Le moment est d’une incroyable complexité pour les détenteurs de patrimoine qui ne peuvent plus compter sur ce capital acquis pour assurer leur cadre de vie à long terme : Votre patrimoine est menacé à long terme par l’inflation monétaire actuelle qui détruit la monnaie et donc la valeur relative de votre patrimoine.

La situation est d’une gravité exceptionnelle et il n’est pas possible de faire comme si rien n’était en train de se passer ! Les statistiques économiques sont bonnes, pourtant, les signaux faibles s’accumulent et tout indique que nous vivons un moment d’une grande fragilité et pouvons basculer d’un moment à l’autre dans l’inconnue.

La situation est inquiétante et l’effondrement des taux d’intérêt et notamment des taux d’emprunt de l’état Français depuis le début de l’année est le signe d’une situation catastrophique sur le point de se révéler. Vendredi dernier le TEC10 à atteint 0.10% et les banques centrales envisagent maintenant ouvertement une nouvelle politique monétaire pour relancer une croissance économique déjà supérieure à son potentiel de long terme (cf « L’effondrement des taux d’emprunt n’est pas une bonne nouvelle. »).

Cette situation nouvelle doit vous obliger à agir avant qu’il ne soit trop tard. Petit à petit les choses se précisent et vous qui avez la chance de posséder un patrimoine important, vous devez l’utiliser pour vous préparer à cette situation qui semble se préciser. Il est urgent de vous préparer pour cette nouvelle société qui va s’imposer à nous, et vous avez la chance d’avoir un patrimoine qui vous pourrait vous donner le temps nécessaire pour vous adapter.

Votre épargne est en danger et ne vous servira plus à rien. Vous devez impérativement transformer votre épargne, l’utiliser pour investir dans votre capacité de résilience. Le monde est en train de basculer au profit de la construction d’une nouvelle société : Vous êtes les gagnants du système actuel … vous devez investir aujourd’hui pour vous donner les moyens de vous reconstruire dans le système qui arrive. Il ne faut pas se leurrer : Cette persistance de taux d’intérêt proche de zéro est destructrice de la monnaie (et donc de votre cadre de vie et de votre niveau de vie)

Le sujet est celui ci ! Il ne s’agit plus de savoir comment vous allez protéger votre patrimoine ou votre épargne ! Il s’agit de savoir comment vous aller réussir à reconstruire votre cadre de vie et vous assurer un niveau de vie suffisant à long terme ! Vous devez investir dans votre capacité de résilience, afin de résister et conserver votre capacité à reconstruire un cadre de vie pérenne.

 

C’est dans cette dynamique que la gestion de patrimoine ne sert plus à rien comme j’essaie de l’exprimer dans cet article « L’appauvrissement des épargnants engage la mutation de la gestion de patrimoine ! »! Votre gestion de patrimoine ne doit plus être financière ou économique. Votre patrimoine est une chance ! Votre patrimoine doit être source de liberté et de temps. Vous devez donc l’utiliser pour vous libérer le temps qui vous permettra de vous investir dans votre capacité de résilience.

Plus que jamais vous devez vous investir, travailler sur votre capacité à vous adapter à une situation qui évolue très rapidement. Tout le monde sent bien que le monde est en train de nous échapper ; Vous devez l’anticiper et vous en échapper :



Il est peut être temps d’abandonner la course après un éventuel effet de levier en remboursant par anticipation vos crédits immobiliers qui pourraient demain réduire votre liberté. Avoir d’un côté, une épargne abondante sur le fonds euros d’un contrat d’assurance vie … et d’un autre une masse importante de crédit n’est il pas un risque important ? Que se passera t’il lorsque votre épargne ne sera plus disponible et qu’il faudra rembourser votre dette ? Et si vous n’avez pas de dette… il est peut être urgent d’aider vos enfants à rembourser leur crédit immobilier.

L’accumulation de valeur et la recherche d’une valorisation de votre patrimoine ne doit plus être la propriété (lapsus révélateur : Priorité – La propriété ne peut elle être remise en cause ? je le crois – il est facile de forcer à vendre en ruinant son propriétaire ou en organisant l’expropriation pour le bien commun). Vous devez investir dans des actifs dont l’usage permettra d’assurer une valeur à long terme ; Investir dans un actif d’usage, c’est investir, directement ou indirectement, dans un actif dont l’utilité est incontestable ; C’est cet usage qui lui confèrera une valeur quelque soit l’évolution de la conjoncture. L’immobilier et la terre agricole est naturellement un actif d’usage par excellence, mais l’investissement dans la capacité productive de certaines entreprises qui produisent un bien ou service à l’usage incontestable à long terme est également une solution.

Investir dans votre résilience, c’est surtout investir dans votre compétence et celle de votre famille ; Être résilient, c’est travailler sa capacité d’adaptation, sa curiosité qui pourrait être à l’origine d’une sérendipité salvatrice. (Et personnellement, je crois que ce dernier point est le plus important ! « Sérendipité » est le mot le plus important de cet article !!! )

 

Et vous, comment allez vous mobiliser votre patrimoine pour vous préparer à cette société nouvelle que nous construisons ?

ps : et n’oubliez jamais qu « il faut que tout change pour que rien ne change ».

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49 Comments

  1. Bonjour,

    Merci de votre prévenance.
    Cependant, investir dans l’immobilier n’est-il pas contradictoire avec le fait de la bulle immobilière et qui pourrait se dégonfler dans ce « nouveau monde ».

    Je partage votre vision sur investir dans des services ou produits de 1ère nécessité. Mais à mon avis, il ne faut pas investir par la bourse (ou tout tiers) qui potentiellement pourrait disparaître. ne faudrait-il pas investir en direct ?

    Et vous ne parlez pas de l’or que tous les états rapatrient dans leur banque centrale ? Qu’en pensez-vous ?

    En tous les cas, le futur est vraiment incertain et risque de faire des dégâts.

    • Bonjour,

      Tout d’abord, un préalable ! Je n’en sais pas plus que vous. Je sais que je ne sais rien !

      En ce qui concerne l’immobilier ou plus globalement l’investissement dans un actif d’usage, le sujet n’est pas d’espérer un maintien de la valeur de l’actif à long terme… mais de croire que puisqu’il possède un usage incontestable … il aura toujours une valeur car il sera utile mais cette valeur sera probablement nettement plus faible.

      Quant à l’OR, je n’ai pas d’idée. La théorie voudrait qu’il s’agisse d’une valeur refuge ultime, mais, ne faut il pas se méfier des certitudes ?

      Une monnaie doit être reconnue et partagée par tous pour pouvoir s’imposer. L’or est peut être une réserve de valeur à très long terme, mais probablement pas une monnaie d’échange.

  2. Guillaume: Je pense qu’il s’agit du meilleur article que vous n’ayez jamais publié. Vous vous approchez du but qui est celui de se défaire de cette quête de l’accumulation constante (l’Avoir fait le bonheur ou y participe en partie. « J’ai, donc je suis ») vers l’Etre (« je suis, donc je suis »). Et pas n’importe quel « Etre » mais celui connecté aux autres, avec une place importante faîte à la Providence (sérendipité). Bravo d’oser l’aborder.

  3. Très juste, et de tous temps il a fallu s’adapter aux conditions du moment, au lieu de vivre, comme beaucoup, dans les réflexes hérités de la période précédente.
    Concrètement, les babies boomer ont bâti leur aisance sur l’emprunt et l’effet de levier dans une société dynamique et inflationniste.
    Aujourd’hui, il faut savoir que le monde est devenu déflationniste et, en Europe, économiquement récessif.
    Que faire?
    -pour les jeunes diplômés, avoir des perspectives internationales, et surtout pas s’endetter pour 20 ans ou plus dans un achat immobilier à prix délirant dans les grandes villes à la mode.
    -pour tous, avoir le moins de dettes possible
    -si on a de l’argent, acheter sans crédit des biens tangibles, à savoir:
    l’immobilier pour se loger, pour louer dans les zones non spéculatives mais au tissus économique stable, des terres agricoles, des actions solides sur des secteurs indispensables (fuir les banques, les start up…), de l’or.
    Avec tout cela, on ne fera pas fortune, mais on conservera son patrimoine; quant à ceux qui ont des ambitions de réussite financière, ils n’ont pas leur place en France, le mieux pour eux est d’aller voir aux Etats Unis

    • Bonjour
      Vos propositions « ne surtout pas s’endetter sur 20 ans » et « si on a de l’argent, acheter sans crédit des biens tangibles, à savoir l’immobilier » revient-elle à dire « si vous n’avez pas de patrimoine mais de gros revenus (les HENRY de Goldman Sachs: High Earnings but Not Rich Yet) vous ne possèderez jamais d’immobilier, qui pourtant d’après votre propre déclaration semble garantir sécurité et rendement ?

      Ayant 30 ans, avec un foyer au revenu > €150k mais une épargne disponible de seulement €100k (issu d’une famille typique de l’ascenseur social français, que je salue ici), donc pas énorme mais qui aurait paru bon il y a 20 ans, je me pose assez sérieusement la question : sommes-nous vraiment la génération sacrifiée avec ce genre de discours ?

      Merci de vos lumières 😁

  4. Gérard says:

    Excellent article. Par contre d’un point de vue pratique l’idéal serait de disposer d’un peu de temps pour ne pas avoir à prendre le virage trop vite. Avez-vous une idée du timing ?

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Lundi prochain 14h30 😉

      Blague à part … Demain, dans 2 ans, dans 15 ans, telle est la question.

  5. Vous écrivez:
    « La propriété ne peut elle être remise en cause ? je le crois – il est facile de forcer à vendre en ruinant son propriétaire ou en organisant l’expropriation pour le bien commun). Vous devez investir dans des actifs dont l’usage permettra d’assurer une valeur à long terme ; Investir dans un actif d’usage, c’est investir, directement ou indirectement, dans un actif dont l’utilité est incontestable ; C’est cet usage qui lui confèrera une valeur quelque soit l’évolution de la conjoncture. L’immobilier et la terre agricole est naturellement un actif d’usage par excellence, mais l’investissement dans la capacité productive de certaines entreprises qui produisent un bien ou service à l’usage incontestable à long terme est également une solution. »

    Moi aussi, je ne sais (presque) rien mais je sais :
    1) La protection matérielle du droit de propriété se fonde sur les articles 2 et 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée.
    Et donc si, pour une quelconque raison la nécessité publique LEGALEMENT constatée se faisait sentir (ce qui deviendrait une gravité exceptionnelle pour le pays) , rien n’empêcherait aujourd’hui plutôt facilement, de déplacer son patrimoine dans un pays plus sûr, à condition bien-sûr de s’y prendre à temps,

    2) vous ne savez rien, dites-vous, mais vous faîtes une fixation sur l’usage, à chacun de vos articles.
    Mais, au delà des terres agricoles ou équivalent qui valent par leurs supports à la résilience, que vaudra l’usage en cas de crise profonde, que vaudrait l’usage si, à supposer que cela devienne réalité, la propriété devait être bafouée en France, que vaut l’usage quand l’état empile les contraintes et les taxes et impôts, que valait l’usage en URSS, … et j’en passe ?
    A mon avis rien de bien valeureux !

    Pour ma part, je suis plus proche des solutions proposées par MD, ci-dessus, tout en insistant sur une proportions d’or sous forme de pièces, qui contrairement à ce que vous affirmez, peuvent très bien servir d’échange et d’autant plus quand la monnaie fiduciaire ne vaut plus rien (Cf. Argentine ou Vénézuela)

    • Laurent says:

      En économie, de manière atemporelle, ce qui a de la valeur à deux origines : ce qui a un usage et ce qui est rare

      • Certes mais en tant de crise, l’usage ne vaut pas grand chose, il n’y a plus personne pour le rémunérer! (Exemple exagéré: en crise les locataires devenus chômeurs ne paient plus leur loyer)

    • Attention à votre point 1/ car l’état peut devenir votre co-propriétaire
      Cela fait longtemps qu’on en entend parler mais ça se précise chaque année. L’état pourrait vous demander de payer un loyer sur vos biens immobiliers, dont il se déclarera par décret co-propriétaire. Prenez le temps de litre ce très long article sur le sujet : https://reseauinternational.net/letat-pourrait-il-devenir-coproprietaire-de-tous-les-biens-immobiliers-francais/

      Si vous ne voulez ou ne pouvez pas payer, ce loyer impayé viendra année après année augmenter la part de l’état, et sera du à la prochaine transaction immobilière.
      Dans cette logique le patrimoine privé serait nationalisé non par la force mais par l’impôt. La valeur d’usage (liée au droit de propriété) serait alors très fortement impacté.

      • Oui, vous avez raison, l’impôt est une manière indirecte pour l’Etat de s’approprier des biens, notamment immobiliers.
        Mais toutefois, ce qui est fait à une moindre échelle devient un réel problème quand cela touche le plus grand nombre et engendrera forcément des émeutes et révolution, ne serais-ce justement que du fait de contredire la constitution par des procédés malhonnêtes même si légaux.
        Nationaliser la propriété privée, (je ne parle pas des grandes entreprises) n’est pas possible en France en vertu des articles sus nommés de la constitution.

        Bon, maintenant si Mélenchon vient au pouvoir et saccage tout cela, alors ????

    • Patrick D says:

      Personnellement et au vu des dernières lois pondues sur les logements dégradés et insalubres, je sais que la propriété n’est plus un droit inviolable en France.
      Il est facile pour un locataire de dégrader son logement. Si le bailleur n’a pas les moyens de réparer, la mairie fait les travaux à sa place, exige le paiement et mets le logement en liquidation pour se rembourser. Les sociétés HLM achètent à des prix dérisoire, même après travaux, et sont prioritaires pour « favoriser la mixité sociale ».
      Voici comment les bailleurs les plus fragiles peuvent perdre leur logement en moins d’un an et ne rien récupérer de la vente. Et ce n’est qu’un moyen parmi d’autres.
      Vous avez dis « Droit inviolable inscrit dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen » ?

  6. Je suis tout à fait en ligne avec l’idée que le monde change et que les adages d’après-guerre ne vaudront plus forcément dans un avenir proche. Néanmoins, méfions-nous aussi des discours apocalyptiques qui mènent à la sclérose et empêchent toute initiative par panique.
    On parle de l’effondrement depuis 10 ans, et finalement les actifs ont simplement doublé sur cette période. Mon entourage de jeunes trentenaires, cadres mais conscients des problématiques économiques et écologiques, n’aspire qu’à une chose : posséder son appartement dans le centre ville des grandes métropoles mondiales et/ou françaises : Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, même Londres… je ne pense donc pas que votre article soit adapté à ce genre de biens, immobiliers notamment.
    Tant que l’aspiration de ces gens sera là et que la démographie sera sur une pente positive, le prix de ces actifs perdurera car la demande est là pour une offre stable et que la richesse, malheureusement, se concentre et cela ne s’arrêtera pas dans 5 ans, ni même 20 ans.
    J’écoute donc attentivement, en partageant complètement votre constat et votre analyse de facteurs macro-économiques inquiétants, ou plutôt non conventionnels, mais je me méfie des conclusions « livresques » et théoriques déconnectées de la dure réalité d’un monde qui n’en a pas fini avec un modèle non durable de concentration des richesses.

  7. Gérard says:

    Le premier bien d’usage, c’est la monnaie, mais comme me le disait mon banquier “mon pauvre monsieur, aujourd’hui la monnaie ne vaut plus rien !”. D’où ma question, pourquoi rembourser par anticipation un emprunt qui ne vaut que par ce qu’il rapporte, c’est à dire pas grand chose ? Après les annonces de Facebook, le monde risque de se retrouver dans une phase de création monétaire incontrôlable et dans ce cas, l’or me semble le meilleur placement, meilleur que la high-tech.

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Parce que vous avez une épargne dont la valeur peut se dégrader et peut être « bloquée » en application de la loi SAPIN 2.

  8. Serge NUSS Richemond Conseil & Finance says:

    Bonjour à tous, vous avez pu constater que les phases d’excès ne sont jamais teintées du genre de discours que l’on peut lire dans ce forum. Au contraire, elles sont teintées d’irrationalités. Mais aujourd’hui, peut on affirmer que les agents économiques et les investisseurs particuliers sont irrationnels ? Je ne le crois pas. Sans cela, les mêmes qui commentent l’article moqueraient la prudence dont fait preuve Guillaume. Tout le monde est sur ses gardes. Les gérants et financiers compris. Contrairement à l’ère pré-subprime. C’est pour cela que les actifs fluctuent entre bornes, ce qui prouve un attentisme prudent. Et que la chute des actifs risqués est prévue et anticipée par l’ensemble de la communauté. Sauf peut-être l’immobilier professionnel. Donc si chute des marchés il devait y avoir, elle serait progressive grâce notamment à l’administration des marchés par les banques centrales USA, Europe, Chine, Japon qu’aucun trader ne s’amuserait à tenter de battre sur une période prolongée. Que faire dans ce cas ? Faire confiance aux entreprises qui savent s’adapter aux situations fluctuantes de l’économie et des marchés. Contrairement aux hommes politiques. Donc fuir les dettes d’état, pour sûr. Mais parier sur les dettes des entreprises qui commencent pour certaines à battre de la quasi monnaie (Facebook…). Par ailleurs détenir des actions permet aussi de profiter du versement de dividendes (sauf Amazon). Et sur un beaucoup plus long terme, de viser une revalorisation du prix de ses actifs. Mais si cette dernière stratégie est privilégiée, attendre une baisse des cours d’environ 20% avant de se repositionner à l’achat.
    En résumé, acheter d’ores et déjà de la dette d’entreprises en croissance durable. Pour les actions, attendre un repli du S&P500 vers 2 100 puis 1 900 points. Ou acheter des titres de rendement (Total, L’Air Liquide) non cycliques qui ont des variations maîtrisées. Pour ma part, je privilégie les foncières cotées qui rapportent un rendement de 7% en ce moment mais qui peuvent perdre 20 à 30% de leur valeur lorsque les marchés financiers baissent. Sur un horizon de plus de 7 ans, cela vaut tout de même le coup. Surtout avec le PFU qui ne taxe les revenus mobiliers qu’à hauteur de 30% tout compris. Mieux que l’immobilier physique taxé entre 31% pour les moins dotés et jusqu’à 62 % pour les plus aisés. Donc pour un rendement foncier net de 3%, il ne reste que 1,5% en moyenne. Bien moins que les 5% nets des foncières cotées. En 6 ans, on absorbe le risque potentiel de baisse des titres de foncières. En plus on conserve la liquidité journalière des actions cotées. Ce qui n’est bien sûr pas le cas de l’immobilier physique. A vous de jouer maintenant.

    • Merci Serge
      Et quelles sont les foncières cotées que vous suggérez ?

    • Il y a aussi certaines SCPI sur lesquelles les prélèvements sociaux de 17,2% ne s’appliquent pas et qui sont diversifiées sur différentes devises. Je privilégie les SCPI en raison du couple rendement/risque exceptionnel (risque 2 à 4 pour une perf comprise entre 4 et 8%) et la non utilisation du levier de la dette, sauf à faire une souscription à crédit (ce qui est aussi une bonne stratégie). Une foncière c’est plus sport, même si certains fonds comme Immo 21 (gestion 21) prévoient une revalorisation probable dans la durée en raison d’une sous-évaluation volontaire des actifs immo par ceux qui effectuent les évaluations annuelles. Mais attention, les perf passées ne préjugent pas des perf futures, et cette classe d’actif peut aussi s’en prendre plein la gueule le moment venu…

  9. Dans la rubrique comprendre pourquoi la dette gouvernementale détruit en profondeur nos systèmes sociaux et bancaires fondés sur l’épargne, les retraites, la prévoyance…

    [LES NOTES DE BRUNO BERTEZ

    La mère de toutes les bulles, c’est elle

    Selon Jeffrey Gundlach, l’un des meilleurs gestionnaires obligataires du monde, le rendement des bons du Trésor US serait de 6% s’ils n’étaient pas manipulés par la Réserve fédérale.

    Gundlach est l’un des rares à affirmer, comme je le fais, que la vraie bulle, la mère de toutes les bulles, c’est la dette des gouvernements.

    C’est la bulle-mère, celle sur laquelle toutes les autres s’appuient et se nourrissent.

    Cette bulle-mère est systémique. Je veux dire par là qu’elle est soufflée par construction du système ; c’est la pierre angulaire du système bancaire, monétaire et financier. La pierre angulaire de la monnaie de crédit et du système de réserves fractionnaires.

    C’est cette bulle qui a servi à reflater après la crise de 2008 grâce au paradigme bidon du risk-on/risk-off.

    Quand plus rien ne peut produire du crédit, le couple gouvernement/banque centrale le peut encore.

    Je soutiens que l’arsenal des banques centrales et des gouvernements, ce ne sont pas les taux d’intérêts. Non, l’arme suprême qui permet de reporter les crises, c’est l’endettement des gouvernements.

    Tant que les gouvernements pourront augmenter leurs stocks de dettes, les crises finales, terminales, pourront être évitées.

    Ce qui signifie que tant qu’il y aura de la demande pour le papier des gouvernements, on pourra retarder les échéances.

    L’émission de dettes par les gouvernements, c’est le moyen ultime de retarder les échéances. Cependant, cette solution a un prix :
    – Elle détruit à long terme la solvabilité de ces mêmes gouvernements ;
    – elle gaspille des ressources ;
    – elle interdit de remonter les taux ;
    – elle mine la monnaie ;
    – elle détruit en profondeur nos systèmes sociaux et bancaires fondés sur l’épargne, les retraites, la prévoyance.
    Tout se paie

    Rien n’est gratuit dans le monde réel ; tout, absolument tout, se paie.

    Le remède miracle de nos systèmes, c’est la dette gouvernementale… mais de ce remède on abuse sans cesse – et vous savez ce que l’on dit : « On est toujours puni par où l’on pèche. »

    Keynes a découvert que dans les crises, la préférence pour la liquidité augmentait. Les gens thésaurisent ; ils ne veulent pas prendre de risques, ils conservent donc du cash.

    Mais le cash, c’est équivalent aux fonds d’Etat puisque nous sommes en monnaie de crédit.

    Ce crédit, in fine, c’est celui de l’Etat, donc plutôt que d’avoir du cash qui ne rapporte rien, les gros détenteurs de monnaie choisissent de transformer leur cash en fonds d’Etat. Cela fait monter les cours boursiers et baisser les taux.

    Les gouvernements ont donc découvert le mouvement perpétuel, le Graal : quand cela va mal, on recherche le cash et les emprunts d’Etat… et donc on fait baisser les taux, ce qui soutient l’économie.

    Quand cela va bien, en revanche, les marchandises et les biens deviennent plus désirables, la préférence pour la liquidité se réduit, les prix montent, la valeur relative de la monnaie par rapport aux marchandises baisse, l’inflation monte, les fonds d’Etat baissent, les taux montent.

    Le système semble autorégulé.

    « Semble » seulement, car, au fur et à mesure que l’on utilise ce paradigme miraculeux du risk-on/risk-off sans jamais pouvoir en sortir, comme c’est le cas maintenant, on accumule un stock considérable de dettes gouvernementales.

    Cela entraîne un effet de stock et, peu à peu, la masse de dettes accumulée par le gouvernement devient hors de proportion par rapport à toute possibilité de remboursement, c’est-à-dire avec toute possibilité de taxation des citoyens.

    Il y a une limite qui est la solvabilité des gouvernements… limite dont on sait qu’elle sera repoussée par la création, l’impression monétaire, c’est-à-dire la destruction de la monnaie.

    Nous nous rapprochons de ces limites.

    C’est la raison pour laquelle, au fil du temps, on popularise la Théorie monétaire moderne (TMM), la création monétaire directe au profit des gouvernements !

    Le fait que l’on parle de la TMM est le symptôme, le révélateur que l’on se rapproche des limites.]

    • Serge NUSS Richemond Conseil & Finance says:

      Bonjour merci pour votre exposé. Mais que faire dans ce contexte théorique de notre patrimoine financier et immobilier ici et maintenant ? Pour un client « équilibré » c’est à dire visant une performance nette d’inflation de 3% sur un horizon de 7 à 10 ans pour un perte en capital maximale de 15% ? Ce blog n’est pas un forum économique ou monétaire mais un espace de solutions patrimoniales. Donc on attend des solutions applicables svp. Merci d’avance.

      • C’est surtout un espace d’échange dans lequel personne ne détient LA vérité, un espace d’intelligence collective ou chacun peut donner son point de vue sur l’analyse sur les différents sujets qui touchent au patrimoine, à la fois sur le plan pratique que sur le plan économique, social, politique, philosophique. La phase pratique est la conséquence d’idées, de raisonnements auxquels il convient de laisser de la place, non ? Avec ce post, Guillaume n’a pas la prétention de donner une formule magique, mais aborde un sujet autours duquel d’autres peuvent amener leur contribution. A vous de jouer 😉

        • Je n’aurais pas dit mieux, sauf peut-être qu’une formation sérieuse et objective sont vos meilleurs atouts et puis n’oubliez pas quel est votre comportement face au RISQUE ! C’est la base de votre allocation d’actifs en ces temps plutôt mouvementés.

  10. Badtimes says:

    Pour suivre

  11. Guillaume, vous êtes paradoxal avec votre valeur d’usage, car :

    – tout dépend où l’on met le curseur « usage », eh oui..
    – d’autre part, concernant l’agricole, s’il est avéré que c’est un usage fondamental (nourriture) il y a fort à parier que, justement, le plus fort voudra s’en emparer par tous moyens extra-légal, et vous serez dépouillé…..

    Quand les solutions extrêmes pointent leur nez, quelles qu’en soient les causes, l’Histoire a montré que l’on ne peut lutter contre celui qui a la force et le pouvoir de dicter la Loi.

    Nous sommes sur un blog patrimonial ?

    Alors,encore une fois, il n’y a pas que la France et l’Occident ; si vous ne pouvez partir, sentant la menace hypothétique ou réelle,diversifiez vos avoirs,( l’usage avéré a un endroit est relatif ailleurs), il est des communautés où la propriété est respectée, où le rendement reste appréciable et la fiscalité raisonnable, sans oublier la sécurité des personnes où l’on inverse pas les valeurs de préservation de vie….

  12. le mecreant says:

    Investir dans la terre agricole…. le vieux fantasme !!!!!!! C’est incontestablement un très bon placement….. quand on est l’exploitant, sinon a moins d’avoir les capitaux nécessaires et de profiter des l’effet d’aubaine pour atténuer des droits de succession, c’est un gobe douille.
    Je rappelle qu’il y a en france un truc qui s’appelle le statut des baux ruraux qui est d’ordre public, on ne peut donc pas y déroger, et les droits qu’ils confère au preneur sont confiscatoires pour le bailleur qui par exemple devra des indemnités d’évictions sensiblement égales au prix de vente s’il veut récupérer son bien. Ce qu’il ne pourra faire que pour l’exploiter lui même pendant au minimum 9 ans a condition de remplir les conditions de formation nécessaires. Le preneur en fin de carriere peut transmettre son bail a ses héritiers, et le bailleur ne peut s’y opposer, ce qui signifie en clair que le bail de 9 ans peut en faire 90 ou plus. Le loyer est fixé par arrêté préfectoral et l’indice de revalorisation lui aussi obligatoire peut être franchement négatif, avec de la chance vous rajoutez que cette année la c’est vous qui devez rembourser a l’exploitant les réductions de taxes foncières décidées par l’état. Le prix des terres est régulé par l’etat via les Safer pour les terres libres, et pour le marché de la terre louée, le preneur ayant le droit de préemption voire la SAFER en second rang, il achète si il a envie d’acheter et au prix qu’il veut bien payer. Et s’il ne veut, ni partir, ni acheter, c’est cuit pour vous. Quand au rendement qui est déjà très faible, n’oubliez pas qu’il doit être payé par des entreprises (les preneurs) dont les marges sont tellement faibles que les dirigeants se versent en moyenne un salaire de 300 euros par mois Le risque d’insolvabilité est loin d’être hypothétiques.
    Posez vous également la question de savoir pourquoi les pouvoirs publics favorisent de manière plus ou moins occulte l’achat du foncier rural et son portage par des structures dont on ne peut pas sortir en réalité et qui vont bloquer les capitaux pendant des décennies avec une sortie in fine a vil prix.
    Alors oui, pour le bien d’usage, a la condition d’en rester le propriètaire et de pouvoir en user et en abuser a sa guise.

  13. le mecreant says:

    Pour le reste je suis tout a fait de l’avis de Guillaume, il faut « investir dans son propre avenir et celui de ses enfants

  14. Je trouve votre analyse très juste et je partage votre avis sur le fait d’acheter des biens qui seront source de résilience.
    Je m’intéresse d’ailleurs beaucoup aux terres agricoles.
    Avez-vous un retour à nous faire concernant l’achat de ces terres ? Moi j’ai l’impression de me heurter continuellement à la SAFER…
    Merci !

    • Il n’y a pas que les terres agricoles exploitées ou exploitables.
      Préférez les bois et forêts, c’est à priori moins d’emmerdes !

      https://droit-finances.commentcamarche.com/forum/affich-4137290-achat-terrain-agricole-par-un-particulier

    • Il y a aussi les GFV (Groupement Fonciers Viticoles), classe d’actif intéressante car vous pouvez recevoir le rendement annuel sous forme de bouteilles (dotation, équivalent 4-6%) ou en numéraire (entre 1 et 2%). Il est positif chaque année sauf si pas de récolte. Certains GFV se sont très bien valorisés depuis quelques années et vous êtes propriétaires du foncier. Certains que je recommande à certains de mes clients sont en culture bio ou raisonnée, gage d’une faible dépendance aux cochonneries chimiques et d’une bonne adaptabilité des cultures aux particularités de l’environnement local. En plus, il y a des avantages fiscaux (IR, transmission, IFI). Un bon complément aux GFF et au GFA. La valeur d’utilité est bien là 😉

      • Merci à tous les deux pour ces infos 🙂

        • Pour la partie terre agricole, j’aime bien terre de lien : https://terredeliens.org/

          • le mecreant says:

            Excellent… juste un détail, Guillaume: quand on investit, par définition un jour on va vouloir sortir, pouvez vous m’expliquer comment on sort de terre de lien en récupérant ses billes bien sur ? Perso j’ai regardé, des actions dont la cession est soumise a agrément, dont le prix de reprise est décidé par on ne sais qui, mais surement pas l’offre et la demande, et dont le paiement est situé a année N+1 et encore sous réserve que cela ne fasse pas descendre le capital en dessous de X, désolé je suis pas preneur, dans ce cas la je préfère la détention en direct. On est typiquement dans ce que je decrit dans mon commentaire: faire porter le foncier agricole par « les petits porteurs » et on sais tous comment on traite les « petits porteurs » sinon revoir ses classique comme  » le sucre ».

  15. Serge NUSS Richemond Conseil & Finance says:

    Dans le prolongement de mon intervention ci-avant, voici le lien de la lettre de Fidelity qui reprend ce que je commentais plus haut. Tout le monde est sur ses gardes ! Pas de panique. Attendons que les commentateurs sceptiques que nous sommes deviennent optimistes. Là il faudra commencer à se méfier sérieusement.

    https://www.fidelity.fr/static/france/media/pdf/flash-marches/la-lettre-macroeconomique-20190617.pdf?utm_source=marketo&utm_medium=email&utm_campaign=FR_GG_NEWSLETTER_0619_WeeklyNewsletter_HYBRID_&mkt_tok=eyJpIjoiT1RreFltUmtNRGN6WldJMSIsInQiOiJiTFlrMTRwTHNtXC9TdWxmZHBzZ3cxVE9yZHAwSktjcUNnazFXdEduOG5SYjdReTN5Zkd3bVpaYmtmQkFwbDZjcnFJbHEyM2pyZ0RneVBFWGRRZ2o1VzVPbHorTk1jOVpwcXNOeTZFcVV2TTBTWXp4Y1wvczFDRlwvZksyN1p3YUd5TSJ9#355&utm_content=button

    • En effet, le commentaire de Fidelity donne la note: tout est fragile, les tensions sont palpables et tout peut basculer à tout moment. Il est temps de changer de paradigme comme le sous entend le post de Guillaume…

      • Oui, je viens de lire cette note et je la trouve totalement conforme avec l’article écrit hier.

        Serge Nuss semble poser la question du timing : Le bon sens collectif sent bien que les choses ne tournent pas rond … mais tout le monde semble croire que l’on a le temps, que l’on est protégé par on ne sait quoi.

        Malheureusement, l’histoire récente des marchés financiers semble confirmer l’urgence d’anticiper un retrait et une prudence pour les particuliers qui ne seront jamais suffisamment initiés pour s’en sortir indemne.

        Ces périodes sont justement les moments ou les initiés revendent leur papier aux non initiés cupides que sont les particuliers.

        • Serge NUSS Richemond Conseil & Finance says:

          Tout à fait Guillaume, et c’est ce qui se passe en ce moment. Encore une fois, les non initiés cupides dont vous parlez écoutent la presse écrite et TV ou lisent les forums qui tous sans exception, prônent la prudence en ce moment. Vous n’arriverez pas à refiler du papier, même aux non initiés. Sauf peut être des parts de SCPI.

          Selon mon approche contrariante, il ne faut pas désinvestir les positions actions en ce moment. Et encore moins jouer la baisse en vendant à découvert. Les seules stratégies gagnantes sont l’achat sur point bas et revente sur points hauts dans un tunnel de prix. Si vous regardez le « price action » des principaux indices boursiers de grosses capitalisations (S&P500, Eurostoxx 50, Nikkei), vous constaterez que lors d’une baisse significative, il y a toujours et encore des acheteurs. Court terme certes. Il n’y a pas de relais macroéconomiques baissiers suffisants. Et la communication des banques centrales et de Trump vient instantanément calmer les ardeurs haussières ou baissières. C’est cela l’administration des prix par les mains fortes.
          Donc oui, la prudence reste de mise et un jour les prudents auront raison. Mais combien de temps vont-ils tenir en observant anxieusement passer le train de la hausse des cours entretenue par l’argent pas cher ? On connaît la suite. Ils vont tout de même le prendre…. lorsque ce sera le moment d’en descendre. Et ce moment n’est pas encore venu pour les raisons développées plus haut. Tout est affaire de psychologie dans ce métier. En résumé : ne pas vendre ses positions actions qui rapportent toujours un dividende confortable, mais ne pas prendre position non plus. Sauf vers 1 900 points du S&P500 (voir mon commentaire précédent).

          En tous cas, pas de place pour les raisonnements ou théories économiques. Scholes et Merton, tous deux fraîchement nobelisés d’économie, ont contribué activement à la faillite la plus retentissante du hedge fund LTCM en 1998. L’article ci-dessous le rappelle avec concision.

          Le bon sens doit prévaloir et l’écoute psy du marché également. Je dis que le marché n’est pas dans un mode euphorique en ce moment. Sauf peut être pour l’immobilier professionnel en Europe. Notamment les SCPI dont d’ailleurs un contributeur vante dans ce forum les mérites et prône l’effet de levier du crédit pour en acquérir. Mais attention, quand la panique s’installe, il ne faut pas avoir besoin de son argent avant longtemps. En effet, les SCPI n’ont pas pour mission d’assurer la liquidité de leurs parts ni même leur revente. Il faudra trouver une contrepartie soi-même.

          https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/ce-petit-genie-a-perdu-600-milliards_1451995.html

          • Vous parlez de prudence. Sur la route tout le monde voit bien ce que veut dire ce mot. Mais en tant qu’investisseur épargnant quels assertions / actions y mettez-vous ? (à part les actions tangibles)

            • Serge NUSS Richemond Conseil & Finance says:

              Bonjour Michel, si vous lisez mon commentaire plus haut, j’ai décrit précisément mon plan d’investissement : conservez vos actions sans renforcer vos positions existantes. Si vous n’avez rien, n’achetez pas maintenant. Attendez une baisse de 20% des cours des principaux indices. Sauf éventuellement des actions de rendement (Total, Nestlé, L’Air Liquide) et éventuellement des foncières cotées : Unibail Rodamco Westfield, Klépierre, Cegereal, Covivio. On dépasse les 6 à 7% de rendement ! Avec une liquidité journalière. Même avec une chute de 30% des cours, on reste positif après 5 ans. Donc comme toujours, quand on a du temps (comme Buffett)….

              • J’avais bien compris sur les actions, mais le reste : immobilier, assurances, obligations, foncières, vins, vignes, terres,SCPI, pinel, de normandie, etc., etc.

  16. …….On se retrouvera au paradigme blanc……

  17. Bonjour,
    Je ne suis pas expert comme beaucoup d’entre vous sur ce forum, mais j’ai la chance d’avoir acheté de l’immobilier d’entreprise à crédit, maintenant payé. Je continue à acheter à crédit des appartements pour les louer en meublé afin de profiter des taux très bas. Je ne comprends pas votre conseil de rembourser ses credits immobiliers par anticipation maintenant. Si l’on a la chance d’avoir les liquidités disponibles, il me semble plus opportun de les garder et de rassurer son banquier pour continuer à emprunter à des taux historiquement bas. Si la situation devient plus périlleuse et que la monnaie ne vaut plus rien du tout, n’est ce pas là qu’il faut solder son capital restant dû avec de la monnaie de singe ? J’ai l’impression de jouer les candides dans ces discussions très expertes et intéressantes dont certains points m’échappent, je l’avoue. Merci d’avance pour vos retours sur les raisons des remboursements anticipés.

    • Il n’est pas question d’expertise. D’un côté vous avez totalement raison. Nous nous situons dans une prospective de long terme. Aujourd’hui, et c’est une première, le taux d’emprunt de l’état français vient de passer sous le seuil de 0%.

      Cela signifie que l’épargne ne peut plus rémunérer .. et que demain, vous devrez peut être payer pour épargner. Il s’agit d’une forme de taxation de l’épargne.

      En d’autres mots, pourquoi conserver de l’épargne dont le rendement est proche de 0% pour emprunteur à 0.50% ou 1% ?

    • Personnellement, je trouve votre remarque très judicieuse et emprunte de bon sens.

      Et puis, je laisse à la réflexion des lecteurs cette affirmation: Ne vaut-il pas, en cas de crise, devoir de l’argent à son banquier plutôt que d’avoir de l’argent chez son banquier ?

  18. Merci d’avoir bien voulu me répondre. Quand je disais que je n’étais pas expert comme beaucoup d’entre vous, cela était une réflexion qui n’était pas du tout emprunte d’ironie. Votre site est pour moi source de connaissances qui, même si tout ne m’est pas compréhensible, reste un formidable outil d’apprentissage pour un cinquantenaire comme moi qui n’a fait aucunes études. Ma stratégie reste de continuer à utiliser l’effet de levier de l’achat à crédit jusqu’à ce que mes banquiers « calent » et que je les remboursent alors par anticipation ou que je finisse mes derniers achats en cash.
    Merci encore pour toutes ces contributions utiles à mon « édification » relative.Très reconnaissant et bien amicalement,
    Marc

  19. Les espérances des managers de fonds (FMS= Fund Manager Survey) dans la croissance de l’économie US vient de se crasher brutalement à un plus bas historique d’un mois sur l’autre.
    Une baisse de plus de 50%. Article en anglais sur le sujet: https://www.zerohedge.com/news/2019-06-18/stunning-reversal-investors-are-now-most-bearish-financial-crisis

  20. Si la valeur de la monnaie va etre detruite, il ne fait AUCUN sens de rembourser ses emprunts au contraire. On se met un effet de levier max et on achete tous les actifs reels que l’on peut.
    – Actions low beta avec 4/6% de rendement
    – Immo a 6/8%
    – Forets et terres agricoles qui preservent une valeur tangible a LT

  21. Yes John

    Se gaver à crédit tant que c’est possible, la fête n’est pas que pour les gros….

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