Depuis quelques temps, les perspectives s’assombrissent dans le petit monde du courtage en crédit immobilier. Selon de nombreuses informations concordantes, les banques seraient en train de revoir leur stratégie et l’importance aux courtiers en crédit immobilier pour leur activité de distribution de crédit.
Entre l’excessive faiblesse des taux de crédit immobilier qui détruit la marge des banques et la généralisation des offres d’assurance de prêt en délégation, les banquiers n’ont pas d’autres choix que de réduire les coûts et ce sont les courtiers en crédit immobilier qui voient leur activité menacée.
Selon les HCSF (Haut Commissariat à la Sécurité Financière), dans son dernier rapport sur l’activité du crédit immobilier, « Les marges nettes de ce coût de transformation ainsi estimées oscillent autour de zéro depuis fin 2016. La baisse de la marge brute s’explique principalement par la baisse continue des taux des nouveaux crédits immobiliers accordés aux ménages.
Les banques consentent à accorder des prêts immobiliers malgré la marge nette quasi nulle,car elles espèrent compenser ce manque par la marge positive d’autres activités facilitées par le recrutement de clients à l’occasion de prêts immobiliers, voire par la fourniture d’assurances liées aux prêts (NDLR : Assurance de prêt) ou aux biens financés. Une marge nette temporairement proche de zéro ne remet donc pas en cause en elle-même la pertinence pour les banques françaises d’une activité de prêts à l’habitat mais l’évolution de la tarification peut sembler contradictoire avec les pressions à la baisse observées sur chacune de ces sources de revenu.  »

 
Pour l’instant, cette menace sur l’activité du crédit immobilier prend deux formes  : Pour celles qui ne dénoncent pas les mandats avec les courtiers en crédit immobilier, les banques sont en train de réviser à la baisse les commissions versées aux courtiers en crédit immobilier et deviennent de plus en plus exigeantes quant à l’absence de délégation d’assurance de prêt.
Traditionnellement, votre courtier en crédit immobilier reçoit une double rémunération : Les honoraires que vous lui versez ; puis une commission versée par la banque dont le montant est classiquement de 1% du montant du prêt immobilier. Certaines banques seraient en train d’imposer une baisse de 30% de cette commission banque ou à défaut de couper la relation commerciale avec le courtier.
Ainsi, c’est le modèle économique du courtier en crédit immobilier qui est menacé, tant dans sa rémunération que sa capacité à comparer toutes les offres de crédit immobilier du marché.
Si les banques renoncent à ce canal de distribution, votre courtier n’aura pas une vision globale du marché du crédit immobilier et ne pourra donc plus vous proposer les meilleurs taux !
 
 

Des banques de plus en plus exigeantes sur l’absence de délégation d’assurance de prêt ! Il faut bien amortir le coût du courtier.

Il faut bien payer le courtier en crédit immobilier, la banque exige donc que les prêts octroyés par l’intermédiaire du courtier en crédit immobilier soit synonyme d’une assurance de prêt groupe (plus rentable pour le banquier). Le discours est clair : Si le courtier veut continuer de proposer les offres de telle ou telle banque, il lui faut limiter les délégations d’assurance de prêt.
Bien évidemment, il s’agit d’un discours oral. Pas d’écrit, car ces consignes sont illégales !
Au final, l’obtention d’une délégation d’assurance de prêt semble devenir plus difficile à obtenir lorsqu’un courtier en crédit immobilier intervient dans l’opération. L’intermédiation du courtier en crédit immobilier coute plus cher à la banque, il faut bien trouver le moyen d’amortir ce coût supplémentaire (cf »Le courtier en crédit immobilier est il vraiment utile pour négocier votre emprunt immobilier ? »).
Dans de telles conditions, le recours au courtier en crédit immobilier devient pénalisant pour le candidat emprunteur car ce n’est plus le meilleur moyen d’obtenir les meilleures conditions pour votre crédit immobilier. 
Vous avez probablement intérêt à vous prendre en main, à l’ancienne, en faisant le tour des banques et en imposant votre délégation d’assurance de prêt (cf »Négocier la délégation d’assurance de prêt plutôt que le taux du crédit immobilier doit être votre priorité »).
 
A suivre …

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