Vous vous posez sans doute la question.

Tous les marchés actions sont au sommet. Ils ont dépassé les maximums de la période d’avant crise, et pourtant, nous ne sommes toujours pas sortis des difficultés dues au Covid.

Mais les marchés anticipent, c’est bien connu, et ils anticipent des jours meilleurs. Ils ont raison d’une certaine manière, puisque les plans de relances ( surtout américains pour le moment) devraient booster l’économie pour plusieurs années.

Certains commencent à penser néanmoins que les marchés sont, si ce n’est chers du moins correctement valorisés.

Aussi, nous l’avons vu récemment, le moindre prétexte, même fantasmé, de retour d’une trop forte inflation et d’une hausse consécutive des taux  sert de déclencheur à ce que l’on appelle pudiquement «des prises de bénéfices» mais qui ne sont en réalité que des tentatives de spéculation à la baisse, jusqu’ici totalement avortées en face d’une confiance inaltérable d’une majorité des opérateurs dans les banques centrales.

Les vendeurs à découverts en sont chaque fois pour leurs frais et payent cher leur hardiesse en prenant des «portes de saloon » à revers. Cela les rend d’ailleurs de plus en plus prudents.

Les baisses sont limitées à 2/3 % environ et rapidement corrigées.

Nous l’avons déjà plusieurs fois expliqué sur le blog, l’approche de la valorisation traditionnelle des marchés, qui se fait notamment au travers du PER ( Price Earning Ratio) c’est à dire les anticipation de bénéfices sur l’année en cours, devra sans doute être remise en question.

Ce PER varie selon la nature des entreprises, mais disons que globalement pour les sociétés traditionnelles,il se situe aux alentours de 10, et peut monter nettement, vers 15/20 pour les entreprises de croissances, notamment du digital qui laissent entrevoir une croissance très forte. C’est les cas des GAFAM, avec Tesla en point de mire.

Nous sommes actuellement sur le seuil haut de la valorisation des actions par rapport aux bénéfices attendus, et par conséquent, tout dépassement, peut logiquement commencer à semer le doute dans l’esprit des intervenants de marché. C’est le cas d’ailleurs.

D’un autre côté, rien ne permet de mettre en doute la perspective d’une croissance forte, ni la persistance d’une inflation modérée, ni même le maintient de taux très faibles.

D’ailleurs une inflation revenant à des chiffres supérieurs à ceux des dernières années ( 3 à 4 % aux US et peut être 2/3 % en Europe, ) avec des taux toujours inférieurs serait à même de maintenir un flux constant de transfert de liquidités depuis le marché obligataire vers le marché actions. ( pourquoi acheter des obligations qui perdent de l’argent du fait de l’érosion monétaire, et qui en perdraient bien d’avantage si d’aventure les taux remontaient un peu).

D’autre phénomènes également interviennent dans la valorisation des actions :

La cote d’amour existe, en même temps que des manipulation de cours à l’opacité plus ou moins avérée, font que les prix des actions peuvent s’éloigner, parfois longtemps d’une réalité calculable.

Et avec les temps nouveaux, ou l’attribution d’une valeur à un actif tient de l’engouement plus que du raisonnable, comme dans le cas du bitcoin, la décorrélation  peut devenir la nouvelle règle. Nous venons de voir que concernant le bitcoin, il a fallu une intervention sévère des autorités chinoises et une limitation des échanges opaques US supérieurs à 10000$  pour le faire baisser. Malgré cela il n’a perdu que 50 % de sa valeur récente, et tente un rebond.

Mais qui ( quel État) en voudrait au marché actions au point de l’attaquer de front ?

Nous en sommes là finalement :

Les marchés devraient logiquement baisser, mais techniquement et en l’absence d’événements très graves, ils ne le peuvent pas.

Nous gardons donc les 7000 sur le CAC comme objectif pour la fin de l’année. Peut être avant.

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