Comme vous le savez, j’aime simplifier au maximum l’investissement en actions par la distinction entre l’investisseur de long terme et le spéculateur.

Lors de la baisse historique des cours pendant lors de la période de stress incroyable ressentie après les annonces d’un confinement des plus grandes économies mondiales, c’est à dire vers le 15/19 mars 2020, nous vous avons expliqué qu’il était probablement opportun d' »investir au son du canon » (cf »Investir lorsque la bourse chute est très difficile mais n’est ce pas la meilleure stratégie pour l’investisseur de long terme ? » ou encore « Le CAC40 chute de 20% depuis Janvier 2020. Le moment d’investir en bourse au son du canon ?« ).

L’investisseur de long terme, comme le spéculateur, pouvaient alors se retrouver acheteur d’actions. L’investisseur y voyait l’opportunité de devenir propriétaire d’actions de très belles valeurs capable de générer toujours plus de bénéfices à long terme, alors que le spéculateur y voyait l’opportunité de faire un coup de bourse en achetant les entreprises les plus massacrées par l’effondrement de leur cours de bourse.

Cette distinction entre investisseur et spéculateur anime toutes nos réflexions sur l’investissement en actions. Comme vous le savez, je crois que nous, pauvres petits particuliers épargnants, ne devons pas essayer de jouer aux spéculateurs. L’épargnant particulier doit se comporter comme un investisseur de long terme et investir dans le capital d’une entreprise de la même manière qu’il investit dans l’immobilier (cf »Vous devez investir en bourse comme vous investissez dans l’immobilier ! »).

L’épargnant particulier n’a pas les outils et les compétences pour jouer au trader sauf s’il veut perdre à tous les coups.

Ainsi, il semble aujourd’hui acquis qu’il fallait « acheter au son du canon » au milieu du mois de Mars 2020 lorsque le CAC40 approchait les 3600 points. Aujourd’hui, après environ 40% de hausse, il est tentant de « vendre au son du clairon ».

 

Vendre au son du clairon ?

La bourse c’est très simple : Après la hausse, la baisse ; Après la baisse, la hausse. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Ainsi, après 43% de hausse, il est tentant de vendre ses actions afin de sécuriser cette incroyable hausse des cours observée depuis 1 mois. Après une hausse historique, n’est il pas sain de s’attendre à une saine consolidation ? Il n’y aurait rien d’illogique à cela, même si en réalité personne n’en sais rien.

Le spéculateur, celui qui utilise l’irrationalité du marché pour faire des gains à court terme sera donc tenté de vendre tout ou partie de ces actions afin de « vendre au son du clairon ». N’oubliez pas que la spéculateur pratique les arts divinatoires. Il essaie de deviner l’évolution future des cours de bourse pour faire des plus-values à court terme, indépendamment de la capacité des entreprises à générer des bénéfices à long terme.

A l’opposé, l’investisseur de long terme, trop heureux d’avoir réussit à acheter ces belles valeurs à long terme avec une forte décote, ne fait rien. L’investisseur de long terme qui vient d’acheter des actions pour les 15 prochaines années a autre chose à faire que d’essayer d’anticiper l’évolution irrationnelle des cours de bourse dans les 15 prochains jours.

L’investisseur de long terme, content de son achat, est parti à la plage ou à la pêche selon les jours.

L’investisseur est focalisé sur la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices dans 15 ans ; L’évolution du cours de bourse depuis 1 mois ne l’intéresse en aucun cas sauf :

  • Si le cours de bourse baisse fortement : C’est là une opportunité pour acheter des actions de très belles entreprises pour les 15 prochaines années ;
  • Si le cours de bourse est manifestement trop élevé : C’est là une opportunité de vendre des actions s’il a besoin d’argent et souhaite financer d’autres projets ; C’est lorsque les marchés sont très chers que l’investisseur finance son train de vie ou ses besoins. Mais l’investisseur dont l’horizon d’investissement est encore loin, n’a que faire de ces cours de bourse manifestement trop élevés qui pourraient donc naturellement baisser (ou pas, car en réalité personne n’en sait rien).

En dehors de ces deux cas, l’investisseur de long terme ne fait rien. Il laisse l’entreprise dont il est actionnaire créer de la valeur et s’adapter à l’environnement pour en créer toujours plus à l’avenir. C’est là sa seule obsession.

Mais, qu’il est difficile de ne rien faire ! Qu’il est difficile de lutter contre les certitudes des analyses graphiques ! Ne rien faire est une lutte de tous les jours.

 

Et vous, allez vous réussir à lutter contre le spéculateur qui est en vous ? Allez vous vendre au son du clairon ?

 

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Allez vous vendre au son du clairon ?
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A suivre…

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35 Comments

  1. Sherraf says:

    Ne faut il pas distinguer entreprise reversant des dividendes ou pas ?
    Car j ai acheté Airbus
    Depuis hausse du cours de 50%, beau bénéfice
    Je crois au modèle de l entreprise, au fait que l on continue de prendre l avion
    Mais Airbus ne verse pas de dividende.
    Donc si j attends 15 ans, que vais je gagner ?
    C est dans ce modèle que j ai du mal a comprendre mon intérêt

    Sinon, en tant qu investisseur, en effet, j ai acheté pas cher Total, BNP, Axa, Credit agricolez
    Et la je suis content du rendement des dividendes…

  2. À mon avis, les dividendes font partie de l’action, un portefeuille se constitue dans le temps en réinvestissant les dividendes versés. Au final qu’il y ait versement ou non de dividendes, cela n’a pas beaucoup d’importance, sauf pour le fisc.

    • Sherraf says:

      désolé, mais justement je ne comprends pas
      si dividendes verses, avec ces dividendes je rachète des actions. Donc a la fin j ai gagne quelque chose
      Si pas de dividende, dans 15 ans, je vends par ce que j en ai besoin a ce moment la, mais en espérant (et en pariant) que le cours de l entreprise aura monte. Sinon je ne gagne rien.

      • le cours baisse après le détachement du dividende puisque l’entreprise se sépare d’une partie de ses capitaux.

        • Non, il faut résonner à long terme.

          Là c’est comme si vous disiez : après avoir perçu le loyer payé par mon locataire, la valeur de mon appartement diminue …

      • Le dividende, c’est le bénéfice non réinvesti de l’entreprise.

        L’objectif d’une entreprise est d’être rentable, c’est à dire de générer un bénéfice. Ce bénéfice pourra soit :

        1 – Être utilisé par l’entreprise pour investir, c’est à dire créer encore plus de valeur et donc de bénéfice dans le futur ;

        2 – Être distribué aux actionnaires car elle estime ne pas être capable de l’investir dans des conditions suffisamment rentables ;

        C’est la raison pour laquelle j’exprime l’idée selon laquelle l’obsession doit être la capacité à générer des bénéfices… le dividende n’est que la résultante d’une société rentable;

  3. Les dividendes versés réduisent la valeur de l’entreprise, donc au final l’actionnaire ne gagne rien à court terme. Au contraire il perd la part qu’il doit payer en impôts et l’entreprise s’appauvrit. Si il réinvestit ses dividendes et que la valeur de l’entreprise augmente, les dividendes réinvestis augmentent également. Bien sûr ce raisonnement n’est plus valable si la valeur de l’entreprise diminue. Il y a toujours un risque de tout perdre bien sûr, mais à priori si on investit dans une entreprise c’est parce qu’on y croit…

  4. Michel 2 says:

    Il y a aussi ceux qui font les deux un portefeuille d’actions à long terme et un autre moindre le plus souvent, pour le court terme avec suivi quotidien ou presque des cours + achats-ventes, ce que vous appelez spéculation.

  5. Cher Guillaume,

    La lecture de vos articles, notamment pendant la crise flash du covid-19, a contribué à nous permettre de ne pas craquer (ie de vendre au plus bas), et à tenir nos positions.

    J’ai eu l’impression que nous étions une petite communauté d’alcooliques anonymes qui croyait encore à la valeur fondamentale des entreprises (au milieu des nombreux intervenants sur BFM Business qui pratiquaient l’art divinatoire, avec un succès absolument aléatoire lorsqu’on relit les déclarations des uns et des autres).

    Merci pour ça. )))

  6. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Faut il vendre à 5100 ?

    Question toujours difficile.

    Si l’on est trader, certainement oui.

    Mais quelle baisse espérer après cette hausse de plus de 1000/1500 points ?
    Maximum 10%
    On pourrait redescendre vers 4600.

    Mais aurons nous cette baisse ?

    Pas du tout sûr .

    En cause :

    -l’abondance de liquidités quasi infinies
    -l’absence d’autre choix d’investissement
    -Et quelque chose qui commence à apparaître : la crise semble réveiller l’imagination des Etats ( et surement des entreprises) : Innover, rattraper le temps perdu, passer à monde plus ouvert sur le futur.
    Pour exemple chez nous, les mesures prises en faveur des sociétés de l’aéronautique.

    Et puis, L’idée de Macron de réorganiser l’Etat montre au moins un signe de bonne volonté et la compréhension de sa carence.

    Donc quelque chose, une ambiance générale, pourrait changer par rapport au monde antérieur.

    Tout cela pourrait être favorable aux marchés.
    ça l’est déjà pour le Nasdaq qui est au plus haut.

  7. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    Faillites d’entreprises, sans doute, mais lesquelles ? les plus fragiles assurément.

    Des troubles dans les pays les plus pauvres, avec beaucoup plus de morts de maladie et de faim qu’il n’y en aurait eu avec le covid si l’on n’avait pas arrêté l’économie c’est certain. On l’a d’ailleurs longuement argumenté sur le blog.

    Mais j’ai le sentiment que quelque chose bouge.

    Et justement, le nouveau monde est peut être devant nous.
    Il s’agit d’une projection naturellement, et il est encore bien tôt pour l’affirmer.

    Vous savez que nos démarches intellectuelles, ne sont las exactement les mêmes :

    Vous aimez bien vous appuyer sur des références d’articles , et moi j’aime bien l’exercice qui consiste à saisir des éléments d’actualité me paraissant particulièrement signifiant, et extrapoler « au feeling »

    Ainsi, comment expliquer la tenue des marchés qui va au delà de l’explication technique à laquelle je m’étais préparée ?
    (4800/5000)
    On cogne sur les 5000, si l’on passe au dessus des 5230, ça change…
    Sans parler des indices américains bien meilleurs encore.

    Quasiment tous les gap à la baisse ont été comblés d’après les spécialistes.
    le prochain se situe au delà des 6100.

    Ce la ne veut pas dire que l’on remontera à 6000 bientôt. Mais il y a comme un nouvel état d’esprit qui pourrait correspondre au début d’une nouvelle ère boursière.

    • Michel 2 says:

      Des faillites d’entreprises concerneront principalement les PME et PMI mais pas que; les exemples de Damart ou Renault (en faillite virtuelle) sont très parlant.
      Nous ne sommes pas mieux loti que les allemands et même nettement moins bien, je pense, entreprises allemandes qui craignent la faillite pour une sur cinq.

      https://www.tradingsat.com/actualites/marches-financiers/marche-coronavirus-une-entreprise-allemande-sur-cinq-craint-la-faillite-906855.html

      Quant à votre feeling, excusez l’expression, je le trouve un tantinet « soupe au lait ».
      Vous êtes optimiste quand tout semble allez bien (la bourse notamment) et inversement quand la crise ou la correction se présente (au début) vous retombez dans le pessimisme ambiant, puis de nouveau super optimisme quand le rebond se présente, accompagné d’une bonne dose de daube monétaire.
      Notez que je suis plus linéaire dans mes intuitions qui se fondent certes sur certains articles, mais surtout sur le suivi des fondamentaux monétaires et économiques et rarement sur la pensée unique super médiatisée.

      • Michel 2 says:

        Le CAC perd actuellement 4% et est passé en dessous de 5000 à 4900, vous devez être en stress pessimiste !!!

    • Michel 2 says:

      Un CAC à 6000 pts avec des euros bidons, combien de temps cela va tenir ?

      C’est vrai qu’avec la BCE, « c’est gratuit » pour reprendre une formule célèbre.
      600 nouveaux milliards, mais pour quoi faire ?

      https://www.youtube.com/watch?v=05ESTjuG1wM

  8. Olivier says:

    J’avais voté que je partais à la plage….
    Je pensais garder les actions achetées il y a un mois….
    Mais 20% de hausse, c’est 4 ans de dividendes… j’ai donc vendu.
    On verra si c’était le bon timming.

  9. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    Je suis globalement optimiste.

    Si je me laisse aller parfois à des analyses négatives, c’est pour, et me tester moi même dans mes limites, et ne pas me laisser aller à un optimisme béa, qui aurait négligé de prendre la mesure des problèmes ( Ô combien réels) de la finance.

    C’est toute la difficulté, lorsque l’on a décidé d’être acteur sur le terrain de ses investissements personnels. Peser soupeser, et décider. Puis envoyer les dés….

    Ainsi comme nous l’avions prévu, la sortie de crise risque d’être difficile pour beaucoup, et plus les entreprises sont petites plus le risque est grand.

    J’en reste convaincu, l’Histoire portera un jugement sévère sur le « confinement mondial » de 2020. Les pays pauvres payeront le prix fort.

    les très grandes entreprises à forte valeur ajoutée technologiques seront sans doute moins touchées. Elle relèveront la tête plus facilement.

    Mais la nature humaine, après le nettoyage attendu, reprendra ses droits un fois la page tournée, avec un souffle nouveau.
    Et ça, j’y crois.

    • Michel 2 says:

      Bonjour Julien,

      « Peser soupeser, et décider. Puis envoyer les dés…. »
      Quand vous mettez sur la balance d’un coté les items de la finance et de l’économie négatifs et de l’autre les positifs, j’imagine (quand même) que vous voyez bien où penche cette balance, non ?

  10. Julienbonnetouche says:

    C’est compliqué. Je ne suis pas ce que l’on appelle un joueur. Pourtant il faut bien décider des orientations a prendre. D’une certaine manière c’est alors spéculer. Même si on se dit que tout va mal, il faudra trouver une alternative pour mettre nos sous : les garder sous son matelas ? Ça ne rassure pas tellement…. acheter de l’or ? J’en ai longtemps gardé beaucoup ( trop) jusqu’à ce que je m’aperçoive que je speculais sans le savoir!!! Vous voyez si je vous suis, vous dites que même l’immobilier va s’effondrer. Alors quoi faire? Nous n’en savons pas plus l’un que l’autre et pourtant chacun décide en fonction finalement de sa propre histoire et de sa propre sensibilité.

    • Michel 2 says:

      Ça, c’est sûr que chacun décide en fonction de sa propre culture, expérience, sensibilité et INTUITION.
      Il y a néanmoins une chose qui ne se trompe que rarement, notamment sur le moyen et long terme, ce sont, je le répète une nouvelle fois, les fondamentaux de l’économie et les orientations qu’ils prennent.
      Alors quand je ne sais pas, j’essaie de mettre un voile sur le reste et me focaliser sur ces fondamentaux et quelles directions sont-ils en train de prendre. Ce n’est bien entendu pas une science exacte, mais je n’ai pas trouvé autre chose de plus sûr.

      Acheter de l’or est à considérer en fonction du contexte économique et financier.
      Acheter de l’or dans les années 90/2000 n’avait que peu de sens (et pourtant ceux qui en ont acheté ont fait le jack pot), mais en 2020, c’est une autre affaire.
      Par exemple, les contrats comme les assurances vie ou les comptes bancaires n’ont plus de nos jours aucune assurance d’être respectés alors que la propriété est un droit constitutionnel et sera difficile à changer.

  11. Julien bonnetouche says:

    Même au delà de ces considérations, on peut très bien avoir raison mais trop tôt ou trop tard. A ce moment-là c’est comme si on avait tort. La notion de bon timing rend l’analyse encore plus délicate.

    • Michel 2 says:

      Le timing de Marc Fiorentino, considéré plutôt comme un optimiste n’est pas rassurant ce soir:

      « LE GRAND ÉCART
      Vous êtes nombreux à vous poser la même question. Encore et toujours. Les marchés sont-ils totalement déconnectés de la réalité ? L’économie mondiale s’est arrêtée, le monde va mettre du temps à se rétablir, et les marchés sont proches de leurs niveaux record. Les investisseurs vivent-ils sur une autre planète ?
      ET LA RÉPONSE EST TOUJOURS LA MÊME
      Si les marchés ont rebondi aussi puissamment, c’est, comme nous vous l’avions dit dès le début de la crise, uniquement parce que les banques centrales injectent de l’argent de façon illimitée et parce que les gouvernements multiplient les plans de relance budgétaire sans plus se soucier de leurs déficits.
      HIER
      Le rapport de l’OCDE était totalement déprimant.
      Pour l’OCDE, les pays développés vont porter les stigmates de la crise pendant longtemps, très longtemps, plus longtemps que n’importe quelle récession depuis 100 ans.
      Le niveau de vie, malgré le rebond à court terme, ne retrouvera pas les niveaux d’avant coronacrise.
      La hausse du chômage et l’explosion à venir des faillites d’entreprises vont empêcher un retour à la normale.
      Et en cas de deuxième vague d’épidémie, l’OCDE pense qu’on pourrait se reprendre une baisse de 10% de la production.
      Le rapport qu’il ne faut absolument pas lire si on a déjà un peu le moral en berne.
      SI…
      …les marchés ne tiennent que grâce à l’argent des banques centrales, l’autre question qui vient systématiquement est la suivante : les banques centrales ont-elles des limites d’intervention ? Vont-elles pouvoir continuer à tenir le monde à bout de bras encore longtemps en faisant tourner la planche à billets ?
      LA RÉPONSE EST SIMPLE.
      Oui, elles peuvent le faire.
      De façon illimitée.
      Elles peuvent faire sortir de l’argent de leurs chapeaux et le larguer par Canadair encore longtemps.
      À DEUX CONDITIONS
      La première c’est que tous les pays développés et la Chine soient tous dans la même situation. Si une zone économique rebondit moins que les autres, elle sera limitée dans son action par l’ajustement à la baisse de sa monnaie et l’absence de confiance des investisseurs.
      L’autre condition c’est l’absence d’inflation.
      Les banques centrales peuvent faire de la reflation de façon illimitée tant qu’il n’y a pas d’inflation.
      OR, L’INFLATION…
      …n’est pas près de revenir.
      Elle est plombée conjoncturellement par la coronacrise.
      Elle est plombée structurellement par la démographie, la technologie et par nos changements d’habitudes de vie qui vont être amplifiés par ce passage par le confinement.
      Quand vous réfléchissez à diminuer vos surfaces de bureaux et à booster le télétravail, quand vous économisez parce que vous avez peur de l’avenir, quand vous dé-consommez pour sauver la planète et pour essayer de travailler moins, quitte à gagner moins, c’est déflationniste.
      EXEMPLES
      Aux États-Unis la FED a annoncé qu’elle maintiendrait ses taux à zéro pour cent jusqu’à la fin de l’année 2022.
      Le secrétaire au Trésor veut qu’on verse encore plus d’argent directement aux entreprises et aux particuliers, directement. Des dons, pas des prêts.
      ET DONC ?
      Que faire sur les marchés.
      Notre objectif a été touché et dépassé.
      Si on prend le CAC comme référence, depuis que nous sommes passés en dessous de 3 800, nous avons visé 5 000 points.
      Et nous vous avons conseillé de solder tout ou la plus grosse partie de votre position au-dessus de 5 000.
      Un rebond au-dessus de 5 400 est toujours possible, mais il sera plus compliqué que le rebond de 3 600 à 5 000.
      Nous sommes donc proches d’un cours d’équilibre, avec pour mots d’ordre : prudence et sélectivité.
      COMBIEN ?
      Combien la crise a-t-elle déjà coûté à l’État (donc à nous) ?
      Hier le montant du plan d’urgence a été augmenté de 110 milliards à 136 milliards.
      Rajoutez à cela plus de 300 milliards de prêts garantis par l’État, dont une partie ne pourra jamais être remboursée et que l’État ne pourra jamais réclamer en période préélectorale.
      Et vous avez un déficit qui va s’approcher des 12% du PIB et une dette qui va largement dépasser les 120% du PIB. »

      • Thierry says:

        OUI. OUI. De toute façon, le système était déjà à bout de souffle avant le covid, la preuve : les taux négatifs n’en était que le symptôme apparent. ( si ce n’est pas une preuve, je ne sais pas ce que c’est… 😉 ) La croissance infinie et continue, ce n’est qu’une chimère, tout ne tient que un temps. Maintenant, on entre dans un autre système, qui est l’endettement à taux négatif, ce qui fait qu’on peut tenir encore quelque temps avec une dette astronomique pour permettre à la population de vivre dans des conditions de revenus similaire , mais tchao la croissance…..

        • Michel 2 says:

          [+1] d’autant plus qu’avec les taux négatifs, les banques ont des gros soucis à se faire. Bien sûr la BCE va continuer de les inonder d’argent falsifié, mais combien de temps encore?

  12. Michel 2 says:

    Marché erratique, les oscillations brutales s’accélèrent .
    En fait les banques centrales ont fait déserter des marchés les investisseurs values et monter en puissance les trend followers:

    https://www.youtube.com/watch?v=litf_jTyhn8&feature=emb_title

  13. Difficile de spéculer en ce moment. Rebond violent des cours pour un retour sur 5000 points pour le CAC40.

  14. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    Il se passe actuellement ce que je décris plus haut : les actions servent dans une certaine mesure de valeur refuge.
    Il n’y a pas d’autre alternative. D’autant plus qu’il y a beaucoup de nouveaux venus sur le marché, et qui espère gagner après la baisse passée.
    Le marché semble ne pas vouloir baisser. et l’on peut très bien voir 5400 sous peu sur le CAC.

    Autrement dit rien n’entérine pour le moment l’idée de la « 2eme jambe de baisse »

    Pour le moment, car il faut que la croissance revienne !!! c’est le problème principal.

    Guillaume, pas vraiment d’accord, c’est un marché de spéculateur . De trader.

    A 5100 comme je l’ai écrit plus haut le spéculateur devait vendre. Et si il l’a fait il a gagné entre 5 et 10% sur ce coup, c’est énorme !!
    Ce soir sur 4950/5000 on est entre deux eaux. mais il peut tenter de revendre un peu à très court terme.
    Moi je ne suis pas joueur, donc je ne le ferais pas.

    • Non, car après avoir revendu, faut il encore avoir racheté très rapidement pour profité du rebond.

    • Michel 2 says:

      A 5400 après avoir descendu à 3800, ça s’appelle une prise de bénéfices comme à chaque fois qu’il y a de la forte volatilité.
      Il est probable que si le CAC remonte à 5400/ 5500, il y aura une nouvelle prise de bénéf.

  15. julien bonnetouche says:

    Guillaume,
    le spéculateur qui a vendu à découvert par exemple comme je le disais à 5100 rachète évidemment plus bas.
    Pas toujours au plus bas, c’est pourquoi dans mon exemple je donnais un bénéfice de 5 à 10 % puisque la baisse a été au maximum de 10 % à ce moment là.

    Michel,

    je vois aussi la même chose que vous.

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