Au tout début de cette année 2017, nous vous expliquions dans cet article « Assurance vie : Des rendements proche de zéro en 2017 et même négatifs en 2018 ? » que le rendement réel 2017 de votre contrat d’assurance vie en fonds euros sera proche de zéro.
Alors que l’année 2018 approche, le moment est venu de confirmer la seconde partie de cette article : Le taux de rendement réel 2018 du fonds euros de votre contrat d’assurance vie sera négatif en 2018 ! 
C’est l’euthanasie du rentier qui prend forme à cause les taux d’intérêt réels négatifs. Les taux d’intérêt négatifs ont pour conséquence un transfert de richesse entre les créanciers que sont les épargnants et les débiteurs que sont les emprunteurs structurels (Etats et entreprise principalement). 
 

L’épargnant ne peut que constater la baisse de la valeur relative de son patrimoine au rythme des taux d’intérêt négatifs.

Lorsque le rendement de l’épargne est de 1% net d’impôt alors que l’inflation est de 1.50%… L’épargnant perd 0.5% par année – CQFD –
De manière très pragmatique, il suffit de constater la médiocrité du rendement des fonds euros des contrats d’assurance vie escompté pour 2017 et de la comparer au niveau de l’inflation 2017.
En 2017, le rendement avant impôt et prélèvements sociaux est estimé à 1.48% pour les fonds euros des contrats d’assurance vie, soit 1.22% après les prélèvements sociaux et avant impôt sur le revenu payé uniquement en cas de rachat.
En 2017, l’inflation devrait s’établir à 1.50%.
L’épargnant en fonds euros d’assurance vie est donc victime des taux d’intérêt négatifs et constate la baisse de la valeur relative de son patrimoine. 
En 2018, avec une inflation qui devrait se maintenir proche de son niveau de 2017 (les anticipations BCE sont à 1.20% au moment ou je rédige cet article) et un rendement des fonds euros qui devrait encore baisser, le rendement des fonds euros des contrats d’assurance vie seront à nouveau négatifs pour 2018 !
La question est alors de trouver une solution pour lutter contre les taux d’intérêt négatifs. La réponse classique proposée par la majorité des commerciaux est d’encourager à prendre davantage de risques pour espérer un rendement meilleur. Un tel conseil dont la pertinence est proche de l’incantation consiste simplement à passer de la certitude d’un rendement médiocre… à l’espoir d’un meilleur rendement ! Une seule certitude, l’espoir fait vivre… les commerciaux dont les commissions augmentent. 
De notre côté, nous y voyons qu’une solution : Chercher à diminuer le montant de votre épargne et vous investir véritablement dans la valorisation de votre argent ! (cf »L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard ! »).
Prendre plus de risque pour espérer un meilleur rendement n’est pas une solution pour l’épargnant averse à la volatilité de son capital et sera à l’origine de déconvenues très fortes lors du prochain retournement de la bourse.
 
 

L’emprunteur immobilier se fait rembourser son crédit immobilier par l’inflation.

C’est la deuxième partie de notre conviction. La contrepartie de l’euthanasie de l’épargnant, c’est l’enrichissement de l’emprunteur grâce aux taux d’intérêt excessivement faibles et notamment inférieur au taux d’inflation (cf »Endettez vous pour profiter du retour d’une inflation supérieure au taux de crédit immobilier »).
L’investisseur immobilier qui emprunte à 1.30% sur 20 ans alors que l’inflation est à 1.50% s’enrichit voit baisser le montant réel de ses mensualité de crédit immobilier. Demain, si l’inflation devait sérieusement reprendre, car n’oublions pas que 20 ans de crédit c’est long et qu’il n’es pas certain que les taux restent si bas pendant les 20 prochaines années, l’emprunteur s’enrichirait encore davantage !
C’est une conviction que nous avons partagé avec vous notamment dans cet article « Pour ne pas subir les taux d’intérêt négatifs, il faut s’endetter et investir… » ou encore « Les taux d’intérêt négatifs sont ils la nouvelle euthanasie des rentiers ? ».
Ce gain lié aux taux d’intérêt négatifs n’est il pas de nature à compenser le niveau très élevés des prix de l’immobilier ?
Les investisseurs immobilier, que ce soit pour l’achat de votre résidence principale ou d’un bien locatif, ne feront ils pas un excellent investissement si l’inflation devait durablement se raffermir ? C’est ma conviction !
 
 

Comment l’épargnant peut il placer son épargne pour profiter de l’enrichissement des emprunteurs ?

L’épargnant qui ne peut se muter en investisseur doit donc chercher à épargner dans un actif structurellement emprunteur qui profitera des taux d’intérêt négatifs. La réponse est simple : Investir dans le capital des entreprises qui s’endettent pour investir et pérenniser leur modèle économique. 
Mais attention, l’épargnant devra éviter de placer son argent sur des marchés organisés tels que les actions ou les bourses dont les valorisations sont déformées et excessives par l’abondance des liquidités apportées par les banques centrales.
L’investissement dans les entreprises non cotées doit être une solution même si l’abondance d’épargne à investir fausse également ce marché à l’instar des levées de fonds non raisonnables de certaines startups (cf »La prochaine crise sera celle du capital investissement sur fond de hausse des taux d’intérêt ! »).
Bref, pas simple …

Pour aller plus loin :
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