Depuis quelques temps déjà, nous mettons en avant (avec insistance parfois) le nouveau contrat d’assurance vie EURO-CROISSANCE. Nous allons même jusqu’à vous annoncer que l’EURO-CROISSANCE pourra à terme purement et simplement remplacer le fonds euros traditionnel qui a fait le succès de l’assurance vie depuis plus de 30 ans.
Le contrat d’EURO-CROISSANCE est de nature à réconcilier les intérêts parfois divergents des épargnants, qui souhaitent le meilleur rendement, sans aucun risque et des compagnies d’assurance-vie, qui préféreraient transférer le risque sur les épargnants. Pour plus de détails sur les qualités intrinsèques de ce nouveau contrat :Euro-Croissance : Le contrat d’assurance vie qui remplacera les fonds euros ? et Assurance vie Eurocroissance, les excellents rendements 2013 devraient convaincre les sceptiques.
 
Si nous avons déjà longuement mis en avant l’intérêt des assurés pour ce nouveau contrat d’assurance vie, nous n’avons (à mon sens) pas suffisamment explicité l’intérêt des compagnies d’assurance vie dans le succès du contrat EURO-CROISSANCE.
 

Pourquoi les compagnies d’assurance vie doivent elle faire de l’EURO-CROISSANCE un succès commercial ?

Nous avons identifié deux raisons principales qui expliquent les raisons d’un succès annoncé  de l’EURO-CROISSANCE (au delà de leur volonté de toujours mieux servir leur client avec des produits toujours plus rentables dans un environnement de risque maitrisé 🙂 ) :

  • Pour les compagnies d’assurance vie, la rentabilité financière des contrats EURO-CROISSANCE devrait être meilleure que la rentabilité financière des fonds euros. La baisse des rendements des fonds euros, signe également la baisse des frais de gestion et autres frais d’entrée prélevés par les compagnies d’assurance vie. Il est évident que les contrats EURO-CROISSANCE, puisqu’il propose l’espérance d’une meilleure rémunération finale seront davantage chargés en frais. Pour les compagnies d’assurance vie, la rentabilité financière des contrats EURO-CROISSANCE devrait être meilleure que la rentabilité financière des fonds euros. Cette marge supérieure n’est pas choquante à mon sens, dès lors qu’au final la rentabilité servie aux assurés est toujours supérieure aux fonds euros classique. D’ailleurs, la concurrence vive (et notamment présente sur internet) devrait très rapidement réduire ces frais.
  • Ce nouveau contrat d’assurance vie pourrait être de nature à fondamentalement améliorer la solvabilité des compagnies d’assurance vie (notamment dans l’hypothèse d’une remontée des taux d’intérêt). De surcroît, la réglementation prudentielle devrait être plus favorable au contrat EURO-CROISSANCE puisqu’il sera moins consommateur de capitaux propres pour la compagnie d’assurance vie.

 
 

Le contrat EURO-CROISSANCE pour sauver les compagnies d’assurance vie de la faillite, en cas de remontée des taux d’intérêt.

La question des risques portant sur les fonds euros est une question ancienne sur leblogpatrimoine.com. Dès le début de l’année 2010, nous commencions à vous alerter du risque de remontée de taux d’intérêt et de krach obligataire pour les fonds euros et plus généralement pour les compagnies d’assurance vie.
Extrait de notre article « Assurance vie : Quels risques pour les fonds euros ? »

Pendant toute cette période de 2010 à 2012, nous sommes inquiets et nous redoutons particulièrement un « krack obligataire », c’est à dire une remontée rapide des taux d’intérêt.
En effet, vous n’êtes pas sans savoir que les fonds euros des contrats d’assurance vie sont composés, à hauteur de 70% environ (même s’il peut exister des variations autour de ce chiffre selon les compagnies d’assurance vie) d’obligation. Le reste est réparti entre liquidité, action et immobilier.
Or, une remontée brutale des taux d’intérêt a pour conséquence une baisse mécanique de la valeur des obligations selon un schéma assez simple à comprendre.
Dans notre article « Faut il garder votre contrat d’assurance vie malgré la baisse des rendements ?« , nous mettions en avant ce graphique :
La valeur d’une obligation est directement fonction du niveau des taux d’intérêt : une baisse des taux a pour conséquence une augmentation de la valeur des obligations et surtout, car c’est l’hypothèse qui nous intéresse ici, une augmentation des taux d’intérêt entraîne une baisse de la valeur des obligations : c’est mathématique.

Prenons un exemple pour comprendre cette mécanique :

  • En 2010, vous réalisez un prêt de 100000€ au taux de 3% à un Etat. C’est un prêt obligataire qui est négociable en cours de vie.
  • En 2012, vous avez besoin de votre argent et envisagez de vendre votre obligation à un autre investisseur. En 2012, les taux d’intérêt de la place ne sont plus à 3% mais atteignent maintenant 6%.

Aucun investisseur n’acceptera de payer 100 000€ votre obligation dont le taux de rendement est de 3%, soit 3000€ par année. Pour pouvoir vendre votre obligation, vous serez dans l’obligation de réduire la valeur de l’obligation afin de proposer un rendement au moins équivalent.
Ainsi, pour proposer un rendement de 6%, conforme au marché des taux d’intérêt en 2012, vous devrez réduire le prix de l’obligation afin de séduire les investisseurs.
La hausse des taux d’intérêt entre 2010 et 2012 aura pour conséquence de réduire la valeur de l’investissement obligataire.

 
Les compagnies d’assurance vie seraient alors pris dans un étau entre :

  • Des taux d’intérêt en hausse, hausse qui aurait pour conséquence de faire baisser la valeur des portefeuilles gérés par les compagnies d’assurance vie ;
  • Une garantie du capital que les compagnies d’assurance vie assurent à leurs assurés via le Fonds euros.

==> Comment assurer une garantie en capital, lorsque les investissements réalisés par les assureurs accusent des pertes.
Tout cela sur fonds de décollecte et d’une disposition du code monétaire et financier qui autorise l’ACP (Autorité de contrôle prudentiel) à interdire à l’épargnant de disposer de son épargne pour sauver une compagnie d’assurance vie qui aurait accusé trop de perte sur le marché. (pour plus de détail sur ces risques mis en avant à l’époque et surtout sur les possibilités pour les compagnies de bloquer les rachats, vous pouvez lire cet article : Faut il garder votre contrat d’assurance vie malgré la baisse des rendements ?)
Le krach obligataire et la remontée des taux d’intérêt était un risque majeur pour les compagnies d’assurance vie et pour les fonds euros.

 
 
Ce risque structurel portant sur les fonds euros des compagnies d’assurance existe toujours aujourd’hui, même si à court terme il est anéanti par la manipulation des banques centrales visant à maintenir des taux d’intérêt toujours plus bas (comme nous vous l’expliquions dans cet article d’octobre 2012 « Mario DRAGHI aurait il sauvé les fonds euros et l’assurance vie ?).
Mais attention, lors de la prochaine anticipation d’une remontée des taux d’intérêt, la question de la solvabilité des fonds euros sera remis sur le devant de l’actualité.
 

Le contrat EURO-CROISSANCE, déplace le risque sur l’épargnant pendant les 8 ans de blocage des capitaux.

Le nouveau contrat EURO-CROISSANCE est davantage protecteur de la solvabilité des compagnies d’assurance vie puisque c’est l’épargnant qui porte le risque en capital pendant la durée du placement (notez tout de même que l’assuré dispose d’une garantie intégrale du capital au terme d’une période de 8 ans).
Ainsi, en cas de remontée des taux d’intérêt, la compagnie d’assurance vie dispose de temps pour assurer la bonne fin du contrat.
 

Au final, les épargnants et les compagnies d’assurance vie sont dans le même bateau… et l’EURO-CROISSANCE est condamné au succès pour espérer redonner du sens à l’assurance vie et réduire le risque structurel des fonds euros.

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