Attention, avant d’oser me lancer dans un tel article, quelques précisions importantes :

  • Je ne suis pas économiste, je ne fais jamais de politique, je n’ai aucune idéologie, aucun dogme. J’essaie juste de comprendre le monde qui nous entoure et réfléchir ;
  • Je n’ai jamais aucune certitude ; j’avance, je recule, j’essaie de construire une pensée cohérente.
  • Dans le cas présent, je me contente de réfléchir autour de l’aspect économique de la politique de TRUMP ; Je ne voudrais en aucun cas être assimilé aux propos misogyne et parfois haineux du personnage.

 

Toute ma réflexion part d’un constat que nous partageons depuis de nombreuses années maintenant : Chômage de masse, déficit public, dette publique toujours plus importante, incapacité à rendre le peuple heureux malgré une croissance redevenue élevée, populisme grandissant.

La France semble s’appauvrir et nous ne trouvons pas de solution pour mettre fin à ce cercle vicieux. L’exemple du moment est parfait : Nous sommes en pleine croissance avec des niveaux supérieurs au potentiel de long terme, pourtant, aucune euphorie, aucune joie. Les #giletsjaunes nous montrent à quel point les Français ne sont pas heureux. Ont ils raison de se plaindre ? Je ne sais pas, mais une certitude, une part importante de nos concitoyens souffrent et ne sont pas heureux.

 

Que faire ? Comment en sommes nous arrivés là ? Pourquoi n’arrivons nous plus à employer cette main d’œuvre abondante ?

L’avenir économique du pays repose t’il seulement sur les emplois de domestiques / sous payés / subventionnés par les réduction d’impôts que sont les services à la personne ? Oui, bien au delà des chiffres du chômage, les services à la personne, et la précarité induite par ces emplois, concernent entre 1.1 millions et 2 millions de personnes. Imaginez vous, dans la fourchette haute, ce sont 2 millions d’emploi de domestiques subventionnés par un crédit impôt !

Pourquoi assistons nous à une paupérisation rampante des travailleurs ? et surtout, qui va payer ? Comment peut on espérer durablement vivre dans un pays dans lequel un part de plus en plus importante de la société n’a plus d’utilité économique ?

Cette main d’œuvre ne trouve plus le travail qui lui permette de vivre. Il est facile de trouver du travail et ainsi mettre fin au chômage de masse, il suffit de remplacer les chômeurs par des travailleurs pauvres, mais est ce que cela règle le problème de fonds de la paupérisation de la société ? Est ce un progrès vers lequel nous devons tendre ? Je ne crois pas.

 

La question est alors de savoir si nous n’avons pas été trop loin dans la mondialisation ?

Ne nous sommes nous pas engagés dans une concurrence perdue d’avance face à des pays qui ne respectent pas les mêmes exigences de protection de environnementale et de protection des salariés

Comment espérer créer des emplois en France alors que des pays peuvent produire la même chose moins chère grâce à des salaires plus bas, mais aussi et surtout des conditions de travail moins respectueuses de l’homme (semaine de 48H, pas de vacances ou très peu, pas de sécurité sociale, pas de retraite, emploi des enfants, …). La question du respect de environnement doit aussi être envisagée. Comment peut on envisager gagner la compétition de la production face à des pays dont les usines détruisent l’envirronnement ? Combien de produits chimiques interdits en France ou soumis à des règles d’usage et de recyclage rigoureuses sont rejetés en pleine nature dans les pays asiatiques, usine du monde. Combien de forêt dévastées au bénéfice du profit de nos entreprises occidentales ?

 

Mais attention, contrairement aux idées reçues, ce sont les entreprises mondialisées des pays développés, nos entreprises, qui sont à l’origine de cette sur-optimisation des chaînes d’approvisionnement.

L’entreprise Américaine NIKE est un exemple parfait : Nike possède 900 usines de production en ASIE ! 900 sous-traitants qui fabriquent les chaussures ! L’avantage majeur d’un sous-traitant est, pour l’entreprise, de pouvoir fermer les yeux sur les modes de fabrication non conformes aux exigences occidentales ! L’entreprise n’est évidemment pas responsable si le sous-traitant emploi des enfants ou des produits chimiques dangereux pour l’envirronnement ou les travailleurs (SIC!)… il est évident que l’entreprise Américaine ne pouvait pas savoir et qu’elle condamne ces pratiques ;-(

Bref, depuis la fin des années 90 (et l’entrée de la chine dans l’OMC ?), nous assistons à une sur-optimisation des chaînes d’approvisionnement, c’est à dire du process de production. Les entreprises mondialisés profitent des conditions de travail et des moindres protection dans les pays en développement pour y faire fabriquer leur produit moins cher … et capter ainsi toujours plus de valeur, tant sur les travailleurs que sur environnement.

Nous vivons dans un monde de production mondialisée. Les chaînes d’approvisionnement sont optimisées afin de produire toujours moins cher. On utilise la sous-traitance mondialisée pour faire produire toujours moins cher … sans être responsable des conditions (environnementales et salariales) dans lesquelles ladite production est réalisée.

En France, nous nous imposons des règles, de protection de l’envirronnement, de protection des travailleurs, de retraite, de chômage, … qui ne sont pas respectées dans les pays producteur de notre consommateur ! La faiblesse des coûts de production étranger s’explique souvent par une moindre protection de l’envirronnement (destruction des forêt et des biens communs ; Rejet dans la nature de polluants résultants de la production, …) ou par un moindre protection des travailleurs (faibles salaires, pas de retraite, pas de sécurité sociale, …).

Cette sous-traitance massive est à l’origine :

– de la déflation dans les pays développés ; Produire moins cher permet de faire baisser les prix ;
– De l’absence d’emploi pour les non qualifiés et d’une partie du chômage de masse;
– Mais aussi d’une captation de richesse toujours plus grande pour les cadres supérieurs et les actionnaires de ces entreprises qui mettent en œuvre ces process de production sur-optimisé.

Face à cette délocalisation massive des productions, les salariés de l’industrie ne trouvent plus d’emploi… mais, si l’Asie est l’usine du monde, l’occident est le consommateur du monde. Le dilemme est majeur : Comment maintenir de train de vie de l’occident, et donc le train de vie du monde, si les consommateurs ont un pouvoir d’achat en baisse. Une forme de loi d’erain, un cercle vicieux qui paupérise toujours plus les pays, et donc la croissance mondiale.

C’est alors que la politique monétaire, les taux bas et toujours plus d’endettement est la solution pour maintenir, artificiellement, le train de vie de nos pays. Lorsque vos consommateurs n’ont plus de pouvoir d’achat (car chômage de masse par exemple et salaire tirer vers le bas du fait de cette compétition inégale avec les pays peu protecteur de l’environnement et du salarié), il faut les solvabiliser en les endettant d’où la politique monétaire actuelle.

 

La situation est donc insoluble en l’état actuel des choses, les politiques essaie donc de limiter la casse en essayant de réduire le niveau de protection, principalement des travailleurs, afin d’espérer un minimum d’alignement avec ces pays à faibles protections. Une forme d’alignement par le bas pour espérer retrouver de la compétitivité face à ces pays ? Il s’agit de remettre en cause la retraite par répartition, réduire la générosité de la sécurité sociales, …

Cette solution me semble être sans issue. Nous ne pourrons aller toujours plus bas, car il y aura toujours moins cher quelque part.

 

 

A côté de cela, nous ne sommes que des consommateurs hypocrites qui refusons de travailler plus de 35h / semaines, mais acceptons d’acheter très chers des « Nike » fabriquées par des enfants en Asie…

Nous sommes disposé à payer très cher un maillot de l’équipe de France … dont le prix de revient est de 3€ dans une usine en Asie , sans nous poser la question de la légitimité de ce prix de vente. Qui peut payer un tel prix pour un T-shirt ? Que produit celui qui achète ce t-shirt ? est il ce chômeur qui paye la conséquence de cette sur-optimisation des production ? Croyons nous réellement qu’il s’agit d’un modèle durable ?

 

 

La seule solution me semble être d’imposer nos exigences de protection de l’environnement et des salariés aux pays producteurs !

La seule solution me semble être d’imposer nos exigences de protection de l’environnement et des salariés aux pays producteurs ! C’est à dire mettre fin à cet esclavagisme ou destruction de l’envirronnement que nous n’acceptons pas chez nous.

Cet alignement n’aura jamais lieu. Elle serait source d’une inflation incroyable … et de moindre profit pour nos entreprises qui ont construit leur bénéfice sur cette sur-optimisation des chaînes d’approvisionnement et de production.

Ne reste t’il donc pas qu’une seule solution : Une forme de protectionnisme qui permettrait de tenir compte de cet écart d’exigence entre les pays.

Un protectionnisme qui aurait pour conséquence de taxer les produits qui seraient fabriqués dans des conditions que nous considérons non conformes à nos exigences de respect de l’envirronnement ou de protection des salariés, bref, en deux mots, une forme de protectionnisme à la TRUMP.

Ce protectionnisme sera très négatif pour le modèle économique de nos grandes entreprises qui construisent leur profit par cette sur-optimisation des chaînes d’approvisionnement. Les autres entreprises, les PME, le TPE qui ne procèdent pas à cette sur-optimisation de leur process de production, ne s’en sortiront elles pas mieux ?

Une forme de protectionnisme qui permette de tenir compte des différences de protection de environnement ou des travailleurs, n’est il pas la seule solution pour redonner un peu d’emploi (et donc de pouvoir d’achat) pour cette grande partie de la population qui n’a plus de perspective dans le monde économique actuel ?




149 Comments

  1. Comment avoir raison alors que dans sa guerre contre les importations, il a simplement oublié que l’une des premières entreprises US fabriquait tous ses produits en Chine ?
    Il ne faut quand même pas être malin!… Vous citez l’exemple de Nike mais pas que!

    • Vous n’avez pas compris l’esprit de l’article ? Quel est l’intérêt pour les US d’avoir une très grande entreprise qui fait des profit énormes … mais dont la production n’est pas faites dans son pays de résidence ? N’est il pas au contraire cohérent de limiter les capacités de sur-optimisation des process de production via la délocalisation dans des pays à la main d’œuvre et environnement non respectée ?

      Oui, Apple fera peut être moins de profit ? Et alors ?

      • Souvenons du bon sens, que nous qualifions aujourd’hui de populisme, d’Henri FORD qui voulait que ses ouvriers fussent bien payés, pour leur permettre d’acheter les voitures qu’ils avaient eux-mêmes produites

        • Comme vous dites : aujourd’hui le bon-sens est oublié, et appelé « populisme », ce néo-terme à la mode des médias et des politicards pour qualifier les gens qui en ont marre des absurdités et de se voir conduits à l’abattoir …..

        • Vous devriez arrêter d’utiliser le terme populisme. Vous ne faites que reprendre bêtement ce que les politiques, au travers des médias, veulent faire croire. Au pire utilisez plutot Patriotes ou populations qui veulent le meilleur pour leur pays.

      • Apple n’est peut-être pas le bon exemple. A la suite des déclarations de Trump, des économistes ont estimé le surcoût de la production des iphones à 50 USD s’ils étaient produits aux US. Supportable par apple et ses clients vu les prix de vente.

        Mais les même économistes rappellent qu’Apple lance le même jours, partout dans le monde, ses nouveaux modèles. Pour l’iphone ça représente environ 80 millions de téléphone qui doivent être disponibles le jour J. Et que pour des raisons de R&D et de confidentialité, les productions ne sont lancées que 3 mois avant les dates de sortie.

        Or d’après eux, aucune entreprise US n’est en mesure de produire ces 80 millions de téléphone dans un délai de trois mois. Seules les usines chinoise géantes permettent ce délai.

        Donc une mesure protectionniste ne permettrait pas à Apple de rapatrier ses productions et surenchérirait le prix de vente US des iphones.

        • Cette surenchère est de la spéculation , car tous les beaufs qui veulent ce téléphone là , ce jour là sont des imbéciles qu’il faut choyer pour qu’ils ouvrent leur porte monnaie… Toujours le meme problème au final : les imbéciles paient et donc il faut les contenter pour avoir leur argent, s’il ‘y a pas assez d’objet, la spéculation fait monter les prix sur le marché secondaire . On n’est pas sortis…..

      • Eh bien nous verrons si à terme Apple ou d’autres rapatrient leur outil de travail et leur production aux USA…
        De toutes façons, n’oublions pas non plus que la Chine va devenir de moins en moins compétitive en terme de coût du travail. Je veux dire qu’au fil du temps, la main d’oeuvre sera de moins en moins « low cost ». On l’a déjà vu avec les augmentations des salaires chinois.

    • l industrie est porteuse d emploi encore aujourd’hui en chine demain elle ne le sera plus comme a l ouest les besoins auront évolué et l intangible qui se commercialisera de mains en mains deviendra la seule valeur clé pour creer le pouvoir d achat de demain

  2. Fredy Gosse says:

    Trump écrase ceux qu’il peut et compose avec les autres.ensuite la mondialisation nuisible…hum ..allez donc dire cela aux Galeries lafayette..
    Produits importé toujours moins chers ? vous retardez d’un bol de riz mon cher Guillaume lol
    pourquoi le haut de gamme des machines à laver est coréen y avait il une fatalité?
    pourquoi les japonais vendent chers leurs téléviseurs? pourquoi le seul EPR qui marche est en chine?
    autre question pourquoi en Europe avec la même monnaie certains s’en sortent bien et pas nous ?
    pourquoi la Suisse avec une monnaie forte et sans énergies produites localement est en plein emploi?
    la mondialisation permet de trouver tout et son contraire ;entre autre elle a permis de sauvegarder du pouvoir d’achat aux français attachés à leur système étatique nounou
    mettre des barrière douanières enlèvera ce pouvoir ‘d’achat…
    ce qui a empêché l’ajustement par la monnaie s’appelle l ‘euro
    Si demain nous sortons de ce système qui a permis aux Etats de s’endetter au de la de leurs possibilités ( par lâcheté ignorance ou stupidité) alors nous paieront en une seule fois
    les folies qui permettent de distribuer toute la journée de l’argent retirée d ‘une caisse …vide…………
    la Mondialisation est et restera parce que les pays qui en profitent sortent ou sont sortis de la misère et ne veulent pas y retourner.enfin la comparaison avec le suSA me semblent hasardeuse .nous n’avons pas les mêmes ressources (et eux quand ils en ont ils les exploitent) nous n’avons pas la monnaie de référence mondiale; nous n’avons pas l’armée du Monde nous n’avons pas les même règles sociales et encore moins la même mentalité ,bref ce sont des martiens pour nous alors des solutions à l’américaine..

    • Vous citez la Suisse, oubliant qu’ils n’ont as la même mentalité de merde que chez nous (esprit collectif surtout, et nettement de contestation sociale, de volonté de tout avoir tout de suite et de haine du patron)..
      Ce qui se passe en entreprise en France, n’est pas toléré en Suisse (comportement de petit-chef, abus de la hiérarchie, arrêts maladies pour profiter du système, magouilles, copinages pour une promotion, râlage, contestation et grandes-gueules n’ont pas leur place en Suisse. Raisons pour lesquelles, par exemple, bon nombre de Français se font cite virer de leur poste Suisses…..)

      En outre en Suisse, la semaine de travail est plus proche de 40h/semaine en général, et les entreprises ne sont pas autant écrasées par l’impôt qu’en France…. .

      • D’ailleurs, je dirais que ce n’est pas que la Suisse, on parle de l’ancien arc allémanique, qui inclut aussi l’Allemagne. J’ai travaillé en France, en Allemagne, en Suisse et aux USA. Quel bonheur de bosser en Suisse ou en Allemagne. Culture du consensus, pas de petit chefs dans leurs petits bureaux, mais on bosse et en plus au moins 40 heures, au lieu de se noyer dans des réunions de CE ou encore je ne sais quelle réunion avec des délégués syndicaux… qui eux d’ailleurs ont des délégations totales et qui reproduisent à leur échelle ce que nos politiques font, c’est à dire tout faire pour se faire réélire. Ce qui marche aux US, économie dopée à la surconsommation, ne marche pas en France. La Suisse a tourné son économie sur la valeur ajoutée et evidemment ca marche même avec une monnaire forte, car tout est basé sur un produit qu’on ne trouve pas ailleurs. En France, on croit qu’on va pouvoir vendre des Renault haut de gamme au même prix qu’une Audi ou une BMW… Il faut arrêter de faire rire. Notre technologie dans le nucléaire a foutu le camp avec les restructurations de Mme Lauvergeon quand elle a tué Areva… Nous avons vendu la technologie des turbines avec Alsthom au GE, et puis recemment on a jeté le TGV dans la gueule de Siemens. On ne remplacera pas ces industries de technologies par autre chose, car nous n’avons pas les Google et autres Apple comme les américains l’ont. Réveil!! Mais bon la solution on l’a connait, concentrons encore plus d’impot sur les derniers qui bossent en France pour les encourager à ne plus rien faire.
        Par contre je me me marre quand on parle des sociétés françaises ecrasées par l’impot en France, est ceuq vous savez combien d’impot paie Total en France?? Et combien Total touche de crédits impôt compétitivité?

        • TOTAL ne paie aucun impôt en France. Pour votre dernier question , je ne sais pas (mais j’en suis curieux).
          Quand j’écrivais que les sociétés françaises étaient écrasées par l’impôt, disons « pas les multinationales, au moins » .

          • Fredy Gosse says:

            Heu ?parce que vous voulez qu elle paie sur une perte en France ou qu elle paie une seconde fois l impôt déjà payé dans les pays d extraction?

        • bien analysé, je confirme pour l’arc alémanique, un autre monde qui explique son succès en matière d’emploi (avec des zones dommageables certes, comme les emplois sous payés en Allemagne)

        • C’est facile de parler des multinationales pour taper sur les entreprises. Parlons plutôt de votre boulanger. Il arrive à ne pas payer d’impôt en France?

  3. « L’entreprise n’est évidemment pas responsable si le sous-traitant emploi des enfants ou des produits chimiques dangereux pour l’envirronnement ou les travailleurs… »
    Pour ma part, j’estime que si, la société est responsable de ses sous-traitants d’autant plus si elle met en avant un code de conduite éthique (https://investors.nike.com/investors/corporate-governance/?toggle=ethics).
    Cela dit, nous sommes en accord qu’il y a de la poudre aux yeux, des belles phrases, de beaux codes…mais que véritablement, ce discours n’est que de façade et ils assument pleinement le fait que leurs sous-traitants emploient des enfants (pour Nike comme pour tant d’autres firmes).
    De la sorte, cette entreprise est responsable, mais si cette responsabilité ne lui pose aucun souci éthique ou moral, elle ne voit donc aucune entrave à poursuivre ainsi ce qui est cohérent dans sa mentalité (rappelons au demeurant qu’Adam Smith était professeur de morale et que sont souvent oubliés les deuxièmes termes de ces analyses!). Par ailleurs, ce serait une personne morale qui serait responsable.

    « A côté de cela, nous ne sommes que des consommateurs hypocrites qui refusons de travailler plus de 35h / semaines, mais acceptons d’acheter très chers des « Nike » fabriquées par des enfants en Asie… »
    Lorsqu’on se rappelle les éléments de la construction de la zone euro, il y avait « l’accès à un marché de 250 millions de « consommateurs » « pas de citoyens, de consommateurs: « je consomme donc je suis » pourrait être une maxime actualisée.
    Donc en effet, il y a une volonté de réduire l’individu à sa seule faculté à consommer et les autres facultés ne sont là que pour permettre d’adjoindre de nouvelles consommations.
    Toutefois, il convient de ne pas être fataliste sur ce point et de se rappeler que le consommateur est un « consommacteur » (certains diraient un « con-sommateur »…) et qu’à ce titre, il est libre d’acheter ou pas des Nike, de s’informer sur les pratiques véritables de certaines firmes, de « voter » en faveur de ces firmes en achetant leurs produits et services… Pour ma part, je crois au pouvoir du porte-monnaie.

    Quant à revenir sur votre propos à savoir si Trump a raison avec le protectionnisme, je dois confesser avoir une sorte de « blocage intellectuel » avec ce qui est étasunien d’une part et d’autre part que je préfère me concentrer sur les éléments sur lesquels j’ai véritablement prise soit donc plus des éléments locaux concrets que des théories globales (ce qui rejoint d’une certaine façon le côté consommacteur) avec par exemple, l’achat de produits alimentaires dans un circuit court de producteurs locaux et les cuisiner plutôt que d’acheter les produits alimentaires transormés proposés par de grandes firmes.

    • « L’entreprise n’est évidemment pas responsable si le sous-traitant emploi des enfants ou des produits chimiques dangereux pour l’envirronnement ou les travailleurs…  »

      Il s’agissait évidemment d’une ironie. Bien sur que l’entreprise est responsable et ferme volontairement les yeux !

    • oui au pouvoir du porte monnaie, c’est la réponse du berger à la bergère, tant que celui qui a la force légitimée, la fiction de « la France » (= l’Etat) ne vous spolie pas ou canalise vos liquidités dans la direction qu’il souhaite….

  4. Tout à fait d’accord avec vous, Guillaume.
    Le problème c’est que certaine études prouvent que les travailleurs américains seraient plus heureux et conscient de leur valeur au sein de l’entreprise que les français. Malgré une paupérisation du travail aux USA.
    Au final, le problème vient peut-être plus d’un état d’esprit constant d’une population, changeant totalement d’un pays à un autre. Et pas besoin que deux pays avec des mentalités très différentes soient très éloignés. Exemple : France / Suède ou Allemagne.

  5. Le protectionnisme ne marche que pour le plus fort.
    Ca marche donc pour les Etats Unis, voire demain pour la Chine.
    ce serait suicidaire pour La France, l’exemple du Brexit en apporte la preuve.
    En revanche, une partie de nos concitoyens souffrent de ne pas comprendre la mondialisation.
    iles en acceptent les bénéfices ( les prix bas de l’essence et des produits manufacturés) mais veulent conserver leurs acquis ( du travail près de chez eux, des revenus, du temps libre, des retraites élevées à prendre le plus tôt possible, etc )
    Or, tout cela a un cout qu’il faut financer par de la création de valeur.
    Créér de la valeur, c’est innover en produits et services, exporter, accueillir des visiteurs étrangers, cela doit être l’ambition de chacun et de nos entreprises.

    Par ailleurs, l’alignement des conditions de travail et des protections environnementales se fait plus vite qu’on ne le pense, c’est pour cela que la croissance de l’activité économique de la Chine ralentit.
    il y a 30 ans, l’Espagne, le Portugal, les pays de l’est étaient des pays pauvres. Leur intégration dans l’Union européenne les ont fortement développé.
    la Corée du Sud, la Chine sont devenus des pays riches après des années de dur labeur.
    Demain, ce sera le tour de l’Afrique même si la transition sera difficile.
    Depuis la nuit des temps, les échanges ont fait progresser l’humanité.

    le vrai sujet n’est pas protectionnisme ou non, mais démographique : combien la Terre peut elle faire vivre correctement de terriens sachant que plus nous sommes nombreux, plus nous polluons?

    • Pourquoi dites vous que « Le protectionnisme ne marche que pour le plus fort. » ?

      • Le résultat bénéficiaire du pays exportateur est construit sur le volume des achats consentis par l’importateur. C’est la carte jouée par Trump qui entend jouer du déséquilibre important entre le volume des produits chinois importés et la faiblesse relative des exportations US dans l’autre sens. Autrement dit, si on n’achète plus, vous êtes fichus. Quand à savoir si ça marchera et en combien de temps …

        • mais ne sommes nous pas des importateurs ? Des consommateurs ?

            • « Les échanges entre la France et la Chine restent très déséquilibrés, la Chine constituant son premier déficit commercial (30 milliards d’euros en 2016).

              Deuxième fournisseur européen de la Chine derrière l’Allemagne, la France a vu sa part de marché reculer de 0,1 point en 2016, pour s’établir à 1,5% seulement, selon les douanes françaises.

              L’évolution des exportations françaises est très liée aux ventes d’Airbus, l’aéronautique comptant pour un tiers des exportations. »

              Résultat, on vend des avions … et achetons tous le reste…

              • C’est bien ça. Ce qui revient à dire que l’on pourrait tout aussi bien jouer la même carte. Mais c’est là que les théories économistes s’opposent : Pour une majorité, c’est un jeu perdant parce qu’ils considèrent que le consommateur bénéficie d’un pouvoir d’achat augmenté du fait du faible coût d’achat des biens, et qu’à terme une guerre commerciale conduit à la réduction des échanges pour tout le monde (Vous n’achetez plus, on n’achète plus). Pour d’autres, les mesures protectionnistes ne sont pas une fin en soi, et doivent conduire à un rééquilibrage. De ce point de vue, je suis d’avis que Trump a plus de cartes dans son jeu qu’on ne veut l’admettre généralement (la détestation compréhensible du personnage explique peut-être cela). Les mesures qu’il s’apprête à renforcer, en Janvier 2019 sont d’une ampleur jamais vue jusqu’ici (taxes douanières sur l’intégralité des imports chinois, soit 550 MM$) … Un formidable coup de poker, en somme, dont les Chinois semblent s’inquiéter quand même fortement, derrière la fermeté de façade. Mais une évolution prendra du temps, car elle risque d’être conflictuelle et avec des effets qui sont difficiles à prévoir, puisque ça n’a jamais été tenté…

    • « iles en acceptent les bénéfices ( les prix bas de l’essence et des produits manufacturés) mais veulent conserver leurs acquis ( du travail près de chez eux, des revenus, du temps libre, des retraites élevées à prendre le plus tôt possible, etc ) »

      C’est effectivement la seule réponse apportée : Le déclassement, l’appauvrissement et la destruction de la protection des travailleurs afin d’être compétitif. Mais ne croyez vous pas qu’il s’agit là d’un cercle vicieux sans fin!

      Il y a aura toujours moins cher, toujours des esclaves qui peuvent produire moins cher pour nous servir.

    • La politique, en France, de l’Etat-providence y est pour beaucoup, comme l’irresponsabilité des syndicats…… La mentalité des citoyens de ce pays n’est pas en reste: fainéantise, « toujours plus » en faisant toujours moins sont biens des caractéristiques de la mentalité qui règne. Tout cela fait des français des gens revendicatifs, vénaux, superficiels, valeurs….mais qui n’agissent pas , qui ne voient pas où est leu intérêt réel à long terme, préférant le court-termisme $$$$$. De grands enfants en sorte.

      • Attendez la mise en place du Revenu universel, vous allez être servi !
        Les arguments en faveur de ce système sont exceptionnels à entendre et à lire comme par exemple, sur le site du Sénat avec la « Mission d’information sur l’intérêt et les formes possibles de mise en place d’un revenu de base en France » où, dans le rapport de synthèse nous lisons:
        « l’instauration d’un revenu de base est motivée, pour certains, par des projets qui visent à modifier purement et simplement le rapport de l’individu à la société. Deux grandes conceptions antagonistes peuvent être identifiées dans ce cadre. La première est une approche « libérale »: le revenu de base aurait pour inalité de libérer l’individu de la tutelle de l’Etat. La seconde témoigne d’une approche « marxisante » dans laquelle le revenu de base aurait pour objectif de libérer l’individu du travail. »

        J’apprécie particulièrement « libérer l’individu de la tutelle de l’Etat »…sauf qu’il faudra m’expliquer QUI verse ce revenu de base et le pouvoir qu’aura ensuite cet organe distributeur sur les bénéficiaires…

        Quant à « libérer du travail »…pour renoncer à toutes les autres formes de liberté à terme ?

        Le lien:
        http://www.senat.fr/commission/missions/revenu_de_base_en_france/

        • Dites moi à quoi vous pensez à ce sujet, je suis très intéressé…. J’en ai déjà entendu parler, y compris défendu par des économistes , et complètement rejeté par d’autres économistes justement…..

          • un enfumage philosophique et sociologique dramatique et consternant, j’avais lu ce rapport, c’est bien que le problème de la valeur ajoutée et de l’enrichissement deviennent prégnants….. que les « sags du Sénat s’en saisissent.

            Ils raisonnent avec le même logiciel qui nous a menés jusque là.

            En effet, d’ou viendra cet argent ? :

            Une spoliation supplémentaire au nom de l’égalité, 1917 nous a montré le chemin.

    • « ….en acceptent les bénéfices ( les prix bas de l’essence et…. »

      Heu…, le prix bas de l’essence, ce n’était pas trop le moment d’en parler 🙂 🙂

  6. C’est une réflexion à mener un peu plus en profondeur. Peut-on dire avec certitude que le protectionnisme est bénéfique pour la France?
    A voir. Qu’avons-nous à protéger? De qui doit-on se protéger?
    Ce qui marche pour les uns ne marche pas forcément pour les autres.

    • A protéger : notre patrie, nos industries, nos savoir-faire, notre culture, notre patrimoine, nos emplois.
      Doit-on se protéger ? : drôle de question…..

      • Ce n’est pas une si drôle de question sachant que nous importons énormément…

        • Il s’agirait de beaucoup relocaliser, produire et distribuer en circuits courts, favoriser fiscalement le « made in France », consommer leplus local possible, et on aurait bien moins besoin d’importer. Mais cette logique trop franco-française ( et trop « nationaliste beurk » en général) est détestée des européistes qui veulent voir enterrer les états-nations et leurs peuples.

          • Là-dessus nous sommes d’accord mais quelles sont les solutions pour que ce ne soit pas encore le contribuable qui paye le prix de la fabrication sur place?
            Si les entreprises délocalisent ce n’est pas forcément parce-qu’elles sont méchantes et diaboliques.

            • Oui. C’est l’Etat qui est le problème. LEUR idéologie qui trahit le peuple qui les a élu, nous emmène à payer toujours plus de TVA et de taxes en tous genres au lieu de diminuer les dépenses.
              Si la France entière produisant très majoritairement local et en circuit court, ce serait plus cher que le made in China évidemment , mais moins de transport aussi donc baisse du cout de ce coté là. Le chômage diminuerait et redonnerait du pouvoir d’achat (local) à ceux qui n’en ont pas. Une économie circulaire ?

              • Ça devrait être tenté …. en France !
                Cela aurait à minima le mérite d’être mieux compris par la France d’en bas !

  7. Poser la question comme vous l’avez fait est déjà donner la réponse : avec du bon-sens, on a tous compris ici que le protectionnisme est la condition sine qua non à une reprise économique…. Le modele économique actuel de mondialisation de l’économie est illusoire et nous conduira vers l’abime.

    • Gerard Druet says:

      Mais le meme modèle « libéral + mondialisation » marche bien pour les Suisses , les Allemands , les Americains et d’autres (plein emploi , salaires en hausse – (smic à > 3000€ en Suisse ) , investissemnt, recherche , croissance superieure … ) Demandez aux frontaliers !!!!
      Il y a un problème FRANCAIS (et europeen du sud ) ! Facile de se dafausser sur de faux pretextes .

      • Non, ça ne marche pas pour les américains. Leur taux de chômage officiel est de 4%, mais en ajoutant ceux qui se sont exclu du marché du travail, le taux réel est proche de 8%.

        Pour les suisses : Que serait l’économie suisse sans l’activité bancaire ? Pas de réponse, juste une question.

        Pour les allemands : Ils ont effectivement un taux de chômage très faible… mais les chômeurs sont remplacés par des travailleurs pauvres. Attention aux inégalités.

      • Il n’y a pas de SMIC en Suisse d’une part et d’autre part la vie y est nettement plus cher qu’en France, surtout sur le « frais ». Je ne vous parle même pas de Zurich ou Genève ou même avec 6000CHF/mois vous êtes à la rue. Halte aux idées reçues sur les salaires mirobolants en Suisse: ça ne vaut la peine que pour les frontaliers, ou alors en Suisse il faut travailler pour un secteur où les salaires sont élevés.

        Je le disais pour la Suisse: 4 semaines de congés payés déjà, pas du tout la même mentalité que les Français qui en veulent toujours plus à en faire le moins possible, culture de la performance « tous ensemble  » + production de produits de qualités + filières de pointes + exigence de qualité des produits fabriqués = peuple heureux qui a du boulot bien payé , pays reconnu pour son savoir-faire et son sérieux donc exportation de produits finis très facile.

    • Fredy Gosse says:

      c’est cela le problème la définition du bon sens….lol
      le protectionnisme demandé par Lepen par exemple ( mais pas seulement ) c’est juste pour continuer à ne pas reformer le modèle français .Quand vous courez un 100 m avec un boulet au pied vous ne pouvez pas arriver le premier .
      si vous fermez les frontières attendez vous à des rétorsions similaires…nous avons encore une agriculture qui exporte encore un peu ( plus pour longtemps vu l’écologie), des avions ,( en participation avec l’europe
      ) des voitures dont la moitié des pièces sont importées et dont certains modèles entièrement construits à l’étranger…je cherche ..quoi d’autres d’importance ,ah oui des articles de luxe mais là plus c’est cher mieux ça se vend donc ce secteur passe …
      la conclusion de ceci c’est que le pouvoir d ‘achat du français lambda
      sera amputé du montant de l’augmentation des droits de douane français ( parce que là , en plus ,il faut sortir de l’UE n’est ce pas pour toucher aux droits de douane)
      là généralement on nous sort la magie de la dévaluation qui rendrait compétitif nos produits encore fabriqués chez nous et la fanta
      stique expansion économique qui en serait la conséquence.
      Pour les consommateurs c’est alors la seconde punition aux droits de douane précédents il faut ajouter remontant de la dévaluation disons 25 %

      bref on pourrait avoir avec la combinaison des 2 de augmentations entre 35 et 50 % .
      de quoi voir des défilés réclamant des augmentations similaires les taxes à Macron ? de la petite bière à côté…
      bref à chacun son bon sens

      • Il faudrait juste arrêter d’importe autant tout et n’importe quoi ! Pourquoi acheter du lait en Espagne, des fraises en Italie, des citrons en Argentine, nos Renault au Maroc, etc ?
        Pourquoi ne pas relocaliser un maximum de choses comme ça s’est fait à travers les âges ? Tout à coup ce serait impossible de vivre normalement sans que tout soit extrêmement cher ? Mes grands-parents ne se posaient pas cette question on faisait tout en France ! (Même sa Citroen CX et ses chaussures en cuir de vache du Jura lol).

        Produisions français tout ce qu’on peut faire en France, et ça fait un paquet. On fait des bagnoles en France, notre propre agriculture peut nous nourrir, nos artisans savent faire etc.. Je ne vois pas où est le problème. Le Japon , la Suisse etc n’ont pas de matière première et pour eux c’est pire mais il ont un PIB énorme, et nous nous n’y arriverions pas et serions obligés de tout importer ?

        • Fredy Gosse says:

          Aurélien des bagnoles cent pour cent françaises 😀😀😀😜

        • Fredy Gosse says:

          Et obligeons les français à
          Acheter français n est ce pas Question’simple qui est responsable l importateur ou l acheteur Français ?

          • Déjà, taxons lourdement les GAFA, pour commencer. Amazon vend des tonnes de merdes, tous azimut, de l’oreiller à la glace à la vanille.

        • Ce que vous dites est intéressant Aurélien.
          Je ne sais pas si c’est possible :
          On consomme ce que l’on a, peut et sait produire et on importe ce que l’on n’a pas où ne savons pas produire ! et on exporte ce que l’on a en trop.
          Ça me paraît trop simple, voire trop naïf … pour être mis en œuvre me direz-vous ! Et puis qui aurait le courage politique de mener une telle politique .
          Pourtant que d’économies écologiques !

      • Fredy a raison, à quoi ça servirait de se protéger si on arrive pas à régler ce gros problème de la France la COMPÉTITIVITÉ ?
        Là je laisse chacun s’exprimer sur les raisons de cette compétitivité impossible à retrouver de Mitterand à Hulot en passant par l’Euro , Hollande, les 35H, les syndicats, le code du travail, les 250 taxes, interdiction du gaz et pétrole de schiste, les attentats, la migration peut-être, etc., etc….

        Pour le reste, c’est bien plus compliqué et expliqué ci-dessous:
        https://institutdeslibertes.org/vers-un-monde-de-ruptures/

  8. julien bonnetouche says:

    Allons Guillaume, vous faites là un peu de démagogie populiste !!

    Les US sont un marché à part à cause de leur taille, et du dollar.
    Mais globalement, tous les gens avertis ( et vous en êtes) savent que le protectionnisme est néfaste à l’économie.
    Et quelque part les gilets jaunes répondent à cette question en manifestant contre un excès de fiscalité.
    Car dans un monde ouvert, avec des frontières perméables, ce qui compte c’est d’être bon en qualité et compétitif en prix.
    Or c’est l’excès de pression fiscale qui depuis des années handicape les industries françaises en réduisant leur compétitivité en particulier à l’export.
    C’est vrai que ce n’est pas le seul problème, il y a aussi la mentalité et l’éducation économique de pas mal de chefs d’entreprises françaises à revoir.
    Mais si l’on réglait déjà ce problème de taxes alors on pourrait se poser la question de mettre ça et là quelques droits de douane ciblés.

    • « l’excès de pression fiscale qui depuis des années handicape les industries françaises en réduisant leur compétitivité en particulier à l’export. »

      Oui, donc la solution est de nous aligner sur le pays le moins disant pour retrouver de la compétitivité ? Il ne faut pas oublier que les taxes et impôts sont utilisés pour la collectivité (retraite, sécurité sociale, administration). … Si on réduit les impôts … on réduit les prestations.

      Attention, il faut bien comprendre les deux parties du discours … réduire les déficits… c’est réduire les retraites, réduire la générosité de la sécurité sociale, réduire les aides sociales, réduire le nombre de fonctionnaire (qui vont donc se transformer en chômeurs, charge pour la société ?)

      Je veux bien courir vers le moins disant … mais je ne suis pas certain que ce soit la solution pour rendre le peuple plus heureux.

    • « Mais globalement, tous les gens avertis ( et vous en êtes) savent que le protectionnisme est néfaste à l’économie »

      Justement, expliquez moi pourquoi ? J’ai toujours tendance à me méfier des certitudes 😉

      • Jonathan Kaminski says:

        Bonjour Guillaume,

        Protectionnisme = cout des produits plus chers pour le consommateur, inflation, baisse du pouvoir d’achat meme si cela favorise la production nationale contre les importations, cette premiere reste plus chere que l’importation sans protectionnisme. En revanche a long terme, si cela permet de creer plus d’emploi les effets peuvent etre benefiques. Le probleme c’est si le monde entier se met a faire du protectionnisme, ds ce cas la on aura nous aussi du mal a exporter. Un jeu a somme negativie en quelque sorte (le dilemne du prisonnier, theorie des jeux, equilibre non-cooperatif de Nash vs equilibre cooperatif du commerce liberalise et concerte, mais ce dernier n’est pas un vrai equilibre cooperatif car certains trichent avec les regles et le jeu du commerce international est quand meme biaise par des aspects non-tarifaires)

        • « Le probleme c’est si le monde entier se met a faire du protectionnisme, ds ce cas la on aura nous aussi du mal a exporter.  »

          Oui, nous sommes d’accord. Sauf que nous :

          1- il me semble, notre balance commerciale est négative (62 milliards pour 2018) donc nous sommes avant tout des importateurs (et des exportateurs de vins + avions + luxe).

          2 – Il ne s’agit pas de remettre en cause le libre échange… mais de rééquilibrer le rapport de force avec ceux qui produisent moins cher, non parce qu’ils sont meilleurs, mais parce qu’ils exploitent (selon nos standards) leurs travailleurs et leur environnement.

          Il est évident qu’il ne faut pas mettre de protectionnisme avec US ou zone Euro. La question majeure me semble être l’asie.

          3- Oui, l’inflation est un sujet… mais n’est ce pas une manière de régler notre problème de dette excessive ?

    • « Car dans un monde ouvert, avec des frontières perméables, ce qui compte c’est d’être bon en qualité et compétitif en prix. »

      Mais il n’est pas possible d’être bon en qualité et compétitif en prix lorsque vos concurrents n’ont aucune protection de environnement ou des salariés. C’est perdu d’avance.

      Depuis toujours, la réponse à cela est de dire que le train de vie des pays en voie de développement, et le développement de leur marché interne, réduira l’écart.

      On constate clairement que ce n’est pas le cas.

    • La question première a se poser et quand même « pourquoi un tel niveau de taxe » , et revenir quelques décennies en arriere, tout en regardant qui on a à l’Elysée, et qu’est ce que ces taxes sont censées payer !!!!

      • Non, les taxes payent les retraites, la sécu, les routes, … Mais l’appauvrissement du pays oblige la concentration des ces charges de fonctionnement du pays sur un noyau toujours plus petit qui n’en peu plus !

        • Et que faites vous du cout exorbitant , concomitant à cette hausse soudaine des taxes, de l’immigration ? Et ces faux migrants mineurs isolés qui coutent 50000€/an aux conseils départementaux ? Et de ce traité de l’ONU que signera Macron en décembre sur le droit à la mobilité mondiale des « migrants » de par le monde ?
          Tout ça aura et a déjà un cout faramineux, ne soyez pas dupe. Ces taxes ne serviront pas aux Français, que Macron le mondialiste exècre.
          De plus , ce la servira à continuer de laminer les couches sociales intermédiaires comme sous l’Ancien Régime (créant ainsi les manants et les bourgeois , les premiers exploités par les seconds)…..

          Donc vous voyez les routes améliorées vous ? La sécu « moins en faillite » ? Les retraites revalorisées ?

  9. Vous avez parlé d’une forte reprise de la croissance en France. Mais cette croissance n’est-elle pas essentiellement constituée par l’inflation?
    Si c’est le cas alors ça signifie que seuls quelques uns s’enrichissent, et qu’ils s’enrichissent dans de telles proportion qu’on a de la croissance. Mais cet enrichissement est dû au coût de l’argent emprunté qui est extrêmement bas. Autrement dit, quelques-uns bénéficient du levier de l’emprunt pour acheter plus cher, ils augmentent leurs actifs, font grimper les prix. Les autres n’ont que leurs yeux pour pleurer.
    Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.
    Vous ajoutez par-dessus un état obèse et dispendieux, un président qui a prêté allégeance à l’Allemagne et vous obtenez l’état d’esprit français.

  10. « Mais cet enrichissement est dû au coût de l’argent emprunté qui est extrêmement bas. Autrement dit, quelques-uns bénéficient du levier de l’emprunt pour acheter plus cher, ils augmentent leurs actifs, font grimper les prix. Les autres n’ont que leurs yeux pour pleurer »

    Je suis totalement d’accord avec ça…….

  11. Je ne suis pas convaincu que le protectionisme pour sauver la production industrielle soit la solution, ou si l’est, n’est pas la solution à long terme.
    Demain il y aura de plus en plus de robotisation; certains métiers sont destiner à disparaitre: taxi, chauffeurs de poids lourd ? Il y a aura les véhicules autonomes, bien mon cher, plus sûr, pas impacts par la fatigues. D’autres aussi dans les usines; certains métiers seraient déjà remplaçables par des robots aujourd’hui, mais on ne le fait pas tout simplement parce que -pour l’instant- le robot est plus cher que l’humain, surtout dans le cas de sous payés dont on parle.
    Avec la même logique donc, aujourd’hui privatisation, demain interdiction d’utiliser les robot ? Car le principe est le même: on pourrait avoir un produit moins cher, mais on veut y renoncer pour le seul but de donner un travail à quelqu’un qui autrement il sait pas quoi faire.
    La valeur ajouté d’un être humain n’est ni la force physique, ni les taches répétitives, ni le calcul brut: dans les deux cas un robot est plus efficace. La valeur ajouté c’est surtout sa creativité, compétence, intelligence et dans certain metiers le contact humaine aussi.
    Plus un pays est évolué plus on va dans cette direction (à la fois parce que on à la technologie a disposition, à la fois parce que on a plus de droit humaines qui font en sorte que le robot coute moins cher…par contre s’il y moins de droits et on traite des être humaines comme du bétail, peut-être ils couteront toujours moins chers que le robots).
    Tout ça pour dire, il faut pousser sur la formation. L’éducation, les écoles…reformer le gens vers le métier du futur, les aider à faire des métier qui n’ont jamais fait (e.g. formation sérieuse payé par l’état et réduction d’impôts pour les entreprises qui emploient une personne requalifié sans expérience).
    Le problème, il y a aura toujours des personne qui n’ont pas envie d’apprendre rien. Désolé pour eux, mais il deviendront de plus en plus pauvre; de l’autre coté, l’alternative est de rendre plus pauvre tous les autres -ceux qui apprennent, inventent et ils améliorent la vie de tous-, car ils se trouveront à payer plus cher tous le biens de première nécessité…quand ils pourraient couter bien moins !

  12. julien bonnetouche says:

    Guillaume,

    Kaminsky a assez bien répondu à ma place, mais je rajouterai deux choses :

    Lorsque vous dites en gros, mais de toutes façons on n’exporte pas grand choses ( et par conséquent on ne craint pas les représailles) c’est tout de même une façon d’aborder le problème et ne cherchant pas à en sortir par le haut !
    Regardons les allemands que diable !! eux aussi ils sont en concurrence avec les chinois.

    Et puis dire que l’on ne peut rien contre la concurrence des pays à bas coût de production, et donc il faut mettre de droits de douane, là aussi c’est rejeter la faute sur les autres avant de regarder dans son propre jardin !!

    On pourrait devenir meilleur en réduisant le coût des dépenses publiques donc baisser les impôts, ne serais ce qu’en redéfinissant le périmètre obligatoire de l’État ce qui permettrait de mettre en concurrence tout ce qui ne serait pas compris dedans.

    Et personne ne doute qu’on ferait de sacrées économies.

    Mais là, il faut peut être des politiques qui en aient des grosses dans le pantalon !!

    • « le coût des dépenses publiques ». Donc en fait, vous voulez réduire les dépenses en améliorant la productivité des fonctionnaires ?

      Croyez vous vraiment que cela soit suffisant ? Que ferez vous après ? Vous supprimez les cotisations retraites et donc la retraite par répartition, la sécurité sociale … les congés payés … Et là, enfin nous serons compétitif avec les pays en développement car nous en serons devenu un 😉

      Je ne crois pas que le nivellement par le bas soit une solution ?

    • Bonjour Julien,

      Je ne pense pas que privatiser soit toujours une réussite et que le marché puisse être la solution à tout.

      Dans certains domaines, la puissance publique est nécessaire pour éviter la constitution de monopoles/oligopoles privés qui tondent les consommateurs. Le système de santé américain (US) est à ce titre fort éclairant.

      AS

      • julien bonnetouche says:

        Arnaud,
        c’est vous qui parlez de privatiser, pas moi.
        Moi je dis qu’il faut définir d’une manière légale ce qu’est le périmètre obligatoire de l’État.
        Si on estime par exemple que la santé rentre dans ce cadre, alors il faut que tout ceux qui y travaillent soient fonctionnaires. Les médecins en premier lieu, car ils n’ont pas en temps qu’individus privés, à disposer des deniers de l’État en prescrivant par exemple des arrêts de maladie pour des raisons commerciales.
        A ce propos savez vous que les employés de la sécurité sociale sont eux en moyenne malade à 20/25 % de leur temps en moyenne ? faut dire qu’ils sont bien placés !!!

        Et si ce n’est pas dans le cadre des fonctions de l’État alors les services en question doivent accepter la concurrence qui comme chacun sait est source d’émulation donc de progrès.

        • Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de fonctionnariser tout le corps médical. D’abord parce que les hôpitaux n’ont pas les moyens de se payer les médecins et que cela entraînera forcément une hausse d’impôts. Ensuite, parce-que les meilleurs médecins peuvent exercer où ils veulent dans le monde. Enfin, parce-que les gens apprécient la relation de proximité avec leur médecin. Faire tout cela parce-qu’ils donnent quelques arrêts maladies qui permettent à des salariés d’échapper à un management absurde et destructeur?

        • Faut arrêter avec l’Etat omniprésent, l’Etat salutaire, l’Etat entrepreneur… L’Etat a montré depuis longtemps qu’il était un mauvais gestionnaire et est, pour beaucoup responsable de l’énorme endettement du pays.
          Y a qu’a voir EDF, Areva, ex Crédit Lyonnais, ex GDF, SNCF, etc. que des entreprises en déficit ou en faillite virtuelle ou se rappeler de l’URSS, Cuba, Corée du Nord, …
          L’Etat doit se limiter à ses fonctions régaliennes, point barre !

    • totalement d’accord.
      Et le développement du tout informatique devrait permettre de libérer assez de postes de fonctionnaires sans baisser la qualité du travail final.
      C’est déjà l’action du gouvernement ( mais nous attendons encore les baisses de fonctionnaires ) et il reporte sur les entreprises le maximum du travail de mise de données sur informatique. Autant de travail en moins pour lui.

  13. Julien bonnetouche says:

    Guillaume Alors là vous y allez fort dans la mauvaise foi ! Il ne s’agit pas de supprimer les retraites de qui que ce soit mais de mettre en concurrence par exemple des travaux effectué par des fonctionnaires territoriaux dont on vient d’apprendre qu’ils sont en arrêt de maladie en moyenne 39 jours/an avec des sociétés privées.

  14. Jonathan Kaminski says:

    Il faudrait aussi quon commence peut etre par revaloriser les metiers de la vente a l’international tout simplement. La France ne sait pas vendre. Nous pouvons tres bien concurrencer beaucoup d’entreprises dans bcp de secteurs, y compris la high-tech et les produits de haute valeur ajoutee mais les metiers de la vente et du commerce international sont devalorises ds notre pays. Meme nos meilleurs ecoles de commerce ne font pas du commerce! Mais de la finance ou du marketing seulement. Nous avions bien mieux qu’internet dix ans avant internet avec le Minitel! Pk ne l’a t’on pas mieux vendu? Nous avons les meilleurs ingenieurs du monde et la capacite d’exporter des biens et des services meme s’ils coutent chers a fabriquer car adaptes a une demande inelastique et moins sensible aux prix (comme les voitures allemandes par exemple). Plus que du protectionnisme il faut mettre plus de moyen sur la valorisation et la promotion des metiers de la vente et de l’exportation!

  15. Je suis totalement d’accord avec cet article. Pour s’en sortir, la France doit reprendre le contrôle sur sa propre économie. Cela passe par :

    1) Sortir de l’Euro pour avoir le contrôle de sa propre monnaie.

    2) Sortir de l’espace Shengen pour rétablir les droits de douane aux frontières et mieux contrôler les flux (humain, matériel, financier, etc.).

    3) Mettre en place des taxes sur tous les produits importés, qui soient proportionnelles à la différence de coût du travail & autres normes environnementales des 2 pays.

    4) Faire payer l’impôt sur les société en fonction du bénéfices réellement gagné sur le territoire français. Et imposer un taux fixe d’IS à tout le monde, sans exception.

    5) Réduire les dépenses publiques de l’État au lieu d’augmenter sans cesse les taxes & impôts sur la population.

    • julien bonnetouche says:

      Et dévaluer de 30% le lendemain avec une inflation à 10 ou 15%, et pourquoi pas se préparer pour une future guerre qui nous manque un peu ….

      • Si on reste dans l’EURO, on est de toute façon foutu à court/moyen terme. Seul l’Allemagne est gagnante dans cette histoire. Une monnaie unique, appliquée sur plusieurs pays ayant des économies très différentes, ne peux pas fonctionner sur le long terme.

        • julien bonnetouche says:

          Non ce n’est pas exact.
          Il faut que nous soyons meilleurs pour devenir compétitifs.
          Mais pour cela il faut des gouvernants qui poussent le pays dans ce sens au lieu d’être démago comme les italiens.
          Si nous devenons meilleurs alors on pourra demander aux allemands le recours aux euro-bonds. mais en attendant ils nous prennent à juste titre pour des rigolos !!!( les pays du club med)
          Macron est plutôt pas mal, mais il n’a pas de chance depuis le début de cette année avec un retournement de l’économie mondiale ( en rapport avec la guerre commerciale de Trump) et puis aussi il n’est pas assez en communion avec le peuple.

          • Comment un français peut-il devenir compétitif face à un enfant exploité au Bangladesh ? C’est juste pas possible.

            Beaucoup de français qui travaillent actuellement sont déjà en sur-régime (on n’a jamais vu autant de burn-out) pour des salaires qui sont déjà trop bas par rapport au coût de la vie en France. La potentielle future nouvelle taxe sur le diesel reviendrait, pour certaines personnes, à baisser leur salaire net jusqu’à 20%. Comment peut-on leur en demander encore plus ?

            Les italiens sont pragmatiques, ils savent qu’on ne peut plus faire comme avant sans aller droit dans le mur (on ne peut espérer des résultats différents en faisant encore et toujours la même chose).

            Et la seule solution serait de « demander aux allemands » des bons-points parce qu’on a bien appris nos leçons de gestion budgétaire ??? Les allemands agissent en fonction de leurs intérêts, rien de plus. Si on veut changer, c’est à nous d’agir. Demander permission et laisser quelqu’un d’autre décider pour nous, c’est proche de l’esclavagisme.

            Macron n’a pas de chance ? Il récolte seulement ce qu’il a semé. Peut-on cesser de chercher des excuses déresponsabilisantes pour expliquer les mauvaises décisions de nos hommes politiques, alors qu’ils savent parfaitement ce qu’ils font ? 80% de nos lois, si ce n’est plus, sont décidées directement depuis Bruxelles par l’UE. Et tous nos présidents jusqu’à maintenant ont appliqué ces directives européennes avec leur consentement.

            • « Comment un français peut-il devenir compétitif face à un enfant exploité au Bangladesh ? C’est juste pas possible. »
              Les seules solutions sont:
              – les productions et services non délocalisables,
              – l’innovation et les technologies de pointe,
              – l’immatériel (arts, crus, pensées philo, …)

          • Pour « n’être pas assez en communication avec le peuple », il ne risque pas de l’être un jour…….. Un européiste comme lui, qui insulte la France et les Français partout où il va, qui veut voir détruite la France pour qu’elle ne soit plus qu’une province d’Europe sous l’égide du Nouvel Ordre Mondial….. Il n’est pas là pour nous servir ce Macaron, hein…..

          • Si bien-sûr Bertrand a raison, il faut sortir de l’Euro, ce sera de toutes façons de gré ou de force !

        • Plusieurs économistes abondent dans votre sens….

  16. julien bonnetouche says:

    Jonathan,
    vous avez raison,
    les allemands eux lorsqu’ils ont une PME locale, disons en Bavière, tout de suite ils pensent international. Alors que les français pensent national.
    Il faut dire aussi que les entrepreneurs allemands, parlent anglais et les français plutôt mal.
    Et les allemands ont des choses à vendre….

    • Certes mais les Allemands ont une monnaie faible au regard de leur économie et nous tout le contraire. Alors viser l’international avec ce boulet au pied, c’est perdu d’avance, le reste n’est que caricatures ou presque !

  17. La course au moins disant cessera lorsque le monde fini aura été exploré : la Chine produit moins cher au Vietnam, puis en Afrique, puis….. alors le modèle changera peut être par la limite géographique, sauf exploitation de Mars ou autres!

    Qu’on l’aime ou pas, la mondialisation, comme le poison fatal, est irréversible car le monde est connecté instantanément, ce qui est inouï depuis l’histoire humaine,les comparaisons vite faites, et revenir en arrière dans des portions du monde très peuplées qui ont goûté au doux breuvage de l’élévation sociale, mènera ni plus ni moins à… la guerre, pure, dure et terrible, car tout un chacun jugera légitime sa part de gâteau à lui dérobée.

    En attendant de toucher ce plafond de verre, la France, fille préférée de l’Eglise (pour combien de temps encore, Allah le sait seul) a de tous temps eu des atouts incroyables sur tous les plans.

    Il suffit de voyager un peu pour se le remémorer, de retour au pays.

    Doulce France me fait penser à ces vieillards cacochymes pestant contre leur sort alors que leurs vieux jours s’avèrent riants.

    Paradoxalement, l’alimentaire a de beaux jours en local au delà du bobo effect, si l’on favorise le circuit court, mais cela aussi est inéluctable, car c’est un besoin premier qu’il faudra assouvir coûte que coûte, pétrole ou pas, et l’enjeu de la répartition des huiles fossiles en ce domaine sera crucial et sanglant.

    La volonté incarnée de l’excellence, assortie d’un amour du métier bien fait est le plus efficace pentacle contre la dépression nationale (pas un vain mot tant cela s’auto entretient et aussi entretient avec les zélites) et le burn-out déjà cité, , qui résulte dans son immense majorité d’une sur-réponse aux sollicitations sociétales idiotes, d’une conformité aux réglementations grotesques et inutiles et aux bouchons/ transports dignes des bétaillères pour abattoirs qu’on tolère à peine pour les animaux

    La vérité sera peut être protéiforme et contradictoire sur ce sujet de la mondialisation,avec coexistence, selon les domaines, de solutions antinomiques pour qui souhaite un système tyranniquement homogène, mais le tranchant s’exercera sur les besoins les plus élémentaires qui seront d’impitoyables juges de paix…. ou de guerre

  18. Je crois qu’on va vers une mondialisation absolue : destruction des Etats-nations qui passera par une destruction des démocraties au profit de l’Europe supra-nationale , puis gouvernance mondiale .
    Concomitamment, effondrement de la population mondiale par continuité de la mise en place de ce qui existe déjà : pesticides, médicaments, vaccins, malbouffe etc. Mise en esclavage du peuple restant. Il me semble que la fin de l’humanité viendra quand le pétrole se tarira, ce qui engendrera des guerres terribles , puis le manque d’eau douce potable aggravera les choses.
    L’argent sans fin, le pétrole, l’eau douce , autant de motifs qui tueront l’humanité.

    • Pas très réjouissant tout ça !

      Sauf que:
      1) pesticides, médoc, vaccins, malbouffe,… vont plutôt dans l’autre sens de ce que vous dites, notamment du fait d’une prise de conscience et de l’innovation (à venir),
      2) les peuple esclaves ne resteront plus esclaves, ils savent désormais ce qu’est une révolution grâce aux médias internationaux et internet,
      3) le pétrole n’est pas prêt de se tarir, il y a encore 200 ans devant nous avec lesréserves connues,
      4) l’eau douce n’est plus un problème, il y a désormais des usines de dessalement ultra compétitives et des milliards de milliards de m3 d’eau en réserve – Il suffit de s’y mettre à l’instar de l’Israel et bien d’autres pays qui commencent à s’équiper.
      5) des crises, des guerres il y aura probablement, mais après ça repart comme sur « Mars » !

      • Vous êtes d’une naïveté sans bornes Michel2… Il faut vous renseigner à ces sujets ailleurs que sur TF1/BFMTV. Quelques exemples concrets et vérifiables :

        -Les 11 vaccins dédiés aux enfants désormais obligatoires pour les nouveaux-nés depuis le 1/1/2018 contiennent des adjuvants aluminiques qui sont des neuro-toxiques: lisez les écrits du Pr Joyeux (prix international de cancérologie) et du Pr Montagnier (Prix Nobel de médecine-physiologie 2009).
        Le TiO2 contenu dans les médicaments est nocif entre autres substances toxiques, les AINS/antibiotiques et autres médicaments pour les maux de tête qui contient de l’ibuprofène sont toxiques ou destructeurs du microbiote intestinal (induisant immunodépression, et dépressions nerveuses, + autres maladies psychiatriques ). . Il n’y a pas de « prise de conscience » comme vous le soutenez car les gens ont le réflexe « médecin généraliste remboursé par la SS » et prennent toujours autant ces médicaments qu’ils leur prescrivent sous pression des lois pro-lobbies; les statines qui ne guérissent pas les diabètes mais l’aggravent en se trompant de cible, l’eau du robinet fluorée. Et plein d’autres exemples que je ne vais pas tous rappeler ….

        La nourriture: le glyphosate pulvérisé partout et que la France a autorisé (merci Macron) pour encore 3 ans, alors que nous sommes le premier pays consommateur d’Europe de ces produits chimiques considérés comme cancérogènes/teratogènes/mutagènes par le CIRC),
        L’agriculture intensive monoculturale qui appauvrit non seulement les sols en les tuant de toute vie mais aussi en les érodant, et qui réduit à néant la teneur en minéraux, omega 3, et vitamines des aliments.
        Les traitements par irradiations des aliments, les colorants et conservateurs (voir le livre de Corine Gouget…).
        Les sucres raffinés bruts ou cachés qui induisent les diabètes de type 2 et qui sont présents dans tous les aliments, les acides gras trans-, le ait de vache et ses antibiotiques, ses facteurs de croissance inadaptés à l’humain (IGF-1) initiateurs de cancers de la prostat/colon/sein, etc etc…..

        Les peuples ne serreront pas esclaves grâce a internet et aux médias ? Vraiment ? A qui appartiennent les médias déjà ? Vous pensez vraiment que les chaines publiques vous disent la Vérité ? TV Liberté qui a été interdit récemment par notre gouvernement, et les FAI qui sont régulièrement sommés d’interdire l’accès à certains sites web ça vous dit qqch ?

        Le pétrole :ahahahaha! Vous êtes bien malin pour savoir quand le pic-oill a eu lieu vous. Les géologues sont d’accord sur une chose: au rythme de consommation actuelle, les forages sont de plus en plus profonds et vont nécessiter d’aller chercher du pétrole, plus cher, sous la calotte glacière, en plus de l’extraction des sables bitumineux extrême polluante…. 200 ans , vraiment ? Quand bien-même, à quel prix dans 30, 40, 50 ans ?

        La désalinisation de l’eau de mer est extrêmement énergivore ! Comment les pays éloignés des littoraux ou les population d’Europe de l’Est ou centrale feront ? Par hydroducs ? Pour quel prix et quel impact écosystémique ? Désalinisons l’eau de mer polluée par nos rejets, et vous paierez votre mètre cube très cher.

        Quant aux guerres, là, je n’argumenterai même pas devant tant de méconnaissance historique, d’arrogance et de ……. stupidité.

    • Fredy Gosse says:

      Aurélien
      Je pense que vous êtes de bonne foi alors comme c est le cas lisez le bouquin le plus percutant écrit depuis très longtemps intitulé paru en 2017
      NON CE N ETAIT PAS MIEUX AVANT
      DE JOHANN NORBERG
      Il est toujours enrichissant de lire même si à priori vous êtes contre cette idée .il
      Y a la narration des choses chères à nos gourous médiatiques qui nous expliquent que nous n avons pas compris et les faits tôt ou tard ils finissent par ressortir

      • Je serais contre la lecture, moi ? Freddy , vous ne me connaissez pas, vous vous trompez lourdement. ;))
        Je sais bien que TOUT n’était pas mieux avant, mais globalement à peser « l’avant » et « l’après », je pense vraiment que , comme le disent mes parents » , « on vivait mieux en 1970, on n’avait pas tous les problèmes que vous avez… ».

  19. Un Savoyard en Nouvelle-Zélande says:

    Merci à Guillaume FONTENEAU pour cette réflexion, bonne mais tardive !
    Il y a longtemps qu’on sait que la dérégulation entamée sous THATCHER au Royaume Uni dans les années 80 a permis la mondialisation, donc favorisé les importations à bas (vil) prix de produits dérégulés donc démunis de charge de protection environnementale et sociale. Sans aucune considération environnementale et morales, toute la finance mondiale s’est engagée dans ce processus juteux. C’est l’ultra-libéralisme. Maintenant que les chiens sont lâchés, on ne sait plus les retenir. Et nos Banques, VEOLIA, AIRBUS ou EDF et autre exportateurs de biens ou services savent rappelés que si nous taxons les importations, eux ne pourront plus exporter leurs services et produits…
    On ne trouvera aucune solution dans une fermeture nationale de nos frontières. Ce n’est qu’au sein de l’OCDE et surtout de l’Europe qui doit devenir protectrice de l’Homme et de la Nature que nous trouverons une solution à l’échelle du monde.

    • Puisse Dieu (si il existe!), les Chinois, les Arabes, les Africains, les Brésiliens, ….. vous entendre !

    • Fredy Gosse says:

      Je trouve votre réflexion comique
      Depuis combien de temps êtes vous en NZ ?
      Apparemment vous semblez ignorer que la plus grande revolutio n thatcherienne a été effectuée en NZ pour le plus grand bien des habitants dans les années 80
      Il y a un excellent
      rapport du sénat sur le sujet avec Google vous devriez trouver

  20. julien bonnetouche says:

    Les savoyards sont plein de bon sens c’est bien connu.

    Certainement la mondialisation est irréversible, et les tentatives de repli sur soi comme en Angleterre avec le Brexit, ou en Italie, ou ailleurs, ne pourront être que partielles et momentanées.
    Et nos amis qui ici plaident pour une sortie de l’Euro et un retour à  » l’État nation » devraient en prendre conscience.

    En attendant une guerre civile, tout à fait possible si les communautaristes islamistes insistent pour imposer leurs vues de la société aux autres, la guerre économique elle est déjà commencée avec justement cette mondialisation.
    Et donc il nous faut la gagner.
    L’Europe, les USA sont des sortes de place fortes stratégiques modernes, et c’est à nous de fourbir nos armes de la manière la plus intelligente possible.

    • « Et nos amis qui ici plaident pour une sortie de l’Euro et un retour à » l’État nation » devraient en prendre conscience. »

      Vous faites des amalgames, je suis surpris de votre raisonnement, je vous croyais moins sectaire ! !
      Qui vous a parlé d’état Nation, à part vous ?
      Par cette phrase stupide, vous voulez laisser croire que si on est contre cette aberration qu’est l’Euro, on est Lepeniste ou d’extrême droite !
      Non, on peut être contre l’euro et contre les extrêmes en même temps. Si vous n’en connaissez pas, hé bien vous venez d’en trouver un !

    • Il y a une infinité de possibilités entre les deux. Il faut sortir du piège de l’euro en tant que monnaie, il faut également que les états retrouvent une grande partie de leur souveraineté. Cela n’empêche absolument pas les traités régionaux.
      Aujourd’hui, nous constatons que les peuples n’adhèrent plus aussi volontiers à l’Europe. Cela explique la montée de ce que Macron appelle les populismes.
      Notre problème en France c’est que nous sommes à l’origine de la construction européenne. Nous avons de ce fait beaucoup de mal à nous dédire. Et c’est normal.

    • La guerre économique à commencé depuis bien plus longtemps que vous le croyez. 1957 en était la première pierre.
      Cependant, vous avez raisons les pays européens sont plus solides en étant unis.
      L’UE vous paraît-elle donner des gages de cohésion à l’heure actuelle?
      Il faut repenser l’UE.

      • L’UE originelle de Schumann était très bien, c’est sa dérive, l’européisme dictatoriale anti-nations qu’est le Nouvel ordre Mondial qui en est le cancer….

        • Évidemment que c’était très bien sinon personne n’en aurait voulu. Vous connaissez l’histoire du Cheval de Troie?
          On vous infiltre rarement avec quelquechose de mauvais.
          C’est la guerre, sans violence, sans mort et avec votre consentement.

          • Ravi que des gens comme vous soient conscients, sans crier à  » la théorie du complot » (concept inventé par la CIA dans les années 50 pour décrédibiliser tous propos opposés….).
            en effet ej connais l’histoire du cheval de Troie: nous vivons dans une illusion de démocratie, maîtrisée et contournée dans le dos du peuple. « Panem et circenses » !

          • C’était bien du temps du « Marché commun » et ça a commencé à « être le bordel » avec Maastricht et l’Euro !

            Vite revenons au Marché commun sans l’euro !

  21. julien bonnetouche says:

    « L’Histoire ne s’est pas faite en un jour », ni même en un siècle.
    La recomposition de l’Europe après la 2eme Guerre mondiale, est un bienfait commun que nous devons conserver, et malgré tous leurs défaut, les institutions européennes et les eurocrates semblent s’y accrocher coute que coute ainsi que l’essentiel des gouvernements européens.
    Franchement je ne suis pas de gauche et encore moins Mitterandiste, mais la monnaie unique c’est la seule chose qu’il a fait de bien en liant notre sort économique à celui des allemands. Car les peuples ne changent pas facilement et restent ce qu’ils sont…. Au moment de la réunification on les disait dans les pires difficultés et regardez maintenant  ce que ça donne !!
    Et ils restent dangereux. Ils sont comme ça !

    Alors effectivement, si nous ne nous montrons pas à la hauteur, oui l’euro éclatera. Mais ne nous y trompons pas , les seuls qui peuvent en sortir sans dommages ce sont justement les allemands. Ils réévalueraient surement même un peu leur monnaie.
    Et chez nous ça reviendrai à la gabegie d’avant, le franc dévaluant de 10 % tous les 3 ans, la lire de 20 l’escudo et la peseta de 30 et le drachme de 50 % etc.

    Alors si c’est ça que vous voulez …

    • Moi aussi longtemps j’ai cru que Mitterand et son euro étaient une bonne chose pour les peuples d’Europe. Mais quand j’ai appris ce qu’était (à mon humble niveau) l’économie et ce que l’Euro a amené à la plupart des peuples notamment les « buveurs de vin » -Grèce, Espagne, Portugal, Italie, … et France aussi, quand j’ai lu les écrits de bons économistes sur le sujet, et dont un qui a prévu en 1999, exactement ce qui se passe aujourd’hui, je me dis que ce sont eux qui avaient raison: UNE MONNAIE UNIQUE N’EST PAS COMPATIBLES AVEC DES PAYS QUI ONT DES ÉCONOMIES DIFFÉRENTES, AUCUNE POSSIBILITÉ D’AJUSTEMENT !
      Bien sûr que c’est plus facile pour voyager, pour échanger, bien sûr que c’est mieux pour choisir son établissement bancaire et autres assurances, …. mais ce ne sont que des gadgets, l’important pour une nation c’est de pouvoir dévaluer pour ajuster son économie.

    • La question est toute simple: est-ce que l’on continue comme ça avec toutes les conséquences négatives que l’on connaît OU est-ce que l’on « RESET » le système (fin de l’Euro entres autres) et on recommence sur de nouvelles bases !

      Dit autrement: Que feriez vous si l’entreprise que vous dirigez sombre inexorablement ?
      Vous continuez sur le même modèle en « espérant » que demain sera mieux ou vous vous mettez en faillite et vous repartez avec une nouvelle entreprise sur un nouveau modèle ?

  22. Fredy Gosse says:

    Julien
    Le drame c est que cette monnaie supposait une discipline financière que nos gouvernants n ont pas respecté
    Ce n’est pas la monnaie le problème c’est la mauvaise foi et la démagogie de nos politiques
    Bref la monnaie n est pas la cause Mais c est plus facile .la preuve les. Commentaires de certains

    • L’euro ne pose aucun problème ?
      En réalité, ce n’est pas la monnaie le problème, c’est le taux de change. Or, on le voit les gouvernants veulent transformer les français en allemands. Ce n’est pas possible, car les cultures sont différentes.
      Autre difficulté de la zone euro : la langue mais vous allez encore dire que c’est trop facile.

  23. Fredy Gosse says:

    C est faux rien n’obligeait à continuer de recruter des centaines de milliers De fonctionnaires de continuer à subventionner certains sans se préoccuper des déficits et en même temps continuer à augmenter la fiscalité
    Français pas français la question est compétitivité . Vous voulez pouvoir dévaluer ok mais ça sera encore pire en une seule fois

    • On ne va pas pouvoir transformer les français en allemands.
      Tout n’est pas qu’économie, compétitivité et productivité.
      Il y a aussi le mode de vie. Et ça c’est culturel!
      La proposition est au fond la suivante : soit on se transforme en allemands et l’euro marchera pour nous, soit on ne peut pas se transformer en allemands et l’euro est un handicap car il ne s’ajuste pas à notre mode de vie.
      Philosophiquement, vous avez là finalement une question très intéressante : doit-on être maître ou esclave de la monnaie?

  24. Fredy Gosse says:

    Si je vous suis ,ma conclusion ?des gaulois pauvres contre des allemands riches puisque il
    Fait pouvoir dévaluer pour continuer la politique française depuis 40 ans

    • En même temps, nous voulons que les solutions viennent d’en haut. Qu’espérer d’autre comme solution?

    • Ceux qui veulent des solutions sur mesure en général partent loin, très loin de la France. Et ils sont seulement quelques centaines de milliers. Ça veut dire que les autres sont de doux rêveurs qui se font mépriser par l’état tout-puissant qui n’a pas les moyens de sa toute-puissance.

  25. Fredy Gosse says:

    Arbrisseau contre clubmed qui va gagner😂

  26. Fredy Gosse says:

    Arbeit pas arbrisseau lol

  27. Fredy Gosse says:

    C est quoi votre programme ?

    • Vendre mes euros contre des dollars canadiens ou australiens et aller habiter en démocratie.

      • J’ai ADORE vos 5 derniers mots Damien…. C’est le programme que Macron veut instiller à tous les Français. Ben oui en France il faut faire de la place au nouveau lumpuenproletariat du tiers-monde qui , lui saura « bien voter » !

  28. Fredy Gosse says:

    Je ne vous parle pas de vous mais de votre programme pour la France ,différent de l Allemagne respectueux de notre génie Apparemment vous n y croyez pas vous-mêmes 😀

  29. Un Savoyard en Nouvelle-Zélande says:

    Suis bien content d’avoir suscité un tel débat sur l’Europe ! Mais je suis déçu.
    A Fredy GOSSE, je répond que je sais très bien que la libération Thachérienne de l’économie Néo-Zélandaise a permis la relance de son économie et d’atteindre un taux de plein emploi aujourd’hui. Je suis donc pour une certaine libéralisation. Mais je suis contre le renard dans le poulailler ! Une certaine régulation est le pendant du libéralisme. Les Neo-Zélandais ont la chance de posséder des terres volcaniques et un climat qui leur permettent de produire à très bas prix du lait, de la viande et des fruits. La loi de la Finance et du Marché fait qu’ils ne s’en contentent pas et que maintenant ils polluent leurs rivières et détruisent leurs terres et leurs forêts à coup de pesticides. Si bien que leur slogan touristique « Pristine New-Zealand » sonne de plus en plus faux. Et que l’écart entre les riches et les pauvres s’y accroit dangereusement. Difficile de comprendre qu’un pays ne puisse se libérer seul sans dégât humain ou environnemental. Difficile de comprendre que l’union fait la force. Que dans un monde ultra-compétitif et dangereux, nous avons intérêt à nous mettre d’accord avec nos voisins pour aligner nos armées, nos systèmes de production, nos systèmes bancaires, commerciaux, nos taxes, nos normes, notre protection sociale, la protection de nos écosystèmes, la protection de nos frontières? Ce n’est pas parce que l’Europe mal dirigée par une Commission ultralibérale échoue qu’il faut la rejeter. Au contraire, il nous faut plus d’Europe ! Seule, la France ne représente qu’1% du monde ! Les Savoyards ne sont français que depuis 158 ans. Ils savent encore ce qui se passe à côté ou plus loin, comme en NZ ou en Chine. Les discours franchouillards ne les intéressent pas.

    •  » …Que dans un monde ultra-compétitif et dangereux, nous avons intérêt à nous mettre d’accord avec nos voisins pour aligner nos armées, nos systèmes de production, nos systèmes bancaires, commerciaux, nos taxes, nos normes, notre protection sociale, la protection de nos écosystèmes, la protection de nos frontières?  »
      Ce que vous décrivez est un système fédéral, tout le contraire de ce qu’est l’Europe d’aujourd’hui ! Peut-être, probable que la monnaie unique aurait « marché » dans une Europe fédérale, mais en tous cas ça ne fonctionnera jamais dans une Europe des nations souveraines où chacun tire la couverture à soi et où les économies et les cultures sont différentes.
      Au fait, ULTRA libéral, ça n’existe pas, on est LIBÉRAL (pour la liberté) ou on ne l’est pas!
      Je comprends à l’utilisation de ce terme, que, même en NZ, on peut être « pollué » par la pensée unique écolo-socialo de France. Ne confondez pas ce que vous appelez UL avec capitalisme de connivence !

    • Vous vous trompez: Cf. 2ème video

      https://www.youtube.com/watch?v=QaH0zjGsi68

  30. Fredy Gosse says:

    Hum
    j’ai connu la NZ dans les années 70 du bon vieux temps travailliste ( forcement je suis néo calédonien) vous n’avez même pas idée de la pauvreté de l’ile ,avec ses bons syndicats pratiquant la » black list » , un protectionnisme invraisemblable, des moutons à perte de vue et rien dans les magasins ou presque
    j’ai un souvenir à Dunedin ou dans un restaurant il y avait des serveurs prétentieux mais tout ce qu’il y avait sur la carte n’était pas disponible au motif que ça avait été exporté et qu’il l n’ y avait plus de produits pour les neo zélandais, j’ai finalement demandé à prendre ce qui i restait, on a eu un poisson frit à la graisse de mouton…..inoubliable souvenir
    Si aujourd’hui le pays caracole dans le le peloton des classements
    mondiaux ce n’est pas par hasard , c’est grâce à la reforme libérale menée dans les années 80 et jamais remise en cause gauche /droite confondues. Vous êtes savoyard donc un peu français quand même et ce qui vous ‘intéresse c’est plus d’égalité …il l’avait,l’egalité, ils étaient tous pauvres…
    Aujourd’hui le pays est tentant pour beaucoup monde et donc le gouvernement cherche à freiner l’arrivée de migrants sauf besoins spécifiques du pays ( si la France pouvait faire pareil..) car cela fait monter les prix de l’immobilier…
    indécrottable esprit français….

    • Un Savoyard en Nouvelle-Zélande says:

      J’ai vécu en Calédonie de 83 à 89 et je crois que ce pays a bien progressé depuis. Grâce à la France. Quant à la Nouvelle-Zélande, force est de constater qu’on y mange toujours ici mal, sauf dans les grands restaurants des grandes villes…Dans le domaine culinaire, les choses évoluent mais pas vite!
      L’ultra-libéralisme c’est la liberté sans entrave des forces économiques (financières). Cette ultra-liberté a conduit par exemple en NZ à la catastrophe minière de Pyke River http://pikeriver.royalcommission.govt.nz/vwluResources/Final-Report-Volume-One/$file/ReportVol1-whole.pdf
      29 morts en 2010 dans une mine de charbon où toutes les consignes et équipements de sécurité avaient été savamment négligés. L’abandon de toute régulation, c’est la conséquence de l’ultralibéralisme.
      Je maintiens donc que c’est dans un cadre européen, avec l’Euro et encore plus d’Europe que nous progresserons. Notamment pour réguler l’immigration et lutter contre l’islamisme.
      En Calédonie vous avez surement voté pour la France et contre l’indépendance. Je vote pour l’Europe. Je n’ai rien contre les fédérations. C’est un objectif à très long terme. La France ne pèse rien à côté de l’Amérique, de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie. Et là au milieu du Pacifique, nous le savons bien.

  31. Fredy Gosse says:

    Vous êtes un vrai français 😀
    Faites des recherches sur les classements entre aujourd hui et il’ya 40 ans 🤣😬😬😬et apparemment vous ne voulez pas lire le rapport du sénat français sur la politique libérale et son immense succès
    Si vous vous sentez mal la bas faut pas être Maso..l hexagone avec son égalitarisme vous tend les bras et ce soir avec le refus de changer quoi que ce soit à l augmentation des taxes sur le diesel le premier ministre vient de mettre de l huile sur le feu
    Au fait je vis enFrance depuis 1977 j avais prévu la revolte kanak des années 80 et j étais très mal vu par mes compatriotes pour leur avoir dit que tôt ou tard l État leur ferait un enfant dans le dos Avec le dernier referendum’ les kanaks qui ont certes perdu sont requinqués et le second round de la révolte kanak est en préparation
    Si les contribuables français savaient combien la danseuse du Pacifique leur coute et compte tenu de la révolte fiscale encours en France Je pense que eux donneraient immédiatement l indépendance mais là nous sommes partis loin du sujet initial quoique il s gît bien de l argent des français dont nous parlons

    • Un Savoyard en Nouvelle-Zélande says:

      Il ne fallait pas être bien fort pour imaginer que les Kanak se révolteraient, négligés qu’ils étaient par les Caldoches et la France (pas de Lycée en Brousse avant 1990, pratiquement pas de route goudronnée !).

      Pour finir, je précise ma pensée en recopiant du Guillaume FONTENEAU. Merci Guillaume!

      1- il me semble, notre balance commerciale est négative (62 milliards pour 2018) donc nous sommes avant tout des importateurs (et des exportateurs de vins + avions + luxe).

      2 – Il ne s’agit pas de remettre en cause le libre échange… mais de rééquilibrer le rapport de force avec ceux qui produisent moins cher, non parce qu’ils sont meilleurs, mais parce qu’ils exploitent (selon nos standards) leurs travailleurs et leur environnement.

      Il est évident qu’il ne faut pas mettre de protectionnisme avec US ou zone Euro. La question majeure me semble être l’Asie.

  32. Fredy Gosse says:

    Entre nous vous n aviez pas choisi votre meilleur moment pour être en Caledonie le temps des barbouzes et des équipes du rai ou Warriors 😀

  33. Voici ce qu’écrivait Natixis :

    « Les mécanismes qui ont soutenu depuis 2014 la croissance de la Zone euro, n’ont plus aujourd’hui d’effet positif sur la croissance. Il s’agit :

    De 2013 à 2016, de la baisse du prix du pétrole ;
    De 2016 à la fin de 2017, du redressement de la croissance du commerce mondial ;
    De 2012 à 2016, de la baisse des paiements d’intérêts dues à celle des taux d’intérêt ;
    De 2014 au début de 2017, en ce qui concerne la seule industrie, de la dépréciation de l’euro. »

    Natixis précise dans un autre Flash Economie (2) que « les exportations de la Zone euro vers les Etats-Unis sont deux fois plus importantes que celles vers la Chine ; le stock d’investissement direct de la Zone euro aux Etats-Unis est 16 fois plus important que le stock d’investissement direct de la Zone euro en Chine. »

    Voilà de quoi prendre les menaces de Donald Trump au sérieux, n’est-ce pas ?

    En somme, ce qu’explique Natixis, c’est que le regain de croissance qu’a enregistré la Zone euro depuis 2013 n’est pas dû aux réformes courageuses dont se gargarisent nombre de gouvernements, mais est en fait en grande partie une manne tombée du ciel.

    Sauf que voilà, « aucun mécanisme nouveau stimulateur de la croissance [n’est] apparu (l’accélération des salaires nominaux est faible, la politique budgétaire est à peu près neutre, le crédit n’accélère pas, l’investissement des entreprises n’est pas très dynamique) », constate la banque. »

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