– Une réflexion fondamentale à contre-courant sur laquelle j’aimerais lire vos commentaires – Je vais développer une intuition ancrée en moi depuis de quelques années que je n’arrivais pas à formaliser jusqu’à maintenant ; L’impossible normalisation des politiques monétaires me permet d’avancer dans la réflexion – J’ai hâte de lire vos réactions –

 

Nous avons coutume de dire, de lire, que nous sommes dans un monde de bulle globale dans lequel tout est trop cher, tout est valorisé de manière excessive du fait de politique monétaire excessivement accommodantes et de taux très bas. Nous le disons, nous l’écrivons ici régulièrement depuis de nombreuses années.

Pourtant, et cela de manière très factuel, le marché action est probablement le seul marché qui ne soit pas (encore) en situation de bulle dans laquelle il n’est plus possible d’expliquer la valorisation par les mécanismes classiques de détermination de la valeur intrinsèque.

Le marché action est aujourd’hui valorisé à un niveau tout à fait « normal » au regard des statistiques historiques de long terme. C’est là une situation devenue très rare sur l’ensemble des marchés d’actif d’investissement.

Tout le monde conviendra que le marché obligataire, et notamment les emprunts d’états souverain sécurisé, est extrêmement cher au regard des niveaux du passé : Les taux d’intérêt atteignent des niveaux de faiblesse historiques … les obligations atteignent donc des valorisations extrêmes.

Ci après, l’évolution des taux d’emprunt Français depuis 1987

 

Tout le monde conviendra que le marché immobilier, surtout Parisien, mais aussi dans le reste de la France dans une moindre mesure, est extrêmement élevé au regard des standards historiques de long terme. Le graphique ci dessous exprime parfaitement l’extrême valorisation actuelle du marché immobilier au regard des données passées.

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Comment expliquer cette valorisation excessive des marchés immobiliers ? On ne sais pas expliquer ces valorisations très importantes sans évoquer l’extrême faiblesse des taux d’intérêt qui permettent aux emprunteurs d’acheter toujours plus cher (cf »Barème des meilleurs taux de crédit immobilier actuellement).

Peut on faire le même constat de forte valorisation du marché action ?

Pour le marché action, c’est à dire des entreprises cotées en Bourse, il n’est pas possible de faire ce même constat d’une valorisation excessive au regard des standards du passé. La situation n’est pas du tout comparable à ce que nous avons connu en 1999/2000 avec des PER trop élevés.

Les niveaux de valorisation des marchés actions sont conformes aux standards de long terme. Il n’y a pas de valorisation excessive qui ne saurait s’expliquer par le niveau des bénéfices réalisés par ces entreprises cotées. En réalité, affirmer que le marché action est très fortement valorisé, ce n’est pas exprimé l’idée selon laquelle les cours sont déconnectés des réalités économiques, mais l’idée selon laquelle les bénéfices réalisés sont anormalement élevés et devraient baisser.

Voici l’historique de valorisation du marché action au regard des bénéfices réalisés. Vous conviendrez qu’il n’est pas possible d’avoir le sentiment d’une valorisation excessive au regard des standards classiques de valorisation. 

 

Cela signifie que celui qui croit que le marché action est trop cher, croît non pas que les valorisations sont excessives … mais que les bénéfices sont trop élevés et qu’ils vont baisser dans les années / mois à venir.

Ainsi, le marché action semble être le seul marché dans lequel nous pouvons expliquer rationnellement la valorisation. Demain, si les bénéfices par action des entreprises ne baissent pas, les actions n’ont aucune raison de baisser. 

Deux raisonnements doivent pouvoir être réalisés :

  • Soit le niveau des bénéfices par action n’est pas tenable à long terme … et les cours des actions doivent baisser pour ne pas se retrouver en situation de sur-valorisation (comme le sont pourtant les autres marchés) ;

 

  • Soit le niveau des bénéfices par action est tenable à long terme auquel cas non seulement les cours des actions doivent se maintenir aux niveaux actuels, mais surtout, nous ne sommes pas à l’abri d’une forte hausse des valorisations  afin d’atteindre le niveau de valorisation excessive que connaissent déjà les marchés immobiliers et obligataires.
    La prochaine bulle est constitution n’est elle pas la bulle sur le marché action ?

 

Considérant que le marché action est le seul marché dont la valorisation n’est pas excessive, ne peut on croire dans un effet rattrapage ? Dès lors que les taux d’intérêt apparaissent durablement ancrés dans des niveaux extrêmement faibles, ne pourrions nous connaître une forte hausse de la valorisation des marchés actions dans les prochains mois ou années ?

Attention, une hausse des valorisations, c’est une hausse du PER (Cours de l’action / Bénéfice par action). Cette hausse de la valorisation peut être atteinte soit par une hausse du cours en cas de maintien, à minima des bénéfices futurs, soit par un maintien des cours de bourse malgré une baisse des bénéfices.

 

Qu’en pensez vous ? Êtes vous d’accord avec cette réflexion ?

 

PS : N’oubliez pas que je sais que je ne sais rien 😉

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59 Comments

  1. Le monde de demain says:

    Bonjour,

    Analyse qui a le mérite d’être en rupture!
    le CAC/DOW/Nasdaq sont déjà à des niveaux élevés. Vous suggérez qu’ils pourraient retrouver les niveaux de la bulle 2000? le truc c’est que contrairement à l’immo, les banques ne prêtent ( heureusement) pas pour l’achat d’actions à crédit. D’où viendraient alors les flux pour gonfler cette bulle?
    Que deviendrait l’immo dans ce contexte?
    Ce qui est sur c’est que l’épargnant qui place sur des fonds sécurisés suit au mieux l’inflation…

    • L’idée est simple : Tout les marchés sont en valorisation excessive au regard des standards de valorisation du passé. Cette situation de sur-valorisation semble s’installer du fait d’une faiblesse durable des taux.

      Pourquoi les marchés actions ne seraient ils pas également en sur-valorisation demain ? Pourquoi se contenter d’un PER de 12 ou 14 (conforme aux standards de long terme) alors que tous les autres actifs connaissent des niveaux de valorisation bien plus élevé et que personne ne le remet en cause.

      Le marché action ne va t’il pas subir un rattrapage pour devenir lui aussi sur-valorisé au regard des standards de long terme. En d’autres mots, pourquoi le marché action est il le seul marché qui ne soit pas en bulle ?

      Deux options, soit les autres marchés baissent… mais le maintient de taux excessivement bas pour longtemps ne milite pas pour cette option ; Soit c’est le marché action qui monte.

    • Francis says:

      Les banques prêtent aux entreprises qui en abusent pour racheter leurs actions au lieu d’investir. D’ailleurs un particulier peut acheter des actions à crédit via SRD ou CFD.
      Le graphique immobilier est tendancieux, partant d’une période de sous-valorisation

    • tarquin says:

      Mais si les banques prêtent de l’argent, elles pratiquent aussi le nantissement de vos valeurs mobilières et assurances vie. Des prêts à des taux inférieurs à 1% qui peuvent servir à l’achat d’actions, heureusement car c’est un des moyens pour accélérer l’enrichissement un peu comme pour l’immobilier.

  2. Langlais JM says:

    Peut-être faut-il distinguer les marchés actions européens et US
    Comme le démontre Patrick arthus récemment la valorisation en Europe ne semble pas excessive si l’on se base sur le PER.
    Aux Us le PER a t’iL encore un sens si l’on se réfère aux index de Shiller ou de Buffet qui tous les deux montrent une surévaluation importante de SP 500 comparé à l’evPluton du PIB US

  3. Frénésie collective, douche froide de la réalité économique qui reprend ses droits par ses fondamentaux, frilosité qui suit la douche froide. Ainsi pourrait se résumer la vie boursière.
    Pour un réel investisseur, la baisse générale des marchés constatée ouvre des opportunités intéressantes sur de nombreuses valeurs qui se retrouvent aujourd’hui sous cotées par rapport à des fondamentaux sains, par rapport aux perspectives de développement de leur domaine, comme celui de l’internet des objets par exemple, mais aussi par rapport à de nombreuses recommandations positives de la part des agences de cotations pourtant réputées pour avoir la dent dure, par excès de prudence peut-être.
    Donc, il me semble qu’aujourd’hui, l’investissement en action est probablement le moins risqué et le plus rémunérateur pour ces prochaines années si tant est que l’on repère ces entreprises sous cotées tout en sachant préjuger des besoins du monde de demain et voir si elles peuvent y répondre, ces besoins que l’on pourrait comparer à un courant profond s’affranchissant notablement des remous de surfaces que représentent parfois les caprices du marché.

  4. Les marchés Européens, dont Français, sont effectivement à des niveaux assez standards vs leur moyennes historiques.
    En revanche, le marché, US qui est « directeur » et donc dicte l’essentiel de la tendance, est surévalué à massivement surévalué, quel que soient les indicateurs retenus.
    C’est sous cet angle que votre hypothèse me semble risquée.
    Elle contredit enfin vos propres propos d’il y a 6-12 mois sur la surévaluation des marchés (mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis 🙂 )

    Bien à vous,
    Bernard

    • Michel 2 says:

      Il (le marché actions) est surtout manipulé comme jamais il ne l’a jamais été dans le passé.
      Même s’il est en déclin depuis quelques année, le trading HF hautement robotisé constitue tout de même plus de 50% des ordres aux US et 30% en Europe.
      Voilà des machines qui peuvent passer des millions d’ordres à la journée et diriger ainsi les tendances comme les initiés veulent qu’elles le soient et servir ainsi leur propre intérêt.
      Avec une pincée de Dark Pool à la botte des zinzins dans tout ça et …. devinez dans quel camp sont les pigeons ?

      https://www.ig.com/fr/strategies-de-trading/pourquoi-assiste-t-on-a-un-recul-du-trading-haute-frequence-181217

      • D’accord avec vous Michel2. Je préciserais cependant que le trading HF n’a de puissance que sur le court terme et, dans une moindre mesure, le moyen terme. Les robots créent les remous de surface dont je parlais précédemment. Ce sont des monstres de calculs statisticiens dans lesquels a été intégré, entre autres, le facteur « psychologie humaine » dont l’avidité et la peur, les deux étant inextricablement liées. Et ils se nourrissent de cela.
        En revanche, ils n’ont aucune incidence sur le long terme car ils ne peuvent rien contre les fondamentaux et la réalité d’une économie, d’autant que le long terme n’intéresse guère leurs propriétaires…
        Les fondamentaux d’une entreprise corrélés à la réalité économique et les perspectives de son développement , voilà le courant profond qui échappe aux robots.
        Et j’ajouterais que si les pigeons sont des pigeons, c’est parce qu’ils se comportent comme des étourneaux 😉

        • Michel 2 says:

          Certes vous avez raison, mais le long terme est AUSSI une somme cumulée (Zigma comme on dit en math) de « vagues » comme vous dites, parfois tempête, de court terme.

          Par ailleurs, la manipulation n’est pas que la résultante du trading HF, elle est aussi, comme l’a bien expliqué Fred0, le fait d’injections de monnaies falsifiées monstrueuses, de taux d’intérêts truqués et bien d’autres combines pas forcément portées sur la place publique.
          Pour n’en citer qu’une, les Hedges Fonds avec leurs manœuvres spéculatives, sont souvent révélateur d’une imperfection (c’est un euphémisme) de marché.

  5. Une mauvaise expérience . quoique je me sois armé de l avis d un bon nombre de gourous , j avais acheté des actions prometteuses dans deux pays
    ma mise en garde pour l avenir : que la capitalisation plutôt moyenne d une société puisse permettre des délits d initiés

  6. Je vais être trivial mais la principale différence entre le marché immobilier et le marché actions, c’est que le marché immobilier ne peut être manipulé. Cette sécurité a un prix.

    Mécaniquement, les bourses ne peuvent pas baisser. Tout est sous contrôle. La bourse va mal, on injecte massivement de l’argent avec un QE; elle va bien, on diminue un peu les injections….et
    ainsi de suite… Et si vraiment, ça va très mal, Trump envoie 1 ou tweets…. Comment voulez-vous que ça baisse????

    Parce que la machine s’emballe, elle brasse du vent et ne créé aucune valeur. Notre société est devenue une machine à cash, une sorte de blanchisseuse dont reverraient toutes les mafias du monde. Vous créez de l’argent virtuel dans les banques centrales, vous l’injectez dans l’économie et il ressort de l’argent réel (minoré de quelques salaires et rares impots) qui vient se déposer sur les compte en banques des CSP+++++. Entre la FED et ces comptes en banque, il ne se passe pas grand chose; peu de valeur est créé, en tout cas pas suffisamment pour faire vivre nos sociétés.

    Que va-t-il se passer? Bien malin qui peut le dire. Mais une chose est sure, nos sociétés sont fragilisées par cette économie. Elles sont très vulnérables. Et l’économie ne peut prospérer que dans des sociétés apaisées. Prudence quand même….

    • Michel 2 says:

      Tiens c’est pour toi Julien !

    • Hélas, si l’on poursuit votre raisonnement, juste au demeurant, une société qui s’appauvrit verra un temps son marché immobilier demeurer artificiellement la tête hors de l’eau grâce aux taux d’emprunt bas.
      Mais, quand la digue « taux bas » sera submergée par le fait que le citoyen lambda ne pourra plus acheter, faute d’une économie prospère qui ne lui permettra plus de s’enrichir, le marché immobilier baissera fatalement.
      À ce titre, est-ce que la baisse des constructions de logements neufs n’est pas liée en partie au coût du m2 rendu incompressible pour une part (un peu comme le prix des carburants l’est par les taxations de l’état) du fait de toutes les nouvelles normes écologiques instaurées ces dernières années tandis que le potentiel acheteur voit son niveau de vie baisser? Merci pour les futures réponses.

  7. Damien says:

    Mais c’est toujours le moins risqué!
    Une chose que je ne comprends pas dans la procédure CIF ou autre, c’est pourquoi il n’y a pas de profil investisseur pour l’immobilier. Je rappelle que les CGP ne sont pas des agents immobiliers et qu’ils proposent ce support dans une optique de gestion de patrimoine.
    Dans les discours, il n’est jamais fait mention des risques à investir dans l’immobilier via des dispositifs particuliers.
    Et les risques sont bien plus importants que ceux qui existent sur les marchés actions.

    • Bonjour Damien,
      Lorsque l’on commercialise de l’immobilier à fin d’investissement, nous regardons les prix pratiqués dans le secteur pour vérifier la cohérence avec le marché de l’ancien, et nous évoquons avec le client dans une lettre de mission tous les risques (enfin un maximum) liés à cet acquisition. Nous nommons ce paragraphe dans notre lettre « les raisons de ne pas faire cette opération ». Encadré et titre souligné en rouge.
      Ce n’est pas un profil de risque au sens du CIF, mais c’est l’esprit…
      Bonne journée

      • Damien says:

        Si vous le faites, tant mieux.
        Je pensais plutôt au loueur en meublé. Faites-vous la liste des risques inhérents aux résidences services ou aux résidences sénior?
        Je parle des risques intrinsèques bien entendu.

        • Oui, de la même façon.
          Risque de défaillance de l’exploitant, de non renouvellement du bail, de renouvellement dans des conditions moins favorables etc…
          La liste est longue et rarement exhaustive.
          ensuite il y a des marchés sur lesquels je ne vais pas (EHPAD, étudiants, tourisme en zone blanche,…)
          Je n’ai pas la vérité et nombreux sont ceux qui travaillent proprement et qui font de leur mieux pou leurs clients. Mais quand je vois que l’on a été obligé de plafonner par la loi les commissions des vendeurs de Pinel à 10%, ça me laisse rêveur. Je ne savais même pas que l’on pouvait toucher autant ! Je dois être moins malin que la moyenne :-).
          1 client qui rencontre 10 conseillers aura 10 réponses différentes. Il n’y a pourtant toujours qu’un seul et même client en face de lui avec les mêmes objectifs et contraintes.
          C’est une question de personne et de confiance.
          Très bonne journée Damien.
          Tsuki

          • Damien says:

            Et bien si vous avez la vérité. Ou du moins on peut difficilement passer à côté de cette vérité.
            Le loueur en meublé en résidence service, sénior, hôtelière, étudiant, EHPAD, est confronté à une multitude d’aléas supplémentaires. Or, nous parlions bien de risques n’est-ce pas?
            En aucun cas nous n’avons évoqué la qualité de l’investissement.

  8. julien bonnetouche says:

    Passionnant en effet !!

    Tout repose sur une question essentielle : le monde économique actuel a t il changé ?
    les règles qui le régissent ont elles changé ?

    Ma réponse est oui, et c’est ce qui me différencie de toi Michel.

    les deux éléments qui me paraissent fondamentaux sont :

    – l’acceptation commune d’un capitalisme mondialisé, géré en accord par les 3 banques centrales

    – la révolution digitale dont les capacité d’innovation génèrent des progrès inconnus jusqu’ici.

    Tout se passe comme si, la loi du plus fort l’avait emporté , tant pour ce qui est les multinationales que des blocs étatiques que sont les USA, la Chine, L’Europe.
    Ce monde là est inattaquable.

    Les multinationales dans ce contexte, ne peuvent que prospérer, car en dehors de leur solidité, elles disposent des capitaux pour investir dans les nouvelles technologies, et par conséquent en tireront tous les bénéfices.

    Il y a une sorte de stabilisation et de régulation de la croissance dopée au silicium, sous le regard bienveillant des banques centrales qui comme le dit Fred0 sont toujours prêtes à injecter des liquidités si besoin.
    L’intérêt commun l’emportant sur toute autre considération.

    A côté de cela, les taux restent très bas pour encore un bon bout de temps semble t il.
    Alors quel autre investissement possible que les actions ? (et l’immobilier des grandes capitales pour ceux qui ont gagné de l’argent)

    Il n’y a vraiment rien d’autre.

    • Michel 2 says:

      Fred0d isait précédemment : « Entre la FED et ces comptes en banque, il ne se passe pas grand chose; peu de valeur est créé, en tout cas pas suffisamment pour faire vivre nos sociétés. Que va-t-il se passer? Bien malin qui peut le dire. Mais une chose est sure, nos sociétés sont fragilisées par cette économie. Elles sont très vulnérables. Et l’économie ne peut prospérer que dans des sociétés apaisées. Prudence quand même…. »

      Qui peut croire sérieusement ce que vous dites Julien quand cette économie, ces banques, etc. reposent essentiellement sur du virtuel, sans création réelle de valeur ?
      Ce n’est pas le capitalisme mondialisé, ni la révolution digitale qui sont en cause mais bien la zombification de ce capitalisme de connivence et plus largement de la société.

      Le monde a beau avoir changé, cela n’enlève rien aux fondamentaux qui par définition perdurent quelle que soit l’enveloppe. Et ceux-ci en ces temps (modernes) ne sont pas bons. C’est aussi simple que cela.

  9. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Nous parlons des actions.

    Globalement, en Europe, elles ont valorisées entre PER 5 pour les industrielles, et 15/20 pour les techno.
    Ce n’est pas beaucoup, et c’est dans la norme acceptée depuis toujours.

    Aux US les technologiques sont valorisées davantage, mais cela tient à la fois aux investissements des américains en action qu’à la puissance des GAFA. (que nous aimerions bien avoir)

    Tout cela repose sur du réel, de la production de valeur.

    Mais tu me dis qu’il y a trop d’argent dans le circuit, suite à la création monétaire, c’est bien cela tes » fondamentaux » ?

    Mais ce n’est pas nouveau !! la monnaie n’est qu’une convention. Et les faillites du passé, ou les dévaluations n’ont été possible que parce que des plus puissants n’acceptaient pas les dérapages.

    Mais ce n’est plus le cas justement aujourd’hui.
    Ce n’est plus possible du fait de la gestion concertée des principaux acteurs.

    Personne, je dis bien personne ne va attaquer les émetteurs de dette que sont les banques centrales.

    Alors bien sur en théorie, on a fabriqué tellement de monnaie que celle ci ne devrait plus rien valoir.
    Mais le consensus ne dit pas cela. Il s’en fout de ce qu’il y a dans les placards puis que personne ne le réclâmera !!

    On en revient donc à un article précédent sur l’inflation de la valeur des actifs : en l’absence d’inflation sur les prix, ( essentiellement due à la réduction des coûts grâce à la digitalisation ainsi qu’à la mondialisation) la valeur des actifs (actions, or et immobilier) doit -presque logiquement s’accroitre.

    Encore une fois, je ne doute pas une seconde que le monde verra d’autres crises majeures. mais pour les quelques années à venir, elles ne viendront pas de là.

    il faudrait pour cela, un élément déclencheur important de nature à tout déséquilibrer.
    Tiens par exemple une guerre entre la Chine et le Japon qui ne peuvent pas se voir… tu vois ce genre de chose.

  10. Michel 2 says:

    Point de vue des Marchés Financiers

    La prudence est de mise

    10 semaines consécutives de hausse des marchés actions ; la prudence est désormais de mise …

    Après avoir été rassurés par l’espoir de résolution des tensions commerciales sino-américaines, des résultats d’entreprises plutôt bons et le discours plus accommodant des banques centrales, notamment celui de Jerome Powell (Fed) les marchés ont amplifié ces dernières semaines leur rebond initial en constatant que les prévisions économiques de fin d’année étaient peut-être exagérément pessimistes.

    Cependant, la hausse de plus de 12% des marchés depuis le début d’année incite à être nettement plus prudent sur la poursuite du mouvement à court terme.

    Ceci est d’autant plus vrai qu’au niveau mondial, les flux financiers sont marqués par une décollecte du marché actions de 39 milliards depuis le début d’années. Les flux se dirigent désormais vers les marchés monétaires et obligataires.

    Par ailleurs, sans parler de récession, les catalyseurs à la hausse sont désormais moins nombreux aux Etats-Unis : plus forte baisse de ventes de détail depuis 10 ans, production industrielle -0.60%, les résultats des entreprises seront probablement revus à la baisse pour le 1er trimestre 2019, …

    Dans ce contexte, une consolidation des marchés au cours des prochaines semaines ou prochains mois n’est pas exclue car, pour que les marchés montent, il faut de réels catalyseurs. Or, ces derniers ont probablement déjà été intégrés dans les cours actuels.

    Christophe SIMON,
    fondateur OPTIMUS PATRIMOINE

  11. julien bonnetouche says:

    Michlel,

    On n’a besoin de l’avis de personne pour se dire qu’il faut une correction de quelques % après une » remontada » de 15%

    je la voyais même arriver un peu plus tôt.

    Cependant le marché est étrange, et semble avoir un peu de mal à baisser. malgré de mauvaises nouvelles sur la croissance mondiale et européenne.

    il a montré sa volonté de hausse en franchissant le seuil technique important de 5250.

    On sait pourquoi, il y a toujours des gérants « short » et des zinzins sous investis, qui guettent toute faiblesse pour acheter ou racheter leurs positions.

    Quand même, si on stagne encore quelques jours vers 5250 on devrait logiquement revenir vers 5000.

    Mais globalement, les 5250 devraient pour l’année 2019 rester un support technique logique.

    • Michel 2 says:

      Ce qui me paraissait important dans le post de C. SIMON, c’était plus la phrase suivante:
      « Par ailleurs, sans parler de récession, les catalyseurs à la hausse sont désormais moins nombreux aux Etats-Unis : plus forte baisse de ventes de détail depuis 10 ans, production industrielle -0.60%, les résultats des entreprises seront probablement revus à la baisse pour le 1er trimestre 2019, … »
      qui va dans le sens d’une récession [ quand même plus forte baisse depuis 10ans !]

      que la remontée des marchés actions qui est quasi systématique après une forte baisse telle celle de la fin de l’année dernière.
      Les tendances de moyen/long terme sont plus parlantes (pour moi en tous cas) que les vaguelettes de court terme

    • Michel 2 says:

      Même si vous n’avez besoin de l’avis de personne, consultez tout de même celui de cet éminent spécialiste, ce matin:

      Marc Fiorentino

      L’ÉCONOMIE MONDIALE RALENTIT

      L’OCDE a publié ses prévisions de croissance. Elles ont été revues à la baisse. Malgré des taux d’intérêt proches de 0, voire négatifs. Malgré les injections massives de liquidités par les banques centrales. Malgré des plans de relance comme la baisse massive des impôts aux États-Unis.

      3.3% seulement.
      C’est la prévision de croissance mondiale de l’OCDE.
      Contre 3.5% de croissance attendue il y a encore quelques semaines.
      C’est principalement la zone euro qui ralentit.
      1% de croissance attendue seulement en 2019.
      L’OCDE prévoyait encore 1.8% en novembre…
      L’Allemagne marque le pas brutalement avec une croissance à 0.7%.
      L’Italie, elle, sera en récession.

  12. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Il ne faut ni écouter ni croire personne en matière de prévisions économiques ou boursières, car ils se trompent tous 3 fois sur 4 et dans les grandes largeurs.

    A commencer par l’OCDE, le FMI et les fonctionnaires européens.

    leur dogme est le suivant :
    ça monte, alors ça va monter !
    ça baisse alors ça va baisser !

    Quant à des « rigolos » comme Marc Fiorentino c’ était autrefois gérant de fond small cap et qui a si bien réussi que maintenant il préfère faire journaliste et animer une émission semi-comique sur BFM.

    Bref on ne peut se fier qu’à soi même, et à son intuition.et essayer de ne pas trop se tromper.
    Pour cela il faut y mettre son propre argent (c’est mon cas) et croyez moi ça motive !!

    Alors pour revenir au fond , tous constatent que la croissance a été mauvaise au 2 semestre 2018 (il suffisait de me le demander je le savais déjà en octobre) et en tirent la conclusion que ce sera pire cette année.

    Mon analyse personnelle, n’est pas du tout celle là.

    Je pense ( mais cela n’engage que moi) que c’est Trump avec sa guerre commerciale qui a gelé les investissement en mettant à dure épreuve les intervenants mondiaux.

    Il s’agit d’un phénomène psychologique qui à joué sur peut être 1% sur la croissance et cela a suffit pour que le monde économique se trouve en déséquilibre.

    Je pense aussi que Trump s’en est maintenant rendu compte, et surtout qu’il doit redresser la barre en vue de la campagne présidentielle qui commence bientôt.

    De leur côté, les chinois en soufrent également beaucoup, leur demande intérieure n’étant pas encore capable de prendre le relai des exportations.

    La conséquence de tout cela, c’est qu’ils doivent absolument trouver un accord suffisamment large pour que la confiance revienne.

    Et je parie ( en misant avec mes sous) qu’ils vont le trouver.

    Je parie aussi qu’il n’y aura pas de BREXIT sans accord, donc remis aux calendes grecques.

    Je parie donc que le 2eme semestre sera meilleur, en me laissant une marge d’erreur de 6 mois( S1 2020)

    Sur le plan purement boursier, cela devrait donne environ 5500 sur le CAC avec peut être une pointe à 6000 soit fin d’année soit S1 2020.

    Et au moins si je me trompe je ne m’en prendrai qu’à moi !!

    • Michel 2 says:

      Merci Julien pour ce cours magistral !
      Vous devez cependant bien imaginer que je ne raisonne pas comme vous et je dirais même que mon approche est à l’opposé de la votre.
      Je m’explique, je réalise que dans ce monde complexe et torturé, je n’ai, et vous probablement aussi, que très peu de connaissances dans ces domaines dont nous discutons depuis plusieurs mois.
      Aussi, j’ai pris la décision non pas d’écouter personne et de croire qu’en moi, mais bien au contraire d’écouter, de lire voire de copier tout le monde (parmi ceux qui me semblent les plus pertinents et compétents) et de trier ensuite pour me faire mon propre chemin.
      Dans ce raisonnement, je m’appuie comme déjà dit sur les fondamentaux de l’économie, du libre échange et du sérieux de la monnaie.
      Les fondamentaux, ce n’est pas que l’énorme et exponentielle masse de dettes et les assouplissements monétaires, ce sont aussi les taux d’intérêts qui sont manipulés et qui ne devraient pas l’être, ce sont les prix qui sont devenus de faux prix, c’est cette monnaie sans contrepartie, les taux de change, l’épargne volée, les bulles un peu partout dont l’immobilier, les énormes déficits extérieurs, la manipulation et mensonges politiques, les tensions géopolitiques, l’énergie, la religion du RC, l’immigration de masse, etc, etc ….
      Tout cela est factice et « sonne faux, seul un reset pourra remettre de l’ordre (un peu) dans cet embrouilla mini.

  13. julien bonnetouche says:

    Soit, mais tout ce que vous décrivez, c’est le monde tel qu’il se déroule sous nos yeux !

    Et ce n’est pas nous avez nos petits moyens qui allons le changer. Même la France n’est plus maintenant qu’un point sur la carte du monde.

    Il me semble donc que nous devons faire avec, parce que si on ne fait rien au motif que tout est faussé, alors on passe à côté de la vie. (laquelle est assez courte finalement)

    Et Il se pourrait très bien que le « reset » dont vous parlez, se produise, (si il se produit), une fois que nous ne seront plus là.

    • Michel 2 says:

      Hé bien, pour une fois on est d’accord ! Bien sûr qu’à notre niveau nous n’allons pas changer grand chose.
      Comme vous dites, on ne va pas s’empêcher de vivre, on s’accommodera donc plus ou moins, avec néanmoins un esprit critique, de ce monde erratique – tenez Super Mario va en remettre une couche avec un nouveau programme de LTRO ! Que la gabegie continue, on rase gratuitement –

      Mais partant du principe qu’un homme averti …. rien n’empêche de vivre (aussi bien qu’un autre) en anticipant et en se protégeant, juste au cas où !

  14. On espère tous ne jamais voir ce « reset ». Ni de près, ni de loin.

    Pour le moment, je pense qu’on est plutôt au niveau de la crise de foie mais ça peut déjà faire très mal au porte-monnaie.

    Les banques centrales mettent en route de nouvelles pompes à fric… Mais pour quoi faire ? Les acteurs économiques sont fatigués, lassés. Ils veulent juste faire une pause

    C’est comme si un patron de discothèque avait proposé à un groupe de jeunes de faire la fête toute la nuit et gratuitement. Ils ne sont pas fait priés et ont sifflé toutes les bouteilles mais au petit matin quand la fête se termine, le patron revient avec des nouvelles bouteilles. Allez on remet ça! Mais les jeunes n’ont qu’une envie, c’est d’aller se coucher… On est là…. La fatigue et la crise de foie, c’est gérable mais personne veut faire un coma ethylique…. Le problème, c’est que ce n’est pas une proposition mais un ordre. Donc on va voir si le foie tient!

  15. Nous pouvons avoir une approche plus simpliste des choses et rappeler qu’une action est une fraction du capital social d’une société, laquelle confère un droit de vote aux AG ainsi qu’un droit à dividende. Jusque là considéré comme le marché le plus risqué, il est généralement opposé au marché obligataire, jugé comme plus sûr…
    C’est la paradoxe de ses dernières années : les obligations d’états voulues par tous (notamment au sein des fonds en euro) sont des trous sans fonds de dettes souveraines qui ne seront probablement jamais remboursées mais attirent les « petits épargnants » en quette de sécurité 😀 alors que l’économie réelle, à travers laquelle circule les actions des entreprises font peurs ! Pourtant, nous avons de belles capitalisations avec des bilans solides et des perspectives de croissance à long terme.

    Posons la question à un investisseur prudent de cette manière : Préférez vous placer votre argent dans 3 obligations jugées « sûres » : France, Italie, Espagne (criblées de dettes, avec des déficit structurels croissants, pas ou peu de croissance et un taux de chômage élevé…) ou bien dans 3 actions jugées « risquées » ?? : Air Liquide, L’Oreal, Peugeot…
    Si les choses étaient expliquées de cette manière aux épargnants, nous serions probablement surpris de leurs réponses !

  16. julien bonnetouche says:

    Croissance ?

    On le voit bien aux réactions des marchés, le seul repère actuel est la croissance mondiale, et plus particulièrement la croissance des trois zones monétaires importantes.

    la guerre commerciale de Trump a déséquilibré l’économie mondiale, en affaiblissant l’économie chinoise, qui exporte donc moins, et achète moins de voitures et de machines outil allemandes entrainant un affaiblissement de la croissance de la zone euro.

    Nous, en France, comme on n’exporte quasi-rien, on est moins touché et il y a comme une petite reprise en ce début d’année alors que les allemands sont encore au fond du trou.

    L’économie américaine est la moins touchée dans ce contexte, mais un peu quand même par ricochet , et le Dow Jones lui, est beaucoup plus sensible à l’ensemble de l’économie mondiale puisque les entreprises elles sont mondialisées.

    On peut dire que Trump a réussi son coup, même peut être au delà de ses espérances concernant l’Allemagne, puisqu’il n’a même pas besoin de la menacer de droits de douanes pour faire pression sur elle !!

    Finalement il est très fort ! mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps.

    Car il est vrai que le système actuel ne tient que sur une croissance mondiale continue.

    C’est aussi la raison pour laquelle je crois à cette croissance continue, car tout le monde a conscience de sa nécessité..

    Les taux resteront bas, les liquidités afflueront si nécessaire et surement d’autres trucs qu’on n’imagine pas…

  17. tarquin says:

    @Julien, ça me plait bien votre analyse, perso j’ai toujours été à fond actions et je ne le regrette pas sur le très long terme. Regardez le CAC40 depuis sa création 1000 points le 31/121987 5260 points hier ça fait du 5,5% de rendement annuel auquel on peut ajouter 2,5% de dividende. 8%/an c’est bien et en plus c’est extrêmement liquide comme placement.

  18. A présent, nous avons une majorité de commentaires positifs sur les marchés actions…. Retournement en vue?

    • Attendez que France 2 parle de placer en bourse.
      Le jour où ça arrive, vendez!
      Cela s’est vérifié encore l’an dernier.

  19. julien bonnetouche says:

    Fred0,
    Ce ne sont pas les commentaires boursiers ici qui comptent, mais dans les médias comme le dit Damien.
    Et là nous n’y sommes pas encore.

    Michel,
    la dette des USA c’est vraiment la dernière roue du carrosse !! puis que c’est eux qui impriment la monnaie du monde. Vous savez « le dollar notre monnaie …. »

    • Michel 2 says:

      Jusqu’au jour où le MONDE et nous même ne feront plus confiance à cette roue du carrosse.
      On croit ou pas à la répétition (différenciée) de l’histoire, mais sachez cher Julien que depuis que le monde existe aucune falsification de monnaie (ou planche à billets) ne s’est terminée autrement que par une catastrophe! A cogiter tout de même.

    • Michel 2 says:

      Pour vous Julien, le carrosse en perdition selon le W. Post!

      [Le seul moyen d’assainir le marigot…

      Un titre du Washington Post a attiré notre attention ce week-end :

      « Trump va museler les dépenses ».

      Enfin ! Nos yeux se sont mis à étinceler. Notre pouls s’est accéléré. Enfin, le Grand Perturbateur allait perturber une chose qui compte vraiment.

      Museler les dépenses ! Réduire le budget ! Virer des fonctionnaires ! Eliminer des agences. Etouffer des départements. Ramener les troupes sur le sol américain. Brider le Deep State. MAGA !

      Un talent d’histrion

      Il ne réduisait pas grand’chose – 5% seulement. Mais au moins le président avait-il enfin le rasoir en main.

      Attendez… que voyons-nous là ?

      The Post :

      « Le budget a peu de chances de se transformer en loi du fait d’une résistance bipartisane à bon nombre [des] éléments [qui le composent], mais il présente la vision de la Maison Blanche sur ce qui s’annonce comme une bataille féroce autour des dépenses gouvernementales plus tard dans l’année.

      Même avec de considérables réductions des dépenses, le plan du président n’équilibrerait pas le budget avant les années 2035-2040, ont déclaré deux personnes au courant du dossier, soit bien plus tard que les 10 ans visés par les républicains depuis des années. »

      Quelle déception. Pas de vraies réductions, en réalité. Simplement encore plus de spectacle politique. Plus de « eux contre nous ». De conservateurs contre progressistes.

      La seule manière dont la Maison Blanche pourrait réellement réduire les dépenses serait de proposer une réduction générale… et de court-circuiter le Congrès, en vendant l’idée directement au peuple américain.

      Le président devrait utiliser son génie d’histrion et se produire à la télévision, en expliquant ce qui se passe vraiment – que les Etats-Unis dépensent plus qu’ils ne peuvent se le permettre depuis des années (le dernier budget vraiment équilibré date de l’administration Carter)… et que les vrais bénéficiaires sont les créatures du marigot, non le peuple lui-même…

      … Que l’on pourrait défendre le pays avec moins de la moitié du budget du Pentagone (la majeure partie de l’argent est utilisée pour aller gaffer un peu partout dans le monde, non protéger la mère-patrie)… et que si les choses continuent ainsi, les Etats-Unis feront faillite (inflation… dépression… les calamités habituelles).

      Trump pourrait alors atteindre ce qui reste du bon sens public (s’il en reste, toutefois)… et surmonter la résistance des lobbyistes, des politicards, des compères et de l’élite du Deep State… renversant ainsi concrètement les tendances insidieuses des cinq dernières décennies.

      Mais attendez… nous rêvons, là, non ?

      Une bestiole du marigot

      De toute façon, cela n’arrivera jamais.

      Premièrement parce que Donald Trump est lui-même une bestiole du marigot ; il est « le roi de la dette » ; il voudra que toute l’affaire dure aussi longtemps que possible.

      Deuxièmement, parce que le Deep State ne le permettrait pas. Imaginez à quel point les médias… le Congrès… les initiés… les universitaires… les je-sais-tout… hurleraient et protesteraient ! (Oui, cela nous fait grand plaisir d’y penser).

      Troisièmement parce que les citoyens se sont habitués à penser qu’on peut obtenir quelque chose en l’échange de rien.

      L’administration actuelle accroît la dette fédérale au rythme d’environ trois milliards de dollars par jour. La proposition budgétaire de Trump prétend qu’il n’y a pas à s’inquiéter de cette dette supplémentaire. Elle prévoit une croissance de 3% par an. Cela augmentera le PIB à tel point, affirme-t-elle, que la dette rétrécira en proportion.

      Oui, et le temps reculera… d’ici 2029, nous serons tous 10 ans plus jeunes !

      Nous en sommes désormais dans la phase descendante du boom. Les taux de croissance du PIB baissent depuis au moins 30 ans. Si l’on fait la moyenne sur les 10 dernières années, le taux de croissance réel du PIB n’est désormais plus que de 1,5%, et non 3%. Et il n’y a aucune preuve – aucune – que la tendance des 10 dernières années s’inverse.

      Pourquoi le ferait-elle ? Le fardeau de la dette s’alourdit, il ne s’allège pas. Les taux grimpent, ils ne chutent pas… ce qui vient peser plus encore sur la dette.

      Ensuite, à mesure que les autorités cherchent de plus en plus désespérément à prolonger la durée de vie de leur escroquerie, elles viendront bidouiller plus encore l’économie, réduisant d’autant les taux de croissance réelle.

      La véritable crise commencera, quel que soit le parti au pouvoir, lorsque le marché boursier craquera. Ensuite, les taux de croissance deviendront négatifs… et les emprunts fédéraux grimperont en flèche.

      La Maison Blanche pourra ranger ses projections si pratiques dans le dossier « corbeille à papiers »… là où est leur place.

      Les recettes gouvernementales, qui se montent actuellement à 3 000 milliards de dollars environ, chuteront à 2 000 milliards de dollars. Les dépenses fédérales, qui sont pour leur part à 4 000 milliards de dollars environ… grimperont à quelque 5 000 milliards de dollars.

      Les autorités ne pourront pas financer ce déficit de 3 000 milliards de dollars sans augmenter les taux d’intérêt. Mais une hausse des taux fera basculer l’économie dans la dépression, réduisant d’autant les revenus fédéraux. Les autorités auront donc recours à la « planche à billets » – la Fed, en d’autres termes.

      Nous ne prétendons pas savoir ce qui va se passer en détails. Mais certaines tendances sont quasi-impossible à inverser. Elles doivent plutôt suivre leur cours… jusqu’à la fin tragique. ]

  20. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    Décidément elle est très curieuse cette ambiance boursière.

    les bourses européennes ne veulent pas baisser, le CAC en premier lieu.
    Elles le devraient pourtant. Comme on l’a dit plus haut il faut bien consolider un peu.

    Mais voilà, ça tergiverse avec peu d’acteurs sur le marché, on rachète dès que ça baisse un chouïa, les vendeurs à découvert n’ont pas encore racheté, beaucoup de gens sont désinvestis, et surtout les banques centrales ont dit qu’elles étaient là.

    Elles sont là, à cause de la faiblesse de la croissance et du risque de déflation toujours présent, mais ça soutient aussi les actions.

    Tout se passe comme si, quelqu’un quelque part avait décidé que le marché devait monter en dépit de la croissance flageolante, parce que c’est un signe de bonne santé qu’il faut montrer..

    A moins naturellement ( et peut être aussi être aussi parce que) certains anticipent une reprise plus violente que prévu après ce passage à vide.

    Dans ce contexte, si ( et seulement si) les choses s’arrangent côté BREXIT, et que l’accord sino-américain parait satisfaisant, alors, j’ai l’impression que des acheteurs attentistes pourraient se presser au portillon, et faire exploser les bourses à la hausse, en prenant à contre pied ceux qui attendent la correction.

    Une curiosité et un bémol dans tout cela :

    la bourse américaine, pour une fois semble plutôt en retrait pour le moment.

    En conclusion, il se pourrait que dans les semaines à venir, les actions perdent momentanément leur statut de placement risqué, aux yeux des liquidités errantes ne sachant plus trop vers quelle étoile se tourner.

  21. Même patrick artus s’y met : Les actifs risqués sont ils toujours en réalité risqués ? Le rôle du partage des risques.

    https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/ViewDocument/5R1xFVhdF3npMW7lQ8df-A==

    Extrait :

    « On considère que les actions et les obligations d’entreprises sont des actifs financiers risqués. Il est vrai que les cours boursiers et les spreads de crédit fluctuent beaucoup.
    Mais pourtant, on a assisté à une déformation forte du partage des risques : les entreprises reportent les risques vers les salariés, ce qui conduit à la stabilité de plus en plus grande de la profitabilité des entreprises et de la qualité de crédit.
    Si la profitabilité et la qualité de crédit ne varient plus, même dans les cycles économiques, alors en réalité les actifs financiers traditionnellement risqués ne sont plus risqués, ce que visiblement les investisseurs ne perçoivent pas encore.

  22. julien bonnetouche says:

    Bonjour Guillaume,

    Oui c’est cela :

    On pourrait aussi dire les choses ainsi :

    les crises monétaires initiatrices des crises sont maintenant bien encadrées par les 4 banques centrales ( si l’on compte le Japon)

    Ces mêmes banques centrales qui dispensent les liquidités à la demande (et l’on sait que la liquidité est essentielle pour les actions) maintiennent aussi les taux proches de zéro, ce qui rend la concurrence obligataire de moins en moins attrayante.

    la croissance mondiale en a encore « sous le pied » pour pas mal d’années du fait des progrès dus au digital , ainsi qu’à une demande mondiale toujours plus forte.

    Beaucoup de ces entreprises mondialisées on atteint une taille financière gigantesque, les rendant peu sensibles aux variation cycliques.

    Or on l’a vu fin 2018, ce qui peut maintenant faire baisser les marchés, ce sont les entraves mises à cette croissance. et là nous voyons que Trump l’a compris.( d’autant plus qu’il a sa campagne électorale qui commence bientôt.)

    Autrement dit, dans le contexte actuel, rien ne peut concurrencer les marchés boursiers.

    Sauf peut être l’immobilier bien placé dans les grandes capitales mais là le marché est trop restreint pour en faire une concurrence réelle.

    Alors chose curieuse et qui rejoint vos propos, il y a encore aujourd’hui une décollecte depuis les actions vers les obligations (américaines en particulier).

    Si ce que nous disons était une anticipation de la prise de conscience des marchés du rôle « refuge » des actions alors nous assisterions à un rallie boursier jamais vu jusques là.

  23. Julien bonnetouche says:

    Michel, un certain nombre d’elements différents se « percutent » simultanément : les opinions négatives d’un certain nombre de commentateurs qui sont le fruit les opérateurs désorientés par la hausse surprenante des marchés. Ensuite cette hausse anormale qui est essentiellement « technique «  c’est à dire non corrélée directement aux fondamentaux. Elle est graphique et les robots jouent un rôle déterminant. Pour le moment elle va continuer , les objectifs probables étant de dépasser les plus hauts précédents. Mais cela est sous-tendu par une accélération de la croissance mondiale comme je l’explique plus haut, car malgré tout tout est lié. Ne vous laissez pas influencer pas les opinions de l’un ou l’autre essayez de comprendre leurs motivations, et intégrez les dans un raisonnement plus global. Bonjour

    • Michel 2 says:

      Mais justement si vous avez lu l’article, courbes à l’appui (c’est donc du réel), la croissance mondiale est en train de se casser la figure !

  24. Julien bonnetouche says:

    Une précision : par exemple tant que vous verrez des opinions négatives sur la bourse celle ci va continuer à monter.

  25. Après avoir lu avec le plus grand intérêt les interventions précédentes , ma conclusion est sans appel : investir dans une boule de cristal

  26. Michel 2 says:

    Un peu de science fiction qui intéressera surement nos jeunes nés et à naître:

    [ Un message de l’avenir : merci beaucoup, bande de crétins

    Hier et aujourd’hui, nous laissons les fantômes parler.

    Nous ne faisons aucune prédiction, nous ne relions aucun point.

    Nous prenons simplement du recul pour nous émerveiller du culot… de la vanité… et de l’égoïsme honteux de tout cela – nous parlons de la prétention des vivants.

    Fantômes de l’avenir

    Au lieu de rendre nous-même un jugement, nous faisons appel aux morts… et à ceux qui ne sont pas encore nés. Hier, nous avons entendu les fantômes du passé. Aujourd’hui, les spectres de l’avenir nous donnent leur point de vue.

    « Merci. Je vais entrer tout de suite dans le vif du sujet : merci beaucoup, bande de crétins.

    « Vous êtes censés laisser à vos enfants et petits-enfants un monde plus riche et plus sûr. Vous ne faites ni l’un ni l’autre.

    « En 2019, vous aviez accumulé 22 000 milliards de dollars de dette. Qui allait payer, d’après vous ? Pas vous. Donald Trump avait déjà 72 ans. Le baby-boomer moyen avait la soixantaine, préparant sa retraite, s’attendant à toucher une pension et des allocations santé pendant 20 ans. D’où pensiez-vous que l’argent viendrait ?

    « Les autorités enregistraient déjà des déficits à 1 000 milliards de dollars par an. A ce rythme, la faillite n’était qu’une question de temps. Mais au lieu de freiner, vous avez continué… de sorte que la dette a atteint les 40 000 milliards de dollars en 2030 ». [Notre intervenant a l’avantage de connaître l’avenir].

    « Qu’est-ce que vous croyiez ? Que vous aviez plus besoin de cet argent que nous ? Que c’est nous qui devions payer vos guerres idiotes… vos programmes idiots… vos pensions idiotes ? Il ne vous est pas venu à l’esprit que nous pourrions nous aussi avoir nos propres programmes idiots ?

    « Vous n’avez jamais réfléchi au fait que nous pourrions avoir nos propres idées ? Vous pensez que vos espoirs et désirs sont d’une importance telle que vous ne pouvez pas imaginer que les futures générations aient leur propre vision ?

    « Vous dépensez 800 milliards de dollars par an en affirmant que c’est pour vous défendre. Contre qui ? Vous construisez tous ces navires… ces avions… vous avez des troupes partout dans le monde… Qu’est-ce que vous croyez faire… rejouer la Deuxième guerre mondiale à l’identique ? Grande nouvelle : aucune redite de la Deuxième guerre mondiale n’est au programme ».

    Un désastre financier pour de l’argent que nous n’avons ni emprunté ni dépensé

    « Et puis il y a vos autres programmes idiots… lutter contre les drogues… chasser les immigrants… subventionner la pauvreté… encourager ‘l’égalité’… empêcher la planète de surchauffer… payer les gens porteurs de handicaps… offrir des services médicaux aux seniors…

    « … Je pourrais continuer encore longtemps la liste des choses pour lesquelles vous avez dépensé de l’argent. Environ un dollar sur trois était emprunté. Qu’est-ce que ça signifie ? Que vous vouliez tout cela… mais que vous n’étiez pas prêt à le payer.

    « Vous avez donc pris l’argent chez nous – les futures générations, qui n’étaient pas encore nées… et ne pouvaient même pas donner leur avis – pour payer un tiers de vos dépenses imbéciles.

    « Nous preniez-nous pour des abrutis tels que nous serions incapables d’inventer nos propres gabegies ? Pensiez-vous que vous deviez dépenser notre argent à notre place… parce que nous ne serions pas assez intelligents pour le faire nous-mêmes ?

    « Et regardez à quoi vous l’avez dépensé. La guerre contre la pauvreté n’a pas eu le moindre effet. La guerre contre les drogues n’a fait qu’augmenter la population carcérale… et rendu les rues plus violentes encore. La guerre contre le terrorisme a radicalisé les musulmans. Et vos finances ridicules ont ouvert la porte à une série de calamités.

    « Vous voulez savoir ce qui s’est passé ? C’était prévisible, mais vous ne vous êtes jamais donné la peine de regarder. Vous deviez penser qu’un miracle réglerait tout ça. Sauf qu’il fallait bien que quelqu’un rembourse ces 40 000 milliards de dollars de dette – devinez qui ? Nous.

    « Nous ne les avons ni empruntés ni prêtés, mais nous avons subi un désastre financier après l’autre tandis que les autorités tentaient de les empêcher ».

    Le krach de 2019

    « Pour commencer, le krach de 2019 a fait paniquer les autorités. Elles ont essayé les mêmes trucs que ceux appliqués en 2000 et 2008. Ils n’ont pas fonctionné (en partie parce que les taux d’intérêt n’avaient jamais été ‘normalisés’). Ensuite, elles sont passées de la relance monétaire (la Fed) à la relance budgétaire (le gouvernement fédéral).

    « Le gouvernement Trump a décidé d’une autre baisse d’impôts et d’un grand plan d’infrastructures (encore plus de relance). Le déficit était désormais à 2 000 milliards de dollars. Malgré cela, tout sembla bien se passer pendant quelques temps. Mais à l’époque, l’économie tout entière tournait avec de l’argent factice.

    « Plus de la moitié des dépenses fédérales, par exemple, étaient financées par la Fed. Après un temps, nous avons remarqué que les prix commençaient à grimper à mesure que l’argent s’écoulait dans l’économie.

    « Au début, cela semblait être une bonne chose. Enfin, ont dit les économistes, nous surmontons la déflation. Le marché boursier a grimpé. Il a enregistré les meilleures performances de la planète en 2023, par exemple.

    « Mais tout était bidon. Faussé. Les autorités imprimaient de l’argent et l’injectaient dans l’économie. Au début, nous nous sentions tous plus riches. L’économie a semblé se reprendre. Ensuite, tandis que les prix continuaient de grimper, nous avons réalisé que ce n’était pas différent du Zimbabwe… du Venezuela… ou de l’Argentine.

    « C’est là que c’est devenu vraiment difficile. Les gens s’appauvrissaient et perdaient confiance dans le système.

    « On était alors à la fin du deuxième mandat de Trump. Les deux partis s’étaient radicalisés, les partisans de Trump d’un côté et les socialistes d’AOC (Alexandria Ocasio-Cortez) de l’autre. Chacun organisait des meetings politiques, et un côté attaquait l’autre. Cela tournait mal, presque à la guerre civile.

    « Impossible d’avoir des élections honnêtes dans de telles circonstances. Trump a donc décrété un nouvel état d’urgence. Il a mis en place le système chinois de crédit social. Tout le monde avait une note. Si l’on vous voyait dans une manifestation ou si vous disiez quelque chose contre le gouvernement, vous perdiez des points. Ensuite, ils annulaient votre carte de crédit ou vous privaient de votre emploi.

    « Cela peut sembler dur, mais c’est probablement une bonne chose qu’il l’ait fait. Parce que les choses commençaient à échapper à tout contrôle. L’inflation était proche des 40% par an. Vous êtes surpris ? C’est pourtant vous qui avez semé cela… votre génération ».

    Les principales victimes

    « Les retraités – votre génération – n’allaient pas accepter une réduction des allocations. L’armée de son côté n’allait pas abandonner son assiette au beurre. Résultat : un dysfonctionnement politique et économique. Personne ne pouvait réduire les dépenses parce que le parti opposé refusait.

    « Qui étaient les principales victimes ? Vous les entendez en ce moment même. Les jeunes. Même ceux qui n’étaient pas encore nés. Dépression, inflation, loi martiale, émeutes, répression… les jeunes ne trouvaient pas de travail… et ne pouvaient pas assurer leur propre subsistance.

    « Nous avons dû vivre chez papa-maman… et oui, nous avons voté pour AOC – au moins, elle promettait d’annuler nos prêts étudiants et de nous donner un revenu. Ensuite, Donald Trump a annulé nos votes parce que c’était une urgence nationale.

    « C’était complètement fou. Et c’était de votre faute. Crétins… Nous crachons sur vos tombes ».]

  27. Julien bonnetouche says:

    Michel votre argument repose toujours sur l’endettement. Mais rien de neuf dans ce bas monde: les État n’ jamais remboursé leurs dettes dans le passé et cela n’em pas le monde de tourner. Et maintenant ils la rembourseront encore moins puisque personne ne l’envisage (et surtout pas ni les autres états ni les marchés)

    • Michel 2 says:

      Peut-être Julien mais à chaque fois cela s’est terminé par une catastrophe, même si par la suite le monde a repris sa rotation.
      Et cette fois vu que l’endettement est à la puissance 100, que sera la catastrophe ???

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