L’histoire retiendra peut-être, comme toujours, que les banques centrales ont augmenté trop rapidement et même trop violemment les taux d’intérêt. Il faut toujours conserver en mémoire que les banques centrales n’en font jamais assez, jusqu’au jour où elles en font trop.
Dans les prochaines semaines, nous pourrions considérer à quel point elles ont augmenté les taux de manière trop violente et même trop rapide. Quelle ingratitude ! Il y a à peine quelques semaines, nombres d’experts expliquaient qu’elles n’en faisaient pas assez.
Aujourd’hui, on se rend compte que la hausse des taux d’intérêt a fragilisé les banques les moins solides. C’est au tour de Crédit Suisse de tomber.
Le système apprend de ses erreurs et les banques centrales tentent d’organiser la faillite avec ordre et discipline. Quelle résilience.
Tout semble se dérouler sans encombre. Pourtant, cela ne me parait être qu’une illusion.
En réalité, le système est en train de craquer et il me semble illusoire de croire que nous pourrons éviter une destruction massive du capital qui survivait de manière artificielle grâce à une politique monétaire excessivement accommodante.
L’effet papillon.
Il est trop difficile de savoir qui va être la prochaine victime de la chute de Crédit Suisse, mais il est illusion de croire que tout va bien se passer.
Il faut nettoyer les excès des dernières années, c’est fondamental. Cela va peut-être faire mal, mais n’est-ce pas là le mal nécessaire avant de repartir de l’avant ? Je le crois.
Personne n’est capable de savoir comment et/ou, mais il y a fort à parier que cela va craquer quelque part. On va apprendre que telle ou telle banque est en difficulté, que tel fonds immobilier doit liquider ses positions, que … Je ne sais quoi.
Personne ne sait. Nous sommes typiquement entrés dans une période d’instabilité. On ne sait pas et ne cherchez pas à savoir, personne ne sait.
Est-ce que cela viendra d’une banque, d’une startup, d’un secteur, d’un fonds d’investissement. On ne sait pas. Est-ce que ces difficultés bancaires vont réduire la capacité à octroyer des crédits… et donc limiter le potentiel de croissance de l’économie ?
On ne sait pas d’où cela viendra, mais cela devrait venir.
Bien évidemment, à long terme, le système continuera d’inventer des solutions pour panser les problèmes, mais il y aura des pertes. Les plus fragiles vont perdre du capital, détruire de la valeur.
Il faut s’y préparer. Ce n’est pas grave, mais la situation pourrait bien être stressante.
Nous voyons le mur approcher. Il est urgent de vérifier vos ceintures ! et si vous avez trop peur, il est encore temps de quitter le navire.
Sécurisez vos actifs si vous n’êtes pas capable d’accepter le stress des prochains mois.
Si au contraire, vous êtes patient et prêt à profiter des opportunités qui vont se créer dans les prochains mois, tenez-vous prêt. C’est dans ces situations de crise que l’on construit les plus-values futures.
Nous ne sommes qu’au tout début d’un cycle nettement moins favorable. C’est une période difficile, mais inévitable.
À suivre.