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L’épargne est abondante. Vous êtes nombreux à ne plus savoir quoi faire de votre argent. Ce discours pourrait choquer, mais c’est pourtant bien la réalité.

Vous êtes nombreux à avoir des sommes très importantes sur les livrets, PEL et autres fonds euros de vos contrats d’assurance-vie.

Nombreux à ne pas savoir quoi en faire.

Nombreux à craindre pour votre argent. Entre inflation qui détruit le pouvoir d’achat de votre épargne et aujourd’hui crise bancaire, vous perdez votre sérénité.

Vous cherchez donc des solutions. Des solutions qui disparaissent au gré de la crise qui se dessine.

Déjà en 2022, vous êtes nombreux à avoir abandonné l’idée de l’investir sur les marchés actions. La volatilité, le stress de la guerre en Ukraine et, aujourd’hui la crise bancaire n’est pas de nature à vous encourager à poursuivre dans cette voie.

À tort ou à raison, peu importe, le stress de la volatilité vous empêche de profiter du potentiel de rendement élevé de l’investissement en actions. Dommage.

Les SCPI se sont alors imposées comme une alternative attrayante pour beaucoup d’entre vous. Malheureusement, la hausse des taux combinée à l’obsolescence des usages liés au télétravail ou à la crise énergétique est de nature à remettre en cause la pertinence de cette alternative (nous vous l’expliquons depuis 2019 – Les faits semblent nous donner raison).

Ce matin, on apprend une chute « brutale » de l’indice INREV de l’immobilier non-côté Européen au dernier trimestre 2022 (cf. « Latest Market Insights shows a significant fall in performance in Q4 2022« ).

L’INREV Quarterly Fund Index Q4 2022 révèle une baisse significative des performances, les prix de l’immobilier s’ajustant pour refléter le ralentissement de l’environnement économique. La croissance du capital a fortement chuté à -7,24 %, une baisse de -523 points de base en glissement trimestriel, le niveau le plus bas enregistré depuis la crise financière mondiale (GFC).

L’immobilier européen non coté a dégagé un rendement total de -6,19 % au quatrième trimestre. La vitesse de correction a été brutale et synchronisée sur tous les marchés, bien que les niveaux de déclin varient d’une géographie à l’autre.

Au niveau des secteurs, il y a moins de dispersion des performances par rapport aux pays, même si les différences sont encore notables. Le secteur industriel/logistique a connu une nouvelle baisse de performance pour atteindre -10,68% au T4 2022, contre -4,13% au trimestre précédent. Des prix relativement élevés ainsi que des attentes de croissance des loyers plus faibles ont entraîné cette forte détérioration, laissant le secteur comme le moins performant pour le deuxième trimestre consécutif. 

Pendant ce temps, le commerce de détail a surperformé le marché au sens large avec un rendement négatif plus modeste de -2,78 %. Les vents contraires structurels ont entraîné de fortes baisses de valeur ces dernières années, de sorte que l’impact du ralentissement actuel est moins important car les rendements sont déjà relativement élevés. Le rendement total du résidentiel a chuté à -3,58% au T4, proche de celui des bureaux à -3,74%. Cependant, des fondamentaux solides tels que le déséquilibre structurel entre l’offre et la demande et donc son plus grand potentiel de couverture contre l’inflation devraient continuer à soutenir le secteur résidentiel. 

La forte correction industrielle/logistique décrite précédemment est évidente sur tous les principaux marchés, s’accélérant au quatrième trimestre 2022. La détérioration de la performance des bureaux au Royaume-Uni et aux Pays-Bas au quatrième trimestre, ainsi que du commerce de détail au Royaume-Uni, est également très forte, dans tous les cas, elle est inférieure à -8 %.

Le sentiment d’investissement envers l’immobilier européen reste mitigé en termes de géographie et de secteur. Sur une base nette, 21 % des répondants à l’enquête ont l’intention d’augmenter les allocations au Royaume-Uni. Cela pourrait être le résultat de la révision brutale des prix, qui présente des opportunités d’investissement attrayantes pour les investisseurs nationaux et internationaux. Le sentiment envers la France et les Pays-Bas est également net positif avec respectivement 13% et 6% des répondants indiquant leur intention d’augmenter les allocations à ces marchés. La position neutre nette de l’Allemagne ce trimestre est une amélioration après quatre trimestres consécutifs de sentiment négatif net.

En ce qui concerne les secteurs, le segment de l’habitation continue d’être favorisé, les résidences, les logements étudiants et les résidences pour personnes âgées/soins aux personnes âgées/soins de santé étant tous en territoire positif net. Après trois trimestres consécutifs de sentiment négatif, le secteur industriel/logistique a fait marche arrière avec 6 % des répondants indiquant qu’ils ont l’intention d’augmenter la pondération du secteur. Cela a été facilité par la récente révision brutale des prix, qui a entraîné des rendements plus élevés et des opportunités d’investissement plus attrayantes. Les derniers résultats confirment la vision à long terme du secteur et l’abandon structurel du commerce de détail.  

Les bureaux ont connu un quatrième trimestre consécutif de sentiment négatif avec 12 % des répondants à l’enquête indiquant leur intention de réduire leur pondération, probablement en raison de la réévaluation continue du secteur par les investisseurs et les gestionnaires en réponse aux politiques de travail hybrides, les investisseurs européens étant les plus pessimistes [1 ]

L’immobilier non coté en Europe enregistre une baisse significative de ses performances en réponse à un environnement de marché plus faible

Il semble bien que l’investissement en SCPI (SCPI = Immobilier non-côté) ne soit plus la martingale que beaucoup vous ont vendue depuis quelques années.

Les alternatives disparaissent. Plus on avance, moins vous savez quoi faire de votre épargne.

La crise bancaire ou début de stress pour votre épargne ?

Depuis quelques jours, je constate qu’un certain nombre d’entre vous s’inquiète de la solvabilité des banques, mais également des compagnies d’assurance-vie. Certains se remémorent la loi SAPIN 2 qui pourrait limiter, temporairement, la disponibilité de l’épargne investie en fonds euros.

Bref, vous êtes quelques-uns à commencer à avoir peur pour votre épargne. C’est un constat récent.

En 2022, je n’avais pas fait ce même constat.

La hausse récente des cours de l’OR et peut-être même du bitcoin pourraient confirmer cette impression de hausse du stress sur la solvabilité du système. Le cours de l’OR retrouve les plus hauts de 2020.

Investir « cash » dans l’immobilier pour protéger votre épargne ?

Si la crise bancaire devait se confirmer et se renforcer, ce stress sur l’épargne pourrait accélérer et nous pourrions assister à un vaste mouvement d’investissement « cash » dans l’immobilier.

En 2009, en pleine crise des subprimes, vous aviez été très nombreux à sortir votre argent des fonds euros des contrats d’assurance-vie pour acheter des biens immobiliers locatifs, parfois même des résidences secondaires.

J’ai l’impression que nous pourrions assister à ce même genre de phénomène dans les prochains mois, surtout si les cours de bourse devaient baisser au rythme d’une conjoncture économique qui se dégraderait.

J’ai l’impression que nous pourrions connaître dans les prochains mois à un afflux important de capitaux sur le marché immobilier. Vous pourriez être nombreux à investir « cash » dans l’immobilier pour protéger votre épargne.

À suivre.

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