Nous le sentons depuis plusieurs mois, et les chiffres semblent le confirmer depuis quelques semaines : La croissance de l’économie ralentie et la récession pourrait être le thème fort de la fin de l’année 2019 et 2020. Une récession n’est pas un évènement catastrophique, c’est au contraire un évènement sain, preuve d’un capitalisme dynamique et capable de s’adapter aux mutations de la société.

La vie économique n’est jamais une ligne droite. Les chefs d’entreprises qui me lisent le savent bien : Ça va, ça vient, c’est l’euphorie un jour puis la déprime le lendemain. L’équilibre se construit progressivement au gré de ces phases de hausse, puis de baisse, obligeant une adaptation permanente pour survivre et anticiper le mouvement.

Être capable de comprendre ce mouvement, ce cycle, est fondamental pour un chef d’entreprise. Être capable de faire le dos rond et de se remettre en question lorsque l’activité se dégrade et investir pour construire la prochaine source de revenus lorsque l’activité se porte bien est fondamental pour réussir. On ne peut jamais croire les choses acquises, et c’est ça qui fait l’intérêt de l’entrepreneuriat.

Pour la vie économique d’un pays, c’est la même chose. Les variations d’activité font parties de la vie économique du pays et il faut être capable de les accepter.

Les récessions sont donc des évènements fondamentaux qui sont au cœur d’un capitalisme dynamique et pérenne. Refuser les récessions et leurs conséquences, c’est détruire le capitalisme et sa capacité à créer de la croissance à long terme. Malheureusement, nous sommes en train de l’apprendre à nos dépends.

La récession est l’occasion de « nettoyer » l’économie de ces excès pour repartir sur de nouvelles bases. La récession est l’occasion de voir disparaître les entreprises non rentables pour que de nouveaux entrepreneurs prennent leur place et inventent quelque chose de nouveau. La récession est indispensable pour la croissance. Sans récession … pas de croissance future.

Malheureusement, comme nous vous l’expliquions déjà dans cet article « Faut-il craindre une récession que nos économies ne pourront supporter ? La tentation destructrice de l’arme politique« , nous ne sommes pas capables d’accepter les conséquences normales de la récession qui se dessine : Politique monétaire expérimentale, endettement massif pour financer une relance inutile, … seront immédiatement activés pour éviter de subir les conséquences pourtant inévitables et vertueuses d’une récession.

En refusant les conséquences de la récession qui arrive, nous ne purgeons pas les excès du cycle haussier et empêchons la croissance future de se construire. Prix de l’immobilier trop élevés, entreprise zombies non rentables qui conservent une part de marché alors qu’elles devraient disparaître, taux d’intérêt trop bas, politique monétaire destructrice de la valeur de la monnaie … sont autant d’excès qui doivent être purgés par la récession.

Une récession est un moment difficile à passer mais tellement important pour celui qui veut repartir sur de nouvelles bases et créer une croissance future. Il faut l’accepter. C’est un mal pour un bien, mais sommes nous capable de l’accepter aujourd’hui en 2019 alors que ne la repoussons depuis 10 ans ? N’est il pas trop tard ?

Depuis 10 ans et la grande crise économique de 2008, nous refusons la récession en repoussant l’inévitable. Accepter les conséquences de la récession aujourd’hui, c’est assumer 10 ans d’accumulation d’excès, 10 ans de dérive monétaire.

Ça risque de secouer ! sauf si nous refusons encore la récession et augmentons encore la fragilité d’une système dont les excès ne seront pas purgés, mais au contraire accentués.

La question est alors de savoir si nous pouvons repousser l’inévitable éternellement ? Si l’économique doit pouvoir être illusionné, le politique et le social le peuvent ils ?

La société ne réclame t’elle pas cette purge que nous offre la récession ? Les citoyens, même s’ils ne se rendent pas compte de ce que cela signifie vraiment, ne réclament ils pas cette purge, ne veut ils pas repartir sur de bonnes nouvelles bases (seront elles meilleures ?, ça c’est un autre sujet) ?

C’est alors que le prétexte écologique et le front populaire écologique prend toute sa part pour engager cette mutation refusée par nos dirigeants mais désirée par la population (cf »En 2020, Face à une politique monétaire nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique. »).

A suivre.

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29 Comments

  1. Encore faudrait il un minimum de courage politique.

  2. « Une récession n’est pas un évènement catastrophique, c’est au contraire un évènement sain, preuve d’un capitalisme dynamique et capable de s’adapter aux mutations de la société. »

    > Des millions de personnes de plus dans la précarité (au mieux à compter les fins de mois, à pas partir en vacances, sauter des repas, finir sans emploi ou à la rue) n’est pas un évènement catastrophique, c’est au contraire un évènement sain, preuve d’un système où les plus riches s’en sortiront tranquilles et s’adapteront aux mutations (??) de la société.

    Merci le capitalisme.

    • Nous sommes d’accord, évidemment. Néanmoins, je crois que les récessions sont indispensables pour renouveler les richesses et donner sa chance à celui qui n’était pas un gagnant du cycle précédent. Les récessions détruisent les fortunes et permettent d’en reconstruire.

      Au lieu de cela, refuser la récession c’est accepter l’immobilisme et l’impossible évolution de ceux qui ne sont pas désignés comme les gagnants d’un système.

  3. Bonjour

    Suivre le débat

    • Tu nous gave avec Ton « suivre le débat « .

      • Michel 2 says:

        Alain est un fidèle lecteur et n’a semblé t- il pas à chaque sujet un avis à donner. Il s’intéresse cependant aux commentaires des uns et des autres, ce qui est à mon sens le reflet d’un esprit ouvert qui veut comprendre et se faire son propre opinion en entendant tous les avis et variantes. Le blog de GF a un grand défaut, c’est que si vous ne laissez pas au moins un commentaire, vous n’etes pas alerté des commentaires des autres! Il me semble qu’il a matière à améliorer cet algorithme. Guillaume si tu me lis !!!

  4. Croissance, récession…..C’est l’ancien monde !
    Il faut revoir le système et commencer par changer et améliorer ce « thermomètre », cet indicateur du vieux monde qui induit en erreur, le PIB.
    Le nouveau PIB devra y intégrer de nouveaux indicateurs tels que la qualité de vie, l’emploi, l’environnement, le social, ect…
    On découvrira alors que la richesse n’est pas là ou l’on croit !

    • Comment vous calculez la production de qualité de vie? Vous voulez uniformiser les sentiments de bien-être?

      • La production de qualité de vie peut s’évaluer selon des ratios prenant en compte les indices de santé de la population, niveau de pollution, nombre d’équipements et d’infrastructures du pays, ect….
        Sur des valeurs factuelles uniformisées au plan mondial.
        Si vous avez le même niveau de revenus et de pouvoir d’achat (disons potentiel d’achat car ce n’est pas un pouvoir d’acheter !), vous préférer vivre à La Rochelle ou à Shanghai ?

        • Cela signifie que par un tour de passe-passe majeur, vous comptez les dépenses de l’état dans le PIB, alors qu’elles sont rendues possibles grâce à la ponction sur le secteur privé.
          Peut-être qu’il faut créer un indice à part?
          Sinon, vous allez faire comme Porcher et Piketty vous allez faire passer les vessies pour des lanternes.

          • Tout cela doit être étudié, il y a des fonctionnaires et de la « matière grise » pour cela.
            Que penser du PIB actuel ou l’Italie et d’autres, en 2014, ont intégré et valorisé de quelques points leur PIB en intégrant l’économie souterraine que représente la drogue, la prostitution et le trafic d’alcools !

    • Badtimes says:

      Comme disait l’autre la richesse ne fait pas le bonheur……..mais y contribue fortement quand même!!

  5. Le problème qui n est pas évoqué , c est l irruption d internet ignorée des crises antérieures –
    Le nombre de pertes d emploi va créer des problèmes qui ne sont pas mentionnés

  6. Michel 2 says:

    « En refusant les conséquences de la récession qui arrive, nous ne purgeons pas les excès du cycle haussier et empêchons la croissance future de se construire. Prix de l’immobilier trop élevés, entreprise zombies non rentables qui conservent une part de marché alors qu’elles devraient disparaître, taux d’intérêt trop bas, politique monétaire destructrice de la valeur de la monnaie … sont autant d’excès qui doivent être purgés par la récession. »

    Plutôt d’accord sur cette assertion et l’article en général avec néanmoins un bémol de taille.
    Nous ne vivons pas un capitalisme sain, libéral, intègre, … mais un capitalisme de CONNIVENCE (ou social-clientélisme pour certains) piloté par l’Etat et beaucoup de nos problèmes de société viennent de là et des imbécillités comme vous l’avez dit, des banques centrales, qui en découlent.

    Tout est expliqué ici:
    https://www.wikiberal.org/wiki/Capitalisme_de_connivence

  7. Michel 2 says:

    Extrait du lien précédent:
    « Le secteur financier a capturé le système politique, ce que l’on a fort bien vu dans la dernière grave crise économique et tout cela a été légalement autorisé par des hommes politiques qui avaient été achetés. Les banquiers et financiers n’ont pas gagné d’argent en mettant leur capital en risque (la base du libéralisme) mais en achetant la complicité des gens au pouvoir, ce qui n’a rien à voir avec le libéralisme et tout avec le social-clientélisme, cette horrible maladie de la démocratie. (Charles Gave)
    L’Europe n’a plus rien de libéral : c’est une prise de pouvoir massive par les grandes entreprises et le « grand gouvernement ». (Nigel Farage) »

  8. Bonjour,
    permettez moi ce commentaires, vos avis font abstraction des investissements verts et responsables (ISR) , qui eux se développent fortement et feront l’économie de demain
    Changeons de paradigme, investissons autrement pour démontrer que les évolutions ont du bon mais que rester au XX siècle ne fera qu’l’illusion

    • Michel 2 says:

      Certes, mais le « déficit » entre l’investissement vert comme vous dites et le moindre investissement du fait d’une taxation/ imposition des Français par exemple (reportable à beaucoup d’autres pays de l’OCDE) se fait au détriment de la croissance et donc de la création de valeur et de l’enrichissement du peuple, d’où une composante importante de la récession.
      Les ISR ont beau se développer (fortement vous dites !), ils ne représentent qu’un pan marginal de l’économie. Leur manque de profitabilité est, malgré tout, que l’on soit d’accord ou pas idéologiquement, un frein à leur développement substantiel.

    • le mecreant says:

      Je crains qu’un investissement ne soit pas « vert et responsable » ce n’est pas son objectif. Un investissement doit être « rentable » point final. le reste c’est du pipeau.
      C’est Sylvain Florac qui disait: « un affaire doit laisser du gras, même peu, mais elle doit laisser du gras.  »
      Apres que l’investisseur fasse des choix qui lui paraissent éthiques, et de nature a influer sur la marche du monde c’est un autre sujet.

      • Michel 2 says:

        Tout à fait d’accord ! Si un investissement ne rapporte pas c’est à très brève échéance la faillite de l’investisseur. Après si cet investissement (et bien d’autres) est subventionné c’est à plus longue échéance la faillite de l’etat, à peu près ce que l’on vit aujourd’hui

  9. Minouche says:

    Moi j’aurais dit « accepter la récession c’est condamné le capitalisme »

    Il faut arrêter de vivre au dessus de nos moyens… Moins consommer et ce contenter de l’essentiel. Stop au superflu

  10. Kote Kote Kote says:

    Mensonges et fond de commerce. La récession n’aura pas lieu.

  11. Misseline says:

    C’est la destruction créatrice de Schumpeter.

    Mais comme le souligne Simon, les victimes de ces cycles sont toujours les mêmes. Quand le riche éternue, c’est le pauvre qui s’enrhume.

    Ca a été acceptable, ça l’est de moins en moins. Les riches sont de plus en plus riches, dans des proportions devenues débiles et insensées.

    La répartition des richesses, c’est ça le problème du capitalisme financier actuel. Pas l’acceptation de la récession.

    Et Dieu sait que je ne suis pas de gauche …

    • Qui décide de la répartition des richesses?
      Le problème du capitalisme financier est qu’il s’agit d’un capitalisme de connivence. Donc d’un capitalisme dans lequel l’état organise le fléchage des capitaux vers les entreprises de son choix.
      C’est peut-être pour cela que vous parlez de répartition des richesses.
      L’état y mettant sa main bien visible et se substituant au destin et à Dieu lui-même ne fait que détruire tout ce qu’il touche.
      Il n’y a pas de destruction créatrice venant de décisions institutionnelles. Il n’y a que destruction.
      C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui.

      • Michel 2 says:

        Ok sur le fond Damien mais je me demande ce que Dieu a faire là dedans !!!

        • Très simple, il a tout à voir dedans puisque le nouveau dieu est l’état. L’état décide du début de la vie, bientôt de la fin de la vie. Il décide de ce qui est bon et mauvais pour les citoyens, il décide même de leur sort.
          C’est marrant que vous posiez cette question car notre état actuel, celui issu de l’idée de la république, s’est bâti en opposition totale avec l’église depuis la séparation de l’église et de l’état. D’où la nouvelle conception de la famille, de la vie et de la mort, et aussi la volonté de se substituer à Dieu. Mais ça ira plus loin. La propriété, l’épargne tels que nous les connaissons sont issus d’une conception ecclésiastique (en plus du droit romain pour la propriété) du mérite.
          Aujourd’hui, l’état remet en cause l’épargne, demain la propriété sur les conseils obscurantistes de Thomas Piketty et de ses sbires.
          Il faudrait faire un essai complet pour faire le tour de la question. Mais vous avez la raison pour laquelle je mentionne Dieu dans mon commentaire.

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