Lentement, mais surement, les taux d’intérêt augmentent… ou du moins, on ( = les banques centrales ) prépare le monde à une augmentation lente mais certaine des taux d’intérêt long terme. Les taux d’intérêt court terme devraient rester très faibles pour longtemps, mais les taux long terme semblent s’engager dans un nouveau cycle de hausse.

Progressivement, sans que le consensus ne l’admette nous sommes peut être en train de vivre la fin de la bulle obligataire qui peut se terminer que par un krach… On ne peut dégonfler lentement, sans heurt, une bulle spéculative de cette importance.

 

Le fait que personne ne partage l’idée selon laquelle les taux d’intérêt long terme pourraient augmenter rend cette prospective  possible !

N’oubliez pas que la crise ne vient jamais de là ou on l’attend ! JAMAIS : Sinon, elle est anticipée et donc ce n’est pas une crise puisque les acteurs auront eut le temps de s’adapter pour limiter son impact (cf » Rien ne sert de prédire la prochaine crise. Elle n’arrivera pas tant que nous l’attendrons »).

La hausse des taux d’intérêt fait partie de ces crises que personne ne prend au sérieux réellement ! (On peut aimer à ce faire peur… mais on finit toujours par se rassurer en disant que de toute manière, les banques centrales nous sauverons – Sauf que cette fois, ce sont les banques centrales qui organisent cette remontée des taux).

Mais attention, il ne s’agit pas d’anticiper un retour au taux d’intérêt ante 2008, une augmentation rapide de 1% des taux d’intérêt pourrait avoir un impact très fort sur les portefeuilles obligataires … mais aussi sur la valorisation des actions et plus généralement de tous les actifs dont la valeur est subventionnée par ces taux d’intérêt excessivement faible.

Et je dois vous avouer que l’empressement de tous les acteurs à faire sortir les épargnants du fonds euros pour les faire investir sur les marchés actions ne me semble pas être un très bon signe lorsque l’on sait que les épargnants investissent systématiquement au mauvais moment (cf »Résistance ! Cette obsession à détruire l’immobilier et les fonds euros n’est pas saine. »).

 

 

Au moment ou je rédige ces lignes (29/01/2018), le taux de l’OAT 10 ans s’inscrit à 0.93% contre seulement 0.63% au 22/12/2217… Cela représente une hausse des taux d’intérêt de 46% en un peu plus d’un mois.

Prudence! Les taux augmentent bien rapidement, même s’il n’y a rien de très grave pour le moment. Ce sont des mouvements que nous avons connus régulièrement en 2017. Il faut néanmoins surveiller la tendance de long terme ! C’est essentiel !

PS : les lecteurs attentifs sauront prendre du recul. Nous avons déjà attirés votre attention sur le krach obligataire à de nombreuses reprises ces dernières années… et les taux ont continué de baisser. 

 

 

Une hausse des taux d’intérêt serait source de moins-values pour tous les actifs : Obligation, mais aussi actions et immobilier (notamment dans les régions en situation de bulle).

Dans la théorie financière sur lesquelles se base toute l’industrie de la gestion financière, la diversification est la réponse naturelle à une telle situation. En effet, les actifs (action, obligation, immobilier) sont dits décorrélés, cela signifie simplement que lorsque l’un augmente l’autre baisse, et que lorsque l’un baisse, l’autre monte…

Mais, cette théorie de la diversification a t’elle encore un sens au moment ou TOUS les actifs justifient leur valorisation extrêmement élevée par le niveau de taux d’intérêt. C’est une interrogation sur laquelle nous vous avons alerté depuis fin 2015, notamment dans cet article « Faut il remettre en cause la théorie de la diversification du patrimoine pour réduire les risques ? ».

 

 

Une hausse des taux d’intérêt, destructrice de la valeur de tous les actifs ?

Même la banque fédérale américaine semble le penser lorsqu’elle justifie le niveau des cours de bourse par le niveau très bas des taux d’intérêt. Dans un discours de Juin 2017 « Le retour de l’exubérance des marchés actions selon Janet YELLEN. 2017, début d’une bulle pour les actions ? », elle expliquait

« Asset valuations are somewhat rich if you use some traditional metrics like price earnings ratiosbut I wouldn’t try to comment on appropriate valuations, and those ratios oughtto depend on longterm interest rates » 

« La valorisation des actifs est un peu exubérante si vous utilisez les ratios traditionnels comme les PER , mais je ne voudrais pas essayer de faire des commentaires sur les évaluations appropriées, mais ces valorisations sont dépendantes des taux d’intérêt à long terme. »

Depuis Juin 2017, le S&P 500, indice de la bourse américaine a augmenté de plus de 20% ! No comment ! 

 

 

 

Quel placement si la hausse des taux d’intérêt détruit la valeur de tous les actifs ?

Nous sommes donc face à un problème non négligeable : La hausse des taux d’intérêt sera à l’origine de moins-values sur tous les actifs selon les mécanismes traditionnels que nous avons déjà très longuement présentés, notamment dans cet article « Pourquoi la hausse des taux d’intérêt est dangereuse pour votre patrimoine ? » :

Prenons un exemple simpliste à l’extrême ( mais efficace ) pour comprendre le rôle des taux d’intérêt sur la valeur de votre patrimoine.

Un investissement X permet de générer un revenu net de 1000€ par an. Ce revenu est indexé de +1% tous les ans.

En 2008, compte tenu du niveau général des taux d’intérêt, de la prime de risque, les investisseurs exigeaient un rendement de 9% pour investir dans un tel bien. La valeur théorique peut donc être estimée à 12500€.

En 2015, le même investisseur qui exigeait un rendement de 9%, demande un rendement de 3.5%. Les politiques monétaires modifient en profondeur le marché obligataire, le manipulent et nous assistons à un effondrement des taux d’intérêt. Dans ce nouvel environnement de taux d’intérêt, le même bien peut être estimé à 40 000€.

Vous venez de comprendre pourquoi la valeur des actions ou de l’immobilier explose à la hausse en dépit de toute rationalité économique. La valeur des actifs en 2015 est totalement dépendante du niveau général des taux d’intérêt.

 

Quant à la question de la pertinence de l’investissement immobilier, la réponse est complexe :

 

  • Dans d’autres villes, le cycle de hausse des prix de l’immobilier recommence tout doucement depuis 2016 avec presque 8 ans de léthargie. Les prix y sont encore très faibles par rapport au niveau extrêmement bas des taux d’intérêt. L’impact d’une hausse des taux d’intérêt devrait y avoir un impact négligeable puisque les prix recommence tout doucement à augmenter malgré des taux bas depuis 3 ans ; Souvenez vous que fin 2015, nous étions encore à espérer la fin de la baisse des prix de l’immobilier (cf »Vers la fin de la baisse des prix de l’immobilier ? », un article écrit fin 2015)

 

 

 

Mais alors comment placer son argent dans un tel contexte ? Cash is king ?

Mais attention, rien n’est certain ! Il ne s’agit pas d’affirmer que nous sommes à la veille du grand soir d’une nouvelle grande crise.

Cette tentative de hausse des taux long terme sera t’elle un succès, ou un échec source d’une nouvelle baisse dans le prochain mois ? (cf »Stratégie d’investissement 2018 « Marché financier » : La tentative de normalisation ratée ? »)

 

A suivre…




65 Comments

  1. Aujourd’hui, le mieux qu’il y a à faire dans ce contexte de taux bas :
    – emprunter pour acheter de l’immobilier à bas coût, immo direct ou SCPI sachant qu’une hausse des taux en fera diminuer la valeur en raison de l’ajustement de l’offre et de la demande
    – emprunter pour investir directement dans des PME ou pour acheter des fonds de commerce
    – investir sur le marché actions
    – alléger son portefeuille d’obligations

  2. « les actifs (action, obligation, immobilier) sont dits décorrélés, cela signifie simplement que lorsque l’un augmente l’autre baisse, et que lorsque l’un baisse, l’autre monte… »

    Comme vous l’expliquez lorsque les taux obligataires (TO) montent, les actions (A) baissent, c’est logique et pratiquement vrai à chaque fois mais la réciproque ne l’est pas. En mathématiques cela s’écrit:
    TO monte ==> A baisse et non TO A baisse
    ou TO baisse ==> A monte et non TO baisse A monte

    Autrement dit ce sont les obligations et en corollaire les Banques Centrales (composante principale mais pas unique) qui pilotent Mr Le Marché.

    • OlivierSPb says:

      Les taux baissent non pas pour faire plaisir à l’emprunteur mais parce que l’économie ralentit ou parce que l’on est carrément en récession. Que dans ce contexte les actions fassent grise mine, pas très étonnant.
      A l’heure du QE, les BC pilotent effectivement les marchés.

      • Vous avez raison sur l’origine de la hausse ou la baisse des taux. Mon raisonnement s’entendait en aval du votre. Cdlt

        • OlivierSPb says:

          Une baisse des taux soutient dans une certaine mesure le cours des actions (Le DR baisse), bon maintenant que cela sorte de la récession ou que cela dope vraiment la croissance, ce n’est pas toujours gagné… Yaka voir le Japon.
          Alors que les marchés ne flambent pas d’enthousiasme, on peut comprendre…

          • La question qui me chiffonne depuis pas mal de temps est « Que vont faire les Banques Centrales de tous ces actifs, ces énormes bilans, rachetés à bon prix pour maintenir les taux bas ? »

            • OlivierSPb says:

              Ce sont pas des bilans mais des obligs.
              Elles vont rien en faire, encaisser les intérêts et attendre l’échéance. Il n’y a qu’à voir la gentille croissance du bénef de la BCE.
              Les seules obligs grecques leur ont rapportés 8 milliards.
              Piloter la BCE c’est jouer au poker menteur avec une quinte flush servie à chaque donne.
              Y’a un boulot pour moi?

    • Ma formule a été tronquée ???
      Voici la vraie formule:

      TO monte ==> A baisse et non TO monte A baisse
      ou TO baisse ==> A monte et non TO baisse baisse A monte

      ==> veut dire implique
      veut dire équivaut ou implique dans les 2 sens

    • OlivierSPb says:

      « décorrélés, cela signifie simplement que lorsque l’un augmente l’autre baisse, et que lorsque l’un baisse, l’autre monte ». NON, ce sont des marchés à corrélation inverse mais ils sont corrélés même si le facteur de corrélation est négatif. Les marchés décorrélés sont quand un marché A varie indépendamment des variations d’un autre marché B.
      Exemple: le CAC 40 et le prix du saucisson. Ou le taux de change du Shekel et le cours du porc.
      Et deux marchés faiblement corrélés c’est quand un facteur a un effet modeste sur un autre marché. Exemple, le CAC 40 et le PIB français… 😉

      • Bien sûr, Guillaume voulait probablement dire « corrélés » (dépendant l’un de l’autre) à la place de « décorrélés »

  3. julien bonnetouche says:

    Restons cool !!

    les taux remonteront mais lentement. Déjà Draghi a expliqué qu’ils ne remonteraient pas en 2018.
    Alors bien sûr, les taux long US eux vont monter, mais en parallèle à l’extraordinaire expansion économique qu’ils vont vivre là bas.
    Cela est normal et ne devrait pas être mal pris par les marchés.

    Cela impactera surement un peu les taux 10 ans en Europe petit à petit aussi.

    Alors je dirais que s’il faut éviter quelque chose, ce sont les foncières, qui elles dépendent vraiment des taux.
    Pas d’obligations non plus il n’y a rien à gagner et tout à perdre.

  4. OlivierSPb says:

    je n’y connais rien mais quelle est la VRAIE différence par exemple entre une SIIC comme Unibail-Rodamco qui fait appel à l’endettement bancaire et l’achat d’une SCPI spécialisée dans les bureaux-centres commerciaux à crédit tout ou partiel (A part l’enveloppe)?
    Merci de m’expliquer, je me coucherai moins bête.
    Ps: je suis allé jeter un oeil sur le site rodamco, le levier est modeste 1/3 d’endettement et les conditions sympa: duration 7.4 ans, taux 1.4%.

    • Unibail serait comme une action cotée large cap et la scpi comme du hors cote

      • OlivierSPb says:

        Donc sur le principe pas vraiment de différence. Je suis copropriétaire d’un patrimoine immobilier dont j’attends du rendement? Parce qu’Unibail n’ a pas un vilain rendement (5%).

        • Je l’ai lâchée sur risque de hausse des taux plus pénalisante pour l’endettement contre les financières qui en profiteraient comme Natixis faisant 5% aussi

          • OlivierSPb says:

            Là c’est une autre stratégie. en plus pas sûr que toutes les banques profitent de la hausse des taux. Elles ont fait quand même pas mal de transformation de taux entre le court et le 20 ans+. Je n’ai pas regardé Natixis.
            En tout état de cause si dans les deux cas, je suis copropriétaire d’un patrimoine immobilier avec un rendement qui me plait et un levier qui me convient ce n’est pas demain la veille que je vais acheter des SCPI avec des droits d’ES bien gras et une liquidité pas terrible.

            • julien bonnetouche says:

              Bonjour,
              L’immobilier comme le reste nécessite d’y regarder à deux fois. Tout n’est pas obligatoirement bon.
              Comme nous le savons les taux vont remonter petit à petit, et une hausse de 1% peut faire chuter une foncière de 5% facilement voire 10%
              Les SCPI on effectivement montré qu’en cas de crise ( comme après 1990) le manque de liquidité peut les rendre invendables.
              De plus cela dépend dans quoi elles sont investies : les centres commerciaux, c’est bien beau, mais il fait qu’il y ait des boutiques ouvertes dedans. Et nous en connaissons tous qui sont à moitié fermés.
              Il faut donc se renseigner précisément ( et les renseignements sont parfois durs à obtenir) sur où et quoi ?
              Entre nous si on le peut le mieux est se s’impliquer soi même et d’acheter en nom propre.

              • OlivierSPb says:

                Tout dépend du prix que l’on attache à la liquidité, parce que l’immobilier en direct c’est franchement illiquide…
                Les centres commerciaux effectivement souffrent de la concurrence des Amazon et autres, mais il y en a de bons.
                Mais que ce soit l’immobilier en direct, les SCPI ou les SIIC, il y a certainement de bonnes affaires à faire partout.
                Il n’y a pas de solution-miracle ni de « one size fit all »!

                • julien bonnetouche says:

                  La bonne affaire c’est celle que vous pouvez éventuellement faire vous même en achetant quelque chose de bien placé où vous connaissez le marché, et où vous savez que la demande est forte.
                  Mais ne comptez pas trop sur les gérant de SCPI ou de foncières dont le 1er souci est de vous vendre le produit qu’ils ont en magasin.

                  Quant à la liquidité, c’est quant même l’un des premiers éléments de choix d’un placement. on ne peut le mettre de côté;
                  étant entendu que l’investissement immobilier est moins liquide qu’ une assurance vie par exemple. il est toujours nécessaire d’équilibrer ses investissements.

    • Dans un cas vous faites de la spéculation immobilière dans l’autre vous souhaitez acheter au bon prix en raison du rendement attendu.

  5. Jean Claude says:

    Veuillez excuser mon ignorance , mais le paragraphe ci dessous ne me ^parait pas évident .
    Comment calculez vous pour arriver a ces chiffres ? Merci
    « En 2008, compte tenu du niveau général des taux d’intérêt, de la prime de risque, les investisseurs exigeaient un rendement de 9% pour investir dans un tel bien. La valeur théorique peut donc être estimée à 12500€.En 2015, le même investisseur qui exigeait un rendement de 9%, demande un rendement de 3.5%. Les politiques monétaires modifient en profondeur le marché obligataire, le manipulent et nous assistons à un effondrement des taux d’intérêt. Dans ce nouvel environnement de taux d’intérêt, le même bien peut être estimé à 40 000€. »

    • J’avoue que je n’y ai rien compris également !

    • OlivierSPb says:

      Je ne vois pas à quel post vous faites référence et qui est l’auteur.

    • OlivierSPb says:

      C’est un peu vague. Car GF ne précise pas de quels biens il parle:
      – Si c’est de l’immobilier cela peut se comprendre mais ce n’est pas forcement aussi automatique.
      – Si c’est des obligs, c’est faux. (Quelque soit le rendement vous êtes toujours remboursé 100)
      – Si c’est des actions c’est faux aussi. La valorisation d’une action est très loin de correspondre simplement à un rendement capitalisé.

  6. Jean Claude says:

    Je fais référence a l’exemple ci dessus dans le développement de Guillaume qu’il qualifie de simpliste et efficace . Je suis preneur d’explication puisque c’est la base de son raisonnement .

    • Pour générer un revenu net de 1000 €, il faut 12500 € si placé à 9%.
      12500*0.09=1125
      Moins les 1% de l’investissement soit 125€, on a bien 1000
      Même raisonnement avec 40k

  7. Jean Claude says:

    @ Toto
    Merci , c’était évident , comment n’y ai je pensé !

  8. je vous faisais part d’un article de libé sur la poursuite de la hausse des prix à paris. on m’a dit de me méfier de ce genre d’infos et surtout qui les donnait.
    mais plus de doute, même le respectueux « les echos » confirme ce matin : « Et ça repart ! Les futurs acquéreurs d’un appartement parisien devront se faire à cette idée : ce n’est pas en 2018 que les prix vont commencer à baisser. Certes, la dynamique de la hausse avait quelque peu ralenti à la fin de l’année 2017, mais elle retrouve un nouveau souffle en ce début d’année. Selon le baromètre de l’immobilier de Meilleursagents.com, les prix parisiens dans l’ancien ont augmenté de 1 % en janvier 2018. Les studios et deux-pièces progressent en moyenne de + 0,7 % alors que les 3-pièces et plus font un bond de 1,3 %. »

  9. julien bonnetouche says:

    Concernant le marché parisien, je peux vous donner un élément de température qui date de la semaine dernière et que j’ai suivi de près.

    Un 80m2 800.000€ environ, 11eme république, quasiment pas de défauts, mais 80.000€ de travaux car « en l’ état » comme on dit.

    Le premier et unique jour de visite : 6 offres dont 4 au prix et 1 au comptant.

    Vendu immédiatement.

    • OlivierSPb says:

      C’est effectivement assez curieux. Sauf dans les emplacements exceptionnels, on a l’impression que c’est tout à 10 k€ le m² que ce soit dans le « bon » 17ième (Ternes, Péreire) ou les quartiers plus populaires (Gare du Nord,…) et ce avec travaux ou sans…

      • julien bonnetouche says:

        Quand même , Ternes Péreire , surtout Ternes, c’est à + de 10000€. Sauf peut être si c’est devant les voies de chemin de fer.

        Une chose est curieuse et montre la pression du marché : tout le 11eme est à 10000€/m2 au moins, alors qu’il n’y a rien à voir entre goncourt, belleville d’une part, et république ou bastille Qui sont nettement mieux.
        Les gens achètent le 11eme Point.
        à la limite, le 2eme ou le 3eme à 11000€/m2 environ sont moins chers….

        • OlivierSPb says:

          A 10 k€ et en dessous, par exemple:
          http://www.explorimmo.com/annonce-15058733.html 140 m² 1.448
          http://www.explorimmo.com/annonce-15039903.html 143 m² 1.295
          http://www.explorimmo.com/annonce-15027119.html 148 m² 1.445
          Bon après, il faut voir…

          • julien bonnetouche says:

            Intéressant car cela prouve que les quartiers un peu périphériques des bons arrondissements du 16eme et 17eme ne sont pas encore très demandés.
            Il faut dire aussi que dans ces endroits là il y a beaucoup de grands appartements .
            Et puis 1,5M cela fait une somme quand même !
            On va voir si il y a des « rapatriés  » qui achètent d’ici 1 an ou 2.

            • OlivierSPb says:

              Le nord de la plaine Monceau, un quartier un peu périphérique? Vous y allez un peu fort.
              En tout cas, je préfère cela à 11/12 k€ à Belleville comme cité ci-dessous.

              • julien bonnetouche says:

                Quand je dis quartiers excentrés, c’est certes un peu provocant, mais ce sont des endroits  » bourgeois traditionnels » qui sont un peu morts, ça ne plait pas aux jeunes.
                c’est d’ailleurs le 16eme et le 17eme qui ont connu une désaffection pendant la période 2011/2015 alors que le centre de Paris résistait mieux.
                Ce sera un marqueur important du retour( ou non ) des fortunes si ils redémarrent.

                • OlivierSPb says:

                  C’est vrai que c’est plus BCBG que branché.
                  Mais dès que les « petits jeunes » ont une poussette, ils se mettent à apprécier les larges trottoirs pas trop encombrés!
                  Et les exemples donnés sont plutôt familiaux.
                  C’est un peu petit pour les expats fiscaux.

  10. Pap il y a 15 jours butte chaumont 90m2 850000€ avec 20000 euros rafraîchissant
    Pas sur le parc 1er etage
    Vendu en 24h au prix

  11. La solution a ce problème est d’investir en crypto assets qui sont complètement decorelles des taux d’intérêts et donc du marché action, immobilier et obligation.

  12. Le 11eme republiques est plutot a 11/12000 belleville a 10/11000 et dans le neuf 13/14000 (emerige oberkampf). On parle de moyenne et de prix proposés frais d’agence compris.
    J’ai vendu dans le 17eme excentré proche extérieurs a 8500 un grand appartement. Je cherche sans savoir d’ailleurs si dans trois mois je vais être locataire où racheter mieux placé mais moins grand…

    • julien bonnetouche says:

      ça c’est les prix proposés. le marché était un peu en dessous jusques là. Mais peut être que dans 3 mois vous aurez tout bon!!

      Emerige était à 12000€. Pas cher, il y avait la queue le jour de l’ouverture de la vente, un peu comme devant les ventes privées dans le même coin. Un vigile distribuai des tickets , et je n’ai pas réussi à en avoir.
      Ils ont quasiment vendu leurs 46 appartements en 15 jours.

      • En bon contrarien si tout le monde dit que l’immobilier va monter en 2018, je mise sur la baisse ! C’est toujours comme cela que ça se passe !

  13. @Jean-Claude et @Toto, dans le calcul de Toto

    « Pour générer un revenu net de 1000 €, il faut 12500 € si placé à 9%.
    12500*0.09=1125
    Moins les 1% de l’investissement soit 125€, on a bien 1000. »

    Je ne vois pas à quoi correspondent les 1% de l’investissement. Pourriez-vous m’éclairer svp.

  14. julien bonnetouche says:

    Bonjour à toutes et à tous,

    Et maintenant ?

    Tout le monde l’a bien compris, le mouvement d’humeur actuel des marchés boursiers, traduit dans les chiffres la prise de conscience de l’inversion de la courbe des taux, laquelle était à la baisse depuis 30 ans.

    Tout le monde sait aussi que cette hausse est modérée, et en retard sur la croissance de l’économie US. Pareil, mais à minima, en Europe qui est à la traine.

    C’est plus que normal.

    En fait tout va bien, très bien même. Trop bien ?

    Je parie volontiers que cette mini-crise devrait nous permettre de dépasser allègrement les 5500 points sur la CAC avec en ligne de mire 6000 points en fin d’année. Cela ne serait pas excessif car correspondrait grosso-modo à la croissance des bénéfices 2018.

    Une remarque cependant : nous risquons d’avoir maintenant davantage de volatilité.

  15. OlivierSPb says:

    Je me suis peut-être trompé mais pour lr moment je n’ai pas envie de revenir sur les marchés.
    A suivre.

    • julien bonnetouche says:

      C’est pourtant quand ça baisse qu’il faut y aller.
      l’idéal serait que la baisse soit un peu plus forte (10 à 15%) et là il ne faudrait pas hésiter.

  16. pas vrai. un 102m2 volontaire paris 15 avec au moins 70000 euros de travaux, toujours pas vendu. idem aux buttes chaumont. dans les deux cas une succession.
    ce qui est au prix part. si travaux importants ou pas au prix ça reste.
    on atteint par ailleurs les 9200 euros en mars. les gens sont pressés d’acheter (très peu de biens sur le marché, crainte de la hausse des taux qui à mon avis va rester modérée et peur de la hausse des prix, je pense que nous seront à 9500/9700 fin 2018 rien qu’à cause de la rareté des produits).
    et puis contrairement à l’affirmation de je ne sais plus qui sur le blog, Emerige n’a pas tout vendu dans son programme « passage oberkampf » les mêmes appartements que j’ai vu au bureau de vente début janvier sont toujours en vente.

  17. julien bonnetouche says:

    ça dépend de quoi on parle :

    Les rez de chaussée, les 1er étages les 5eme sans ascenseur, les expositions nord, et les plans impossibles à restructurer à cause des murs porteurs, oui c’est plus dur à vendre.

    N’oublions pas qu’il y a des appartements dans lesquels on aimerait vivre et ceux, qui peuvent être dans le même immeuble, et dont on ne veut à aucun prix !!

    Mais effectivement, les produits « sans défaut » sont très rares.

    Je note une contradiction dans votre commentaire : vous dites que les prix vont augmenter et vous citez le 102m2 du 15eme qui ne se vend pas : alors soit il est trop cher soit il a trop de défauts ?

    Quant à Emerige, c’est surement les « queues » de programme qui restent. Ceux qui sont mal placés.

  18. ah bon @Bonnetouche : vous avez consulté le programme et vu ceux qui restaient ? un 4p terrasse plein ciel, un 3P sud 3ème étage c’est des queues de programme ? pénible ceux qui jugent sans savoir !

    • julien bonnetouche says:

      Cela ne correspondait pas à ce que l’on m’a dit lorsque je suis allé à leur espace de vente Bd richard lenoir début janvier. il n’y avait plus que 2 trois pièces mal exposés.
      Mais il se peut qu’il y ait eu des retours.
      Merci pour le renseignement car le 3 pièces sud intéresse un de mes enfants. je vais aller voir.

  19. on est bien à 10000 confirmer par les echos aujourdhui

    « Si la hausse des prix des logements parisiens tend à ralentir (+ 0,5 % au trimestre/+ 7,5 % sur l’année), le moindre m² dans la capitale coûte cher, très cher, même ! Avec des prix immobiliers avoisinant 9 759 € du m² sur les trois derniers mois, Paris frôle la barre des 10 000 €…

    À Paris, la hausse ralentit mais les prix restent (très !) élevés
    Comme nous l’apprennent les chiffres compilés par le baromètre LPI-SeLoger, ce n’est pas à Paris mais à Bordeaux que les prix immobiliers connaissent la plus forte poussée sur l’année. Dans la Belle Endormie, la hausse dépasse les 10 % alors que dans la capitale, elle n’atteint « que » 7,5 % sur l’année. Pour autant, et comme le fait constater Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, « les prix (immobiliers) dépassent les 9 000 €/m² dans 13 arrondissements parisiens ». À titre de comparaison, ça coûte presque sept fois plus cher de se loger à Paris qu’à Saint-Étienne…

    • julien bonnetouche says:

      @ Prasa et Olivier,

      Puisque vous souhaitez de la précision concernant Emerige oberkampf :

      https://www.emerige.com/achat-appartement-neuf/75/paris/01421

      il n’y a plus que 1 seul 3 pièces au 1er étage ( pas au 3eme sud)

      les studios et 2 pièces restants ( 6 en tout) sont tous en RDC ou 1er

      seuls restent les 4 pièces en étage plus élevés (4)

      il y avait fin décembre 45 appartements et il leur en reste 11. ils en ont donc vendu les 3/4 en un mois. C’est pas si mal !!!

      On peut en tirer un renseignement intéressant tout de même : ce qui vaut plus de 1 M€ dans ce quartier là est un peu plus difficile à vendre.

      • OlivierSPb says:

        On a tous la même source, je m’étais aussi contenté de regarder le site.
        11 apparts sur 46 ce ne sont pas des queues de programme.
        Personne ne vous a dit que cela ne se vendait pas, mais cela se vend à un rythme normal, et non instantanément comme vous l’avez dit.
        Il n’y a pas la frénésie que vous décriviez comme le fameux appart avec pleins de travaux vendus dans la journée.
        Les bons produits aux bons prix se vendent rapidement, mais ce n’est pas le « black friday » de l’immobilier.

        • julien bonnetouche says:

          Je suis certain que vous ne cherchez pas à acheter, sans quoi vous ne diriez pas cela.

          Les bons produits sont rares, et tout le monde veut la même chose : du sans défaut au prix.

          Dès qu’il en apparaît un, il part tout de suite même avec travaux.( car les travaux, on peut en moduler le prix si on sait s’y prendre)

          la pénurie est d’ailleurs la première raison de la hausse des prix .

          Mais à la fin les appartements avec défaut finissent aussi par se vendre peut être un peu moins cher (et encore !) car les gens sont las de chercher.

  20. julien bonnetouche says:

    @ Prasa,

    je ne vois pas à quoi correspond ce chiffre de 9759€/m2 ?

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