Depuis 2009, je vous explique ici comment optimiser la gestion de votre patrimoine, comment investir, ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire (surtout ce qu’il ne faut pas faire), et le tout, parfois avec un ton péremptoire et  de sachant : J’ai le savoir, écoutez moi.

Malheureusement, le plus souvent, se construire un patrimoine, bien investir c’est prendre des décisions à contre-courant, c’est prendre des décisions d’investissement qui peuvent sembler totalement irrationnelles pour la majorité, mais qui s’avéreront des choix extraordinaires.

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Celui qui souhaite se constituer un patrimoine supérieur à la moyenne (et surtout supérieur à ce que ses moyens financiers pourraient lui laisser espérer) devra se comporter comme un entrepreneur. Entreprendre, c’est analyser un marché, prendre des risques, c’est à dire parfois investir sommes (et du temps) qui peuvent paraître importantes alors que personne ne comprend l’utilité et la rentabilité patrimoniale.

Les meilleurs investissements ne sont jamais réalisés par la masse des investisseurs, seuls les premiers et les précurseurs s’enrichissent, les autres font des placements de moins en moins rentables au fur et à mesure de la diffusion de l’opportunité d’investissement. L’investissement devient alors un placement.

L’entrepreneur défriche un marché et investi à contre-courant pour finalement obtenir des rentabilités incroyables (ou tout perdre, c’est le revers de la médaille de la prise de risque), l’épargnant se contente de placer son argent et d’attendre un revenu.

 

Investir et se construire un patrimoine, c’est ce comporter comme un entrepreneur

Lorsque je discute avec mes clients, j’aime échanger avec eux sur leur histoire, sur le comment du pourquoi. Je me souviens par exemple, d’un couple propriétaire d’une maison incroyablement bien placée sur une côte sauvage. Le genre d’emplacement qui aujourd’hui attire les millions d’épargnants à la recherche de la valeur refuge.

Ces fameux clients (qui doivent me lire et reconnaîtront alors toute ma sympathie), m’expliquent qu’il y a 40 ans, deux enfants en bas âge, 30 ans, ils dépensent toutes leurs économies, font un crédit au delà du raisonnable, mangent des « pommes de terre » et se serrent la ceinture, pour acheter un bout de terrain, au milieu de nul part.

De la folie pure ! Aujourd’hui, ces personnes sont à la tête d’un patrimoine (et surtout d’une qualité de vie – car on parle ici de leur résidence principale) très nettement supérieur à ce que leurs revenus pouvaient leur laisser espérer.

Ils auraient pu se contenter d’un livret A et du fonds euros de leur contrat d’assurance vie et même de prendre des risques en investissant en unité de compte, mais non, ils se sont comporter en entrepreneur, fait des choix irrationnels qui aujourd’hui semblent évident mais qui à l’époque pouvaient paraître fou. 

Aujourd’hui, cette façade maritime est urbanisée, et leurs voisins sont tous des épargnants qui viennent chercher la valeur refuge et payent cash des millions d’euros ce qu’ils ont payé une bouchée de pain (mais très cher pour leur budget de l’époque). Ces nouveaux voisins pensent investir, mais en fait ils ne font qu’un placement dont la rentabilité sera probablement négative. 

 

 

Au final, ne m’écoutez donc pas trop, prenez vos décisions et assumez les ! Soyez entrepreneur de votre patrimoine.

Vous comprenez ainsi pourquoi je suis souvent dans le « ne faites pas ça » ; « n’investissez pas ici, ca va baisser » et que trop rarement dans « Cet investissement est un investissement d’avenir ».

J’essaie au quotidien de vous mettre en garde contre les investissements qui ont fait la fortune des initiés et des entrepreneurs du patrimoine, mais qui ne sont aujourd’hui que des placements pour épargnants. L’immobilier en package et les investissements en loi Pinel en sont le premier exemple. Vous n’en ferez jamais rien ! Ce ne sera jamais l’investissement du siècle, au mieux un placement qui vous générera un taux de rendement supérieur à votre contrat d’assurance vie.

Les véritables investissements ne peuvent être divulgués en masse car ils sont par nature à contre-courant et seul un petit nombre s’avérera véritablement rentable. Investir, ce n’est pas placer son argent dans une action, un livret ou une unité de compte. Investir, c’est prendre des risques, c’est anticiper un changement de société, c’est comprendre la société dans laquelle on est, et anticiper ses évolutions pour devenir propriétaire (d’une entreprise, d’un bien immobilier, d’une terre, …) de l’actif dont demain tout le monde aura besoin ou envie d’avoir. 

C’est acheter aujourd’hui, l’actif que les épargnants voudront avoir pour placer leur argent. 

Un seul conseil, vous voulez être riche ? : Prenez des initiatives, comportez vous comme un véritable entrepreneur ! Au final, je crois que l’épargne est une hérésie et ne vous permettra jamais de vous enrichir.  L’épargne, n’est au final qu’un revenu différé (non consommé), épargné puis générateur d’un taux d’intérêt.

Et surtout, n’écoutez pas ceux qui savent, car dans ce domaine, personne ne sait ! (si je connaissais le placement miracle qui vaudra des millions demain, je ne serais probablement pas là).

Contrairement à ce que votre banquier peut vous dire (et moi aussi parfois), être riche ce n’est pas avoir beaucoup d’épargne, être riche c’est être un entrepreneur et investir, l’épargne n’est que la résultante de vos bons investissements.

Investir, ce n’est pas donné à tout le monde, mais parfois, il suffit de vivre, faire des choix, sortir de sa zone de confort… et encore une fois, n’écoutez personne! Ce qui peut paraître fou aujourd’hui, pourrait bien être la norme demain!

 

 

Et vous, expliquez nous quelles comment vous vous êtes constitué votre patrimoine ?

Vous êtes vous comporté en entrepreneur de votre patrimoine ?




16 Comments

  1. 🙂

    Merci

    « Et vous, expliquez nous quelles comment vous vous êtes constitué votre patrimoine ? »

    Comme vous venez de l’expliquer, sauf que mon lopin de terre est dans l’Ile de France

    « Vous êtes vous comporté en entrepreneur de votre patrimoine ? »

    Oui, mais ….

    Comme je veux être plus critique et précis, je changerais le « devenir riche » titre de votre propos par:

    consommer
    vivre bien
    etc, etc

    Et que l’objectif final n’a jamais été de se constituer un patrimoine, mais des revenus.

  2. « être entrepreneur de son patrimoine » j’aime bien cette idée. Car en effet il vaut mieux prendre les choses en mains si on peut le faire que déléguer à un tiers aussi bon soit-il. En effet, avoir une la vision et la maîtrise de son patrimoine est le mieux. En revanche, ne pas hésiter à chercher l’aide d’experts pour de l’aide sur des sujets complexes.

    Pour moi investir est important mais il est lié à l’épargne . Ce sont les deux côtés d’une même pièce en somme.

  3. Une phrase que j’ai beaucoup aimé dans cet article plein de bon sens : « L’épargne, n’est au final qu’un revenu différé (non consommé), »
    C’est comme cela que je perçois une partie de mes placements par rapport à la perte de revenu que va représenter la retraite.
    J’en suis bien conscient, cela relève d’un souci de diversification sécuritaire.

  4. Pour devenir riche…il faut travailler !

    Cela rejoint certes un slogan politique (…) mais il convient de ne pas évacuer cette notion primordiale qui s’accorde avec celle que vous mettez en avant à savoir « être entrepreneur de son patrimoine ».

    En effet:

    – si on prend votre exemple, le couple a fait un investissement…à crédit sans que celui-ci génère de revenus. Ils ont donc payé leur investissement avec leur force de travail,

    – si on considère celui qui effectue une sélection de sociétés cotées ou qui recherche des titres non côtés il passera du temps dans des réseaux, à étudier des dossiers, à rencontrer des porteurs de projets…bref, il passera du temps pour étudier la mise en place de ces investissements, donc il travaillera,

    – si on se positionne du côté de l’immobilier avec ceux qui achètent « pour une poignée de pain » un bien et qui réalisent quantité de travaux souvent eux-mêmes pour le revendre avec une plus-value substantielle, cette dernière rémunère d’une certaine manière les heures passées à œuvrer dans la maison (idem avec celui qui met en valeur une terre agricole).

    Par ailleurs, pour investir, il convient de dégager des liquidités disponibles issues de la rémunération de son travail.

    Cela paraît (de mon point de vue) une évidence mais pas nécessairement aux yeux de tous, en témoigne un sondage il y a quelques années où les français indiquaient que la meilleure façon de devenir riche était de gagner au Loto, soit donc de ne rien faire et d’être tributaire du hasard qui ne récompense strictement rien (ni idée, ni travail, ni service du bien commun).

  5. Philippe DU says:

    La plus grande difficulté de la vie: vivre bien aujourd’hui (sans nécessairement manger des patates: à quoi bon si demain on n’est plus là?) mais aussi préparer demain et ses revenus complémentaires obligatoires.

  6. Mon meilleur placement est mon entreprise.
    Somme de mon travail + 7000 € de capital. Tout le reste est du bonus fruit aussi de mon travail, de mes choix de placements et aucun héritage. Mon vrai plaisir, le superflu. totalement inutile par définition mais qui fait plaisir. Partager une bonne bouteille ne sera jamais un placement gagnant pour moi, toujours ouverte trop rapidement. Reste la spéculation sur l’étiquette. 🙂

  7. J’adore, J’adore…
    Je me reconnais pleinement dans cet article.
    Combien de fois, je me dis, « tu es fou, tu es fou mon garçon. Tu n’achètes que les choses, dont personne ne veut ».
    Ensuite, à la fin je suis content de ma « bêtise » et je vois tout le monde qui trouve au final, l’évidence de l’investissement.
    Peu d’épargne…Un patrimoine qui s’accroît.
    Mon dernier petit investissement, une maison de pêcheur dans une station balnéaire.
    Encore merçi

  8. Fredy Gosse says:

    ça c’est bien sûr mais va savoir pourquoi y en a qui ont de bon tuyaux avant vous…….
    j’ai souvent vu (ayant beaucoup déménagé) que dans un pays avec 36000 communes et autant de maires accompagnés de nombreux conseillers municipaux certains devenaient riches plus vite que vous …d’accord pas tous mais quand même…La politique est souvent un investissement payant-:)
    En bourse comme avait pu dire Bouvard dans le grosses têtes si on pas le droit au délit d’initié comment voulez vous gagner-:) il est exact que lorsqu’une nouvelle parait dans la presse il est déjà trop tard….

    maintenant si j’en crois ce que m’a réservé la vie (à ce jour ,c’est pas fini) , souvent l’intuition semble être plus efficace que le raisonnement sauf que l’intuition n’est pas toujours au rendez vous…ça serait trop facile….
    bref lisez tout et le contraire de tout puis suivez votre idée ….

  9. …comme une personne qui réfléchit (il se trouve que je n’ai été salarié que 2 ans sur mon parcours professionnel de 18) : d’abord se constituer des revenus réguliers par une activité rémunératrice pr profiter du seul levier possible: crédit immobilier. Gérer son budget pr présenter bon dossier (j’ai pris une mini location pr pouvoir emprunter +, je n’ai pas d’enfants, peu de besoins: pas matérialiste…).
    J’ai acheté un studio/LMNP ac cash flow positif (autofinancement & +) AVANT la rce principale (achetée 40% moins chère que le marché sinon je serais resté en location et aurais continué les investissements locatifs)…contrairement à ce que me conseillait mon banquier et les gens…Je retourne bientôt sur une petite location pr louer ma rce principale…En bref, je me forme, je m’informe et j’agis. Je me sers de mon épargne pr faire des investissements qui me procure des revenus supplémentaires… et embraye sur le trading bientôt (le plus lucratif des investissements si l’on gère bien).
    Voilà!

  10. Bonjour,

    Vous pouvez aussi:
    – être en possession d’un terrain avec des réserves minières ou pétrolières (ex: Qatar, Arabie saoudite…)
    – Créer une boîte ( pas besoin nécessairement en proposant un service ou bien inconnu : ex Chipotle ou Mikael Kors au USA)
    – Reprendre une entreprise à la barre du TC ou une qui marche bien
    – Avoir une profession libérale qui se paie en pourcentage plutôt qu’en fixe.
    ….
    Merci aux autres contributeurs d’apporter des exemples précis si vous en connaissez…

  11. bonjour

    j’aime le titre du sujet. C’est sûr qu’épargner toute ca vie ne vous donnera pas grand chose. Mais l’épargne est nécessaire, pour pouvoir investir, pour plaire à votre banquier et lui montrer que vous êtes une personne qui sait gérer. En épargnant, il faut rechercher l’effet de levier qui vous permettra vraiment de vous enrichir.
    Par exemple, si vous mettez 100 euros de coté tous les mois, et avez un effet de levier de 30% là au bout de 20 ans, vos 100 euros de chaque mois auront fait des miracles.
    Utiliser l’argent de la banque, et pas son épargne, là il y a un effet de levier.

    • Bonjour Ismael,

      Pouvez-vous m’expliquer et me détailler votre exemple et votre effet de levier avec 1200€ par an? Moi, chaque fois que j’ai fait appel à un banquier, j’y ai perdu (prêts et services bancaires), et aujourd’hui il y a quelque chose de révoltant à voir les banquiers obtenir des prêts à des taux négatifs, et vous proposer des prêts à taux certes faibles, mais positifs !

  12. Dans l’exemple cité, je ne suis pas sûre que ce couple ait investi, car ils ne se sont pas dit : nous achetons là parce que nous faisons le pari que dans 40 ans, cela vaudra de l’or. Ils ont tout simplement l’air d’avoir acheté le seul terrain qu’ils pouvaient acquérir au vu de leurs moyens limités : un endroit dont à l’époque nul ne voulait… un peu comme il y a 40 ans, des hippies (ou leurs parents) ont acheté de vieilles bicoques dans un endroit dont tout le monde partait. Suite à l’évolution de la société, certaines de ces régions ont vu le prix de leur immobilier flamber et certains pauvres se sont retrouvés à la tête d’un patrimoine conséquent.
    Par contre, le voisin de mes parents qui a acheté des terres en bord de rivière dont personne ne voulait parce qu’il a vu qu’il y avait du soleil et un beau plan d’eau, que ce serait idéal pour en faire un camping à une époque où le camping se développait, lui il a investi : il a acheté ces terres, non parce qu’il n’avait pas d’autre choix, mais parce qu’il en a vu le potentiel… La suite lui a donné raison…

  13. Cet article est très pertinent, il faut croire en ses projets d’investissement, travailler et étudier la question puis les réaliser.
    Cet article rejoint un autre des comportements d’investisseurs que je m’applique à l’encontre de tout ce que le monde dit autour de moi sur le fait qu’il faille « diversifier ses placements ».
    cela fait 5 ans que je suis positionné sur l’immobilier américain au delà du raisonnable en terme de répartition puisque cela représente 90% de mes actifs. Avant, ces même 90% tournaient sur de l’immobilier parisien pour financer ma résidence principale (+ value non taxée) et je déménageais régulièrement (un vrai travail pour reprendre le sens de cet article), j’ai stoppé en 2012 voyant que les prix commençaient à baisser.
    Drogué à l’immobilier US qui me rapporte du 7% nets (nets de tout y compris impôts et csg) en locatif avec des prix qui augmentent chaque année (plus value d’environ 50% pour le moment, soit 10% de hausse moyenne sur 5 ans) comme tout drogué je perds la raison et la question qui tourne est quand dois je sortir avant nouvelle bulle ou explosion de l’éco US ?? quand dois je prendre la plus value et stopper mes revenus locatifs si confortables ?
    pas facile de répondre et donc je « travaille » a lire les articles économiques sur le secteur et plus généraux pour essayer de détecter le moment opportun de sortie et détecter un autre investissement à réaliser…
    Me concernant il ne s’agit effectivement pas d’épargne, mais d’investissement.
    et d’ailleurs dans la société US dont je suis cofondateur, des épargnants français, retraités, nous rejoignent attirés par le revenu régulier comme complément de retraite. Exactement ce que dit M Fonteneau dans son article, les épargnants arrivent après coup, mais est ce vraiment après coup ? !

  14. partie de rien en 99 en LMNP, puis LMP, et de nouveau LMNP un patrimoine de 25 appartements et maisons, sans épargne, mais des prêts …. pas riche, mais plus en patrimoine qu’en épargne ! qui serait pourtant nécessaire pour un fond de roulement. j’ai à chaque fois réinvesti ou autofinancé.
    oui, l’épargne n’est pas ce qui rapporte le plus, et l’argent, il faut savoir quoi en faire et bien l’investir : c’est comme un bon petit plat, il ne suffit pas d’avoir les bons ingrédients, il faut savoir oser, doser, préparer, laisser mijoter pour apprécier et si je ne m’étais pas lancée, je serai toujours secrétaire et dans mon HLM avec peut-être quelques économies pour ma retraite, mais pas sûr !

    j’ai fait un prêt pour ma maison, dans un bout de lotissement d’un petit village voisin qui peinait à se développer; (qui par la suite à plus que tripler) ; et ça ne revenait pas plus cher qu’un loyer jeté par les fenêtres). alors surtout ne pas écouter ce que disent les gens autour qui découragent avant tout …. j’ai fait faire « le gros oeuvre »;et j’ai fait le reste, ne pouvant pas payer loyer et crédit, nous avons campé 4 mois et j’ai présenté cela à mon fils de 8 ans comme des grandes vacances sous la toile de tente ; son cousin venait régulièrement nous rejoindre pour sortir de sa belle chambre ou il ne pouvait rien faire… et j’ai eu une jolie petite maison de 100m2 !
    puis plus tard, mon fils parlait de faire des études…
    il n’y avait pas assez de logements étudiants et les écoles se développaient… alors j’ai fait ma propre étude de marché; trouvé le terrain. pris un constructeur, et fais les plans avec lui car je savais ce que je voulais; il fallait optimiser l’espace, un produit fonctionnel et un bon rendement : 8 studios en rdc et 8 duplex à l’étage (avec chambre mansardée). en LMNP pour une bonne gestion.
    les banques m’ont rit au nez… jusqu’au 8ème dossier bancaire ! j’ai réussi par un pool bancaire : 2 prêts entre 2 banques. (et je suis retournée voir les premières pour leur montrer que j’avais bien eu mes prêts, YES !!! ).
    j’ai fait beaucoup de travaux moi même après mon travail, mon fils âgé de 12 ans venait avec moi, et faisait ces devoirs, puis je le ramenais à la maison pour le coucher; ma voisine jetais un œil… et je retournais travailler jusqu’à 2h du matin, puis j’étais au bureau à 8h30. (fallait pas louper la rentrée pour les étudiants, les logements étaient réservés !) dur, dur, mais ça a marché ! depuis j’ai fait d’autres projets. j’ai vendu mon petit cocon, pour payer les études de mon fils, différentes de celles qu’il projetait avant et j’ai laissé mon travail, suivi une formation » et fait un autre projet en rénovation; et c’est comme un virus…. j’ai fait d’autres projets en RP, un en sarl familiale et un en nom propre puis un autre locatif multiple (pour moi, les petits projets en RP rapportent plus que les gros et sont plus faciles à réaliser, et on se décourage moi vite, et quand on vend, ça permet de s’auto financer et de vivre). aujourd’hui je travaille sur deux petites maisons pour de la RP successive; je vais plus doucement et je prends plus le temps de vivre…. et je gère cet ensemble immobilier de 16 logts et les 6 autres plus grand à la campagne, et en apprenant toujours plus de choses.
    je fais aujourd’hui moi même l’entretien et les travaux; parfois en entreprise suivant l’ampleur du projet, pour pouvoir embaucher.
    il y a eu plein d’embuches… donc de mon expérience je dirai attention à vérifier auprès de la chambre des métiers si vous prenez un artisan qu’il soit bien en règle, et vérifiez son assurance, j’en ai fait les frais et j’ai failli tout perdre; puis attention à la fatigue quand on fait les travaux soi-même et à s’assurer correctement, j’ai fait une chute d’un toit et depuis je suis en invalidité (pas dans un fauteuil). Enfin on peut avoir parfois le moral à ras des pâquerettes, alors attention à être bien entouré, ou pas du tout… et quand on est en bas, on ne peut que remonter… il faut apprendre et rebondir de chaque situation, et tirer le meilleur, s’adapter !
    les banques ne font pas de sentiments… et pas facile en invalidité de renégocier les prêts malgré des taux 3 fois moins cher …. cela dit c’est en bonne voix normalement aujourd’hui en ayant un peu modifié les statuts et en prenant un bon courtier.
    l’administratif, la fiscalité en France c’est très lourd et complexe, il faut à chaque fois bien étudier soit même son statut, même si les conseils sont parfois les bien venus, il vaut mieux s’adresser »au Bon Dieu plutôt qu’à ses saints » quand on veut des renseignements. car chaque situation est différente !
    Quand on veut vraiment quelque chose, il faut croire en soi, en ce que l’on fait, s’accrocher, se donner les moyens, ne pas compter ses heures, aller jusqu’au bout de nos projets !
    être optimiste, et aimer ce que l’on fait ! faire de l’auto satisfaction, pour savoir se regonfler mais pas que, car se remettre en question permet de progresser !
    l’immobilier, c’est très varié, on ne s’ennuie pas, on apprend à chaque fois plein de chose, et c’est formidable ! il faut savoir aussi se faire plaisir, se tenir au gout du jour, savoir ce qui plait aux gens, transformer, mettre en valeur, faire un travail soigné, et non pas du cache misère; il faut savoir gérer, s’informer, respecter les règles (urbanisme, permis, de construction, les nouvelles normes ; le locatif, et la vente…)
    enfin, il faut avoir aussi une belle part d’inconscience… car si on pense à ce qui pourrait nous arriver … et quand on sait le travail que cela représente pour y arriver, alors on ne ferait plus rien !
    je n’avais pas vu cet article intéressant, et vos commentaires , merci à tous et bon week end !

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