Un Edito écrit par Julien Bonnetouche, notre lecteur particulier passionné de la matière patrimoniale – Un édito écrit comme l’expression d’un questionnement personnel qui est partagé par beaucoup d’entre nous – Il ne s’agit en aucun cas d’un conseil d’investissement.

Comment investir en janvier 2022 ? 

Vous l’aurez sans doute remarqué, Les CGP dans leur ensemble  ont «le cul entre deux chaises»,  ils ne semblent pas très à l’aise :

  • D’une part ils se doivent de rester optimistes quant à l’avenir, vis à vis des clients ; il y va de leur fonds… de commerces…
  • D’autre part, le niveau des marchés aussi bien financiers qu’immobilier les contraint à une certaine prudence !

Je ne parle pas, bien sûr  du blogpatrimoine, puisque celui ci ne vend rien d’autre que des conseils.

Mais ce n’est pas le cas du plus grand nombre des CGP,  pour lesquels une bonne partie de leur activité commerciale consistent à augmenter le volume de leur clientèle, et du montant global géré, faisant l’objet d’une commission annuelle, ainsi que de frais d’arbitrage.

Beaucoup sur internet, mais pas seulement, entrent dans ce schéma, proposant toute la gamme des produits habituels de la gestion de patrimoine, ainsi que  des conseils et tribunes régulières.

Imaginons, que vous veniez récemment de gagner, ou d’hériter d’une importante somme  d’argent, et que vous soyez décidé à l’investir. (au lieu de tout claquer opportunément en voyages, restos, pépés ou gigolos  de luxe…)  😉 !!

Eh bien autant vous le dire, vous n’arrivez pas dans la période la plus favorable sur le plan décisionnel.

En effet, les grands classiques de l’investissement que sont les marchés actions et obligataires sont dans une phase où il vaut mieux attendre. (sauf si l’on était déjà investi antérieurement en actions).

Je l’ai dit ci dessus, les actions sont au plus haut, après une ascension très rapide….

Les obligations sont tout autant menacées que les actions par une hausse des taux, dont on ne connaît pas encore vraiment l’ampleur, puisque ces derniers dépendent, entre autre choses, de l’inflation future.

Quant au marché immobilier que nous aimons  bien en France, là aussi deux écueils se présentent à nous :

  • Avec la crise de la  covid, certaines habitudes de vie ont changé (le télétravail, le besoin de surfaces à l’air libre), cela à fait progresser  un peu rapidement les prix des maisons de campagne et de la province en général.

Qu’en sera t il exactement avec la résolution de la crise ? (proche nous l’espérons). Impossible de le dire pour un secteur qui est toujours un investissement de long  terme.

  •  Dans le même temps,  les grandes agglomérations voient leurs prix stagner alors que des mesures visant à contraindre les bailleurs se répandent et se durcissent chaque année un peu plus, au point de les dissuader de ce type d’investissement.

Certains rendement actuels sont nuls. Et puis l’aléa locataires reste un poids..

Par ailleurs les placement sécuritaires en fonds euro eux, ne rapportent plus rien depuis un certain temps déjà. Ce ne peut être qu’un choix transitoire.

Le bitcoin, qui suivait jusque là l’orientation des marchés, subit ces derniers temps une petite désaffection en rapport  avec la mise à l’arrêt de serveurs utilisés pour la blockchain au Kazakhstan. (18% des serveurs mondiaux dans ce domaine au milieu des steppes !! alors que beaucoup d’autres se trouvent en Mongolie. Les mineurs de bitcoin semblent particulièrement aimer les terres arides!!)

Cela pourrait il signifier que c’est le moment de se positionner ?

Comme je ne comprends toujours pas à quoi il sert, (à part le blanchiment d’argent) je n’oserai pas donner de conseils là dessus !!

Que faire alors?

Voici trois ou quatre possibilités d’investissement auxquelles je pense dans les circonstances actuelles, et/ou que je qualifierais de solution d’attente, d’ici à ce que la situation s’éclaircisse.

Mais attention : il faut discuter des qualités de chacun de ces placements avec votre CGP indépendant «les yeux dans les yeux». Vous devez exiger toute la clarté possible.

De son côté il doit avoir plusieurs produits de chaque gamme à proposer. Évitez à tous prix les conseillers bancaires qui ne vendent que les produits maison..

En Immobilier, les SCPI :

Certaines SCPI rapportent environ du 4%, 4,5%. Mais ce n’est pas suffisant, il faut regarder la liquidité, la taille, le gérant,  qui sont les locataires, et dans quel panel de pays ?

Compte tenu des frais élevés d’entrée, il faudra garder.

Les grandes compagnies d’assurance vie proposent en général des fonds immobilier que l’on peut acheter et vendre à tous moment sans frais. (on aura peut être seulement du 3%,3,5% mais c’est sûr et souple).

Mais attention, le Covid est en train de relancer l’usage de l’immobilier d’entreprise, support d’investissement des SCPI. Ne faudrait-il pas privilégier les nouvelles SCPI qui n’auront pas à gérer la restructuration des investissements passés comme exprimé dans cet article « SCPI : Et si c’était vraiment le bon moment d’investir ?« 

Quant à la bourse j’entrevois trois possibilités :

  • Des  fonds gérés par des compagnies renommées (exemple Rothschild ou encore Carmignac) présentant un indice de risque moyen autour de 4. (cela va de 1 à 7). Il y a des actions, des obligations et d’autres choses à la discrétion du gérant en fonction de ses convictions. C’est ce qu’on appelle de la gestion diversifiées ou encore allocation flexible et on trouve souvent le mot « patrimoine » dans l’intitulé du fonds. L’objectif n’est pas tant la recherche d’un rendement élevé que la perspective d’une gestion du risque et d’une flexibilité qui permet au gérant de s’adapter à l’évolution du marché.
  • Des produits structurés qui vont offrir un rendement intéressant mais partiel en échange d’une garantie du capital variable selon l’évolution future des marchés. Des produits structurés bloqués pendant 5 à 8 ans. Attention certains d’entre eux ne garantissent pas le capital !!
  • Des fonds obligataires indexés sur l’inflation, (qui a un certain avenir quoi qu’en disent les banquiers centraux) dont il faut être en mesure de sortir si possible sans trop de frais malgré tout, si celle ci diminue plus rapidement que prévu.

Conserver des liquidités même si cela ne rapporte rien. Et puis on verra ….

Nous devons garder à l’esprit que l’on devra se positionner directement sur les marchés actions à un moment ou un autre.

Cette liste est non exhaustive et correspond à quelques arbitrages partiels que j’ai pu réaliser récemment.

Nous sommes à l’écoute des commentateurs du blog qui ont peut être des idées (non commerciales), quelques pépites ( aurifères ou non) à conseiller sur ce sujet.

A suivre.

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