Voici en 12 mots un résumé de la théorie économique qui s’installe en France depuis 2 ans. Depuis deux années, les réformes se succèdent et elles semblent toutes aller dans le sens d’une réduction de la solidarité nationale au profit des plus fragiles, sans que cela ne se traduise encore par des baisses d’impôt massives.
Comme vous le savez, je ne fais pas de politique. J’observe simplement et j’essaie de comprendre. Je suis persuadé que nos gouvernants sont animés par l’ambition de prospérité pour la France ; Je suis certain qu’ils sont animés par l’intérêt collectif et que la politique menée depuis deux ans s’inscrit dans cette démarche. Je vous propose donc d’essayer de comprendre la théorie dans laquelle s’inscrivent les grandes réformes du gouvernement depuis deux ans.
Une réduction de la solidarité nationale, c’est s’attaquer au montant des APL, c’est s’attaquer à l’assurance chômage et faire environ 3 milliards d’euros d’économie sur le dos des chômeurs, c’est précariser les salariés en leur promettant une retraite faible s’ils n’acceptent de travailler plus longtemps et peut être même au delà de ce qu’ils pourront.
Réduire la solidarité nationale, c’est tout simplement réduire le soutien aux plus fragiles. C’est chercher à augmenter les inégalités. Ce n’est pas un jugement, c’est un fait. Depuis deux ans, c’est le sens de la politique menée.
Cette réduction de la solidarité nationale s’inscrit pleinement dans la volonté du gouvernement de réduire le protectionnisme qui empêche les entreprises de créer de la valeur et donc de la richesse. Notre prospérité future viendra de la capacité des entreprises à créer de la richesse. Il faut donc supprimer les freins à cette création de richesse.
Il faut donc :

– Supprimer le protectionnisme fiscal qui fait peser sur les plus hauts revenus une contribution fiscale plus importante que les autres alors même qu’ils sont à l’origine de la création de richesse future ; Au lieu de taxer fortement les plus riches, il faut au contraire leur permettre d’investir leur argent dans l’économie pour créer encore plus de croissance et de prospérité ;

– Supprimer le protectionnisme social qui réduit la capacité des ressources humaines à générer du bénéfice et de la valeur. En réduisant le niveau de protection des travailleurs, on augmente leur productivité et donc la capacité des entreprises à créer de la valeur et donc la prospérité de demain ; La retraite, le chômage, le temps de travail sont des protections sociales qui réduisent la productivité ; En revanche, il faut trouver le moyen d’aider les plus pauvres à vivre sans peser sur leur niveau de productivité : C’est la justification de la prime d’activité qui assure aux plus faibles un revenu universel versé par l’état pour compenser la précarité de leur emploi et sa faible rémunération ;

– Résister aux sirènes du protectionnisme écologique qui réduit la productivité et la capacité des entreprises à créer des richesses ; Le marché est naturellement écologique et développement durable car les entreprises ont intérêt à protéger leur marché et leur matière première pour continuer à réaliser leur objet social ; En aucun cas, le développement durable doit se traduire par une limitation de la capacité des entreprises à créer de la valeur.

 
Dans le cadre d’une mondialisation de la production, cette réduction du protectionnisme conduit les entreprises à être en concurrence avec tous les autres pays du monde ; La productivité passe par un alignement des conditions dans lesquelles la production est réalisée. Mais nous n’avons pas le choix : Notre prospérité future passera par la capacité des entreprises à être compétitives mondialement et donc produire mieux, donc moins cher que dans les actuels pays producteurs que sont les pays émergents.
Malheureusement pour ceux qui produisent, c’est à dire les travailleurs, notre prospérité future passera par notre capacité à abandonner ce protectionnisme social qui réduit la productivité des entreprises. 
Malheureusement pour ceux qui estiment qu’il est important de protéger l’environnement, notre prospérité future ne passera pas part l’écologisme qui au contraire réduirait la productivité des entreprises.
La ressource humaine doit donc accepter de s’appauvrir pour permettre aux entreprises de retrouver de la compétitivité et donc de la prospérité pour tous pour demain.
 
PS : Mais quel est l’intérêt de la prospérité et de la croissance retrouvée, si elle est signe de paupérisation de ceux qui sont à l’origine de cette création de richesse ?
Faut il mesurer la prospérité d’un pays à la richesse créée ou à l’espérance de vie de ses habitants ? L’espérance de vie est un indicateur avancé de la capacité des citoyens à vivre dans la véritable prospérité, car malheureusement ou heureusement, l’argent n’est pas tout dans la vie.
Avoir un environnement agréable respectueux de la biodiversité, avoir des citoyens en bonne santé qui vivent longtemps, faire en sorte que l’espérance anime les citoyens, sont des signes d’une prospérité certaine qui ne se traduit pas uniquement par l’enrichissement pécuniaire ou la croissance du PIB.
La France est alors l’un des pays les plus prospère du monde, loin devant les États-unis et autres pays vendus pourtant comme des modèles de prospérité économique.
 

Espérance de vie et indicateurs de mortalité dans le monde en moyenne 2015-2020
Pays Espérance de vie
à la naissance
Taux de mortalité
(en  ‰)
Taux de mortalité infantile
(en  ‰)
Femmes
(en années)
Hommes
(en années)
Japon 87,2 80,7 10,8 2
Espagne 86,0 80,6 9,1 2
France 85,7 79,9 9,0 3
Suisse 85,4 81,6 8,0 3
Italie 85,4 81,1 10,6 2
Australie 85,0 81,3 6,7 3
Canada 84,4 80,7 7,5 4
Suède 84,4 81,0 9,1 2
Finlande 84,4 78,8 9,8 2
Portugal 84,3 78,6 10,8 2
Norvège 84,3 80,5 7,9 2
Autriche 84,2 79,5 9,7 2
Grèce 84,0 79,0 10,9 3
Pays-Bas 83,8 80,3 8,7 3
Nouvelle-Zélande 83,7 80,5 7,0 4
Belgique 83,7 79,0 9,8 3
Irlande 83,7 79,8 6,6 2
Allemagne 83,6 79,0 11,3 2
Royaume-Uni 83,5 80,0 9,0 3
Danemark 82,8 79,0 9,6 3
Estonie 82,0 73,0 12,2 3
États-Unis 81,9 77,3 8,4 5
Rép. tchèque 81,8 76,0 10,7 2
Pologne 81,7 73,9 10,5 4
Argentine 80,5 73,1 7,6 12
Slovaquie 80,4 73,5 10,1 5
Lituanie 80,0 69,4 14,3 4
Mexique 79,8 75,0 4,9 16
Hongrie 79,5 72,5 13,0 4
Brésil 79,4 72,2 6,3 13
Lettonie 79,4 69,7 15,1 5
Roumanie 79,1 72,2 13,0 7
Bulgarie 78,4 71,5 15,3 7
Colombie 78,3 71,1 6,1 15
Chine 78,1 75,0 7,5 10
Russie 76,8 65,6 13,6 7
Bangladesh 74,7 71,3 5,3 27
Égypte 74,1 69,5 5,8 16
Philippines 72,9 66,0 6,5 19
Indonésie 71,7 67,4 7,2 21
Inde 70,5 67,4 7,4 35
Kenya 69,6 65,0 5,7 35
Tanzanie 68,4 65,0 6,4 39
Papouasie-Nouvelle-Guinée 68,4 63,4 7,1 45
Pakistan 67,8 65,7 7,2 64
Congo (République démocratique du) 66,9 63,6 7,1 39
Afrique du Sud (r) 66,9 60,0 9,4 32
Soudan 66,4 63,1 7,3 44
Nigeria 54,9 53,3 12,0 63
Note : les données de ce tableau sont issues de projections pour la période de 2015 à 2020.
Source : ONU (World Population Prospects: The 2017 Revision).

 
A suivre … Peut être n’avons nous simplement pas le choix ! Ce sont les règles du jeu du monde actuel, nous devons jouer avec pour éviter le déclassement !
 
 

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