Au delà de la qualité de la prospective ou de la prédiction sur le niveau futur des taux d’intérêt, il est intéressant de constater la nouvelle narration qui se met en place progressivement. La narration, c’est l’histoire, le récit qui accompagne le déroulement des faits.

Progressivement, nous sommes passés d’une narration autour de la stagnation séculaire accompagnée de la déflation, puis de la narration autour de la lente reprise de l’économie grâce aux politiques monétaires des taux d’intérêt négatifs puis, et c’est la nouvelle narration qui se met en place depuis quelques semaines, au retour d’une croissance pérenne auto-entretenue qui est capable de supporter des taux d’intérêt plus élevés et surtout la fin des taux d’intérêt négatifs.

Nos outils pour réussir votre investissement immobilier (locatif, location meublée ou résidence principale)

  • Notre nouveau livre « Investir dans l’immobilier«  (déjà plus de 1000 exemplaires vendus) pour y découvrir nos stratégies et conseils pour investir. Une lecture indispensable pour apprendre comment investir, sélectionner le meilleur bien immobilier, choisir le régime fiscal adapté, …

 

 

 

C’est dans ce contexte de nouvelle narration que Natixis et Patrick ARTUS considèrent que même s’il n’y a pas d’inflation, les taux d’intérêt réels à long terme vont revenir à la normale. 

Extrait :

Depuis la fin de 2017, les marchés financiers croient au retour de l’inflation, et ceci pousse à la hausse les taux d’intérêt nominaux à long terme (nous regardons les Etats-Unis et la zone euro).

Cette correction des taux d’intérêt à long terme a fait apparaître beaucoup de fébrilité sur les marchés financiers, en particulier d’actions. Mais on ne voit pas en réalité de signe d’une hausse effective importante de l’inflation : le retour de l’inflation poussant à la hausse les taux d’intérêt à long terme est une anticipation erronée.

Mais ceci ne veut pas dire que les taux d’intérêt à long terme ne doivent pas monter : même si l’inflation ne revient pas, en effet, lorsque l’économie est proche du plein emploi et que la politique monétaire se normalise, les taux d’intérêt réels à long terme doivent revenir à la normale.

La hausse des taux d’intérêt nominaux à long terme aux Etats-Unis et dans la zone euro pourra donc légitimement être causée par la hausse des taux d’intérêt réels à long terme, même si l’anticipation de hausse de l’inflation disparaît.

 

Les lecteurs attentifs retrouveront l’analyse que nous vous proposons depuis quelques mois à propos du niveau trop bas des taux de crédit immobilier (cf »Taux immobilier : Attention, les taux sont trop bas, ils pourraient le rester mais combien de temps ? »).

En effet, dans une période ou la croissance économique semble forte et pérenne et ou l’inflation semble se confirmer à un niveau proche des objectifs fixés, il semble tout à fait normal que les taux d’intérêt augmentent pour retrouver des niveaux conformes aux standards de long terme. C’est ce que Patrick Artus appelle les taux normaux ou le taux d’équilibre.

 



Mais quels sont les taux d’intérêt normaux ? Jusqu’où les taux d’intérêt peuvent ils augmenter ?

Toujours selon l’étude de Natixis, les taux d’intérêt long terme doivent être proche du taux de croissance nominale de l’économie, c’est à dire le taux de croissance du PIB en volume : PIB réel + inflation = Taux d’intérêt d’équilibre = taux de croissance du PIB en volume.

Extrait de l’étude de Patrick Artus :

« En effet, lorsque l’économie est proche du plein emploi (graphique 1) et lorsque la politique monétaire se normalise (la Réserve Fédérale réduit la taille de son bilan et remonte ses taux d’intérêt directeurs, la BCE va arrêter le Quantitative Easing à la fin de 2018), les taux d’intérêt réels à long terme doivent revenir à la normale. On voit que la normale correspond à une situation où le taux d’intérêt réel à long terme est voisin de la croissance du PIB en volume (graphiques 9a/b). »

 

 

 

On doit donc attendre que les taux d’intérêt réels à long terme reviennent vers leur niveau d’équilibre, c’est-à-dire à peu près :

  • 2% aux Etats-Unis,
  • 1,7% dans la zone euro (pour le taux d’intérêt réel à 10 ans en Allemagne).

Compte tenu de la croissance du prix du PIB (graphique 10), ceci conduit à un taux d’intérêt nominal à long terme à l’équilibre de :

  • 3,8% aux Etats-Unis,
  • 2,9% en Allemagne,

Beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui

NDLR : (2.80% environ aux Etats unis et 0.64% pour l’Allemagne au moment ou j’écris ces lignes ) Naturellement, les taux de crédit immobilier, indirectement indexés sur les taux d’emprunt d’état devront s’ajuster à la hausse dans les mêmes proportions. Mais rassurez vous, la hausse ne devrait pas être brutale… Elle devrait être étalée sur quelques années et probablement ajustée au gré de l’évolution de la croissance et de l’inflation.

Ces autres articles devraient vous intéresser :


17 Comments

  1. L’économie est proche du plein emploi ?
    Ah oui c’est que m’ont dit les nombreux commerçants et clochards dormant sous les porches depuis une semaine…

    Tout le monde traite tout le monde de fèqueniouse

    Les stats rejoignent l’assertion de Churchill….

    bref, comment croire la narrative ?

  2. kill the troll

  3. OlivierSPb says:

    Je ne sais pas très bien de quel chapeau vous ou Artus sortez des « taux d’équilibre » de 2.9% et 1.7%.
    En plus l’additionner au PIB ne veut pas dire grand chose, il faudrait à la limite l’additionner à l’inflation.
    Mais on a tous connu des périodes avec des taux réel positifs et d’autres périodes avec des taux négatifs.
    Tout cela dépend du bon vouloir de la BCE qui fixe son regard sur un seul critère majeur: l’inflation.
    Si l’activité économique est molle, elle veut bien baisser un peu les taux s’il n’y a pas d’inflation. Si l’activité économique est très forte et qu’il n’y a pas d’inflation, elle va les remonter en douceur pour éviter la surchauffe sans briser la croissance.
    Par contre s’il y a de l’inflation elle va les augmenter sans ménagement pour tuer l’inflation dans l’œuf quitte à sacrifier la croissance.
    Quand au plein emploi, oui en Allemagne mais dans le reste de l’UE…
    En plus on s’aperçoit que le taux de chômage de la zone Euro est de 2 points supérieur à la moyenne de l’UE. https://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-en-europe.html
    Et la zone Euro c’est quand même le terrain de jeux de la BCE.

  4. L’économie est très loin du plein emploi. En france, seulement 18 millions d’emplois équivalent temps plein dans le privé, plus 3 millions d’indépendants ( dont bcp d’auto-entrepreneurs qui peinent à gagner), et 5 millions de fonctionnaires… ( et on veut les réduire…) et c’est tout. A coté, 3.5 millions de chomeurs catégorie A, ou 6 millions de chomeurs en catégories A,B,C. Plus de nombreuses personnes au RSA qui ne sont plus inscrites à pole emploi par découragement. Et vous osez dire qu’on est au plein emploi? Donc, pour résumer, seulement 26 millions de personnes qui travaillent. Pour 65 millions de français en métropole. Je ne crois pas qu’il faille bcp compter sur les retraités, ( eux pensent plutot à vendre) ni sur les migrants pour investir dans l’immobilier, ni sur les éternels étudiants non comptabilisés comme chomeurs. Reste donc ces 26 millions de personnes, dont bcp gagnent le smic, pour investir dans les 35 millions de logements que compte la métropole. Il ne faut donc pas s’attendre à une hausse de l’immobilier, surtout avec la démographie actuelle.

  5. Un peu de réalisme !

    En France au 1er janvier 2016:
    – 66,6 millions d’habitants,
    – 12,5 Millions de retraités,
    – 16.4 millions de moins de 20 ans
    soit 66,6-12,5-16,4 = 37,7 millions de personnes en âge de travailler,
    Donc si comme le dit Thierry, il y a 26 millions de personnes au travail, il reste tout de même 11,7 millions de personnes sur le carreau. Si on enlève les handicapés, les malades, les voyageurs, les rentiers, …. il y a grosso modo 10 millions de chômeurs et de RSA ou sans statut et non pas 6 millions. Ceci représente, hé oui 38,5 % de la population en âge de travailler ! et non pas 9,7 % ou encore 15% de la population totale. C’est un peu comme aux Etats Unis, le chômage a baisse dit-on à moins de 5% et la population active également, étonnant non !
    http://www.economiematin.fr/news-etats-unis-taux-chomage-travail
    La « surchauffe » de l’économie, ce n’est pas pour demain, ce n’est qu’un avis.

    • Une lecture interessante sur la question du taux de chômage structurel : A propos du chômage structurel en France

      Oui, vous avez raison, le taux de chômage est insupportablement élevé … mais les personnes sans travail sont ils employables dans la société actuelle ? Existe t’il du travail pour ces personnes dont le niveau de qualification ne correspond pas à la demande ? (ce sujet est délicat à traiter, il ne s’agit pas de juger qui que ce soit. Ce ne sont que des chiffres et de l’économie)

      extrait :
      « Le taux de chômage français : uniquement structurel ? Dans son dernier jeu de prévisions (automne 2017), la Commission européenne (CE) estime le taux de chômage structurel (ou NAWRU) français à 9,2% en 2017, soit un niveau très proche du taux de chômage effectivement constaté au deuxième trimestre, à 9,5%. En d’autres termes, d’après la Commission, la faiblesse de la demande ne joue qu’un rôle marginal dans le niveau élevé du chômage français, le chômage conjoncturel est quasiment inexistant. Cette estimation est équivalente à celle effectuée par l’OCDE. La principale différence réside dans l’évolution du NAWRU : alors que la Commission européenne considère que le chômage d’équilibre est stable au cours des dix dernières années (le NAWRU est rétrospectivement évalué à 9,2% en 2007), l’OCDE estime qu’il est passé de 8,6% à 9,2%. Dans un cas comme dans l’autre, l’estimation d’un niveau de chômage structurel français élevé en 2017 pose un problème : ou bien l’on considère que celui-ci a augmenté durant la crise, comme le fait l’OCDE, du fait d’un phénomène d’hystérèse mais l’on retombe alors sur les objections produites plus haut (l’effet d’hystérèse explique-t-il la totalité de la hausse de l’estimation ? Pourquoi n’observe-t-on pas d’inflation salariale ? Est-il vraiment irréversible ?), ou bien l’on considère, comme le fait la Commission européenne, que le chômage structurel n’a pas varié mais qu’il est
      historiquement élevé (et qu’il était sous-estimé avant la crise). Cette option implique toutefois de considérer que l’économie française était en surchauffe (écart de production positif) entre 2000 et 2008 ce qui n’a rien d’évident : l’inflation est restée proche de 2%, les coûts salariaux unitaires réels n’ont pas augmenté, le solde courant, même s’il s’est dégradé, est resté très contenu (le déficit courant atteignait 1% du PIB en 2007).


      Comment dès lors justifier un taux de chômage structurel supérieur à 9% ?

      La question mérite d’autant plus d’être posée que l’économie française ne présente actuellement aucun signe de tensions sur les prix. Or, en principe, ce qui indique qu’une économie évolue à son niveau potentiel, ou au-dessus, est une inflation proche de sa cible, ou sur le point de l’excéder. C’est plutôt l’inverse qui se réalise actuellement en France (graphique 1).

      On pourrait arguer du fait que la tension sur les facteurs de production se manifeste par une pression baissière sur les marges des entreprises. De fait celles-ci sont relativement faibles, et ce malgré les soutiens apportés lors du quinquennat précèdent (CICE, baisse de cotisations sociales employeur). Mais alors on produit deux propositions contradictoires : d’un côté, on affirme qu’il n’y a pas de problème de demande, de l’autre que les entreprises n’arrivent pas à répercuter les hausses de coûts salariaux unitaires sur les prix de vente. Est-ce du fait d’une concurrence internationale accrue, la demande française ayant tendance à être « aspirée » à l’étranger ? Mais on constate que l’inflation dans les services (pour la plupart non échangeables) est également historiquement faible, autour de 1%. Si c’est le fait d’innovations technologiques ou d’une plus grande concurrence interne, c’est qu’il n’y a pas encore de contrainte de production. De fait, les récentes bonnes performances de l’économie française en matière de croissance du PIB apportent la preuve que, jusqu’ici, lorsque la demande se redresse la production intérieure augmente sans générer de tension. La dégradation simultanée du solde courant n’est qu’un effet de l’embellie conjoncturelle (hausse de la consommation, hausse de l’investissement), ce dernier n’étant, en dernière analyse, que la mesure de l’écart entre l’épargne nationale et l‘investissement. On pourrait très bien montrer que la persistance d’un chômage élevé et la faiblesse des marges des entreprises françaises s’expliquent par un déficit de demande. A effectif constant, une demande encore trop faible pèse sur la productivité apparente du travail. Comme, par ailleurs, dans les périodes de faible inflation, les rigidités nominales deviennent des rigidités réelles, les coûts salariaux unitaires réels ont tendance à augmenter, ce que les entreprises ne parviennent pas à compenser en relevant leurs prix.

      • Ces assertions ne tiennent plus si on les transpose en Allemagne, en Suisse, en GB etc… Il s’agit donc bien d’une incompétence de nos politiques qui n’ont pas su, qui ne savent pas « donner « CONFIANCE » aux PME de ce pays.
        Il serait intéressant de connaître le nombre d’artisans, commerçants, petites PME, qui n’embauchent pas par peur de l’avenir, du changement constant des règlementations, de la paperasserie et autres contraintes. Pour ma part, pour avoir utiliser à plusieurs reprises, les services d’artisans du bâtiment et connaître bon nombre de personnes dans ce milieu, ils étaient tous unanimes dans le passé sur cette peur de l’avenir.
        Aujourd’hui, probablement à cause du CICE et l’arrivée d’une politique un peu plus libérale, la donne a un peu changée. Les artisans ne trouvent plus de personnel compétent, qualifié et … courageux ! par exemple, un ouvrier maçon ou couvreur ne prend plus un job à moins de 2500/2800 € mensuel, il préfère en dessous ce niveau de rémunération, être au chômage et faire un peu de noir ! C’est le même problème dans la restauration et métiers de bouche.

        • tout à fait ok, et ce n’est pas nouveau……
          Les causes en sont depuis longtemps connues mais rien n’y fait

          • Certes, c’est du « réchauffé » !
            Je crois beaucoup au principe « action/ réaction » et vu qu’il n’y a plus d’actions (réformes en profondeur à l’instar de Schröder en Allemagne) depuis longtemps, il n’y a donc pas d’amélioration sur le plan économique et sur celui du chômage.
            C’est du « réchauffé », mais il me semble nécessaire de la rappeler notamment pour les jeunes générations qui ne connaissent que le socialisme à la Française et les dégâts que cela a occasionnés.
            J’ai cru un instant que la politique de Macron irait dans ce sens mais plus va, plus je suis inquiet sur la « tournure » que prend ce gouvernement et les dernières lois à la c.. qu’ils envisagent! Dommage de virer sur du Hollandisme maintes fois critiqué en ses débuts.

        • J’avoue avoir beaucoup de mal à croire ces histoires « d’ouvriers maçons ou couvreurs qui ne se lèvent pas pour moins de 2800 euros mensuel » (j’ose espérer que c’est du brut !). Ma boite, grosse société industrielle du secteur aéronautique cotée en Bourse qui fait de gros bénefs, recrute pour ses établissements de province de jeunes ingénieurs diplômés issus de bonnes écoles (certes pas X/mines mais du groupe 2 tout de meme, donc de niveau très convenable) avec un salaire de 32k€ brut annuel, soit 2700€ / mois; et à ce tarif, ça se bouscule au portillon (40 CVs par poste). Et même si ce n’est pas le bagne, les hpraires sont tout de mmême plus proches de 45h hebdo que de 35h. Alors certes c’est en province (le salaire doit être 10-15% plus élevé en RP), certes il y a la participation, la cantine et la mutuelle, certes c’est un salaire de débutant (mais avec 1.5 à 2% de budget annuel d’augmentation, il ne faut pas non plus espérer faire +5%) mais tout de meme… Si élever des murs ou poser des tuiles (métiers très respectables au demeurant ), fusse sous le mauvais temps, rapporte autant que se taper 3 ou 3 années de prepa, passer des concours et suivre 3 voire 4 années d’études techniques objectivement difficiles, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir de ce pays… Non, je n’y crois pas. Surtout avec l’explosion des travailleurs détachés qui doit imposer une forte pression sur les salaires.

          • Désolé de vous décevoir, mais c’est bien la triste réalité, augmentée du fait que en cet instant, le secteur du bâtiment (en province; je ne connais pas la situation en RP et autres grandes villes) manque de main d’œuvre.
            Vous ne pouvez pas comparer votre boite, grosse société industrielle du secteur aéronautique, avec tous les avantages que vous énumérez et même ceux probables que vous ne citez pas, proche des métiers de la fonction publique- je vais me faire fâcher – avec les métiers du bâtiments qui sont par définition durs, soumis aux intempéries et peu enclin à respecter les 35h.
            Vous citez les travailleurs détachés qui doit imposer une forte pression sur les salaires », oui mais vers le bas à 1000/1200€ par mois. Un ouvrier couvreur Français ne se lève pas le matin à ce tarif, je vous l’assure.
            Exemple: pour un chantier de couverture en Chte Maritime, j’ai consulté 6 artisans couvreurs, 3 n’ont pas répondu faute de trouver de la main d’oeuvre (sérieuse), 2 ont répondu mais avec des délais de réalisation de 6 mois et plus, faute de suffisamment de MO, et un a répondu rapidement, réalisable dans le mois mais une fois et demi plus cher que les autres. J’ai donc du attendre 6 mois!
            Cinq sont inscrits à Pôle emploi et autres agences, qui leurs envoie des personnes qui viennent une journée ou deux et ne reviennent pas le jour suivant- trop dur le métier- Ou alors ce sont des « brêles » qui doivent être constamment suivis et plombent la rentabilité des travaux. Très triste ! avec 10M de sans emploi !

        • L’insee vient de publier les chiffres du chômages pour fin 2017… et plus intéressant, le taux d’activité des personnes en âge de travailler :

          Le taux d’activité est le rapport entre le nombre d’actifs (actifs occupés et chômeurs) et l’ensemble de la population correspondante.

          Le taux d’emploi d’une classe d’individus est calculé en rapportant le nombre d’individus de la classe ayant un emploi au nombre total d’individus dans la classe. Il peut être calculé sur l’ensemble de la population d’un pays, mais on se limite le plus souvent à la population en âge de travailler (généralement définie, en comparaison internationale, comme les personnes âgées de 15 à 64 ans), ou à une sous-catégorie de la population en âge de travailler (femmes de 25 à 29 ans par exemple).

          • Si j’ai bien compris, ce tableau donne le taux d’activité, cad les personnes en emploi + les CHÔMEURS. Bizarre de mélanger ces 2 catégories et peu d’intérêt.
            Il serait plus judicieux d’indiquer dans cette catégories d’actifs ceux qui sont effectivement en emploi et ceux qui ne le sont pas, tous statuts confondus (chômeurs, RSA, rentiers, trafiquants, glandeurs, …)

            • C’est pour exclure les personnes qui auraient abandonnées l’idée de retrouver un travail. Cette stat est complémentaire du taux d’emploi

              • OlivierSPb says:

                Sauf que ceux qui ont abandonné l’idée de retrouver un emploi, l’on fait rarement par choix mais plus par désespoir…
                Bref tout ceci montre que le prérequis de M. Artus (Plein emploi) est loin d’être une réalité et que son calcul avec un taux d’équilibre sorti d’on ne sait où n’a guère d’intérêt.

  6. Certes, certains sont intrinsèquement inemployables…
    Mais à lire ce rapport :
    Donc les coûts salariaux augmentent, que les entreprises ne peuvent répercuter, donc elles n’embauchent pas ???

    Pas un mot, au delà de l’éternelle et incompressible « inadaptabilité » tarte à la crème, sur le non emploi des plus de 40 ans, et ++

    Plus jeune, on demande des expériences pro alors que seul le temps le permet
    Plus tard, il y a de l’expérience mais elle est rigide, et à 35/38 ans on frise le senior….

    Décidément , l’humain est faible et pénible, vive les robots manipulés et construits par les adaptables (pour un temps)

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*