– Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6 % ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement. – Le #defi6% est un défi proposé par Arnaud SYLVAIN, conseil en investissement financier INDÉPENDANT (Cela signifie qu’il conseille des placements financier – OPCVM, SCPI, ect –  mais qu’il reverse les retro-commissions qu’il perçoit à ses clients – ) : Cliquez ici pour découvrir sa manière de travailler

 

Rappel des faits : Qu’est ce que le #defi6%

4 000 euros ont été investis sur un contrat d’assurance vie. L’objectif est de montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque.

Le défi 6 % vise une rentabilité annuelle moyenne de 6 % et une volatilité maximale de 10 %.

Pour en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez consulter les articles suivants :

 

Et aussi : Défi 6 % : reporting au 23 juin 2019 : Des choix forts en attendant la baisse

 

Vie du contrat d’assurance vie sélectionné pour recevoir le #defi6%

4 000 euros ont été versés initialement sur le fonds en euros en juin, puis deux versements trimestriels de 500 euros ont été effectués. Un investissement progressif a été mis en place pour basculer chaque mois et pendant 5 mois 600 euros du fonds en euros vers des unités de compte.

Cet investissement progressif devait permettre de converger progressivement vers l’allocation cible. La baisse des marchés a contrarié cet objectif et plusieurs arbitrages ont été réalisés pour aboutir à fin décembre 2018 à une allocation plus prudente. Alors que l’allocation cible comporte 90 % d’unités de compte et 10 % de fonds en euros, une répartition avec 30 % d’unités de compte et 70 % de fonds en euros a été privilégiée.

Depuis janvier 2019, des versements mensuels ont été mis en place, pour un montant de 167 euros chaque mois. Ils correspondent aux versements trimestriels de 500 euros par mois prévus initialement.

Ces versements sont composés d’actions US, d’un fonds flexible, d’obligations monde, et du support en euros. L’objectif consiste à continuer à investir progressivement sur des unités de compte tout en conservant une allocation prudente.

En juin, l’orientation prudente du portefeuille a encore été renforcée. Les fonds les plus volatils (actions États-Unis, obligations internationales, fonds flexible) ont été cédés et les sommes réinvesties sur le fonds en euros. Par ailleurs, le fonds EDR Japan a été remplacé par un fonds couvrant une zone géographique plus large, JPM Pacific Equity Fund.

Cette stratégie est motivée par un environnement macroéconomique et géopolitique qui reste incertain, et des marchés au plus haut. L’incertitude sur l’impact des taux bas justifie également cette prudence. Si elle a permis de surmonter la crise des subprimes puis des dettes souveraines, elle affaiblit les banques, crée des bulles, et favorise le développement d’entreprises « zombies », entreprises endettées et non rentables qui ne doivent leur survie qu’aux taux d’intérêt faibles.

 

Les versements programmés sont néanmoins maintenus, dans une perspective de long terme.

 

Versement programmé du 8 juillet 2019

 

Composition du portefeuille au 16 juillet 2019

Note : L’investissement dans le fonds H2O Multibonds s’effectue depuis le 1er février avec des parts SR et non plus R. Les parts SR suivent une nouvelle tarification qui rend le coût d’accès au fonds plus élevé. Par ailleurs, le fonds M&G OPTIMAL INCOME FUND EUR A H ACC a été remplacé par le fonds M&G (LUX) OPTIMAL INCOME FUND

 

Performances

Les performances globales

Les performances se sont stabilisées depuis le dernier reporting et le portefeuille affiche au 16 juillet une plus-value de +1,89 % (+116,65 euros). Faible mais solide.

  • Les actions poursuivent leur hausse. Les fonds sont au plus haut, quelle que soit la zone.

 

  • Concernant les fonds obligataires, H2O Multibonds a souffert de l’article publié sur le blog du Financial Time mais s’est rapidement redressé. Les performances des fonds obligataires sont néanmoins en léger retrait par rapport aux actions.

 

  • Les fonds flexibles, combinaisons d’actions et d’obligations progressent et se rapprochent de leur pic de début mai.

 

Les performances Comparées

Sur les 4 dernières semaines, les fonds ont tous progressé. Les performances sont en ligne avec les classes d’actifs correspondantes.

Classe d’actifs Performance sur les 4 dernières semaines* Moyenne de la catégorie
Obligations Europe

LYXOR EUROMTS ALL-MATURITY INVESTMENT GRADE

+0,55 % +0,68 %
Obligations Monde

H2O MULTIBONDS R

-0,72 % +0,68 %
Actions France

MONETA MULTI CAPS C

+2,94 % +1,94 %
Actions Europe

TOCQUEVILLE MEGATRENDS

+1,27 % +1,34 %
Actions États-Unis

LYXOR DOW JONES INDUSTRIAL AVERAGE D-EUR UCITS ETF

+2,99 % +2,70 %
Actions Pacifique

JPMF PAC EQUITY A

+2,51 % +2,04 %
Actions Émergentes

JPM EMERGING MARKETS EQUITY FUND A ACC EUR

+3,72 % +2,46 %
Flexibles prudents

M&G LUX OPTIMAL INCOME A ACC

+1,20 % +0,79 %
Flexibles

R-CO VALOR F

+2,35 % +1,82 %

* Par rapport à la dernière valorisation fournie par Quantalys au 18 juillet.

 

Contrôles du rendement /risque

La volatilité reste inférieure à la limite de 10 % et le rendement sous la cible de 6 %. La décorrélation et la diversification du portefeuille restent satisfaisantes.

 

Perspectives

Le portefeuille affiche toujours une performance significativement inférieure à celle de son allocation cible, qui dépasse l’objectif de performance de +6 % sur un an.

 

Si l’allocation cible atteint son objectif de +6 % par an alors que le défi 6 % se situe loin derrière, cela signifie que toutes les décisions qui ont été prises ont conduit à détériorer la performance.

Il convient néanmoins de rappeler que ces décisions ont été prises pour réduire le risque du portefeuille face à la crainte d’un effondrement des marchés. Cet objectif a été atteint mais les marchés ont progressé. En conséquence, le rendement a été moindre que celui de l’allocation cible. Moins de risque, moins de rendement.

La part d’UC du portefeuille étant désormais faible, j’ai décidé de modifier les versements programmés est de l’investir à 100 % en UC (contre 50 % UC et 50 % fonds en euros auparavant). La somme investie sur le fonds en euros est répartie sur les actions européennes (Tocqueville Megatends est délaissé au profit d’un ETF Eurostoxx50) le fonds flexible prudent et les obligations zone Euro. Dans une optique de long terme, il s’agit de rapprocher au mieux les versements programmés de l’allocation cible, tout en tenant compte de la contrainte de versement minimum de 25 euros par fonds.

 

Nouveaux versements programmés

 

Au mois prochain.

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13 Comments

  1. Avais vous vu cette vidéo ?

    • Bonjour Bibi,

      Oui, j’ai vu. Pas facile de prendre des décisions quand on entend tout et son contraire, surtout quand c’est la même personne 😉

      • Simplement, ça me fait penser que vous avez un biais pessimiste dans vos décisions et choix, et vous n’acceptez pas le risque inhérent à une rentabilité de 6%.

        • Oui, c’est exact. C’est pour cela que je dis que j’ai mal calibré le couple rendement-risque du portefeuille.

          Je n’ai pas voulu prendre trop de risque au démarrage car je n’ai pas voulu me traîner des pertes. En conséquence, j’ai raté le rebond du début d’année.

          Mais maintenant que les marchés sont au plus haut, que faire ?
          Vous trouverez actuellement des avis très tranchés, à la hausse comme à la baisse, avec des arguments convaincants des deux côtés.

          Comme vous le dites justement, je dois augmenter la volatilité du portefeuille si je veux espérer plus de rendement. C’est pour cela que j’ai modifié la structure des versements programmés.

          Suis-je pessimiste ? Non, je ne crois pas. Prudent ? Certainement, et peut-être trop dans le cadre de cet exercice.

          Cependant, à chaque fois qu’on commence à dire que les choses ont changé et que les vieux schémas sont dépassés, l’accident redouté se produit.

          Or actuellement, tout le monde parle de fin de l’inflation et de taux d’intérêt éternellement bas. Certains vont même jusqu’à prôner l’endettement massif des Etats, voire l’utilisation massive de la planche à billets ou la distribution directe d’argent aux citoyens par les banques centrales.

          Il suffirait finalement de créer de la monnaie pour régler tous nos maux. Séduisant, mais Je crains que ce ne soit trop beau pour être vrai.

          Dans ce climat, je préfère attendre d’y voir plus clair. D’autant que Patrick Artus peut être considéré comme un bon indicateur avancé des crises à venir. Je vous rappelle qu’avant la crise des subprimes, il avait démontré que cette dernière n’était pas possible. Il écrivait ainsi le 24 mai 2007 dans un éditorial publié dans le magazine Challenges :

          « Le potentiel des Bourses européennes est gigantesque. […] Dans une économie mondiale qui peut fonctionner avec des États-Unis en croissance faible et où l’inflation semble vaincue, il est possible de croire que le seul CAC 40, par exemple, puisse atteindre 7 000 points au premier semestre 2008. »

          On connaît la suite…

          AS

  2. La gestion volontariste montre ses limites ?mais vous êtes en bonne compagnie chez Rotschild ils sont aussi en perte même si elles sont moindres .Pour un peu que votre dernière décision soit à contre sens nonobstant les experts ?

  3. Bonjour Fredy,

    Je plaide coupable. Je n’ai pas su calibrer le bon couple rendement-risque alors que j’avais les bonnes cartes en main, comme en témoignent les performances de l’allocation cible.

    Il faut maintenant trouver le bon timing pour coller à la cible.
    Y aller d’un coup ? trop risqué
    Progressivement ? trop prudent
    Il va falloir trouver une voie médiane, c’est l’objectif des prochains mois.

    Mais de vous à moi, d’un point de vue pédagogique et en termes d’échanges, ne pensez-vous pas que sans gestion volontariste, le défi 6 % serait moins intéressant ?

    AS

  4. Fredy Gosse says:

    non j’ai déjà salue votre imitative dans le passé mais nous êtes bien plus technicien que moi et vous avez d’autres outils , ous n’êtes pas le seul et pourtant trés peu arrivent à faire mieux qu’une gestion passive; ce n’est pas une critique c’est une constatation . la bourse est science…..humaine

  5. Voici la pensée synthétique d’artus :

    https://research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/viewdocument?id=dDPoGnFRAid6Yo65UrjrhyXPQM_q9Ukd48pNZyor5-8=&source=EMAIL

    Les investisseurs (en actions, en obligations d’entreprises) des pays de l’OCDE devraient être rassurés car :
    1- l’inflation ne revient pas, les taux d’intérêt vont rester bas ;
    2- avec les taux d’intérêt bas, tous les groupes d’agents économiques sont solvables et on ne voit pas d’où viendrait une récession ;
    3- la croissance devrait donc rester convenable, voisine de la croissance potentielle, ce qui permet de conserver des taux de défaut bas et une profitabilité élevée des entreprises.
    Dans ce contexte, les actions et les obligations des entreprises des pays de l’OCDE sont encore bon marché.

    Mais le seul problème est que les cycles ne meurent pas de vieillesse. Un crise vient toujours d’un facteur externe qui fait tombé un édifice fragile. Mais, il a raison, pour le moment, ne voyant pas la partie immergée de l’iceberg, tout va pour le mieux. L’iceberg, est là, mais on ne le voit pas encore et on ne sait pas ou il est.

    • « La croissance devrait rester convenable, voisine de la croissance potentielle ». Le problème, c’est que la croissance potentielle n’est plus assez élevée pour permettre une décrue rapide du chômage. Et si la prochaine crise était sociale ?

  6. Le commentaire parfait de philippe waechter : « Il y a quelques mois la BCE suggérait une hausse de taux à l’automne 2019. Ce sera finalement une baisse de taux en septembre. Quelle est la capacité à prévoir de la BCE? Très faible, cependant tout le système financier est arc-bouté sur les choix faits par les banques centrales.

    C’est cela qui est préoccupant. »

    Rien à redire.

  7. Le monde de demain says:

    Bonjour,

    Article intéressant mais un versement regulier sur un ETF World n’ aurait il pas eu les mêmes performances avec mon de prise de tête ?
    @Guillaume, vous avez bien du faire un comparatif gestion active/passive non?
    Bonne journée

    • Bonjour,

      Attention quand même, l’objectif n’est pas uniquement d’atteindre un rendement de 6% mais de respecter un couple rendement (6%)-risque (10%). Pas sûr qu’un ETF World satisfasse le critère de volatilité retenu.

      Il me semble que le problème n’est pas entre la gestion passive et la gestion active mais plutôt dans le choix du couple rendement risque.

      Comme cela est dit plus haut, le portefeuille n’est pas assez risqué pour obtenir 6 % de rendement.

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