Nous l’écrivons ici depuis des années : la hausse des marchés actions trouve son explication dans l’interventionnisme massif des banques centrales déterminées à lutter contre la déflation. Ces politiques monétaires particulièrement agressives permettent de repousser le moment de la reconnexion entre l’économie financière et l’économie réelle. La crise de 2008 n’est pas résolue, nous avons seulement multiplié les doses de morphine pour nous faire oublier la réalité de la douleur.

La morphine, c’est la liquidité mondiale, l’abondance d’argent dont le monde n’a pas besoin qui s’accumule dans les différents actifs et qui est à l’origine de bulles spéculatives toujours plus grosses.

Pour autant pas de panique, les banques centrales veillent et nous protègent contre la volatilité des marchés financiers ! Quoiqu’il arrive, le consensus est persuadé que l’inflation monétaire est infinie, c’est à dire que les banques centrales ne laisserons jamais tomber les spéculateurs !

Dormez tranquille brave gens, on s’occupe de votre argent, avec les banques centrales vous ne craignez rien !

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Depuis 2012, nous sommes tous collectivement persuadés que plus rien ne peut nous arriver grâce à la toute puissance des banques centrales ! Les marchés financiers ne peuvent que monter et ce n’est surement pas la perspective d’une nouvelle crise financière ou ralentissement de l’économie qui doit vous effrayer.

En effet, dans une telle circonstance, les banques centrales reprendront de plus belle leur stratégie d’inflation monétaire et les bourses mondiales reprendront le chemin de la hausse en toute sérénité.

Sommes nous certain de la réalité de cette belle narration autour de la surpuissance des banques centrales ?

Et si les banques centrales rechignaient à poursuivre leur expérience monétaire ? Et si la prochaine fois, la banque centrale ne faisait rien ? ou du moins nettement moins qu’attendu ?

Le problème avec le consensus, c’est qu’il a toujours raison, jusqu’au jour ou on s’aperçoit qu’en fait il avait tord.

N’est il pas prudent de retrouver son bon sens paysan et abandonner l’idée selon laquelle cette fois c’est différent ?

Ne doit on pas abandonner nos certitudes et retrouver notre vigilance face aux discours dominant qui se veut rassurant ?

En effet, après 8 années de déformation monétaire, il est tentant d’être persuadé que plus rien n’arrêtera la liquidité mondiale. Mais pour quels résultats ? N’arrivons nous pas au période charnière, ou les inconvénients vont devenir plus importants que les avantages ?

J’en sais rien ! Mais n’oubliez pas « le consensus a toujours raison, jusqu’au jour ou on s’aperçoit qu’en fait il avait tord »

A suivre …





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13 Comments

  1. Je pense que les banques centrales n’ont pas le choix et devront continuer a inonder le marche de liquidité pour que la machine continue a tourner … le japon a une dette équivalente a 250 % du PIB … ya de la marge encore … sinon c’est le mur et Lehman sera un gentil souvenir a cote de ce qu’il pourrait arriver.

  2. Jean Claude says:

    Il y a une difference par rapport a 2008 . Maintenant on a de nouveaux contributeurs pour boucher les trous et on peut imaginer que en plus d’une intervention des banques centrales , les banques en vertu des directives europeennes feront payer créanciers , actionnaires , puis , nous y voila ….
    taperont sur les comptes clients . On presentera cela comme un emprunt , sorte d’impot secheresse . Donc n’écartons rien , surtout vu la tres grande sagesse de ceux qui gouvernent les pays moteurs tels les USA etc . Mais l’essentiel c’est la santé , une maison au coeur du plateau de Millevaches pour aller pecher la truite et ramasser les cepes , le reste n’est que superflu !

    • Plein de bon sens tout ça 😉
      en effet les directives bancaires de 2014-2015 et plus récemment la directive sapin sur les assurances vie entre autres … tout est prêt pour un remake a grande échelle de ce qui s’est passe a Chypre en 2013 …

  3. Bien Guillaume,

    En résumé, ne surtout pas confondre le sens commun et le bon sens …….

  4. keith kennedy says:

    effectivement je pense qu’un nouveau Chypre peut arriver bien que l’on nous dise que cela ne peut se produire (alors pourquoi faire Sapin 2.)
    c’est frustrant de penser que Jean Charles a raison. quelles sont les solutions:
    -une tonne de contrats assurance vie chez toutes le banques ( i;e 70000€ x X banques)
    -des contrats AV au luxembourg ( plus cher mais c’est le prix d’une petite tranquillité)
    -de l’immobilier ( surtout sa résidence principale)
    -une partie de liquidité planquée sous le matelas
    je pense que je vais partir à la pêche avec Jean Charles

  5. OlivierSpb says:

    On peut dormir tranquille.
    Le rôle des BCE n’est pas de sauver les cours de bourse et donc de préserver les investisseurs en actions ou autres titres c’est d’enrayer un processus de réaction en chaîne qui conduirait à l’explosion du système.
    Ils l’ont bien compris en 2008 car le lâchage de Lehmann Bros a failli tout faire péter.
    Ils interviendront sans aucun doute en cas de crise mais j’espère que cette fois quelques centaines de banquiers se retrouveront en prison.
    Après 2008, un seul s’est retrouvé au tribunal, Fabulous Fab. https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Tourre
    Ce qui permet aujourd’hui les banques d’inonder le marché de nouveaux produits toxiques en ayant un sentiment d’impunité.

  6. « j’espère que cette fois quelques centaines de banquiers se retrouveront en prison. »

    Oui , cela évitera peut être que plusieurs ne se jettent par la fenêtre à l’insu de leur plein gré (Monte Paschi) ou ne se suicident « d’une balle dans la tête par derrière » (Allemagne/USA)

  7. faut pas faire abstraction d’une éventuelle révolution; je pense que beaucoup en on marre de leur petit manège ….

  8. Dans ce contexte d’incertitude où vous me plongez tous, que vaut-il mieux choisir en cas d’indemnisation d’un préjudice: rente ou capital?
    Merci

  9. Michel 2 says:

    Question : si la baisse se prolonge, les banques centrales vont-elles intervenir à nouveau, comme elles l’avaient fait lors des mois sanglants de la fin 2018 ? Et surtout… si elles interviennent…

    … Est-ce que cela fonctionnera ? « Avertissement aux investisseurs : les banques centrales ne pourront pas éternellement soutenir les marchés », titraient ce matin des journalistes britanniques de MoneyMorning.

    Non seulement elles ne le pourront pas, mais leurs politiques actuelles nuisent activement à l’économie, rappelle implacablement.

    Olivier Delamarche dans le dernier numéro de sa lettre, Delamarche en Liberté :

    « En achetant des obligations, les banques centrales font baisser les taux, les amenant à zéro et même parfois en-dessous. L’idée sous-jacente est que si on baisse les taux, on incite les entreprises à emprunter et à investir.

    Cette équation n’est vraie que dans les livres et pour les économistes de salon. Une entreprise n’investit que si elle a de la demande, si des gens achètent ses produits. Elle n’investit pas parce que les taux sont bas.

    Le fait d’avoir des taux proches de zéro crée des surcapacités et permet à des entreprises non performantes de se maintenir en vie. Ainsi, la QE est plutôt source de pressions déflationnistes.

    D’autre part, le QE va faire augmenter le prix des matières premières, augmentant par conséquence les prix à la production et réduisant les marges des entreprises.

    Des entreprises au départ performantes mais n’ayant que peu de capacités à monter leurs prix dans une économie mondialisée vont plutôt choisir d’agir sur leurs coûts pour conserver leurs marges. La première source de coûts ? Les salaires. Elles vont donc licencier pour conserver leurs marges ».

    Oui, la relance nourrie par les banques centrales est factice… mais ses effets sur l’économie sont bel et bien réels, continue Olivier :

    « Le QE est donc déflationniste, augmente le chômage, réduit l’activité… En revanche, il augmente les cours des Bourses, le prix des actifs financiarisés (dont l’immobilier et l’énergie), la dette publique… Et comme la dette publique est financée par nos impôts, le QE augmente également la pression fiscale.

    L’augmentation des impôts, des taxes en tout genre, des coûts pour se loger, pour se nourrir, pour étudier, pour se chauffer – que ne reflète évidemment pas l’indice d’inflation – vont finalement étrangler définitivement la moindre possibilité de reprise d’activité ».

    Toujours cette obsession du court terme au mépris de choix plus difficiles, politiquement parlant, mais tellement plus sains pour l’économie et, au final… les citoyens comme vous et moi.

    Nous verrons ce qu’il se passera lorsque l’économie réelle finira – un jour peut-être – par reprendre ses droits et corriger tous ces déséquilibres et manipulations. Une chose est certaine : ce jour-là, mieux vaudra avoir une partie de vos actifs hors système, et notamment hors banques.

    L’or est bien entendu indiqué pour cela… mais ne négligez pas cette autre solution « anti-système », les cryptomonnaies.

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