Je suis has been. Je n’ai que 36 ans, mais je me sens totalement dépassé par cette nouvelle manière d’entreprendre. Je me sens totalement vieux jeu avec mon raisonnement de « terrien » qui veut que l’on s’engage dans l’entrepreneuriat, progressivement, humblement, avec pour seul objectif de générer des bénéfices qui permettront à l’entreprise d’investir, de croître et se développer, lentement, mais surement !

Je n’arrive plus à comprendre les nouveaux entrepreneurs qui ne pensent qu’à créer une start-up, lever des capitaux pour financer la croissance de l’entreprise ou encore lancer une ICO (Initial Coin Offering) basée sur la révolution blockchain.

Dans mon raisonnement « terrien », créer une entreprise, c’est développer un chiffre d’affaires, mais surtout chercher à faire des bénéfices qui permettront d’embaucher, investir et faire croître, plus ou moins rapidement, l’activité (et donc les bénéfices) de l’entreprise. Créer une entreprise, c’est investir dans des actifs matériels ou immatériels immobilisés qui permettront de générer du chiffre d’affaires et des bénéfices.

Le besoin de fonds de roulement initial nécessaire au cycle d’exploitation doit être financée par le chef d’entreprise par apport en capital puis par l’exploitation de l’entreprise.

En tout état de cause, l’objectif unique doit être la recherche de bénéfices, seule condition au développement futur de l’entreprise.

Développer une entreprise, c’est long, très long ! Ce sont souvent des années de sacrifices du chef d’entreprise qui ne se payent pas pour ne pas priver l’entreprise des capitaux dont elle a besoin pour créer un environnement rentable.

 

 

Entreprendre en 2018, c’est créer une start-up et chercher à lever des capitaux le plus rapidement possible pour financer la non rentabilité de l’entreprise.

J’ai parfois honte de me présenter comme « indépendant », c’est à dire chef d’entreprise de moi-même, entrepreneur de ma toute petite entreprise. Je ne suis pas CEO, founder, CDO, ou autre startuppeur … Je n’ai que l’ambition de générer du bénéfice, seul source de pérennité du développement futur de ma petite entreprise.

Je me sens totalement hors du cadre des élites qui ne parlent que de startup, de lever de capitaux, d’incubateur, de concours de pitch, d’ICO… J’ai parfois le sentiment que les nouveaux entrepreneurs ne cherchent pas des clients, seules source de succès de leur entreprise, mais des investisseurs en capital, qui permettront de payer les salaires et développer un « produit », tellement innovant qu’on ne se demande jamais si les clients sont disposés à l’acheter.

On innove, on disrupte, on crée des nouveaux produits géniaux grâce à généreux investisseurs en capital sans jamais être rentable, espérant seulement qu’une entreprise rentable (souvent de la vieille économie) accepte un jour de racheter très cher, ce produit tellement innovant que vous n’avez pas assez de client pour être rentable.

Et si un jour, plus aucun investisseur en capital ne veut « financer » ce panier percé, on dépose le bilan, et l’affaire est réglée !

L’exemple typique, c’est Sarrenza, le vendeur de chaussures sur internet, qui a détruit des pans entiers de l’économie depuis 2005, … sans jamais avoir été rentable ! Au final, c’est monoprix, entreprise de l’ancienne économie, qui vient de racheter l’entreprise.

Il est tellement facile de casser les rentes et d’innover lorsque la recherche de bénéfice n’est pas la priorité. Il est facile de dépenser de l’argent… un peu plus d’en gagner.

 

 

La token nation est au summum de l’absurdité du système qui permet aux entreprises de pré-vendre leur produit … en laissant croire aux clients, qu’ils sont en réalité des investisseurs qui vont faire fortune !

Avec les ICO, nous franchissons une nouvelle étape.

La « start-up nation » et la culture de la levée de fonds, c’est le financement du cycle de production par des capitaux propres apportés par des investisseurs en capital. L’entreprise dépense l’argent des investisseurs pour construire un produit tellement innovant qu’il n’a pas encore de marché. Celui qui aura accès aux capitaux les plus importants pourra s’imposer lorsqu’il aura détruit tous les concurrents (qui eux cherchent à gagner de l’argent, et non seulement à en dépenser).

La « token nation », c’est profiter de la nouvelle mode des ICO pour trouver des clients qui achèteront votre produit ou service avant que vous ne l’ayez créé (c’est déjà un exploit de vendre quelque chose qui n’existe pas), mais c’est surtout faire croire à ces clients qu’ils sont en réalité des investisseurs qui pourront peut être faire fortune grâce à leur achat.

Les ICO et plus globalement la token nation (tokenisation de l’économie), c’est formidable ! Plus besoin de partager votre capital avec des investisseurs en capital ! Il suffit de faire croire à vos futurs clients qu’ils peuvent faire fortune en pré-achetant le service que vous allez peut être réussir à créer …

Les meilleurs sont mêmes capable de combiner « lever de capitaux » auprès d’investisseur en capital et « ICO » ! Ils ont tout compris !

C’est un concept génialissime ! Nous sommes au paroxysme du consumérisme ! Les clients espèrent faire fortune grâce à leurs achats ! Extra !

 

Ponzi est vraiment un amateur à côté de cette nouvelle innovation !

Vous trouvez que la comparaison avec Ponzi est un peu forte ? Sachez que 90% des start-up font faillites et donc que les investisseurs en capital perdent la totalement de leurs investissement !

 

PS : Les investisseurs en capital, c’est vous ! C’est votre épargne placée en assurance vie ou dans les FIP et autres FCPI ! Vous devez vous sentir concerné ! (cf « Stratégie d’investissement : 2018, Éclatement de la bulle des start-up et retour aux fondamentaux « développement durable ». »)




63 Comments

  1. Ba la différence entre ponzi et un start-up, c est continence du risque que l’on prend .

  2. lol
    c est mieux avec confiance ?

  3. Mathieu says:

    J’ai le même age que vous et j’ai presque envie d’adhérer à votre discours, mais en même temps je garde à l’esprit que c’est ce modèle qui a permis à des géants comme Amazon ou Twitter de tenir bon pendant des années alors qu’ils n’engrangeaient que des pertes.

    Vous raisonnez comme un bon père de famille, mais les Jeff Bezos, Steeve Jobs, Elon Munsk et autres entrepreneurs géniaux n’auraient jamais eu le destin qu’on leur connaît s’il n’y avait pas eu d’investisseurs assez fous pour les suivre dans leurs délires.

    Alors certes ça ne fait pas mouche à chaque fois et toutes les startups ne deviennent pas des Gafa, vous avez tout à fait raison de le rappeler. De là à jeter le bébé avec l’eau du bain…

    Quant aux ICO, c’est tout simplement l’uberisation du capital-investissement. Les investisseurs ont-ils cependant bien conscience qu’ils n’achètent pas vraiment du capital ? Rien n’est moins sûr…

    • « c’est ce modèle qui a permis à des géants comme Amazon ou Twitter de tenir bon pendant des années alors qu’ils n’engrangeaient que des pertes. »

      Mais ces sociétés ne gagnent pas d’argent !! ou du moins très très peu au regard des montants colossales levés …

      La rentabilité doit s’apprécier au regard des capitaux propres investis. Gagner 1000€ lorsque vous avez 10 000 000€ de capitaux propre, ce n’est pas être rentable !

      • Mathieu says:

        Vous allez faire bondir les experts-comptables qui nous lisent ! La rentabilité c’est un ratio bénéfices sur chiffre d’affaires. Les capitaux propres n’ont rien avoir là dedans. Et puis surtout quelle importance ? Si la société est bénéficiaire et fait avancer le monde, personne ne s’en plaindra. Qu’elle ait des capitaux propres en excès, c’est un problème que beaucoup d’entreprises aimeraient avoir !

        • Mathieu says:

          Non pardon j’ai dit des âneries, le calcul de rentabilité tient bien compte des capitaux, j’avais en tête l’EBITDA. Cependant cela ne change en rien mon analyse…

        • Michel says:

          « Et puis surtout quelle importance ?…. »
          Sauf à la fin de la foire !!!!

      • Amazon commence à gagner beaucoup d’argent, et qui devient en situation de monopole, elle a gagné la partie.
        le discourt à été le même pour google et facebook, et le problème n’est plus comment il vont gagner de l’argent mais comment réduire leur influence.

  4. La difference c’est que les uns sont conscients de leurs turpitudes et que les autres en sont inconscients ! mais au bout du bout , c’est pareil , il y a des pigeons !

  5. Laurent says:

    Analyse très pertinente, mais je rapprocherais cela de la nouveauté dans cette « nouvelle économie de l’internet selon laquelle « the first takes all ». C’est une course de vitesse ou les start up n’ont pas le temps d’un développement entreprenarial classique. Effectivement ceci ne peut s’arreter que lors que les investisseurs diront stop et cesseront de croire ces balivernes? Cela s’appelle l’éclatement d’une bulle

  6. Lever de l’argent permet de financer une croissance que l’entreprise ne pourrait pas trouver sans.Au final ces startups cherchent la rentabilité mais à long terme.Ils leur faut du temps pour poser les bases, créer le service,créer la marque, mettre des barrières à l’entrée puis grossir.Ce n’est qu’après qu’elles peuvent aller chercher de la rentabilité si le BP est bon.Comment créer un géant comme AirBnb ou un Blablacar sans lever de fond? Combien d’entreprises peuvent devenir géantes sans investisseurs?

    • mishima says:

      Sur le fond vous avez raison, mais dans la pratique, un modèle perverti par le système est d’atteindre sans trop de dommages le 2ème tour de table vivant ( comprendre > sans que les fondateurs se soient fait éjecter à ce stade par les fonds qui ont mis à la poche au premier tour..), et de sortir le mieux possible au 3ème tour: beaucoup n’espèrent même pas atteindre le 3ème tour d’ailleurs…Et savent qu’une fois un investisseur rentré au 2ème tour ( après le 1er tour love money ), ils seront dilués à 20% et que la moindre baisse de régime leur imposera un DG extérieur mandaté par les investisseurs qui viendra nettoyer ce qui est possible, avant soit de plier bagage, soit de les éjecter pour prendre le contrôle..pas grave, ils auront palpé au 1er tour ( voir 2d) et ajouteront une ligne sur leur CV entreprenarial.

      D’ailleurs certains modèles économiques et produits très mode et en obsolescence techno très rapide, il n’y a pas de longue durée envisageable.. ( souvenez vous des lapins connectés.. ou des revendeurs d’unités telecom, mis à mal par la disparition de la facturation des minutes au profit de forfaits all inclusive )..Mais comme cité plus bas l’important c’est de vendre le pantalon a une jambe!

      • On est d’accord que le système est parfois perverti mais on le voit plus souvent dans les très grosses startup Americaines ou les fondateurs peuvent effectivement ‘palper’ lors d’une levée de fond.Mais dans la TRES grande majorité des cas, les fondateurs ne touchent rien lors d’une levée de fond.Cet argent sert à financer le développement de la société.

    • Damien says:

      Vous êtes donc en train d´accréditer l’idée qu’il y a trop d’argent en circulation et que les investisseurs ne sont plus très regardant sur les projets.

  7. Totalement d’accord avec ces analyses, et les destructions d’emplois qui vont avec. Ce manège ralentira avec la diminution des liquidités qui arrivera lors de la prochaine crise, que tout le monde prédit, sans savoir quand.

  8. Sans levées de fonds, on serait privé de beaucoup de produits et de services innovants dont les entreprises ne tiendraient pas jusqu’à la rentabilité. Et les seules entreprises capables de financer l’innovation seraient les grandes entreprises qui n’ont pas l’ADN de l’innovation.

  9. JACQUES DELBAERE says:

    Bjour ttes et ts; Croire au miracle, c’est un besoin; les gens jouent…et rêve:nt. Et plus c’est mystérieux, plus on y va… Le pragmatisme de Fonteneau, ça fait pas b….er !
    Nous souffrons d’une inculture sur le plan économique, largement entretenue dans des discours fumeux…. voire mystiques! L’argent un dieu ? On assiste au « miracle del la Foi  »
    Salut Guillaume

    • Philippe says:

      J’ajouterai une réponse d’un responsable de programmes à la NASA à la question « mais pourquoi aller sur Mars ? – This is emotional  »
      Oui c’est propre à l’humain. On rêve, gagne ou prend le bouillon. Et alors ?

  10. Benoît du Tertre says:

    Bonjour,
    Bravo, Je « like »:)…Je partage totalement le BSP de Guillaume !
    Bon sens Paysan pour les non initiés 🙂
    Bonne journée à tous.

  11. O tempora O mores…

    Tiens une vieille réminiscence latine…

    Cette digitalisation de l’économie me fascine par certains aspects, me préoccupe pour les jeunes générations, me fait sérieusement peur quand je pense à Schumpeter qui n’a pas mesuré que les destructions créatrices pouvaient engendrer un solde négatif de créations tant l’Intelligence Artificielle progresse vite, et surtout m’exècre tant elle nous éloigne des valeurs fondamentales.
    Les paysans et les marins ont ce bon sens car la nature leur rappelle que la vie est éphémère et que tout peut s’effondrer en un claquement de doigts, il faut donc apprécier et savourer les choses simples et se détourner tant que faire se peut du veau d’or 😉

  12. OlivierP says:

    Bonjour,

    Je lis les commentaires avec un sourire car je pense qu’il ne faut pas confondre les sociétés IT d’aujourd’hui et d’autres domaines plus classique.

    J’ai participé à pas mal d’aventure, et elles se ressemblent toutes:
    – Soit on part sur une société rentable et on créée un modèle bénéficiaire dés le début: genre SSII: vente de l’expertise à la journée, ou au mieux au forfait … ca se valorise pas trop (CA ou nombre d’ingénieur)
    – Soit on fait un coup, et donc on essaie d’émerger pour se faire racheter.
    Nous sommes dans le 2ieme cas avec les vagues successives:
    – le Web (B2C): 1998 – 2000
    – Le Web 2.0 (B2B2C) 2005
    – Le Cloud 2010
    – L’IA et IoT: 2013-17
    – La blockchain et IoT – Now

    Et ne pas oublier BigData et sécurité qui sont des domaines de fond …. surtout en ce moment avec le cyber terrorisme ..

    Le but est simple: occuper le marché ! les investisseur ne veulent pas faire de bénéfice, mais une PV. C’est marqué noir sur blanc dans les pactes d’actionnaires.

    Donc, du buz, des partenariats, des salons/web, des références avec des grosses boites. En 3 ans, la boite doit avoir un prototype qui marche avec une PV biz et un max de client en démonstration.
    Et on vend à un gros client: IBM, Cisco, MS, ou autre … qui sont des champions du monde du rachat (car elle sont trop lourdes pour développer elle même)

    Et donc ce sera les grosses sociétés qui développeront l’activité en intégrant la « nouvelle » solution dans une offre globale long terme … avec une certaine pérennité car comme on dit dans le milieu : « Aucun DSI ne s’est fait virer en choisissant une technologie IBM … »

    Bref, rien de surprenant, seulement, il faut savoir ce que sera la nouvelle tendance …

    OP

  13. julien bonnetouche says:

    Éternelle querelle des anciens et des modernes.

    tu es un vieux Guillaume !! (Ha!ha!Ha:)

    Mais au delà, les deux problèmes fondamentaux sont :

    La rapidité de la transformation de l’économie que peu de gens arrivent à suivre

    La destruction d’emplois où une énorme majorité va se retrouver soit chômeur soit relégué à des emplois subalternes et une infime minorité qui détiendra les manettes du pouvoir.

    Il faudra surement plusieurs générations pour rééquilibrer cela.

  14. mishima says:

    Il y a aussi un changement de mentalité fort qui est de tout avoir tout de suite…en faisant le minimum d’effort en faisant une grosse PV.
    Les écoles de commerces sont passées du modele Nespresso il y a 10 ans qui était le saint graal, au modèle IT ou pire crowfunding..l’entrepreneur au delà du love money ancestral commence a taper tout le monde au lieu d’aller voir une banque…j’ai eu le cas d’une relation qui ouvre une boulangerie dans un bled et qui fait un crowfunding pour s’acheter son four et du coup c’est un bide…
    Le raisonnement expliqué plus haut sur le fait d’être le premier est valable mais non seulement il n’y a que quelques 1eres places, mais tout les domaines ne sont pas concernés non plus, c’est là que les déconvenues arrivent aussi car tout les domaines ne sont pas disruptifs comme Amazon l’a fait et finalement beaucoup sont de l’ancienne économie déguisée

    • Vous avez raison Mishima (quel pseudo!!)

      Le bourrage de crâne des écoles de commerce fait tache d’huile et leur modèle actuel est la PV
      Or dans un monde où celle ci devient difficile, la PV est le plus souvent remplacée par la financiarisation et l’easy money.

      Car s’il n’y avait pas trop de liquidités, cela ne serait que très difficile.

      Enfin , je suis ok avec Guillaume l’exemple de Sarenza est savoureux, racheté par Monoprix…. sans faire de bénéf mais et c’est cela qui compte en sous-jacent, avec une capacité de nuisance pour la old economy; on supprime par rachat l’importun (vive les liquidités) et les deux parties sont contentes, sauf les salariés qui ont servi de variable d’ajustement….

      Et c’est le concept de capacité de nuisance vis à vis de l’entreprise établie, plus que l’innovation, qui va l’emporter tant que l’argent facile est là.
      La disruption « bénéfique » pour le bonheur des foules est rarement au rdv, pas d’angélisme s’il vous plaît.

      D’ailleurs, le business profondément innovateur qui décèle le besoin sous-jacent à exprimer et exploiter et vraiment … rare

      Le plus souvent, on assiste à une rebattue technodigitale des cartes de métiers qui demandaient à se moderniser et se fluidifier.

      En bref, une certaine stratégie du coucou, qui travaille essentiellement sur une fuite en avant accélérée des concepts utilisés, les uns poussant les autres avec une égale alzheimérisation des esprits.

      Le crowdfunding n’y échappe pas.

      Il faudra donc , à rebours de la doxa ambiante en tous domaines, se montrer hyper-sélectif afin de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain et permettre à la vraie valeur d’émerger.

      Seul le Temps sera le grand ordonnateur de leur pérennité.

      Basique et traditionnel finalement, nan ??

      P.S: pas de souci Guillaume, déjà à 36 ans on est le vieux c… d’un plus jeune.
      Le curseur se déplace partout et pour tous, le même phénomène a lieu dans les maisons de retraite entre eux…!

      • Damien says:

        Je pense surtout que ce qui mettra de l’ordre dans tout ça sera la fermeture des robinets de liquidités.
        La prochaine innovation sera peut-être d’avoir une capacité de nuisance mais d’empêcher le rachat car vous comprenez le capitalisme c’est mal.

  15. Damien says:

    @Guillaume,
    Vous n’y êtes pas, ce n’est pas qu’une pyramide de Ponzi, c’est aussi de la cavalerie.
    Pour reprendre la fumeuse blague d’un certain Jacques Attali à propos du pantalon à une jambe : « le but n’est pas de le mettre, mais de le vendre ». J’aime beaucoup cette image.

  16. Merci pour cet article engagé.

    Il est vrai que le meilleur argent reste celui de ses propres clients.
    Certains business (mais pas tous !) ont tout de même besoin de fonds pour développer un concept qui aura été validé auparavant (via un MVP pour trouver son Product Market Fit). Ce n’est que quand cette preuve de marché (de désirabilité) aura été faite, que l’entrepreneur pourra convaincre à juste titre des investisseurs pour financer son développement.
    Le but d’une startup est bien évidemment de créer un business et de le développer. La levée de fonds (et la dilution en capital qui l’accompagne) n’est qu’un moyen (parmi d’autres) pour soutenir le développement et la croissance.

    En revanche, je vous rejoins complètement sur les ICO et le caractère assez « vaporeux » d’une grande partie de ce type d’investissement.

    Fabien RAYNAUD
    http://www.FabienRaynaud.com

  17. Patrick says:

    Vous avez raison de trouver absurde le « hype » créé par les blockchains, tokens et autres. Mais en même temps, dans un pays comme les États-Unis défini par le « American dream », l’idée d’investir en crypromonnaie et de doubler ses actifs en 5 jours est alléchante pour n’importe qui.

    La raison pourquoi ce hype existe est pourtant évidente : une monnaie n’est utile que si beaucoup de gens la possèdent, car c’est là qu’elle puise sa valeur; une monnaie que très peu de gens possèdent ne peut pas avoir une valeur économique car elle ne permet pas les échanges. Je ne vous apprend rien ici. Le « hype » n’est donc qu’une partie intrinsèque du produit : pour pouvoir créer une cryptomonnaie, il faut que les gens l’utilisent le plus rapidement possible, et le bouche-à-oreille en ligne est beaucoup trop efficace pour qu’on ne l’utilise pas.

    L’autre côté de la start-up nation vient du côté de l’intelligence artificielle. D’un côté, on a des tonnes de diplômés qui ne peuvent pas rester dans le monde académique littéralement en train de pourrir, et de l’autre, des investisseurs qui veulent investir en intelligence artificielle mais les compagnies (au début) se faisaient rare. Voilà : on recrute des académiciens dans des « start-up incubators », on leur promet de gros salaires et de grosses compagnies, à condition qu’ils abandonnent la vie académique pour une avenue moins intellectuellement intéressante mais plus profitable. (C’est mon cas et celui de plusieurs.)

    Le problème dans cette histoire, c’est que ça attire aussi des imbéciles qui croient qu’en utilisant un ordinateur dans sa compagnie, on peut assaisonner sa compagnie de blockchain et AI pour attirer des investisseurs, et ça marche. La plupart de ces start-ups « fonctionnent » car l’investisseur n’y connaît rien et la start-up encore moins.

    Voilà!

  18. Je viens de trouver un champion ! Paymium.

    Cette société, créée en 2011, a déjà réalisé plusieurs levée de fonds en capital, notamment auprès de Xavier Niel.

    Cette société se lance donc maintenant dans une ICO de 60 millions d’euros ! Paymium va donc emettre des tokens qui permettront aux investisseurs de bénéficier de réduction sur la plateforme. Bref, en participant à cette ICO vous obtiendrez de devenir client de paymium, mais à prix plus faible ! SUPER LE CADEAU !

    Bref, l’ico devient une offre commerciale déguisée en levée de fonds. C’est un scandale !

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301732169684-cryptomonnaies-le-francais-paymium-veut-lever-60-millions-deuros-2179491.php

    Qui peut décemment participer à un tel projet qui n’a pour seul ambition que d’enrichir ses actionnaires !

    Comment peut on sérieusement laisser ce genre de pratiques se développer !

    • Michel says:

      Le vrai « Ponzi », c’est le créditisme:

      « Le créditisme gonfle le Nasdaq et l’immobilier

      Record du Nasdaq aux Etats-Unis et des taux de crédits immobiliers au plus bas en France. Deux nouvelles sans aucun lien, en apparence seulement. Le lien est le créditisme.

      L’indice du Nasdaq est tiré par les rachats d’action à crédit des vedettes de la cote, les fameuses FANG ou GAFA et désormais, FANGMAN (Facebook, Amazon, Netflix, Alphabet-Google, Microsoft, Apple, et Nvidia), selon la nouvelle expression de Goldman Sachs. La banque américaine estime qu’il ne s’agit pas d’une bulle. Bloomberg

      Un journaliste matinal de BFM Radio soutient cette même thèse en ce matin du 6 juin 2018 : il ne s’agit pas d’une bulle, ces valeurs jouent le rôle d’actif refuge comme les pharma en 2000.
      Amazon – qui n’est pas une perdrix de l’année – se paye 210 fois ses bénéfices annuels. Netflix, 243 ses bénéfices annuels. Et alors, me direz-vous, ces entreprises ont une croissance exceptionnelle qui justifie peut-être ces multiples non moins exceptionnels.

      Détrompez-vous : la croissance annuelle du chiffre d’affaires de ces deux fleurons de la cote n’est que de 30,8% et 32,8% respectivement. J’ai bien écrit chiffre d’affaires, pas résultats. Netflix, notée junk bond, a trouvé en avril dernier à emprunter 1,9 milliard de dollars avec une émission obligataire et perd de l’argent.

      Moins le crédit est cher, plus les prix montent.
      Mais après tout, quand on émet de la dette à 100 ans, quand les taux sont négatifs, on peut aussi payer les entreprises 250 fois leurs bénéfices annuels.

      On peut aussi payer l’immobilier très, très cher, si l’on peut s’endetter pour très, très longtemps à un taux très, très bas. Les echos

      Cet article nous apprend que « les efforts déployés par les banques pour faciliter le financement des ménages, y compris les plus modestes, ne suffisent cependant pas toujours à amortir la hausse des prix de l’immobilier, selon l’Observatoire du Crédit Logement-CSA. »

      Oui, cher lecteur, moins le crédit est cher plus les prix montent. C’est une course.

      L’intérêt des banques dans cette affaire est de capter des dépôts qui serviront d’otages si le vent tourne et de se voir qualifiées de « trop grosse pour faire faillite ».

      Peut-être faut-il vous rappeler les fondements du créditisme et radoter encore :

      L’épargne (le vrai argent) ne compte presque plus. Les banques n’en ont pas vraiment besoin sauf comme otage.

      – Pour 1 € de fonds propres elles peuvent créer 20 € à 30 € de crédit.

      – Elles touchent des intérêts sur cet argent fictif.

      – En cas de problème, banquiers centraux et gouvernements volent au secours des banques pour ne pas mécontenter les déposants.

      Le créditisme ne fait que des heureux dans l’industrie financière et les politiciens de droite ou de gauche. Car voyez-vous, un gouvernement a toujours besoin de plus d’argent ; le créditisme est une solution beaucoup plus élégante que la planche à billets pour financer des investissements (étatistes de droite) ou de dépenses sociales (étatistes de gauche) permettant d’acheter sa réélection.

      Le créditisme parasite l’avenir puisqu’il prend des intérêts sur la richesse future et lamine l’épargne. Que vont devenir les prix de l’immobilier si les taux montent? Qui s’en soucie ? …

  19. Evidemment, il faut le souligner, comme vous le faites !!!

  20. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Évidemment il finira par y avoir une crise.
    Mais quand ?
    C’est cela la question.
    Êtes vous certain que votre raisonnement n’est pas celui d’avant ?
    Avant l’économie numérique je veux dire.
    Vous parlez d’Amazon, qui effectivement ne fait quasiment pas de bénéfices, mais par ailleurs prend des parts de marché énormes à ses concurrents,
    Mais vous ne citez pas Facebook dont les bénéfices eux sont gigantesques, meilleurs semble t il que pas mal de sociétés classiques (pour ne citer que celui là).

    Ps : il y a longtemps que le billet de banque que nous avons dans nos poches de vaut rien. et cela ne veut rien dire… c’est uniquement une affaire de confiance.

    • Michel says:

      Quand ? personne ne sait, nous en avons déjà parlé plusieurs fois, mais les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et ça va donc forcément arriver. Vu les montagnes de monnaies en jeu, ce ne sera/ ce ne pourra pas être une « crisette » mais un vrai tsunami.
      Non le raisonnement n’est pas (à mon sens) celui d’avant car les enjeux, les raisonnements et les fondamentaux n’ont rien à voir avec « l’ancien ». Ce qui se passe aujourd’hui c’est 100, que dis-je, 1000, 1M de fois la crise de 29 !
      Quant à Facebook, c’est effectivement un bateau bien rempli, il vogue cependant sur un modèle océan très mouvementé, première alerte, il y a quelques semaines !
      Cordialement

      • Bonjour Guillaume, Michel et Julien,
        Nous digressons du propos principal mais je vous rejoins sur la probabilité de survenance d’une grave crise financière (pour ma part, je pense qu’elle sera liée à la remontée des taux obligataires).

        Partons de l’hypothèse suivante :
         »Il est certain que ce tsunami surviendra en juin 2019.
        Vous disposez d’un patrimoine réparti comme suit :
        40 % en Immobilier ( principal et locatif)
        40% en assurance vie investie à 100% sur un fonds euros
        20% en épargne financière »

        Comment réallouez vous vos actifs pour les protéger de ce « tsunami » ?

        Merci pour vos réponses disruptives.

        • Cash is king ! et surtout pas le fonds euros qui n’est pas un actif liquide !

          Une seule réponse : compte chèque ou livret bancaire qui sont les seules réelles liquidités.

          En ce qui concerne la RP = Ce n’est pas un actif d’investissement, donc pas de raisonnement financier, pas d’arbitrage. C’est mon toit !

          Locatif : Je crois qu’il faut vendre le locatif amorti / peu adapté au marché et s’endetter à nouveau pour acheter de l’immobilier en accord avec la mutation du marché et l’obsolescence immobilière ; Le crédit et l’obtention d’un taux bas protège l’investisseur d’une hausse des taux (ce qu’il perdra dans la baisse des prix pourra être compensé par le bénéfice d’un taux bas).

          Assurance vie : Le fonds euros n’est pas un actif liquide et disponible. C’est un placement de long terme peu attrayant … mais c’est le « moins pire » car sans risque sur le capital au risque d’un blocage « forcé » ou encouragé via arbitrage vers euro-croissance

        • Michel says:

          Très intéressante votre question Fred et j’imagines qu’il peut y avoir autant de réponses que de blogueurs.

          1- débancariser au maximum, ne garder que le minimum( pour vivre) ou ce qui ne peut être sorti au risque de perdre (ex PEL), choisir une banque au rayonnement international type HSBC (to big to fail). En cas de crise, les banques seront probablement les premières touchées et votre argent également.

          2- garder chez vous un peu de cash pour vivre de 3 à 6 mois: une crise ça débute en général un dimanche ou jour férié quand tout est fermé!

          3- convertir une partie de votre patrimoine en or (*) (des pièces de préférence) ou en argent, le métal, et ne pas le stocker en banque mais plutôt sur un site spécialisé type Goldmoney.com ou Aucoffre.com ou chez vous (danger de vol cependant)- pas d’or papier-

          4-immobilier RP pas d’arbitrage effectivement, mais si vous pouvez vous acheter une « bicoque » avec terrain et jardin en campagne (toujours plus facile de se nourrir en campagne qu’en ville en cas de forte crise – voir les Grecs qui quittaient Athènes pour revenir en campagne dans leur famille) et la pression fiscale et financière y est moindre.

          5- Immobilier locatif: si celui-ci est un bon produit au bon emplacement, type maison proche station balnéaire active, mieux vaut le garder s’il ne peut être vendu à un bon prix, et faire le « dos rond » pendant la crise. Il reprendra de la valeur à un moment ou un autre après la crise -Cf. crise logements aux US- Ou autre possibilité, faire une donation partage à vos enfants en gardant l’usufruit et leur louer dans la mesure du possible.

          6 – Assurances vie : s’en débarrasser tout y en gardant un peu d’argent pour l’antériorité fiscale, sinon les convertir en AV Luxembourgeoise, les vraies, pas les réassurances (filiales groupes Français) ou dans des produits quasi équivalents en Suisse (ex: Groupe Pictet).

          7 – Ouvrir (et déclarer!) un compte en Suisse ou en Asie, par exemple chez BanqueMigros en Suisse et HSBC pour l’Asie) pour y placer votre épargne.

          8- Avec votre surplus de cash, si vous en avez, investissez dans du tangible (terrains, forêts, défense, crowdfunding, etc… )
          https://www.lokalhelden.ch/blog/Page-detail-blog/11-plateformes-de-crowdfunding-suisses-en-comparaison-a-ne-pas-manquer~ba84.html

          9- investissez également en Asie, en nominatif, dans des sociétés sûres, par exemple en Indonésie, Hong Kong, …).

          10- ……

          (*) ou en bitcoins / Ethers –> ce qui ne peut être manipulé/subtilisé par les gouvernants.

        • Damien says:

          Vendez tout sauf votre résidence principale et les immeubles locatifs pour lesquels vous avez un taux bas. Achetez des titres car ceux-ci vous appartiendront. Achetez les bons.
          Ne laissez pas de liquidités sur vos comptes de dépôt, elles appartiennent à la banque.

        • Michel says:

          Autre point de vue:

          Gavekal Intelligence (Fonds de Charles Gave à l’origine) a publié un papier en février intitulé Antifragility revisited :

          Ce papier confirme que :
          Les gros indices sont plus fragiles que les petits
          La fragilité des indices actions a augmenté depuis 1989
          L’or et le franc suisse profitent du désordre et sont les actifs financiers les plus antifragiles

          Il préconise comme portefeuille antifragile
          25% d’or
          20% de fonds spéculatifs
          55% de bons du Trésor américain à 10 ans

          Ce que cela signifie pour vous:
          Difficile à mettre en œuvre pour un simple particulier (les frais de gestion des bons hedge funds sont élevés) mais la proportion 25% d’or et 55% de bons du Trésor est un bon repère pour des Européens soucieux du devenir de l’euro. Le dollar est une protection contre la chute de l’euro et l’or est lui-même une protection contre la chute du dollar.

  21. Caroline says:

    Bonjour Guillaume,

    Une très belle analyse qui me fait me sentir moins seule (et moins complexée!) dans la réticence à lever des fonds pour de multiples raisons… La perte de contrôle, courir après la satisfaction des actionnaires, risque d’être évincée dès que la société décolle…

  22. julien bonnetouche says:

    Michel, Guillaume, Fred,

    Si l’on croit vraiment en le raz de marée en question, alors le mieux c’est d’acheter de l’OR dès maintenant.

    le cash ne servira à rien le moment venu car il sera trop tard. On sait bien que tout va très vite à ce moment là.

    l’immobilier on peut le garder, car même si momentanément plus rien ne vaut rien, il remontera.

    l’assurance vie en euro, oui peut être, si l’État ne met pas la main dessus comme c’est prévu maintenant.

    Mais encore une fois à l’heure de prendre de vraies décisions, je suis certain que ceux d’entre nous qui ici croient au déluge, vont se tâter. Il ne suffit pas de dire, il faut faire, Et c’est dur de passer à l’acte.

    Pour ma part, je pense que pour avoir une grande crise, il faudrait un facteur déclenchant, un problème politique susceptible de remettre en question l’équilibre du monde, comme ce fut le cas
    au moment de l’invasion de l’Afghanistan en 1979, en pleine guerre froide.
    Nous avions à l’époque un problème imminent important, celui d’une liquidation de crédit possible qui était la vraie cause financière.

    L’OR avait alors quasi triplé en quelques jours.

    Et puis les choses ont repris leur cours. Et les actions n’ont cessé de monter jusqu’en 1987

    Et justement, personne n’a envie d’une guerre en ce moment, à part peut être entre Israël et l’Iran.
    Mais même si on aurait alors un peu de tangage, cela resterait localisé les iraniens n’étant pas au niveau pour une guerre moderne.
    Et les russes n’y ont pas intérêt non plus.

    Quant aux taux, ils ne sont pas indépendants de la volonté des banques centrales, et celles ci sont à la solde des États. Ils ne remonteront surement pas tant que la reprise et l’inflation ne sont pas complètement entérinées.

    Tout le problème est encore une fois le timing :

    Si la grande crise est dans un an, celui qui achète de l’or maintenant est le grand gagnant.

    Si la grande crise est dans 10 ans, celui qui achète de l’or maintenant perd sa culotte.

    En effet, et c’est le point sur lequel je veux insister, si l’on peut penser qu’un certain nombre d »éléments (trop d’argent dispersé dans le monde par les QE) plaident en faveur d’un lessivage général, on ne doit pas négliger la faculté d’adaptation de l’ensemble des acteurs du marché, et en particulier depuis que leur interdépendance économico-financière interdit à chacun de ne pas tenir compte de tous les autres.

    Alors Michel vous bourrez votre matelas avec des napoléons ?

    • Michel says:

      Surtout pas, à la fois de Napoléons et « sous le matelas », trop dangereux !
      Comme vous dites entre « penser faire » et « passer à l’acte », il y a un fossé que je n’ai pas franchi et à mon sens il y a encore un « petit » potentiel de baisse sur cet actif.
      Sur les facteurs déclenchants, ils sont malheureusement presque tous présents, et sur « le fil », il ne manque que le coup de vent pour faire basculer l’équilibriste. Les gens ne veulent pas les voir, ils se cachent derrière de pseudos interventionnisme, innovations et autres montages sauveurs. Non les FONDAMENTAUX ne sont pas bons, c’est cela l’important, les emplâtres sur jambe de bois ça ne dure qu’un temps.
      Au mieux, ce sera une « stagflation » qui pourra durer plusieurs années, générant inégalités et retour de plus de pauvreté, au pire un tsunami avec conflits aux conséquences ???

      • mishima says:

        En prévision de ce scénario catastrophe, on investira avec profit également dans une formation survivaliste :).
        L’or c’est bien, mais si on veut condenser et s’alléger au maximum, les diamants c’est encore mieux ( se fournir en meilleure qualité: D – flawless) de toutes les tailles ça permettra de passer les frontières plus facilement ( conserver les certificats)..
        Investir dans de bonnes fringues de montagne pour tenir l’hiver sans chauffage, acheter de l’outillage bref…. si on arrive a une telle crise ca sera plutôt de la survie que de la répartition d’investissement!
        🙂

  23. julien bonnetouche says:

    l’or, il y a une cotation chaque jour et des points de vente..
    les diamants, vous avez intérêt à vous y connaitre et à connaitre aussi le marché et les clients !!!

    Michel,
    vous n’êtes pas logique :
    si la grande crise se profile, alors le marché le sentira. Et l’or va monter progressivement déjà avant.
    Regardez d’ailleurs comment il a légèrement frémi avec la crise italienne.
    Si vous pensez que l’or va baisser, vous devez aussi penser que la crise n’est pas devant nous.

    Et puis vous ne voyez que le verre à moitié vide :
    les fondamentaux, comme vous dites, aujourd’hui c’est la vitalité des entreprises. Rien d’autre.
    Et elles tournent à plein régime, aux USA comme en Chine. Et même chez nous.

    • Michel says:

      Vous oubliez le fondamental, le MAUVAIS fondamental qu’est l’excès de liquidité avec le crédit facile, c’est ce qui fait que l’or ne monte pas et que c’est indolore pour Mr Le Marché !
      Alors oui, tant qu’il y a cet montagne de liquidité, de l’argent falsifié mais de la monnaie quand même, les spéculateurs sont à l’affût et préfère acheter des obligations à moins de 1% plutôt que l’or qui, comme chacun sait, est un actif refuge et ne rapporte rien dans un marché dynamique.
      Cette bulle de mauvaise monnaie éclatera forcément et personne ne le verra venir, sauf peut-être quelques initiés.
      La vitalité des entreprises, vitalité surfaite, n’est pas un fondamental, mais le résultat de ces liquidités et de l’euphorie qui va avec. Quand la raison reprendra le dessus, le Ponzi s’écroulera, comme tout Ponzi, à moins que le système appui sur « pause » dès maintenant, s’il n’est pas déjà trop tard, et ce sera la stagflation.
      En fait l’économie et tout ce qui tourne autour a besoin d’un bon « reset » à mon sens, pour repartir sur des bases plus saines.

    • Michel says:

      Voici un point de vue à réfléchir:

      « La Théorie monétaire moderne prétend aborder de façon nouvelle, au XXIe siècle, les problèmes de finances et de croissance économique des Etats. En fait, cela revient à ‘mettre du vin nouveau dans de vieilles outres’ (Matthieu 9:14). La Théorie monétaire moderne existe depuis plus de 120 ans sous un autre nom : le ‘chartalisme’. En fait, certains de ses adeptes l’appellent même le ‘néochartalisme’.

      Quelle que soit sa dénomination, cette théorie est simple. Elle a pour point de départ la proposition suivante : le gouvernement détient le monopole de la monnaie et des armes.

      Le monopole de la monnaie est fondé sur l’idée qu’une banque centrale peut émettre de l’argent et en faire la seule forme de monnaie ayant cours légal. L’Etat exploite ensuite ce monopole via le système fiscal, en demandant que la monnaie approuvée par l’Etat lui soit remise en règlement des impôts.

      Comme les citoyens ont besoin d’une monnaie fiduciaire approuvée par l’Etat pour régler leurs impôts, ils doivent l’obtenir en travaillant et en investissant, ce qui crée une demande artificielle et non élastique en faveur de cette monnaie fiduciaire.

      Les citoyens qui refusent de payer leurs impôts s’exposent à l’intervention des forces de l’ordre. Ces forces militaires et policières incarcèrent le particulier qui n’a pas payé et saisissent ses biens qu’ils vendent aux enchères pour couvrir le montant des impôts.

      – Précisons au passage que les partisans de la Théorie monétaire moderne s’opposent traditionnellement aux cryptomonnaies et au Deuxième amendement concernant la détention et le port d’armes. Les cryptomonnaies menacent le monopole de l’Etat sur la monnaie fiduciaire. Et le fait que tous les citoyens aient le droit de détenir une arme donne à réfléchir à ceux qui envisagent la saisie des biens par l’Etat. Les cryptomonnaies et le droit aux armes font donc partiellement obstacle aux conditions requises pour imposer une version dure de la Théorie monétaire moderne.

      Les partisans les plus célèbres de la Théorie monétaire moderne, notamment Stephanie Kelton, Warren Mosler et Paul McCulley, ne mettent pas en avant ces aspects coercitifs de la théorie. Ils préfèrent se concentrer sur le fait que la Réserve fédérale dispose de la capacité illimitée d’acheter des obligations l’Etat avec de l’argent fraichement imprimé. »

      Les charlatans modernes exploitent à fond le chartalisme. Ils ne vendent pas de la drogue mais de la fausse monnaie sous forme de crédit. Cette fausse monnaie n’est pas diffusée à tout le monde mais d’abord aux banques et – sous forme de prestations sociales, subventions, aides… – à ceux que les élus en place ont choisis.

      Cette fausse monnaie noie l’argent honnêtement gagné et l’épargne.

      Grâce aux charlatans modernes, l’effort n’est plus récompensé, l’épargne n’est plus rémunérée et le risque de tout perdre dans l’effondrement d’une pyramide de dettes (car l’envers du crédit reste de la dette malgré les boniments) n’a jamais été aussi grand.

      Grâce aux charlatans modernes, les prix sont soufflés, ceux de l’immobilier, ceux des obligations, ceux des actions…

      Voici un graphique tout frais du Wall Street Journal à méditer. Il répond à une question importante : « combien de temps mettez-vous à récupérer votre argent lorsque vous investissez en sommet de cycle ».

      S&P 500 ajusté de l’inflation – Durée nécessaire pour s’y retrouver

      Au sommet de cycle, après 10 ans de création monétaire, nos charlatans nationaux souhaitent que l’épargne retraite des Français soit dirigée vers la bourse plutôt que vers l’immobilier pour favoriser la croissance. Ils nous promettent monts et merveille pour notre future retraite grâce à la vigueur économique ressuscitée par leurs idées de génie.

      En réalité, la croissance n’a pas besoin de ces charlatans, au contraire…

      La croissance a besoin d’une monnaie non trafiquée.

      La croissance a besoin qu’on laisse les gens nouer des contrats sans contrainte, honnêtes et profitables. Des contrats dans lesquels ni l’acheteur ni le vendeur ne sont influencés par les taxes, les subventions, les prébendes, les manipulations monétaires promues par lesdits charlatans.

      (*) le carliatino est un croisement entre le cerretano, bonimenteur et marchand de drogue du village de Cerreto près de Spolète et de carliare (bavarder). »

  24. julien bonnetouche says:

    Michel,

    c’est bien ce que je dis : vous avez le regard d’un homme du passé.
    Ce qui vous conviendrait le mieux serait le retour à l’étalon or où encore mieux aux pièces d’or et d’argent.
    Je pense que vous puisez toute votre théorie chez votre maitre à penser Charles Gave. Mais lui aussi c’est un homme du passé.
    Encore que même dans le passé on peut retrouver l’intérêt qu’a pu représenter l’afflux de liquidités :
    Ainsi, la grandeur de l’Espagne est pour l’essentiel due à l’inflation monétaire créée par les pièces d’argent extraites de manière illimitée, de la mine de Potosi au Pérou, de 1500 à 1800 environ. Lorsque celle ci s’est tarie, l’Espagne est retombée dans le sous développement pendant 2 siècles faute d’avoir su créer un outil industriel.

    Vous dites donc que le risque c’est la fausse monnaie. Mais cela fait effectivement depuis la guerre de 14 que nous sommes dans ce monde. Et cela n’a pas empêché d’avoir le plus important enrichissement global de la planète de tous les temps.
    En ne regardant que l’aspect comptable et monétaire de l’économie mondiale, vous êtes une sorte de borgne, car vous méconnaissez en fait les fils de la marionnette que sont les liquidités, la confiance, et l’industrie ( et services) qui sont les seules vraies richesses

    • Michel says:

      @Julien,
      Oui, mais les hommes du « passé » comme vous dites sont des hommes de BON SENS et non pas des CHARLATANS (Cf. article ci-dessus sur la Théorie monétaire). Peut-être encensez – vous les seconds en lieu et place des premiers ? Si c’est le cas vous êtes quelque part, avec tout le respect, leur complice implicite !
      Et un homme de bon sens trouve normal et sain d’avoir une monnaie, du vulgaire papier en somme, adossé à un actif tangible qui a et a toujours eu une « valeur intrinsèque ». Vous savez comme moi qu’une monnaie fiduciaire n’a de valeur que tant que les partis en jeu lui font confiance. Hé bien, une monnaie adossée à un actif tangible, c’est la même chose PLUS cette sécurité qui permet en cas de problème de savoir qu’une conversion envers cet actif est possible. Réfléchissez-y et demandez-vous par exemple combien de Français voteraient, si on leur demandait leur avis, pour l’un ou l’autre.
      Rappelez-vous (extrait): « Le 15 août 1971… il y a 40 ans, le président Nixon décide de fermer le guichet de l’or »
      Un seul homme a décidé pour l’humanité entière (très démocratique comme décision) qu’un morceau de papier sans valeur, en l’occurrence appelé Dollar (puis ses descendants) serait la MONNAIE d’échange mondiale et de référence. Ça c’est effectivement du passé, mais, ce qui ne l’est pas, c’est que personne ce jour là n’aurait pu imaginez que les quelques milliards en circulation en 1971, deviendraient plus de 230 000 Mds en 2017 !!! Je ne sais pas si vous pouvez vous imaginer cette « charlatanerie » 230 000 Mds de $ !
      Alors quand vous dites: « …même dans le passé on peut retrouver l’intérêt qu’a pu représenter l’afflux de liquidités « , vous ne comprenez pas, de toute évidence, la différence entre un lac (du passé) et un océan (aujourd’hui) !

      Vous dites par la suite: « l’Espagne est pour l’essentiel due à l’inflation monétaire créée par les pièces d’argent extraites de manière illimitée, de la mine de Potosi au Pérou, »
      Bien joué, vous apportez en fait de l’eau à mon moulin, puisque vous citez une croissance de l’Espagne à partir d’un actif tangible, la pièce d’argent, l’argent, surtout à cette époque, était comparable à l’or, même si en moindre valeur, en tant que monnaie d’échange et valeur intrinsèque. Imaginez vous que l’Espagne eu une si forte croissance si ses navigateurs avaient importé du papier monnaie du Pérou ???

      Vous écrivez aussi: « … donc que le risque c’est la fausse monnaie. Mais cela fait effectivement depuis la guerre de 14 que nous sommes dans ce monde. »
      Bien joué encore, c’est en 1914 que la convertabilité de la monnaie en or a cessé, on voit bien ce que cela a donné par la suite !!!
      https://www.academieduvar.fr/Produits/heures/heures2015/Cunin%20%E2%82%AC@.pdf
      Et rappelez-vous cet adage: jamais dans l’histoire du monde la planche à billets n’a apporté autres choses que des catastrophes.

      S’agissant de Charles Gave, j’apprécie effectivement ce Monsieur, (mais pas que) tous comme ses maîtres à penser que furent M. Friedman, Schumpeter et autre Ricardo, pour n’en citer que quelques uns. Cet homme a un énorme avantage, qu’est celui de démontrer au lieu d’affirmer comme le fond beaucoup d’autres et un des seuls à avoir prévu en 1999 des évènements qui se produisent aujourd’hui, je dis RESPECT même s’il ne peut avoir raison sur tout !

      Quand à ma vue, je suis peut-être borgne mais en tous cas vous vous êtes myope, vous ne voyez pas très loin/bien dans l’avenir !

  25. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Je ne méconnais évidemment pas les dangers de la planche à billets, comme ce fut le cas par exemple pendant la république de Weimar, ou de nos jours de temps en temps en Argentine ou au Venezuela.

    J’ai pris l’exemple de l’Espagne post colombienne à dessein : les pièces d’argent ( mais cela aurait pu être de l’or) étaient par nature un actif tangible, et si l’Espagne fut aussi riche, c’est bien parce que les banquiers et changeurs européens de l’époque le considéraient comme tel, sans voir plus loin et considéraient que cette monnaie était équivalente à une autre monnaie d’Europe.
    Or justement, ce n’aurait pas du être le cas, car cette création monétaire n’était représentative que d’elle même et non pas de la richesse de l’économie espagnole.
    L’Histoire nous l’a montré, avec la décadence de l’Espagne par la suite.

    Ce que je veux donc dire, c’est que la création monétaire doit être le reflet peu ou prou des perspectives de richesse, qui elles, sont basées sur la valeur des actifs économiques ( industries, commerce, services et autres)

    Je serai volontiers d’accord avec vous pour dire que dans les temps récents, la production de monnaie par les banques centrales ( les QE entre autres) ont excédé les capacités de richesse des économies mondiales.

    Mais, car il y a un mais, depuis 10 à 15 ans les perspectives que donne la mondialisation ,la digitalisation, le progrès technologique permanent, et surtout l’émergence de la quasi-totalité des populations du monde dans l’acquisition des ces moyens d’enrichissement, fait que cette production monétaire est au contraire un facteur d’accélération du développement mondial.

    Ne m’en veuillez pas si je vous ai traité de façon caricaturale d’homme du passé, car c’est uniquement pour appuyer les besoins de ma thèse.

    L’avenir dira qui a raison :

    Si l’économie mondiale se rétracte alors ce sera vous.
    Si elle reste en expansion, alors se sera moi.

    • Michel says:

      Je suis d’accord avec vous sur le fond sauf l’Espagne, victime dans le passé de ses accords royaux et autres fascisme et francisme ! Vous dites: « ….et si l’Espagne fut aussi riche, c’est bien parce que les banquiers et changeurs européens de l’époque le considéraient comme tel, sans voir plus loin… »
      Non, c’est tout simplement parce que l’argent (comme l’or) est un métal qui a, outre ses caractéristiques intrinsèques, une valeur due à sa rareté.

      Mais, car pour mon raisonnement, il y a aussi un mais, ce que vous avez du mal à comprendre semble t-il, c’est l’AMPLEUR du phénomène de création monétaire, sans garantie, sans filet. Ce phénomène, cette ampleur n’ont jamais existé dans l’histoire du monde. C’est vrai que nous sommes quotidiennement pollués par des affaires économiques, politiques et malversationnelles qui se chiffrent en milliards si bien que 1000, 100 000 ou 240 000 Mds ne veulent plus rien dire aux yeux des gens. Posez sur une page ce chiffre astronomique, puis comparez le aux équivalents d’il y a cent ans, même 18 ans (an 2000) et si vous avez en tête les notions de grandeur, vous y verrez toute son absurdité !
      Autrement dit, la création monétaire a créé de la croissance, c’est indéniable et cela aurait été profitable pour tout le monde si elle était restée RAISONNABLE … mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, d’où l’explosion annoncée par bon nombre d’économistes et autres philosophes avertis.
      Quant à Lapalissade de votre dernier paragraphe … hé bien c’est une Lapalissade !

      Cordialement

  26. julien bonnetouche says:

    Michel,

    je ne comprends pas pourquoi vous parlez de lapalissade à propos de mon dernier paragraphe :

    Si pour moi il est une évidence que l’expansion économique nous protège du crach que vous anticipez, il ne devrait pas en être de même pour vous, puisque selon vous l’importance seule de la masse monétaire en circulation est obligatoirement en elle même source de ce futur crach.

    Pour revenir sur l’argent métal, pas d’accord du tout : c’est d’abord une question de convention. On a choisi l’or et l’argent depuis l’antiquité comme monnaie d’échange parce qu’ils étaient rares certes, mais pas trop quand même afin qu’il y en ait suffisamment.
    Et aussi parce que ça brillait, pour que tout le monde comprenne.

    En fait l’argent des incas, a contribué à la richesse des pays du nord bien d’avantage qu’à l’Espagne, car eux ont su créer l’outil industriel, et utiliser cette manne monétaire pour le développer.
    On en revient toujours au même !!

  27. Michel says:

    Julien,
    « Pour revenir sur l’argent métal, pas d’accord du tout : c’est d’abord une question de convention. On a choisi l’or et l’argent depuis l’antiquité comme monnaie d’échange parce qu’ils étaient rares certes, mais pas trop quand même afin qu’il y en ait suffisamment. »
    – Une simple recherche sur Google vous aurait démontrer le contraire, je l’ai faite pour vous:
    http://www.achator-paris.com/post/2013/04/03/Prix-de-l-or-%3A-Pourquoi-l-or-est-il-si-pr%C3%A9cieux
    – l’or et en corollaire l’argent est un métal PRECIEUX avant d’être une monnaie parce qu’il possède d’abords toute les caractéristiques précisées dans cet article et c’est parce qu’il est précieux qu’il en est devenu monnaie! Il y a aussi beaucoup/ suffisamment de cuivre ou d’étain pour en faire une monnaie mais …. ce ne sont pas des métaux précieux, pas assez rares, c’est aussi simple que cela.

    « …puisque selon vous l’importance seule de la masse monétaire en circulation est obligatoirement en elle même source de ce futur crach. »
    – et la montagne de dettes qui va avec bien entendu! et cette masse monétaire qui est de l’argent « falsifié », pas du vrai argent honnêtement gagné.

    Je parle de lapalissade parce que forcément l’un de nous deux aura raison dans l’avenir, avenir dont le jour J est très incertain.

    Cordialement

  28. Tout d’abord merci à Guillaume Julien et Michel pour leurs réponses qui amènent toutes des pierres à l’édifice.

    J’ai été absent ces derniers jours et vous prie de m’excuser de n’avoir pu vous répondre avant mais je contribuais à humblement produire de la valeur ajoutée pour les actionnaires de la  »world company » pour laquelle je bosse …;)

    Je suis pleinement en accord avec Julien lorsqu’il écrit  » Mais encore une fois à l’heure de prendre de vraies décisions, je suis certain que ceux d’entre nous qui ici croient au déluge, vont se tâter. Il ne suffit pas de dire, il faut faire, Et c’est dur de passer à l’acte. »

    Typiquement je suis le premier à envisager tous les scénarios imaginables et à les occulter ensuite au détriment d’un raisonnement suivi d’actions pour demeurer  »en l’état ». Pour me rassurer je me dis que l’être humain a une fâcheuse tendance à l’ancrage profond de ses habitudes…bref tous les propos font sens quand on opte pour tel ou tel scénario mais in fine rares sont ceux qui agissent…

    Pour l’excès de liquidités sur les marchés, ma vision est très simpliste…racheter de la dette pour permettre à des Etats hyper endetté de rembourser uniquement les intérêts de la dette ne peut qu’amener à la faillite des Etats …tout le problème est effectivement de déterminer Quand ?
    Par ailleurs, quand les institutionnels investissent à taux négatifs , je donne 100 à une banque qui m’en rend 99 , je m’interroge sur la valeur relative des avoirs monétaires que nous avons patiemment accumulés !

    Bref je n’ai aucune certitude hormis que le cycle des krachs ne cesse de se rapprocher…

    Bon we à tous.

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