La situation pourrait bien s’annoncer catastrophique pour nos économies dans les 6 prochains mois. Nous sommes au cœur de la tempête ; Les pires prédictions s’accumulent sur fond de coût historique de l’énergie et d’inflation record.

L’industrie pourra t’elle survivre à cette hausse du prix de l’énergie ? Ne serions nous pas en train de vivre les premiers signes d’une très grave crise économique qui se préparerait pour les prochains mois ?

Il est facile d’être inquiet et pessimiste pour les prochains mois. Très facile mêmes tant les mauvaises nouvelles sont nombreuses. Les tensions et le stress sont extrêmes. Après le puissant rebond du mois de Juillet, les cours de bourse ont perdu -+10% pendant le mois d’août, retrouvant -+ les 6000 points pour le CAC40.

Il est très difficile d’être optimiste et de réussir à dépasser le stress du court terme afin d’anticiper ce que sera devenu notre économie lorsque la guerre en Ukraine sera terminée.

Lorsque l’on écoute les médias et les prédictions catastrophiques, on oublie même que la guerre en Ukraine est temporaire. Un jour, elle devra prendre fin. Une des parties va devoir céder. Ce jour, le prix de l’énergie retrouvera des niveaux plus acceptables et la vie pourra reprendre son cours.

D’un point de vue économique, en réalité deux camps s’affrontent :

Les premiers attendent la catastrophe économique qui va nous terrasser.

Certains sont en train de faire le stock de bouteille de gaz, achètent de l’eau en bouteille et font des stocks pour l’hiver. Sur un tendance survivaliste, ils attendent l’effondrement inévitable du système qui se prépare.

Nos économies ne peuvent raisonnablement supporter la hausse du coût de l’énergie ; Nos entreprises et notamment l’industrie sont les victimes collatérales de cette guerre en Ukraine.

Une forme de jouissance malsaine s’empare alors des meilleurs collapsologues qui voient enfin leur fantasme de l’effondrement se réaliser. Il y a quelques jours, j’ai reçu un mail par erreur de la part d’un de mes contact que je sais proche du survivalisme/collapsologue.

Extrait :

« Les prix de l’électricité s’envolent, l’hiver va être (très) difficile. Il est temps de s’équiper avant que les prix s’envolent aussi :

– D’un groupe électrogène en cas de coupure électrique ne serait-ce que pour alimenter congélateur, frigo, chambre enfant pendant les éventuelles coupures EDF ou pour alimenter votre maison si vous choisissez un contrat dit effaçable – Ils devraient être mis en place prochainement –

– D’un chauffage d’appoint au pétrole non dépendant si possible, d’une source électrique EDF (prendre du 12v ou 24v continu avec une batterie),

– De plusieurs bouteilles de gaz d’avance,

– De papier d’avance: WC, imprimante, …

– D’argent liquide: de quoi vivre deux ou trois mois,

– Et pourquoi pas de victuailles type conserves,

Extrait d’un mail que j’ai reçu d’un de mes contacts que je sais proche du survivalisme/collapsologue.

A court terme, les mauvaises nouvelles alimentent les collapsologues et autres prédicateurs qui se nourrissent du risque.

Encore une fois, l’apocalypse cognitive nous empêche de prendre les bonnes décisions.

Les seconds espèrent un cessez le feu et anticipent déjà l’après guerre en Ukraine.

C’est justement parce que la tension est maximum, parce que nos économies sont fragilisées comme jamais que la situation va évoluer et qu’une fin de la guerre est un scénario qu’il faut envisager sérieusement (et c’est justement parce que personne ne l’anticipe, qu’il faut y penser).

Le raison ne va t’elle pas l’emporter devant l’égo ?

Demain, si la guerre en Ukraine devait cesser, les prix de l’énergie chuteraient rapidement, l’inflation serait moins problématique et nos économies retrouveraient l’air indispensable pour repartir de plus belle vers le haut.

Un jour la guerre cessera. Quand ? On ne sait pas, mais elle cessera, un jour et le gaz Russe alimentera à nouveau le monde.

L’histoire montre que le système complexe qu’est notre société s’adapte en permanence afin de trouver une issue lui permettant de reprendre le chemin de son inexorable (et indispensable) croissance.

A court terme, le moment est difficile à vivre, mais ne devons nous pas faire confiance à la résilience de nos sociétés pour conserver l’optimisme et anticiper, dès maintenant, la fin du conflit et une forme de retour à la normale ?

Bien évidemment, comme toujours, les choses ne reviendront pas comme avant. L’adaptation de nos sociétés, l’expérience de ces chocs seront à l’origine de changements fondamentaux. Certaines tendances se voient alors renforcées : Énergie renouvelable, réindustrialisation, indépendance énergétique, nucléaire, géopolitique ont évolué comme jamais.

Nous ne reviendrons pas à la vie d’avant. La prise de conscience, qui prolonge celle de la pandémie, nous permet d’avancer dans la construction d’un monde différent, mais un monde qui avance car nous n’avons pas d’autres solutions.

L’investisseur de long terme profite de cette situation de stress extrême pour investir.

C’est justement parce que le moment est stressant, qu’il est difficile de se projetter dans l’après, que c’est le moment d’investir. Il faut être contrarien, pragmatique et profiter de cette opportunités pour investir et acheter des actions dans une perspectives long terme

Le moment n’est il pas parfait ? Bien évidemment, le stress va probablement encore monter d’un cran avec l’arrivée de l’automne, puis de l’hiver, période de très forte consommation d’énergie.

Les cours de bourse vont peut être encore baisser dans les prochaines semaines, prochains mois. Vous devrez alors conserver cette confiance dans la résilience du système pour renforcer vos investissements dans la croissance économique de demain, lorsque la guerre en Ukraine prendra fin, un jour.

Mais peut être pas. En réalité, personne ne le sait. On sait juste qu’après la hausse des cours, vient la baisse ; Qu’après la baisse des cours, vient la hausse.

A 6000 points, il est peut être pertinent de recommencer à acheter des actions pour un investissement à très long terme. On verra bien.

En cas de baisse supplémentaire, il faudra évidemment renforcer ces achats avec sérénité en faisant confiance dans la résilience du capitalisme à très long terme.

Plus le niveau de stress est élevé, plus le moment est idéal pour investir pour l’investisseur de long terme qui a confiance dans la résilience du système capitalisme.

A suivre.

Besoin d'un conseil ? Découvrez nos services :
Conseil & services 
Bilan patrimonial
Abonnement patrimonial
Formation
Au service de vos projets de vie 
MonImmoLocatif.fr
MonPatrimoine.io
IA Patrimoniale