Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai comme une mauvaise intuition en ce qui concerne les modalités de la prochaine réforme des retraites. La belle réforme utopique promise par le candidat Emmanuel MACRON puis mise en concert par Jean Paul DELEVOYE ne serait elle pas en train de se transformer en stratégie délibérée pour réduire la dépense de l’état en réduisant le montant des retraites.

Cette crainte, nous l’avons depuis le début, mais force est de constater que les signaux faibles se multiplient et n’ont de cesse de me confirmer dans ma prudence. En effet, dès le début, je vous fais part de ma perplexité sur les motivations réelles de cette réforme des retraites alors même que l’équilibre budgétaire était presque acquis à long terme.

D’ailleurs le COR confirme un déficit réduit à -+ 10 milliards en 2022 pour un retour à l’équilibre en 2042 dans son rapport qui devrait sortir dans les prochains jours et qui a fuité dans la presse en début de semaine (comme par hasard, au même moment ou le gouvernement fait part de sa volonté de reporter l’âge de départ à la retraite à 64 ans puis 65 ans).

Bref, un équilibre à long terme et un déficit relativement réduit à court terme ne semblait pas être une motivation suffisante pour se lancer dans un chantier aussi délicat qu’une réforme des retraites, surtout dans le contexte social lourd que nous vivons depuis plusieurs mois.

Un déficit de 10 milliards d’euros n’est pas de nature à remettre en cause la pérennité de la retraite par répartition, ce n’est qu’une décision politique ! Il suffit de le vouloir pour le pouvoir ; 10 milliards d’euros ce n’est même pas la moitié de la perte de rentrée fiscale liée à la suppression totale de la taxe d’habitation.

Bref, depuis le début, l’insistance à vouloir refonder la retraite par répartition me semble relever d’une motivation autre. Nous vous avons fait part de nos craintes dans de nombreux articles tels que « La commission Européenne demande t’elle de baisser les retraites en France ? » ou encore « Baisser les retraites est il le véritable objectif de la réforme des retraites ? » et encore « Baisser les retraites et les prestations sociales sont les solutions pour réduire la dépense publique !« .

Pourtant, après avoir assisté à une réunion d’information organisée par le haut commissaire DELEVOYE, je vous ai fait part de mon impression favorable face à un haut commissaire chargé de la réforme des retraites qui confirmait point pour point les promesses du candidat devenu président :

Malheureusement, depuis quelques semaines, mes craintes apparaissent à nouveau.

Tout d’abord, nous venons d’apprendre que la mission de Jean Paul DELEVOYE prendrait fin à la remise du rapport puisque c’est Agnès BUZIN qui se chargerait de défendre le projet de réforme de la retraite devant le parlement, mais surtout, ce matin la porte parole du gouvernement qui explique simplement que « les concertations vont se poursuivre d’ici au mois de juillet, Jean-Paul Delevoye [Haut-commissaire à la réforme des retraites, ndlr] présentera des préconisations, le gouvernement les regardera et présentera une loi à l’automne ».

Nous venons nous pas d’assister à un enterrement de première classe !? J’en ai bien l’impression d’autant plus que le gouvernement semble déterminé à augmenter l’âge de départ à la retraite à 64 ans puis 65 ans (cf »Réforme des retraites : Pas de retraite à taux plein avant 64 ans puis 65 ans … »).

Ne cherchons plus ! Ça sent l’enfumage …

L’objectif principal de la réforme de la retraite par répartition semble bien de réduire le montant des retraites afin réduire les dépenses publiques de l’état !

et ça tombe bien car réformer le système des retraites est une demande de la commission européenne pour réduire le déficit publique de la France comme le prouve cet extrait du rapport 2019 pour la France comprenant un bilan approfondi des mesures de prévention et de correction des déséquilibres macroéconomiques : 

 

 

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61 Comments

  1. Christophe says:

    C’est bien pourquoi, il faut épargner et préparer sa retraite soi-même (quand on en a la possibilité: ce qui ne concerne pas beaucoup de monde en France) car on ne peut pas faire confiance au gouvernement français à propos du régime des retraites. Les règles changent en permanence et on nous dit que tout va bien Madame la Marquise….

    • Sauf que l’on vient ensuite piocher dans votre épargne via une CSG à 17,2% , un IFI …pour financer ensuite les régimes de retraites déficitaires.

  2. adnstep says:

    Un déçu de + ?
    Bah, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

  3. Macron a pour objectif de ruiner les pauvres riches retraités mais cela été mis en place depuis 20 ans, j’ai suivi ce processus tant dans l’entreprise que dans les fédérations patronales…il y a 40 ans on partait (les cadres avec 75 % de son salaires) mlaintenant c’est à peine 50 % madame a la direction des impots est partié avec 36 % de son dernier salaire… et oui ils étaient payés les directeurs a plus de 50 % en prime… Alfred Sauvy il a longtemps parlait de l’ehthanasie des rentiers..Macron a repris le système perso pas d’augmentaton depuis 4 ans et 1800 euros de csg par an …l’épargne pour la retraite les madelins sont a mon avis une petite arnaque, je suis sur des dossiers d’amis on les caisses ne veulent pas payer genre le RSI mais aussi d’autres., je suis en contentieux avec la CIPAV on vient de porter plainte pour un client..et à notre age on ne va pas prendre les armes pour faire la révolution…que faire bon on va vendre nos biens nos titres …. on peut tenir….par contre les ephad la c’est le vrai problème mes médecins qui disparaissent aller aux urgences madame y a été on est resté 5 heures sans rien voir comme médecins qui déambulaient des les couloirs en papotant…

  4. Laurent says:

    Bien sûr que cette réforme est un coup de réduction des dépenses publiques.
    LorsQue j’ai assisté à la présentation de la réforme, les hauts fonctionnaires étaient si fiers de disposer d’un système de retraite qui leur permettait, en quasi temps réel,d’ajuster la dépense aux ressources. Car au delà des questions d’âge légal pivot ou autre, c’est cela la véritable innovation de ce dispositif.
    Mais les Francais sont des veaux, ne comprendront rien à cette réforme et continuent de voter Macron Comme des moutons qui vont a l’abattoir. Macron à encore de beaux jours devant lui pour appauvrir le citoyen moyen Et enrichir encore plus ceux qui sont vu leur isf disparaître

  5. Sénèque says:

    Il m’apparaît nécessaire d’adapter un régime devenu totalement déconnecté de la réalité, dans la mesure où les principales variables:
    – espérance de vie,
    – nombre de cotisants pour pensionné,

    ont considérablement évolué.

    Donc sur le principe, il convient d’avoir le courage politique de mettre en oeuvre une VRAIE REFORME pour s’ajuster à des évolutions.

    Sauf que:
    1) tous les régimes spéciaux sont vent debout pour ne pas être confondus dans une « harmonisation » (nivellement vers le bas, c’est le principe de l’égalité: comme tout le monde ne peut s’élever, l’égalité se fait sur le plus petit dénominateur). Les régimes spéciaux avaient une pertinence…dès lors qu’il n’y avait pas d’abus (cf. EDF, SNCF…). Cela signifie que le climat social ne devrait pas aider dans la mesure où nombreux sont ceux qui souhaitent exclusivement préserver « leurs acquis sociaux » soit donc un raisonnement exclusivement individualiste lorsqu’une réflexion de plus grande ampleur et une collectivisation de la réflexion doit être intégrée,
    2) les hypothèses de travail de ceux en charge de ces réflexions sont totalement déconnectées de la réalité (cf. les variables retenues par le Conseil d’Orientation des Retraites, taux de chômage, taux de croissance…) assurant ainsi que la réforme/les ajustements ne seront pas pertinents à très court terme,
    3) il y a des dogmes et nous savons la difficulté de certains à s’extraire de leurs dogmes,
    4) il y a des lobbies qui vont « tirer » la réforme vers leurs business (cf. bancassureurs).

    Par ailleurs, le Préfet européen de la France, pardon, le Président de la République Française, doit en effet s’adapter aux desiderata de sa « hiérarchie ».

    Il convient par mesure de précaution de considérer que le niveau de pensions perçu par ma génération (36 ans) ne sera pas du tout du niveau de celui que connaissent les pensionnés actuels (bien inférieur) et donc d’adapter son patrimoine en conséquence.

    Faire supporter à l’ensemble de la collectivité et donc également les plus modestes des pensions de retraite de 75% du niveau du dernier salaire pour des cadres qui ont une situation patrimoniale confortable par ailleurs, une résidence principale remboursée, de l’épargne financière, des investissements immobiliers de rapport…, pour ma part me dérange (cf. retraités de 85-90 ans qui touchent des retraites de > 4 000 € par mois…).
    Le principe de la répartition est une dimension aussi de solidarité : il convient de verser les retraites les plus élevées en relatif aux revenus modestes et de raboter certaines autres… (je suis d’ores et déjà prêt à recevoir les salves de critiques me taxant de communiste pour ne pas dire plus, mais il y a un moment où il convient de se responsabiliser et de considérer sa situation sur un territoire donné à une époque donnée et dans quel mesure nous souhaitons que le contrat social qui lie les individus soit efficient pour favoriser le bien-vivre ensemble et le bien commun).

    • Merci Sénèque,

      Excellente analyse du haut de vos 36 ans, avec laquelle je suis totalement d’accord

      Nous sommes donc deux communistes, lol

      Souhaitons surtout que le rabot soit impitoyable pour les fameux régimes spéciaux, afin de calmer l’ire générale qui va se lever, mais….. lobbying, quand tu nous tiens….

      Pour répondre aussi à Guillaume, Delevoye a « bien bossé » mais il a senti et sent parfaitement que le rapport sera dévoyé (« nous ne sommes pas liés par vos recommandations ») et que le « en même temps » jouera encore une fois : nous diminuons la dette étatique, mais pas celle que vous croyez…..
      Tout est question de ligne budgétaire, enfumage total par conséquent.

      Ceci étant, j’insiste aussi sur le ridicule des présupposés du COR, qui voit la vie à venir en rose, pour les besoins de la cause bien évidemment.

      • Sylvain Cottereau says:

        Je me demande si on peut verser des retraites fixes, pareil pour tous. 1500 euros par personne, ça fait 3000 euros pour un couple de retraité, ça me paraît confortable quand tout le reste est payé (crédit immobilier, soin de santé payés par la sécu, etc).
        Avec 16 millions de retraités, il nous faudrait 290 milliards, soit pile poil le montant total des pensions de retraites (294 Mds pour être exact, cf lien)

        https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/protection-sociale/retraites/quel-est-budget-consacre-aux-retraites.html

        C’est communiste, mais apres tout les retraites ne travaillent plus, alors il n’y a plus de rapport au « mérite » il me semble. Et ça simplifie grandement les calculs, il y a moins de gestion, tous les français comprennent qu’augmenter 1000 euros par personne/an ça coûte 16 milliards, bref c’est que du bon!!

    • Je suis fondamentalement d’accord avec la seconde partie du propos mais en désaccord avec le propos liminaire un régime de retraite par répartition déconnecté de la réalité.

      Je crois au contraire que les réformes passées permettent, tranquillement et sans heurt, d’adapter la retraite par répartition aux nouvelles données, notamment de durée de vie : L’allongement du nombre de trimestre cotisé et un âge charnière à 67 ans pour le taux plein permettent, me semble t’il de répondre à l’équilibre global du régime.

      Enfin, pour les fonctionnaires, l’exclusion des primes de la base de calcul permet, je crois, de compenser des règles de calcul particulièrement avantageuses.

      La question des régimes spéciaux est autres … mais rassurez vous, ils seront conservés dans le nouveau régime.

    • Sénèque, l’analyse est à priori emprunte de bon sens. Néanmoins, mélanger patrimoine, parfois durement acquis avec beaucoup de privations et revenus (donc pension de retraite pour ceux qui n’ont plus que ce revenu) me semble hasardeux et à minima déconnecté de la réalité, n’en déplaise à votre sens de l’équité.
      Il s’agit là du syndrome du propriétaire terrien de l’île de ré qui a vu le prix d’un bout de terrain avec une bicoque multiplier par 10 ou 20 en quelques années. Ce n’est pas avec ce patrimoine qu’il va pouvoir subvenir à ses besoins et payer tous les impôts et taxes relatifs à ce dit patrimoine. Alors que doit-il faire ? Vendre son patrimoine et se retirer dans la creuse là où il ne connait personne et loin de sa famille !
      Non, ce raisonnement n’a pas de sens, il n’est pas digne d’une réflexion raisonnée.

      Quant au sujet de la baisse des retraites, le problème vient du déficit de cette institution et uniquement de celui-ci. Avant, dans les années 70/80, personne ne se souciait de ce pb et ce n’est que quand les déficits ont commencé à apparaître et surtout la vision que celui-ci allait s’amplifier du fait de la démographie naissante que tout le monde (politique en premier) a commencé à crier haro sur le baudet.

      Alors oui, le problème c’est le déficit, comment y remédier ?
      Je vois trois pistes:
      1) augmenter les recettes:
      soit par l’augmentation des cotisations salariales ou entreprises, soit revoir l’assiette, soit faire baisser le chômage ce qui entraînerait automatiquement le nombre de cotisants – sur les 2 premiers, on a déjà trop tiré sur la corde, donc impossible, reste le 3ème et là, c’est en tout premier de la responsabilité de nos dirigeants tant européens que français,

      2) diminuer les dépenses:
      soit en diminuant les pensions, soit en allongeant l’âge de départ soit dans une moindre mesure en réorganisant le mécanisme et sa gestion,

      3) réformer le système en profondeur en s’inspirant d’un nouveau modèle, en définissant par exemple des financements pas uniquement basées sur le principe unique de cotisations.

      On sent bien que les 2 premiers points vont être difficile pour ce gouvernement embringué dans la crise des gilets jaunes et du trop d’impôts (pour financer entre autres la folie du réchauffement climatique). Pour le troisième point, il n’ont même pas dû y penser.
      Alors que reste -il à ce gouvernement ? de l’enfumage avec des grandes phrases pour une meilleure « égalité de traitement », la « fin des régimes spéciaux » synonymes de favoritisme, des taxes qui apparaissent puis disparaissent (pour certains), un haut commissaire (non élu) sans pouvoir, etc…

      Le résultat,tout le monde le sent venir si le chômage ne baisse pas substantiellement, avec ces pansements sur une jambe de bois, ce sera une nouvelle fois reculer pour mieux sauter ! ou pousser la poussière sous le tapis sans se faire prendre.

      C’est vrai que les jeunes ont le droit de s’inquiéter – ce qui dans les faits (heureusement ?) est rarement le cas car nombreux sont ceux qui ne pensent pas à leur retraite (j’étais de ceux-là à leur âge), avant d’avoir atteint un âge avancé soit à quelques années (10 à 1 an) avant le grand départ.

      • Sénèque says:

        Le pauvre propriétaire foncier de l’ïle de Ré qui doit avoir plus de 1.85 M € de patrimoine immobilier (= 1.3 M € de valeur de résidence principale retraité de l’abattement de 30% à l’IFI) et qui de par sa situation matériellement surhumaine doit modifier le cadre de la réflexion de grandes réformes…

        Parmi vos pistes de réflexion, je couplerai bien la baisse des dépenses avec la proposition formulée par un autre intervenant sur ce blog qui fixe à titre d’exemple un montant plafond pour les pensions (1 500 € mensuels par pensionné).

        Quant à ceux qui ont fait « beaucoup de privations » sur leurs revenus passés pour accumuler en vue de la retraite et ainsi disposer du maximum de revenus et de stocks (soit donc dans votre situation, durant une période allant de 1 à 10 années…ce qui me laisse encore de quoi vivre pas mal d’années avant de devoir envisager faire des « sacrifices » potentiellement), ils seraient ainsi « récompensés » dans un tel système car, à côté des 1 500 € mensuels évoqués , ils pourraient ajouter 3-5 000 € nets mensuels pour profiter au mieux de la vie sur la tranche 65-90 ans. libre à chacun de faire ses choix de vie. Libre à chacun d’estimer le montant de ses besoins mensuels pour vivre (ce qui est malheureux, c’est que ce sont parfois les mêmes personnes qui se plaignenet par la suite de la fiscalité sur la transmission de leur patrimoine…).

        Je ne suis pas inquiet ayant une certaine distance par rapport aux choses matérielles.

        • Un plafond à 1500€ !!!!
          Prenons l’exemple tout simple d’une personne avec des revenus de 5000€ mensuels (3×1650) qui s’est endetté sur le tard, à plus de 50 ans, pour acheter sa résidence principale sur Paris.
          Il doit rembourser 1650€ par mois sur 25 ans, ….
          Que lui reste-il comme solution à sa retraite à 62 ans ?
          direction les restos du coeur ou Emmaüs.
          Vous voyez bien que tout plafond sans prendre en compte les contraintes de chacun n’a pas de sens !

          • Sénèque says:

            Il n’a pas à faire supporter par la société ses choix patrimoniaux, à savoir:
            1) absence d’acquisition de sa résidence principale lorsqu’il a les revenus les plus élevés,
            2) choix de vivre dans un territoire où l’immobilier est hors de prix,
            3) soit donc potentiellement, un niveau de vie en activité situé dans les 20% les plus riches (5 000 € pour une personne seule), et la volonté d’acheter un bien 500 000 €, ce dont ne disposent pas les 80%…qui eux aussi cotisent.

            Il y a un moment où les uns les autres doivent se prendre eux-mêmes par la main, d’autant plus pour quelqu’un qui émarge à 5 000 €/mois et qui doit disposer d’un minimum de ressources intellectuelles.

            Quant aux 1 500 €, comme indiqué, c’est une valeur indiquée précédemment et qui a été relayée pour le débat sur le plafonnement.

            • 5000€/ mois à Paris ne fait pas de cet individu un riche, d’autant plus si par exemple, il a des enfants d’une précédente union et doit une pension alimentaire de 2000€.
              Sur le papier vous avez raison, ses choix patrimoniaux d’hier ont/ auront un impact sur sa vie de pensionné.
              Mais chacun est libre (heureusement encore un peu) et toute personne n’a pas la faculté de se projeter à 30 ou 40 ans plus tard. C’est en tous cas mon point de vue et d’une manière générale je suis contre les plafonds que ce soit à titre individuel ou collectif.

    • adnstep says:

      « dans quel mesure nous souhaitons que le contrat social qui lie les individus soit efficient pour favoriser le bien-vivre ensemble et le bien commun). »

      Le « bien vivre ensemble » ne se décrète pas, ne s’impose pas. Et ce n’est pas une fois de plus en tapant sur ceux qui se sont donné un peu plus de mal que les autres, ont un peu plus réfléchi que les autres, ont été un peu plus fourmi que cigale, qu’on améliorera ce concept qui n’existe que dans les poncifs des sociologues bon teint.

    • Rodriguez says:

      Toute la question réside dans le sens que l’on souhaite donner à la retraite, plus précisément à la pension de retraite.
      En gros il existe 2 modèles:
      – Le modèle Bévéridgien
      – Le modèle Bismarckien

      Le modèle Bévéridgien est celui des pays anglo-saxons: la même pension  » d’état  » pour tout le monde. Le reste c’est de la capitalisation.

      Le modèle Bismarckien est celui dont notre système de retraite dérive auquel nous avons ajouté une forte dimension sociale: minimum contributif, avantages familiaux, avantages conjugaux (réversion).

      Le modèle Bismarckien pur et dur consiste à attribuer une pension de retraite proportionnelle à l’effort de financement des retraites que l’assuré a produit pendant sa vie active. Plus il a contribué PAR SON TRAVAIL à financer la retraite de ses aînés, plus sa future pension sera élevée.

      Il convient donc de bien avoir ces deux conceptions en tête dans le raisonnement. Soit on veut un système Bévéridgien soit on veut un système Bismarckien éventuellement teinté de social. Mais les deux systèmes répondent à deux logiques radicalement opposées.

      Le gros problème dans la réforme Delevoye (qui est d’ailleurs celui de la politique méthode Macron) c’est que le choix n’est pas clair. D’une côté on nous dit que le système sera essentiellement contributif, « un euro cotisé donnera les mêmes droits etc … », de l’autre on nous parle de plafonnements, de décotes, de surcotes, de points supplémentaires liés à la maternité, etc…

      Bref, sous une apparente volonté de simplification la réforme Macron/Delevoye ne servira à rien d’autre qu’à semer « la merde » car plus Delevoye dévoile ses billes, moins il est clair.

      • Complètement différents les 2 systèmes ?
        Pas sûr, peut-être sur la forme mais pas sur le fond.

        Regardez par exemple le système suisse, proche du système américain, il n’y a rien de fondamentalement différent du notre:

        https://www.ca-frontaliers.com/preparer-ma-retraite/comprendre-le-systeme-de-retraite-en-suisse/

        • Rodriguez says:

          Erreur. Le système Suisse est très différent du nôtre puisque seule l’AVS fonctionne en répartition.

          Les 2ème et 3ème piliers sont de la capitalisation.

          L’AVS ne distribue que des pensions ridicules, l’essentiel de la pension obtenu grâce au 2ème pilier en particulier pour les cadres.

          En France, pour le privé, nous avons la retraite de base qui déjà est supérieure â l’AVS, et pour faire un parallèle avec le 2ème pilier, les complémentaires. Mais à la différence de la Suisse, les complémentaires sont gérées en répartition.

          Donc l’approche Française est radicalement différente de l’approche Suisse en ce sens que la quasi totalité de la pension de l’ex salarié Français est gérée répartition et fondée sur le principe de la solidarité intergénérationnelle.

          J’observe que la plupart des commentaires n’ont pas assimilé le concept de solidarité intergénérationnelle. C’est un principe selon lequel le système prélève obligatoirement une part de la valeur ajoutée par le travail de l’assuré social pour financer la retraite des aînés.
          En échange de ce prélèvement obligatoire, l’assuré obtient des droits à la retraite.

          Le principe de la solidarité intergénérationnelle fait qu’au moment de la retraite, demander à récupérer les montants de cotisations qui nous ont été prélevées n’a pas de sens. Les cotisations sont assimilables à des « primes d’assurances » qui servent immédiatement à payer le risque assuré : la vieillesse.

          La vieillesse est le sinistre que le système de retraites assure. Même si ce risque est prévisible.

          Plus précisement, mais il est fondamental de le rappeler, ce n’est pas le risque vieillesse qui est assuré mais la perte de l’emploi consécutive à la vieillesse.

          Par conséquent, la pension de retraite n’est pas un salaire différé maus un salaire continué. Notre système de retraite est en effet quasiment exclusivement fondé sur le travail. En France, mis à part certains avantages familiaux de retraite, les droits à la retraite ne s’acquièrent que par le travail.

          Donc la réforme des retraites Delevoye n’est pas une réforme systémique. Elle reprend les principes fondamentaux du système actuel. Simplement, elle en modifie le calcul des droits à la retraite et il est clair que ce n’est que dans le but d’augmenter l’âge de la retraite et diminuer le montant des pensions à servir, mais de façon déguisée.

          Le reste du discours de Delevoye ce n’est que du blabla. C’est du gros foutage de gueule.

          • Pas trop d’accord avec vous.
            L’AVS suisse correspond grosso-modo à notre système de base de la SS par répartition et le 2ème pilier à celui de la retraite complémentaire ARRCO/AGIRC par points qui est plus proche dans l’esprit et dans les faits d’un système de capitalisation que de répartition.
            Quant au 3ème pilier, on peut le rapprocher de la retraite « chapeau » qu’ont certaines professions, voire d’une capitalisation que chacun peut faire de sa propre initiative.

    • perso je me permet d’apporter ma vision réaliste du régime des fonctionnaires desservices fiscaux – la fusion par sarko a semble t il en sus entrainé un avantage aux anciens du trésor vis à vis des anciens de la DGI) bon madame a fait une grande carrière a la DGI elle a beaucoup travaillé… et oui (perso j’y suis resté 18 ans pour une retraite de220 euros mois) mais madame a fini conservateur des hypthéques, rang de directeur divisionnaire (un peu freinée par que je n’étais pas trois points…..) elle est partie avec une retraite de36 % de son dernier salaire comme tous les gradés donc les primes representaient 50 % du salaire…..le gens qui parlent de 75 % du dernier salaire oublie les primes…. bien sur l’état ne cotise pas et les agents ont une cotisaiton minime sur les primes….je précis que pour elle aussi le point n’a pas été actualisé depuis trois ans…

    • des pensions de retraite de 75% du dernier salaire du cadre…..vous rêvez un peu, c’était peut être vrai en 1980, mais aujourdhui c’est entre 50 et 60% au mieux (52% pour moi). Pourquoi pas des retraites moins confortables pour les cadres, mais à condition qu’ils ne cotisent pas plus, car sinon c’est un impôt supplémentaire. N’oubliez pas que 10% de la population paie 70% de l’IR (et 80% avec l’allégement voté par l’assemblée). Le bien commun n’est pas l’assistance, c’est que chacun soit rétribué pour ses efforts et son mérite. Quand on ne paie pas d’impôts, on considère que tout est dû et que saccager le bien public ne coûte rien….cf les gilets jaunes. Vous préférez ce type de société, moi qui suis né dans une famille de 5 enfants, avec un père cantonnier, qui a travaillé tous les étés à partir de 14 ans, avant de réussir une grande école, je dis non. Ne confondez pas compassion et éducation, vous tirez la société par le bas si vous ne privilégiez pas l’effort…. Vous n’avez pas connu l’URSS, mais il y a encore Cuba. Allez y et écoutez ce que vous diront les habitants. Et sans doute changerez vous d’avis

  6. On a fait croire aux Français que l’on pouvait partir à la retraite à 60 ans tout en vivant plus longtemps, que l’on pouvait travailler moins tout en gagnant plus, que l’on pouvait se soigner « open bar » chez les médecins, à l’hôpital, et que les médicaments c’était gratuit et que pour payer, pas de problème « on fera payer les riches » ou on prendra de l’argent publique puisqu’il est gratuit, épicétou ! elle est pas belle la vie ? !!
    Résultat des courses une dette abyssale 2300 Milliard….un chômage de masse dont on ne vient pas à bout……
    Mais alors on nous aurait menti ??

    • Vonvon Moto says:

      Vous oubliez un paramètre important : l’énorme disparité de distribution des revenus du travail de la production de vraies richesses (et non pas des différentes formes de spéculation). La mécanisation et les avancées technologiques auraient pu libérer l’être humain de sa condition animale, assujetti à la recherche quotidienne de ressources pour sa survie. Mais comme d’habitude, les plus forts (du moment), soient les dominants (du moment) se sont attribué ont la part du lion (on devrait dire la part du dominateur). Cette situation se retrouve dès qu’on observe des groupes d’individus, du plus petit (tribu, voire cellule familiale) au plus grand (division du monde en états impérialistes et nations en servitude). L’homme n’arrive pas à sortir de l’animalité… Mais heureusement, il arrive toujours un moment où le mâle alpha se fait castrer par la relève…

  7. « est il ? – Je ne sais pas si – mauvaise intuition – ne serait elle pas – Cette crainte – prudence – dès le début, ma perplexité – ne semblait pas – me semble – Nous venons nous pas (sic) – Ne cherchons plus ! Ça sent l’enfumage … »

    Quelque peu tendancieux ce papier – Je préfèrerais une analyse plus pertinente en termes socio-économiques avérés plutôt que des propos pouvant ressembler à ceux d’un militant – Les propos de Sénèque (9:59) m’ont, par exemple, plus apporté.

    Cordialement,

    Pierre

  8. Bien d’accord avec vous Christophe la seule solution est de faire sa retraite soi-même (ce qui suppose en avoir les moyens) . Le problème est que l’on paye 2 fois (1 fois pour un régime obligatoire très peu favorable) et une autre fois pour soi (après avoir acquitté de lourds impôts).
    Cette situation donne malheureusement envie de faire sécession : à quoi contribuer à un système qui ne donne que si peu d’avantages (la solidarité d’accord mais dans des proportions mesurées et raisonnables).
    J’aime mon pays mais j’en trop qu’assez de devoir tout payer 2 fois : une fois pour les autres (en pure perte) et une fois pour moi :
    – taxe foncière car propriétaire
    – école privée pour que mon fils échappe aux ghettos scolaires publics
    – spécialistes et médecins en secteur 2 (très mal remboursés)
    – épargne pour la retraite (en plus des contributions obligatoires),
    – centre de loisirs privés pour éviter à mon fils les centres de loisirs publics pourris à paris etc etc , …

  9. Sylvain Cottereau says:

    10 milliards d’euros, répartis sur 26 millions de salariés, ça fait 380 euros/personne. Si on met à contribution les indépendants on peut descendre à 360 euros. Admettons qu’on répartit ça à 50/50 avec l’employeur, ça fait 180 euros par personne, soit 15 euros/mois.

    Personnellement je suis prêt à payer 15 euros si ça permet de rééquilibrer nos comptes pour la retraite…

    • adnstep says:

      Déjà vous paierez 30, car vous devrez payer la part de l’employeur, qui va devoir répercuter ce coût supplémentaire. C’est donc 30 € supplémentaires sur ce qu’on vous prend déjà.

      Et comme bientôt ça ne suffira plus, on vous rajoutera 30€…

      Qu’est-ce que c’est, 30€…

  10. Laurent says:

    Le dogme est simple. D’une part, appauvrir la classe moyenne afin que la classe tres supérieure (MOins de 1% de la population) accroisse ses richesses. Et d’autre part, rendre le pays attractif aux migrants en leur fournissant des prestations de l’ordre de 600 à 800€ (ce qui est byzance pour eux) Et ainsi faire pression sur la classe moyenne autochtone.

  11. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    On ne le répétera jamais assez, il ne faut pas faire confiance à l’État pour s’occuper de notre sort.( à part lever des impôts !!)

    Pour la retraite comme pour le reste il vaut mieux s’en occuper soi même et le plus tot c’est le mieux.

    En dehors de cela, nous sommes en face d’un problème majeur qui est celui des taux zéro pour très longtemps.

    Cela veut dire que les fonds de retraite placés en obligations perdront de l’argent.

    Seuls ceux qui seront en action peuvent performer mais il y a du risque, ce qui n’est pas le premier atout d’un investissement retraite.

    il faudra alors de très très bons gestionnaire !!!!

    Personnellement je privilégierais plutôt l’immobilier. il y a des fonds qui rapportent du 3/4% régulièrement. c’est surement mieux que tout.

    • adnstep says:

      A vrai dire, sur les 10 dernières années, à équivalence de capital investi, et impôts déduits, mon PEA m’a autant rapporté en dividendes que mon Robien en loyers, quand à la plus-value du capital, si elle est supérieure sur l’immobilier à ce jour, je pense que sur du plus long terme ça devrait s’inverser.

      En plus, avec le petit krach qu’on devrait subir d’ici 2022, il va y avoir de grosses opportunités pour qui a des liquidités.

      J’ai raté les soldes 2000, j’ai un peu profité des soldes 2008, je ne laisserai pas ma part lors des prochaines soldes.

  12. Rodriguez says:

    Vous êtes allé à une réunion du mercenaire Delevoye. Il vous a bien embobiné.
    Comment se fait-il que vous n’ayez pas compris que ses « consultations » ne sont que de la mise en scène. Des heures et des heures passées par le soldat Delevoye à faire de la câlinothérapie préventive.
    Il a passé des heures à discutailler pour ne rien dire à part énoncer des grands principes dont on ne pouvait rien déduire.
    La mission de ce type n’a consisté qu’à mouiller le bois pour qu’il ne puisse pas prendre feu le moment venu.
    Pourtant une chose aurait pu vous mettre la puce à l’oreille : les synthèse publiées sur le site de la consultation citoyenne par internet n’ont rien à voir avec les votes et les arguments publiés par les citoyens sur ce même site.
    Prenez la peine de vous y rendre et de lire à la fois les avis citoyens et la synthèse Delevoye.
    Les Français sont des veaux et ne savent pas prendre le temps de lire.
    Ils ne savent pas non plus lire les programmes des candidats et encore moins les interpréter.
    Ils n’ont même pas été capables de sanctionner Macron aux Européennes.
    Tant pis pour eux, on a les policiticiens que l’on mérite.
    Ceux qui croyaient naïvement que la réforme des retraites consisterait seulement à aligner le régime des fonctionnaires sur celui du privé sans toucher à ce dernier en seront pour leurs frais.

    • adnstep says:

      Beaucoup de Français, effectivement, sont très sensibles à l’effet de masse, et se contentent de penser et d’agir comme on l’attend d’eux : il y a 20 ans, on leur à demandé d’acheter du diesel, ils ont massivement acheté du diesel, aujourd’hui, on leur demande d’acheter de l’électrique, ils vont massivement et joyeusement acheter de l’électrique.

      • Rodriguez says:

        En ce domaine nos gouvernants ne sont pas plus « éclairés » et se font rouler dans la farine par les « experts » mandatés par les fabricants.
        Si les Français se tournaient massivement vers le véhicule électrique, il faudrait renforcer tous le réseau de distribution d’ENGIE (les fils électriques qui passent au dessus de votre tête dans la rue) car en l’état, la puissance électrique transitable ce réseau ne permettrait pas d’alimenter à la fois les chauffages électriques et les recharges de batteries si tout le monde avait un véhicule électrique car bien évidemment, les gens rechargeraient leurs batteries plus ou moins pendant les mêmes plages horaires c.à.d. quand ils arrivent chez eux.
        Donc il faudra choisir entre chauffer/éclairer les habitants du quartier, ou recharger leurs batteries ou manger froid, car ce n’est pas demain la veille qu’on doublera les capacités de transit sur les réseaux de distribution.

        Le véhicule électrique électrique c’est la réponse aux besoins de mobilité que le minitel avait apportée aux besoins de communication. Le minitel a été tué par l’internet en 2 temps 3 mouvements.

        Demandez-donc à un politicien quelle sont les différences entre 1kW, 1 MW, 1kWh, 1kV, 1 A, sans utiliser Google …

        • Vonvon Moto says:

          En augmentation le voltage, on n’est pas obligé de toucher à l’intensité sur le réseau… et on pourra faire transiter plus de puissance (kw)…

          • Il y a en réseau électrique 2 entités bien précises: le transport (RTE) et la distribution (Enedis).
            Augmenter la tension en transport peut s’imaginer avec un budget néanmoins très important.
            En distribution, c’est quasi impossible sauf à remettre à plat tout ce qui a été construit. (à part peut-être alimenter le particulier en 380v (triphasé) au lieu de 220v (monophasé, avec un impact limité)

        • « En ce domaine nos gouvernants ne sont pas plus « éclairés » et se font rouler dans la farine par les « experts » mandatés par les fabricants. »

          En ce domaine, le diesel, permettez moi d’être dubitatif sur qui a roulé qui !
          Un, les experts qui s’expriment à la télé ou auprès des politiques, ne sont, je pense, que des pseudo-experts de connivence et emprunt d’idéologie avant toute rigueur scientifique et deux, ce sont plutôt les écolos style Hulotaxes ou Y. Arthus-images catastrophes qui ont su convaincre et pervertir les politiques décisionnaires.

          S’agissant de la charge des batteries des voitures électriques et de l’insuffisance du réseau, vous avez probablement raison sur le papier.

          Mais en parallèle de la montée en puissance de la technologie des voiture électriques, il y celle de la gestion des réseaux qui fait aussi des pas de géants, avec (via entre autres les smarts compteurs ou encore l’interconnexion des réseaux ou la digitalisation, ..).
          Cette technologie permet dorénavant et encore plus demain, une connaissance précise des consommateurs, de leur courbe de débit, de leurs habitudes de consommation, de la gestion des pointes (le problème typiquement Français) et autorise une optimisation de la distribution avec des processus de délestage ciblé par exemple.
          Cependant des périodes de crise ne seraient pas à exclure et il est difficilement imaginable que Mme Pitchu, ne puisse un matin partir pour amener ses enfants à l’école ou aller au travail parce que sa batterie n’a pas chargé la nuit.
          Aussi,je pense que la solution, qui ne semble pas suffisamment émerger aujourd’hui faute d’autonomie suffisante en électrique (20 à 40 km/ jour), c’est l’hybride rechargeable.
          Cette autonomie augmente néanmoins sensiblement chaque année avec l’arrivée de nouveaux modèles et on peut penser que dès-ci une dizaines d’années, elle sera suffisante pour une envolée de ce type de véhicules.

          • adnstep says:

            Le bon côté de la mode de l’électrique, c’est qu’on trouve aujourd’hui de bonnes grosses berlines teutonnes, moteur V6 essence, pour moins de 10 000€.

            • Et motorisées diesel, je suppose ?

              • adnstep says:

                J’ai bien écrit V6 essence ?.
                C’est pas avec mes 4500km par an que je vais rentabiliser un diesel.

                • C’est à voir !
                  Désormais sur certains modèles d’occasion, avec les délires qu’on institués nos politiques écolos sur les diesels, vous pouvez négocier une ristourne allant jusqu’à 30%, donc moins cher qu’un modèle essence et, qui plus est, plus économique .
                  Elle est pas belle la vie !!!

                  • adnstep says:

                    Effectivement, c’est à réfléchir. Il faut aussi tenir compte du contrôle technique, qui va être de plus en plus difficile.

                    • J’ai fait faire le mien (diesel) hier à 78€ – RAS.
                      Hé puis les gilets jaunes …. veillent désormais

          • Rodriguez says:

            J’ai travaillé pendant 41 ans dans le domaine des réseaux électriques, d’abord à EDF puis à RTE au moment de la séparation des entités production et grand transport, donc je connais un petit peu.

            En France le réseau dit de transport est géré par RTE. Les niveaux de tension sont, à quelques exceptions près, le 400 Kv, le 225 kV, le 90 kV et le 63 kV.
            Le réseau de distribution est géré par ENEDIS, il prend le relais en dessous du 63 kV c.à.d. 20 kV et en dessous i.e. jusqu’au 380 V (entre phases).

            Le problème ne se situe pas vraiment au niveau du 400 kV ni même du 63 kV mais bien au niveau du réseau ENEDIS. ENEDIS alimente le particulier en 380 V triphasé et il y a 380 V entre chaque phase mais la plupart des clients finaux ne sont branchés que sur une seule phase et le neutre et il y a 220 V entre chaque phase et le neutre. On ne peut pas augmenter la tension délivrée par ENEDIS au client final sans lui imposer soit de changer son matériel (télé, lave-linge, ordinateurs, etc..), soit d’ajouter des transformateurs abaisseurs de tension pour alimenter ses anciens appareils.
            Cependant, augmenter d’une façon générale les tensions d’exploitation des réseaux pose aussi des contraintes d’isolement. Un matériel est spécifié sur une certaine plage de tension. Par exemple, en ce qui concerne les réseaux de transport, si vous vous voudriez par exemple passer le réseau 400 kV à du 700 kV il faudrait relever toutes les lignes donc changer tous les pylônes de France et de Navarre sinon il y aura des arcs d’amorçage à la terre. Idem si vous voulez relever le 225 kV ou le 90 kV ou le 63 kV.

            Pour en revenir au client final, comme je l’ai dit, la plupart des clients sont en monophasé et ENEDIS essaie de répartir les branchements clients pour que les consommations individuelles se répartissent à peu près de façon équivalente entre chaque phase (rappel: le réseau ENEDIS est en triphasé).
            Ce qui fait que les phases sont à peu près équilibrées, c’est le foisonnement des consommations dans un même quartier.
            Si certains clients se mettent à tirer massivement sur une même phase parce qu’ils rechargent leur batterie auto et qu’ils sont sur une même phase, le réseau va être déséquilibré. Cela augmente les pertes dans les transformateurs HT-BT mais cela peut aussi produire des déclenchement de protection.

            Autre problème, typiquement l’ordre de grandeur de la puissance souscrite par un abonné est de 8 kVA voire un peu plus. Pour charger une batterie de 150 kWh il faut tirer 15 kW sur le réseau pendant 18 heures (pour une puissance souscrite de 8 kVA) mais alors il faut manger froid et ne pas se chauffer pendant 18 h, soit on refait l’installation client et on le passe en triphasé sur un abonnement d’au moins 18 kVA, soit on lui tire une prise spéciale en triphasé depuis le poteau électrique pour lui alimenter sa prise de recharge et on ne peut pas le faire partout.

            Maintenant si vous prenez un quartier d’une centaine d’habitation qui ont toutes une voiture électrique mais où 1 sur 2 est en phase de chargement, ça va tirer 750 kW de plus sur le transformateur de quartier donc il ne tiendra pas la charge, même si la charge est équilibrée.

            En fait, le développement massif du véhicule électrique demanderait une refonte complète du réseau de distribution mais aussi de grosses modifs d’installation électrique chez les particuliers. Car que l’on optimise ou pas, il faut pouvoir tirer la puissance demandée.

            Ça c’est juste un aspect de question car je me demande combien de temps cela prendrait d’installer autant de stations de recharge de batteries sur l’A7 qu’il y a de stations service …

            Quand à l’hybride, le bilan énergétique n’est pas bon du tout puisqu’une partie du carburant sert à charger une batterie qui restituera cette énergie sous forme électrique le moment venu mais avec 2 rendements successifs inférieurs à 1 qui se multiplient entre eux: la turbine de charge de la batterie et le moteur électrique qui est alimenté par la batterie.

            Voilà pourquoi on se mets parfois dans des situations ubuesques: les politiques qui prennent les décisions ne connaissent que dalle aux process sur lesquels ils prennent leurs décisions et se font enfumer.

            Je me souviens des discussions que j’avais au début de la création de la CRE pendant les réunions: les gugus ne savaient même pas la différence entre 1 kW et 1 kWh.

            • adnstep says:

              Pour les néophytes comme moi, un bon moyen de commencer est le MOOC « smartgrid », sur fun-mooc. Les cours sont donnés par l’Université de Grenoble.

              Un discours neutre, pas de prosélytisme pro écolo, mais les bases sur la production, le transport et la conso d’énergie et les changements (problèmes) engendrés par les sources de production intermittentes dans un système qui s’équilibre en temps réel autour des 50Hz.

            • Merci pour ces très bonnes explications que je connaissais aussi, puisque personnellement, j’ai travaillé dans le transport de gaz (les analogies entre transport gaz et électriques sont nombreuses, comme vous le savez probablement) et suivi plusieurs formations sur les réseaux électriques, et globalement, bien entendu, on ne peut que être d’accord sur les constats que vous faites.

              Cependant, quelques petites remarques:
              – le temps de charge d’un pack batteries dépend de la prise « Wall-box » et de la puissance qui y est associée. Il y a désormais des charges rapides, bien-sûr avec une puissance installée compatible, ce qui nécessiterait comme vous l’avez dit et à supposer que le transfo de quartier puisse délivrer les demandes, une modification de la distribution et des puissances souscrites,
              http://www.automobile-propre.com/dossiers/temps-de-charge-dune-voiture-electrique/

              – quand j’ai écris plus haut que la distribution devrait s’adapter, je pensais à un système de délestage chez les consommateurs, qui pourrait, la nuit notamment quand la consommation baisse de façon importante par rapport aux pointes du matin ou du soir, faire en sorte que la charge ne soit effective que quand le chauffage n’est pas actif. Ceci aurait pour effet de « lisser » les consommations sans contraintes notables sur les réseaux de transport et de distribution et qui plus est une économie pour le consommateur qui se trouverait en période creuse (à supposer que le système HC/HP perdure),

              – concernant l’hybride rechargeable, il y a deux principes: l’un qui consiste à utiliser un moteur thermique pour recharger la batterie et dans l’autre, le moteur thermique prend le relais sur le (les) moteur(s) électrique(s). Dans ce dernier cas, rien de différent d’un véhicule thermique aujourd’hui. Le bilan énergétique est (quasi) identique à ceux d’aujourd’hui soit 35% environ pour l’essence et autour de 40% pour le diesel.
              L’avantage d’un véhicule hybride de ce type, c’est AUSSI, le fait que vous pouvez utiliser votre véhicule en mode électrique dans les villes, là où les problèmes de pollution sont plus pressants et en mode thermique dès que vous sortez de celles-ci.

              Quant aux gugus de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie pour les non initiés), il est vrai qu’au début, on y a mis plus des politiques idéologues, que de vrais techniciens/ ingénieurs de terrain. Il est vrai aussi, pour leur défense, que cela a sensiblement changé depuis 10/ 15 ans.

              Fort de ces explications, comment voyez-vous le développement ou la généralisation des véhicules électriques ?

              • Rodriguez says:

                La wall box est une solution si le véhicule électrique ne se généralise pas.
                Elle nécessite de tirer une ligne spécialisée jusque dans le garage du particulier., et donc un abonnement supplémentaire à payer avec une puissance souscrite différente. De plus pour éviter les déséquilibres il faut qu’elle soit en triphasé.

                Si l’on veut pouvoir tirer dessus par exemple une puissance de de 15 kW pour recharger en 10 h une batterie de 150 kWh, il faudra approx. 25 A par phase donc c’est du gros conducteur en l’occurrence du 6mm2 par phase au moins. C’est donc déjà du gros câble qu’il faut descendre du poteau et amener dans le garage du client. Cela peut faire de grosses modifs car on ne peut pas toujours passer n’importe où: obstacles de maçonnerie par exemple, on n’est plus sur du neuf mais sur de la modif.

                Si on veut pouvoir recharger en 5h ce qui reste long, il faut doubler la section sachant qu’à un moment donné on sera limité par l’effet de peau (le courant circule à la périphérie du conducteur).
                Je ne pense pas que tous les clients particuliers soient en mesure d’accepter de tels changements d’installation.

                On peut imaginer d’avoir plus de stations de recharge dans la rue si la collectivité est prête à débourser de grosses sommes et surtout à attribuer de l’espace public à la problématique de la recharge des voitures mais je n’y crois guère à grande échelle, surtout à une époque où les politiciens font la chasse aux automobilistes. Et puis de toutes façons il y aurait des files d’attente interminables.

                Et je ne parle pas de la problématique de la recharge sur le chemin des vacances …

                Si l’on en revient à la problématique de la recharge chez le particulier, je pense que même avec un système de délestage on n’arrivera jamais à alimenter la recharge des batteries si tout le monde possède un véhicule électrique à cause des puissances qui resteraient nécessaires,. Il y aura toujours des consommations que l’on ne pourra pas couper mais seulement baisser comme le chauffage par exemple. Comment contraindre le client d’effectuer à effectuer tel ou tel délestage s’il ne le veut pas ? Si on le fait par le tarif, ce ne sera pas très populaire et les clients abandonneront l’idée du véhicule électrique.

                De plus il faut bien voir que les transfos de quartier sont alimentés en tête par un transfo HT/MT. Non seulement ce transfo n’est pas dimensionné pour ça mais les lignes électriques qui en partent non plus. Il faudrait donc déposer les lignes et les remplacer par des sections supérieurs mais aussi envisager le remplacement des transfo + de tous les disjoncteurs de protection + toute le contrôle commande associé: coût énorme.

                Et il y a la problématique des grande villes ex. Paris et RP qui sont déjà en limite de capacités d’alimentation. Si d’un seul coup on demande 10 000 batteries x 15 kW de plus cela fait 150 mW de plus à faire transiter sur le réseau. C’est beaucoup. En période de froid je préfère ne pas imaginer la cata. Là je parle des réseaux THT et HT en périphérie.

                L’hybride à mon avis ne fait que déplacer en partie le lieu des rejets de gaz Nox ou CO2. Si l’on veut ne recharger que sur le secteur il faut en passer par une modif d’installation chez le client avec les problèmes évoqués ci-dessus.

                Bien qu’électricien de formation et même à l’origine spécialisé dans la construction des moteurs électriques et des transfos, je vois mal un développement à grande échelle du véhicule électrique à cause des infrastructures nécessaires et des puissances électriques qu’il faudrait mettre en jeu. C’est dommage car le moteur électrique a un excellent rendement et peut fonctionner en récupération d’énergie.

                Une fois que le problème d’autonomie des batteries aura été résolu on se trouvera donc face à ce problème d’infrastructures électriques. Et comme EDF/RTE/ENGIE sont en partie aux mains du privé je vois mal la puissance puissance diriger les opérations.

                La CRE… mon avis n’a pas tellement changé, à la dernière réunion que j’ai eu avec eu avant de partir en retraite je n’ai pas parlé à des électriciens mais à des technocrates.

                Comment je vois le véhicule électrique ? Un véhicule d’appoint à condition que tout le monde n’en possède pas pour les raisons évoquées plus haut.

                On parle des véhicules à hydrogène, ce sera peut-être la solution.

                Vous me direz que je ne prêche pas pour ma paroisse mais bon, je suis technicien, on ne se refait pas.

                • Oui, ce que vous dites semble cohérent et en l’absence d’innovations majeures, la mobilité tout électrique semble compromise.
                  Peut-être dans quelques années, construirons-nous des quartiers ou des villes conçues pour le tout électrique avec les infrastructures qui vont bien ??
                  Mais adapter l’existant va, soit coûter très cher, soit restera marginal.

                  Quant aux véhicules hydrogène, que ce soit en remplacement de l’essence (moteur à explosion à hydrogène) ou en pile à combustible, j’y vois 2 inconvénients majeurs:
                  le premier c’est l’ENORME explosivité de ce gaz qui avec quelques litres seulement peut « satelliser » un véhicule (en cas d’accident ou fuite dans un endroit confiné par exemples) et l’autre
                  c’est la production de cet hydrogène qui se fait soit à partir de l’électrolyse de l’eau, très gourmande en énergie électrique (on en revient aux pbs exposés précédemment) avec un rendement pas très bon de surcroît, soit à partir du reformage du méthane (gaz naturel) et là on en retrouve les problèmes de ressource non inépuisable et non renouvelable ainsi que la production de CO2 inhérente à ce procédé (même si 2 fois moins qu’un moteur à explosion à essence).
                  Le chat se mord toujours la queue!
                  Et temps que l’on aura pas trouvé un moyen pour stocker massivement l’électricité, le chat ne sera pas libéré de sa maladie !

    • Laurent says:

      Bien entendu Que la présentation de Delevoye n’était qu’enfumage. Je pense néanmoins qu’il y avait une sincérité dans sa démarche mais Macron reprendra la main au Final pour ajuster la réforme comme Bon Lui semble. Ce qui m’a le plus marque, c’est la jouissance non dissimulée des statististiciens de Bercy qui état en quasi erection en parlànt du système, puisque c’est l’outil magique pour maîtriser les déficits publics en temps réel,

      • Rodriguez says:

        Moi je pense que derrière une façade de l’homme intègre il n’y avait aucune sincérité dans les propos de Delevoye, tout simplement parce que les termes de la réforme étaient décidés dès le départ et qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu de sa position.
        Les termes de la réforme sont contenus dans des publications déjà anciennes de 2 personnes: Antoine Bozio et Carole Bonnet.
        La véritable mission du soldat Delevoye n’était pas de co-construire un nouveau système avec les citoyens mais de mettre en place des dispositifs anti-incendie pour qu’au moment où la réforme sera dévoilée, la rue ne prenne pas feu.
        Ses consultations n’ont été que de la mise en scène pendant laquelle le soldat Delevoye a déployé une grande inintelligence de communication pour ne rien dévoiler du projet tout en faisant croire le contraire.
        Une fois passées les élections, le soldat Delevoye n’a strictement rien à foutre de l’avis du citoyen.

  13. quand le gouvernement prendra le peuple en pleine face ça redistribuera les cartes , ce ne sont pas les gents du peuple qui sont responsable de la soit disant dette, je travail depuis l age de mes 16 ans , carrière longue, mon dossier retraite m’informe l age de ma retraite a 60 ans et 1 moi , si ma santé ne se dégrade pas plus je compte bien en profiter, je veux bien etre solidaire de part mes impos et cotisation , mais j’espere bien en recuperer un peu quand meme, donner c’est bien mais en profiter c’est un retour de partage .

  14. Les syndicats ont la mémoire courte…

    On leur a déjà fait le coup avec le consultations avant la réforme du droit de travail, comment pouvaient-ils ignorer qu’il en serait de même sur les retraites?

    Bien sur que la démarche Delevoye était de l’enfumage (même si je pense que lui était de bonne foi) alors pourquoi ils y ont participé? Maintenant, à eux d’assumer devant leurs adhérents! C’est trop facile de venir se plaindre maintenant.

    • Rodriguez says:

      Delevoye est à mettre dans le même sac que ses commanditaires. Qui se ressemble s’assemble.
      D’ailleurs c’est peut-être le plus hypocrite de tous.

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