Nous vivons un moment passionnant, une crise qui accélère la mutation de notre quotidien. Bien évidemment, après le confinement, la vie va reprendre… mais les choses ne seront plus tout à fait identiques. Nombre d’entre vous conserveront ces nouvelles habitudes prises pendant ces quelques jours de pause. Certains adopteront définitivement, au moins partiellement, le télétravail, d’autres ne retourneront plus dans un supermarché après avoir testé le « drive » et découvert des circuits de vente directe, ou encore relativiseront l’urgence permanente de certaines de nos activités inutiles.

Plus généralement, cette crise nous oblige à nous poser des questions sur notre manière de vivre et de consommer. Ainsi, les mutations en cours pourraient voir leur adoption accélérée par la population. Personne n’est aujourd’hui capable de savoir ce qu’il en ressortira, mais il semble acquis que l’après coronavirus ne sera pas totalement comme l’avant.

Essayons de comprendre ce changement. Je vous propose une forme de revue d’analyse et de prospective. 3 réflexions :

  • 1- La crise du coronavirus pourrait accélérer la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau. Nous sommes arrivés au bout de 2 phénomènes interdépendants : l’hypermondialisation et l’hypermétropolisation. L’avenir doit prendre ses racines dans nos territoires – Pierre SABATIER – PRIMEVIEW

  • 2 – Cette tempête passera. Mais les choix que nous faisons maintenant pourraient changer nos vies pour les années à venir Yuval Noah Harari.

Extrait d’un article passionnant publié en Anglais sous le titre « Yuval Noah Harari: the world after coronavirus« 

« L’humanité est aujourd’hui confrontée à une crise mondiale. Peut-être la plus grande crise de notre génération. Les décisions que les citoyens et les gouvernements prendront au cours des prochaines semaines façonneront probablement le monde pour les années à venir. Ils façonneront non seulement nos systèmes de santé, mais aussi notre économie, notre politique et notre culture. Nous devons agir rapidement et de manière décisive. Nous devons également prendre en compte les conséquences à long terme de nos actions. Lorsque nous choisissons entre des alternatives, nous devons nous demander non seulement comment surmonter la menace immédiate, mais aussi quel genre de monde nous habiterons une fois la tempête passée. Oui, la tempête passera, l’humanité survivra, la plupart d’entre nous seront toujours en vie – mais nous habiterons un monde différent. 

De nombreuses mesures d’urgence à court terme deviendront un élément essentiel de la vie. Telle est la nature des urgences. Ils accélèrent les processus historiques.

Les décisions qui, en temps normal, pourraient prendre des années de délibération sont prises en quelques heures. Des technologies immatures et même dangereuses sont mises en service, car les risques de ne rien faire sont plus importants. Des pays entiers servent de cobayes dans des expériences sociales à grande échelle. Que se passe-t-il lorsque tout le monde travaille à domicile et ne communique qu’à distance? Que se passe-t-il lorsque des écoles et des universités entières se connectent?

En temps normal, les gouvernements, les entreprises et les commissions scolaires n’accepteraient jamais de mener de telles expériences. Mais ce ne sont pas des heures normales.  En cette période de crise, nous sommes confrontés à deux choix particulièrement importants. Le premier se situe entre la surveillance totalitaire et l’autonomisation des citoyens. Le deuxième est entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale. 

Surveillance sous la peau

Afin de stopper l’épidémie, des populations entières doivent se conformer à certaines directives. Il existe deux principaux moyens d’y parvenir. Une méthode consiste pour le gouvernement à surveiller les gens et à punir ceux qui enfreignent les règles. Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la technologie permet de surveiller tout le monde en permanence.

Il y a cinquante ans, le KGB ne pouvait pas suivre 240 millions de citoyens soviétiques 24 heures sur 24, et le KGB ne pouvait pas non plus espérer traiter efficacement toutes les informations recueillies. Le KGB comptait sur des agents humains et des analystes, et il ne pouvait tout simplement pas placer un agent humain pour suivre chaque citoyen. Mais maintenant, les gouvernements peuvent compter sur des capteurs omniprésents et des algorithmes puissants au lieu de fantômes de chair et de sang. 

Dans leur combat contre l’épidémie de coronavirus, plusieurs gouvernements ont déjà déployé les nouveaux outils de surveillance. Le cas le plus notable est la Chine. En surveillant de près les smartphones des gens, en utilisant des centaines de millions de caméras de reconnaissance faciale et en obligeant les gens à vérifier et à signaler leur température corporelle et leur état de santé, les autorités chinoises peuvent non seulement identifier rapidement les porteurs de coronavirus suspectés, mais également suivre leurs mouvements et identifier toute personne avec laquelle ils sont entrés en contact. Une gamme d’applications mobiles avertit les citoyens de leur proximité avec les patients infectés. 

La police du savon

Demander aux gens de choisir entre l’intimité et la santé est, en fait, la racine même du problème. Parce que c’est un faux choix. Nous pouvons et devons jouir de l’intimité et de la santé. Nous pouvons choisir de protéger notre santé et d’arrêter l’épidémie de coronavirus non pas en instituant des régimes de surveillance totalitaires, mais plutôt en responsabilisant les citoyens. Ces dernières semaines, certains des efforts les plus réussis pour contenir l’épidémie de coronavirus ont été orchestrés par la Corée du Sud, Taïwan et Singapour. Bien que ces pays aient fait un certain usage des applications de suivi, ils ont beaucoup plus compté sur des tests approfondis, sur des rapports honnêtes et sur la coopération volontaire d’un public bien informé.  La surveillance centralisée et les sanctions sévères ne sont pas le seul moyen de faire respecter les directives bénéfiques. Lorsque les gens sont informés des faits scientifiques et que les gens font confiance aux autorités publiques pour leur dire ces faits, les citoyens peuvent faire la bonne chose même sans qu’un Big Brother veille sur leurs épaules.

Une population motivée et bien informée est généralement beaucoup plus puissante et efficace qu’une population policière et ignorante. 

Nous avons besoin d’un plan global

Le deuxième choix important auquel nous sommes confrontés est entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale. L’épidémie elle-même et la crise économique qui en résulte sont des problèmes mondiaux. Ils ne peuvent être résolus efficacement que par une coopération mondiale.  Tout d’abord, pour vaincre le virus, nous devons partager des informations à l’échelle mondiale.

C’est le gros avantage des humains sur les virus. Un coronavirus en Chine et un coronavirus aux États-Unis ne peuvent pas échanger des conseils sur la façon d’infecter les humains. Mais la Chine peut enseigner aux États-Unis de nombreuses leçons précieuses sur le coronavirus et comment y faire face. Ce qu’un médecin italien découvre à Milan tôt le matin pourrait bien sauver des vies à Téhéran le soir. Lorsque le gouvernement britannique hésite entre plusieurs politiques, il peut demander conseil aux Coréens qui ont déjà fait face à un dilemme similaire il y a un mois. Mais pour que cela se produise, nous avons besoin d’un esprit de coopération et de confiance mondiales. 

La coopération mondiale est également vitale sur le plan économique. Étant donné la nature mondiale de l’économie et des chaînes d’approvisionnement, si chaque gouvernement fait sa propre chose au mépris des autres, le résultat sera le chaos et une crise qui s’aggrave. Nous avons besoin d’un plan d’action mondial et nous en avons besoin rapidement. 

Malheureusement, à l’heure actuelle, les pays ne font pratiquement rien de tout cela. Une paralysie collective a saisi la communauté internationale. Il ne semble y avoir aucun adulte dans la chambre. On se serait attendu à voir, il y a déjà quelques semaines, une réunion d’urgence des dirigeants mondiaux pour élaborer un plan d’action commun. Les dirigeants du G7 n’ont réussi à organiser une vidéoconférence que cette semaine, et cela n’a abouti à aucun plan de ce type.  Lors des crises mondiales précédentes – comme la crise financière de 2008 et l’épidémie d’Ebola de 2014 – les États-Unis ont assumé le rôle de leader mondial. Mais l’administration américaine actuelle a abdiqué le poste de leader. Il a été très clair qu’il se soucie beaucoup plus de la grandeur de l’Amérique que de l’avenir de l’humanité. 

 

  • 3- Chaque épidémie majeure, depuis mille ans, a conduit à des changements essentiels dans l’organisation politique des nations, et dans la culture qui sous-tendait cette organisation. Jacques Attali

Extrait d’un article publié sous le titre « Que naitra t’il ?  »

Chaque épidémie majeure, depuis mille ans, a conduit à des changements essentiels dans l’organisation politique des nations, et dans la culture qui sous-tendait cette organisation. Par exemple, (et sans vouloir réduire à néant la complexité de l’Histoire), on peut dire que la Grande Peste du 14ème siècle, (dont on sait qu’elle réduisit d’un tiers la population de l’Europe) a participé à la remise en cause radicale, sur le vieux continent, de la place politique du religieux, et à l’instauration de la police, comme seule forme efficace de protection de la vie des gens. L’Etat moderne, comme l’esprit scientifique, y naissent alors comme des conséquences, des ondes de choc, de cette immense tragédie sanitaire. L’un et l’autre renvoient en fait à la même source : la remise en cause de l’autorité religieuse et politique de l’Eglise, incapable de sauver des vies, et même de donner un sens à la mort. Le policier remplaça le prêtre.

Il en alla de même à la fin du 18ème siècle, quand le médecin remplaça le policier comme le meilleur rempart contre la mort.

On est donc passé en quelques siècles d’une autorité fondée sur la foi, à une autorité fondée sur le respect de la force, puis à une autorité plus efficace, fondé sur le respect de l’Etat de droit.

On pourrait prendre encore d’autres exemples et on verrait que, à chaque fois qu’une pandémie ravage un continent, elle discrédite le système de croyances et de contrôle, qui n’a su empêcher que meurent d’innombrables gens ; et les survivants se vengent sur leurs maîtres, en bouleversant le rapport à l’autorité.

Aujourd’hui encore, si les pouvoirs en place en Occident se révélaient incapables de maîtriser la tragédie qui commence, c’est tout le système de pouvoir, tous les fondements idéologiques de l’autorité qui seraient remis en cause, pour être remplacés, après une période sombre, par un nouveau modèle fondé sur une autre autorité, et la confiance en un autre système de valeur.

Autrement dit, le système d’autorité fondé sur la protection des droits individuels peut s’effondrer. Et avec lui, les deux mécanismes qu’il a mis en place : le marché et la démocratie, l’un et l’autre des façons de gérer le partage des ressources rares, dans le respect des droits des individus.

Si les systèmes occidentaux échouent, on pourrait voir se mettre en place non seulement des régimes autoritaires de surveillance utilisant très efficacement les technologies de l’intelligence artificielle, mais aussi des régimes autoritaires de répartition des ressources. (Cela commence d’ailleurs dans les lieux les moins préparés et les plus insoupçonnés : A Manhattan, nul, hier n’avait le droit d’acheter plus que deux paquets de riz).

Heureusement, une autre leçon de ces crises, est que le désir de vivre est toujours le plus fort ; et que, à la fin, les humains renversent tout ce qui les empêche de jouir des rares moments de leur passage sur la terre.

Aussi, quand l’épidémie s’éloignera, verra-t-on naître, (après un moment de remise en cause très profonde de l’autorité, une phase de régression autoritaire pour tenter de maintenir les chaînes de pouvoir en place, et une phase de lâche soulagement), une nouvelle légitimité de l’autorité ; elle ne sera fondée ni sur la foi, ni sur la force, ni sur la raison (pas non plus, sans doute, sur l’argent, avatar ultime de la raison).

Le pouvoir politique appartiendra à ceux qui sauront démontrer le plus d’empathie pour les autres. Les secteurs économiques dominants seront d’ailleurs aussi ceux de l’empathie : la santé, l’hospitalité, l’alimentation, l’éducation, l’écologie. En s’appuyant, bien sûr, sur les grands réseaux de production et de circulation de l’énergie et de l’information, nécessaires dans toute hypothèse.

On cessera d’acheter de façon frénétique des choses inutiles et en reviendra à l’essentiel, qui est de faire le meilleur usage de son temps sur cette planète, qu’on aura appris à reconnaître comme rare et précieux. Notre rôle est de faire en sorte que cette transition soit la plus douce possible, et non un champ de ruines. Plus vite on mettra en œuvre cette stratégie, plus vite on sortira de cette pandémie, et de la terrible crise économique qui s’en suivra.

 

A suivre …

 

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83 Comments

  1. Nicolas says:

    Bonjour Guillaume,

    Puisse nos gouvernants vous écouter ou vous lire. J’aimerais que la nouvelle solution prenne la voie que vous décrivez. De mon côté, j’ai fait ce choix il y a un an et demi en achetant une maison à la campagne à rénover, en créant un potager (en cours) et en essayant de travailler en libéral… Ce n’est pas toujours simple mais que c’est bon !
    Continuer à écrire, à donner votre point de vue, que l’on n’est pas obligé de partager tout le temps. Vous le faites dans le respect des et en exprimant votre pensée et votre sensibilité.

  2. Le monde de demain says:

    La crise du coronavirus à eclipse momentanement celle du réchauffement climatique. Quid si on alterne des vagues de pandemie globale et multiples inondations et secheresses locales qui mettraient sur la route des millions de réfugiés climatiques qu’aucun pays ne souhaiterait accueillir ?
    Fin d’un monde hyperconnecte pour un monde de communautes survivalistes?

    • TOURAIN says:

      Comme souvent on oublie la problématique démographie à l’échelle du monde… Il me semble que la seule grande pandémie connue réellement à l’échelle mondiale est la grippe espagnole (1917 –1922) où malgré 30 à 100 millions de morts (100 si on tient compte de toute une série de pathologies mortelles qui semblent avoir atteint au bout de 2 ou 3 ans des infectés  »guéris »…) (sur 1,8 milliard d’hommes en 1918), elle n’a pas changé pourtant, me semble t il le cours de l’histoire du XXéme siècle… Alors analyser les évolutions  »locales  » à partir des pandémies locales (pestes , choléra) qui ont tué, par contre, jusqu’à 30 à 60 % de la population locale pour en déduire ce qui se passera pour COVID 19 est peut être juste s’auto convaincre de ses propres certitudes. En effet je constate que les analyses actuelles des futurologues sont surtout là pour y voir le bien fondé des thèses que chacun d’eux expose depuis des années – sans avoir jamais d’ailleurs imaginer une pandémie comme élement de rupture -. Actuellement COVID 19 pourrait provoquer la mort de 2 % (voir moins) des infectés… Que ce taux puisse provoquer une récession et une évolution des régimes politiques, dans les pays dits occidentaux (vieillissants) où on a voulu croire à la guerre à 0 mort, pour son camp, peut être, mais quid en Afrique ? en Inde? Là où sont les grandes masses démographiques (Même si des retards à l’applications des règles d’hygiène basique aggravent le taux – nos règles barrières apparues avec le confinement, sont encore très sophistiquées pour des pans entiers des ces continents très ruraux…-). COVID 19 ne changera pas la ligne d’évolution du monde qui est pilotée par la démographie et les pyramides locales des âges….

    • Michel 2 says:

      Ouf !
      On a enfin la paix avec ce put… de réchauffement climatique même si c’est momentané.
      Enfin des journaux télévisés qui ne ramène pas tout au RC 🙂 🙂

  3. chrysalide says:

    entièrement d’accord avec vous, malheureusement je pense qu’il y a des paramètres mondiaux que nous ne connaissons pas et qui lient pieds et poings à tous nos gouvernements successifs.
    pour arriver à être décisionnaire pour son peuple il faut lui faire confiance et non pas le réprimer ni le surcharger de taxes.
    l’Etat lui même doit montrer l’exemple et nous montrer qu’il maitrise ses dépenses de fonctionnement, les dérives se font depuis les années « glorieuses » de 70 à 2000, malheureusement c’est un défaut français, on ne sait pas revenir sur nos acquis en cas de pénurie, cela devrait être mis dans chaque contrat de chaque salarié et surtout de chaque ELU, il devrait en premier avoir un métier, qu’il pourrait mettre en stand by le temps de son mandat UNIQUE et le reprendre à la fin du mandat.
    on a privilégié tous ceux qui tournaient autour de ces ELUS et maintenant comment leur dire qu’ils sont trop bien payés!!!!!!! et je ne parle pas de ceux qui travaillent pour l’EUROPE
    toutes ces dérives vont devoir être remise à plat, un barème devrait être appliqué et respecté. combien on tiré la couverture à eux!!!!!!!!!!!! pas étonnant que à l’heure où rien n’est secret ou tout se découvre un jour ou l’autre ceux qui ne sont pas « privilégiés » râlent et manifestent….
    cette crise va en effet « espérons » remettre les pendules à l’heure de l’égalité, fraternité et liberté « contrôlée »

  4. Schlegel says:

    Bonjour Guillaume, c’est toujours une bouffee d’oxygène que de vous lire chaque matin. Continuez c’est pertinent construit et subjectif tout ce que j’aime.

  5. Olivier says:

    C’est sur que les territoires sont une excellente solution.
    Ne parlons pas de croissance ou de récession mais de répartition.
    Tout le monde y gagnera. Les cadres qui viendront vivre a Vierzon seront a 2h de Paris et ils auront la fibre pour une connexion rapide. Ils gagneront moins mais ils pourront avoir une maison avec jardin pour pas cher, gagneront des heures de vie (celles qu’ils perdent aujourd’hui dans les transports), ils protegeront leur santé et celle de leurs enfants (il y a bien moins de pollution)…
    Les habitants de ces territoires verront les services se développer (besoin d’hôpital, de tribunal, d’emplois a domicile) et les communes gagneront du pouvoir d’investissement.

    • Ex Parigo says:

      La fibre c est déjà le moyen âge , attendez de voir la 5 G , même dans une caverne vous serez le plus heureux des hommes !

      • olivier says:

        A Vierzon, j’ai plus de 900Mbps en down et 450 en up.
        On peut avoir, ma femme et ma fille chacune sur Netflix, mon fils sur fortnite et moi qui bosse ou surfe sans aucun problème. Je peux vous assurer que ça change de l’ADSL que j’avais l’an dernier.
        Ce sera peut être le moyen age dans quelques années mais pas pour le moment!

        • Les villes se sont toujours développées devant la nécessité d’être proche d’un moyen de communication. On parle des Fleuves, des ports, des voies romaines.

          Aujourd’hui, internet permet de dépasser la nécessité de ces canaux de communication physique.

          Quel est l’avantage de la vie en métropole ? Je ne sais pas. Je n’arrive pas à trouver.

          • Badtimes says:

            Mais vous pourrez juger sur pieds quand tout le monde viendra dans votre coin, ce sera vite une métropole 😬😬

          • Schlegel says:

            S’il en est un c’est l accès à la culture. Une pièce de Molière célèbre peut se jouer toute l’année à paris. Si vous avez une representation en région vous êtes chanceux…

            • olivier says:

              Il y a moins de choses qu’à Paris, c’est indéniable.
              Mais nous avons un théâtre très actif le Mac Nab. Les places ne sont pas cher, j’y vais à pied, il n’y a pas de file d’attente…. Idem pour le cinéma.
              Pareil, il y a des places à l’école de musique et ce n’est pas cher.
              Lorsque je veux aller voir un concert particulier, je prends le train, Vierzon Paris se fait en 1h30.
              Ce qui manque le plus, ce sont les musées et expos, mais encore une fois, de temps en temps, on prends le train avec les enfants et on va au grand palais par exemple….
              J’ai de la famille à Paris, je connais bien. J’adore y aller, en tant que touriste (visites, balades, restos…). En plus, c’est très beau. Par contre, y vivre? non. Y travailler? encore moins!

            • Badtimes says:

              Avec des comédiens de second ordre! Je connais le milieu

        • D’autant que la 5G ne me semble pas pérenne…rester plusieurs heures confinés dans un four micro-ondes, il vaut mieux attendre les résultats du test sur les Parisiens 🙂 … bon sens provincial

  6. Ex Parigo says:

    C est vrai que après un épisode comme ça et les nouveaux risques à venir , qui souhaitera habiter dans les endroits surpeuplés ?

  7. Ex Parigo says:

    Et comment vont faire les restaurants, discothèques et entreprises touristiques entre autres ?

  8. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Beaucoup de choses à dire sur cet excellent sujet.
    Commençons par ceci :

    les européens du sud accepteront ils de tirer les leçons de leur propre nullité comparée à nos voisins du nord ?

    En Allemagne, il y a beaucoup plus de cas détectés, mais beaucoup moins de morts que chez nous et plus encore pour l’ Italie et l’ Espagne..

    Bizarre !!

    On comprend mieux, si l’on sait que les tests de dépistages sont beaucoup plus nombreux en Allemagne, et qu’il y a 5 fois plus de lits de réanimation qu’en France pour une population à peine plus nombreuse . Sans parler des masques qui ne manquent pas.

    Nous sommes mauvais, il y a plus mauvais que nous.
    Mais il y a aussi bien meilleur pour mener des guerres y compris virales.

    Ouvrons les yeux : notre système de santé soi disant le meilleur du monde, est nettement moins bon que celui des allemands.

    Sur ce blog, nous en connaissons tous les raisons :

    Manque de moyens, parce que nos économies sont « à la ramasse » depuis des lustres.

    Si l’ensemble de nos concitoyens, à commencer par les syndicats, les politiques, les grévistes, les gilets jaunes, et autres défendeurs de leurs pré carré, pouvaient enfin comprendre que la meilleure façon de lutter contre l’adversité c’est d’avoir un pays beaucoup plus riche qu’il ne l’est, alors nous aurons tiré un bénéfice de cette crise.

    Hélas je crains que ce ne sera pas le cas.

  9. Thierry says:

    Une explication, avancée notamment côté italien, pour comprendre l’écart de mortalité, est l’absence en Allemagne de tests au coronavirus post-mortem sur les personnes décédées. Du coup, effectivement, ça peut expliquer bcp de choses, notamment aussi le peu de morts en Afrique, ( ou d’autres pays ) par exemple, et le nombre « relativement limité » en Iran . ( alors que l’épidémie a commencé en même temps et au même rythme que l’Italie).

    • Badtimes says:

      Mais il y a aussi la comparaison de l’Allemagne avec des pays comme la Corée du Sud, le Japon, Taïwan qui ont proposé le même processus: masques pour tous, tests à grande échelle et mise en quarantaine des contaminés. Ils ont eu le même résultat qu’à l’Allemagne a l’heure actuelle.
      Mais pour être comme eux il nous faudrait les mêmes moyens que nous n’avons plus et que nos hommes politique cherchent à nous cacher en nous disant entre autre que les masques ne servent à rien car one saurait pas s’en servir! Désespérant!!!!
      Ça me rappel mon père qui nous racontait qu’en 1940 ils se battaient avec des canons de 75 de la guerre de 14 tirés par des chevaux contre les chars allemands!!! C’est dur qu’a cette époque ils ont perdu la bataille très vite.

  10. Le point de départ avec le covid-19 est un domaine sur lequel nous avons très peu de recul. Les conclusions tirées seraient donc assez hasardeuses.
    Par contre cela confirme que nous avons depuis les années 70 une classe politique assez nulle. A part augmenter les impôts, ils ne savent rien faire.

    • François says:

      Classe politique nulle, pas totalement d’accord.
      Au départ, le choc (pétrolier) a surpris tout le monde et à demandé une adaptation (on n’a pas de pétrole, mais on a des idées). Il était difficile de tout casser d’un coup, surtout après 1968 et une certaine libéralisation.
      Ensuite, la population a fait un choix politique qui ouvrait vers plus de liberté assisté au détriment de l’économie (35h, bac pour tous, ….) . Nous sommes entrés dans une période de populisme ou toute réforme de profondeur était enterrée par les mouvements sociaux. Les économies ont donc été faites sur les fonctions régaliennes (sécurité, santé, …) par une recherche d’optimisation fonctionnelle, avec quelques crises pour amplifier les choses et des choix parfois discutables (gouvernement Jospin) lors des périodes d’accalmies.
      Le paroxysme est atteint avec l’élection de François Hollande avec un premier temps plus ou moins en accord avec ses promesses, mais qui saborde l’économie, puis un second plus réaliste (aidé par la période des attentats ?) de réformes mais qui le coupe de sa base.
      Les actuels gouvernements ont promis des réformes, annoncées dans leur programme. Mais l’état de décrépitude de 30 ans d’abandon ou presque ne permet pas un redressement immédiat. Il était en cours, aidé par une période faste, avec des choix certes discutables avec le recul, mais adaptés dans les priorités d’alors : reprise des activités et baisse du chômage, relance des métiers manuels, …
      L’on peut surtout regretter quelques erreurs de communications trop directe, voire de timing (réaction gilets jaunes un peu tardive). Survient une crise sanitaire ou l’on peut reprocher, après coup, une sous estimation du risque en Europe. Mais après les enseignements du SRAS (peu touché) et la surestimation de la grippe H1N1, fallait-il sur investir, d’autant plus que tout le corps médical n’était pas d’accord sur la gravité de l’épidémie. Il y a 12 jours exactement, mon cardiologue parlait d’une sorte de grippe qui se répandait particulièrement vite.
      La politique française est une des rares à s’appuyer sur la consommation interne permise par une redistribution des richesses (aides sociales, …) plus large que dans nombre de pays. Le résultat moins de paupérisation et des chocs économiques amoindris, et même des baisses d’impôts depuis deux ans.
      Les impôts, personnellement, tout en faisant tous pour les réduire (merci les niches) je serais très heureux dans payer beaucoup, car cela signifierais que je gagne très bien ma vie.
      En revanche, je pense que des économies devraient être réalisés sur le niveau de vie de nos politiques une fois additionnée leurs salaires et autres avantages (nourri – logé – véhiculé gratuitement pour certains) avec la mise en place d’un véritable contrôle des justifications des dépenses comme dans toutes entreprises.

  11. Le coronavirus prépare-t-il la revanche des territoires?

    FIGAROVOX/TRIBUNE – Le monde de l’après-coronavirus pourrait être le théâtre d’un rééquilibrage territorial de grande envergure, estime notre chroniqueur Olivier Babeau. La richesse des espaces ruraux serait enfin reconnue à sa juste valeur.

    Difficile de ne pas penser que la crise du coronavirus aura des conséquences de long terme sur notre société. La façon dont nous vivons va devoir intégrer le nouveau paramètre d’un risque sanitaire qui ne disparaîtra jamais tout à fait. À quoi ressemblera ce «monde d’après»? Certains éléments peuvent nous permettre de formuler une hypothèse: celle d’un bouleversement des grands équilibres sur le marché du logement.

    Jusqu’à présent, le mouvement d’urbanisation ne semblait connaître aucun point d’arrêt. Les archéologues nous apprennent que les premières agglomérations sont nées de centres religieux autour desquels se rassemblaient périodiquement des populations nomades. Puis elles ont grandi parce qu’elles se sont révélées de formidables creusets de développement culturel. La promiscuité des villes réalise une puissante alchimie sociale. En se rencontrant, les esprits s’enrichissent mutuellement. Isolés, les individus s’ennuient et dépérissent ; rassemblés, la confrontation de leurs idées engendrera de nouvelles façons de penser. C’était spécialement le cas lorsque, les moyens de communication étant rares, les idées ne circulaient jamais mieux qu’au sein de groupes qui se côtoyaient physiquement. Cette logique a permis aux agglomérations de devenir les centres de la vie des civilisations il y a environ 10 000 ans. C’est exactement le même mécanisme sur lequel on compte aujourd’hui dans les «clusters» d’entreprises et autres «pôles de compétitivité». Les innovations et les connaissances circulent plus, favorisant l’émergence de nouvelles connaissances.

    C’est pourquoi ces dernières n’ont cessé de grandir. Rome, à son apogée antique, comptait 500 000 habitants. À la même époque, Xi-An, la capitale chinoise, rassemblait un million de personnes. Pendant des siècles, aucune ville ne pouvait approcher une telle taille. L’époque médiévale a considérablement réduit la taille des cités. Paris n’était au XIIe siècle qu’un gros bourg de 50 000 habitants. La capitale n’atteindra le demi-million d’habitants qu’au XIXe siècle. Le mouvement a connu au cours des dernières décennies une accélération inouïe et préoccupante. Désormais, les populations se concentrent dans des mégalopoles toujours plus gigantesques. En 2007, le nombre d’urbains égale le nombre de ruraux pour la première fois dans l’Histoire. En 2050, la proportion d’urbains devrait atteindre 75 à 80%. Ce processus d’urbanisation se traduit souvent par un développement anarchique et des conditions humaines, sanitaires et écologiques effrayantes. Plus de la moitié de la population se concentre sur moins de 4% de la surface émergée. Paris, avec ses 2,2 millions d’habitants intra-muros et son agglomération de 10 millions d’habitants, fait figure de naine à l’échelle mondiale. Les Chinois ont annoncé leur projet de construire autour de Pékin, la capitale, une mégalopole de 100 millions d’habitants baptisée Jing-Jin-Ji.

    La concentration dans les villes est une tendance cumulative: les gens afflux vers les lieux où se créent les emplois, et contribuent donc à la création de plus d’emplois. Elles attirent les intelligences et les énergies dépossédant les territoires délaissés du peu de ressources qu’ils avaient. En France, les treize plus grandes métropoles françaises concentrent à elles seules près de la moitié des offres d’emploi. Une concentration qui n’a cessé de s’accentuer: en 2018, l’Île-de-France représentait 45% des créations d’emplois, contre 15% en 1998.

    La conséquence de cette volonté sans cesse plus forte d’habiter au cœur des villes est connue: une hausse vertigineuse du coût du logement dans les zones les plus demandées. Dans 32 grandes villes du monde, les prix réels des maisons ont augmenté en moyenne de 24% au cours des cinq dernières années, alors que le revenu réel moyen n’a augmenté que de 8% sur la même période. Au plus haut de la grande bulle spéculative des bulbes de tulipes en Hollande en 1637, il fallait une maison entière pour acheter trois bulbes. Un rapport aussi ridiculement disproportionné que celui qui existe à présent, mais inversé: dans certains arrondissements de Paris comme le VIe ou le VIIe, un misérable mètre carré peut couramment s’acheter 20 000 euros. Soit l’équivalent d’une bonne dizaine d’années d’économies d’une personne gagnant le salaire minimum.

    Autrefois, les villes étaient ces havres de liberté où l’on pouvait espérer échapper à l’arbitraire féodal. On y accourait du plus profond des campagnes, dans l’espoir d’une vie meilleure. La ville symbolisait l’émancipation et l’espoir de promotion sociale. Mais ce n’est plus le cas en ce début de siècle. Pour beaucoup, les villes sont devenues des prisons absurdes où l’on réside dans le seul but de gagner assez d’argent pour avoir les moyens d’y résider… Trois habitants sur quatre rêveraient d’en sortir, mais l’absence d’emplois dans les territoires moins densément peuplés les oblige à participer à l’incroyable course à l’échalote des prix de l’immobilier.

    La crise du coronavirus serait-elle en passe de briser la logique de concentration urbaine? Il est probable que de nouveaux standards d’hygiène s’imposent dans la durée. On ne fera peut-être plus jamais la queue comme avant. Mais la distanciation sociale se heurtera rapidement à la réalité de l’irréductible promiscuité dans nos mégalopoles: songeons à nos transports en commun aux heures de pointe, où la prise de distance est impossible. De plus, si des épisodes de confinement se reproduisent régulièrement, les logements exigus des villes pourraient bien devenir insupportables pour beaucoup, faisant chuter leur prix.

    La valeur subjective de l’espace qui nous sépare des autres va faire un bond. Hier on payait très cher le mètre carré pour acheter le privilège d’être serrés entre semblables. Demain, il se pourrait bien que l’on achète plutôt le privilège d’être éloigné des autres. Nous chercherons à minimiser les contacts avec les gens qui n’appartiennent pas à nos cercles familiaux ou amicaux proches. La distance à autrui deviendra un nouveau paramètre essentiel dans nos choix de vie. Outre le prix des jardins en ville, nous pourrions voir monter de façon inédite la valeur de ces communautés humaines à taille réduite que sont les villages et des habitations isolées. La campagne, en un mot, retrouverait durablement le lustre qu’elle a gagné en ce temps de confinement. Faudrait-il s’en étonner? Sur une terre sans cesse plus peuplée, il était fatal que la tranquillité et l’éloignement du reste des humains finisse par devenir un trésor recherché.

    Le retour en grâce des territoires ruraux sera possible parce que les attraits que l’on trouvait à la concentration seront désormais accessibles depuis n’importe où: l’emploi, l’accès à des services et certaines formes de relations sociales. Les pratiques de travail à distance vont probablement connaître une importante accélération après l’épreuve du confinement. La connexion à la fibre s’étendant à de nouvelles zones, les possibilités de réalisation de démarches en ligne et de livraison vont se renforcer. Les communications via les réseaux sociaux ou les applications de messagerie instantanées représenteront une part importante de notre vie sociale. En bref, la vie dans les territoires aura de plus en plus les avantages essentiels de celle des zones urbaines denses, mais avec de nombreux avantages exclusifs: le prix, l’air, le calme et surtout cet espace devenu si précieux.

    Dans le monde de l’après-coronavirus, l’extraordinaire richesse de nos provinces – leur beauté, la densité de leurs racines historiques, la qualité de vie – pourrait bien être enfin reconnue. Cela entraînerait un opportun rééquilibrage territorial. Nous avons vu tant de choses inouïes qu’on aurait cru impossibles depuis le début de la pandémie, pourquoi ne pas imaginer que nos déserts ruraux deviendront demain des luxes convoités?

    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/le-coronavirus-prepare-t-il-la-revanche-des-territoires-20200324

  12. Michel 2 says:

    « L’humanité est aujourd’hui confrontée à une crise mondiale. Peut-être la plus grande crise de notre génération. Les décisions que les citoyens et les gouvernements prendront au cours des prochaines semaines façonneront probablement le monde pour les années à venir. Ils façonneront non seulement nos systèmes de santé, mais aussi notre économie, notre politique et notre culture. Nous devons agir rapidement et de manière décisive. Nous devons également prendre en compte les conséquences à long terme de nos actions. Lorsque nous choisissons entre des alternatives, nous devons nous demander non seulement comment surmonter la menace immédiate, mais aussi quel genre de monde nous habiterons une fois la tempête passée. Oui, la tempête passera, l’humanité survivra, la plupart d’entre nous seront toujours en vie – mais nous habiterons un monde différent.  »

    Le premier paragraphe de ce texte n’est qu’un amas de balivernes.
    Dès que l’état de confinement sera levé les gens se rueront sur les restaurants, les vacances, les plages, la consommation (pour ceux qui en auront les moyens), les rencontres en famille et amis, etc.
    Et quelques semaines plus tard, beaucoup de choses seront oubliées il ne restera que des changements de comportements et de façon de vivre à la marge, type bobos, vegan et autres illuminés.

    Cette crise qui fera quelques dizaines ou centaines de milliers de morts, un million tout au pire dans le monde qui en compte plus de 7 milliards soit 0.0014 % n’aura rien à voir avec les pandémies d’antan où les victimes se comptaient par dizaines, centaines même de millions rapportées à une population 6 à 20 fois moindre.
    Il faudra, me semble t-il, une autre vraie catastrophe où les morts se compteront par centaines de millions voire par milliards pour que ce monde prenne enfin conscience de ses erreurs et d’une possible extinction.

    La question se pose cependant à terme mais pas dans l’immédiat de savoir si cette crise de coronavirus attelée à une crise financière donc économique sous-jacente quasi inévitable et probablement de grande ampleur, ne pourrait être un ou l’élément catalyseur de la GRANDE prochaine crise.

    Ceci étant, tout n’est pas à jeter dans cette article, il y a des choses intéressantes,et beaucoup de vœux (pieux?).

    Quant aux commentaires d’Attali outre sa description de l’histoire, j’hésite entre sa croyance d’un futur Etat totalitaire et le fait qu’il s’est toujours trompé dans le passé, économiquement parlant.

  13. Je ne suis pas si sur que cela changera tant que cela après ou alors ce sera en mode green washing comme pour l’écologie.Quant à Attali qui ramène sa fraise,ce vieux profiteur de la Mitterandie qui par ses idées a contribué à la situation dans laquelle nous sommes c’est un peu fort,même les dinosaures les vrais comme ceux du PS ont disparus mais pas lui!

  14. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Je suis assez d’accord avec vous y compris sur Attali, mais naturellement pas sur le cataclysme final que vous prédisez, vous le savez bien.

    Et pour répondre à votre interpellation dans la rubrique  » face à l’incertitude remboursez votre crédit » j’admets tout à fait ne pas avoir pris la mesure de la mise à l’arrêt global des économies mondiales suite à l’imprévision de la plupart des dirigeants.

    En effet, le nombre de morts causés par cette épidémie nous le verrons au final, par rapport aux gens infectés asymptomatiques, sera à peine plus élevé (peut être moins) qu’une grippe banale.

    Mais seule la proportion de gens nécessitant des soins de réanimation dans un contexte d’insuffisance de moyens technique diffère.

    Or tout cela ne nous a pas été dit alors qu’il suffisait surement de se le faire expliquer par les chinois clairement. De même que l’on ne nous a pas averti de nos insuffisances de moyens .

    Je ne dis pas cela pour me dédouaner, mais pour expliquer mon erreur.

    En effet, se tromper peut coûter très cher.

    J’estime quand même avoir réagit à temps, comme je l’ai dit dans ces colonnes, en vendant à 5800 en en rachetant hier à 3900.
    J’ai malgré tout demandé à l’un de mes gestionnaires, de prévoir d’utiliser des liquidités restantes pour acheter encore sur repli pour le cas où la crise aux US impacterait encore un peu plus les cours.

    Je crois que pas mal de gérants seraient ravis de pourvoir annoncer ce jour à leurs clients qu’ils on fait ce choix pour eux.

    Nous avons eu déjà l’occasion d’aborder ce sujet, je gère ma vie et mon portefeuille, en prenant des paris sur des risques raisonnés.

    En achetant là autour de 4000, je parie sur une reprise, une hausse, dans des délais que l’on ne peut encore définir avec précision.

    Si je me trompe, et que tout dégringole parce que la pandémie est un catalyseur de la « GRANDE prochaine crise » alors vous aurez raison. Je devrai encore vendre dans l’urgence. Toujours mauvais ça !!

    Si d’ici quelques mois, deux ans, même 3, les choses reviennent à la normale, et que les cours se redressent, c’est moi qui aurait eu raison.

  15. Très intéressant.
    Peut etre que cette pandémie sauvera la planète, ni plus, ni moins en faisant changer radicalement notre façon de faire…
    Cdt

  16. Je ne prédis pas de cataclysme je dis que je ne suis pas si sûr que les choses changeront tant que cela après dans le sens où l’on retrouvera le même mode de fonctionnement qu’avant,on nous fera surement croire que cela change mais je ne crois pas un seul instant aux relocalisations par exemple ou alors à la marge .

  17. François says:

    L’article nous propose un éloignement des centre urbains trop peuplés. Mais cela signifie également un éloignement des centres de soins.
    Au niveau économique on découvre le télé travail, quand les réseaux et les terminaux le permettent. Les queues ne se font plus dans les supermarchés, mais sur internet pour accéder aux applications de drive et autres. Et encore faut-il qu’il y ait un service à proximité.
    Certes la délocalisation supprimera des embouteillages, au détriment de distances kilométriques. Un parisien n’a pas besoin de moyens individuel de transport, un banlieusard si voire même de deux.
    En revanche le télétravail pour la production, guère vu sur les chaînes de montage.
    Peut-être verrons une relocalisation industrielle vers l’Europe (qui apparaissait déjà) mais à la marge, sauf à réussir à être compétitif sur les prix, car in fin c’est le consommateur qui choisit.

  18. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Dans 1, 2 ou 3 ans nous verrons bien ce qu’il en est.

    En attendant je vois une fenêtre permettant de faire un max de plus-value en partant des cours actuels.

    Quant à l’immobilier, peut être avez vous vendu votre maison et transformé le capital en or ou en moutarde, mais moi je considère que la pierre est plus sure que le reste y compris les euros sur un compte en banque.

    • Michel2 says:

      Je n’ai pas de maison ou appartements à Paris, moi !

      Mais gardez juste un peu dans un coin de votre raisonnable cerveau, que vous m’avez par le passé dénigré, contré à chaque article ou quasiment, pris pour quelqu’un sans connaissances, bref pour un imbécile …. et qu’aujourd’hui vous devez bien admettre vos tords et votre manque d’intuition, figé semble t-il par vos certitudes béatement optimistes.
      Alors continuez à croire dans l’immobilier locatif parisien, vous allez prochainement prendre un grand bain. Il y a pourtant tellement d’endroits où l’immobilier a plus d’avenir à long terme, même s’il doit prendre une « calotte » dans les prochains mois/ années.
      Enfin c’est mon intuition.
      Ceci étant dit, je ne considère pas les euros, les banques, ni la moutarde comme un investissement de sécurité, bien au contraire.

  19. Julien bonnetouche says:

    Michel, effectivement chacun ses intuitions ! Nous n’avons pas les mêmes certainement, en matière immobilière. Par contre nous avons un point commun : tous les deux nous considérons la crise du coronavirus comme une « chance ». Vous parce qu’elle arrive à point nommé pour étayer vos théories apocalyptiques, et moi parce que j’y vois une opportunité rare en matière d’investissements. Que voulez vous .. on ne se refait pas !!!!!

    • Michel2 says:

      Vous ne m’avez semble t-il pas « bien » compris.
      Ce n’est pas la crise coronavirus qui sera apocalyptique comme vous dites, je trouve le mot exagéré, c’est l’après celle qui mettra en exergue toutes les absurdités financières, économiques et sociales de ces dernières décennies créant un monde de bulles fictives en annihilant toute forme de réalisme.
      Cependant, cette crise coronavirale sera probablement un catalyseur supplémentaire voire LE catalyseur à MOINS mais là, il est très très peu probable, que le monde prenne enfin conscience, du fait de cette crise, qu’il marche sur la tête.

  20. Michel 2 says:

    « Faut-il encore investir en Bourse ? B.B.

    Il faut comprendre ce qu’est investir dans une action pour le long terme…

    Pour ceux qui ne l’ont pas encore assimilé :

    Une action n’est rien d’autre qu’un droit de long terme sur un flux de trésorerie qui sera délivré aux investisseurs au fil du temps.

    Le rendement auquel les investisseurs peuvent s’attendre est directement lié au prix qu’ils paient. Plus vous payez cher moins cela rapporte et plus payez bon marché plus cela rapporte.

    Vous payez aujourd’hui une certaine somme d’argent pour, en échange, avoir le droit de recevoir chaque année une certaine somme, un flux d’argent, c’est-à-dire un flux de trésorerie.

    Prix et rentabilité

    Présenté de cette façon, vous comprenez tout de suite que la rentabilité, le rendement de votre placement, est directement lié au prix que vous payez pour avoir cette action – le droit de recevoir ce flux, en d’autres termes.

    Si les investisseurs paient 27 € aujourd’hui un versement futur prévu pour totaliser 100 € dans 10 ans, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 14% par an sur leur investissement, à condition que le flux de trésorerie futur de 100 € soit effectivement livré.

    Si les investisseurs paient 39 € aujourd’hui, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 10% par an.

    Si les investisseurs paient aujourd’hui 56 €, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 6% par an.

    Si les investisseurs paient 82 € aujourd’hui, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 2% par an.

    Si les investisseurs paient 100 € aujourd’hui, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen de zéro.

    Si les investisseurs paient aujourd’hui plus de 100 €, ils peuvent s’attendre à perdre de l’argent pendant plus d’une décennie.

    L’arithmétique de base qui relie les flux de trésorerie futurs, les rendements à long terme et les prix actuels est appelée « actualisation ».

    Petits calculs pour rendements efficaces

    Par exemple, si vous me dites « trouvez-moi un titre qui procurera un flux de paiement de 100 € en 10 ans », et si vous me dites que vous avez besoin d’un rendement attendu de 8% – je peux calculer le prix que vous devez accepter de payer : 100 / (1,08 ^ 10) = 46,32 €.

    A l’inverse, dites-moi que ce titre est actuellement au prix de 46,32 € : je peux calculer que le rendement annuel attendu sur 10 ans est de (100 / 46,32) ^ (1 / 10) – 1 = 8%.

    Encore une fois, tout cela suppose que les flux de trésorerie futurs seront effectivement livrés.

    Puisqu’il y a une certaine incertitude, les investisseurs exigent généralement une « prime de risque » bien supérieure au taux d’intérêt des valeurs du Trésor – lesquelles sont considérés comme sans risque.

    Si les investisseurs/spéculateurs qui interviennent sur les marchés font monter les évaluations à des niveaux trop élevés, cela implique qu’ils « fixent le prix » à des niveaux où les rendements deviennent nuls ou négatifs.

    Si inversement ils font baisser les prix et fixent ceux-ci à des niveaux très bas, cela implique qu’ils font monter la rentabilité : il devient intéressant d’investir.

    C’est la raison pour laquelle j’ai indiqué, lorsque les cours étaient au plus bas, que pour ceux qui désiraient une rentabilité mettons de 3,5% il était possible d’envisager un investissement long sur le marché boursier. Depuis, comme les cours ont remonté, les rentabilités sont bien moins intéressantes.

    Face à la peur

    Quand la situation économique et financière devient critique, très dangereuse, les investisseurs considèrent qu’il y a des risques et donc ils exigent des primes de risque plus élevées.

    Ce qui signifie, comme expliqué plus haut, qu’ils exigent des rendements plus élevés. Toute augmentation substantielle du rendement attendu/exigé par les investisseurs entraînera un effondrement des prix.

    C’est exactement ce qui s’est passé le mois dernier. Face à la peur, les investisseurs ont demandé, ont exigé, des primes de risque plus élevées… et ils ont fait baisser les prix des actions.

    Ce que nous constatons aujourd’hui sur les marchés financiers n’est que le premier épisode d’une forte aversion au risque.

    Comme le monde est influencé par ce qui se passe sur le marché financier, les autorités, gouvernements et banques centrales ont pris des mesures pour apaiser la peur des investisseurs/spéculateurs : ils ont acheté les titres que les investisseurs avaient envie de vendre et ils ont promis de continuer à le faire. Les primes de risque se sont donc contractées. Les prix ont remonté.

    La question de savoir si les mesures prises par les autorités sont bonnes et suffisantes est évidemment importante – mais pas pour ceux qui investissent à long terme. Pour eux, avec des prix qui ont remonté et des primes de risque qui sont à nouveaux très faibles, il n’y a aucun intérêt à investir : la rentabilité de leur placement est redevenue insuffisante.

    Acheter aux cours actuels – qui ont fortement remonté – non seulement procurera une rentabilité trop faible et insuffisamment couverte par la maigre prime de risque mais en plus cela exposera à une rechute : nous ne sommes qu’au début des deux crises (crise du virus et crise financière), et pas encore dans la troisième crise, la crise économique.

    Remerciements au gestionnaire de fonds et analyste John P. Haussmann, qui expose clairement cette base de l’analyse financière du grand maître, Benjamin Graham, et de son acolyte David Dodd. »

  21. chysalide says:

    tout ce que vous dites michel 2 est bien beau et logique dans une économie de marché bien installée…et encore il y a tjs de « aléas »….combien de crash boursier au cours de l’histoire qui ont « éliminer pur et simplement » des entreprises qui semblaient « saines et pérennes » donc sur 10 ans!!!avec un genre covid 19 qui peut se manifester tous les ans!!!
    je pense plutôt que l’avenir sera plutôt à voir sur des entreprises à côté de chez soi et sur des cours termes, les échanges boursiers se feront moins sur le mondial que sur notre exagone.
    je suis sur que cette histoire de virus avec pandemie va reveiller les consciences que nous avons jouer sur du velours pendant trop longtemps et qu’on a oublié que çà pouvait poser des problèmes car nous avons tout simplement oublié l’organisation « plan B » en cas d’arrêt du système ( virus ou autre guerre ou asteroide),
    nous ne sommes qu’un animal parmi d’autres sur cette planète, les virus et autres bactéries il y en a eu et il y en aura d’autre CA ON NE LE MAITRISE PAS, à nous animal intelligent de PREVOIR, d’ ANTICIPER, s’ORGANISER, et CA, ENSEMBLE SUR TOUTE LA PLANETE
    seules donc les entreprises qui prouveront quelles FONT ou ORGANISENT ou PRODUISENT dans ce sens à mon avis seront capables de récupérer des fonds boursiers et générer des bénéfices à long terme
    les autres seront des entreprises qui pourront prouver une adaptation immédiate à tout « aléa »
    c’est pour çà que je disais en haut à nous d’avoir des idées , des créations d’entreprises qui prouveront leurs plan B
    exemple: un resto qui ferme a ses clients en salle mais qui est capable d’avoir une restauration en livraison contrôlée
    une entreprise qui est capable d’organiser un télétravail
    une entreprise qui organise un confinement dans ses murs si il le faut
    etc.… à nous d’avoir des idées, pas de rester laxiste et fataliste

    • Michel 2 says:

      J’ai plus l’impression que vous faites la liste de vos souhaits personnels que d’envisager les futurs avènements beaucoup plus « crus » et moins emprunts de bon sens 🙂

  22. François says:

    Deux petits ajouts :

    – au niveau placement, la cours de l’action à son importance, mais la capacité à verser des dividendes également. La rentabilité du placement à long terme devrait également prendre en compte ce principe. L’analyse des bilans est utile dans ce cas.

    – au niveau production : la fabrication est difficile en télétravail et les matières premières peu présentes dans l’hexagone (hormis l’agro-alimentaire). Il y aura donc toujours des échanges internationaux et intercontinentaux.
    Sommes nous prêt à acheter local plus cher et/ou à moindre qualité. Sans parler des savoir faire perdus, de trouver des volontaires pour des tâches jugées avilissantes, et de réintégrer des activités hautement polluante au regard de la législation…
    Etes vous prêt à vous couper de votre famille pour vivre en vase clôt dans une entreprise ou sa périphérie. A priori cela ressemble au système chinois. Mais dans notre civilisation, cela signifie que l’entrepreneur doit prévoir dans son périmètre les loisirs de son personnel et sa famille. C’était le système des cités minières, de Michelin, voir de Le Corbusier avec sa cité radieuse (cité du fada à Marseille). Certains corps de métier ont encore cette obligation.
    Personnellement j’aime trop ma liberté pour y adhérer.

    • Michel 2 says:

      Il est probable que les pays vont un tant soit peu se replier sur eux-mêmes mais non pas dans leurs propres frontières mais plutôt au niveau européen, sinon c’est la fin programmée de l’UE.
      Quid de la Chine dans ce cas ? Humm, je ne la sens pas !!!

  23. chysalide says:

    mon avis c’était que nous allons re penser notre société, et les chinois aussi… pensez vous que eux ne vont pas re penser leur manière de consommer les animaux…
    on sera pas tous confinés et pas constamment, mais il faudra re penser , nos habitations par exemple
    quant aux matières premières on n ‘en a jamais eu à part notre alimentation, et elle continueront de venir, mais peut être pas de ma même manière c’est à dire plus re penser sanitairement parlant
    voyez autrement notre quotidien, anticiper sera notre maitre mot, et moi si je dois investir dans des entreprises çà sera uniquement dans des entreprises qui penseront dans ce sens.

  24. Ce sont des pratiques millénaires,cela ne changera pas du jour au lendemain,quant à nous je pense pas un seul instant qu’il y aura un grand soir post Covid,des gens ne sont-ils pas partis en croisière encoreil y 10 j à l’autre bout du monde et se plaignent pour être rapatriés maintenant!
    Au mieux on stockera des masques quelques années jusqu’à ce q’une commision parlementaire ,pour justifier son exixtence,décide de ne plus le faire.

    • Michel 2 says:

      Si des gens sont partis en croisière il y a 10 jours, c’est parce qu’il n’avaient pas pris conscience de l’ampleur de la pandémie, une petite « gripette » disait Trump.

      Aujourd’hui, sachant que même une fillette de 16 ans sans antécédents connus, peut mourir de ce virus, il va en être autrement, la conscience de la gravité de cette pandémie et son effet exponentiel (même si une majorité d’humains ne comprennent pas ce qu’est la fonction exponentielle), sera désormais fortement ancré dans les esprits.
      J’imagine mal un nouveau bateau partir demain en croisière avec plusieurs milliers de personnes à bord.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_exponentielle

  25. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    l’après crise, dépendra en tout premier lieu de la durée de la crise.

    Plus celle ci sera longue, plus les séquelles seront difficiles à traiter, tant économique que psychologiques.

    Tout le monde a en tête 6 semaines de confinement. C’est à peu près admis, parce que c’est ce qu’on nous a dit, et que c’est un délai acceptable même si ce sera de plus en plus dur au fur et à mesure que le temps passe.

    6 semaines cela nous amène fin avril. 1 mois…

    Or en Italie hier + de 1000 morts et en France ça continue de monter aussi.
    On ne voit pas le somment de la courbe, et ce d’autant plus que nous ne sommes ni chinois ni disciplinés ni équipés comme les coréens.

    Devant le comportement de certaines population des banlieues, la police ne va plus contrôler le confinement.
    Quid d’ailleurs des quartiers où elle n’ allait déjà pas avant.
    Et puis le ramadan qui commence le 24 avril.

    Je ne sais pas quelle est votre sentiment, mais j’ai l’impression, avec tous ces éléments cumulés, que le pic risque d’être retardé de quelques semaines.

    Or on ne peut laisser l’extinction économique se prolonger au delà de mi mai.

    il faut impérativement se remettre au travail sans quoi l’on rentrerait dans une zone dépressive inconnue avec risque de non retour.
    Et il y aura alors encore plus de morts qu’avec le virus.

    Aura t on d’ici 1 mois assez de masques et de tests sérologiques pour renvoyer les gens au travail sélectivement en fonction de leur état ?

    Par exemple :

    -sérologie + et asymptomatique = vous allez au boulot parce que immunisé
    -sérologie – et asymptomatique = vous allez au boulot avec un masque ffp2 pour éviter d’être contaminé.
    -PCR + symptômes ou pas : vous restez chez vous confiné.

    Et pendant ce temps les urgences sont depuis longtemps dépassées : on essaye seulement de sauver les plus jeunes et ceux qui sont les moins gravement atteints.

    Pourvu que la mixture du Pr Raoult ou celle d’un autre donne des résultats !!!

  26. Badtimes says:

    Le but est de tenir jusqu’à ce que quelqu’un trouve un remède. Même si celui du Professeur Raoul ne guérit que 25% des cas c’est déjà pas mal, surtout pour celui qui rentre dans cette catégorie.
    La reprise économique et sociale sera peut être plus longue qu’on ne le pense. On raisonne avec notre cerveau d’avant, mais comment allons nous réagir après un ou deux mois de confinement? Et je ne parle pas des zones atypiques dont parle Julien: au bout de trois à quatre semaines de +ou – confinement que va t il se passer? Restons optimistes et achetons des actions lundi !!

  27. Sauf qu’il est beaucoup trop tard pour appliquer ce que vous dites ,car l’épidémie est trop répandue,les tests comme en Allemagne c’est au début qu’il faut le faire pour dépister,isoler,traiter mais tout de suite.
    Négatif un jour,positif le lendemain ,on ne pourra pas se tester tous les jours.
    Quant à l’immunité acquise après une exposition symptomatique ou pas ,je la souhaite mais ce n’est pas si clair pour l’instant,il y a beaucoup d’incertitudes à ce sujet.

  28. julien bonnetouche says:

    Question actions, il est tout à fait possible que nous ayons une rechute, en dessous de 4000. Vers 3800.
    Ne pas se précipiter.

    Encore une fois je me demande ce que Macron et Trump mijotent.

    • Badtimes says:

      Le niveau de la bourse dépendra de mon point de vue de l’intensité et du ravage de l’épidémie aux US. Je suis plus pessimiste sur ce point là. Vue les remontées de membres de notre famille vivant aux US sur leur comportement pour aborder cette épidémie c’est pire que nous au début!

    • Michel 2 says:

      Ce que Macrron et Trump mijotent ?

      Probable, encore une méga pompe à fric virtuel ?

    • Michel 2 says:

      A moins qu’ils mijotent une SUPER TAXE MONDIALE (peu importe le support) sur tous les pays où à minima sur les pays de l’OCDE touchés par le couillonavirus.

      Ou encore une modification en profondeur du fonctionnement des bourses pour stopper les spéculations (ex: trading haute fréquence)

  29. TOURAIN says:

    Je comprends votre inquiétude de la chute dans le chaos… Mais votre scénario de tri pour le redémarrage est encore du monde bisounours où nous étions : imaginer faire une guerre avec 0 mort dans notre camp et donc disposer d’une solution à risque 0. D’ailleurs je vous laisse calculer le délai pour tester un pourcentage significatif de la population même si vous pouviez faire 500000 tests /semaine… Et ce 0 mort n’est pas qu’une question de matériel de test ou de soins :peut on imposer 20 jours de coma à des sujets venant d’EPHAD et infecté par l’extérieur? La parade est plutôt l’immunisation (mais qui ne s’obtiendra pas sans perte ), ou un vaccin qui n’aura pas un effet 100% mais atténuera les risques de complication. Même si on dispose de molécules  »miracle » il est probable qu’elle ne fonctionne pas toujours et pour tous… mais qu’elle puisse étouffer dans l’oeuf un futur cluster dans une région réputée immunisée. La question n’est pas tant les critères médicaux pour être déconfiné mais quelles sont les activités qu’il faut maintenir ou redémarrer .pour éviter le chaos.. .A quoi cela sert il de redémarrer un restaurant s’il n’y a pas de clients ou un tous les 5 m2 servi avec une longue cuillére? (Même question pour les autres activités de loisirs cinéma, foires, discothèques, agence de voyages …. Donc définir clairement l’ordre de priorité des activités à redémarrer ( par exemple, garantir transports et livraison (qui commandera s’il a un doute sur la logistique?) les réparateurs et artisans, leurs fournisseurs, les commerces de détail non alimentaires ( associé à de la livraison à domicile et du drive).., puis les travaux publics, (dont l’arrêt va vite avoir des conséquences d’hygiène, de sécurité et d’imbroglio financiers sans fin pour les nombreux clients , Faut il redémarrer les écoles et les systèmes de gardes d’enfants (dont les relations intergénérationnelles familiales ?) – Cela sera vite incontournable – Donc, c’est bien plus ces choix des priorités avec si nécessaire , tant qu’il y a du travail, réquisition et oubli du droit de retrait préventif des employés asymptomatiques des activités prioritaires qui éviteront le chaos…

    • Michel 2 says:

      En temps de crise l’indispensable comme celle-ci, l’indispensable c’est VIVRE (continuer à), justement le temps que cette crise soit endiguée.
      Vivre sous entend avoir les moyens de: manger, se loger, se soigner, mobilité et continuité de production pour les acteurs des secteurs concernés.
      Le reste n’est que superflu.

  30. chysalide says:

    enfin, on commence à développer des idées!!!
    on ne vivra plus de la même façon quoi qu’en disent certains, après ce confinement, car comme vous dites on aura bcp de masque dans un an ou deux, mais dès qu’un autre virus incontrôlable reviendra on devra faire face, et çà sera jamais de la même façon , donc impossible de « prévoir le sanitaire adapté » des années avant, c’est notre système tout entier qui devra être réactif au quart de tour, et pour cela on ne doit jamais oublier nos « erreurs » de maintenant.
    tout le monde va réfléchir à sa propre vie et comment la mener pour survivre, et nous apprendrons à nos enfants et ainsi de suite sur des générations
    si nous avons mis tant de temps entre deux pandémies (grave pas une grippe) c’est que nous avons eu des guerres, là depuis longtemps on a compris que c’était inutile de se tuer physiquement, et nous avons prospérer vaille que vaille, mais on MONDIALISANT nos échanges, c’était notre erreur nous avons oublié que les virus et autres bactéries voyagent aussi de la même façon, nous avons déjà eu l’exemple des algues sur les coques de bateaux etc… le virus c’est plus petit et invisible alors les dégâts on les voit quand c’est trop tard!!! alors il faut s’adapter.. pas la peine de chercher des coupables, la nature s’adapte à nous de faire pareil avec notre intelligence on devrait pouvoir y arriver (merci a nos chercheurs) EN ATTENDANT je dis que s’organiser de manière différente pour limiter la prolifération çà va faire parti de notre futur pour protéger nos descendants et les leurs.
    nous seront un jour dans « soleil vert », il faut pas se faire d’illusions sinon laissons faire la nature elle se chargera de nous éradiquer humains déplorable que nous sommes, irrespectueux de tout, prédateurs implacables, mais faible devant un virus incontrôlable!!!!

    • Michel 2 says:

      L’Ecolo-négativo ne fera jamais avancer une société, vous raisonnez comme si vous étiez sur une île isolée ou dans une tribu dans le fin fond de l’Amazonie.

      Les pandémies virales ou microbienne ont lieu 2 à 3 fois pas siècle et à chaque fois maîtrisées par l’homme avec, il est vrai, plus ou moins de dégâts et (à priori) plutôt moins cette fois-ci au regard de la population mondiale qui dépasse désormais les 7 milliards d’individus.
      La connaissance et les techniques évoluant à très grande vitesse, il est probable que dans un avenir relativement proche, elles soit maintenues dès la source de la contamination et s’agissant des virus, probable avec un « vaccin universel » lequel fait l’objet d’avancées significatives sur le sujet (enfin espérons le !).

      Cela n’empêche pas le fait que la planète a une capacité limitée en nombre d’humains. La nature a besoin d’une « régulation » à tous niveaux, comment ce problème de surpopulation sera t-il réglé ? Avant il y avait les pandémies destructrices, les guerres tout autant, la faim, les catastrophes naturelles, etc.

      Mais demain ??? Des météorites, des extra terrestres , …?
      Pour les (non) guerres, rien de sûr!

    • François says:

      Premier virus amenés par les conquistador en Amérique dans les années 1600.
      Faible devant un virus incontrôlable : je ne pense pas qu’on atteindra les pertes subies avec l’épidémie de grippe espagnole dans les années 1914.
      Au niveau survie, certains construisent des blockaus souterrain, vous trouverez peut-être des ouvrages de la ligne Maginot en vente, d’autres font un retour en autarcie. On trouve peut-être aussi des ermitages libres.
      Pour éviter « soleil vert », à part la régulation des naissances, nous avions les guerres, les accidents et les pandémie. Mais là ou avant sur dix enfants deux survivaient, aujourd’hui, avec les progrès médicaux c’est 8/10. D’où les problèmes culturels de sur population de certains pays et les flux migratoires vers les eldorado européens ou américains (du Nord).
      Vous avez aussi oublié les insectes (frelons asiatiques, tortues, termites, moustiques tigre, ….) importés par les avions et les bateaux.
      Donc plus de tourisme non plus….

  31. chysalide says:

    on maitrisera à l’avenir certains virus ou bacterie, ou tout au moins comprendre leur fonctionnement et parer au quart de tour, mais réguler notre population c’est une toute autre histoire, certains ont essayé l’enfant unique…c’est pas gagné mais çà à au moins freiné la progression exponentielle…je pense qu’on va surtout un jour ou l’autre accepter que certain n’ont plus envie de vivre… passé un certain âge.
    je voudrais bien qu’on enquête sur toutes nos ehpad auprès des anciens qui ont encore leur tête, vraiment qui est heureux de vivre au jour le jour en attendant la fin? j’en connais plein qui me disent « on n’y peut rien on attend son tour!! » c’est çà une fin de vie choisie? on nous impose une vie en ehpad quand on ne peut plus rester seul (e) mais est ce vraiment ce qu’on veut? moi en tout cas je ne veux pas de cette fin, j’aimerais pouvoir choisir.
    pour toutes les vieilles personnes malades et malheureuses ce covid 19 c’est une chance, les obligé a survivre sous respirateur de force est ce humain? nous aurions pu au moins leur demander leur avis…
    de toute façon vu le manque de réa, on va bientôt choisir entre un trentenaire et un centenaire!!

    • julien bonnetouche says:

      Je crois bien qu’un sondage a déjà été fait sur ce sujet auprès des personnes âgées susceptibles de « bénéficier  » d’une euthanasie. C’est à dire déjà très diminuées, ou même en souffrance.

      Seulement 4 sur 10 pensent qu’ils utiliseraient ce droit.

  32. julien bonnetouche says:

    Oui Michel je suis d’accord. Ce genre d’épidémie n’est pas nouveau.
    Et la terre ne s’est pas arrêtée pour autant.
    Sauf qu’autrefois on ne prenant pas tant de gants avec les individus.

    C’est d’ailleurs là tout le problème actuel.

    Que fera t on si l’épidémie dure trop longtemps ?

    il viendra fatalement un moment où l’on sera obligé de dire qu’il faut redémarrer les usines, le commerce, et tout le reste comme avant.

    Ceux qui décident, les puissants, ceux qui ont l’argent, n’accepteront pas que l’on revienne durablement à une sorte d’autarcie minimaliste qui convient certes aux écolos, mais pas à ceux qui dirigent le monde.

    • Michel 2 says:

      « Sauf qu’autrefois on ne prenant pas tant de gants avec les individus. »
      Que voulez vous dire précisément?

      « Que fera t on si l’épidémie dure trop longtemps ?
      il viendra fatalement un moment où l’on sera obligé de dire qu’il faut redémarrer les usines, le commerce, et tout le reste comme avant. »
      Je ne pense pas qu’elle dure au delà de quelques mois, y a qu’à voir la Chine et pour une autre raison que j’ignore, le Japon .

  33. chysalide says:

    c’est déjà çà julien….

  34. François says:

    Même sans parler de ceux qui dirigent le monde, nous sommes obligés de redémarrer les productions pour simplement subvenir à nos besoins.
    Les informations du jours sont édifiantes. Plutôt que d’aller dans les petits commerces locaux, ce sont les grandes surfaces qui profitent le plus du confinement.
    Pour les guerres, compte tenu ces conflits en cours, c’est loin d’être fini, d’autant plus que derrière c’est le choix de vie sociale. Actuellement êtes vous prêts à vivre dans un état islamique soumis à la charia ?

    • Michel 2 says:

      J’ai moins peur de la charia qu’une guerre des « grands », ceux qui sont bien (trop) armés.

      • François says:

        Pas trop de souci à ce sujet pour moi.
        Ils les font par procuration et surtout dans le domaine économique.
        Quel bénéfice tirer d’un monde dévasté ?
        Et quel intérêt ? À moins d’un fou !
        La seule matière intéressante que nous avons est l’eau potable.
        Ils sont dites aussi.

        • Michel 2 says:

          Ouais …. moins sûr que vous dans un monde de mégalos!
          Et dans un monde en (future probable) dépression.

          • François says:

            Quelques mégalo, mais un peu surveillé quand même.
            Quel intérêts auraient ces pays à entrer en guerre conte leurs clients. Au contraire, ils ont tout intérêt à les aider pour rétablir, voire augmenter leur position économique et commerciale.
            Le Chine l’a compris.
            Pour le US, le dirigeant est dans le nombrilisme, avec un contrôle défavorable et des élections en ligne de mire.
            La Russie reprend de l’importance par le Moyen Orient où Potine a très bien manoeuvré diplomatiquement.

  35. chysalide says:

    c’est normal qu’en ce temps de confinement les grandes surfaces travaillent mieux, réfléchissez un peu messieurs ou allez faire les courses!!! il n’y a plus de magasin n’offrant pas l’alimentation, donc où trouver une ampoule ?; un clou , un marteau, etc… et comme on peu sortir seulement au compte goutte et une heure, où faites vous les courses de TOUT en une heure si c’est pas dans une grande surface!!!
    je pense qu’on pourrait rouvrir ces surfaces « non urgente » en organisant le passage des clients pour pas qu’ils se côtoient et protéger les caissières… mais comme est dit plus haut, les français ne sont pas disciplinés!!! mais on peut apprendre dans l’adversité….si non c’est le boncoin qui en profitera, là les gens arrivent très bien à mettre sur la dérogation « visite chez un proche »…

  36. François says:

    Personnellement, commerçants locaux qui préparent éventuellement par internet.
    Moyenne surface spécialisé de proximité (tissu urbain), boulanger artisanal local, voire marché de plein air si ouvert.
    Après deux jours, les distances sont bien respectés dans la plupart des lieux, la promiscuité étant d’ailleurs plutôt dans les plus grandes cotoyées.

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