– Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6 % ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement. – Une initiative d’Arnaud SYLVAIN, Conseiller financier indépendant. –

 

Après vous avoir exposé l’objectif du défi 6 % ainsi que la méthode qui sera mise en œuvre pour essayer d’atteindre 6% de rendement, ce troisième article est consacré au choix de l’enveloppe qui accueillera le portefeuille.

 

Pourquoi un contrat d’assurance vie ?

J’ai décidé de loger le portefeuille du défi 6 % au sein d’un contrat d’assurance vie. D’autres choix étaient possibles, le compte titres ou le PEA. La fiscalité du PEA est intéressante mais l’univers des fonds disponibles est relativement limité.

Le compte titres offre en revanche une palette plus large que l’assurance vie et une fiscalité comparable depuis la mise en place de la Flat Tax. Cependant, l’assurance vie offre l’avantage de ne taxer les plus values qu’en cas de retrait ou de clôture alors qu’elles sont taxées l’année de leur réalisation pour le compte titres.

Cette possibilité de capitaliser les plus values sans fiscalité explique le choix d’un contrat d’assurance vie. Par ailleurs, utiliser un contrat d’assurance vie permet un suivi clair de la valeur du portefeuille et ne nécessite aucun retraitement lié à la fiscalité (correction des plus-values de l’impôt payé).

 

Quels critères pour choisir un contrat d’assurance vie ?

1 – Des frais limités

Les assureurs prélèvent différents types de frais sur les contrats d’assurance vie :

  • Des frais d’entrée : chaque versement s’accompagne du paiement d’un certain pourcentage de frais.
  • S’ils sont rares, des frais de rachat existent parfois.
  • Des frais de gestion. Ils sont intégrés dans le rendement net communiqué par les assureurs pour le fonds en euros, tandis qu’ils sont prélevés périodiquement pour les unités de compte et s’imputent que leur rendement soit positif ou négatif.
  • Des frais d’arbitrage.

L’objectif sera de trouver un contrat dont les frais sont faibles, pour limiter au maximum leur impact sur les performances du portefeuille.

 

 

2 – Des unités de compte variées et de qualité

Des unités de compte variées et de qualité constituent le critère essentiel. Plus les unités de compte seront nombreuses, plus les possibilités de diversification seront importantes. Or, la diversification est essentielle puisqu’elle permet de réduire le risque.

Cependant, rien ne sert de multiplier les unités de compte si leurs performances sont médiocres. Il conviendra donc de retenir un contrat proposant des fonds performants.

 

Qu’est-ce qu’un fonds performant ?

Apprécier la rentabilité future d’un fonds est difficile car les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Si les performances absolues doivent donc être considérées avec prudence, les performances relatives sont plus utiles. Il est en effet possible de classer un fonds en comparant ses performances à celles de son indice de référence ou de ses concurrents.

Ce travail est réalisé par des analystes (Morningstar, Quantalys…) qui attribuent ensuite des notes aux fonds. Ces notes peuvent être considérées comme représentatives du niveau des performances d’un fonds. Dans le cadre du défi 6 %, ces notes pourront être utilisées comme critère de décision pour sélectionner des fonds.

 

3 – Des options de gestion

La plupart des contrats proposent désormais des options de gestion qui permettent une répartition automatique de l’épargne en fonction de l’évolution des marchés. Il peut s’agir d’un rééquilibrage automatique, d’une sécurisation des plus-values, d’une limitation des pertes, ou encore d’un investissement progressif du fonds en euros vers les unités de compte.

Il n’est pas exclu d’utiliser de telles options dans le cadre du défi 6 %, et notamment l’investissement progressif qui permet de laisser les prix d’acquisition. Le contrat retenu devra donc proposer cette option, si possible sans frais

 

 

4 – Les performances du fonds en euros ?

Ce critère ne sera pas fondamental, car les placements sur ce support resteront limités. Pas besoin, donc, de rechercher un contrat avec un fonds en euros immobilier ou un fonds en euros dynamique. Un fonds en euros « classique » avec un taux situé au-dessus de la moyenne des contrats pourra suffire.

 

5 – Le montant minium des versements programmés et des arbitrages

C’est un critère que vous retrouverez peu dans les articles qui vous conseillent sur le choix d’un contrat d’assurance vie. Il ne doit cependant pas être négligé

Le contrat sera alimenté par des versements réguliers dont le montant devrait être relativement limité et très vraisemblablement inférieur à 200 euros par mois. Le montant minimum pouvant être arbitré et le versement minimum sur un support doivent donc être le plus faible possible pour pouvoir répliquer la structure de l’allocation d’actifs cible à chaque versement.

 

Le choix du contrat d’assurance vie

Important : Nous (Arnaud Sylvain, Guillaume FONTENEAU et/ou leblogpatrimoine) ne percevrons aucune commission, ni autre rémunération sur le contrat qui sera souscrit dans le cadre du défi 6 %.

 

Après quelques recherches, deux contrats ont retenu mon attention. Sans frais d’entrée ni d’arbitrage, ils affichent des frais faibles (0,6 % par an pour les unités de compte).

Ces deux contrats proposent les mêmes fonds en euros, un fonds en euros « classique » (2 % en 2017) et un plus « dynamique » (2,80 %). Les unités de compte sont nombreuses et performantes, et il est possible d’investir progressivement (500 euros ou 1 000 euros minimum par arbitrage selon le contrat) sans frais.

Un versement programmé est possible à partir de 25 euros et le montant minimum à investir sur un fonds est également de 25 euros.

 

Ces deux contrats, ce sont :

 

Cependant, je n’ai aucune expérience personnelle de ces contrats.

Avant de me décider, je sollicite donc la communauté du Blog patrimoine pour obtenir des avis sur ces deux contrats et/ou des propositions alternatives. Par ailleurs, si des critères qui vous semblent importants n’ont pas été mentionnés, n’hésitez pas à les signaler.

Après avoir pris connaissance de vos commentaires et propositions, je déciderai du contrat à retenir et je vous l’indiquerai dans les commentaires. Merci à tous.

 

Prochaine étape : Dans le vif du sujet – souscription du contrat, versement initial sur le fonds en euros et mise en place de versements programmés.




25 Comments

  1. Bonjour,
    J’ai été souscripteur de ces deux contrats à leur parution.
    RAS et « bonne enveloppe » telle que décrite dans votre article…

    On pourrait demander aux courtiers d’augmenter l’éventail de certains supports (ETF, fonds stars sur le long terme), éventuellement…

  2. jean roux says:

    Digital vie : bon contrat toujours en cours .

  3. Souscripteur de Linxea Avenir pr leur très grd choix d’UC, tant de grandes maisons de la finance (Carmignac, Amiral Gestion, Nordea…) que de trackers pour une approche passive long-terme. Frais de gestion faibles sur UC (0,65 de mémoire), frais d’arbitrage nuls et TB fonds euros (Suravenir Opportunités). Ouvert l’été dernier, perf passive de 8,4% en ETF. Pas encore testé les arbitrages…

  4. SIMERAY says:

    Bonjour,

    dans le cadre de votre choix de contrat d’assurance vie, je me permets d’intervenir :

    -je connais le contrat linxea avenir (ou puissance avenir d’assurancevie.com qui est quasiment le même) et il me semble en effet un des tous meilleurs du marché selon vos critères

    -je ne connais pas l’autre

    -j’aime bien aussi le contrat linxea spirit pour 2 raisons : distribue 100% des revenus des scpi (mais je sais que vous n’êtes pas appétant sur ces supports…) et 0.50% seulement de frais de gestion sur les UC

    Cordialement

    • Bonjour,

      Linxea Spirit est intéressant, mais le versement minimum par support est fixé à 50 euros. Avec des versements programmés de 150/200 euros par mois, cela laisse le choix entre 3/4 supports par versement. Pas assez à mon avis.

      Une solution serait de passer à des versements trimestriels mais dans ce cas, je crains que le lissage des prix d’acquisition ne soit pas suffisant.

      La question mérite néanmoins d’être posée car les frais de gestion sur les UC sont plus faibles, L’univers des fonds à l’air un peu plus réduit, mais reste conséquent.

      Concernant les SCPI, aucun a priori. Elles ne sont pas exclues du défi 🙂

      Merci pour votre suggestion.

  5. Bernard says:

    Les deux contrats sont du Suravenir comme assureur.
    Retour d’expérience sur le Linxea Avenir (doit être transposable puisque le courtier est « transparent » dans l’outil de gestion en ligne et dans les relations avec l’assureur)
    – En fonctionnement courant je n’avais pas eu de reproches à faire au Linxea Avenir, à noter toutefois qu’il n’y a pas de vision du contrat et des clauses bénéficiaires sur l’espace web de Suravenir.
    – Mauvaise expérience récente sur le Linxea Avenir:
    — retrait partiel uniquement par papier et pas d’échange avec des scans (alors que c’est en ligne pour des contrats eCie-vie Generali, ou via des scans pour d’autres contrats)
    — erreurs dans le calcul des PS (prélèvements sociaux) reconnus après de nombreux échanges de mail, mais toujours pas résolu (l’assureur dit ne pas savoir rembourser les PS indûment perçus et m’impose de faire un nouveau retrait partiel pour régulariser les PS)
    — pas d’outil pour connaître le montant net du retrait partiel correspondant à un montant brut, idem pas possible de connaître la plus-value embarquée, handicapant pour rester dans l’enveloppe exonérée sur les contrats de plus de 8 ans)
    Crdlt

    • Frédéric says:

      En effet sur une assurance vie (chez un concurrent), j’ai également constaté que le calcul du coût de la fiscalité lors du rachat partiel n’était absolument pas la priorité de l’assureur. Idem pour la communication des instructions par courrier (et non par voie électronique). Ces 2 inconvénients sont rédhibitoires à mon sens.

  6. linxea avenir me parait bien aux limites prés évoquées dans les commentaires précédents. L’ assureur est très en retard sur la dématérialisation des diverses opérations.
    Le moteur de la performance de votre projet sera dans le choix de répartition Fonds euros/UC, dans l’allocation UC elle-même au départ et surtout dans les décisions de gestion successives (nouveaux fonds, arbitrages…)
    j’ai hâte de vous lire sur ces points de gestion.
    Dans tous les cas votre présent exposé est très clair.
    bon courage

  7. J’utilise Linxea vie ( Generali) depuis 2003. J’ai connu un seul souci sur l’option de la protection des plus values qui s’est réglé à l’amiable ; j’ai abandonné ensuite cette option. sinon les arbitrages , versements et retraits se font en ligne ( un choix de plus de 300 fonds).

  8. Damien says:

    Quelqu’un peut m’expliquer l’intérêt réel des options de gestion?
    Je veux dire à part un intérêt commercial (rassurer le client) et un intérêt administratif (la gestion est automatisée), je n’en vois pas. Mais peut-être suis-je aveugle ou mal (in)formé.

    • Bonjour Damien,

      Je suis d’accord avec vous, leur seul intérêt est d’éviter de multiplier les arbitrages en les automatisant. Mais c’est déjà pas mal, non 😉 ?

      • Damien says:

        Mon point de vue est que lorsque vous choisissez une option de gestion vous anticipez dans le même temps un comportement des marchés donc oui c’est mal.

        • Pourquoi serait-ce mal ?

          • Damien says:

            C’est mal parce-que la seule option qui peut être valable est la stop loss, mais seulement en cas de retournement brutal des marchés. Si vous anticipez une baisse vous n’y allez pas sinon c’est un défaut de conseil.

            • L’investissement progressif est également intéressant puisqu’il permet de basculer du fonds en euros vers les unités de compte et de lisser le prix d’acquisition. Plus facile que de mulitiplier les ordres, non ?

              Par ailleurs, n’oubliez pas que tout ne peut être correctement anticipé. Les options de gestion servent aussi à se protéger de mouvements imprévus.

              Enfin, si tous les professionnels qui ont conseillé d’investir juste avant une crise étaient poursuivis pour défaut de conseil, il n’y en aurait plus beaucoup 😉

              • Damien says:

                L’investissement progressif sur les UC aurait été super en 2008. Un fonds euro autour des 4% de rendement et des marchés à l’agonie. Cette option n’est, de mon point de vue, pas valable en période de baisse ni en période de hausse.
                Je comprends cependant votre argument concernant la multiplication des arbitrages, celui-ci est pertinent.

  9. jeanluc says:

    Vous avez oublie Retraite Vie et Liberte Vie.

  10. Linxea avenir est en effet un bon contrat. Rien qu’avec la prime ouverture ( 200 euros pour 4500 euros) on obtient +6% la première année en restant sur le fonds euros .
    Cependant dans le défi 6%, pas question de prime d’ouverture et afin d’essayer d’obtenir cette performance il faut rester majoritairement voir totalement investis la majorité du temps en UC.
    Linxea Spirit ou Mes placements liberté ont effectivement l’intérêt d’avoir des frais de gestion à 0,5% avec également des UCs de qualité. C’est une option à envisager surtout si on y integre des SCPI.
    Mais plus que la quantité, c’est surtout à mon sens la qualité des UCs disponible qui peut faire la différence.
    Il est vrai que Linxea vie est très bon pour cela avec pas mal d’UC non dispo ailleurs et quelques Etfs à 0%

  11. Philippe FEBREY says:

    Bonjour,
    Je suis commercial vie depuis 18 ans pour une compagnie d’assurances traditionnelle et j’ai 2 contrats en ligne depuis une dizaine d’années. Altaprofits et Fortunéo.
    Si je ne devais en retenir qu’un – au-delà de tous les critères déjà évoqués – ce serait le premier pour son site complet, ergonomique et intuitif permettant une réelle gestion autonome.
    Donc je vote Digital Vie que je vais sans doute ouvrir pour ma compagne.

  12. ROLAND GARNIER says:

    Merci pour cette étude, intéressante non seulement par son contenu mais pour les commentaires qu’elle suscite et que je vais suivre
    Un peu comme Damien je me demande si cette période très haute de la bourse est propice pour investir en UC, même s’il s’agit d’investissements progressifs ? Mais à voir, pourquoi pas ?
    Par contre les contrats que vous avez retenus donneraient-ils la possibilité d’aller sur des UC spécifiques comme par exemple « Air liquide » ou autre ?

    • # Roalnd

      Air liquide est « un titre vif » et pas un ETF/OPCVM.FCP, donc , non

      Pour ce faire , tournez vous vers Swiss , « Titres vie » chez le même Altaprofits, avec certes de légers inconvénients par rapport à un CTO/PEA , mais aussi des avantages.

      Des titres vifs dans une enveloppe- contrat Assvie ne veut pas dire titres vifs en détention directe, si c’est ce type de protection que vous anticipez…..

      Il est à noter que vous avez un contrat identique mais au panel beaucoup plus large chez Cardif, le ticket d’entrée est conséquent, 250 000 euros de mémoire

      Je ne suis pas un commercial hein…..

      • ROLAND GARNIER says:

        @Sven
        Merci pour votre réponse
        Pour un peu plus de précision concernant ma question précédente, j’ai eu l’occasion de prendre quelques fessées par le passé (et oui tant que l’on a pas vendu on a pas perdu, mais j’avais besoin de « sous » pour une opé immob…)
        Aussi je suis très frileuse avec la Bourse et me suis promis de n’y retourner que lorsque celle-ci serait à des sommets moins stratosphériques
        Je me dis que l’air du temps étant de nous pousser vers les UC à travers également les AV et contrats de CAPI, pourquoi pas…… (mais pas maintenant bien entendu)
        De plus les produits tout packagés ne me plaisent pas obligatoirement d’où ma réflexion : lorsque cela sera le moment et si l’envie m’en prend j’aurais préféré mettre des titres vifs au sein des AV et contrat de CAPi
        J’en profite pour dire que j’apprécie vos interventions et commentaires sur tous sujets

  13. ABADIE says:

    Important : Nous (Arnaud Sylvain, Guillaume FONTENEAU et/ou leblogpatrimoine) ne percevrons aucune commission, ni autre rémunération sur le contrat qui sera souscrit dans le cadre du défi 6 %

    Bravo ! c’est tellement sympathique!

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