Nous vivons un moment passionnant, une crise qui accélère la mutation de notre quotidien. Bien évidemment, après le confinement, la vie va reprendre… mais les choses ne seront plus tout à fait identiques. Nombre d’entre vous conserveront ces nouvelles habitudes prises pendant ces quelques jours de pause. Certains adopteront définitivement, au moins partiellement, le télétravail, d’autres ne retourneront plus dans un supermarché après avoir testé le « drive » et découvert des circuits de vente directe, ou encore relativiseront l’urgence permanente de certaines de nos activités inutiles.

Plus généralement, cette crise nous oblige à nous poser des questions sur notre manière de vivre et de consommer. Ainsi, les mutations en cours pourraient voir leur adoption accélérée par la population. Personne n’est aujourd’hui capable de savoir ce qu’il en ressortira, mais il semble acquis que l’après coronavirus ne sera pas totalement comme l’avant.

Essayons de comprendre ce changement. Je vous propose une forme de revue d’analyse et de prospective. 3 réflexions :

  • 1- La crise du coronavirus pourrait accélérer la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau. Nous sommes arrivés au bout de 2 phénomènes interdépendants : l’hypermondialisation et l’hypermétropolisation. L’avenir doit prendre ses racines dans nos territoires – Pierre SABATIER – PRIMEVIEW

  • 2 – Cette tempête passera. Mais les choix que nous faisons maintenant pourraient changer nos vies pour les années à venir Yuval Noah Harari.

Extrait d’un article passionnant publié en Anglais sous le titre « Yuval Noah Harari: the world after coronavirus« 

« L’humanité est aujourd’hui confrontée à une crise mondiale. Peut-être la plus grande crise de notre génération. Les décisions que les citoyens et les gouvernements prendront au cours des prochaines semaines façonneront probablement le monde pour les années à venir. Ils façonneront non seulement nos systèmes de santé, mais aussi notre économie, notre politique et notre culture. Nous devons agir rapidement et de manière décisive. Nous devons également prendre en compte les conséquences à long terme de nos actions. Lorsque nous choisissons entre des alternatives, nous devons nous demander non seulement comment surmonter la menace immédiate, mais aussi quel genre de monde nous habiterons une fois la tempête passée. Oui, la tempête passera, l’humanité survivra, la plupart d’entre nous seront toujours en vie – mais nous habiterons un monde différent. 

De nombreuses mesures d’urgence à court terme deviendront un élément essentiel de la vie. Telle est la nature des urgences. Ils accélèrent les processus historiques.

Les décisions qui, en temps normal, pourraient prendre des années de délibération sont prises en quelques heures. Des technologies immatures et même dangereuses sont mises en service, car les risques de ne rien faire sont plus importants. Des pays entiers servent de cobayes dans des expériences sociales à grande échelle. Que se passe-t-il lorsque tout le monde travaille à domicile et ne communique qu’à distance? Que se passe-t-il lorsque des écoles et des universités entières se connectent?

En temps normal, les gouvernements, les entreprises et les commissions scolaires n’accepteraient jamais de mener de telles expériences. Mais ce ne sont pas des heures normales.  En cette période de crise, nous sommes confrontés à deux choix particulièrement importants. Le premier se situe entre la surveillance totalitaire et l’autonomisation des citoyens. Le deuxième est entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale. 

Surveillance sous la peau

Afin de stopper l’épidémie, des populations entières doivent se conformer à certaines directives. Il existe deux principaux moyens d’y parvenir. Une méthode consiste pour le gouvernement à surveiller les gens et à punir ceux qui enfreignent les règles. Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la technologie permet de surveiller tout le monde en permanence.

Il y a cinquante ans, le KGB ne pouvait pas suivre 240 millions de citoyens soviétiques 24 heures sur 24, et le KGB ne pouvait pas non plus espérer traiter efficacement toutes les informations recueillies. Le KGB comptait sur des agents humains et des analystes, et il ne pouvait tout simplement pas placer un agent humain pour suivre chaque citoyen. Mais maintenant, les gouvernements peuvent compter sur des capteurs omniprésents et des algorithmes puissants au lieu de fantômes de chair et de sang. 

Dans leur combat contre l’épidémie de coronavirus, plusieurs gouvernements ont déjà déployé les nouveaux outils de surveillance. Le cas le plus notable est la Chine. En surveillant de près les smartphones des gens, en utilisant des centaines de millions de caméras de reconnaissance faciale et en obligeant les gens à vérifier et à signaler leur température corporelle et leur état de santé, les autorités chinoises peuvent non seulement identifier rapidement les porteurs de coronavirus suspectés, mais également suivre leurs mouvements et identifier toute personne avec laquelle ils sont entrés en contact. Une gamme d’applications mobiles avertit les citoyens de leur proximité avec les patients infectés. 

La police du savon

Demander aux gens de choisir entre l’intimité et la santé est, en fait, la racine même du problème. Parce que c’est un faux choix. Nous pouvons et devons jouir de l’intimité et de la santé. Nous pouvons choisir de protéger notre santé et d’arrêter l’épidémie de coronavirus non pas en instituant des régimes de surveillance totalitaires, mais plutôt en responsabilisant les citoyens. Ces dernières semaines, certains des efforts les plus réussis pour contenir l’épidémie de coronavirus ont été orchestrés par la Corée du Sud, Taïwan et Singapour. Bien que ces pays aient fait un certain usage des applications de suivi, ils ont beaucoup plus compté sur des tests approfondis, sur des rapports honnêtes et sur la coopération volontaire d’un public bien informé.  La surveillance centralisée et les sanctions sévères ne sont pas le seul moyen de faire respecter les directives bénéfiques. Lorsque les gens sont informés des faits scientifiques et que les gens font confiance aux autorités publiques pour leur dire ces faits, les citoyens peuvent faire la bonne chose même sans qu’un Big Brother veille sur leurs épaules.

Une population motivée et bien informée est généralement beaucoup plus puissante et efficace qu’une population policière et ignorante. 

Nous avons besoin d’un plan global

Le deuxième choix important auquel nous sommes confrontés est entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale. L’épidémie elle-même et la crise économique qui en résulte sont des problèmes mondiaux. Ils ne peuvent être résolus efficacement que par une coopération mondiale.  Tout d’abord, pour vaincre le virus, nous devons partager des informations à l’échelle mondiale.

C’est le gros avantage des humains sur les virus. Un coronavirus en Chine et un coronavirus aux États-Unis ne peuvent pas échanger des conseils sur la façon d’infecter les humains. Mais la Chine peut enseigner aux États-Unis de nombreuses leçons précieuses sur le coronavirus et comment y faire face. Ce qu’un médecin italien découvre à Milan tôt le matin pourrait bien sauver des vies à Téhéran le soir. Lorsque le gouvernement britannique hésite entre plusieurs politiques, il peut demander conseil aux Coréens qui ont déjà fait face à un dilemme similaire il y a un mois. Mais pour que cela se produise, nous avons besoin d’un esprit de coopération et de confiance mondiales. 

La coopération mondiale est également vitale sur le plan économique. Étant donné la nature mondiale de l’économie et des chaînes d’approvisionnement, si chaque gouvernement fait sa propre chose au mépris des autres, le résultat sera le chaos et une crise qui s’aggrave. Nous avons besoin d’un plan d’action mondial et nous en avons besoin rapidement. 

Malheureusement, à l’heure actuelle, les pays ne font pratiquement rien de tout cela. Une paralysie collective a saisi la communauté internationale. Il ne semble y avoir aucun adulte dans la chambre. On se serait attendu à voir, il y a déjà quelques semaines, une réunion d’urgence des dirigeants mondiaux pour élaborer un plan d’action commun. Les dirigeants du G7 n’ont réussi à organiser une vidéoconférence que cette semaine, et cela n’a abouti à aucun plan de ce type.  Lors des crises mondiales précédentes – comme la crise financière de 2008 et l’épidémie d’Ebola de 2014 – les États-Unis ont assumé le rôle de leader mondial. Mais l’administration américaine actuelle a abdiqué le poste de leader. Il a été très clair qu’il se soucie beaucoup plus de la grandeur de l’Amérique que de l’avenir de l’humanité. 

 

  • 3- Chaque épidémie majeure, depuis mille ans, a conduit à des changements essentiels dans l’organisation politique des nations, et dans la culture qui sous-tendait cette organisation. Jacques Attali

Extrait d’un article publié sous le titre « Que naitra t’il ?  »

Chaque épidémie majeure, depuis mille ans, a conduit à des changements essentiels dans l’organisation politique des nations, et dans la culture qui sous-tendait cette organisation. Par exemple, (et sans vouloir réduire à néant la complexité de l’Histoire), on peut dire que la Grande Peste du 14ème siècle, (dont on sait qu’elle réduisit d’un tiers la population de l’Europe) a participé à la remise en cause radicale, sur le vieux continent, de la place politique du religieux, et à l’instauration de la police, comme seule forme efficace de protection de la vie des gens. L’Etat moderne, comme l’esprit scientifique, y naissent alors comme des conséquences, des ondes de choc, de cette immense tragédie sanitaire. L’un et l’autre renvoient en fait à la même source : la remise en cause de l’autorité religieuse et politique de l’Eglise, incapable de sauver des vies, et même de donner un sens à la mort. Le policier remplaça le prêtre.

Il en alla de même à la fin du 18ème siècle, quand le médecin remplaça le policier comme le meilleur rempart contre la mort.

On est donc passé en quelques siècles d’une autorité fondée sur la foi, à une autorité fondée sur le respect de la force, puis à une autorité plus efficace, fondé sur le respect de l’Etat de droit.

On pourrait prendre encore d’autres exemples et on verrait que, à chaque fois qu’une pandémie ravage un continent, elle discrédite le système de croyances et de contrôle, qui n’a su empêcher que meurent d’innombrables gens ; et les survivants se vengent sur leurs maîtres, en bouleversant le rapport à l’autorité.

Aujourd’hui encore, si les pouvoirs en place en Occident se révélaient incapables de maîtriser la tragédie qui commence, c’est tout le système de pouvoir, tous les fondements idéologiques de l’autorité qui seraient remis en cause, pour être remplacés, après une période sombre, par un nouveau modèle fondé sur une autre autorité, et la confiance en un autre système de valeur.

Autrement dit, le système d’autorité fondé sur la protection des droits individuels peut s’effondrer. Et avec lui, les deux mécanismes qu’il a mis en place : le marché et la démocratie, l’un et l’autre des façons de gérer le partage des ressources rares, dans le respect des droits des individus.

Si les systèmes occidentaux échouent, on pourrait voir se mettre en place non seulement des régimes autoritaires de surveillance utilisant très efficacement les technologies de l’intelligence artificielle, mais aussi des régimes autoritaires de répartition des ressources. (Cela commence d’ailleurs dans les lieux les moins préparés et les plus insoupçonnés : A Manhattan, nul, hier n’avait le droit d’acheter plus que deux paquets de riz).

Heureusement, une autre leçon de ces crises, est que le désir de vivre est toujours le plus fort ; et que, à la fin, les humains renversent tout ce qui les empêche de jouir des rares moments de leur passage sur la terre.

Aussi, quand l’épidémie s’éloignera, verra-t-on naître, (après un moment de remise en cause très profonde de l’autorité, une phase de régression autoritaire pour tenter de maintenir les chaînes de pouvoir en place, et une phase de lâche soulagement), une nouvelle légitimité de l’autorité ; elle ne sera fondée ni sur la foi, ni sur la force, ni sur la raison (pas non plus, sans doute, sur l’argent, avatar ultime de la raison).

Le pouvoir politique appartiendra à ceux qui sauront démontrer le plus d’empathie pour les autres. Les secteurs économiques dominants seront d’ailleurs aussi ceux de l’empathie : la santé, l’hospitalité, l’alimentation, l’éducation, l’écologie. En s’appuyant, bien sûr, sur les grands réseaux de production et de circulation de l’énergie et de l’information, nécessaires dans toute hypothèse.

On cessera d’acheter de façon frénétique des choses inutiles et en reviendra à l’essentiel, qui est de faire le meilleur usage de son temps sur cette planète, qu’on aura appris à reconnaître comme rare et précieux. Notre rôle est de faire en sorte que cette transition soit la plus douce possible, et non un champ de ruines. Plus vite on mettra en œuvre cette stratégie, plus vite on sortira de cette pandémie, et de la terrible crise économique qui s’en suivra.

 

A suivre …

 

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181 Comments

  1. Nicolas says:

    Bonjour Guillaume,

    Puisse nos gouvernants vous écouter ou vous lire. J’aimerais que la nouvelle solution prenne la voie que vous décrivez. De mon côté, j’ai fait ce choix il y a un an et demi en achetant une maison à la campagne à rénover, en créant un potager (en cours) et en essayant de travailler en libéral… Ce n’est pas toujours simple mais que c’est bon !
    Continuer à écrire, à donner votre point de vue, que l’on n’est pas obligé de partager tout le temps. Vous le faites dans le respect des et en exprimant votre pensée et votre sensibilité.

    • Je n’aurais pas mieux dit.
      Merci

      • Bonjour ça va rien changer du tout toujours et toujours un éternel recommencement la peste ou le choléra mais sans mauvais jeu de mots utopie L’Europe ces casser la gueule Et les Français vont payer les pots cassés voilà ce qu’il va se passer merci au revoir 500 balle au infirmière Pompiers anesthésiste et le reste ils repasseront franchement vous croyez quoi Bon j’arrête je crois que je vais m’arrêter d’écrire ce commentaire autant chié dans un violon pour rester poli merci de m’avoir lu excusez-moi pour les fautes d’orthographe

  2. Le monde de demain says:

    La crise du coronavirus à eclipse momentanement celle du réchauffement climatique. Quid si on alterne des vagues de pandemie globale et multiples inondations et secheresses locales qui mettraient sur la route des millions de réfugiés climatiques qu’aucun pays ne souhaiterait accueillir ?
    Fin d’un monde hyperconnecte pour un monde de communautes survivalistes?

    • TOURAIN says:

      Comme souvent on oublie la problématique démographie à l’échelle du monde… Il me semble que la seule grande pandémie connue réellement à l’échelle mondiale est la grippe espagnole (1917 –1922) où malgré 30 à 100 millions de morts (100 si on tient compte de toute une série de pathologies mortelles qui semblent avoir atteint au bout de 2 ou 3 ans des infectés  »guéris »…) (sur 1,8 milliard d’hommes en 1918), elle n’a pas changé pourtant, me semble t il le cours de l’histoire du XXéme siècle… Alors analyser les évolutions  »locales  » à partir des pandémies locales (pestes , choléra) qui ont tué, par contre, jusqu’à 30 à 60 % de la population locale pour en déduire ce qui se passera pour COVID 19 est peut être juste s’auto convaincre de ses propres certitudes. En effet je constate que les analyses actuelles des futurologues sont surtout là pour y voir le bien fondé des thèses que chacun d’eux expose depuis des années – sans avoir jamais d’ailleurs imaginer une pandémie comme élement de rupture -. Actuellement COVID 19 pourrait provoquer la mort de 2 % (voir moins) des infectés… Que ce taux puisse provoquer une récession et une évolution des régimes politiques, dans les pays dits occidentaux (vieillissants) où on a voulu croire à la guerre à 0 mort, pour son camp, peut être, mais quid en Afrique ? en Inde? Là où sont les grandes masses démographiques (Même si des retards à l’applications des règles d’hygiène basique aggravent le taux – nos règles barrières apparues avec le confinement, sont encore très sophistiquées pour des pans entiers des ces continents très ruraux…-). COVID 19 ne changera pas la ligne d’évolution du monde qui est pilotée par la démographie et les pyramides locales des âges….

    • Michel 2 says:

      Ouf !
      On a enfin la paix avec ce put… de réchauffement climatique même si c’est momentané.
      Enfin des journaux télévisés qui ne ramène pas tout au RC 🙂 🙂

  3. chrysalide says:

    entièrement d’accord avec vous, malheureusement je pense qu’il y a des paramètres mondiaux que nous ne connaissons pas et qui lient pieds et poings à tous nos gouvernements successifs.
    pour arriver à être décisionnaire pour son peuple il faut lui faire confiance et non pas le réprimer ni le surcharger de taxes.
    l’Etat lui même doit montrer l’exemple et nous montrer qu’il maitrise ses dépenses de fonctionnement, les dérives se font depuis les années « glorieuses » de 70 à 2000, malheureusement c’est un défaut français, on ne sait pas revenir sur nos acquis en cas de pénurie, cela devrait être mis dans chaque contrat de chaque salarié et surtout de chaque ELU, il devrait en premier avoir un métier, qu’il pourrait mettre en stand by le temps de son mandat UNIQUE et le reprendre à la fin du mandat.
    on a privilégié tous ceux qui tournaient autour de ces ELUS et maintenant comment leur dire qu’ils sont trop bien payés!!!!!!! et je ne parle pas de ceux qui travaillent pour l’EUROPE
    toutes ces dérives vont devoir être remise à plat, un barème devrait être appliqué et respecté. combien on tiré la couverture à eux!!!!!!!!!!!! pas étonnant que à l’heure où rien n’est secret ou tout se découvre un jour ou l’autre ceux qui ne sont pas « privilégiés » râlent et manifestent….
    cette crise va en effet « espérons » remettre les pendules à l’heure de l’égalité, fraternité et liberté « contrôlée »

  4. Schlegel says:

    Bonjour Guillaume, c’est toujours une bouffee d’oxygène que de vous lire chaque matin. Continuez c’est pertinent construit et subjectif tout ce que j’aime.

  5. Olivier says:

    C’est sur que les territoires sont une excellente solution.
    Ne parlons pas de croissance ou de récession mais de répartition.
    Tout le monde y gagnera. Les cadres qui viendront vivre a Vierzon seront a 2h de Paris et ils auront la fibre pour une connexion rapide. Ils gagneront moins mais ils pourront avoir une maison avec jardin pour pas cher, gagneront des heures de vie (celles qu’ils perdent aujourd’hui dans les transports), ils protegeront leur santé et celle de leurs enfants (il y a bien moins de pollution)…
    Les habitants de ces territoires verront les services se développer (besoin d’hôpital, de tribunal, d’emplois a domicile) et les communes gagneront du pouvoir d’investissement.

    • Ex Parigo says:

      La fibre c est déjà le moyen âge , attendez de voir la 5 G , même dans une caverne vous serez le plus heureux des hommes !

      • olivier says:

        A Vierzon, j’ai plus de 900Mbps en down et 450 en up.
        On peut avoir, ma femme et ma fille chacune sur Netflix, mon fils sur fortnite et moi qui bosse ou surfe sans aucun problème. Je peux vous assurer que ça change de l’ADSL que j’avais l’an dernier.
        Ce sera peut être le moyen age dans quelques années mais pas pour le moment!

        • Les villes se sont toujours développées devant la nécessité d’être proche d’un moyen de communication. On parle des Fleuves, des ports, des voies romaines.

          Aujourd’hui, internet permet de dépasser la nécessité de ces canaux de communication physique.

          Quel est l’avantage de la vie en métropole ? Je ne sais pas. Je n’arrive pas à trouver.

          • Badtimes says:

            Mais vous pourrez juger sur pieds quand tout le monde viendra dans votre coin, ce sera vite une métropole 😬😬

          • Schlegel says:

            S’il en est un c’est l accès à la culture. Une pièce de Molière célèbre peut se jouer toute l’année à paris. Si vous avez une representation en région vous êtes chanceux…

            • olivier says:

              Il y a moins de choses qu’à Paris, c’est indéniable.
              Mais nous avons un théâtre très actif le Mac Nab. Les places ne sont pas cher, j’y vais à pied, il n’y a pas de file d’attente…. Idem pour le cinéma.
              Pareil, il y a des places à l’école de musique et ce n’est pas cher.
              Lorsque je veux aller voir un concert particulier, je prends le train, Vierzon Paris se fait en 1h30.
              Ce qui manque le plus, ce sont les musées et expos, mais encore une fois, de temps en temps, on prends le train avec les enfants et on va au grand palais par exemple….
              J’ai de la famille à Paris, je connais bien. J’adore y aller, en tant que touriste (visites, balades, restos…). En plus, c’est très beau. Par contre, y vivre? non. Y travailler? encore moins!

            • Badtimes says:

              Avec des comédiens de second ordre! Je connais le milieu

        • D’autant que la 5G ne me semble pas pérenne…rester plusieurs heures confinés dans un four micro-ondes, il vaut mieux attendre les résultats du test sur les Parisiens 🙂 … bon sens provincial

  6. Ex Parigo says:

    C est vrai que après un épisode comme ça et les nouveaux risques à venir , qui souhaitera habiter dans les endroits surpeuplés ?

  7. Ex Parigo says:

    Et comment vont faire les restaurants, discothèques et entreprises touristiques entre autres ?

  8. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Beaucoup de choses à dire sur cet excellent sujet.
    Commençons par ceci :

    les européens du sud accepteront ils de tirer les leçons de leur propre nullité comparée à nos voisins du nord ?

    En Allemagne, il y a beaucoup plus de cas détectés, mais beaucoup moins de morts que chez nous et plus encore pour l’ Italie et l’ Espagne..

    Bizarre !!

    On comprend mieux, si l’on sait que les tests de dépistages sont beaucoup plus nombreux en Allemagne, et qu’il y a 5 fois plus de lits de réanimation qu’en France pour une population à peine plus nombreuse . Sans parler des masques qui ne manquent pas.

    Nous sommes mauvais, il y a plus mauvais que nous.
    Mais il y a aussi bien meilleur pour mener des guerres y compris virales.

    Ouvrons les yeux : notre système de santé soi disant le meilleur du monde, est nettement moins bon que celui des allemands.

    Sur ce blog, nous en connaissons tous les raisons :

    Manque de moyens, parce que nos économies sont « à la ramasse » depuis des lustres.

    Si l’ensemble de nos concitoyens, à commencer par les syndicats, les politiques, les grévistes, les gilets jaunes, et autres défendeurs de leurs pré carré, pouvaient enfin comprendre que la meilleure façon de lutter contre l’adversité c’est d’avoir un pays beaucoup plus riche qu’il ne l’est, alors nous aurons tiré un bénéfice de cette crise.

    Hélas je crains que ce ne sera pas le cas.

  9. Thierry says:

    Une explication, avancée notamment côté italien, pour comprendre l’écart de mortalité, est l’absence en Allemagne de tests au coronavirus post-mortem sur les personnes décédées. Du coup, effectivement, ça peut expliquer bcp de choses, notamment aussi le peu de morts en Afrique, ( ou d’autres pays ) par exemple, et le nombre « relativement limité » en Iran . ( alors que l’épidémie a commencé en même temps et au même rythme que l’Italie).

    • Badtimes says:

      Mais il y a aussi la comparaison de l’Allemagne avec des pays comme la Corée du Sud, le Japon, Taïwan qui ont proposé le même processus: masques pour tous, tests à grande échelle et mise en quarantaine des contaminés. Ils ont eu le même résultat qu’à l’Allemagne a l’heure actuelle.
      Mais pour être comme eux il nous faudrait les mêmes moyens que nous n’avons plus et que nos hommes politique cherchent à nous cacher en nous disant entre autre que les masques ne servent à rien car one saurait pas s’en servir! Désespérant!!!!
      Ça me rappel mon père qui nous racontait qu’en 1940 ils se battaient avec des canons de 75 de la guerre de 14 tirés par des chevaux contre les chars allemands!!! C’est dur qu’a cette époque ils ont perdu la bataille très vite.

  10. Le point de départ avec le covid-19 est un domaine sur lequel nous avons très peu de recul. Les conclusions tirées seraient donc assez hasardeuses.
    Par contre cela confirme que nous avons depuis les années 70 une classe politique assez nulle. A part augmenter les impôts, ils ne savent rien faire.

    • François says:

      Classe politique nulle, pas totalement d’accord.
      Au départ, le choc (pétrolier) a surpris tout le monde et à demandé une adaptation (on n’a pas de pétrole, mais on a des idées). Il était difficile de tout casser d’un coup, surtout après 1968 et une certaine libéralisation.
      Ensuite, la population a fait un choix politique qui ouvrait vers plus de liberté assisté au détriment de l’économie (35h, bac pour tous, ….) . Nous sommes entrés dans une période de populisme ou toute réforme de profondeur était enterrée par les mouvements sociaux. Les économies ont donc été faites sur les fonctions régaliennes (sécurité, santé, …) par une recherche d’optimisation fonctionnelle, avec quelques crises pour amplifier les choses et des choix parfois discutables (gouvernement Jospin) lors des périodes d’accalmies.
      Le paroxysme est atteint avec l’élection de François Hollande avec un premier temps plus ou moins en accord avec ses promesses, mais qui saborde l’économie, puis un second plus réaliste (aidé par la période des attentats ?) de réformes mais qui le coupe de sa base.
      Les actuels gouvernements ont promis des réformes, annoncées dans leur programme. Mais l’état de décrépitude de 30 ans d’abandon ou presque ne permet pas un redressement immédiat. Il était en cours, aidé par une période faste, avec des choix certes discutables avec le recul, mais adaptés dans les priorités d’alors : reprise des activités et baisse du chômage, relance des métiers manuels, …
      L’on peut surtout regretter quelques erreurs de communications trop directe, voire de timing (réaction gilets jaunes un peu tardive). Survient une crise sanitaire ou l’on peut reprocher, après coup, une sous estimation du risque en Europe. Mais après les enseignements du SRAS (peu touché) et la surestimation de la grippe H1N1, fallait-il sur investir, d’autant plus que tout le corps médical n’était pas d’accord sur la gravité de l’épidémie. Il y a 12 jours exactement, mon cardiologue parlait d’une sorte de grippe qui se répandait particulièrement vite.
      La politique française est une des rares à s’appuyer sur la consommation interne permise par une redistribution des richesses (aides sociales, …) plus large que dans nombre de pays. Le résultat moins de paupérisation et des chocs économiques amoindris, et même des baisses d’impôts depuis deux ans.
      Les impôts, personnellement, tout en faisant tous pour les réduire (merci les niches) je serais très heureux dans payer beaucoup, car cela signifierais que je gagne très bien ma vie.
      En revanche, je pense que des économies devraient être réalisés sur le niveau de vie de nos politiques une fois additionnée leurs salaires et autres avantages (nourri – logé – véhiculé gratuitement pour certains) avec la mise en place d’un véritable contrôle des justifications des dépenses comme dans toutes entreprises.

  11. Le coronavirus prépare-t-il la revanche des territoires?

    FIGAROVOX/TRIBUNE – Le monde de l’après-coronavirus pourrait être le théâtre d’un rééquilibrage territorial de grande envergure, estime notre chroniqueur Olivier Babeau. La richesse des espaces ruraux serait enfin reconnue à sa juste valeur.

    Difficile de ne pas penser que la crise du coronavirus aura des conséquences de long terme sur notre société. La façon dont nous vivons va devoir intégrer le nouveau paramètre d’un risque sanitaire qui ne disparaîtra jamais tout à fait. À quoi ressemblera ce «monde d’après»? Certains éléments peuvent nous permettre de formuler une hypothèse: celle d’un bouleversement des grands équilibres sur le marché du logement.

    Jusqu’à présent, le mouvement d’urbanisation ne semblait connaître aucun point d’arrêt. Les archéologues nous apprennent que les premières agglomérations sont nées de centres religieux autour desquels se rassemblaient périodiquement des populations nomades. Puis elles ont grandi parce qu’elles se sont révélées de formidables creusets de développement culturel. La promiscuité des villes réalise une puissante alchimie sociale. En se rencontrant, les esprits s’enrichissent mutuellement. Isolés, les individus s’ennuient et dépérissent ; rassemblés, la confrontation de leurs idées engendrera de nouvelles façons de penser. C’était spécialement le cas lorsque, les moyens de communication étant rares, les idées ne circulaient jamais mieux qu’au sein de groupes qui se côtoyaient physiquement. Cette logique a permis aux agglomérations de devenir les centres de la vie des civilisations il y a environ 10 000 ans. C’est exactement le même mécanisme sur lequel on compte aujourd’hui dans les «clusters» d’entreprises et autres «pôles de compétitivité». Les innovations et les connaissances circulent plus, favorisant l’émergence de nouvelles connaissances.

    C’est pourquoi ces dernières n’ont cessé de grandir. Rome, à son apogée antique, comptait 500 000 habitants. À la même époque, Xi-An, la capitale chinoise, rassemblait un million de personnes. Pendant des siècles, aucune ville ne pouvait approcher une telle taille. L’époque médiévale a considérablement réduit la taille des cités. Paris n’était au XIIe siècle qu’un gros bourg de 50 000 habitants. La capitale n’atteindra le demi-million d’habitants qu’au XIXe siècle. Le mouvement a connu au cours des dernières décennies une accélération inouïe et préoccupante. Désormais, les populations se concentrent dans des mégalopoles toujours plus gigantesques. En 2007, le nombre d’urbains égale le nombre de ruraux pour la première fois dans l’Histoire. En 2050, la proportion d’urbains devrait atteindre 75 à 80%. Ce processus d’urbanisation se traduit souvent par un développement anarchique et des conditions humaines, sanitaires et écologiques effrayantes. Plus de la moitié de la population se concentre sur moins de 4% de la surface émergée. Paris, avec ses 2,2 millions d’habitants intra-muros et son agglomération de 10 millions d’habitants, fait figure de naine à l’échelle mondiale. Les Chinois ont annoncé leur projet de construire autour de Pékin, la capitale, une mégalopole de 100 millions d’habitants baptisée Jing-Jin-Ji.

    La concentration dans les villes est une tendance cumulative: les gens afflux vers les lieux où se créent les emplois, et contribuent donc à la création de plus d’emplois. Elles attirent les intelligences et les énergies dépossédant les territoires délaissés du peu de ressources qu’ils avaient. En France, les treize plus grandes métropoles françaises concentrent à elles seules près de la moitié des offres d’emploi. Une concentration qui n’a cessé de s’accentuer: en 2018, l’Île-de-France représentait 45% des créations d’emplois, contre 15% en 1998.

    La conséquence de cette volonté sans cesse plus forte d’habiter au cœur des villes est connue: une hausse vertigineuse du coût du logement dans les zones les plus demandées. Dans 32 grandes villes du monde, les prix réels des maisons ont augmenté en moyenne de 24% au cours des cinq dernières années, alors que le revenu réel moyen n’a augmenté que de 8% sur la même période. Au plus haut de la grande bulle spéculative des bulbes de tulipes en Hollande en 1637, il fallait une maison entière pour acheter trois bulbes. Un rapport aussi ridiculement disproportionné que celui qui existe à présent, mais inversé: dans certains arrondissements de Paris comme le VIe ou le VIIe, un misérable mètre carré peut couramment s’acheter 20 000 euros. Soit l’équivalent d’une bonne dizaine d’années d’économies d’une personne gagnant le salaire minimum.

    Autrefois, les villes étaient ces havres de liberté où l’on pouvait espérer échapper à l’arbitraire féodal. On y accourait du plus profond des campagnes, dans l’espoir d’une vie meilleure. La ville symbolisait l’émancipation et l’espoir de promotion sociale. Mais ce n’est plus le cas en ce début de siècle. Pour beaucoup, les villes sont devenues des prisons absurdes où l’on réside dans le seul but de gagner assez d’argent pour avoir les moyens d’y résider… Trois habitants sur quatre rêveraient d’en sortir, mais l’absence d’emplois dans les territoires moins densément peuplés les oblige à participer à l’incroyable course à l’échalote des prix de l’immobilier.

    La crise du coronavirus serait-elle en passe de briser la logique de concentration urbaine? Il est probable que de nouveaux standards d’hygiène s’imposent dans la durée. On ne fera peut-être plus jamais la queue comme avant. Mais la distanciation sociale se heurtera rapidement à la réalité de l’irréductible promiscuité dans nos mégalopoles: songeons à nos transports en commun aux heures de pointe, où la prise de distance est impossible. De plus, si des épisodes de confinement se reproduisent régulièrement, les logements exigus des villes pourraient bien devenir insupportables pour beaucoup, faisant chuter leur prix.

    La valeur subjective de l’espace qui nous sépare des autres va faire un bond. Hier on payait très cher le mètre carré pour acheter le privilège d’être serrés entre semblables. Demain, il se pourrait bien que l’on achète plutôt le privilège d’être éloigné des autres. Nous chercherons à minimiser les contacts avec les gens qui n’appartiennent pas à nos cercles familiaux ou amicaux proches. La distance à autrui deviendra un nouveau paramètre essentiel dans nos choix de vie. Outre le prix des jardins en ville, nous pourrions voir monter de façon inédite la valeur de ces communautés humaines à taille réduite que sont les villages et des habitations isolées. La campagne, en un mot, retrouverait durablement le lustre qu’elle a gagné en ce temps de confinement. Faudrait-il s’en étonner? Sur une terre sans cesse plus peuplée, il était fatal que la tranquillité et l’éloignement du reste des humains finisse par devenir un trésor recherché.

    Le retour en grâce des territoires ruraux sera possible parce que les attraits que l’on trouvait à la concentration seront désormais accessibles depuis n’importe où: l’emploi, l’accès à des services et certaines formes de relations sociales. Les pratiques de travail à distance vont probablement connaître une importante accélération après l’épreuve du confinement. La connexion à la fibre s’étendant à de nouvelles zones, les possibilités de réalisation de démarches en ligne et de livraison vont se renforcer. Les communications via les réseaux sociaux ou les applications de messagerie instantanées représenteront une part importante de notre vie sociale. En bref, la vie dans les territoires aura de plus en plus les avantages essentiels de celle des zones urbaines denses, mais avec de nombreux avantages exclusifs: le prix, l’air, le calme et surtout cet espace devenu si précieux.

    Dans le monde de l’après-coronavirus, l’extraordinaire richesse de nos provinces – leur beauté, la densité de leurs racines historiques, la qualité de vie – pourrait bien être enfin reconnue. Cela entraînerait un opportun rééquilibrage territorial. Nous avons vu tant de choses inouïes qu’on aurait cru impossibles depuis le début de la pandémie, pourquoi ne pas imaginer que nos déserts ruraux deviendront demain des luxes convoités?

    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/le-coronavirus-prepare-t-il-la-revanche-des-territoires-20200324

  12. Michel 2 says:

    « L’humanité est aujourd’hui confrontée à une crise mondiale. Peut-être la plus grande crise de notre génération. Les décisions que les citoyens et les gouvernements prendront au cours des prochaines semaines façonneront probablement le monde pour les années à venir. Ils façonneront non seulement nos systèmes de santé, mais aussi notre économie, notre politique et notre culture. Nous devons agir rapidement et de manière décisive. Nous devons également prendre en compte les conséquences à long terme de nos actions. Lorsque nous choisissons entre des alternatives, nous devons nous demander non seulement comment surmonter la menace immédiate, mais aussi quel genre de monde nous habiterons une fois la tempête passée. Oui, la tempête passera, l’humanité survivra, la plupart d’entre nous seront toujours en vie – mais nous habiterons un monde différent.  »

    Le premier paragraphe de ce texte n’est qu’un amas de balivernes.
    Dès que l’état de confinement sera levé les gens se rueront sur les restaurants, les vacances, les plages, la consommation (pour ceux qui en auront les moyens), les rencontres en famille et amis, etc.
    Et quelques semaines plus tard, beaucoup de choses seront oubliées il ne restera que des changements de comportements et de façon de vivre à la marge, type bobos, vegan et autres illuminés.

    Cette crise qui fera quelques dizaines ou centaines de milliers de morts, un million tout au pire dans le monde qui en compte plus de 7 milliards soit 0.0014 % n’aura rien à voir avec les pandémies d’antan où les victimes se comptaient par dizaines, centaines même de millions rapportées à une population 6 à 20 fois moindre.
    Il faudra, me semble t-il, une autre vraie catastrophe où les morts se compteront par centaines de millions voire par milliards pour que ce monde prenne enfin conscience de ses erreurs et d’une possible extinction.

    La question se pose cependant à terme mais pas dans l’immédiat de savoir si cette crise de coronavirus attelée à une crise financière donc économique sous-jacente quasi inévitable et probablement de grande ampleur, ne pourrait être un ou l’élément catalyseur de la GRANDE prochaine crise.

    Ceci étant, tout n’est pas à jeter dans cette article, il y a des choses intéressantes,et beaucoup de vœux (pieux?).

    Quant aux commentaires d’Attali outre sa description de l’histoire, j’hésite entre sa croyance d’un futur Etat totalitaire et le fait qu’il s’est toujours trompé dans le passé, économiquement parlant.

  13. Je ne suis pas si sur que cela changera tant que cela après ou alors ce sera en mode green washing comme pour l’écologie.Quant à Attali qui ramène sa fraise,ce vieux profiteur de la Mitterandie qui par ses idées a contribué à la situation dans laquelle nous sommes c’est un peu fort,même les dinosaures les vrais comme ceux du PS ont disparus mais pas lui!

  14. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Je suis assez d’accord avec vous y compris sur Attali, mais naturellement pas sur le cataclysme final que vous prédisez, vous le savez bien.

    Et pour répondre à votre interpellation dans la rubrique  » face à l’incertitude remboursez votre crédit » j’admets tout à fait ne pas avoir pris la mesure de la mise à l’arrêt global des économies mondiales suite à l’imprévision de la plupart des dirigeants.

    En effet, le nombre de morts causés par cette épidémie nous le verrons au final, par rapport aux gens infectés asymptomatiques, sera à peine plus élevé (peut être moins) qu’une grippe banale.

    Mais seule la proportion de gens nécessitant des soins de réanimation dans un contexte d’insuffisance de moyens technique diffère.

    Or tout cela ne nous a pas été dit alors qu’il suffisait surement de se le faire expliquer par les chinois clairement. De même que l’on ne nous a pas averti de nos insuffisances de moyens .

    Je ne dis pas cela pour me dédouaner, mais pour expliquer mon erreur.

    En effet, se tromper peut coûter très cher.

    J’estime quand même avoir réagit à temps, comme je l’ai dit dans ces colonnes, en vendant à 5800 en en rachetant hier à 3900.
    J’ai malgré tout demandé à l’un de mes gestionnaires, de prévoir d’utiliser des liquidités restantes pour acheter encore sur repli pour le cas où la crise aux US impacterait encore un peu plus les cours.

    Je crois que pas mal de gérants seraient ravis de pourvoir annoncer ce jour à leurs clients qu’ils on fait ce choix pour eux.

    Nous avons eu déjà l’occasion d’aborder ce sujet, je gère ma vie et mon portefeuille, en prenant des paris sur des risques raisonnés.

    En achetant là autour de 4000, je parie sur une reprise, une hausse, dans des délais que l’on ne peut encore définir avec précision.

    Si je me trompe, et que tout dégringole parce que la pandémie est un catalyseur de la « GRANDE prochaine crise » alors vous aurez raison. Je devrai encore vendre dans l’urgence. Toujours mauvais ça !!

    Si d’ici quelques mois, deux ans, même 3, les choses reviennent à la normale, et que les cours se redressent, c’est moi qui aurait eu raison.

  15. Très intéressant.
    Peut etre que cette pandémie sauvera la planète, ni plus, ni moins en faisant changer radicalement notre façon de faire…
    Cdt

  16. Je ne prédis pas de cataclysme je dis que je ne suis pas si sûr que les choses changeront tant que cela après dans le sens où l’on retrouvera le même mode de fonctionnement qu’avant,on nous fera surement croire que cela change mais je ne crois pas un seul instant aux relocalisations par exemple ou alors à la marge .

  17. François says:

    L’article nous propose un éloignement des centre urbains trop peuplés. Mais cela signifie également un éloignement des centres de soins.
    Au niveau économique on découvre le télé travail, quand les réseaux et les terminaux le permettent. Les queues ne se font plus dans les supermarchés, mais sur internet pour accéder aux applications de drive et autres. Et encore faut-il qu’il y ait un service à proximité.
    Certes la délocalisation supprimera des embouteillages, au détriment de distances kilométriques. Un parisien n’a pas besoin de moyens individuel de transport, un banlieusard si voire même de deux.
    En revanche le télétravail pour la production, guère vu sur les chaînes de montage.
    Peut-être verrons une relocalisation industrielle vers l’Europe (qui apparaissait déjà) mais à la marge, sauf à réussir à être compétitif sur les prix, car in fin c’est le consommateur qui choisit.

  18. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Dans 1, 2 ou 3 ans nous verrons bien ce qu’il en est.

    En attendant je vois une fenêtre permettant de faire un max de plus-value en partant des cours actuels.

    Quant à l’immobilier, peut être avez vous vendu votre maison et transformé le capital en or ou en moutarde, mais moi je considère que la pierre est plus sure que le reste y compris les euros sur un compte en banque.

    • Michel2 says:

      Je n’ai pas de maison ou appartements à Paris, moi !

      Mais gardez juste un peu dans un coin de votre raisonnable cerveau, que vous m’avez par le passé dénigré, contré à chaque article ou quasiment, pris pour quelqu’un sans connaissances, bref pour un imbécile …. et qu’aujourd’hui vous devez bien admettre vos tords et votre manque d’intuition, figé semble t-il par vos certitudes béatement optimistes.
      Alors continuez à croire dans l’immobilier locatif parisien, vous allez prochainement prendre un grand bain. Il y a pourtant tellement d’endroits où l’immobilier a plus d’avenir à long terme, même s’il doit prendre une « calotte » dans les prochains mois/ années.
      Enfin c’est mon intuition.
      Ceci étant dit, je ne considère pas les euros, les banques, ni la moutarde comme un investissement de sécurité, bien au contraire.

  19. Julien bonnetouche says:

    Michel, effectivement chacun ses intuitions ! Nous n’avons pas les mêmes certainement, en matière immobilière. Par contre nous avons un point commun : tous les deux nous considérons la crise du coronavirus comme une « chance ». Vous parce qu’elle arrive à point nommé pour étayer vos théories apocalyptiques, et moi parce que j’y vois une opportunité rare en matière d’investissements. Que voulez vous .. on ne se refait pas !!!!!

    • Michel2 says:

      Vous ne m’avez semble t-il pas « bien » compris.
      Ce n’est pas la crise coronavirus qui sera apocalyptique comme vous dites, je trouve le mot exagéré, c’est l’après celle qui mettra en exergue toutes les absurdités financières, économiques et sociales de ces dernières décennies créant un monde de bulles fictives en annihilant toute forme de réalisme.
      Cependant, cette crise coronavirale sera probablement un catalyseur supplémentaire voire LE catalyseur à MOINS mais là, il est très très peu probable, que le monde prenne enfin conscience, du fait de cette crise, qu’il marche sur la tête.

  20. Michel 2 says:

    « Faut-il encore investir en Bourse ? B.B.

    Il faut comprendre ce qu’est investir dans une action pour le long terme…

    Pour ceux qui ne l’ont pas encore assimilé :

    Une action n’est rien d’autre qu’un droit de long terme sur un flux de trésorerie qui sera délivré aux investisseurs au fil du temps.

    Le rendement auquel les investisseurs peuvent s’attendre est directement lié au prix qu’ils paient. Plus vous payez cher moins cela rapporte et plus payez bon marché plus cela rapporte.

    Vous payez aujourd’hui une certaine somme d’argent pour, en échange, avoir le droit de recevoir chaque année une certaine somme, un flux d’argent, c’est-à-dire un flux de trésorerie.

    Prix et rentabilité

    Présenté de cette façon, vous comprenez tout de suite que la rentabilité, le rendement de votre placement, est directement lié au prix que vous payez pour avoir cette action – le droit de recevoir ce flux, en d’autres termes.

    Si les investisseurs paient 27 € aujourd’hui un versement futur prévu pour totaliser 100 € dans 10 ans, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 14% par an sur leur investissement, à condition que le flux de trésorerie futur de 100 € soit effectivement livré.

    Si les investisseurs paient 39 € aujourd’hui, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 10% par an.

    Si les investisseurs paient aujourd’hui 56 €, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 6% par an.

    Si les investisseurs paient 82 € aujourd’hui, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen d’environ 2% par an.

    Si les investisseurs paient 100 € aujourd’hui, ils peuvent s’attendre à un rendement moyen de zéro.

    Si les investisseurs paient aujourd’hui plus de 100 €, ils peuvent s’attendre à perdre de l’argent pendant plus d’une décennie.

    L’arithmétique de base qui relie les flux de trésorerie futurs, les rendements à long terme et les prix actuels est appelée « actualisation ».

    Petits calculs pour rendements efficaces

    Par exemple, si vous me dites « trouvez-moi un titre qui procurera un flux de paiement de 100 € en 10 ans », et si vous me dites que vous avez besoin d’un rendement attendu de 8% – je peux calculer le prix que vous devez accepter de payer : 100 / (1,08 ^ 10) = 46,32 €.

    A l’inverse, dites-moi que ce titre est actuellement au prix de 46,32 € : je peux calculer que le rendement annuel attendu sur 10 ans est de (100 / 46,32) ^ (1 / 10) – 1 = 8%.

    Encore une fois, tout cela suppose que les flux de trésorerie futurs seront effectivement livrés.

    Puisqu’il y a une certaine incertitude, les investisseurs exigent généralement une « prime de risque » bien supérieure au taux d’intérêt des valeurs du Trésor – lesquelles sont considérés comme sans risque.

    Si les investisseurs/spéculateurs qui interviennent sur les marchés font monter les évaluations à des niveaux trop élevés, cela implique qu’ils « fixent le prix » à des niveaux où les rendements deviennent nuls ou négatifs.

    Si inversement ils font baisser les prix et fixent ceux-ci à des niveaux très bas, cela implique qu’ils font monter la rentabilité : il devient intéressant d’investir.

    C’est la raison pour laquelle j’ai indiqué, lorsque les cours étaient au plus bas, que pour ceux qui désiraient une rentabilité mettons de 3,5% il était possible d’envisager un investissement long sur le marché boursier. Depuis, comme les cours ont remonté, les rentabilités sont bien moins intéressantes.

    Face à la peur

    Quand la situation économique et financière devient critique, très dangereuse, les investisseurs considèrent qu’il y a des risques et donc ils exigent des primes de risque plus élevées.

    Ce qui signifie, comme expliqué plus haut, qu’ils exigent des rendements plus élevés. Toute augmentation substantielle du rendement attendu/exigé par les investisseurs entraînera un effondrement des prix.

    C’est exactement ce qui s’est passé le mois dernier. Face à la peur, les investisseurs ont demandé, ont exigé, des primes de risque plus élevées… et ils ont fait baisser les prix des actions.

    Ce que nous constatons aujourd’hui sur les marchés financiers n’est que le premier épisode d’une forte aversion au risque.

    Comme le monde est influencé par ce qui se passe sur le marché financier, les autorités, gouvernements et banques centrales ont pris des mesures pour apaiser la peur des investisseurs/spéculateurs : ils ont acheté les titres que les investisseurs avaient envie de vendre et ils ont promis de continuer à le faire. Les primes de risque se sont donc contractées. Les prix ont remonté.

    La question de savoir si les mesures prises par les autorités sont bonnes et suffisantes est évidemment importante – mais pas pour ceux qui investissent à long terme. Pour eux, avec des prix qui ont remonté et des primes de risque qui sont à nouveaux très faibles, il n’y a aucun intérêt à investir : la rentabilité de leur placement est redevenue insuffisante.

    Acheter aux cours actuels – qui ont fortement remonté – non seulement procurera une rentabilité trop faible et insuffisamment couverte par la maigre prime de risque mais en plus cela exposera à une rechute : nous ne sommes qu’au début des deux crises (crise du virus et crise financière), et pas encore dans la troisième crise, la crise économique.

    Remerciements au gestionnaire de fonds et analyste John P. Haussmann, qui expose clairement cette base de l’analyse financière du grand maître, Benjamin Graham, et de son acolyte David Dodd. »

  21. chysalide says:

    tout ce que vous dites michel 2 est bien beau et logique dans une économie de marché bien installée…et encore il y a tjs de « aléas »….combien de crash boursier au cours de l’histoire qui ont « éliminer pur et simplement » des entreprises qui semblaient « saines et pérennes » donc sur 10 ans!!!avec un genre covid 19 qui peut se manifester tous les ans!!!
    je pense plutôt que l’avenir sera plutôt à voir sur des entreprises à côté de chez soi et sur des cours termes, les échanges boursiers se feront moins sur le mondial que sur notre exagone.
    je suis sur que cette histoire de virus avec pandemie va reveiller les consciences que nous avons jouer sur du velours pendant trop longtemps et qu’on a oublié que çà pouvait poser des problèmes car nous avons tout simplement oublié l’organisation « plan B » en cas d’arrêt du système ( virus ou autre guerre ou asteroide),
    nous ne sommes qu’un animal parmi d’autres sur cette planète, les virus et autres bactéries il y en a eu et il y en aura d’autre CA ON NE LE MAITRISE PAS, à nous animal intelligent de PREVOIR, d’ ANTICIPER, s’ORGANISER, et CA, ENSEMBLE SUR TOUTE LA PLANETE
    seules donc les entreprises qui prouveront quelles FONT ou ORGANISENT ou PRODUISENT dans ce sens à mon avis seront capables de récupérer des fonds boursiers et générer des bénéfices à long terme
    les autres seront des entreprises qui pourront prouver une adaptation immédiate à tout « aléa »
    c’est pour çà que je disais en haut à nous d’avoir des idées , des créations d’entreprises qui prouveront leurs plan B
    exemple: un resto qui ferme a ses clients en salle mais qui est capable d’avoir une restauration en livraison contrôlée
    une entreprise qui est capable d’organiser un télétravail
    une entreprise qui organise un confinement dans ses murs si il le faut
    etc.… à nous d’avoir des idées, pas de rester laxiste et fataliste

    • Michel 2 says:

      J’ai plus l’impression que vous faites la liste de vos souhaits personnels que d’envisager les futurs avènements beaucoup plus « crus » et moins emprunts de bon sens 🙂

  22. François says:

    Deux petits ajouts :

    – au niveau placement, la cours de l’action à son importance, mais la capacité à verser des dividendes également. La rentabilité du placement à long terme devrait également prendre en compte ce principe. L’analyse des bilans est utile dans ce cas.

    – au niveau production : la fabrication est difficile en télétravail et les matières premières peu présentes dans l’hexagone (hormis l’agro-alimentaire). Il y aura donc toujours des échanges internationaux et intercontinentaux.
    Sommes nous prêt à acheter local plus cher et/ou à moindre qualité. Sans parler des savoir faire perdus, de trouver des volontaires pour des tâches jugées avilissantes, et de réintégrer des activités hautement polluante au regard de la législation…
    Etes vous prêt à vous couper de votre famille pour vivre en vase clôt dans une entreprise ou sa périphérie. A priori cela ressemble au système chinois. Mais dans notre civilisation, cela signifie que l’entrepreneur doit prévoir dans son périmètre les loisirs de son personnel et sa famille. C’était le système des cités minières, de Michelin, voir de Le Corbusier avec sa cité radieuse (cité du fada à Marseille). Certains corps de métier ont encore cette obligation.
    Personnellement j’aime trop ma liberté pour y adhérer.

    • Michel 2 says:

      Il est probable que les pays vont un tant soit peu se replier sur eux-mêmes mais non pas dans leurs propres frontières mais plutôt au niveau européen, sinon c’est la fin programmée de l’UE.
      Quid de la Chine dans ce cas ? Humm, je ne la sens pas !!!

  23. chysalide says:

    mon avis c’était que nous allons re penser notre société, et les chinois aussi… pensez vous que eux ne vont pas re penser leur manière de consommer les animaux…
    on sera pas tous confinés et pas constamment, mais il faudra re penser , nos habitations par exemple
    quant aux matières premières on n ‘en a jamais eu à part notre alimentation, et elle continueront de venir, mais peut être pas de ma même manière c’est à dire plus re penser sanitairement parlant
    voyez autrement notre quotidien, anticiper sera notre maitre mot, et moi si je dois investir dans des entreprises çà sera uniquement dans des entreprises qui penseront dans ce sens.

  24. Ce sont des pratiques millénaires,cela ne changera pas du jour au lendemain,quant à nous je pense pas un seul instant qu’il y aura un grand soir post Covid,des gens ne sont-ils pas partis en croisière encoreil y 10 j à l’autre bout du monde et se plaignent pour être rapatriés maintenant!
    Au mieux on stockera des masques quelques années jusqu’à ce q’une commision parlementaire ,pour justifier son exixtence,décide de ne plus le faire.

    • Michel 2 says:

      Si des gens sont partis en croisière il y a 10 jours, c’est parce qu’il n’avaient pas pris conscience de l’ampleur de la pandémie, une petite « gripette » disait Trump.

      Aujourd’hui, sachant que même une fillette de 16 ans sans antécédents connus, peut mourir de ce virus, il va en être autrement, la conscience de la gravité de cette pandémie et son effet exponentiel (même si une majorité d’humains ne comprennent pas ce qu’est la fonction exponentielle), sera désormais fortement ancré dans les esprits.
      J’imagine mal un nouveau bateau partir demain en croisière avec plusieurs milliers de personnes à bord.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_exponentielle

  25. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    l’après crise, dépendra en tout premier lieu de la durée de la crise.

    Plus celle ci sera longue, plus les séquelles seront difficiles à traiter, tant économique que psychologiques.

    Tout le monde a en tête 6 semaines de confinement. C’est à peu près admis, parce que c’est ce qu’on nous a dit, et que c’est un délai acceptable même si ce sera de plus en plus dur au fur et à mesure que le temps passe.

    6 semaines cela nous amène fin avril. 1 mois…

    Or en Italie hier + de 1000 morts et en France ça continue de monter aussi.
    On ne voit pas le somment de la courbe, et ce d’autant plus que nous ne sommes ni chinois ni disciplinés ni équipés comme les coréens.

    Devant le comportement de certaines population des banlieues, la police ne va plus contrôler le confinement.
    Quid d’ailleurs des quartiers où elle n’ allait déjà pas avant.
    Et puis le ramadan qui commence le 24 avril.

    Je ne sais pas quelle est votre sentiment, mais j’ai l’impression, avec tous ces éléments cumulés, que le pic risque d’être retardé de quelques semaines.

    Or on ne peut laisser l’extinction économique se prolonger au delà de mi mai.

    il faut impérativement se remettre au travail sans quoi l’on rentrerait dans une zone dépressive inconnue avec risque de non retour.
    Et il y aura alors encore plus de morts qu’avec le virus.

    Aura t on d’ici 1 mois assez de masques et de tests sérologiques pour renvoyer les gens au travail sélectivement en fonction de leur état ?

    Par exemple :

    -sérologie + et asymptomatique = vous allez au boulot parce que immunisé
    -sérologie – et asymptomatique = vous allez au boulot avec un masque ffp2 pour éviter d’être contaminé.
    -PCR + symptômes ou pas : vous restez chez vous confiné.

    Et pendant ce temps les urgences sont depuis longtemps dépassées : on essaye seulement de sauver les plus jeunes et ceux qui sont les moins gravement atteints.

    Pourvu que la mixture du Pr Raoult ou celle d’un autre donne des résultats !!!

  26. Badtimes says:

    Le but est de tenir jusqu’à ce que quelqu’un trouve un remède. Même si celui du Professeur Raoul ne guérit que 25% des cas c’est déjà pas mal, surtout pour celui qui rentre dans cette catégorie.
    La reprise économique et sociale sera peut être plus longue qu’on ne le pense. On raisonne avec notre cerveau d’avant, mais comment allons nous réagir après un ou deux mois de confinement? Et je ne parle pas des zones atypiques dont parle Julien: au bout de trois à quatre semaines de +ou – confinement que va t il se passer? Restons optimistes et achetons des actions lundi !!

  27. Sauf qu’il est beaucoup trop tard pour appliquer ce que vous dites ,car l’épidémie est trop répandue,les tests comme en Allemagne c’est au début qu’il faut le faire pour dépister,isoler,traiter mais tout de suite.
    Négatif un jour,positif le lendemain ,on ne pourra pas se tester tous les jours.
    Quant à l’immunité acquise après une exposition symptomatique ou pas ,je la souhaite mais ce n’est pas si clair pour l’instant,il y a beaucoup d’incertitudes à ce sujet.

  28. julien bonnetouche says:

    Question actions, il est tout à fait possible que nous ayons une rechute, en dessous de 4000. Vers 3800.
    Ne pas se précipiter.

    Encore une fois je me demande ce que Macron et Trump mijotent.

    • Badtimes says:

      Le niveau de la bourse dépendra de mon point de vue de l’intensité et du ravage de l’épidémie aux US. Je suis plus pessimiste sur ce point là. Vue les remontées de membres de notre famille vivant aux US sur leur comportement pour aborder cette épidémie c’est pire que nous au début!

    • Michel 2 says:

      Ce que Macrron et Trump mijotent ?

      Probable, encore une méga pompe à fric virtuel ?

    • Michel 2 says:

      A moins qu’ils mijotent une SUPER TAXE MONDIALE (peu importe le support) sur tous les pays où à minima sur les pays de l’OCDE touchés par le couillonavirus.

      Ou encore une modification en profondeur du fonctionnement des bourses pour stopper les spéculations (ex: trading haute fréquence)

  29. TOURAIN says:

    Je comprends votre inquiétude de la chute dans le chaos… Mais votre scénario de tri pour le redémarrage est encore du monde bisounours où nous étions : imaginer faire une guerre avec 0 mort dans notre camp et donc disposer d’une solution à risque 0. D’ailleurs je vous laisse calculer le délai pour tester un pourcentage significatif de la population même si vous pouviez faire 500000 tests /semaine… Et ce 0 mort n’est pas qu’une question de matériel de test ou de soins :peut on imposer 20 jours de coma à des sujets venant d’EPHAD et infecté par l’extérieur? La parade est plutôt l’immunisation (mais qui ne s’obtiendra pas sans perte ), ou un vaccin qui n’aura pas un effet 100% mais atténuera les risques de complication. Même si on dispose de molécules  »miracle » il est probable qu’elle ne fonctionne pas toujours et pour tous… mais qu’elle puisse étouffer dans l’oeuf un futur cluster dans une région réputée immunisée. La question n’est pas tant les critères médicaux pour être déconfiné mais quelles sont les activités qu’il faut maintenir ou redémarrer .pour éviter le chaos.. .A quoi cela sert il de redémarrer un restaurant s’il n’y a pas de clients ou un tous les 5 m2 servi avec une longue cuillére? (Même question pour les autres activités de loisirs cinéma, foires, discothèques, agence de voyages …. Donc définir clairement l’ordre de priorité des activités à redémarrer ( par exemple, garantir transports et livraison (qui commandera s’il a un doute sur la logistique?) les réparateurs et artisans, leurs fournisseurs, les commerces de détail non alimentaires ( associé à de la livraison à domicile et du drive).., puis les travaux publics, (dont l’arrêt va vite avoir des conséquences d’hygiène, de sécurité et d’imbroglio financiers sans fin pour les nombreux clients , Faut il redémarrer les écoles et les systèmes de gardes d’enfants (dont les relations intergénérationnelles familiales ?) – Cela sera vite incontournable – Donc, c’est bien plus ces choix des priorités avec si nécessaire , tant qu’il y a du travail, réquisition et oubli du droit de retrait préventif des employés asymptomatiques des activités prioritaires qui éviteront le chaos…

    • Michel 2 says:

      En temps de crise l’indispensable comme celle-ci, l’indispensable c’est VIVRE (continuer à), justement le temps que cette crise soit endiguée.
      Vivre sous entend avoir les moyens de: manger, se loger, se soigner, mobilité et continuité de production pour les acteurs des secteurs concernés.
      Le reste n’est que superflu.

  30. chysalide says:

    enfin, on commence à développer des idées!!!
    on ne vivra plus de la même façon quoi qu’en disent certains, après ce confinement, car comme vous dites on aura bcp de masque dans un an ou deux, mais dès qu’un autre virus incontrôlable reviendra on devra faire face, et çà sera jamais de la même façon , donc impossible de « prévoir le sanitaire adapté » des années avant, c’est notre système tout entier qui devra être réactif au quart de tour, et pour cela on ne doit jamais oublier nos « erreurs » de maintenant.
    tout le monde va réfléchir à sa propre vie et comment la mener pour survivre, et nous apprendrons à nos enfants et ainsi de suite sur des générations
    si nous avons mis tant de temps entre deux pandémies (grave pas une grippe) c’est que nous avons eu des guerres, là depuis longtemps on a compris que c’était inutile de se tuer physiquement, et nous avons prospérer vaille que vaille, mais on MONDIALISANT nos échanges, c’était notre erreur nous avons oublié que les virus et autres bactéries voyagent aussi de la même façon, nous avons déjà eu l’exemple des algues sur les coques de bateaux etc… le virus c’est plus petit et invisible alors les dégâts on les voit quand c’est trop tard!!! alors il faut s’adapter.. pas la peine de chercher des coupables, la nature s’adapte à nous de faire pareil avec notre intelligence on devrait pouvoir y arriver (merci a nos chercheurs) EN ATTENDANT je dis que s’organiser de manière différente pour limiter la prolifération çà va faire parti de notre futur pour protéger nos descendants et les leurs.
    nous seront un jour dans « soleil vert », il faut pas se faire d’illusions sinon laissons faire la nature elle se chargera de nous éradiquer humains déplorable que nous sommes, irrespectueux de tout, prédateurs implacables, mais faible devant un virus incontrôlable!!!!

    • Michel 2 says:

      L’Ecolo-négativo ne fera jamais avancer une société, vous raisonnez comme si vous étiez sur une île isolée ou dans une tribu dans le fin fond de l’Amazonie.

      Les pandémies virales ou microbienne ont lieu 2 à 3 fois pas siècle et à chaque fois maîtrisées par l’homme avec, il est vrai, plus ou moins de dégâts et (à priori) plutôt moins cette fois-ci au regard de la population mondiale qui dépasse désormais les 7 milliards d’individus.
      La connaissance et les techniques évoluant à très grande vitesse, il est probable que dans un avenir relativement proche, elles soit maintenues dès la source de la contamination et s’agissant des virus, probable avec un « vaccin universel » lequel fait l’objet d’avancées significatives sur le sujet (enfin espérons le !).

      Cela n’empêche pas le fait que la planète a une capacité limitée en nombre d’humains. La nature a besoin d’une « régulation » à tous niveaux, comment ce problème de surpopulation sera t-il réglé ? Avant il y avait les pandémies destructrices, les guerres tout autant, la faim, les catastrophes naturelles, etc.

      Mais demain ??? Des météorites, des extra terrestres , …?
      Pour les (non) guerres, rien de sûr!

    • François says:

      Premier virus amenés par les conquistador en Amérique dans les années 1600.
      Faible devant un virus incontrôlable : je ne pense pas qu’on atteindra les pertes subies avec l’épidémie de grippe espagnole dans les années 1914.
      Au niveau survie, certains construisent des blockaus souterrain, vous trouverez peut-être des ouvrages de la ligne Maginot en vente, d’autres font un retour en autarcie. On trouve peut-être aussi des ermitages libres.
      Pour éviter « soleil vert », à part la régulation des naissances, nous avions les guerres, les accidents et les pandémie. Mais là ou avant sur dix enfants deux survivaient, aujourd’hui, avec les progrès médicaux c’est 8/10. D’où les problèmes culturels de sur population de certains pays et les flux migratoires vers les eldorado européens ou américains (du Nord).
      Vous avez aussi oublié les insectes (frelons asiatiques, tortues, termites, moustiques tigre, ….) importés par les avions et les bateaux.
      Donc plus de tourisme non plus….

  31. chysalide says:

    on maitrisera à l’avenir certains virus ou bacterie, ou tout au moins comprendre leur fonctionnement et parer au quart de tour, mais réguler notre population c’est une toute autre histoire, certains ont essayé l’enfant unique…c’est pas gagné mais çà à au moins freiné la progression exponentielle…je pense qu’on va surtout un jour ou l’autre accepter que certain n’ont plus envie de vivre… passé un certain âge.
    je voudrais bien qu’on enquête sur toutes nos ehpad auprès des anciens qui ont encore leur tête, vraiment qui est heureux de vivre au jour le jour en attendant la fin? j’en connais plein qui me disent « on n’y peut rien on attend son tour!! » c’est çà une fin de vie choisie? on nous impose une vie en ehpad quand on ne peut plus rester seul (e) mais est ce vraiment ce qu’on veut? moi en tout cas je ne veux pas de cette fin, j’aimerais pouvoir choisir.
    pour toutes les vieilles personnes malades et malheureuses ce covid 19 c’est une chance, les obligé a survivre sous respirateur de force est ce humain? nous aurions pu au moins leur demander leur avis…
    de toute façon vu le manque de réa, on va bientôt choisir entre un trentenaire et un centenaire!!

    • julien bonnetouche says:

      Je crois bien qu’un sondage a déjà été fait sur ce sujet auprès des personnes âgées susceptibles de « bénéficier  » d’une euthanasie. C’est à dire déjà très diminuées, ou même en souffrance.

      Seulement 4 sur 10 pensent qu’ils utiliseraient ce droit.

  32. julien bonnetouche says:

    Oui Michel je suis d’accord. Ce genre d’épidémie n’est pas nouveau.
    Et la terre ne s’est pas arrêtée pour autant.
    Sauf qu’autrefois on ne prenant pas tant de gants avec les individus.

    C’est d’ailleurs là tout le problème actuel.

    Que fera t on si l’épidémie dure trop longtemps ?

    il viendra fatalement un moment où l’on sera obligé de dire qu’il faut redémarrer les usines, le commerce, et tout le reste comme avant.

    Ceux qui décident, les puissants, ceux qui ont l’argent, n’accepteront pas que l’on revienne durablement à une sorte d’autarcie minimaliste qui convient certes aux écolos, mais pas à ceux qui dirigent le monde.

  33. chysalide says:

    c’est déjà çà julien….

  34. François says:

    Même sans parler de ceux qui dirigent le monde, nous sommes obligés de redémarrer les productions pour simplement subvenir à nos besoins.
    Les informations du jours sont édifiantes. Plutôt que d’aller dans les petits commerces locaux, ce sont les grandes surfaces qui profitent le plus du confinement.
    Pour les guerres, compte tenu ces conflits en cours, c’est loin d’être fini, d’autant plus que derrière c’est le choix de vie sociale. Actuellement êtes vous prêts à vivre dans un état islamique soumis à la charia ?

    • Michel 2 says:

      J’ai moins peur de la charia qu’une guerre des « grands », ceux qui sont bien (trop) armés.

      • François says:

        Pas trop de souci à ce sujet pour moi.
        Ils les font par procuration et surtout dans le domaine économique.
        Quel bénéfice tirer d’un monde dévasté ?
        Et quel intérêt ? À moins d’un fou !
        La seule matière intéressante que nous avons est l’eau potable.
        Ils sont dites aussi.

        • Michel 2 says:

          Ouais …. moins sûr que vous dans un monde de mégalos!
          Et dans un monde en (future probable) dépression.

          • François says:

            Quelques mégalo, mais un peu surveillé quand même.
            Quel intérêts auraient ces pays à entrer en guerre conte leurs clients. Au contraire, ils ont tout intérêt à les aider pour rétablir, voire augmenter leur position économique et commerciale.
            Le Chine l’a compris.
            Pour le US, le dirigeant est dans le nombrilisme, avec un contrôle défavorable et des élections en ligne de mire.
            La Russie reprend de l’importance par le Moyen Orient où Potine a très bien manoeuvré diplomatiquement.

  35. chysalide says:

    c’est normal qu’en ce temps de confinement les grandes surfaces travaillent mieux, réfléchissez un peu messieurs ou allez faire les courses!!! il n’y a plus de magasin n’offrant pas l’alimentation, donc où trouver une ampoule ?; un clou , un marteau, etc… et comme on peu sortir seulement au compte goutte et une heure, où faites vous les courses de TOUT en une heure si c’est pas dans une grande surface!!!
    je pense qu’on pourrait rouvrir ces surfaces « non urgente » en organisant le passage des clients pour pas qu’ils se côtoient et protéger les caissières… mais comme est dit plus haut, les français ne sont pas disciplinés!!! mais on peut apprendre dans l’adversité….si non c’est le boncoin qui en profitera, là les gens arrivent très bien à mettre sur la dérogation « visite chez un proche »…

  36. François says:

    Personnellement, commerçants locaux qui préparent éventuellement par internet.
    Moyenne surface spécialisé de proximité (tissu urbain), boulanger artisanal local, voire marché de plein air si ouvert.
    Après deux jours, les distances sont bien respectés dans la plupart des lieux, la promiscuité étant d’ailleurs plutôt dans les plus grandes cotoyées.

  37. François says:

    J’attend avec impatience les annonces de cet après-midi sur les pistes de déconfinement.

    Sans test sérologique systématique, mais en ne testant que les personnes symptomatique, d’après les orientations présidentielles, cela signifie que tous les cas asymptomatiques, mais potentiellement contagieux, pourront circuler.

    Si l’on a de la chance, la contagion reste minime et gérable, comme pour le moment sur le Charles de Gaulle (1046 positif sur 1760 personnes – entre 20 et 30 hospitalisé dont 1 en réanimation), dans un cadre de promiscuité très élevée. Soit 60% de contaminé, 1,42% d’hospitalisé et 0,05% en réanimation, à l’échelle du pays ce ne sera pas neutre.

    Avec moins de chance, on repart pour un nouveau confinement catastrophique en terme économique (W minimum) et pas que.

    Aussi, compte tenu de la promiscuité, je prévois un pic de pollution créer pas des embouteillage monstre, sauf à accepter la promiscuité ces transports en commun.
    La seule minimisation possible pourrait être liée à une simili période de congé : peu de reprise dans l’éducation nationale = garde d’enfant donc moins de monde à transporter.
    On ajoutera à cela les arrêts maladies des personnes à risques, tant réel que psychologique.

  38. Michel 2 says:

    LE CALME AVANT…
    Cette tempête politique (et sociale) mondiale qui se prépare

    https://www.atlantico.fr/decryptage/3588983/cette-tempete-politique-et-sociale-mondiale-qui-se-prepare-barthelemy-courmont-alain-antil-roland-lombardi?utm_source=wm&utm_medium=email&utm_campaign=20200421

    Extrait:
    « Avec la pandémie du Covid-19 qui touche aujourd’hui toute la planète, le système-monde interconnecté dans lequel nous vivions jusqu’ici, sortira inévitablement fragilisé de cette épreuve. Au-delà des nouvelles tensions entre la Chine et les Etats-Unis, les conséquences de la crise financière (bien plus importante que celle de 2008) et de la crise socio-économique mondiale, provoquées par les confinements, le blocage total des activités commerciales et des échanges internationaux, risquent fortement de raviver les colères populaires de par le monde, notamment dans les pays les plus en difficulté comme au Sud de la Méditerranée, au Moyen-Orient et en Afrique. Les répercutions sont connues : tensions politiques au niveau local et régional et nouvelles tensions migratoires supplémentaires avec l’Europe. Mais il y aura également des bouleversements politiques et sociaux en Occident avec notamment l’envol du chômage, la baisse des croissances de plusieurs points et enfin, les nombreuses entreprises qui auront fait ou feront faillite…

    Par exemple, aux Etats-Unis, la première puissance mondiale, l’épidémie a gravement impacté l’économie du pays. 20 millions de personnes seraient actuellement au chômage ! Un chiffre historique pour les USA. Cela aura assurément un effet notable sur l’élection présidentielle de novembre prochain (même s’il ne faut pas l’enterrer trop vite, cela va être très compliqué pour Donald Trump alors qu’il y a encore quelques mois, il était pourtant assuré d’être réélu) et donc sur la future politique internationale américaine…

    Dans certains pays européens comme l’Italie et la France, où les gouvernements ont littéralement failli face à la crise, des déstabilisations sont à attendre… Evidemment, il y aura bien, à terme, une reprise économique, mais cela prendra un certain temps et en attendant, seuls les pays, ayant le mieux géré cette crise sans précédent et ayant fait les meilleurs choix, s’en sortiront sans trop de casse…

    En Inde des mouvements protestataires ont déjà vu le jour à Bombay, par exemple, alors que le gouvernement Modi était déjà critiqué pour son autoritarisme, que peut-on redouter ? ….. »

    • Michel 2 says:

      autre extrait:

      « La Chine est de son côté un pays connu pour ses mouvements protestataires, malgré un régime qui se montre intransigeant sur ces questions. Depuis quelques années, le « contrat social » chinois s’articule autour d’une croisance éconmique et un bien-être social qui renforce la légitimité de l’Etat-parti. cela veut donc dire que cette légitimité est fragile, puisqu’elle peut être dispiutée dès lors que la croissance n’est plus au rendez-vous – et la Chine va entrer en récession comme le reste du monde – et dès lors que le bien-être social n’est plus assuré. Pékin se trouve confronté à une situation qui impose deux solutions, contraires, mais qui pourraient être suivies simultanément. D’un côté une politique plus répressive, interdisant les critiques de la ligne officielle au nom de l’ordre social, et c’est ce que nous observons depuis le début de la crise en janvier. De l’autre une fuite en avant vers une mondialisation que la Chine est désormais le seul pays à pouvoir maintenir, en apportant une assistance aux pays qui en ont le besoin, et en accélérant la reprise de l’activité en relançant les projets de connexion à échelle internationale. Pour maintenir sa croissance et donc sa paix sociale, la Chine a besoin du monde autant que le monde a besoin de la Chine, pour les mêmes raisons d’ailleurs. C’est pour cette raison que Pékin multiplie les initiatives afin de pouvoir au plus vite sortir de cette crise, et que le monde entier puisse en sortir avec elle – là où de manière troublante on constate que d’autres puissances, comme les Etats-Unis, ne prêtent que d’importance au sort du reste du monde. La Chine pourra-t-elle resserer son emprise sur une population qui demande des comptes, comme les nombreuses critiques sur les réseaux sociaux en janvier l’ont démontré? Réussira-t-elle son pari de faire redémmarer l’économie mondiale afin de limiter l’impact sur sa croissance? Les réponses à ces questions auront un impact déterminant sur la paix sociale dans ce pays. Cependant, il convient d’ajouter que si les Chinois pourraient exprimer leur mécontentement vis-à-vis du pouvoir si la crise s’enlise, c’est aussi à l’intérieur des murs du parti qu’il faut s’attendre à des passes d’armes. Ainsi, quelle est la légitimité de Xi Jinping dans les cercles du pouvoir? Celui que de nombreux médias occidentaux présentaient encore hier – à tort d’ailleurs, et de manière assez ridicule – comme le « président à vie » sera-t-il encore un homme fort après la crise du coronavirus? Rien n’est moins acquis. »

      • François says:

        Sa légitimité ne repose-t-elle pas sur le vote es cadres du PCC ?
        Dès lors que ces derniers lui sont inféodé …

  39. François says:

    La Chine a besoin du commerce.
    Les USA utilise le dollar, monnaie d’échange (ou des changes) qui leur permet d’obliger les entreprises à s’aligner sur leurs décisions. L’exemple du renoncement des investissements de Total, Peugeot, …. en Iran est parlant.
    Si le monde décidait de changer la monnaie de référence des échanges internationaux, la politique américaine pourrait peut-être différer.

    • Michel 2 says:

      C’est probablement ce qui va se passer. Le Renminbi risque fort de devenir monnaie de référence su le continent asiatique adossée à un actif tangible comme l’or. (pourquoi la Chine achète de grosses quantités d’or?)
      Quid alors de l’hégémonie du dollar américain ?

      • François says:

        Le problème est de retrouver une référence pour les échanges, remplaçant le dollar.

        • Michel 2 says:

          Le Renminbi semble la référence indiquée dès lors qu’il sera adossé à un actif tangible et qu’il aura bien imprégné le continent asiatique.

          • François says:

            Même avec la route de la soie, ce n’est pas pour demain.
            En effet, il faudra convaincre les économies occidentales et la grande clarté chinoise peut être un obstacle.

            • Michel 2 says:

              Entre Dollar rattaché à rien et Renminbi corrélé à l’or par exemple, en case de forte crise monétaire, il n’y a pas photo « clarté » chinoise ou pas !
              Et d’autant plus qu’une bonne partie du « pétroleum Moyen Orientais » et Russe et …. ne verrait pas d’un mauvais oeil de se débarrasser ou de mettre en concurrence les pétro dollars

  40. Michel 2 says:

    Excellent article de Yuval Harari : le monde après le coronavirus

    https://www.les-crises.fr/yuval-noah-harare-le-monde-apres-le-coronavirus/

    • TOURAIN says:

       »Dans les jours à venir chacun de nous devra choisir entre avoir confiance dans les faits scientifiques et les experts médicaux, ou bien croire les théories complotistes infondées ou les intérêts personnels de politiciens. » Harari est très utile pour aiguiser la pensée de chacun mais à vouloir être trop didactique il se laisse parfois aller à du manichéisme simpliste ( vois aussi sa conclusion…) . Oublions les théories complotistes qui, par essence, ne peuvent être démontrées , mais a°) l’interprétation des faits scientifiques permet facilement de donner des conclusions différentes ou a minima de conclure qu’il faut encore en établir de nouveaux ( c’est l’essence de la recherche que de réveler l’immensité de notre ignorance – Voir le livre d’HARARI , SAPIENS), b°) les experts médicaux, cela semble bien, mais quand on saisit qu’on ne devient pas expert en cinq minutes, il devient évident que les débats entre experts médicaux sont influencés par leurs egos et que le vécu de leurs relations professionnelles influence leurs écoutes réciproques.. c°) les intérêts personnels des politiciens… même sans parler du cas Trump ( qui est élu par le peuple américain, peuple qui ne pense pas avoir besoin du reste du monde et qui ne veut pas être le gendarme du monde surtout si cela lui coûte…), regardons nos ministres actuels: leurs discours est totalement guidé par la crainte de la phrase qui pourrait se retourner contre eux lors des nombreux procès que certains veulent leurs intenter. Certes pour l’instant il s’agit d’associations spécialistes de cette activité procédurales, (souvent pour des raisons d’idéologie politique) ou des marionnettes animées par un ventriloque à menées politiques, masi cela peut les inquiéter quand on voit que des juges interprètent de plus en plus souvent le droit et la loi (c’est leurs rôles…) mais beaucoup en fonction de leurs opinions politiques… En pratique, nos hommes politiques ont quasiment besoin de la deuxième vague COVID qu’ils prétendent empêcher (sans être capable de démonter que c’est possible, surtout avec le déconfinement…) pour se défendre contre ceux qui leurs reprocheraient d’en avoir trop fait au détriment de l’économie et ceux qui leurs reprocheront leurs manques de prévoyance et de préparation… En fait, de façon plus générale, cette pandémie entamera en 10 ou 15 ans la philosophie humaniste (poussée à l’extrème dans les sociétés dites occidentales -tout pour une seule vie, et liberté absolue pour tous, l’individu est sacré..), qui a commencé 50 ans après la grande peste de la moitié du XIV éme siécle, peste qui avait déclassée et entamée la puissance morale de l’église, incapable, bien sur, de traiter la maladie, et sa puissance économique, les terres de ses nombreuses propriétés n’étant plus travaillées faute de serfs ( morts ou partis…)

      • Michel 2 says:

        « …. pour se défendre contre ceux qui leurs reprocheraient d’en avoir trop fait au détriment de l’économie et ceux qui leurs reprocheront leurs manques de prévoyance et de préparation…  »
        C’est le propre des sociétés dirigistes, au sens politique comme au sens entreprises; on ne peut pas vouloir tout diriger à sa guise sans concertation sinon pour la façade et ne pas rendre des comptes quand ça ne se passe pas bien !

        Quant à la grande peste du moyen âge qui a décimé près de la moitié de la population européenne, elle s’est développée dans des conditions d’hygiène, de misère, de connaissances médicales, de croyances, etc… qui n’ont rien à voir avec notre petite « crisette » (sur le plan médical) de coronavirus.
        Les conséquences économiques seront probablement la plus grande conséquence et n’auront, à mon sens, que peu d’effets idéologiques.

        • TOURAIN says:

          La notion de  »crisette  » sanitaire pour qualifier le COVID 19 n’est recevable que si il n’y a pas de COVID 20, 21… et que l’on découvre des vaccins accessibles : il n’y en a pas pour tous les virus ex: leVIH malgré 40 ans de recherche très généreusement financée, ceux de la grippe ont mis des années à émerger et à se développer à une echelle cohérente avec la maladie, tout en restant imparfaits car faisant l’objet d’un pari annuel sur les mutations les plus développées… La maladie la plus mortelle, (ce n’est pas un virus) , le paludisme n’a pas de vaccin généralisable, seulement des traitements symptomatiques et préventifs dont l’usage n’est pas sans risque à la longue… Mais c’est bien la philosophie humaniste dont les embryons sont apparus après la peste du XIV éme qui nous répète que quelques milliers de morts dus au COVID sont intolérables et alimente la peur de l’attraper… Pourtant à l »échelle du monde il meurt chaque année 60 millions de personnes, dont 8000000 suicides  »officiels »; dont 3 millions du au paludisme… Et en plus le COVID provoque, ches nous, en majorité, la mort de personnes qui vu leurs âges seraient pour la plupart mortes 10 ou 20 ans plus jeunes, si elles étaient nées 50 ans plus tôt. Alors c’est bien des effets idéologiques ( quelle mort accepte t on? quelle perte de liberté accepte t on? – confinement ferme (avec verrou extérieur sur la porte ? comme en Inde…), traçage par smartphone (en pratique, version politiquement correcte du bracelet électronique du repris de justice…) que va induire cette pandémie et ses rebonds locaux (dont certains politiques ont besoin….quitte à en formuler les critères d’indicateurs qu’ils peuvent contrôler…). Alors oui , si vaccin et pas de rebond mondial, alors la crise économique de 3 ou 5 mois sera éffacée sur 6 mois (contrairement à une guerre, les moyens de productions et logisitiques ne sont détruits…)? Sinon, et bien je ne vois pas comment une crise économique entraînant la destruction ou le démantèlement (par faillite) des outils de production et de la logistique n’aurait pas d’effets  »idéologiques » »…

          • TOURAIN says:

            Dont 800 000 suicides, (non 8000000) mais c’est déjà impressionnat par rapport au bilan certe encore incomplet du COVID 19… (250 000 à date ?)

          • François says:

            Le professeur Raoult a très bien décrit le mal des pays occidentaux : « la peur de mourir » quelques années plus tôt avec l’allongement de la durée de vie lié aux progrès médicaux et à l’absence de causes extérieures (Guerre, épidémie) depuis la grippe espagnoles, jusqu’au coronavirus.
            Soit 60 ans sans problèmes.

          • Michel 2 says:

            Vous abordez pêle-mêle plusieurs sujets qui méritent débat:
            A mon sens:
            Le vaccin d’abords
            Vous dites que l’on a pas de vaccin pour le VIH et des incomplets pour la grippe. Vous oubliez de mentionner qu’il y a pléthore d’autres vaccins (dont désormais 11 obligatoires (?)) plutôt efficaces – dans la mesure ou l’adjuvant n’est pas de l’aluminium, véritable poison pour l’organisme-: rage, tétanos, diphtérie, coqueluche, poliomyélite, etc…
            Le problème du virus VIH est qu’il s’attaque à la racine, à savoir nos propres défenses immunitaires, celles sensées être activées par un vaccin et de surcroît avec un fort taux de mutation, tout comme « les » grippes qui font que d’une année sur l’autre, on a quasiment à chaque fois, une année de retard sur le bon vaccin. Néanmoins la recherche continue et il est fort probable qu’une autre forme de vaccin anti VIH ou traitement encore plus efficace voit le jour au cours de cette prochaine décennie.
            Après je me demande si le vaccin anti Codiv-19, tant soit peu qu’il soit découvert rapidement, sera LA solution à ce virus. Il se peut que le virus disparaisse de lui seul – ce ne serait pas la première fois qu’un virus respiratoire disparaisse sans raison connue et alors il n’est plus possible de tester massivement un vaccin-, il se peut aussi que dès cet automne ou l’année prochaine il soit banalisé au rang de « grippe saisonnière »; il se peut aussi à contrario qu’une émergence de rang3 apparaisse l’hiver prochain, …. enfin beaucoup d’incertitudes qui devront, faute d’être contrôlées scientifiquement être cataloguées dans des risques moindres et secondaires faute de quoi, si l’humanité se met à réagir comme ces derniers mois (confinement), c’est l’humanité entière qui est en danger économiquement, socialement et conflictuellement.

            Vous dites ensuite que d’autre maladies et accidents ou suicides sont bien plus meurtriers que ce nouveau virus, ce discours, au demeurant vrai, on l’entend à chaque fois qu’un nouveau « risque » de mort émerge dans nos sociétés super médiatisées. Je dis émerge car c’est bien le problème d’aujourd’hui: l’EMERGENCE d’une nouvelle maladie surlignée par une énorme médiatisation entrecoupée de cachotteries voire de mensonges afin de disculper le manque d’anticipation ou les erreurs de la classe politique et afin aussi d’éviter l’affolement économique et financier qui a créé cette forme de panique confinée.

            Bref la vérité, c’est que le nombre de morts directs de ce coronavirus, à l’échelle mondiale, se comptera en centaines de milliers voire en quelques millions, sur une population de plus de 7 milliards d’individus, ce qui est très différent des pandémies précédentes et d’autant plus que la majorité des victimes sont des personnes et âgées et ayant une autre pathologie, donc, dont l’espérance de vie était moindre.

            Bien sûr que toute mort qui aurait pu être évité que ce soit par épidémie, guerre, accident, … est intolérable, mais l’histoire nous apprend qu’il en a toujours été ainsi et on constate statistiquement aujourd’hui que c’est plutôt moins de morts que le siècle d’avant ou encore le précédent, ce qui explique que le monde a crû de façon exponentielle en nombre d’habitants.

            Je n’y vois ici aucune idéologie, juste, globalement parlant, des cycles d’histoires et darwiniens de la vie sur terre.
            L’idéologie, c’est le communisme/ socialisme, le fascisme, le racisme, le pouvoir, … qui ont fait des millions de morts un peu partout sur cette planète.

            Alors NON, même si vaccin, disparition ou banalisation du virus, la crise économique après un rebond d’espérance (dit rebond de chat mort) ne pourra être évitée, c’est trop tard. Celle actuelle du coronavirus, c’est quasiment certain et à court terme, malgré le rebond prévisible, laissera des traces dans certains secteurs de l’économie, comme le tourisme ou/et l’aérien, mais …..
            celle due a la folie de l’endettement à tous niveaux (pays, entreprises, particuliers, étudiants,…) et de sa financiarisation ainsi que de ses effets pervers, celle due aux retranchements des pays dirigés par des populistes et aux conflits que cela génère, et bien d’autres causes irraisonnables, sera d’une ampleur bien plus dangereuse et bien plus meurtrière que la « crisette » d’aujourd’hui.

            A voir seul contre tous !
            https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/didier-raoult-parle-sur-bfmtv-revoir-l-entretien-en-integralite-1243716.html

  41. François says:

    Et aussi une culture différente, un pays en état de guerre depuis 70 ans permettant une discipline très différente de l’occidentale et moins libertaire.
    Celui-ci m’intéresse davantage :
    https://actualite.20minutes.fr/societe/2771031-20200501-coronavirus-rennes-pourquoi-15000-tests-serologiques-commandes-personnel-chu#xtor=EREC-182-%5Bactualite%5D

  42. chrysalide says:

    merci a Michel 2, qui est pile dans mon état d’esprit, oui ce virus, « virulent ou non » n’est ni plus ni moins un « aléa » de la vie, et il fait moins de dégâts que la peste au moyen âge, qui touchait pas que les vieux (a cet époque 50 ans!!), je crois que personne ne se rend compte que réellement cela nous arrivait, il nous faudrait un vaccin dare dare!! mais là c’est un virus saisonnier ou non il nous montre à quel point on est « petit » et vulnérable, que nos dirigeants ne sont pas réactifs mais pense « fric » avant toute forme de vie, qui voit des statistiques a la place de sentiment
    si la décision toute simple de portez un masque en tissu artisanal ou non, entre autre pour faire une première barrière a la propagation par postillons, nous n’aurions pas nos urgence surchargées à ce point , et les fabricants de matériel réa auraient travailler dans l’anticipation au lieu de travailler dans l’urgence
    toutes ces « non décisions  » se payent maintenant chères!!! car l’économie mondiale en a pris un coup
    a nos inventifs maintenant d’avoir des idées pour tous les jours afin de contrer le prochain virus qui arrivera, peinture aseptisant, métal répulsif, distributeur de gel a tous les étages (comme les distributeurs de préservatif) des masques assortis a vos vêtements…..

    nos quotidiens vont changer qu’on le veuille ou non, être en vie c’est mieux pour faire du profit!!!

    les jeunes déjà avaient un look complètement moche, çà pourra pas être pire!!mdr

    je suis sûre que ceux qui tireront leur épingle de ce gros « bazar » c’est pas ceux qui pensent que tout va revenir comme avant dans quelques jours, après le déconfinement!!!

    • TOURAIN says:

      Vous considérez le COVID 19 comme un aléas de la vie (évenement imprévisible) , mais en même temps vous êtes prompte à reprocher que la solution n’est pas été prévue… Vous avez le droit de penser que SI on avait porté tous un masque en janvier et bien on n’aurait pas décidé de confiner le 17 mars. A supposer qu’il y eu assez de masques pour tous le monde pendant deux mois en janvier ( le temps d’emballer les usines locales de fabrication qu’on aurait conservé car stratégiques., et que bien sur il était évident que le monde entier aurait des stocks mis à zéro quasiment en même temps.) je me demande si vous et bien sûr la majorité des habitants de ce pays se serait en janvier, spontanement vétu de l’accessoire… Je ne doute pas, que maintenant, à l’éventuel rebond en octobre ou novembre, chacun ressorte vite ses masques, (Comme je ne doute pas que si Mme Bachelot avait confiné 15 jours la Gaule avant de dire: « j’ai 2 doses de vaccins par habitant », nous aurions tous fait la queue devant sa pharmacie…) . Hors en 2010 les stocks de masques sont crées, en 2013, il est décidé au plus haut niveau qu’il est plus simple que cela soit géré par les entreprises et les collectivités locales (au plus près des utilisateurs), (c’est un produit bon marché, facile à stocker et le plus compliqué c’est quasiment la logistique de distribution à la population) . les stocks sont dispatchés (on en retrouvera , oubliés, un peu périmés, dans de nombreux greniers de mairies en mars-avril 2020…) L’erreur « du haut niveau »de 2013, c’est de ne pas avoir crée et suivi un fichier central pour savoir où ils avaient été dispatchés, comptabiliser les consommations et exiger les renouvellements, négligence lourde, faute professionnelle aux graves conséquences.. Ce n’est pas vraiment par économie (en fait transfert de budget de l’état aux collectivités) , c’est surtout une faute grave de management: quand on délègue, on CONTROLE! Maintenant, sans vaccin, sans traitement éprouvé, pouvait on confiner autrement ? Le confinement brutal n’est même pas la panacée sur le plan sanitaire. Notons que dans les Ehpad, les »clients  » sont par nature confinés mais infectés par des  »jeunes » faisant des allers retours depuis l’extérieur  »infecté », faut il mettre les ehpad à la campagne naturellement moins infectée car par nature la population y vit plus proche de l’esprit du confinement c’est à dire par un nombre plus réduit d’interférences humaines ? (transports en communs, rues bondées, lieux de travail denses…), pas évident pour la famille… Peut on confiner sans dégât immédiat sur l’économie ? ? Si non est on prêt à accepter des décès pour éviter le confinement ? C’est toute la question de notre interprétation de l’humanisme dont la forme la plus récemment aboutie (après quasiment cinq siécles de murissement) est le principe de précaution (jusque dans la Constitution article 5 je crois…).

      • François says:

        Tout le monde réclame la décentralisation et critique le jacobisme étatique. Ce n’est donc pas a lui de contrôler mais aux échelons décentralisés de prendre leur responsabilité.
        Ils le font si bien qu’ils se retournent vers l’Etat en disant vous n’avez rien fait alors laissez nous faire, mais vous restez responsable.

        Pour les EHPAD, certains ont fait le choix de confiner tout le monde patients, soignants et autres personnels.

  43. François says:

    Si les dirigeants ne pensaient que fric, comme vous l’écrivez, le confinement n’aurait pas eu lieu.
    Regardez les pays les plus libéraux (USA, Angleterre) avec un confinement beaucoup plus tardif et dont certains militent pour une reprise pour des raisons électorales.
    Je n’ai pas vu cela en France.
    Que nous n’aillons pas été prêt est un fait. Mais, lors du H1N1, les personnes qui avaient prises des précautions ont été vilipendées. Alors qui est prêt à payer pour des équipements qui deviendront (sont devenus d’ailleurs) obsolètes dans des magasins de stockage ?
    J’ai vu récemment des stocks de masques jetés. Certes le container datait du H1N1, mais les nuisibles avaient rendus impropre l’usage.
    Si l’on avait plus de matériel de réanimation, cela aurait changer quoi ?
    A ma connaissance, aucun hôpital n’a été dépassé, en France. Oui on l’a frôlé mais la réactivité a été suffisante. La crise passée on fait quoi ? On multiplie par 2 les hôpitaux au cas où ? Encore faudra-t-il trouver le personnel. Des postes existent, mais pas les volontaires.

    L’autre écueil reste le principe de (sur)précaution qui paralyse tout le monde. Il est dénoncé par le professeur Raoult, mais uniquement pour l’action dans l’urgence ou l’humain devient de fait cobaye.

    • Michel 2 says:

      Il y a d’autres moyens intermédiaires de gérer un stock (que ce soit de masques ou d’autres choses) que:
      A – trop stocker sans réactualiser par effet de pile – les premiers stockés sont les premiers utilisés, sans précautions d’humidité, de mise à l’abri des nuisibles, etc..
      B- diminuer les stocks de façon drastique pour cause principale d’économie d’entretien et de gestion. C’est abandonner la notion le risque (sanitaire) face au fric et sur ce coup là chrysalide a raison.

      Quand l’épidémie a atteint la Chine en décembre, janvier et même février derniers, il aurait été plus intelligent (en France et en occident) d’oublier un peu H1N1 et d’anticiper les besoins en masques et autres appareils respiratoires plutôt que de se « moquer » de ces chinois malpropres et vecteurs de toutes les merdes de la planète.

  44. François says:

    Merci, je suis spécialiste en gestion de stock.
    A – Mais quand vous avez un stock surabondant qui ne tourne pas avec une date de péremption. Au bout d’un moment vous êtes obligé de le jeter. N’oubliez pas que le H1N a eu pour effet de sur stocker. Donc, vous adaptez vos stock au besoin courant, jamais à l’exception où vous jeter par la fenêtre des millions.
    Qu’elle aurait été votre réaction il y a trois ans si on vous annonce une dépense de x millions pour remplacer un stock de précaution inutilisé depuis cinq ans. Peut-être la même qui ont accusé Mme Bachelot de l’avoir constitué ?
    B- Vous pouvez toujours commander, mais quand les chaînes sont arrêtées pour cause de confinement, vous n’aurez pas beaucoup de livraison. Même qu’à l’époque on a envoyé des masques et des respirateurs pour aider les chinois et essayer de contenir l’épidémie localement.

    Avant de critiquer, essayez de vous remettre dans le contexte du moment décisionnel en ne vous plaçant pas à la place de la rue. Prenez ce recul.
    B –

    • Michel 2 says:

      Je ne critique rien, je constate:
      1- Quand un stock est « attaqué » par les nuisibles c’est qu’il mal stocké,
      2- Passer d’un stock de un milliard et demi, fusse t-il surabondant à 170 millions, ce n’est pas de la gestion de stock, c’est de l’incompétence, de la bêtise, ou de pire de l’inconsistance,
      3- Oui Roselyne a été beaucoup moquée, mais plus me semble t-il pour les vaccins H1N1 que pour les masques qui peuvent (auraient dû) être utiliser (sont utilisables) pour maintes autres applications professionnelles en rotation,
      4- on parle d’anticipation de constitution de stocks de masques, c’est à dire avant le confinement,
      5- il est difficile de constituer un stock de masques, quand les gouvernants au PLUS haut niveau affirment haut et fort que ceux-ci ne servent à rien,
      6- pour la même raison, il est difficile de mobiliser toutes les forces et entreprises du secteur voire celles qui peuvent changer leur fabrication pour recréer le stock en urgence,
      7- quand une pandémie menace (cad au niveau mondial), on envoie pas 17 tonnes de masques et de gants à la Chine en février, fusse t-elle pays ami, alors que le stock est déjà affaibli et on a vu plus tard que le retour est difficile,

      https://www.lci.fr/politique/coronavrius-la-france-a-t-elle-envoye-a-la-mi-fevrier-17-tonnes-de-masques-et-de-materiel-medical-vers-la-chine-2148148.html

      8 – ….
      9 – ….

      • Michel 2 says:

        8- si vous pensez qu’il est judicieux ou normal de désarmer la France en n’investissant pas/ plus et en réduisant les budgets militaire, je vous répondrais que là encore c’est une grave erreur stratégique.

        • François says:

          Sans vouloir polémiquer.
          1-2-3 Quand vous sur stocker, cela signifie que vous n’avez ni les conditions adaptées ni les possibilités de rotation sur une durée de péremption relativement courte.
          Le suivi d’un stock fait parti des conditions de stockage, mais quand vous le répartissez sur tout le territoire national dans des enceintes n’appartenant pas aux gestionnaires (et parfois sous sceau de confidentialité) et en quantité conséquente, le responsable a de fortes chances de les oublier.
          Pour un suivi optimum, en vous suivant, nous devons construire des hangars de précautions, surveillés par l’ARS.
          Donc, reprenant vos propos, la commande initiale était  » de l’incompétence, de la bêtise, ou de pire de l’inconsistance ».
          Comme actuellement les masques, l’on a retenu davantage les vaccins à l’époque.

          4- Pour constituer un stock, il faut des fournisseurs. Or, ces derniers étaient consignés depuis fin janvier. Difficile d’honorer des commandes sans production, puis de les livrer dans des temps qui, à l’époque n’était pas connus.

          5- Il n’y a pas que les dirigeants français qui disaient que les masques, hors soignants, n’étaient pas indispensable. Encore aujourd’hui les mêmes soignants disent que les masques sont un complément des gestes barrières et que mal portés ils sont plus dangereux que sans.

        • François says:

          6- Donc, il aurait fallut en février, réquisitionner les entreprises (et donc les indemniser) pour changer leur production.

          7- Point de vue tactique et stratégique, si l’on arrive à circoncire l’ennemi sur un territoire identifié limité, il est plus facile de le vaincre. Dans ce cadre la concentration des moyens sur le foyer est la meilleure solution. A ma connaissance, il n’y a pas la lutte contre EBOLA, le paludisme n’atteint pas l’Europe, mais s’effectue plutôt localement, pourtant nous ne sommes pas à l’abri.

          8- Le désarmement de la France est intervenu après la chute du mur de Berlin, dans une période où l’armée russe n’avait plus les moyens d’attaquer et avec un glacis conséquent.
          Il est également la conséquence de la fin du service militaire, qui devenait totalement inégalitaire (moins de 50% d’une classe était convoqué et uniquement les hommes) et coûteux (entretien de matériels et d’infrastructures). Dans le contexte de l’époque le démantèlement du plateau d’Albion et des Pluton, ne semblaient pas une hérésie, ni l’armée de métier

          J’avoue toutefois que ces critiques sont entendables, même si elles viennent après la première bataille. Mais, amusez vous à chiffrer le coût des mesures proposées sur la durée par un business plan et cherchez les ressources.
          Des choix ont été fait depuis 1994 (et même avant) avec les budgets et les connaissances de l’époque. On peut regretter des choix, mais qu’aurait-il fallut abandonner en contre partie ou qu’étiez vous prêt à payer en plus d’imposition pour compenser ?

          • Michel 2 says:

            1-2-3 vous confirmez par vos écrits, l’incompétence des gestionnaires de stocks

            4- consignés, vous rigolez ! Il suffisait d’un décret, une dérogation, …. ILS ont su en prendre d’autres bien plus liberticides pour pas grand effet. Ex: interdiction de se déplacer à deux d’une même famille dans un véhicule.

            7- tactique ou stratégie désuètes dans un environnement mondialisé

            8- on s’en fout quand le désarmement est intervenu et du service militaire (qui n’a, dans sa forme d’antan, que peu d’intérêt vu l’évolution de l’armement, de la technologie et des techniques guerrières.
            Aujourd’hui la France, l’Europe (sans armée à part la France) sont en danger de conflit majeur. C’est maintenant qu’il faut s’organiser pas après ou pendant le conflit.
            La BCE peut sortir des centaines de milliards pour contrer les conséquences du coronavirus et ne serait pas capable d’en sortir quelques dizaines pour organiser sa défense, dans un contexte où les 3 autres super puissances ne cessent de se surarmer. Vous êtes probablement du genre de personnes qui diront: « on ne pouvait pas prévoir » ou « Le social avant l’armée », …

            5- le ministre de la santé lui-même a affirmé à la télé que les masques ne servaient à rien.

            6- hé ben oui, il fallait réquisitionner les entreprises en urgence sanitaire!

            • François says:

              1-2-3 Chacun sa vue, pour moi, il n’y avait pas de gestionnaire derrière un stock de crise, donc l’erreur était en 2009.
              https://www.bfmtv.com/politique/moquee-pour-son-exces-de-zele-face-a-la-grippe-h1n1-bachelot-partage-son-experience-1884579.html
              4- je ne savais pas que la Chine avait édité des décrets liberticides.
              5- l’OMS aussi, voire même la Chine en janvier.
              6- a quelle date, pour quel coût ?
              7- et pourtant cela marche pour le terrorisme.
              8- J’étais officier d’active jusqu’en 2006 et suis en réserve opérationnelle depuis 2017. Quels conflits majeurs voyez-vous ?
              Je lisais récemment qu’un groupe de généraux préconise un rapprochement avec la Russie, plutôt que de participer aux manoeuvre de l’OTAN à sa frontière.

              • Michel 2 says:

                4- quel rapport avec des décrets liberticides de la Chine ?

                5- La Chine aussi? C’est sûrement pour cela que TOUS les Chinois en extérieure sont masqués!
                6- A la date où on voyait tous les Chinois, Coréens, Taïwanais, … masqués ET que les premiers cas de cas d’infection sont arrivés en Italie et Espagne

                7- Ah bon cela marche avec le terrorisme. On nous cacherait donc des choses!

                8- Officier ou pas, cela vous dépasse comme nous tous.
                Des conflits entre grandes puissances sous fond d’idéologies, de guerres commerciales et vols de propriétés intellectuelles, de cyber immiscions électorales, de blocus, de propriétés territoriales (pôles), d’hégémonie monétaire, …. etc., etc. , les sujets ne manquent pas et se cumulent et maintenant la responsabilité de la Chine pré évoquée par Trump sur la pandémie de coronavirus.
                Vous aurez noté que ces désaccords concernent principalement les blocs de l’est face aux puissances dites occidentales.

                La France s’inquiète d’être « lâché » par l’OTAN Trumpiste et est passablement énervée par les positions parfois extravagantes de ce président, c’est peut-être la raison d’une tentative de rapprochement vers la Russie, mais j’ai du mal à y croire sur le plan militaire, problème d’idéologie.

                • François says:

                  4- pour constituer le stock de masque que vous évoquiez à ce point, il faut des fournisseurs. Or la Chine était confiné depuis janvier. Seuls les quelques employés (bon d’accord à l’échelle de la population cela fait du monde) avaient des masques, mais certainement pas toute la population puisque seules quelques régions étaient confinés, mais celles qui produisaient ces matériaux donc pas de ressources.
                  7- D’après vous l’intervention au Mali, la présence au Liban et en Irak ne servent à rien ?
                  8- Si la partie défense vous échappe, n’en parlez pas, mais n’en parlez pas alors. Bien sur ce n’est pas simple, et à toujours existé. Mais entre une guerre commerciale et une guerre « militarisée », il y a une grosse différence.
                  En faisant simple : La France n’est revenu dans l’OTAN que récemment, mais en gardant une liberté de ne pas s’aligner systématiquement sur la position américaine. C’est cela qui irrite Trump, avec bien sur l’argent que les USA laissent en Europe pour entretenir des forces.
                  Donc ce n’est pas la France qu’il menace de lâcher, mais l’Europe.
                  Après si lui à des preuves que ses services secrets non pas ????? C’est plutôt un effet de plus pour obtenir la visite de ce labo.

                  • Michel 2 says:

                    Le problème de fond de l’OTAN à la mode Trump n’est pas là, à mon sens, mais j’imagine qu’il y a matière à débat.

                    C’est à la fois une promesse du candidat Trump, ramener les boys à la maison (donc sous entendu ne pas y retourner), ne plus vouloir servir de gendarme du monde et SURTOUT, l’autonomie en pétrole des USA acquise avec le shale oil. Autrement dit, la vision TRUMP, pourquoi irions nous nous exposer nous Américains, le pays le plus puissant au monde en orient, moyen orient et Europe, alors que nous n’avons aucun besoin vital de ces régions, sinon nous faire massacrer et dépenser des sommes considérables sans retour. Axons notre défense sur notre propre pays.

                    • François says:

                      Et réduire alors son armée, mais quid des commandes internes d’armement. Une Armée professionnelle conséquente sans entrainement et objectif pourrait poser problème.
                      Défendre son pays et son glacis, mais il comprend aussi que l’Armée représente un bras économique.
                      L’OTAN n’est pas concerné par l’orient, normalement, c’est bien eux qui ont amené la situation actuelle avec la deuxième guerre en Irak, puis l’Afghanistan.
                      C’est bien de mettre le feu partout et de ne pas jouer aux pompiers.
                      Non ce qu’il veut est que les européens paient la protection qu’il octroie en le suivant en permanence.

                    • Michel 2 says:

                      Non les Américains n’ont pas l’intention de réduire leur armée, bien au contraire. Ils savent que la Chine notamment fera tout pour acquérir la suprématie militaire mondiale et ils (les Américains) ne sont pas prêts de se faire voler la place sinon ce serait devenir vulnérable vis à vis de la Chine qui représente, faut-il le rappeler 1,4 Milliards d’individus face à 320 millions pour les US.

                      Après dire que l’OTAN dans sa version européenne n’est pas concerné par l’orient alors que c’est le maillon faible du plus grand conflit larvé que se livre sous nos yeux la Chine et les USA, ne me paraît pas sérieux, mais ce n’est qu’un avis.

                      Pour mieux comprendre:
                      https://www.contrepoints.org/2020/01/30/363254-la-guerre-entre-la-chine-et-les-etats-unis-est-elle-inevitable

  45. Michel 2 says:

    Tout va très bien sur les marchés financiers et économiques ! Irréel ? Non c’est l’effet des BC et l’effet « ciseau »

    https://www.youtube.com/watch?v=Fy3pNphv73M

  46. julien bonnetouche says:

    L’économie française ressortira t elle complètement étatisée de cette crise ?

    L’administration dont on a pu constater les failles et son excès de zèle risque bien de se retrouver renforcée par cette crise, avec l’appui majoritaire des français.

    Depuis deux mois nous vivons en économie communiste.

    Tout est « payé » par l’Etat, à commencer par les salaires, mais on note aussi que certaines entreprises sont quasiment rachetées par l’Etat.

    Et tout laisse à penser que cela plait énormément aux français, autant dans la conception idéologique de l’affaire que dans la pratique.

    je vois autour de moi une majorité de télé travailleurs qui souhaitent y rester.
    Retourner au bureau ne les chauffe pas du tout !!
    Et les entreprises les y encouragent, certaines jusqu’en septembre.

    Je ne connais pas de chômeurs payés à 86% mais j’imagine que c’est pire. Eux ne sont pas concernés par le télé-travail mais par la télé tout court !!!

    On comprends facilement tous ces « travailleurs », surtout ceux déjà fonctionnaires qui font des pieds et des mains pour trouver toutes sortes d’arguments « barrière » afin de ne pas retourner au boulot.

    Et tout cela tombe très bien puisque l’on peut s’endetter à l’infini sans jamais rembourser quoique ce soit.

    les politiques au pouvoir, c’est bien connu, ont le cœur sur la main dès qu’il s’agit de distribuer des subsides aux futurs électeurs.

    Il y a fort à parier qu’ils ne rateront pas cette opportunité qui leur est donnée par les circonstances (et la BCE) pour essayer de s’attirer le maximum de voix aux prochaines élections !!

  47. julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel et tous,

    L’augmentation sans limite de la masse monétaire en circulation laisse perplexe sinon inquiet, je suis bien d’accord avec Michel.

    On ne peut cependant pas vraiment dire que la situation soit la même que pour la république se Weimar.
    Dans notre cas actuel et uniquement pour les grandes zones monétaires des pays riches, la Etats ne s’endettent pas.
    C’est la banque centrale qui émet de la monnaie, pas la France ni l’Italie…et personne ne réclamera le payement de cette dette à la BCE ni à la FED.

    il n’en va pas de même bien sur pour les monnaies plus faibles, et qui subissent autant que nous les effets de la récession annoncée. Elles risquent d’être attaquées un jour ou l’autre. A moins que les choses s’équilibrent….

    Par chance les pays d’Asie (hors Chine) traditionnellement à risque monétaire sont plutôt moins touchés par le virus.

    Mais la question reste en suspends : ou va aller toute cette masse monétaire nouvelle ?

    Comme il n’y a pas d’inflation, et qu’il est peu probable qu’elle pointe son nez autrement que d’une manière momentanée, la réponse la plus simple est toujours la même : dans las actifs. ( immobilier, actions et OR)

    Mais tout cela n’est pas intellectuellement satisfaisant.

    Car évidemment si l’on veut continuer à vivre, à acheter tout ce dont nous avons besoin, il faut produire ces richesses en proportion de la monnaie émise.

    Si nous avions une diminution de productivité, alors là les biens et services restant disponibles augmenteraient de prix ; On aurait donc de l’inflation.

    C’est peut être ici que se trouve le danger le plus important : que la reprise ne se fasse pas comme espéré. Alors l’appauvrissement général serait en vue.

    Il est par conséquent urgent que les gens se remettent au travail ( alors que beaucoup n’en ont pas envie) et que les échanges internationaux reprennent de plus belle.( et l’on voit que la prise de conscience n’est pas générale)

    Une petite histoire documentaire pour sourire :

    Peut être avez vous vu comme moi un reportage Télé, sur Bruno Lemaire où il était en discussion téléphonique avec les diverses enseignes de la grande distribution.
    je fais court :

    BL : il est très important que vous vous fournissiez localement en fruits et légumes pour soutenir la production française. S’il y a une petite augmentation des prix, je le prends sur moi ( !!!!!…. c’est sans doute lui qui paye)

    La GD : mais monsieur le ministre, c’est que en matière de petite augmentation, il s’agit d’un doublement des prix …

    BL : Bon… ça ne fait rien, la décision a été prise , on doit donc continuer dans cette voie.

  48. François says:

    La grosse différence entre les années 1930 et l’économie actuelle était la corrélation entre la monnaie et l’or qui n’a plus cours depuis 1969-1971.

    Comme l’écrit Julien, personne ne réclamera cette dette. Donc rien n’empêchera de tirer un trait dessus, sauf accusation de subventions déguisées devant l’OMC. Mais comme tout le monde fait pareil, ou du moins les pays développé ….

    En revanche, cette planche à billet permettra, peut être, de rétablir des écarts entre pays au niveau européens. en effet, les pays du sud auront besoin de beaucoup plus que ceux moins touchés. Je pense que c’est ce risque, qui aurait une influence sur leur leadership que voient les Allemands.
    Mais le choix pour conserver l’Europe n’est-il pas entre cet espèce de nouveau plan Marshall interne ou donner l’Italie, voire plus aux Chinois avec dissolution (ou refondation) de l’Europe économique ?
    Dans ce dernier cas, quel poids aura cette nouvelle Europe ?

    • Michel 2 says:

      Et la vertu, celle des gens qui se lèvent tôt le matin, on s’en fiche donc !
      Continuons à « imprimer » et allons faire la fête, la vie est courte en fait !!!

      • François says:

        Attention au déconfinement, il faut différer dans le temps les prises de travail pour limiter la cohabitation dans les transports.

        Situation exceptionnel = remède exceptionnel pratiqué par tous les pays.

        Maintenant, je ne dis pas que c’est sain. Ceux qui veulent gagner plus continueront à travailler, à trafiquer ou à faire du show biz sportif ou médiatique.
        Je crois à la valeur travail, mais les deux bulles suivantes sont-elles saines ?
        Je préférerai voir le personnel soignant gagner plus plutôt qu’un sportif, mais déjà au temps des romains « les jeux et la nourriture suffisent » à contenter le peuple.

        • Michel 2 says:

          On devient plus facilement une infirmière qu’un Mbappé ou un Teddy Riner ! Même si j’en conviens les infirmières, ne serait-ce qu’en comparaison avec leurs chefs médecins ou chirurgiens, sont relativement mal payées.

          • Badtimes says:

            Par contre aujourd’hui il faut quand même quelque chose dans le cerveau qu’il sera difficile d’acquérir pour Mbappé et Teddy (sans sous estimer leur niveau mais tout de même).
            Par contre il sera très, très, très, voir quasiment impossible pour ces pauvres infirmières d’acquérir le niveau de rémunération des deux sus nommés.!!!

            • François says:

              Encore pour eux ils ne semblent avoir un minimum de culture, ce n’est pas le cas de tous.
              Cette bulle va-t-elle tenir avec les subventionneurs en difficulté peut-être ponctuellement ?

            • François says:

              Avec du bon sens on peut faire beaucoup.
              Pour avoir côtoyer dans le passé quelques polytechniciens, certains sont impressionnants mais beaucoup sur une autre planète et incompréhensibles.

            • Michel 2 says:

              On ne les paye pas pour leur cerveau mais pour leur talent, les infirmières aussi et tant d’autres.

  49. Michel 2 says:

    Les jours d’après ne vont pas être joyeux dit la Commission Européenne via l’Agefi:

    « Inquiétudes liées à la croissance faible en zone euro
    (Crédit Thinkstock.)
    Ce sont des prévisions de printemps totalement inédites pour la Commission européenne. L’exécutif s’attend à ce que la zone euro connaisse cette année la pire récession de son histoire. Selon la Commission, qui parle d’une économie en «hibernation», la contraction du PIB devrait atteindre 7,7% en 2020, accompagnée d’une chute de l’inflation, d’une remontée du chômage et d’un gonflement des déficits publics. L’inflation devrait tomber à 0,2%, et le chômage grimper à 9,6% de la population active cette année, tandis que le déficit bondira à 8,5% du PIB et la dette publique à 102,7%.

    Si la crise provoquée par le Covid-19 touche tous les pays, son impact et la rapidité du redressement ne seront toutefois pas les mêmes partout, prévient l’exécutif européen, qui prédit par exemple des contractions du PIB de 9,5% et 9,4% respectivement en Italie et en Espagne, mais de 5,5% en Autriche. Les chiffres du premier trimestre montrent déjà une certaine divergence entre les pays. Des divergences exacerbées par la durée des limitations d’activité, la part des services dans l’économie, et notamment du tourisme, et l’état des finances publiques.

    En France, le PIB devrait chuter de 8,2% cette année puis remonter de 7,4% en 2021. Pour l’Allemagne, la récession devrait être de 6,5% en 2020 avant un rebond de 5,9% l’an prochain.

    «De telles divergences constituent une menace pour le marché unique et la zone euro», a déclaré Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Economie, cité dans un communiqué. «Cependant, elles peuvent être atténuées par une action européenne déterminée et conjointe. Nous devons relever ce défi», ajoute le commissaire européen.

    La Commission prédit cependant un rebond en 2021, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro de 6,3%.

    Mais ce rebond dépend d’une série de facteurs : que les mesures de confinement de la population prises pour freiner la propagation du coronavirus soient progressivement levées, que l’épidémie reste ensuite maîtrisée et que les dispositifs «sans précédent» de soutien budgétaire et monétaire à l’économie, aussi bien au plan national qu’européen, se révèlent efficaces. »

  50. Michel 2 says:

    Je disais le 21 avril à 10h42 sur ce blog, un peu seul d’ailleurs, que des crises politiques post coronavirus entre autres crises, étaient à prévoir dans les prochains mois.
    Et bien ça commence à craqueler au sein de la majorité présidentielle, des jours difficiles vont se présenter à notre cher Président, c’est à craindre.

    Un nouveau bloc écolo/socialo est en train de se créer à l’assemblée nationale avec perte de la majorité absolue pour LREM et celui-ci va probablement « damer le pion » à Macron qui n’aura d’autre choix que de s’associer (donc perdre le commandement suprême) ou de dissoudre.
    On sent venir alors soit un gouvernement d’unité nationale sans majorité et donc de gros problèmes en perspective à l’image de l’Italie, soit l’arrivée surprise des écolos/ socialos en cohabitation.

    https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/exclusif-le-groupe-en-marche-en-passe-de-se-fracturer-a-lassemblee-1201507#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_lec_18h-20200508

    2022 est désormais compromis pour Macron et une large autoroute s’ouvre pour Yannick Jadot, porté par son élan des dernières élections européennes.
    Le pire est à craindre, une URSS verte se profile à partir de 2022.

    Bon, j’arrête avec mes élucubrations, elles ne se réalisent jamais- LoL !

    • Badtimes says:

      « Bon, j’arrête avec mes élucubrations, elles ne se réalisent jamais- LoL ! »
      Je suis rassuré je commençais à « flipper »🥶😰

    • François says:

      En fait la crise est antérieure au confinement.
      Ce dernier a réussit à la contenir un peu. Mais cela vous surprend ?
      Pour moi, je suis surpris qu’elle n’ait pas eu lieu plus tôt entre les désignations pour les municipales ou les consignes de votes.
      Je n’arrive pas à comprendre l’unicité de vote permanente dans un parti. Or depuis le début de la législature, il y a quand même eu quelques différends, mais peu d’érosion.

      • Michel 2 says:

        « Je n’arrive pas à comprendre l’unicité de vote permanente dans un parti. Or depuis le début de la législature, il y a quand même eu quelques différends, mais peu d’érosion. »

        ???????????

        • François says:

          L’unicité de vote permanent ou si vous préférez l’alignement systématique de l’ensemble des membres, en particulier au sein de LREM.
          En effet, la provenance des « adhérents » de LREM est à l’origine relativement large, même si orientée centre gauche avec plus d’anciens socialistes ou verts que de d’anciens LR, le MODEM restant allié donc autonome.
          Il me semblerait logique, pour ne pas dire sain, que des divergences varient suivant les textes, même avec recherche de consensus. Malheureusement, il ne me semble pas que ce soit le cas.

          D’autant que sur certaines positions, avant vote, des divergences apparaissaient, mais rarement reporté au sein de l’AN et finalement avec peu de départs.

          • Michel 2 says:

            Enfin vous rêvez, cela a toujours été comme cela sous la 5ème !
            Le Chef est élu (Le Président), les autres du parti qui ont été élus dans la suite du mouvement grâce à lui n’ont aucune latitude. Ils vote comme le parti et le Chef l’ont décidé sinon ils virent et s’ils virent, à part quelques cas rares, on entend plus parler d’eux, carrière foutue!
            Si vous appelez cela une démocratie, hé ben moi NON! A chacun de juger.
            Voilà une des raisons qui me font réclamer la démocratie directe.

            Depuis Mitterrand, au bout de quelques années de pouvoir, la « fronde » s’installe. Avaler des couleuvres, ça finit par des maux d’estomacs et ça rend la digestion difficile.
            C’est ce qui est en train de se passer pour Macron après 3 ans de pouvoir sans partage.

            • François says:

              Cela a toujours été comme cela surtout depuis la passage au quinquennat. L’erreur, pour moi, a été d’une part de coupler présidentielle et législative et de ne pas supprimer la possibilité de dissolution.
              Mais par rapport à la IV, où le foutoir était encore plus grand, nous sommes davantage en démocratie directe : c’est bien le peuple qui élit ses représentants.

              En revanche, je vous rejoins sur la nécessité de davantage de référendum sur certaines question de fonds, mais pas pour la moindre décision.

              Dans la situation actuelle, qu voyez proposer au peuple qui arrive à faire un consensus large ?
              Pour moi pas grand chose, et ce n’est l’écoute des représentants des oppositions qui sont dans l’obstruction politique permanente et non dans le constructif qui me donne envie de changer.

              De plus, pour voir l’effet d’une évolution significative, il faut du temps. Dans ma vie active, j’ai eu à participer à de nombreuses évolutions structurelles et organiques. Bien entendu, nous avions des audits externes, coûteux, qui arrivaient aux mêmes conclusions que nous. Mais le pire était souvent le changement de cap au milieu du gué, c’est à dire après que les mesures lourdes ait été prises, mais sans avoir encore le retour sur investissement.
              Tout cela bien sur pouvait être biaisé par les cours des décideurs qui orientaient les indicateurs.

              • Michel 2 says:

                « nous sommes davantage en démocratie directe : c’est bien le peuple qui élit ses représentants. »
                Ce que vous décrivez par cette phrase, c’est de la démocratie représentative et non pas directe.
                En DD, ce sont les lois (les plus importantes) qui sont votées par le peuple + les référendums + les consultations + ….

                Dans cette crise actuelle, le peuple aurait pu être consulté sur l’état d’urgence par exemple toute la France ou par régions, la fermeture (temporaire) des frontières, la nécessité d’un impôt provisoire solidarité, la réserve de masques et médicaments, que sais-je encore ?

                Vous parlez ensuite des évolutions structurelles dans votre vie active.
                J’ai subi cela aussi, de façon très souvent anarchique à tel point qu’une modification (je ne dis pas évolution car souvent c’était pire qu’avant) d’une structure intervenait alors que la précédente n’était pas terminé. Le personnel ne savait plus trop où il « habitait ». Le problème inavoué était celui de l’égo des dirigeants qui voulaient laissé une trace de leur passage et prendre des points au passage. Ce système en devenait écœurant pour les anciens, observateurs de cette cacophonie.

          • Michel 2 says:

            Prenez le temps d’écouter Vincent, cela devrait vous plaire.

            Pour ma part, des choses intéressantes dans la 2ème partie du pamphlet.

            https://www.youtube.com/watch?v=EdZBZUN2t-4&feature=emb_rel_end

            • François says:

              L’interview est intéressante.
              Bien entendu le pouvoir de contrôle est nécessaire. Mais la conduite des réformes, nécessairement impopulaire, demandent un minimum de continuité, comme nous le signalons tous deux plus haut. donc difficilement compatible à la mise en place d’épée de Damoclès. cette dernière ne conduit qu’au populisme.

              Dans la deuxième partie, je relève l’augmentation des rémunérations pour avoir les meilleurs.
              Mais de qui parle-t-il ?
              Des élus nationaux, pour moi ils sont déjà trop bien rémunérés entre salaires, primes, allocations , avantages, prestations gratuites ou presque,….. et bien sur sans véritable contrôle.
              Des hauts fonctionnaires ?
              Certainement pas, pourtant ce sont eux qui préparent les dossiers.

              • Michel 2 says:

                Si j’ai bien compris aussi, on vire les les élus les plus nuls et les corrompus par référendum citoyen et on garde les meilleurs et honnêtes tout en les rémunérant mieux pour conforter leur non tentation de basculer du côté des premiers.

                • François says:

                  Pour la corruption, OK, mais pas sur une justice dite citoyenne qui fait la part belle aux rumeurs.
                  Pour les plus nuls, comment compter vous jauger ? Seuls ceux qui prennent des mesures populistes seront maintenus. Il sera impossible de réformer.
                  Donc on paye plus l’immobilisme ou le clientélisme pour éviter la corruption. Pas terrible pour moi.

                  • Michel 2 says:

                    Parce que la justice n’est pas citoyenne actuellement?
                    Des juges nommés par le pouvoir, biberonnés à la promotion et à plus de pouvoir, n’est-ce pas le pire? (Cf. juge Burgaud)

                    On ne sait pas trop jauger les bons mais les mauvais sont très vite catalogués. Après c’est le peuple qui décide en son âme et conscience et …… manipulation (com) éventuelle.

                    • François says:

                      Personnellement, je regrette le lynchage médiatique trop facile actuellement et plutôt populiste lié à la Com.
                      Je ne pense pas que l’élection de juge améliorerait la chose.

                    • Michel 2 says:

                      Une élection des juges n’est certes pas la panacée mais mieux que des juges nommé par un gouvernement qui peut être partial voire « partie prenante » pour des raisons politiques ou de connivence ou un Prédident de TGI qui peut seul dessaisir un juge.

                    • François says:

                      Le dessaisissement d’un juge peut être nécessaire si conflit d’intérêt qui peut se révéler en cours d’affaire.

                      Mais le problème d’indépendance réside dans la conscience de l’intéressé.
                      Malheureusement seule la probité individuelle est une garantie.
                      Car toute forme de désignation comporte une partie de dépendance.
                      La compétence elle même est subjective.
                      Mais je crains davantage la versatilité populaire que celle de la nomination.

                      Pour l’aspect médiocrité, toute profession a ses élites et ses cancres.

  51. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Ce qu’il faudrait !!

    Si nos gouvernants et notre peuple devaient tirer des leçons de cette crise,

    -Il devraient prendre la mesure de notre insuffisance en matière industrielle, et au delà de l’insuffisance de notre balance commerciale.
    Si le pays était globalement plus riche nous pourrions faire face aux crises plus aisément, ainsi d’ailleurs qu’au problème endémique du chômage.

    la solution est connue : pour ce faire il faut drastiquement baisser simultanément les charges et les dépenses publiques, et réduisant le nombre de fonctionnaires, là où il sont en surnombre, ainsi que les subventions de toutes nature.

    – ils devraient aussi déléguer des pouvoir trop centralisés de notre Etat à des entités proches des citoyens partout où le rôle régalien de l’Etat n’est pas en cause.

    Hélas rien de tout cela ne sera fait.

    l’Etat et ses hommes voulant à tous prix conserver leur pouvoir, et les citoyens habitués qu’ils sont à téter leur vache à lait, s’opposeront à tout changement.
    D’ailleurs nous savons depuis De Gaulle que ces derniers sont des veaux.

    • François says:

      Je ne sais pas si c’est une simple question de richesse d’un pays quand l’on regarde les USA ou la Grande-Bretagne.
      Au contraire même, le système français amorti mieux les crises, pour la population, permettant par une plus grande redistribution un meilleur maintien de la consommation, moteur de l’économie.

      Au niveau de l’emploi, un paradoxe existe également.
      https://www.bfmtv.com/economie/la-france-est-elle-plus-proche-du-plein-emploi-que-les-etats-unis-1740051.html
      En ce domaine des postes ne sont pas pourvus en France, mais souvent par impossibilité de trouver des profils, sans parler des problèmes culturels.

      La crise actuelle montre également l’impossibilité de délégation de l’Etat. Ce sont les mêmes qui la demande, mais refusent de se mouiller quand on leur propose de prendre en compte localement le problème.

      Je vous rejoins en revanche sur la nécessité de baisser le nombre de fonctionnaires, ou peut être de le calibrer davantage au besoin, compte tenu du problème hospitalier.
      Mais quand l’état se décentralise (ou se désengage), les régions, départements, communes, ….. embauchent à tour de bras.

      Un exemple, il ma semble que les maires détiennent le pouvoir de police dans leur commune. Beaucoup semblent regretter de ne pas pouvoir rouvrir le petit bar tabac local. Mais combien prennent un arrêté en ce sens ?

      • Michel 2 says:

        « Au contraire même, le système français amorti mieux les crises, pour la population, permettant par une plus grande redistribution un meilleur maintien de la consommation, moteur de l’économie. »

        Encore un discours franco-Français.

        « La crise actuelle montre également l’impossibilité de délégation de l’Etat. Ce sont les mêmes qui la demande, mais refusent de se mouiller quand on leur propose de prendre en compte localement le problème. »
        C’est cela on (les gouvernants) leurs refourgue les cas merdiques et on garde les cas plus valorisants.

        • François says:

          Ce n’est pas moi qui le dit mais le constat économique des dernières crises.
          Dès lors que l’on prend des responsabilités, l’on est confronté à des cas merdiques. Le fait de les régler est valorisant, mais ne fera jamais l’unanimité.

          • Michel 2 says:

            Mais enfin, dans le cas présent, laisser la responsabilité aux maires de la réouverture des classes primaires avec très peu de connaissances du virus et de moyens pratiques, avec risque de se faire accuser de meurtre, n’est ce pas refiler la patate chaude et se « parapluiser » au plus haut niveau ?
            Alors que d’un autre côté dans des régions faiblement contaminées, on interdit au plus haut niveau la réouverture des plages !
            Tout le monde a bien compris que ces réouvertures des écoles primaires, c’est pour la reprise d’activité des parents qui ne pourraient pas retourner au travail si les enfants n’allaient pas à l’école et ainsi seraient sans surveillance.
            C’est un acte politique majeur tout en se laissant une marge d’irresponsabilité en laissant l’acte de remettre l’enfant à l’école à l’appréciation (non libre) des parents et des maires.

    • Michel 2 says:

      [+1]
      En fait du VRAI Libéralisme! avec une vraie justice indépendante.

      • François says:

        Qu’appelez vous une justice indépendante ?
        L’américaine où les juges sont élus donc tournent vers le populisme ou le mieux payant ?
        Celle d’internet qui juge sur des bruits, avec un peu de fumée ?

        Le problème de la justice française peut venir d’une certaine politisation et d’un clientélisme. Mais ce sont des problèmes personnels qui existeront partout.

        En revanche, je regrette que les juges n’aient pas de compte à rendre ou de contrôle.
        Je n’ai encore jamais vu un juge condamné pour avoir libéré un futur récidiviste ou un innocent (quoiqu’avec les affaires Outreau, Grégory, ….).

        Sauf erreur, tout juge peut instruire en toute liberté, peut être avec des pressions, mais où n’est ce pas le cas ?

  52. François says:

    Si vous parlez de vrai libéralisme, il n’y a plus de rôle régalien de l’état.
    En effet, chacun peut sous-traiter sa santé, son éducation, sa sécurité, sa justice.
    L’exemple serait donc les USA en enlevant les lois Obama et en remplaçant l’armée par des milices.
    Merci, je préfère la médiocrité de la France.

    • Michel 2 says:

      Le Libéralisme ne fait pas obstacle à l’Etat régalien. Il a juste à se cantonner à ces seules missions, il y a largement de quoi s’occuper. Mais de grâce, qu’il ne s’occupe pas d’économie, il est incompétent (la plupart du temps) et on en voit les résultats aujourd’hui.

  53. François says:

    Comment faites vous du régalien sans investissements ?
    Vous demandez du libéralisme. Mais quand on laisse à chacun l’arbitrage de ses besoins, on crie au loup car il sont insuffisants !

    « Mais de grâce, qu’il ne s’occupe pas d’économie, il est incompétent (la plupart du temps) et on en voit les résultats aujourd’hui. » mais dans le même temps
     » la solution est connue : pour ce faire il faut drastiquement baisser simultanément les charges et les dépenses publiques, et réduisant le nombre de fonctionnaires, là où il sont en surnombre, ainsi que les subventions de toutes nature.
    – ils devraient aussi déléguer des pouvoir trop centralisés de notre Etat à des entités proches des citoyens partout où le rôle régalien de l’Etat n’est pas en cause. »
    et
    « C’est un acte politique majeur tout en se laissant une marge d’irresponsabilité en laissant l’acte de remettre l’enfant à l’école à l’appréciation (non libre) des parents et des maires. »

    Donc du libéralisme des décisions proches du citoyen mais sans délégation et en gérant tout depuis les ministères car les parents et le maires ne sont pas en mesure de prendre leurs responsabilités ?

    • Michel 2 says:

      Les prérogatives régaliennes de l’Etat constitue des stratégies (armée, sécurité, enseignement, …) et non pas des investissements au sens économique.

      • François says:

        Certes au sens de la comptabilité privée, mais pas au sens de la comptabilité publique.
        Dans ces domaines aussi il conviendra de fixer les limites.
        Pour l’Armée, comprenez vous dans la défense le maintien en condition des moyens et l’industrie d’armement ?
        Pour l’Education, où placez vous les grandes écoles ?

        Vous avez tous les domaines régaliens la possibilité de sous-traiter, comme le font les Américains. Il suffit de privatiser tout ou partie du secteur.
        Ainsi universités payantes ou quasiment gratuite ?
        Sécurité assuré en propre ou par des mercenaires payé au besoin ?
        Hôpitaux publics ou cliniques privés ?

        Tout est possible, et certain démantèlement ont déjà été réalisés par des recours à l’industrie privée pour limiter les coûts de retraite.
        Les conséquences :
        – perte d’une certaine réactivité en cas de crise,
        – pertes de compétences et de savoir faire,
        – gain d’infrastructure et de personnel.
        Mais en terme de budget, difficile de savoir si cela représente un gain ou non, en particulier dans le temps et en fonction du besoin.

        Qu’elle est votre position sur la cyber défense, le contrôle de l’industrie d’armement, …… Régalien ou pas ?

        • Michel 2 says:

          C’est ce que j’ai écrit précédemment, tout est question de stratégies (objectifs) et de coûts/ moyens pour les assumer.

          Après les contrôles, c’est du domaine de la sécurité intérieure, un service régalien par définition.
          La cyber-défense va de soi dans la mesure où on est réellement ou même potentiellement attaqué, c’est une nouvelle forme de guerre.

          • François says:

            Donc le régalien doit tout contrôler (je sais je vais au paroxysme), car la menace cyber est permanente et conséquente dans des systèmes en perpétuelle interconnexion.
            Ou alors la solution idéale est un système autarcique.
            Aussi, à défaut d’avoir le meilleur (que je ne vois nulle part), je ne me trouve pas si mal dans le système français.
            Maintenant, cela n’empêche pas de le faire progresser en le réformant, comme tous, mais pas nécessairement en cassant tout.

            • Michel 2 says:

              Non la cyber attaque est une escroquerie qui doit être enquêtée et sanctionnée comme tout autre acte malveillant, c’est une fonction régalienne de l’Etat.
              Le régalien ne doit pas tout contrôler, bien au contraire, l’Etat régalien doit s’occuper de ses seules fonctions régaliennes, point barre et laisser par exemple l’économie aux économistes et aux entreprises.

              • François says:

                Pourtant la cyber attaque concerne plus souvent des structures privées que publics ?

                En étant moins excessif, je vous rejoins sur le recentrage du régalien.
                La complexité sera de bien circoncire le régalien du « commercial ».
                Pour certaines industries (défense, aéronautique et spatial, ….); domaines (médical, université, …), les limites resteront à définir.
                Quand on voit la levée de bouclier pour ADP !

                • Michel 2 says:

                  Attention ne mélangeons pas protection et instruction et sanction des malveillants.
                  La protection en sécurité informatique privé est désormais de la responsabilité des dirigeants des entreprises. Ils doivent comprendre leur vulnérabilité face à ce fléau et passer des contrats avec d’autres entreprises privées du secteur de la sécurité informatique, il y en de très bonnes et d’autres moins. L’Etat
                  se doit d’intervenir quand il y a eu malversation constatée ou supposée, mais surtout pas en amont, il aurait trop souvent une guerre (informatique) de retard.

                  Quand à ADP, sans préjugé de l’utilité de vendre ou pas, on est dans le symbole et la caricature bobo socialiste et/ou protectionniste.

  54. julien bonnetouche says:

    La France soufre du « trop d’Etat ».

    l’Etat se mêle trop de la vie des gens. Il les materne trop.C’est cela la vraie maladie française.

    Alors bien sur, il y a les fameux amortisseurs sociaux, qui comme le rappelle François, atténue l’effet les crises.

    Mais à quel prix ?

    le prix est connu aussi : les reprises sont beaucoup plus lentes et plus faibles que dans les pays libéraux comme les USA ( car nous ne sommes pas un pays libéral).

    Les effets délétères ne sont pas immédiatement perceptibles, mais c »est sur la durée qu’on les voit.

    Ou sont nos GAFA françaises ? nulle part.

    Par contre oui nous avons une exception française : La CGT !! mais peut être que comme notre système de santé, le monde nous envie aussi la CGT ?

    Tout cela demande à être modifié profondément si nous voulons nous en sortir.

    je suis certain que dans leur majorité les français le savent.

    Mais en auront ils le courage ?

    Il faut dire aussi que l’offre politique est désespérante : dès qu’un gouvernement nouveau se forme, comme avec Macron, on s’aperçoit rapidement qu’il est toujours bourré d’énarques, donc de fonctionnaires !!!

  55. François says:

    Dans ce contexte, je suis d’accord.
    Pour l’amortisseur social, c’est un choix de société, mais qui a tendance à être copié (lois Obama, salaires minimum en Allemagne). Certes pas au même niveau.
    Il a un prix financier, mais présente aussi un bénéfice sociétal. Le problème est de trouver le meilleur équilibre entre les aides nécessaires aux accidents de vie et l’assistanat.

    Bien sur les français sont conscients des besoins de changement, mais sous réserve que cela ne touche pas leur cas particulier. Donc difficile de réformer profondément et vite, seule l’addition de mesurette passe.

    Ce n’est pas tellement les énarques du gouvernement qui me gênent le plus, certains sont passés par la société civile, mais davantage la pléthore d’énarque des cabinets qui instruisent et présentent les dossiers suivant une pensée proche.

  56. Julien bonnetouche says:

    Oui l’enarchie est un État à part entière. Mais, on verra si les sondages le confirment, les français on pu prendre la mesure des faiblesses de leur pays au travers de cette crise. Tout avoir sans rien payer comme ils le pensaient n’est pas évident !!

    • Michel 2 says:

      Raymond Soubie : « Ce sont les contribuables qui paieront cette crise »
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      Public Sénat vous propose le regard, l’analyse, la mise en perspective de grands experts sur une crise déjà entrée dans l’Histoire. Aujourd’hui, le regard de… Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, président du groupe de conseil Alixio. Pour lui, c’est un tour de force que va devoir réussir l’exécutif à l’issue de cette crise. Il lui faudra répondre à une contrainte double et contradictoire : la demande sociale forte et légitime, et le redémarrage de la machine qui nécessitera des économies. Une « équation épouvantable » dit-il.

      LE 11 AVR 2020
      Par Rebecca Fitoussi

      Le gouvernement vient de renforcer son plan d’urgence, le faisant passer de 45 à 100 milliards d’euros. Qui paiera à la fin ? C’est forcément le contribuable qui paiera cette crise ?
      Ce sont les Français donc les contribuables qui paieront cette crise. Comment l’Etat arrive-t-il à financer ces 100 milliards ? Il les finance par emprunt. Nous avons un taux d’emprunt par rapport au PIB qui devient considérable et on dépasse le déficit budgétaire, le sacro-saint 2%, puisqu’on est actuellement dans des prévisions de l’ordre de 7%. Par conséquent, il y a deux sujets. Le premier et le plus important, c’est qu’il faut que les Etats puissent continuer à emprunter, parce que rien ne serait plus grave qu’une crise des dettes souveraines, c’est-à-dire que des Etats soient obligés d’émettre des emprunts et qu’à un moment donné, il n’y ait plus personne pour y souscrire. Ce serait la fin d’une confiance sur la capacité à les rembourser. Supposons même que ces emprunts soient souscrits, comme dirait Mr de La Palice, il faudra les rembourser. Donc ceci pèsera, comme tous les emprunts, sur les générations futures, parce que ce sont souvent des emprunts à long terme. Le deuxième sujet c’est, comme notre ministre de l’économie le dit, il faudra rétablir les finances publiques juste après la fin de l’épidémie. Donc les lendemains qui s’annoncent pour les Français sont difficiles. Premièrement, il faudra rembourser ces emprunts, deuxièmement, l’Etat sera quand même conduit à avoir une politique budgétaire assez stricte. Et tout cela à un moment où beaucoup de besoins se manifesteront. Donc c’est un sujet très difficile. Ce qui nous explique d’ailleurs pourquoi il y a tant de débats ces derniers jours au sein de l’Europe sur des déconfinements plus rapides même s’ils sont risqués sur le plan sanitaire, parce qu’on arrive à un désastre économique et à un engagement des finances publiques absolument considérables. Ne prenons qu’un seul exemple : le chômage partiel. Il a été accordé jusqu’ici à 6 millions de salariés et coûte 20 milliards d’euros. 20 milliards d’euros ! Il y a un moment où ce ne sera plus supportable.

      Dans une Tribune au Monde, un collectif de 7 universitaires, parmi lesquels Thomas Piketty, appellent à augmenter les impôts des multinationales et des plus riches. Qu’en pensez-vous ?
      D’abord je dirais que c’est une thèse traditionnelle de Piketty, il la traine depuis des années, bien avant l’épisode du Covid-19. Le gouvernement a officiellement dit qu’il ne toucherait pas aux impôts. Enfin il le dit sans le dire tout en le disant. La vérité c’est qu’il faudra qu’il trouve des ressources. Et pour trouver des ressources, il faudra qu’il fasse des économies sur les dépenses publiques. Mais lesquelles ? Il y a quand même une grande pression de l’opinion pour en faire. Et comme tout ne peut pas être financé par l’emprunt, il y aura forcément un jour un problème fiscal. Et effectivement le sujet de Thomas Piketty apparaîtra, c’est-à-dire un impôt sur les plus fortunés, peut-être un retour à l’impôt sur la fortune. Mais en vérité cela ne suffira pas. C’est une action de démonstration et de justice mais cela ne suffira pas à remplir les caisses de l’Etat.

      Il y a le financement dans l’urgence et puis il y a les promesses d’un après plus social… Emmanuel Macron parle d’un plan massif pour l’hôpital, l’opinion encourage et félicite des métiers peu reconnus auparavant comme les caissières, les éboueurs, les livreurs, les agents d’entretiens… Le gouvernement devra-t-il faire pression sur les entreprises pour qu’elles revalorisent leurs salaires ?
      Il peut le faire oui, mais beaucoup des entreprises qui utilisent ces métiers-là sont des entreprises qui vont sortir très mal de la crise. Pour que les entreprises puissent répondre à une telle demande, il faut qu’elles soient capables de le faire économiquement. On est quand même dans une situation terrible ! Il se trouve que par métier, je vois bien ce qui se passe dans un certain nombre de secteurs. Aujourd’hui, les entreprises sont dans une incertitude incroyable sur le déconfinement, seule condition de la reprise. Pour un certain nombre d’entre elles, elles ne savent pas non plus comment elles vont assurer leur trésorerie et c’est un problème de pure survie. Quant aux autres, elles ne savent pas comment la demande va reprendre. Le point central de la crise que nous vivons, c’est la fragilité des entreprises qui est absolument considérable et à laquelle devra faire attention le gouvernement. Mais d’un autre côté, il va y avoir des risques sociaux très importants de différentes natures. Premièrement, vous allez avoir les secteurs dans lesquels les salariés ont continué à travailler pendant la crise, souvent au contact des publics et qui vont dire « qu’est-ce que vous faites pour nous ? Alors que certains ont quitté Paris, c’est scandaleux de ne pas être récompensés ! » Il y aura alors une très forte pression sociale. Et puis il va y avoir un autre sujet, c’est celui de l’emploi.

      Donc pour vous, parler aujourd’hui de primes, de récompenses, de hausses de salaires pour ces salariés qui ont beaucoup donné pendant cette crise, c’est inenvisageable ?
      Moi je crois qu’il faut qu’ils le fassent pour des métiers emblématiques comme les personnels soignants et quelques métiers exposés. Mais ce que je dis, c’est que le gouvernement, et c’est là que sa tâche va être très difficile, a deux priorités absolues : faire redémarrer la machine, faute de quoi toutes les promesses qu’il fera par ailleurs seront des promesses formelles et inutiles, et en même temps, si j’ose dire, avoir un certain nombre de gestes forts pour les gens qui ont été en première ligne. Il va être pris entre la nécessité d’éviter un effondrement économique et la nécessité de faire des gestes dont on ne comprendrait pas qu’ils ne soient pas faits. Donc il va falloir faire une démarche et son contraire. Les choix du gouvernement vont être extraordinairement compliqués et sous double contrainte. La contrainte économique et la contrainte sociale.

      Est-ce qu’il n’y a pas un message fort qui a été envoyé dans le limogeage du directeur de l’ARS Grand-Est après ses propos sur la suppression de postes au CHU de Nancy ? L’exécutif n’a-t-il pas voulu faire comprendre aux Français qu’il n’était plus question de parler de suppressions de postes dans la fonction publique ?
      C’est un geste qui peut vouloir dire cela, mais dans le même temps, le ministre de l’économie dit qu’il va falloir faire des économies après la crise. C’est toujours le problème de la position A et de la position B. Comment est-ce qu’on concilie les deux ? C’est pour cela que la position des politiques et d’ailleurs de n’importe quel politique, ceux-là ou d’autres, est extraordinairement difficile. D’un côté, il s’agit de prendre acte d’une colère sociale réelle, qui peut être violente et qui est justifiée, et d’un autre côté de ne pas mettre de pression sur les entreprises telles que leurs fragilités s’accroissent et aboutissent à un véritable désastre national en matière d’emploi et de pouvoir d’achat.

      Philippe Martinez, patron de la CGT, demande à Emmanuel Macron d’augmenter le Smic en urgence et d’interdire les licenciements. Un appel auquel doit répondre l’exécutif ?
      Plus généralement, je crois qu’on va se trouver dans une position où les syndicats vont avoir le choix entre deux postures. La première posture, extrême, qui est celle de la CGT, à savoir augmenter le SMIC, sous-entendu augmenter les salaires, puisqu’on sait qu’une hausse du SMIC entraine 15% des salaires avec elle indirectement. Mais cela veut dire pour les entreprises, ne pas pouvoir s’adapter. Or, il est évident que dès lors qu’on va avoir une décroissance exceptionnelle, il va y avoir un moment redoutable sur l’emploi. Et ce moment redoutable, cela va être la sortie du chômage partiel. L’Etat ne va pas continuer à financer le chômage partiel de 6 millions, 7 millions, 10 millions de personnes pour des dizaines de milliards, parce qu’il ne peut tout simplement pas le financer, il n’en pas les moyens. Donc la reprise économique dans les entreprises, et c’est l’un des sujets difficiles, va sûrement entrainer des questions sur l’emploi. Et pour en revenir à ce que dit notre ami de la CGT, augmenter le SMIC et interdire les licenciements, il verrouille totalement deux sujets centraux. Mais s’il était suivi à la lettre, l’économie ne redémarrerait jamais. Vu l’état des entreprises, qui ont des problèmes de cash, des problèmes de clients, des effondrements de chiffres d’affaires et de revenus, si on leur dit aujourd’hui : augmentez le SMIC ou les salaires et ne supprimez aucun emploi, elles s’effondrent demain matin !

      Au début du confinement, on a aussi vu la CGT appeler à la grève dans différents secteurs. Un appel qui vous a semblé fondé ? Anachronique ? « Inopportun » comme l’a dit le gouvernement ?
      En ayant cette attitude systématique et au fond très négative, la CGT ne contribue pas à un effort positif de reprise. La CFDT, elle, propose que dans les procédures de déconfinement un accord soit conclu préalablement sur les conditions de sécurité dans lesquelles se fera ce déconfinement site par site. Vous voyez donc que Laurent Berger n’est pas non plus dans une attitude souple, mais il est dans une attitude de négociation, tandis que la CGT est dans une attitude d’exigence pure, et pas du tout de négociation.

      Emmanuel Macron s’exprime lundi… Vu le contexte, doit-il annoncer la suppression de la réforme des retraites ? Doit-il l’enterrer définitivement ?
      Il serait plus habile et plus sain de dire que pour l’instant on n’en parle plus, et que lorsque les choses seront revenues à la normale, on rouvrira le sujet. Je ne suis d’ailleurs pas certain qu’aujourd’hui, les Français, les salariés, les futurs retraités se posent vraiment la question de la réforme des retraites. Les passions qu’elle a engendrées sont balayées aujourd’hui. Au fond, ne pas en parler du tout et dire qu’on verra plus tard, c’est peut-être la meilleure manière de procéder pour lui plutôt que de l’enterrer solennellement.

      Cette réforme se fondait sur un système par point dépendant du PIB (Produit Intérieur Brut). Or, cette crise pourrait faire chuter le PIB de 6%. Faut-il en déduire que le système de retraites par point est extrêmement fragile, comme beaucoup l’avaient signalé au moment des débats ?
      Oui ! Oui ! Oui ! Mais je vous répondrais que le système de retraites actuel est aussi fragile. Aujourd’hui, il est calculé par rapport aux 25 meilleures années ou aux 6 derniers mois, donc par rapport aux salaires. Or, s’il y a une période pendant laquelle la croissance des salaires ralentit, je vous rappelle qu’il y a des études qui montrent que le revenu par tête des Français est ramené 20 ans en arrière à cause de l’effet économique, donc même le système des retraites actuel est très menacé. Et il est très menacé pour une autre raison, c’est qu’il est financé, comme tout système, par des cotisations sur les salaires ou sur les revenus. Or, s’il y a une baisse globale des revenus, il y aura une baisse des recettes des régimes de retraites, qu’ils soient par point ou pas.

      Donc toutes les cartes sont complètement rebattues ?
      Oui et pas seulement sur les retraites, mais sur l’ensemble de la protection sociale. C’est l’ensemble de la protection sociale qui est financée en partie par des aides directes de l’Etat et en partie par un système dit contributif qui vient des cotisations sur les salaires et sur les revenus. Si on rentre dans une période où l’Etat n’a pas les moyens et dans laquelle il va y avoir vraisemblablement un freinage des rémunérations, il y aura alors un problème global de tous les systèmes de protection sociale. La retraite, la maladie, etc…

      Plus aucune réforme limitant les droits sociaux ou grignotant les acquis sociaux ne sera possible durant ce quinquennat ni même après ? La fin de ce quinquennat sera sociale ou ne sera pas ?
      Je pense que la fin de ce quinquennat doit être sociale compte tenu de l’opinion et de tout ce qu’on a dit précédemment, mais elle ne peut pas ne pas être économique non plus, parce que les deux sont liés. Dans le social, on distribue des prestations ou des salaires qui dépendent de l’état de l’économie. J’ajoute un point très important, c’est qu’on est presqu’en fin de quinquennat. Donc il faudra que les gouvernants soient de grands artistes pour à la fois faire les gestes qu’ils doivent faire parce qu’ils sont attendus par l’opinion et maintenir des entreprises en état tel que tout cela puisse être finançable, sans que tout s’effondre. C’est une équation épouvantable.

      Donc ce quinquennat est terminé ? Toutes les promesses de campagne n’ont plus lieu d’être ?
      Oui, je pense que toutes les cartes sont rebattues, et encore, je suis pudique en disant cela. En réalité, on vit un double séisme économique et social qui était absolument imprévisible. Et je vous rappelle que ces derniers temps, ça allait plutôt mieux. Les taux de croissance n’étaient pas mauvais par rapport au reste de l’Europe, le taux de chômage baissait, mais là il s’agit de rebâtir après un séisme. Il va falloir réinventer une politique, et aujourd’hui c’est très difficile de la prévoir parce qu’on ne sait pas combien de temps cela va durer, ni quelle sera la profondeur de la chute de l’économie. Et encore une fois, c’est la raison pour laquelle il y a ce débat en Europe sur le déconfinement. Certains disent qu’on ne peut pas continuer avec un système sans doute très protecteur sur le plan sanitaire, mais qui, au bout du bout, amène à une catastrophe économique donc à une catastrophe sociale.

      Et qui elle aussi pourrait tuer…
      Et qui, elle aussi, pourrait tuer, bien entendu.

      Interview réalisée par Rebecca Fitoussi @fitouss

      Raymond Soubie : « Les lendemains qui s’annoncent pour les Français sont difficiles. »

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