mais pour qui ? Il me semble que le français moyen ne voit pas son quotidien s’améliorer (se détériorer ?), d’où ce manque d’enthousiame dont vous parlez.

  3. Patrick says:

    Je pense… Mais peut-être est-ce que je me trompe…. Que j’ai été porté durant toute ma vie professionnelle par l’idée d’avoir une vie meilleure que celle de mes parents, et que mes enfants en auront aussi une meilleure que la mienne.
    Or…. Je constate aujourd’hui que tout ceci tombe à l’eau.
    Sans parler de l’environnement qui se dégrade, il suffit de regarder les retraités manifester aujourd’hui et de voir l’horrible quotidien des Ephad… des problèmes superbement évacués par nos politiques, d’aujourd’hui, tout autant que par ceux d’hier. C’est vrai que eux, ils ne seront jamais confrontés à ces problèmes.
    Dans ces conditions, tout le bla-bla de cet article « vers une nouvelle narration du monde » ne sont que paroles de politiques qui ne font que s’écouter parler.

    • Merci Patrick.

      Qu’entendez vous par une « vie meilleure » ? Qu’est ce qui pour vous permettrait d’affirmer que vous avez une vie meilleure que vos parents et surtout que vos enfants auront une vie meilleure ?

      Ne croyez vous pas que nous sommes en train de redéfinir cette notion de « vie meilleure » qui ne pourra plus se limiter à des notions pécuniaire, niveau de vie ou autre PIB, au profit d’un cadre de vie ou d’un bien être collectif ?

      • Patrick says:

        Oui, vie meilleure n’est pas que financière, c’est le cadre de vie, la santé, la dépendance… La sécurité! Autant de secteurs dont l’état se désengage.

    • Stephen Hawking:
      « Je ne pense pas que nous survivrons 1000 ans de plus si nous ne nous échappons pas de notre fragile planète », avait indiqué Stephen Hawking, selon qui il « faut continuer à aller dans l’espace pour le futur de l’humanité ».

      « Si l’humanité veut vivre encore un million d’années, notre futur repose sur le fait d’aller là où personne n’est encore allé », avait-il martelé l’année dernière, depuis le Starmus Festival à Trondheim, en Norvège.  »

      Donc il y a de l’espoir, investissons tous sur « SPACE X » !!!

  4. Le marasme, en France, vient du fait que l’état asservit son peuple, le spolie et lui fait perdre tous ses repères.
    Cela commence avec le fonctionnariat qui prive chaque fonctionnaire de la liberté d’entreprendre ou de travailler dans le privé. C’est une des causes du chômage de masse : l’état qui spolie les ressources humaines.
    Un environnement législatif qui change chaque année, voire de mois en mois, ce qui crée une instabilité faisant au mieux hésiter sinon fuir les investisseurs.
    Les décisions de rupture sont prises verticalement sans savoir si la société y aspire. On a donc une forme d’uniformisation des décisions politiques au niveau régional (Europe occidentale) ou mondial et une perte d’identité en découlant.
    Des guerres sont déclenchées dans des pays pour leurs ressources en matières premières ou pour leur situation géographique stratégique (gazoducs, oléoducs par ex.), puis les mêmes verticaux exigent que l’on accueille ces populations qu’ils ont fait fuir. Ceci aux dépens de la sécurité et du niveau d’instruction censé être dispensé à l’intérieur de nos frontières.
    Même la famille n’est plus un refuge ni même une valeur. En tant que CGP peut-être allons-nous un jour conseiller la location de ventre pour optimiser les revenus professionnels et bénéficier d’une réduction fiscale. Bref, tout ce marasme pourrait disparaître. Il suffit pour cela soit de ne plus avoir aucune confiance en l’état soit d’avoir un dictateur éclairé qui mettrait tout le monde en ordre de marche.

    • J’ai envie d’apporter un modeste avis à votre commentaire, mais je ne sais pas par où commencer, tellement il y a me semble t-il des analyses vraies et d’autres qui sont à classer dans la grande, dans l’immense catégorie des idées reçues ou insuffisamment complètes, alimentées notamment par la sphère médiatico-politique.

      Certes, l’État nous asservit, mais c’est principalement l’État « socialisant » qui en est à l’origine depuis les années Mitterrand et il est à noter que d’autres pays plus libéraux n’ont pas pris ce même chemin et que le peuple Français commence, je dis bien commence à comprendre l’impasse du socialisme, ce qui laisse présager, je l’espère, des décennies plus libérales avec une emprise moindre de l’Etat sur le peuple (signe – surveiller l’ascension de V. Calmels dans les prochaines années/décennies).
      La famille, l’instruction, les ressources, la sécurité, la GPA, … toutes ces notions ne sont pas ce qu’elles étaient hier et ne seront pas demain ce qu’elles sont aujourd’hui, c’est l’irrémédiable évolution des sociétés et plus globalement du monde, on ne peut pas « désinventer ». Alors sont-elles, seront-elles meilleures que dans le passé, c’est aussi une affaire de référentiel.
      Oui, nous avons pour beaucoup d’entre nous (seniors qui avons un autre référentiel) le sentiment d’être dans un creux de la vague, mais la mer continue de monter !
      Faut-il un tsunami pour revenir dans des eaux plus calmes ? L’histoire dit OUI et c’est mon sentiment également, mais sera-ce la réalité ?
      Ce sentiment, c’est pour moi dans le désordre : crise financière et de la dette, tensions géopolitiques sur fond de dominations, de pouvoirs (EI, US, Russie, Chine, Sionisme, …) et de matières premières, crise économique, leader en termes de puissance militaire, guerre,…. et puis RESET. Tout ceci peut être résumé en trois mots: Folie des Hommes.
      Une chose est (quasiment) sûre en revanche, c’est que le capitalisme (sain) et la soif de liberté ne sont prêts de disparaître, même si le chemin est semé d’embûches.

  5. Si la Suisse interdit la plongée du homard, alors Omar m’a tuer (sic et sic)….
    Il faudra alors bannir la torture sur les humains et les guerres, mmh?

    Belle évolution sociétale qui tire les larmes des yeux…. on va vers des lendemains qui chantent, c’est sûr….

    Laissons là les graphiques et les « indicateurs » qui peineront toujours à représenter le Réel dans sa flamboyante et bosselée intégralité, (oui, je sais on rentre dans le PIB la prostitution, on est compréhensifs…), signes qui n’effleurent même pas l’indicible de l’âme et le ressenti des »gens »

    Plus sérieusement et sur le pourquoi du désespoir, voire de la désespérance du peuple, qui ne peut pas toujours le formuler, mais le ressent, tant est drastique la chute des connaissances et de l’éducation, on relira l’excellent H16 qui résume bien l’expérience de la situation :

    « Notre société a donné un pouvoir de plus en plus grand à l’État, la collectivité, au groupe, et, par voie de conséquence, de plus en plus restreint à l’individu ; progressivement dépouillé de sa responsabilité, l’individu n’a plus de pouvoir sur sa propre vie.

    Pour la plupart, cette frustration, sourde et lancinante, sera ressentie sans être jamais ni analysée ni même combattue. Pour certains, elle sera comprise et trouvera avec le libéralisme un début de réponse aux problèmes rencontrés : en redonnant aux individus la responsabilité de leurs actes et la liberté qui y est attachée, on lui redonne des marges de manœuvres, une façon concrète d’agir dans sa vie, de lui donner le sens désiré.

    Pour d’autres en revanche, bien plus nombreux, l’analyse et la compréhension étant souvent hors d’atteinte ou, pire, masquées par les discours ambiants et la contrainte sociale, il s’agira de retrouver cette parcelle de pouvoir dont ils auront été spoliés au travers des domaines étroits où leur responsabilité est engagée. Typiquement, on retrouvera leur comportement inflexible et dépendant seulement de leur bon vouloir, derrière le guichet de l’une ou l’autre administration où le sort d’un autre individu sera entièrement à leur merci ; c’est ce même désir d’exercer un pouvoir, jouissif, sur la vie d’autrui,(…)
    C’est exactement le même mécanisme lorsqu’une batterie « d’inspecteurs du travail », tristes exécutants d’un code de loi poussiéreux, pourchasseront quelques individus pour des peccadilles en lieu et place de ces inspections dans les endroits où, justement, elles seraient les plus nécessaires (mais aussi, les plus dangereuses et donc les moins rémunératrices en regard du risque réellement encouru).

    L’État, en dépouillant les individus de leur liberté d’agir pour eux-mêmes, a créé des armées de frustrés dont la capacité de nuisance pour autrui est alors inversement proportionnelle au risque qu’ils prennent en appliquant leur parcelle de pouvoir. Et malheureusement, ceux qui croient que c’est un effet de bord malencontreux du collectivisme se trompent : c’est un effet recherché.

    Il n’y a pas de meilleur contrôle des individus que l’arbitraire appliqué par ceux qui ne savent rien faire d’autre. »

  6. Cette ambiance étrange dans laquelle les pays développés ne sont pas en guerre (la plus longue période de paix de l’histoire) mais dont l’endettement est celui de pays en guerre, vient d’une crise identitaire profonde à mon sens. Personne ne sait d’où il vient ni où il va. Les livres d’histoire sont tronqués, et le futur est terrifiant avec des défis qui semble impossibles à relever (remb de la dette, désastre écologique entre autres). C’est le règne de l’instant présent avec ses paillettes et ses rêves. Tout le monde sait qu’il y a de gros problèmes, mais personne ne se risque à les affronter avec réalisme, sauf quelques-uns qui osent innover et assumer leurs différences, mais ils sont rares. On les appelle les indépendants et le système a tendance à les rejeter car ils sont libres ! Pour aller plus loin sur ce thème, je recommande l’excellent roman philosophique « La Grève » de Rand Ayn (best seller le plus influent aux USA après La Bible)

  7. Jean Picavet says:

    Kongratiev et Kleinknecht vous proposent des réflexions globales passionnantes.
    Nous avons à faire face en France à un important phénomène de vieillissement et la génération des 45/55 , consommateurs et investisseurs, débute sa phase numérique descendante..
    Que signifie le Développement Durable quand on n est pas capable de préserver son environnement …et de subir l obsolescence a marche forcée …ne devrait on pas réfléchir en termes de non développement durable afin de pouvoir identifier les véritables clefs d un avenir enviable pour tous puis d en prendre le chemin ?

    Gérer son patrimoine…le thème dans le contexte économique que l on sait , ne nous invite t’il pas à privilégier la jouissance ?

    Pour terminer sur une note d’humour : un contrôleur de gestion invité par sa boîte à un concert classique et questionné par son boss sur son appréciation du spectacle : Chef le concert était bien mais je pense qu on devrait pouvoir faire aussi bien en supprimant un violon et probablement les doubles croches !!!

    • Une approche comptable de la musique ?

      Passionnant de déprime…..

      Bon vent (et de le renvoyer dans les cordes) à ce zombie de contrôleur.

  8. Vanille says:

    Rien ne redémarrera tant que nos gouvernants continueront à vouloir nous obliger à être un peuple multiculturel et à vouloir renier l’histoire de la France et ses valeurs.
    La fabrication de nomades sans racine ne fabrique que des gens malheureux qui ne veulent pas investir pour la communauté mais que pour eux même.
    Dans moins de 30 ans les Français de souche seront minoritaires dans leur propre pays et toutes nos valeurs ne seront que De l’histoire ancienne . pire encore , notre pays sera pillé et dévasté par des peuples qui n’ont pas du tout les mêmes aspirations que nous.
    Regardez les villes et vous comprenez que tout change très rapidement…
    Alors dans ces conditions comment voulez vous qu’on ait envie d’investir, de travailler, d’aller de l’avant… on est soit proche d’une guerre civile ou on se fait bouffer!
    Alors toujours envie de rire? Non on est amère

  9. Oui, cette composante est aussi importante que tous les fondamentaux économiques précités, elle est de plus enfouie car refoulée de facto par les interdits nombreux que le pouvoir et la bien pensance sécrètent.
    Or comme toute eau souterraine, le travail de sape du moral d’un groupe est puissant quoiqu’initialement peu apparent.
    Nous y arrivons….

    • Vanille says:

      Pour y arriver, il faudra avant renverser le président et le gouvernement et mettre enfin un président qui tient compte de cette donnée (la france aux Français, l’argent des Français pour les Français, stop à cette invasion massive)

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