« La décroissance » chère aux écologistes est un sujet récurent, même ici sur le blogpatrimoine. Faudrait-il le démontrer, au-delà de l’évidence que tout le monde peut constater ? La croissance sort les populations de la pauvreté.

C’est le cas de l’ex tiers monde asiatique, dans la période à cheval sur les XXeme et XXIeme siècles, mais également de notre vieille Europe dans laquelle l’espérance de vie, la santé, le confort matériel, le niveau de vie, et tout bonnement  la capacité à se nourrir et se loger convenablement,  se sont  trouvés accrus de manière incroyable depuis l’invention de la machine à vapeur relayée par le moteur à explosion, comme ils ne l’avaient jamais été depuis l’origine des temps.

Les chinois eux mêmes, pensent que leur système communisme totalitaire peut tenir tant qu’ils arrivent à sortir de la pauvreté 30 millions de personnes chaque année, en leur procurant des jobs industriels. Il n’y a plus de famines en Chine, comme nous pouvions l’apprendre à l’école  ou dans la presse en 1950 ou 60.

On peut même dire que la richesse moyenne et la sortie de la pauvreté sont liées directement à la production d’énergie. Il existe un parallélisme évident entre croissance et la production d’énergie pour le fonctionnement des machines.

En corollaire, ceux qui souhaitent la décroissance (les chantres de l’écologie politique) n’étant  pas plus idiots que tout le monde, souhaitent donc  en réalité, inconsciemment sans doute,  que les pauvres soient encore plus pauvres, à moins qu’ils s’en moquent faisant passer en priorité leurs préoccupations idéologiques ou électorales.

La révolution/transformation énergétique, visiblement en marche, ne pourra pas éviter cet écueil, et en rester aux éoliennes ou panneaux solaires, tout simplement parce que personne n’acceptera un retour en arrière vers la précarité ; ce serait inacceptable socialement parlant, dans notre monde où tout se dit, tout se sait.

Nous aurons donc toujours besoin de plus de croissance et d’énergie.  Bien d’avantage en 2050 que maintenant. Et les programmes ambitieux, comme celui qui consiste à ne plus produire de véhicules thermique après 2035, interrogent sur la capacité que nous aurions à produire l’électricité nécessaire par des moyens décarbonés.

la réponse est déjà évidente : c’est impossible. Nous n’aurons pas la capacité à construire de nouvelles centrales nucléaires aussi rapidement, et les autres pays du monde sont dans l’ensemble moins avancés que nous sur le nucléaire.

Je me suis questionné, sans doute comme vous, lors de la fermeture de la centrale de Fessenheim,  qui représentait 4 % de la production électrique française :  Notre président actuel dont tout le monde reconnaît l’intelligence, devait certainement pouvoir tenir un raisonnement aussi simpliste que le mien sans difficulté. Aussi je ne l’explique pas autrement que par l’aboutissement d’un long processus administratif commencé sous Hollande et trop compliqué à arrêter.

Pourtant nos dirigeants, devraient percevoir que le déclassement de notre pays est déjà en rapport avec une croissance insuffisante depuis bon nombre d’années, et cela indépendamment  du contexte écologique.

  • -Nous ne formons plus d’ingénieurs en nombre et en qualité suffisants comme autrefois.
  • -Nos enfants ont d’énormes difficultés scolaires au vu des classements internationaux.
  • -La part de l’industrie dans le PIB s’est réduite en 20 ans de 20 % à 10 % ( maintenant comme la Grèce)
  • – Et la part des exportations française dans la zone euro a encore baissé de 1,3 points pour atteindre 12,6 % au cours des 3 dernières années d’après une étude  récente de l’institut Rexécode. Et rien a voir avec le covid !
  • – Certains penseurs et intellectuels, ont cru un temps que les services remplaceraient l’industrie, mais manifestement ce n’est pas suffisant !! il faut se méfier des théoriciens …
  • – Une grande partie des revenus des français est liée aux aides sociales et non au travail. (et l’autre partie provient des services publics financés par la dette qui compensent comme ils peuvent l’absence de production et la désindustrialisation) ;
  • -Conscients ou pas de leurs problèmes de déclassement, les français sont champions du monde (pour une fois !) de la consommation de psychotropes.

Et comme finalement notre déficit extérieur est permanent d’une année sur l’autre, le maintient de notre niveau de vie ne peut se faire péniblement que par l’accroissement de l’endettement.

Oui nous vivons bien une décroissance relative, lente mais progressive, cela donne à réfléchir avant d’appuyer sur l’accélérateur écologique sur cette pente, alors que  nous nous faisons rattraper et même dépasser à vive allure par d’autres peuples comme les chinois, qui eux sont en croissance forte.

Savez vous par exemple que contrairement aux idées reçues, la majorité des 15 % les plus riches sur terre (environ 1 milliard d’habitants) vivent en Asie ?

C’est aussi en Asie que se concentrent les pays très pollueurs en CO2 (et pas seulement) Et ce n’est sûrement pas fini, dans la mesure  où ces gens là veulent des automobiles, des climatiseurs et des réfrigérateurs…. Il fait chaud là bas !!!

Imagine-t-on leur dire : «non rien de tout cela pour vous, c’est mauvais pour l’atmosphère !!»

Le réchauffement climatique doit évidemment être pris en compte.

Mais, «ne pas confondre vitesse et précipitation»,  adage ancien plein de sagesse, semble être tombé dans l’oubli pour certains décideurs plus prompts à pondre des règlements et des  lois, qu’à réfléchir aux conséquences de leurs actes.

A un  moment de l’Histoire, où la France connaît d’avantage de difficultés budgétaires et de compétitivité que nos voisins allemands,  ou plus loin que les chinois par exemple, tout en produisant une énergie électrique nettement plus décarbonée qu’eux, ne serait il pas sage de se montrer prudents  ?

Je n’aborderai pas ici la question du bilan carbone des éoliennes et des voitures électriques, dont nous savons bien qu’il laisse à désirer.

Mais cette nouvelle loi «climat et résilience» qui a fait l’objet de nombreux commentaires ici même  sur le blogpatrimoine, à propos des DPE F et G, est un exemple criant de manque d’anticipation :

On ne construit déjà pas assez pour nos besoins,  et on va retirer de fait du marché locatif  des centaines de milliers, (ou millions) de logements, donc assécher le marché et pousser à l’augmentation de prix déjà trop élevés,  pour les jeunes en particulier !

(C’est pourquoi d’ailleurs, il ne faut peut être pas s’inquiéter trop vite, comme toujours en France, et comme pour les impôts confiscatoires, on créera des dérogations, des niches, des subventions, des usines à gaz… on ne  manque d’imagination de ce côté là.)

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