Assurance vie et gestion de patrimoine

Ce devrait être le fait marquant 2017 pour votre épargne placée en assurance vie et plus précisément dans le fonds euros. Comme nous vous le présentions dans cet article « Quelle stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ?« , 2017 devrait être la première année de rendement réel négatif pour votre contrat d’assurance vie.

En 2016, le rendement moyen des contrats d’assurance vie devrait être légèrement inférieur à 2%, soit un rendement inférieur à 1.70% net de prélèvement sociaux (et avant paiement de l’impôt sur le revenu qui sera payé en cas de rachat ou retrait partiel). Avec une inflation proche de 0.50% en 2016, le rendement réel de votre contrat d’assurance vie devrait être légèrement supérieur à 1% en 2016.



 

taux de rendement assurance vie depuis 2004

 

 

En 2017, le rendement de votre épargne en assurance vie sera proche de zéro.

En 2017, la situation pourrait être nettement moins favorable pour le rendement réel de votre épargne placée dans le fonds euros de votre contrat d’assurance vie. En effet, avec une inflation anticipée à 1.20% pour l’année 2017 et surtout un rendement moyen qui pourrait encore fondre de 0.3% à 0.5%, le rendement réel de votre assurance vie pourrait devenir nul en 2017.

Avec un rendement moyen anticipée en baisse de 0.40% en 2017 par rapport à 2016, c’est à dire un taux de rendement moyen à 1.60% en 2017, soit 1.35% net de prélèvement sociaux et une inflation proche de 1.20% (chiffre Banque Centrale Européenne), le rendement réel du fonds euros de votre contrat d’assurance vie pourrait être juste au dessus de zéro en 2017.

 

 



 

A partir de 2018 que le rendement réel de votre épargne en fonds euros d’assurance vie pourrait devenir négatif.

La situation pourrait devenir encore plus problématique à partir de 2018.

En effet, selon les anticipations d’inflation de la banque centrale qui annonce une inflation proche de 1.40% en 2018 et 2019, et surtout un rendement moyen du fonds euros qui devrait continuer de chuter pour descendre sous les 1.50% et même 1% net de prélèvements sociaux dès 2018, le rendement réel de votre contrat d’assurance vie pourrait être négatif. 

En 2019 et suivants, le phénomène devrait se poursuivre … et l’épargnant n’aura d’autres choix que de constater l’effritement, lent et régulier, de la valeur réelle de son patrimoine financier.

En d’autres terme, cela signifie que chaque année, la valeur de votre patrimoine baissera, même si en apparence le capital de votre contrat d’assurance vie reste garanti. Et oui, ce seront bien les épargnants en fonds euros d’assurance vie qui paieront les conséquences de la crise financière. 

Nous commençons à percevoir les conséquences des taux d’intérêt réels négatifs que nous vous présentions comme l’euthanasie des rentiers dans cet article « Les taux d’intérêt négatifs sont ils la nouvelle euthanasie des rentiers ?« .

Mais que faire ? Faut il arbitrer votre fonds euros vers des supports plus rémunérateurs (mais spéculatifs) ?

Face à ce constat et à l’appauvrissement de l’épargnant, vous aurez la possibilité de modifier la répartition de votre patrimoine et votre banquier vous proposera surement d’investir sur les marchés financiers via les unités de compte de votre contrat d’assurance vie.

L’épargne garantie ne rapporte plus, il faut prendre des risques pour espérer un meilleur rendement, vous dira il avec l’aplomb du commercial qui doit remplir ces objectifs pour percevoir sa prime. (cf « Le déclin de l’assurance vie est en marche et c’est de la faute des assureurs !« )

Comme nous vous le présentons dans notre article « Quelle stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ?« , vous êtes libre de « jouer au casino » avec votre argent, mais vous ne serez probablement le gagnant de l’histoire (et demandez vous pourquoi, puisque le rendement supérieur semble assuré, la compagnie d’assurance vie préfère que vous portiez le risque).

Bref, l’épargnant qui n’est pas capable d’avoir une vision entrepreneuriale avec son épargne devra se contenter de ce rendement médiocre et observer passivement la baisse de la valeur réelle de son patrimoine financier. Certains réaliseront, à raison, un arbitrage vers le support Euro-croissance pour espérer un meilleur rendement, même s’il ne devrait pas être exceptionnel si le cadre réglementaire n’évolue pas davantage.



Les autres pourront se comporter comme de véritables investisseurs pour essayer de profiter des mutations de la sociétés (cf « Baisse des rendements : Faut il diversifier votre assurance vie vers les unités de compte et la bourse ?« ).

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46 Comments

  1. C’est effectivement un moyen pour rembourser partiellement les dettes contractées par nos « chers » Politiques, mais si et seulement si ils n’empruntent pas plus que les revenus dégagés, ce qui est très mal parti!

    Une autre solution est de consommer son épargne, c’est la mienne.

    Bonne année 🙂

    • D’accord avec Ankou.
      Se faire plumer lentement avec une AV en euros, ou rapidement avec les placements boursiers, ne change rien au final. Autant dépenser en voyages à l’étranger.

  2. Oui c’est genial votre raisonnement !
    Consommez votre épargne car cela va favoriser la demande et donc les prix !
    C’est bon pour les actions ça. …et si en plus il y a de l’inflation. …
    Vous avez raison. …merci Je vais pouvoir garder mon portefeuille actions !????

    Guillaume. Pensez vous que l euro croissance va tirer son épingle du jeu ?
    Bloquer son épargne pour faire moins bien qu’un flexible prudent….
    Tant que l’euro croissance sera faible en encours il sera facile à piloter. Mais eux aussi ils vont acheter des OAT à des taux faibles…qu’ils devront conserver en portefeuille….

    • « Guillaume. Pensez vous que l euro croissance va tirer son épingle du jeu ? ». J’en sais rien. Je sais juste que le fonds euros est un risque systémique et qu’il faut s’en débarasser. Je crois juste que l’euro-croissance est une alternative séduisante pour l’épargnant qui ne souhaitent prendre aucun risque et ne pas s’occuper de son épargne.

      Dans ce contexte d’une épargne garantie, sans risque ni gestion, oui, il me semble être la meilleure épargne. Mais de manière générale, comme je l’explique depuis plusieurs mois, l’épargne est elle la meilleure solution… je ne crois pas.

      • ROLANGD GARNIER says:

        @GUILLAUME
        L’euro croissance présente un inconvénient majeur pour les » un peu moins jeunes » : si vous décédez avant les 8 ans qui à partir de ce moment garantiront votre épargne, votre contrat sera (sauf erreur de ma part) dénoué
        Autrement dit vos enfants paieront le prix fort.
        En règle générale le souhait des souscripteurs d’ AV est d’avoir un petit matelas en cas de coups durs non prévisibles ou d’une opportunité à saisir, mais également la transmission
        S’il était possible de conserver (au choix du bénéficiaire) et au décès du souscripteur les contrats qui n’ont pas atteints les 8 ans, alors oui je prendrais le risque de transformer mes vieux contrats (souscrits avant 91) en euro croissance
        N’y aurait-il pas dans ce sens un texte, une astuce que je ne connaisse pas ?

  3. Vous pouvez investir une partie sur des Scpi de bureaux qui offrent un rendement certain depuis des années .un ancien assureur vie

  4. Est-ce le cas de tous les supports Euros ? Ma mère a une assurance vie avec des supports Euros souscrit dans les années 90 qui continue à rapporter du 3,6%/an (avant prélèvement sociaux, mais nets des frais de gestion). Comme c’est un mono-support, et avec tous ces messages alarmants que je vois partout sur les supports Euros, j’avais pensé à lui proposer de le « fourgousser », mais l’assureur me l’a déconseillé, me disant que c’était un rendement garanti et que le Fourgous me ferait perdre cette garantie.

    • jean claude says:

      c’est de l’or en barre à conserver à mon avis même si Guillaume pense qu’il existe un risque systémique sur les fonds euros

  5. Bonjour
    Il est effectivement possible de trouver des vieux contrats qui ont encore des taux garantis.
    Tant que ça dure….à conserver !

  6. P'titlouis says:

    N’en déplaise à Guillaume, avec une inflation à 2 chiffres dan les années 80 l’assura,ce-vie a déjà eu des taux de rendements réels négatifs….mais excusons-le il n’était pas né ! ;-)))

    Pour en revenir à ce jour, pour un CGPI c’est une vraie question, voilà quelques éléments de réflexion :

    – les vieux contrats seront remis en cause par les assureurs car qui peut pertinemment donner du 3,50% ou + avec un portefeuille obligataire « Bâle3 » ? => personne. C’est en ce sens uniquement que le transfert vers l’EuroCroissance à un coté salvateur…pour les compagnies ! Conseil si + de 70 ans : retirer régulièrement pour donation en tous genres et présents d’usage. SI – de 70 ans : diversifier un peu (oblige le retrait car Fourgous non intéressant dans ce cas et Generali par ex le refuse aux clients April….)

    – diversifier, OUI mais dans quoi ?
    Les SCPI ont pour la plupart mangé leur pain blanc. Le risque de moins-value et de liquidité est plutôt devant nous pour les françaises. Quelques unes pourraient encore se montrer stables à 5 ans, privilégier les stratégies européennes et l’investissement dans les locaux innovants. Pour un renta de 3,5% certaines ont un très beau patrimoine Paris intra-muros …à priori + liquide

    Les fonds patrimoniaux : D’Echiquier Patrimoine à H2O Patrimoine en passant par Carmignac patrimoine et Signelà Patrimoine…. Tous les AM ont une fond « Patrimoine ». Ce qu’il y a dedans est très variable. Un choc comme 2008 est le seul révélateur des stratégies. Un choc obligataire (entrainant les actions vers le bas, donc) peut faire perdre jusqu’à 20% sur une année voire 25% à certains : pas vraiment la définition de « Patrimoine » pour nous.
    Nous sommes en permanence en recherche de fonds contrariants et non corrélés pour nos clients un exemple : BF Evolution dont nous aidons la croissance… Une bonne diversification c’est au moins 5 fonds peu corrélés.

    Le prêt aux PME où nous avons acquis un savoir faire reconnu (mais nous en parlerons plus tard)

    Quelques actions « Blue Chips » détenues dans un PEA pendant 15/20 ans avec dividende réinvesti en actions uniquement.

    Pour les plus gros patrimoines :

    – Réfléchir à l’intégration de la société civile de portefeuille (IS) => si plus de fonds euros à quoi sert un contrat de capitalisation ?
    – Se faire faire un fond sur mesure dans un contrat luxembourgeois détenus auprès d’un assureur non français (Dès 300 K€)
    – L’Or dans tous ses états, papier ou physique car en cas de forte correction il jouera le refuge et il y a un très fort décalage entre a demande physique qui augmente régulièrement depuis 4/5 ans et le papier (et donc les cours qui finalement stagnent)
    – fonds de financement de portage immobilier (très sécurisés) EN DIRECT
    – un peu de foncier (Terres agricoles plutôt) EN DIRECTou qq rares Stés dans l’ouest de la France
    – des actifs passion dans la limite de 5-10% du patrimoine : Vin, Art véhicules de collection… EN DIRECT et pas dans les fonds

    Voilà pour ma réponse, laissant libre cours à vos commentaires passionnés ou instruits voire les 2…

    • Deux remarques pour ma part:
      1) […Les SCPI ont pour la plupart mangé leur pain blanc. Le risque de moins-value et de liquidité est plutôt devant nous pour les françaises.]
      Humm…. peut-être mais que pensez-vous des étrangères, notamment en Allemagne où, à priori, il reste un potentiel sur l’immobilier intéressant ?

      2) […L’Or dans tous ses états, papier ou physique car en cas de forte correction il jouera le refuge…]
      Complètement opposé à « L’OR PAPIER » !!!

      et un commentaire (source Monfinancier)

      Assurance-vie : Quand faut-il conserver son vieux contrat… et quand s’en débarrasser ?

      Tout le monde vous le dira : Si l’assurance-vie est une des meilleures niches fiscales, c’est surtout pour sa fiscalité douce sur les rachats au bout de 8 ans. Du coup dès qu’un contrat dépasse 8 ans, on a du mal à le remettre en question et à s’en débarrasser. Pourtant, dans certain cas, c’est la chose la plus sensée. Voici les critères qu’il faut regarder avant de lâcher son vieux contrat.

      1. La performance du contrat

      C’est bien sûr le critère déterminant. Si votre vieux contrat est de très bonne qualité, avec un fonds euros qui rapporte encore plus de 3% par an (net de frais), avec d’autres supports de qualité, des frais bas et pas de frais sur les versements (ou que vous ne comptez pas faire de versements), alors, il n’y a aucune raison de changer de contrat. Conservez-le, et faites-y même d’autres versements si possible.

      Mais si votre contrat est peu performant, alors l’avantage fiscal (la fiscalité douce sur les rachats) ne suffira pas à justifier de le conserver.

      Selon l’ACPR, la moyenne des rendements des fonds en euros en 2015 a été de 2,27% nets de frais de gestion, et 1,92% si on enlève les prélèvements sociaux de 15,5%. Si le rendement de votre contrat est inférieur, il faut envisager de changer.

      Un exemple : Un couple a capitalisé 100 000 euros dans un contrat qui rapporte 1,8% par an, net de frais et de prélèvements sociaux. Les versements sur ce contrat s’élèvent à 82 000 euros et les gains à 18 000 euros. Le contrat a plus de 8 ans. S’ils font un rachat de 50 000 euros, ils ne payeront aucun impôt sur les gains (abattement de 9 200 euros pour un couple).
      Le couple aura alors intérêt à racheter 50 000 euros de son contrat pour le placer dans un contrat sans frais d’entrée qui rapporte 3% par an (net de frais de gestion et de prélèvement sociaux). En effet même s’ils rachètent tout le contrat avant 8 ans, et donc qu’ils subissent une fiscalité lourde (max 35% sur les gains pour les rachats avant 2 ans), la performance du nouveau contrat sera supérieure à celle de l’ancien. Et plus ils conserveront ce nouveau contrat, plus ce sera vrai…

      À savoir : Sur MonFinancier Retraite Vie, notre contrat d’assurance-vie en ligne sans frais d’entrée, le fonds en euros Suravenir Opportunités a servi en 2015 un rendement de 3,60*% nets de frais de gestion en 2015

      2. L’horizon de placement

      Quel que soit votre âge, si votre objectif est de faire fructifier un capital à horizon long terme (>8 ans), par exemple pour la retraite ou pour une acquisition immobilière lointaine, ou tout simplement parce que vous savez que vous n’aurez pas besoin de ce capital d’ici 8 ans, il n’y a aucune raison de vouloir à tout prix conserver un contrat de plus de 8 ans. En effet, votre but est d’avoir un contrat fiscalement avantageux dans 8 ans, pas forcément tout de suite.

      Tout de suite, c’est surtout la performance du contrat qui compte. Dans 8 ans, votre vieux contrat ne sera pas plus avantageux fiscalement, mais il sera toujours aussi peu performant. Dès lors, faire des rachats sur ce contrat (en s’assurant de ne pas payer d’impôt sur le revenu) pour les placer sur un nouveau contrat, peut avoir du sens. À condition de trouver un contrat à zéro frais d’entrée, avec un fonds en euro plus performant et des unités de compte de meilleure qualité et plus diversifiées.

      Et si en plus, on opte pour un contrat de qualité comme MonFinancier Retraite Vie, élu meilleur contrat d’assurance-vie par le magazine Investir, notamment pour ses frais au plancher, ses deux fonds en euros performants, et ses plus de 500 supports éligibles, alors votre vieux contrat fait plus le poids.

      3 L’âge du souscripteur

      Jusqu’aux 70 ans du souscripteur, le capital qu’il a versé dans ses contrats d’assurance-vie , bénéficiera, à son décès, d’un abattement sur les droits de succession de 152 500 euros par bénéficiaire désigné. C’est un avantage successoral très important et on comprend que les épargnants souhaitent en profiter au maximum. Mais tant que vous n’avez pas dépassé les 70 ans, vous pouvez parfaitement « déplacer » 152 500 euros d’un vieux contrat vers un nouveau contrat, sans perdre l’avantage successoral.

      Passés les 70 ans, les assurés ne bénéficient plus de l’abattement de 152 500 euros. Mais ils bénéficient d’un nouvel abattement, de 30 500 euros sur les versements (les gains sont exonérés) sur l’ensemble des bénéficiaires.

      Il ne faut donc pas vous priver de verser 30 500 euros dans un nouveau contrat d’assurance-vie, d’autant que vous avez peut-être des vieux contrats qui ont dépassé les 152 500 euros avec les intérêts et les plus-values. Retirer 30 500 euros sur ces contrats pour les mettre dans un nouveau contrat fait, là encore, beaucoup de sens. Et une raison supplémentaire de choisir un nouveau contrat : Pour ne pas mélanger les anciens abattements et les nouveaux abattements.

      Enfin, si vous avez dépassé les abattements sur les successions, que vous ayez moins de 70 ans (152 500 euros par bénéficiaire) ou plus de 70 ans (30 500 euros sur les versements, les primes sont exonérées) alors vous n’avez plus aucun intérêt à conserver les sommes, au-delà des abattements, dans de vieux contrats d’assurance-vie. Si en plus vos vieux contrats ne sont pas performants, et que vous ne comptez pas faire de retraits dans les 8 ans, alors vous n’avez plus d’excuses pour ne pas ouvrir un nouveau contrat d’assurance-vie, profiter de produits de qualité sans frais d’entrée.

      • P'titlouis says:

        Bonsoir

        Concernant Suravenir Opportunités, je vous joint le dernier CR de gestion : https://www.suravenir.fr/wp-content/uploads/2016/07/Rapport-de-gestion-au-30.06.2016-Suravenir-Opportunit%C3%A9s-3818-17-06.2016.pdf
        Il est évident que cette gestion offensive pourra souffrir en cas de baisse des SCPI. J’aimerai savoir également à quel prix ils ont acheté la dette française 2029 et + (Si c’est au pair, c’est très bien)

        Pour l’Or :
        – pour le scenario « Collapse » rien ne vaut l’Or physique je suis d’accord. Mais tout le monde ne peut en avoir et n’oubliez pas que dans ce scenario l’accès aux coffres détenus dans les banques est rarement assuré…
        – pour les autres scenarii, depuis 2008 l’or papier (Minières Or) ont montré une capacité à performer en période d’incertitude (2016 est à ce titre explicite)

        Concernant les SCPI, le marché allemand est à la mode (Même Primonial y vent après l’avoir critiqué en novembre 2015). A notre sens il y a plus d’opportunités en Europe qu’en France c’est tout. De plus le marché des bines à +10M€ où se concentrent les SCPI est sur-acheté.

        Espérant avoir répond à vos interrogations.

        •  » le marché des bines à +10M€ où se concentrent les SCPI est sur-acheté »

          What is it ?
          Cdlt

          • P'titlouis says:

            Petite faute de ma part : Le marché des biens à +10M€….

            Les grosses SCPI achètent des biens à +de 10M€ surtout, vu leur collecte….

            Elles doivent normalement acheter de manière discriminante, mais ça c’était avant…. Or le responsable des investissements de Perial a quitté la société en partie à cause de cela : il devait acheter, acheter, …..

            Voici pourquoi le rendement des « grosses SCPI » devrait chuter inexorablement dans les prochains trimestres.

            J’espère, @Michel avoir répondu à votre question

  7. ROLANGD GARNIER says:

    @P’titlouis
    Peut-on vous joindre ?

  8. @Guillaume

    Nous en sommes à la boule de cristal.

    Pourquoi pas un prochain post avec comme titre ronflant du genre: « Quelle stratégie patrimoniale en cas de Frexit? »

  9. @Ptitlouis Quels sont vos principaux arguments pour le FID Luxembourgeois ?
    (je ne suis pas contre, c’est connaître vos arguments)

    Sinon les fonds patrimonaux sont quand même en général très chargés en frais

    • Mon interrogation sur les fonds patrimoniaux : Considérant les fonds patrimoniaux comme une allocation dynamique entre les différentes classe d’actif (action, obligation, matière première) normalement en décorrélation. Peut on vraiment croire ces fonds protecteurs si la sortie de crise devait être globale (hausse des taux … et baisse des actions par l’effet de la hausse du taux d’actualisation induit par la hausse des taux par exemple) ?

      Je prépare un billet sur le sujet d’ailleurs.

      • « Peut on vraiment croire ces fonds protecteurs »: Guillaume, je crois qu’il vous faut définitivement abandonner toute idée de « protection ». Investir, c’est intrinsèquement prendre des risques. Accepter la potentialité d’une création de valeur en échange de l’abandon de la protection de son capital. Si on veut un niveau de sécurité élevé, on épargne sur le Livret A, le LDD et le PEL: la rémunération est très modeste, le plafond pas très élevé; la sécurité est celle offerte par l’Etat français (assez élevée, mais pas à toute épreuve; dans un scénario « worst case », l’Etat « pour des raisons d’intérêt supérieur de la Nation » peut décider de venir piocher dans vos comptes). OU le fond euros de certains bons contrats d’AV, qui malgré ce que vous en pensez offre encore une rémunération très correcte, nonobstant bien entendu les risques potentiels sur la liquidité (Sapin 2) et sur la solvabilité de l’assureur en cas de forte hausse des taux: on est donc déjà très loin d’un placement « garanti ». Il y a également la solution de planquer des billets de 100 euros ou des Napoléons dans un coffre fort chez soi, mais outre les (réelles) problématiques de sécurité physique, il y a toujours le risque de perte de valeur du sous-jacent (dévaluation de l’euro, perte de valeur de l’or: ça c’est déjà produit et ça se reproduira). Donc là « impression » de sécurité, mais en réalité, aussi risque élevé de perte en capital. Et puis on a bien sûr toute la palette d’investissements financiers, tangibles (immobilier, terres, matières premières etc) et non tangibles (actions, obligations, titres de dette etc). Là c’est « sans filet », à chacun de voir selon ses inspirations et ses affinités (et l’immobilier français n’est pas pour moi le plus sûr, loin de là; au-delà de sa surévaluation manifeste dont vous avez déjà fait état, la nature physique « immobile », attachée au sol et aux lois françaises, et les transactions très réglementées propres à l’immobilier sont selon moi les caractéristiques essentielles qui en feront le premier actif à être spolié par l’Etat si vraiment les choses tournaient très, mais alors vraiment très mal, ce que je ne souhaite évidemment pas).

    • P'titlouis says:

      Bonsoir Edouard

      Avant le FID la nationalité de l’assureur : nous avons écrit depuis 2010 : pas un français ! La Loi Sapin nous a donné raison.

      Le FID de 300 K€ à 1M € a moins d’intérêt je préfère un FIC (FID collectif à plusieurs clients). Donc ma réponse concerne des fonds de 1M et plus :
      – Trouver un Gérant qui accepte de gérer avec les souhaits du client (Détention longue d’actions avec réinvestissement systématique des dividendes en actions par exemple)
      – reporting mensuel => savoir ce que l’on a VRAIMENT en portefeuille
      – possibilité de piloter au mieux la rémunération du gestionnaire et du conseil (nous ne prenons par exemple pour nous que des FG sur perf positive)
      – Introduire des actifs spéciaux au besoin. (Plus de liberté encore pur les FID de 2,5 M€)
      – apports en devises
      – ….. (éléments complémentaires délivrés à nos clients exclusivement)

      Espérant vous avoir répondu !
      Cordialement

  10. Merci c’est intéressant.
    Qu’entendez vous par actifs « spéciaux » ? (vu que l’intérêt d’un fonds à plus de 1M€ – Soit un FID D – ce n’est pas de mettre que des fonds classiques)

    Cordialement

    • Ptitlouis says:

      Bonsoir Edouard

      J’aurais plaisir à répondre à ce point précis de manière privée.
      Mon mail plus haut.

      PS. Le « ratio poubelle » a rendu bien des services également…..

  11. Une gestion pilotée est pour moi la meilleure chose en Av ; les UC trop de frais et de risques pour les non initiés en bourse.

  12. oui mais regardez les rendements macsf , altaprofit,linxea tout vous ai donné en net de gestion; avoir du 4 à 5 % brut de CSG sur 20 ans me semble l’idéal .

  13. en gestion dynamique bien sur ; ne pas oublier non plus le perp proposé chez certains en gestion libre plus la réduction d’impôts qui va avec ce qui vous fait sur 20 ans un trés trés beau rendement !
    Et aussi comme vous l’aviez dit les ETF qui sont pas mal en UC bien sur.

  14. Bonjour, je comptais ouvrir une assurance vie en ce début d’année.
    Cela vaut il encore le coup ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • Bonjour Fanny,
      A votre place j’attendrais l’après élections (automne) pour faire mon choix d’un nouvel investissement/ placement, avec la question pendante de l’avenir des taux de rendement, dépendant des taux obligataires!

      Cordialement

    • Bonjour Fanny,
      Regardez ces infos, sur le marché Américain qui comme vous le savez sans doute « pilote » l’économie mondiale:

      [Paul Schmelzig, un universitaire d’Harvard, spécialiste de l’histoire financière du XXème siècle écrit:

      Tandis que les taux ont atteint un plus bas historique en 2016, les investisseurs se sont inquiétés que la plus grosse bulle obligataire de l’histoire puisse avoir une fin violente. Les fortes chutes qui ont suivi les élections américaines semblent confirmer leurs craintes.

      En regardant huit siècles de données, il se confirme que le marché haussier de 2016 fut vraiment l’un des plus grands jamais enregistré. L’histoire suggère que le retournement sera provoqué par les fondamentaux de l’inflation et laissera les investisseurs encore plus mal en point qu’après le « massacre obligataire » de 1994.

      Car tout ceci ne serait pas vraiment problématique sans l’endettement maximum des Etats. Du côté des Etats-Unis, la bulle obligataire a pris une incommensurable ampleur

      Voyons simplement les Etats-Unis :

      – Bons du Trésor américain: 19 800 milliards de dollars,
      – Bons municipaux (les collectivités locales américaines): 3 800 milliards de dollars,
      – Crédits hypothécaires: 8 900 milliards de dollars,
      – Obligations d’entreprise: 8 600 milliards de dollars,
      – Obligations des agences fédérales: 2 000 milliards de dollars,
      – Titres de trésorerie du marché monétaire: 2 600 milliards de dollars,
      – Titres de créances adossés à des sous-jacents: 1 300 milliards de dollars

      En tout 47 000 milliards de dollars, rien que pour les Etats-Unis.

      Et en France ? Guillaume Maujean dans Les Echos :

      Aujourd’hui, elle s’élève à plus de 2 100 milliards d’euros. Un sommet. Presque une année des richesses produites en France. Cette montagne, c’est la dette accumulée depuis plus de quarante ans à coups de déficits publics – 70 milliards d’euros de plus prévus en 2017

      Une remontée des rendements sur ces taux aura un coût. Maujean poursuit :

      Mais de quoi faire réfléchir, chaque point d’intérêt en plus représentant des milliards d’euros à payer en plus tout au long du prochain quinquennat.

      Pour l’instant, tout roule encore. La France ou les Etats-Unis empruntent pour pas cher. Mais pour un peu moins bon marché qu’il y a quelques mois.

      Qu’est-ce qui pourrait fragiliser cet indispensable équilibre ?

      Bonne question. Mais la réponse n’est peut-être pas simple. L’inflation peut jouer un grand rôle.

      Ou encore une dégradation de la situation des banques et des Etats de la zone euro qui inquiéterait les investisseurs. Ou encore… si une crise obligataire mondiale se déclenche en raison des volontés protectionnistes de Trump. Les taxes frontalières de Donald Trump pourraient déclencher une crise obligataire mondiale. En effet, le créditisme repose sur le fait que les Américains exportent leurs dettes tandis que Chinois, Mexicains et producteurs de pétrole livrent leurs « babioles ».

      Mais s’ils n’exportent plus (Trump taxant leurs produits), quel intérêt ont-ils d’acheter des Bons du Trésor américain ? A la fin octobre, les détenteurs étrangers de dette américaine ont vendu 315,57 Mds$. Du jamais vu depuis 1978, date de la comptabilité de la Fed.

      Le sort de la bulle de la dette des Etats providence ne tient qu’à cela : l’inflation, la stabilité du système bancaire et l’appétit des pays étrangers pour la dette de ces pays.

      On s’inquiète. Oui, un peu. Mais le système tient comme cela depuis 35 ans. Alors pourquoi pas un an de plus, ou 5, ou 10…???

      Néanmoins, quelques précautions d’usage, juste au cas où …:
      – Dé bancarisation de l’épargne, y compris AV,
      – Surpondération des actifs tangibles avec notamment l’or et l’argent (métal),
      – Actions d’entreprises non endettées et réussissant à accroître et leur chiffre d’affaires et leurs marges et opérant sans subventions sur les marchés les plus concurrentiels possibles.

      A bon entendeur, cordialement

    • Fanny,

      Attention à la confusion ! L’article est intitulé « assurance vie » mais il ne concene que les fonds Euros. Il faut distinguer:
      – l’assurance vie, qui est une enveloppe donnant un cadre juridique et fiscal pour des investissements qui peuvent être des fonds Euros mais aussi d’autres supports.
      – et les fonds Euros à proprement parler

      Si vous souhaitez avoir une assurance vie, les avantages fiscaux étant maximums après 8 ans, vous avez intérêt à en ouvrir une dès que possible pour prendre date ( en choisissant bien), quite à différer vos investissements/versements dessus.
      Un des critères de choix d’une assurance vie étant le nombre de supports offerts.

      Initialement, les assurances vies étaient mono support (elles n’offraient que des supports de type fonds Euros), d’où la confusion entre les deux concepts. Mais maintenant, l’essentiel des offres que vous trouverez sur le marché sont des assurances vie multi support. La plupart interdisent même de tout investir en fonds Euros.

      • Quitte à avoir de l’assurance vie en UC (Unités de Compte), hors antériorité fiscale (donc ouvrir une AV en y mettant quelques centaines d’Euros seulement), vaut mieux à mon avis ouvrir un PEA (choisir des actions comme dit ci-dessus) qui présente/ peut présenter les mêmes supports que les UC des AV avec un avantage fiscal intéressant également sur les + values et dividendes au bout de 5 et 8 ans

        A noter cependant une différence importante, les actions au nominatif, vous en êtes propriétaire, et les AV, ce n’est simplement qu’un contrat avec une banque ou un assureur qui est le seul propriétaire des titres et a une créance envers vous.
        Cordialement

        • « A noter cependant une différence importante, les actions au nominatif, vous en êtes propriétaire, et les AV, ce n’est simplement qu’un contrat avec une banque ou un assureur qui est le seul propriétaire des titres et a une créance envers vous. »

          Ce que vous dites là est fondamental, pas assez mentionné à mon goût dans lémédias, chez les économistes et les professionnels.

          Si la société fait faillite, ses actions ne valent plus tripette
          Si la banque ou l’assurance fait faillite, tous les supports que vous détenez chez elle, les lignes de crédit comme dit Michel, ont du plomb dans l’aile.

          Raison pour laquelle j’ai toujours été débiteur de ces zigotos 🙂

          • Merci ANKOU, esprit, comme toujours très « affûté » .

            Cordialement ….et vraiment désolé de devoir bientôt vous quitter, vous et les autres Freddy, Patrick D, Sven, Alain Lamblard, etc. car j’en ai marre de la censure de Monsieur Guillaume Fonteneau.

        • Le PEA et l’AV (Assurance Vie) sont des enveloppes « fiscales », avec peu de différences quand à ce qu’on mets dedans:
          – Des supports Euros et des UC (équivalent de SICAV ou FCP) dans l’AV, plus rarement des titres vifs (quelques rares contrats proposent la possibilité d’investir en titres vifs);
          – Des titres vifs, des SICAV ou FCP pour le PEA (mais pas de supports Euros)
          La grosse différence entre le PEA et l’AV est la fiscalité :
          – en cas de succession: exonéré pour l’AV pour les versements antérieurs à 70 ans (dans la limite de 152 500€ par bénéficiaire), totalement imposé pour le PEA (avec les règles d’abattement de succession)
          – Fiscalité des gains: exonéré d’impôts sur le revenu et de CSG/CRDS pour le PEA tant qu’on ne retire pas (et retrait imposable uniquement CSG/CRDS après 8 ans), et pour l’AV, gains imposables à 7,5% après abattement de 4600€ après 8 ans.

          En résumé, tout dépend de l’objectif de l’investissement. Une AV peut répondre à un objectif successoral auquel ne répondra pas le PEA.

          • Merci de rappeler les différences entre AV et PEA, mais vous éludez une partie importante de ces 2 placements, objet de mon post précédent: LE RISQUE !
            Et par les temps qui courent, le risque ???????????????

            Cordialement

  15. jean claude says:

    Bonjour Guillaume

    je vous trouve un peu trop généraliste quand vous écrivez:
    En 2016, le rendement moyen des contrats d’assurance vie devrait être légèrement inférieur à 2%, soit un rendement inférieur à 1.70% net de prélèvement sociaux (et avant paiement de l’impôt sur le revenu qui sera payé en cas de rachat ou retrait partiel). Avec une inflation proche de 0.50% en 2016, le rendement réel de votre contrat d’assurance vie devrait être légèrement supérieur à 1% en 2016.
    Il est vrai que quand vous moyennés les AV des banques et des mutuelles vous arrivez à ce résultat.
    En revanche quand vous êtes sélectifs vous vous apercevez que certaines mutuelles qui ne sont pas forcément les plus performantes servent encore en 2016 des taux hors prélèvements sociaux de 2,4% pour la MACSF et de 2,8% pour la GMF.
    Le conseil pertinent que vous devriez surtout donner est de fuir les AV des banques qui servent des taux ridicules

  16. P'titlouis says:

    Vous voulez rester sur votre fonds euros ?
    Demandez un détail du portefeuille de ce dernier. (comme nous l’avons fait plus haut pour Suravenir Opportunités)

    Vous verrez en quoi vous êtes exposé. Sincèrement, certaines analyses ne nous rassurent pas.

    Nous avons fait le consolidé de nos encours au 31/12. Le fond Euro passe sous la barre des 40% pour la première fois depuis 2007 !

    A votre disposition.

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