2.96% de frais de gestion annuels, en moyenne, prélevés par votre assureur dans le cadre de la gestion de votre contrat d’assurance vie en unité de compte actions !

Comment dire ! Presque 3% de frais annuels calculés sur le montant de votre épargne investie sur les marchés financiers, cela signifie que l’unité de compte sur laquelle vous êtes investi doit générer au moins 3% de rendement pour vous assurer le maintient de la valeur de votre épargne ! Toute la plus-value apportée par le gestionnaire de l’OPCVM part dans les frais de gestion et dans sa rémunération !

L’épargnant est une vache à lait !

Ce chiffre est le résultat d’une étude récente réalisée par l’excellent Cyrille CHARTIER-KASTLER et l’équipe de goodvalueformoney. Dans le détail, l’étude révèle que les frais sont composés de :

Des frais de gestion de l’OPCVM dont le montant est fonction de la nature de la gestion :

      • Supports Actions : Frais de gestion courants moyens 2019 : 2,06 % (vs 2,09 % en 2018) ;
      • Supports Obligataires : Frais de gestion fixes moyens 2019 : 0,96 % (vs 1,03 % en 2018)
      • Gestion profilée : Frais de gestion fixes moyens 2019 : 1,45 % (vs 1,45 % en 2018)
      • Gestion flexible : Frais de gestion fixes moyens 2019 : 1,79 % (vs 1,85 % en 2018)
      • Gestion indicielle (ou « trackers ») : Frais de gestion fixes moyens 2019 : 0,35 % (vs 0,36 % en 2018) (mais attention, les offres de trackers sont rares et les trackers souvent proposés dans le cadre d’une gestion profilée ou gestion sous mandat détruisant ainsi l’attrait de ces faibles frais puisqu’il faut y ajouter les frais de ladite gestion).

Des frais de gestion du contrat d’assurance vie dont le montant moyen est de 0.90% par année pour l’épargne investie en unité de compte.

 

Ces frais sont exorbitants et expliquent pourquoi les épargnants ne peuvent véritablement pas tirer un rendement attrayant de leur investissement sur les marchés financiers : Lorsque les marchés baissent, la valeur de leur épargne baisse plus vite du fait de ces frais … et lorsque les marchés montent, la valeur de l’épargne augmente moins vite du fait de ces mêmes frais !

Au final, l’épargnant est une vache à lait qui permet de rémunérer (grassement) tous ces intermédiaires qui se payent sur leur dos. Ces frais, nous les connaissons et nous les dénonçons depuis toujours dès lors qu’ils ne sont pas justifiés. Les frais de gestion des unités de compte des contrats d’assurance vie sont des frais cachés non légitimes (cf »Combien gagne votre banquier / CGPI / courtier sur votre contrat d’assurance vie ? »).

En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’en épargnant dans une unité de compte du contrat d’assurance vie, vous épargnez dans une unité de compte dont la valeur sera fonction de l’évolution du FCP ou OPCVM sous-jacente. Vous n’êtes pas propriétaire de l’OPCVM dans laquelle vous pensez épargner ; Vous n’êtes propriétaire que d’une créance sur la compagnie d’assurance vie dont le montant varie en fonction de l’évolution du FCP.

C’est donc la compagnie d’assurance vie qui est propriétaire des FCP et OPCVM et l’épargnant simple créance de la compagnie d’assurance vie. Mais alors, si c’est la compagnie d’assurance vie qui est propriétaire pourquoi n’investit elle pas dans des parts réservées aux institutionnels dont les frais sont nettement plus faibles que les parts réservées aux particuliers ? C’est un sujet que nous vous détaillions déjà dans cet article « Assurance vie : Les rétrocessions versées aux CGPI, courtiers et compagnies bientôt interdites ? » et qui est au cœur de l’évolution du métier de conseiller en gestion de patrimoine et leur abandon récent de l’indépendance ! (cf »Les CGP ne veulent plus être « indépendant ». Quels conseils peut on attendre d’un CGP non indépendant ?)

 

La fausse révolution des ETF / trackers !

Ces frais de gestion exorbitants sont à la base de l’innovation de ces nouveaux acteurs qui voulaient proposer des unités de comptes dans les contrats d’assurance vie. En effet, face à des gérants qui ne sont pas capables d’apporter de la valeur pour les épargnants (puisque leur valeur ajoutée est absorbée par leur propre frais de gestion – Pourquoi payer des frais de gestion et un gérant dont l’objectif, rarement atteint, est de suivre un indice ? », lest ETF / trackers pouvaient apparaître comme une solution miracle pour bénéficier de la croissance des marchés dividendes réinvestis sans assumer des frais de gestion rédhibitoires !

Malheureusement, au delà des risques spécifique aux ETF et Trackers dont nous aurons la révélation alors qu’il sera trop tard, ces trackers sont souvent proposés dans le cadre d’une gestion pilotée ou gestion sous mandat très onéreuse : ce que l’épargnant économise en épargnant dans des ETF, il le perd en rémunérant la gestion sous mandat ou la gestion pilotée (cf »La gestion pilotée : Arnaque marketing ou stratégie pertinente pour valoriser son épargne ? »). Les frais de gestion seront moindres… mais toujours très élevés puisqu’ils oscilleront entre 1.50% et 2% par an.

1.60% de frais de gestion pour une gestion passive, c’est à dire une gestion automatique, sans conseil, c’est trop ! Beaucoup trop !

 

De surcroît, investir en trackers ne me semble pas être une décision de bon sens ! Les trackers sont contraire à l’idée fondamentale d’un marché dont le juste prix est fixé par la confrontation de l’offre et de la demande. L’excès de trackers dans un marché me semble porteur de risques importants à moyen terme ; Pour le moment, il n’y a aucun problème … jusqu’au jour ou il se révèlera (et il sera alors trop tard). C’est un point de vue important que nous vous proposions dans cet article « Faut il se méfier des ETF par simple principe de précaution et suivre son intuition de bon sens ? ».

 

Ces frais de gestion annuels réduisent l’attrait de l’assurance vie pour valoriser votre épargne.

L’épargnant de long terme pourrait chercher à éviter d’utiliser l’assurance vie pour valoriser son épargne à long terme. Les unités de compte ne sont pas une solution pertinente ; Les frais sont trop importants pour que l’épargnant puisse espérer un rendement attrayant.

Je crois qu’il devient impératif de retrouver le bon sens de l’investissement en bourse qui consiste tout simplement à la détention passive de très long terme (cf »Bourse : Investir avec la véritable « gestion passive » pour tirer profit du dynamisme à long terme des entreprises ?« ).

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78 Comments

  1. Michel says:

    En cherchant, on peut trouver aussi des AV (en ligne) avec des frais inférieurs à 1%. Exemple:

    https://www.monfinancier.com/formulaires/CG_Mon-Financier-Vie.pdf

    • Non, les frais sont les mêmes que sur les autres contrats. Les frais de gestion du contrat d’assurance vie à 0.60% sont dans les standards des contrats internet, mais les frais de gestion des UC (propres à chaque UC) sont les mêmes que pour les autres assureurs.

      • Arrêtez de dire n’importe quoi. Les frais des UC (OPCVM) ne dépendent pas des assureurs. Ils sont les mêmes sur un compte titres par exemple.
        Votre façon de présenter les choses est plus que limite.
        On pourrait même se demander si vous ne pourriez pas être attaqué pour diffamation en voulant faire croire que les frais des UC dépendent des assureurs.

        • Justement, pouvez vous m’expliquer pourquoi les assureurs, institutionnel, préfèrent souscrire des parts dont les frais de gestion sont les plus élevés alors qu’ils pourraient souscrire des parts réservées aux institutionnels ?

          • Commencez par avouer que vous n’êtes pas honnête en disant que ce sont les assureurs qui décident des frais.

            Ensuite, soyez honnête en disant que les ETF peuvent faire de moins bonnes performances qu’un fonds bien gérés et malgré les frais.

            Ensuite reconnaissez que tout le monde n’a pas la capacité à gérer des titres vifs et donc à se prendre un gérant de portefeuille.

            Enfin, reconnaissez que tout travail mérite salaire et que les frais servent à rémunérer un travail.

            Soyez honnête dans votre démarche. Car là, vous ne l’êtes pas du tout.

            • Justement.

              Trouvez vous normal que les courtiers en ligne type boursorama ou fortuneo reçoivent la même retro-commission qu’un CIF qui lui apporterait un conseil à l’épargnant ?

              • Ce n’est pas l’objet de votre article.
                N’essayez pas de biaiser.
                Si vous estimez que les courtiers en ligne touchent des commissions non méritées, vous avez le droit de défendre ce point de vue.
                Mais ce n’est pas du tout le sujet que vous abordez.

            • Olivier says:

              ETF peuvet faire de moins bonnes performances mais ça peut aussi être le contraire, à titre personnelle j’en possède….

              j’ai bien l’intention à terme de fermer tout mes A.V, dont le rendement se fait de toute façon bouffer par les frais de gestion , mettre ça dans un PEA sur des grosses valeurs à faible PER et laissé dormir

              • Polaris says:

                En ce qui concerne les actions européennes, vous avez certainement raison, c’est ce que j’ai moi-meme fait depuis 2 ans. Surtout que le PEA a été rendu encote plus attractif avec la loi PACTE. Mais l’univers d’investissement de l’assurance-vie reste incommensurablement plus large: impossible dans un PEA d’investir sur des actions US, Asie, emergents, sur des obligations, sur de l’immobilier côté ou non côté… Le PFU sur le CTO a bien amélioré l’attractivité fiscale de ce dernier (notamment pour les foncières !), mais l’AV garde un fort intérêt dans la perspective d’un passage au statut de semi-rentier (forte réduction du temps de travail) grâce à son mode de calcul de la plus-value sur les retraits partiels.

  2. Vous êtes le roi du SOPHISME !

    Je laisse le soin à ceux qui savent réfléchir faire la part des choses.
    Je n’oublie pas que chaque contribution à votre blog vous rapporte de l’argent.
    Je dois donc reconnaitre à votre encontre qu’il est astucieux de votre part de soulever des sujets controversés et même carrément sujet à caution afin d’attirer le maximum de réaction et donc de clic rémunérateur. Chacun sa conscience.

    • je ne vois pas le rapport avec le sophisme.
      je ne paye rien quand je lis Guillaume… et la suite pas toujours intéressante non plus…
      s’il est payé au clic, ce que beaucoup de blogueurs font, no soucy, ne répondez pas ici et mettez vous y….. !!

  3. adrien michel says:

    Interessant
    Mais certains contrats, digital vie par exemple, ont une offre de prés de 100 trackers , hors gestion pilotée

  4. Damien says:

    Êtes-vous certains que la somme appartient au promettant (assureur)? Il s’agit d’une stipulation pour autrui.
    Le montant des frais de gestion que vous évoquez me paraît très élevé.

  5. On ne remerciera jamais assez le travail remarquable de Cyrille CHARTIER-KASTLER.

    Au demeurant tout comme un certain type de consommation, ne va t on pas revenir à certains fondamentaux concernant l’investissement boursier, et à défaut, comme le font les Français, abandonner la bourse si pas d’autres modes de détention???

  6. Avez vous comme en 2016, les montant des commissions par fonds (maj 2018/2019) ?
    Avez vous le lien de l’étude Cyrille CHARTIER-KASTLER (pas trouvé sur son site)

  7. Damien says:

    Guillaume, il faut peut-être dire aussi ce que rémunère ces frais. Je pense que les lecteurs doivent comprendre que la réglementation, et donc la sécurité des investisseurs, se paye.
    N’oublions pas qu’il faut rémunérer le Commissaire aux Comptes, les Avocats, le dépositaire de l’OPCVM, et le distributeur. Je veux bien que l’on parle de vache à lait en parlant des investisseurs, mais justement ce sont des investisseurs et pas des consommateurs, ils doivent être mis au courant de l’existence de ces frais (remise du DICI ou du prospectus) mais il ne faut pas basculer du côté de la logique consumériste qui veut que tout soit toujours plus abondant pour toujours moins cher quitte à détruire les producteurs et la production. On ne peut pas tirer les prix vers le bas sans in fine avoir un problème de sécurité ou d’oligopole.
    Les performances sont généralement indiquées net de frais de gestion, c’est ce qui doit compter.

    • Damien says:

      Aussi les frais intrinsèques de gestion.
      D’où l’intérêt de bien choisir son contrat pour que certains frais soient pris en charge directement par la société de gestion.

  8. adnstep says:

    Il n’empêche, à 0,6-0,7% de frais de gestion sur UC, 0 sur le reste, et pas de frais d’entrée, on est loin des 2,96% de frais.

    Et sur mon ancienne AV, c’était 3% de frais d’entrée, sauf promotion ou ça pouvait descendre à 1,5%.

    Bref, j’ai préférer perdre l’antériorité de mon vieux contrat et basculer vers le contrat que cite Michel, avec un peu plus de risques qu’avant, mais beaucoup moins de frais.

    • Non, vous n’y êtes pas. Dans le contrat cité par Michel, les frais de gestion sont :

      – 0.60%, ce sont les frais de gestion de la compagnie sur les UC ;

      +

      – Les frais de gestion de chacune des UC qui sont identiques à tous les autres de la place.

      • adnstep says:

        « – Les frais de gestion de chacune des UC qui sont identiques à tous les autres de la place »

        Donc ce n’est pas un critère de choix.
        Sauf à vouloir trier entre UC pour choisir le meilleur ratio rendement-frais, ce que je n’ai pas le temps de faire, et c’est pourquoi j’en laisse la responsabilité à la société de gestion.

    • Damien says:

      Pouvez-vous indiquer les UC que vous avez choisies?

  9. tarquin says:

    Ha oui tous ces frais voilà pourquoi toutes les AV que j’ai font moins bien en performance que mes placements en actions en direct. J’ai des AV avec différents profils : Prudent, équilibré, dynamique, offensif … toutes des performances inférieures à ma gestion en direct sur actions en pea ou cto et pourtant j’investis uniquement en actions tranquillement avec seulement un peu de bon sens, tout simplement.
    Je vais liquider toutes ces AV et j’en ouvrirai de nouvelles juste avant mes 70 ans et encore seulement si je vois mon espérance de vie en bonne santé fortement diminuer.
    Le seul intérêts de ces AV c’est l’abattement sur les frais de succession.

    • Polaris says:

      Non, l’énorme avantage de l’AV et du contrat de capitalisation, c’est le mode de calcul des plus-values lors des retraits partiels (au prorata des versements) et l’abattement annuel de 4600/9200 € pour l’imposition; en pratique, cela permet de faire des retraits partiels très importants chaque année en ne payant ‘que’ les PS. Pour accéder au statut de semi-rentier et compléter a long terme un revenu à temps partiel, c’est genial.

      • tarquin says:

        Dans un PEA aussi on ne paye que les PS sur les plus-values.
        Avec une gestion directe en actions on obtient 3 à 5% de performance annuelle de mieux que tous ces produits en AV, sur la durée on capitalise largement de quoi payer des impots et rester largement gagnant par rapport aux AV.

  10. adnstep says:

    Mon AV aujourd’hui ne me sert plus guère que comme enveloppe, au cas où.

    Y coller des UC n’est pas une volonté, mais une obligation (30% d’UC mini en l’occurrence).

    • Damien says:

      Dépensez tout, ce n’est important d’avoir de l’argent, il vaut mieux avoir de la dette… jusqu’au jour où cette affirmation n’est plus vraie.

      • Michel says:

        Vous me surprenez Damien, vous avez l’habitude d’être plus raisonné et réaliste !

      • adnstep says:

        On peut avoir les deux : de l’argent et de la dette.

        Quand je parlais d’enveloppe au cas où, je ne voulais pas dire épargne de précaution, mais de prendre date, la fiscalité sur les retraits étant plus douce après 8 ans.

        Mais de plus en plus d’épargnants utilisent l’assurance vie comme un compte d’épargne court terme. Avec un rendement du fonds en euros bien supérieur à d’autres placements court terme (livret A, compte à terme, LDD ..)…

        Rectificatif : il n’y a que 20% d’UC dans mon support, le reste étant deux fonds en euros. Les UC sont réparties sur de nombreux fonds (valeurs moyennes européennes, asiatiques, grandes valeurs, etc.)

        • Michel says:

          Hum, la dette ! sur le front de la dette ça ne s’arrange pas et le FMI s’inquiète parait-il.

          Dette française: l’alerte du FMI
          « Trop élevée », « inquiétante », au point de nécessiter un « effort budgétaire structurel « important: le FMI n’a pas mâché ses mots aujourd’hui pour fustiger une dette française à moyen terme insoutenable selon les experts du Fonds. Un cri d’alarme qui tranche avec l’approche pour le moins « cool  » du gouvernement français sur le sujet. L’élaboration de son budget 2020, actuellement en cours, est en effet loin d’être frappé du même sentiment d’urgence que celui qui taraude le Fonds Monétaire International. Si de nouvelles économies sont à l’étude pour compenser les coûteux cadeaux consentis aux gilets jaunes, il se confirme que les objectifs de réduction de déficit seront moins ambitieux que prévu. la dette publique atteint aujourd’hui 2381 milliards d’euros, et représentera 98,9 % du PIB cette année. Mais en 2020, elle devrait régresser à 98,7 % de ce même PIB. Alors un peu de sang-froid mesdames et messieurs du FMI !

          https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/budget-2020-ce-que-le-gouvernement-prepare-pour-realiser-des-economies-1025848#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=re_redaction-20190603

          • adnstep says:

            Mais non, tout va bien, l’étape 2 du plan quinquennal va être lancée, et vous savez bien que le plan quinquennal, ça fonctionne.

            Ils feront comme d’hab, gel du budget dans les ministères qui ne regimbent pas, à commencer par le Ministère de la Défense.

  11. Sandra says:

    Bonjour,
    Merci pour ces informations intéressantes à prendre en compte pour l’avenir.
    Mais que préconisez-vous pour les AV déjà ouvertes ?
    Faut-il changer le mode de gestion, les allocations ? Ou simplement attendre que les marchés financiers remontent et ainsi « perdre moins » ?
    Merci d’avance.

  12. Sandra says:

    Bonjour,
    Merci pour ces informations intéressantes à prendre en compte pour l’avenir.
    Mais que préconisez-vous pour les AV déjà ouvertes ?
    Faut-il changer le mode de gestion, les allocations ? Ou simplement attendre que les marchés financiers remontent et ainsi « perdre moins » ?
    Merci d’avance.

    • Damien says:

      Prenez contact avec votre conseiller et faites le point sur votre contrat, votre allocation. Assurez-vous de la cohérence de celle-ci avec le contexte économique actuel. Si vous avez un bon conseiller, un bon contrat et de bons FCP et OPCVM, ne vous inquiétez pas des frais.

  13. Polaris says:

    Certes, les frais sur les OPCVM sont souvent élevés; cependant, en choisissant soigneusement sont contrat, il est possible de les réduire très fortement. Mais surtout, ces frais restent très inférieurs à ceux supportés par l’immobilier locatif: 8% de droits de mutation, 3 à 6% de frais d’agence, 1 mois de loyer (voire plus) de taxe d’habitation (soit minimum 12% des loyers) que l’on peut comparer au ‘frais de gestion’ de l’assureur etc. Raison pour laquelle investir dans l’immobilier locatif est également de plus en plus rarement rentable (hors forte plus-value aléatoire à la revente)…

    • adnstep says:

      Voire même 7% de frais d’agence, et la petite mesquinerie supplémentaire de 3,75€ de « frais administratifs », sans doute les timbres des quittances de loyer qu’ils n’envoient plus.

      Nb : vous vouliez sans doute parler de la taxe foncière, pas de la TH ?. Et vous pouvez aussi ajouter les charges, les provisions pour travaux, les honoraires du syndic…

      • Polaris says:

        Oui vous avez raison, je voulais bien entendu parler de la TF.
        En fait, pour ce qui est des frais, on ne fait pas pire que l’immo. Une horreur. Et je n’ose pas imaginer ce qui va se passer lors de la prochaine crise financière si l’Etat, en manque désespéré de fonds, inflige aux propriétaires la fameuse imposition des ‘loyers implicites’…

    • Michel says:

      Un mois de loyer pour la foncière (pas la TH), ça ne fait pas 12% mais 8,33% des loyers !

  14. adnstep says:

    Ah, j’oubliais, les frais de justice quand vous attaquez le promoteur pour malfaçons.

  15. Polaris says:

    Arghh oui, vous avez bien sûr raison.
    [Mode mauvaise foi ON]
    En fait c’est bien 12% car la plupart du temps la TF d’un bien locatif c’est plus près de 1.5 mois de loyer que d’un seul
    [Mode mauvaise foi ON]
    🙂

    • Michel says:

      Certes, mais les mathématiques sont une science exacte … contrairement aux taxes et impôts tous genres 🙂 🙂

  16. adrien michel says:

    Sans compter l’escroquerie du Pinel et consorts où intermediaires et promoteurs se gavent grassement
    Exemple vécue : un logement acheté en Pinel prés de Bergerac se vend 8ans aprés à 60 % du prix d’achat
    Vive l’immobilier locatif

    • Damien says:

      En même temps, que vaut un bien immobilier après 8 ans?
      Vous avez acheté un terrain et une construction. La construction c’est le prix des matériaux et de la main d’oeuvre. Imaginons que vous ayez acheté un bien pour un prix de 200k€.
      Le prix du terrain est estimé à environ 15% soit 30 000 €. La construction fait donc 170 000 €.
      La construction se déprécie dans le temps, le terrain s’apprécie. Pourquoi? Parce-que les matériaux ne sont plus neufs et il y a de plus en plus de constructions donc moins de terrain disponible.
      Admettons que la durée normale d’utilisation de votre immeuble soit de 20 ans.
      Vous faites 170000 / 20 = une dépréciation de 8 500 € par an. Au bout de 8 ans votre dépréciation est de 8 x 8 500 = 68 000 €.
      Vous faites 200 000 – 68 000 = 132 000 €, hors appréciation du terrain. C’est le prix réel de votre bien au bout de 8 ans hors appréciation du terrain, soit 66% de son prix d’acquisition.
      La variable d’ajustement, c’est le jeu de l’offre et de la demande. Une forte demande et le prix augmentera, à l’inverse si la demande est faible, le prix est susceptible de baisser.
      Autrement dit, je ne sais pas quel mythe a été implanté dans la tête des français mais l’immobilier est un pari. Vous pariez trois fois : d’abord sur le fait que vous aurez toujours des locataires, ensuite que ces locataires pourront toujours payer et enfin que la valeur de votre bien va toujours monter.

  17. adnstep says:

    Le coup du loyer pour le proprio n’est pas mal. Le coup de l’accaparation de la valeur du foncier par l’état est pas mal non plus. La note de France stratégie (ex commissariat au plan) est amusante à lire.

  18. thomas says:

    bonjour
    je viens de lire qu’au sujet de l’assurance vie et transmission a un enfant handicapée il y avait des exonérations beaucoup plus avantageuse de parent décédé a un enfant ,
    la question est quel type ou degré d’ handicape est pris en compte ,
    sachant que pour mon propre cas , je travail 25h/semaines dans le cadre de prise en charge par la secu , suite a un infarctus et un emphysème ? Affection de longue durée (ALD) et quel serait les demarches ou document a fournir
    merci de votre reponse
    tres cordialement

  19. C’est vrai que c’est élevé 3% par an, et que le résultat n’est pas là pour beaucoup d’épargnants. Un investissement dans un fonds patrimonial (50% actions, 50% obligations) aura souvent fait moins bien qu’un simple (bon) fonds en euros.
    L’assurance vie en UC est surtout intéressante lorsque l’on a des enjeux de succession importants.

    Concernant les ETF, je n’ai toujours pas compris le point de vue, si ce n’est qu’une intuition (donc pas des faits). Par exemple, selon l’AMF les ETF c’est moins de 5% de la capitalisation boursière (avec la gestion passive hors ETF on est pas beaucoup plus haut). Ça laisse de la marge pour les autres pour définir le prix des actions…

    Par ailleurs, je ne pense vraiment pas que le marché des ETF soit concentré dans les gestion sous mandat de type robo advisor (et 1,6% de frais ça reste mieux que 3%).

    • Damien says:

      Une grande part de mythe entoure les ETF.
      De mon point de vue, 1.60% c’est trop cher pour ce que c’est et par rapport à des fonds classiques dont les frais sont inférieurs.

      • Ca tombe bien les ETF c’est 0,3% de frais (ce sont les robo advisor qui sont à 1,6% – dont les frais d’assurance vie). Où est le mythe ?

        • Damien says:

          0.3% pour une gestion passive, oui pourquoi pas. C’est vrai que si j’ai le choix entre un tracker et un ETF, je choisis l’ETF.
          Mais moi je cherche du résilient, du décorrélé, de la gestion active. Surtout en ce moment.
          Sinon, si vous voulez répliquer un indice, vous acheter 15 titres de l’indice en question. Après, c’est plus compliqué de le faire dans un contrat d’asssurance-vie car il me semble que très peu de contrats proposent l’acquisition de titres.

  20. adnstep says:

    Quelques chiffres sur l’AV en ligne.

    Selon les chiffres disponibles sur le site cBanque, deux leaders se partagent ce marché : Generali avec plus de 13,22 milliards d’euros, et Suravenir (filiale de crédit mutuel arkea) avec 8,6 milliards d’euros. Loin derrière, on retrouve d’autres acteurs comme Spirica, Apicil, Oradéa Vie ou Cardif. Leurs produits sont commercialisés via différents sites, qu’on ne va pas citer, certains confidentiels, d’autres biens connus.

    Quels sont les atouts de ces acteurs ?
    Tous leurs contrats sont sans frais d’entrée, et souvent sans frais d’arbitrage, ils détiennent des fonds en euros très performants, à l’image de Suravenir Opportunités, 2,80 % en 2018, Euro Allocation Long terme de Spirica , 2,90% en 2018 ou encore Netissima de Generali, 2,25 % en 2018. Et ils permettent d’investir sur des centaines d’unités de compte diversifiées et multi-gestionnaires, dans une proportion allant de 20 à 80% de l’AV, selon le niveau de risque que chacun est prêt à prendre.

    L’encours d’AV en ligne ne représente que 20 milliards sur les 1745 milliards d’euros de l’ensemble des contrats en France.

  21. Damien says:

    Et donc quelle est votre conclusion sur les contrats en ligne?

  22. adnstep says:

    Que sur les fonds euros, les frais sont bien moins élevés que sur les contrats habituels, en tout cas pour ceux que je connais.

    Mais que pour le moment, ça reste anecdotique.

  23. Damien says:

    Sur les fonds euros.
    Pourquoi ne pas investir dans l’immobilier à la place? Vous aurez 0.2% de rendement en plus et un capital constitué plus important.
    Sinon pour les investisseurs qui veulent faire mieux que l’immobilier, nous sommes d’accord que les contrats en ligne n’ont pas été faits dans cet objectif là?

  24. adnstep says:

    « Sur les fonds euros »
    Oui, mon objectif principal était de minimiser les frais d’entrée et de gestion au cas où j’aurais du y placer une somme venant de la vente d’un bien immo, en attendant un achat deux ou trois ans plus tard. Vu le rendement du fonds euros, c’est un peu plus rentable qu’un compte à terme. Mon ancienne AV était clairement hors sujet sur ces points, et j’aurais dû changer bien avant, mais on n’a pas toujours le temps de bien penser à l’avenir. Les UC ne sont pas un choix, mais une obligation : toutes les AV en ligne vous obligent à en avoir, ce qui est logique puisque c’est sur cette partie que les gestionnaires de rémunèrent.

    « Pourquoi ne pas investir dans l’immobilier à la place? » Pas à la place, mais oui, j’investis dans l’immo. C’est d’ailleurs ce qui m’avait amené sur ce blog. J’ai déjà un Robien, à revendre en 2021 (fin du crédit et fin des avantages fiscaux). D’une manière générale, je ne veux plus bloquer une grosse somme pendant 12-15 ans alors que les probabilités de PV à la revente sont faibles, que les rendements le sont aussi, et que le risque locatif augmente. Depuis deux ans j’investis donc essentiellement en crowdfunding immobilier, sur des projets qui durent entre 12 et 24 mois, avec des rendements de 7 a 12% bruts selon le risque, et une fiscalité limitée par le PFU (ce sont des revenus mobiliers, on achète des obligations).

    La seule alternative, en immo, ce serait un immeuble de rapport, loué en LMNP, pour des colocs d’entreprise ou à des étudiants (plutôt à leurs parents !), avec certains services, et en assurant moi-même l’essentiel de la gestion. Mais je n’ai aucune idée de la rentabilité que je pourrais en tirer, ou de la façon de ne pas se planter… bref, ce n’est pas mon métier. Mais j’ai deux ans pour y réfléchir ?.

    • Michel says:

      Vous avez aussi les SCPI tels Corum qui fait plus de 6% l’an (hors impôts) ou Novapierre Allemagne avec du 4,5 à 5% net d’impôts allemands et convention avec la France.

      • adnstep says:

        Oui, c’est une autre solution, et ça permet d’échapper à la confiscation fiscale, puisqu’on est protégé par l’accord bilatéral de 1959. C’est une autre voie, plus tranquille question boulot de gestion, mais , comme dit la pub, les performances d’hier… Et puis Novapierre Allemagne est fermée, en ce moment.

        Mais je vais tout de même creuser du côté de l’immeuble de rapport.

        • Michel 2 says:

          Novapierre va ouvrir Novapierre 2, à souscrire avant 1er juillet à 220€ la part. Cette part montera ensuite à 230€ (ou 240) et pourra le cas échéant être reprise à 225€ !

      • Damien says:

        6% l’an c’est très élevé. D’ailleurs, il me semble que pour 2019 ils ont prévu une distribution un peu en-dessous de 5%.

        • Michel says:

          C’est même mieux en 2018 avec 7,28% brut en 2018.

          https://www.primaliance.com/scpi-de-rendement/152-scpi-corum-origin

          • Damien says:

            7.91% pour Corum XL.
            Mais encore une fois, les SCPI sont des placements de diversification.
            Et le rendement paraît bon pour une personne qui a l’illusion de prendre peu de risques ou pas de risques.
            Je préfère mettre ma capacité d’épargne sur PEA+ assurance-vie pour être franc.

            • Michel says:

              Pouvez-vous développer et expliquer en quoi les SCPI sont plus risquées qu’un PEA ?

              • Damien says:

                La liquidité. Si j’investis en SCPI j’en prend pour 5 ans minimum. Ensuite, si je veux revendre mes parts cela se fait en général sur un marché secondaire. Certaines SCPI rachètent les parts.
                Avec un PEA, je peux changer de secteur, je peux moduler mon risque, modifier mon allocation du jour au lendemain. Je peux perdre 20% en raison d’un arbitrage mais je peux aussi gagner 20% avec le même arbitrage. Sur le long terme en revanche je suis quasi-certain de gagner à tous les coups. Tout dépend du temps que j’ai envie d’y consacrer.

              • Damien says:

                Le risque de liquidité est réel, vous pouvez voir la valeur de vos parts baisser, les revenus baisser et ne pas être en mesure de récupérer ces parts pendant des années voire jamais.

                • Michel says:

                  C’est pareil ou quasi avec des actions qu’elles soient en PEA ou pas !
                  Pour ma part les quelques actions que j’ai (boursicotage) avec des arbitrages réguliers m’ont fait perdre plus de 50% en 8 ans alors que mes Corum m’ont fait gagner presque 30% en 4 ans.
                  Les actions sont manipulés à tous niveaux par les zinzins et autres banques et politiques, les SCPI en revanche c’est plus difficile.
                  Donc en résumé entre risques A et risques S, je préfère S et pour l’avenir inchallah !

                  • Damien says:

                    Avec un investissement en 2011, juste en répliquant le Cac vous auriez presque doublé votre capital. Qu’est-ce qui a justifié vos arbitrages?

                    • Michel says:

                      Arbitrages: une part de conseils dans la presse et articles consacrés à la bourse et à l’économie, une part d’intuition et un reste de formations antérieures. J’ai à peu prêt résumé avec 2 impressions désagréables:
                      1) que « quelqu’un » ou » quelque » chose d’influentme suit et mise contre mes choix et
                      2) de subir une manipulation par les pros et élites du secteurs avec robots, trades à la milliseconde, et autres malversations (légales ?).

                      Néanmoins le but premier quand j’ai investi en bourse en direct, c’était avant tout d’apprendre sur la finance, l’économie , le monétaire, ..

                    • Michel says:

                      Certes, c’est toujours facile APRES et avec des SI.
                      En revanche SI, j’avais investi en MAI 2007 sur le CAC 40, j’aurais perdu 15% minimum par rapport à aujourd’hui.
                      Voici une vidéo qui fait craindre sur le (futur) CAC 40 puisqu’il est à l’image des indices américains:

                      https://www.youtube.com/watch?v=fwaAwJN1A0M

                  • Damien says:

                    C’est pour ça que je vous ai demandé si vous étiez conseillé.
                    Au moins vous avez eu le courage de vous lancer.
                    Alors, je ne lis jamais la presse spécialisée.
                    Une chose qui peut être intéressante quand on se lance, c’est de panacher avec des OPCVM. L’avantage des OPCVM est qu’ils peuvent être transparents sur leur politique de gestion.
                    Les entreprises du CAC 40 cherchent toutes la même chose : l’avantage stratégique. Elles ne peuvent donc pas en dire trop dans la presse ou alors elles ont parfois intérêt à donner de fausses pistes.

    • Damien says:

      Dans votre cas, l’assurance-vie est donc un placement d’attente. Il est de ce fait compréhensible que vous minimisiez les frais.
      Pour ce qui est des UC, si les compagnies d’assurance les ont généralisé, ce n’est pas parce-que ça rapporte, mais bel et bien parce-que les taux obligataires ont chuté, mettant en péril le canton en euro. Le fait de généraliser les UC n’est qu’un effet d’aubaine.

      • adnstep says:

        Oui, c’est vrai, d’autant plus que les UC peuvent aussi être des monétaires, pas seulement des fonds actions, et donc limiter quelque peu la prise de risque.

  25. Damien says:

    Combien de temps consacrez-vous à vos comptes-titres?
    Quel type d’actions sélectionnez-vous?
    Commençons par celles que vous ne sélectionnez pas, que ce soit par conviction ou autre.
    Êtes-vous conseillé?

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