Depuis le lancement du contrat Euro-croissance, je ne cesse de vous clamer que ce nouveau support est l’avenir de l’assurance vie tant il répond aux attentes des épargnants, mais aussi des compagnies d’assurance vie dans un contexte de baisse inexorable du rendement du fonds euros.

Aujourd’hui, les épargnants en assurance vie ont le choix entre :

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  •  Le fonds euros, placement historique de l’assurance vie, mais inadapté à la constitution d’une épargne de long terme suffisamment rémunératrice du fait d’une garantie du capital à tout moment qui réduit la recherche de rendement à long terme ;

 

  • Les unités de compte, c’est à dire l’investissement sur les marchés financiers en théorie plus rentables à long terme mais inadaptés à la psychologie des épargnants qui n’y investissent jamais au bon moment.  Les unités de comptes ne correspondent pas aux attentes des épargnants, du fait d’une prise de risque que les épargnants ne veulent pas assumer (et qui n’ont pas les compétences pour les gérer). Les épargnants acceptent d’investir en unité de compte lorsque le CAC40 montent contrairement au bon sens qui voudrait plutôt d’acheter quand les marchés financiers sont au plus bas.

 

 

C’est alors que le support Euro-croissance est une alternative particulièrement attrayante qui pourrait répondre aux besoin des épargnants :

  • Garantie du capital : Les épargnants ne veulent pas prendre de risque sur leur épargne. C’est ce besoin de sécurité qui explique le succès du fonds euros ! Avec le support Euro-croissance, les épargnants disposent d’une garantie totale du capital au terme d’une période de 10 minimum. C’est la compagnie qui assume le risque en capital à la place de l’épargnant ;

 

  • Une gestion financière déléguée à un professionnel qui s’engage : Les épargnants ne veulent pas gérer leur épargne et préfère transférer cette gestion à des professionnels. De surcroît, la compagnie d’assurance vie gestionnaire du support Euro-croissance assume le risque en garantissant le capital épargné. Si s’agit d’un alignement bien heureux des intérêts entre l’épargnant qui souhaite déléguer la gestion financière de son épargne et la compagnie d’assurance vie qui ne pourra pas « faire n’importe quoi » avec l’épargne de ses souscripteurs puisqu’elle garantit le capital épargné.

 

  • Des perspectives de rendement supérieures au rendement actuel des fonds euros englués dans la nécessaire liquidité de l’épargne. Attention, il ne faut pas s’attendre à un rendement très élevé digne d’une gestion financière volatile et spéculative. Le support Euro-croissance est un placement long terme, mais sans risque, le rendement devrait donc être supérieur à l’inflation, supérieur aux fonds euros traditionnels…

 

  • Une disponibilité de l’épargne à tout moment. Même si la garantie du capital est acquise qu’au terme d’une échéance comprise entre 10 ans et 30 ou 40 ans, votre argent est toujours disponible. La valeur de votre contrat sera alors la valeur au moment de la demande de rachat.

 

Voici une vidéo explicative qui illustre parfaitement l’intérêt du support Euro-croissance (Rassurez-vous, ce n’est pas une pub déguisée pour l’AFER qui propose la vidéo – Je n’ai aucun lien avec cette compagnie d’assurance vie, c’est seulement la seule qui communique activement sur ce produit)



 

 

Malheureusement, le support Euro-croissance n’est pas apprécié par les compagnies d’assurance vie qui préfèrent vous vendre des unités de compte.

Malgré l’intérêt indéniable pour l’euro-croissance, le succès commercial n’est pas au rendez vous ! La raison est simple : Les compagnies d’assurance vie ne veulent pas vendre ce produit, elles préfèrent vous vendre des unités de compte plus rémunératrices pour elles et surtout, moins complexes à gérer et moins gourmande en capitaux propres.

 

Mais la loi PACTE pourrait changer le donne et proposer une réforme de l’euro-croissance pour encourager les compagnies d’assurance vie à le proposer aux épargnants. Cette réforme technique viserait probablement la simplification, et une gestion assouplie pour les compagnies d’assurance vie.

 

A suivre…

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20 Comments

  1. ivan best says:

    Vous pourriez citer vos sources, quand vous parlez d’une future réforme de l’eurocroissance…
    Sans doute l’Agefi, en date du 9 mars
    https://www.agefi.fr/banque-assurance/actualites/quotidien/20180309/bruno-maire-prevoit-reforme-consensuelle-l-242081

  2. Bonjour,
    Je viens de recevoir un courrier de Generali pour la mise en oeuvre du mécanisme temporaire de transfert d’actifs autorisé par le décret n° 2016-959 du 13 juillet 2016.
    Votre article tombe à pic, j’aimerais savoir ce que vous en pensez.

    Je vous remercie

    • Je crois que nous n’avons pas le choix ! Le fonds euros était un excellent placement depuis le début des années 80, mais ce n’est plus le cas ! Il devient même dangeureux pour la solvabilité des compagnies d’assurance vie et donc du système financier dans son ensemble.

      Nous devons, collectivement, progressivement organiser la fin du fonds euros et la construction d’un nouveau produit d’épargne adapté. L’euro-croissance me semble être un excellent compromis ! C’est moins bien que le fonds euros, mais, le fonds euros n’a pas d’avenir, cessons de regretter ce qui n’existe plus.

      Il me semble dans l’intérêt général des épargnants d’utiliser les réserves du fonds euros pour participer à la construction de ce nouveau support qu’est l’eurocroissance. Ce transfert des plus-values c’est justement l’objet du courrier que vous avez reçu.

      Pour les détenteurs du fonds euros, ce n’est pas une bonne nouvelle … mais pour la collectivité des épargnants (dont font partie les détenteurs de fonds euros) c’est une bonne initiative qui devrait logiquement être renforcée.

      • Jean-Luc says:

        Bonjour,

        Le fonds euros n’a pas d’avenir parce qu’on souhaite organiser sa mort en dépit du bons sens.

        Les assureurs doivent provisionner en vue d’une remontée des taux, et ils le font déjà. La réglementation (Sapin 2) permet de temporairement bloquer les rachats en cas de crise systémique qui pourrait être créée suite à une remontée brutale des taux. Les assureurs ont déjà une certaine latitude au niveau des actifs représentatifs de leurs engagements en euros.

        L’eurocroissance est moins intéressant et moins lisible pour l’assuré, il n’a pas séduit massivement comme le fonds euros. Des ajustements techniques n’y changeront rien, d’autant plus avec l’entrée en vigueur du couple DDA/PRIIPs qui devrait renforcer le devoir de conseil.

        Le plus raisonnable, au lieu de s’acharner sur le fonds euros, serait de contraindre les assureurs à investir différemment leurs actifs représentatifs des fonds euros, via une revue des règles de Solvabilité 2.

        Le « transfert des plus-values » est juste le pillage du fonds euros pour favoriser une solution dont les gens ne veulent pas…

        • « L’eurocroissance est moins intéressant et moins lisible pour l’assuré, il n’a pas séduit massivement comme le fonds euros ». C’est normal, les compagnies ont refusé de la vendre !

          Le plus raisonnable, au lieu de s’acharner sur le fonds euros, serait de contraindre les assureurs à investir différemment leurs actifs représentatifs des fonds euros, via une revue des règles de Solvabilité 2. … Oui, mais la reglementation du fonds euros ne le permet pas assez. Le passage à l’euro-croissance aura cette même conséquence

      • ROLAND GARNIER says:

        Faut-il comprendre que la loi PACTE contraindrait les assureurs et donc les souscripteurs a basculer les contrats anciens « fonds € » vers des contras euro croissance ?
        Ceci sans laisser le choix et la possibilité de conserver ces anciens contrats € ?

  3. D’une part vous dites:
     » Aujourd’hui, les épargnants en assurance vie ont le choix entre :
    – les fonds en Euros,
    – les UC.
    Vous oubliez volontairement ou pas, l’AV en Euros Luxembourgeoise (qui n’est pas une réassurance), qui vous offre de bien meilleures garanties que les AV Françaises, même si la compagnie fait faillite.

    D’autre part, vous ajoutez:
    « De surcroît, la compagnie d’assurance vie gestionnaire du support Euro-croissance assume le risque en garantissant le capital épargné »
    Certes, mais quid de cette garantie si la compagnie fait faillite ? Ce qui, du fait de la remontée des taux, devient plus que probable pour un certain nombre d’entre elles.

  4. Bonjour,

    [Guillaume a dit en commentaire ci-dessus]
    « Il me semble dans l’intérêt général des épargnants d’utiliser les réserves du fonds euros pour participer à la construction de ce nouveau support qu’est l’eurocroissance. »

    Tout d’abord, lorsqu’on invoque des arguments du type « Bien commun », « Intérêt général », etc. à la fin, la population y perd, et généralement beaucoup. Tous nos politiques sont coutumiers du fait, depuis des décennies.

    Ensuite Guillaume, il y a une contradiction majeure dans l’argumentation de fond me semble t il :

    A longueur d’articles sur l’immobilier, tout le monde ou presque, vous y compris, répétez fort justement que si un actif immobilier a besoin d’un avantage fiscal, d’une carotte, alors il y a de très fortes chances pour qu’il intrinsèquement mauvais et qu’on maquille la piètre performance avec un bonus fiscal. Qu’il faut probablement le fuir. (ex : Pinel, FCPI, etc.)
    Et vous avez tout à fait raison !

    Mais alors pourquoi, Ô mon dieu pourquoi, dans le cas de l’Euro-croissance, dont personne ne veut, qui a été décrié et démonté ici même sur ce blog dans la plupart des commentaires, qui est un échec retentissant, persistez vous à dire qu’il s’agit d’un bon produit ?
    C’est tellement un mauvais produit que l’Etat va invoquer la puissance légale pour tenter de le faire adopter.

    Comment cela peut il ne pas vous interpeler ?? Comment pouvez vous rester autant accroché à ce produit depuis aussi longtemps ?

    • Juste petite remarque, que viennent faire les FCPI dans la liste d’actifs immobilier ?

      • Rien du tout ! 🙂
        Formulation malheureuse de ma part…En fait, citer le dispositif Pinel m’a fait penser aux FIP / FCPI, largement abordés aussi sur ce blog pour leurs performances intrinsèques des plus modestes en général, voire négatives, et dopées par l’avantage fiscal

        Merci d’avoir remarqué cette imprécision de ma part.

        • « ….aux FIP / FCPI, largement abordés aussi sur ce blog pour leurs performances intrinsèques des plus modestes en général, voire négatives, et dopées par l’avantage fiscal »
          Si vous me lisez lorsque le sujet des FIP/FCPI est abordé, vous savez que je m’inscris en FAUX sur cet idée reçue ou fake news pour être à la mode d’aujourd’hui. Avez-vous déjà investi dans ces fonds(*) pour être si sûr de ce que vous avancez ? Probablement non et vous répétez inlassablement ce qui est écrit dans tous les revues et blogs du genre.
          (*) je parle de fonds sélectionnés pour leur sérieux.

  5. Benjamin says:

    Bonjour,

    Concernant l’euro-croissance, même si je partage votre idée qu’il est du devoir d’un assureur de prendre des risques plutôt que d’organiser le transfert de ce risque vers les assurés, il me semble que l’euro-croissance n’a pas bénéficié d’un contexte obligataire favorable.
    Pour garantir le capital à échéance des 8 ans, la faible rémunération obligataire obligeait ces dernières années les assureurs à consentir une part trop importante d’obligations dans la constitution d’un actif euro-croissance. La faible part disponible pour les investissements dynamiques ne parvenant pas à rendre suffisamment attractive ce type de contrat.
    La remontée actuelle des taux peut de ce fait représenter une nouvelle situation plus favorable.

  6. Fredy Gosse says:

    Merveilleux on pique les plus values latents que l on va transformer en plus Values reelles au profit de souscripteurs d eurocroissance (technique connue des assureurs pour créer de nouveaux contrats
    Plus attrayants ) et tout cela soit disant à la demande des clients qui curieusement n en veulent pas.
    Et tout cela dans notre intérêt et pas celui des assurances😩au même moment la cagnotte est de retour🤬

  7. Laurence says:

    Complètement d’accord avec Benjamin, compte tenu du niveau obligataire, il fallait placer 85-90 % sur le fonds € d’un contrat Eurocroissance pour reconstituer le capital à 8-10 ans. Lorsque vous ne diversifiez que 10 à 15 % il est où l’espoir de gain ? elle est où la formule magique de ce « super contrat » ? La solution : s’engager sur 20 ans minimum, mais qui est prêt à cela ? pas moi en tout cas.

    • Bonjour Laurence,

      Mais savez vous que les capitaux sont toujours disponibles dans l’euro-croissance, mais valorisé en valeur de marché ?

      Demain votre analyse sera t’elle toujours la même si l’eurocroissance affiche 3.50% de rendement annuel / 15 ans et le fonds euros 1% ?

      • Laurence says:

        Bonjour Guillaume, mon avis sur l’Eurocroissance est lié principalement au niveau des taux obligataires, ce produit n’a pas été lancé au bon moment. Si les taux continuent leur remontée, alors il deviendra intéressant.

  8. Fredy Gosse says:

    vous savez pourquoi les assureurs n’en voudront pas, parce que à la fin ils seront encore garants et ça ils ne veulent plus

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