Quel succès incroyable pour la révolution des gilets jaunes ! Bien au delà des commentaires qui cherchent la polémique et le buzz, les gilets jaunes sont en train participer à une remise en cause d’un certain nombre de dogmes et certitudes économiques qui dirigent notre monde économique actuel.

Nous avons déjà beaucoup écrit sur le sujet. Je ne peux que vous encourager à la relecture de nos quelques articles pour mieux comprendre :

 

La révolution des gilets jaunes est en train de modifier en profondeur la pensée et la narration économique du monde.

Hier, Olivier BLANCHARD, ancien chef économique du FMI écrivait sur twitter :

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« Inspiré par les évènements de France. Se pourrait-il que, compte tenu des contraintes politiques liées à la redistribution et aux contraintes de la mobilité des capitaux, nous ne puissions tout simplement pas atténuer les inégalités et l’insécurité suffisantes pour prévenir le populisme et les révolutions. Qu’est-ce qui vient après le capitalisme ?« 

 

 

Quelle ouverture d’esprit !

L’impact du mouvement des giletsjaunes sur l’avancée des réflexions économiques semble majeur. Une telle proposition à la réflexion, à l’invention d’autre chose, était inimaginable il y a encore 2 mois ! C’est dingue.

Ces analyses sur la nécessité d’imaginer autre chose se multiplient depuis quelques semaines. Les Gilets jaunes sont en train de réussir leur pari de faire bouger les choses en profondeur ! Il est trop tôt pour savoir ce qu’il en sortira… mais les choses bougent et c’est déjà beaucoup. Maintenant, il faut laisser les intellectuels, philosophes, politiques réfléchir, proposer, innover, construire une nouvelle narration.



Nous vivons un moment historique.

Dans le même ordre d’idée, l’anthropologue Français Pascal PICQ affirme qu' »Il est temps d’inventer un nouveau contrat social et civilisationnel » dans une tribune passionnante publiée dans le journal Les echos.

Extrait :

« Le monde se cherche un nouvel avenir. Pour la première fois depuis deux siècles, depuis les révolutions américaine et française, les propositions alternatives de la gauche et de la droite sombrent avec la fin de l’idée de progrès, née avec le premier âge des machines. Un nouveau contrat social et civilisationnel doit émerger avec le deuxième âge des machines, celui porté par la révolution numérique.

Les Etats-Unis ont une longueur d’avance, comme le montrent la Californie et ses Gafam. L’Etat le plus riche des Etats-Unis, et parmi les premiers du monde, héberge le plus grand nombre de milliardaires et de pauvres. La « gig economy » décrit comment les personnes multiplient les petits boulots mal rémunérés et avec des horaires indécents. Certes, les plus pauvres sont moins pauvres qu’avant, mais il s’agit là d’inégalités. Elles ne résultent pas d’une volonté des acteurs des Gafam ou de Hollywood, mais d’un changement socio-économique radical.  

Alors, vive les « gilets jaunes » et, plus précisément et noblement, le peuple français et sa prise de conscience, par-delà les excès parasitaires – les casseurs et les vieux chevaux de retour. Et il faut y répondre rapidement.
Lors des dernières élections, nous avons été la seule nation à esquisser une possibilité de changement en élisant un président jeune et qui, quoi qu’on en dise, a pas mal perçu le ras-le-bol des gouvernances surannées et sclérosées, mais sans peut-être mesurer les bouleversements sociétaux déjà en cours.

 

C’est bien pour cela que le monde entier a salué cette élection, sentant plus ou moins que ce jeune président et le peuple français pourraient ouvrir le chemin d’un avenir souhaitable. La presse internationale louait ce choix, la même commence à douter. Je fais confiance au discours du président, dernier espoir pour de nouveaux états généraux. Tous les rôles vont changer, pour les politiques, pour les partenaires sociaux, pour les entreprises, pour les organisations non gouvernementales et des plus petites communes à l’Etat.

 

Nos sociétés ne perdureront pas avec de telles inégalités entre nations et au sein des nations –  où, au passage, elles restent encore le moins marquées en Europe et en France. C’est notre chance.

 

La France est la France, gauloise et révolutionnaire. Sans aucune grandiloquence, le monde nous regarde et si ce quinquennat échoue dans cette immense tâche, alors je crains pour la prochaine étape de l’évolution humaine.

 

 

Maintenant, comprenez vous mieux le titre de cet article très critique « #giletsjaunes : L’étrange défaite d’Emmanuel MACRON » ?

A suivre …

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71 Comments

  1. julien bonnetouche says:

    Bravo Guillaume, c’est un bon sujet !!

    Ma réponse est NON, il n’émergera rien de nouveau !!

    Cela fait des décennies, des centaines d’années que périodiquement, l’on fait des révolutions ou de simples réformes au nom de la réduction des inégalités. Et nous en France nous en sommes les initiateurs avec la révolution française.

    Nous avons été copiés un peu partout dans le monde, la Russie, la Chine, Cuba, le Venezuela……
    partout cela à donné des dictatures, donc des échecs.

    En France nous somme aussi les champions de la lutte contre les « inégalités » car aux révolutions il faut ajouter la manne redistributive mise en place depuis 50 ans sans égale ailleurs dans le monde, et dont nous sommes obligés de dire que c’est aussi un échec.

    Je crois que pour expliquer tout cela, il nous faut prendre en compte trois éléments qui s’inscrivent avec constance et continuité dans la nature même des peuples :

    –Le premier point est la répartition selon la courbe de Gauss (en cloche) des capacités des individus : il y a les forts et les faibles, les génies et les idiots, les beaux et les moches, les ambitieux et les sans dents, etc … et cela est immuable quel que soit l’endroit du monde, et le type de peuple.
    Par conséquent, quelque soit de type de système politique proposé, ce seront toujours les mêmes qui seront « premiers de cordée », et idem pour les derniers.

    Alors les gilets jaunes auront beau se démener sur les ronds points, ce n’est pas cela qui changera leur nature de « suiveurs » ou de « moutons enragés »
    Naturellement nous voyons bien que parmi eux il y a des activistes révolutionnaires, mais ce n’est pas de ceux là dont je parle, c’est des gilets jaunes première version, ceux du premier samedi.

    –Le deuxième point, c’est la nature propre des peuples qui eux sont différents d’un pays à l’autre :

    Si des dictatures peuvent de développer dans certains pays, c’est parce que « l’état d’esprit » des populations le permet.

    Fascisme en Allemagne et en Italie du Nord (ils sont assez proches)
    Communisme en Russie ou en Chine.
    Dans ces deux cas les structures familiales d’origine, ne s’opposent pas à de tels systèmes.

    Au contraire, en France, en Angleterre et bien sur aux USA les libertés individuelles prenant le pas sur la notion communautaire, le libéralisme est obligatoirement la règle.
    Ainsi en France, les communistes de tous poils auront beau faire, ils n’ont aucune chance en dehors de rester dans l’opposition. Même les gilets jaunes ( les authentiques) n’en voudront jamais.

    –Le troisième point est que maintenant, le libéralisme a fait la preuve dans la mondialisation, de son efficacité et de sa supériorité sur tout autre système au plan de l’enrichissement global des populations. Cette évidence ainsi que sa généralisation à l’ensemble du monde font que l’on ne voit pas très bien comment on pourrait revenir dessus.

    Voilà mon point de vue :

    Il y aura toujours des riches et des pauvres, et ce seront toujours les mêmes, les riches essayant de calmer les velléités révolutionnaires des pauvres en leur donnant quelques miettes du gâteau .

    Tout de reste n’étant que bavardage sur le canapé de l’Histoire.

    • S’il n’émerge rien de nouveau d’ici 18 mois ! Nous confirmerons donc l’étrange défaite d’Emmanuel Macron et de la France. C’est tout.

    • En France nous aimons opposer les riches et les pauvres par paresse (Un des sept péchés capitaux que nous avons élevé au rang de principe). La grille de lecture est pourtant la même qu’avant la révolution française. Nous faisons face à 3 grands corps :
      – la noblesse composée des politiques, des multinationales et des inspecteurs des finances
      – le clergé pour contrôler les esprits composé des médias, journaux et des experts (économistes et enseignants du public très à gauche) ; au service de la noblesse
      – le tiers-état composé de tout le reste : salariés, fonctionnaires, chefs d’entreprise, professions libérales, retraités, chômeurs, inactifs.

      En adoptant cette grille de lecture, on comprend mieux comment fonctionne notre pays et surtout on voit clairement apparaître ce que l’on a saisi intuitivement : un système de castes.

      Point important à noter : le clergé est subventionné par l’état et est détenu par les multinationales. D’où l’absence de divergence de vue de nos journalistes malgré leur apparente diversité. La divergence n’est généralement que de façade pour capter un certain type de clientèle.

      Quand les journalistes et experts vous disent que les entreprises c’est mal, n’oubliez pas qui paye pour qu’ils le disent. Vous comprendrez alors pourquoi ils le disent.

      • 4 classes/castes en version occidentale (hindoue, en ne retenant pas les intouchables) :
        – clergé/prètres (brahmanes),
        – chevalerie/royauté/noblesse (kshatriyas),
        – marchands, professions libérales, dirigeants, cadres… (vaishyas),
        – le reste/les serfs (shudras)

        Il y a eu la prise du pouvoir initialement détenu par les brahmanes par les kshatriyas, puis une prise du pouvoir par les vaishyas (équivalent en France du XVIIIème siècle avec la fin de l’Ancien Régime) et nous assistons depuis la fin du XIXème siècle-début XXème à des tentatives de prise de pouvoir par les shudras.

        La longueur des régimes va en s’amenuisant.

        Par ailleurs, le système de classes/castes peut avoir une certaine efficience lorsque « les personnes sont à la place qui leur revient de par leurs dispositions et leurs compétences ». Or, des doutes peuvent être émis (j’en émets pour ma part) quant à savoir si, notamment au niveau de l’exécutif et du législatif, les personnes qui sont en place sont celles qui devraient y être (« moi-même suis-je à ma place ? » cela fait partie des questions à se poser je pense).

        Il y aurait ainsi en quelque une inversion sous deux aspects.

        Par ailleurs, il peut y avoir des résurgences de certains exercices du pouvoir (avec par exemple le nombre de généraux présidents à un moment ou à un autre au XXème siècle).

    • Au rythme où çà va, je crains que nous connaissions de notre vivant les prémisses mondiaux d’un changement radical des systèmes politiques, économiques et sociaux. Comme le climat, les esprits vont chauffer de plus en plus régulièrement…

    • Je vous rejoins dans votre analyse Julien.
      Je voudrais cependant y apporter quelques corrections personnelles:
      – sur la courbe de Gauss, la cloche est plus ou moins ronde. L’éducation joue un rôle fondamental dans la « rondeur » de cette courbe. Autrement dit plus le système éducatif est performant et libre, moins il y aura de faibles et d’idiots, avec effet de report sur les générations suivantes (en plus du système éducatif national, plus les parents sont éduqués, plus les enfants de ceux-ci le seront également, et ainsi de suite).
      Je me pose donc la question: qu’est ce qui ne va pas quand le système produit aujourd’hui tout de même 80% d’une génération de réussite au bac ? Est-ce la part d’immigration importante qui « casse » la dynamique ? Ou bien les examens ne sont-ils plus le reflet d’une réelle culture ? (bac au rabais). Ou encore les « pauvres idiots » ne sont-ils que les anciens des générations ou justement il y avait beaucoup moins de bacheliers ?

      – le libéralisme a été dévoyé de son esprit d’origine. Il s’est transformé en « capitalisme de connivence » et les bobos socialos écolos associés aux médias veulent nous faire croire (et malheureusement ils y réussissent) que ce capitalisme là c’est du libéralisme même de « ULTRA Libéralisme » disent-ils ! Forcément cela fait peur à tout le monde, une peur basée sur le mensonge, une fois de plus.

      – il y aura des riches et des pauvres comme vous dites, c’est sûr, mais admettez aussi qu’il y a moins de pauvres que les siècles et millénaires passés. Ce qui est insupportable et c’est ce qu’ont ressenti les gilets jaunes, c’est que la tendance est en train de s’inverser et cela est insupportable d’autant plus que, à l’inverse les riches s’enrichissent de plus en plus.

      Par ailleurs je ne sais pas si « La révolution des gilets jaunes bouleverseRA les dogmes économiques et sociétaux » comme cela est écrit en titre de cet article, mais ce dont je suis à peu près sûr, c’est que cette révolte va ENFIN mettre un terme à cette folie étatique qui consiste à toujours plus de taxes et d’impôts, apparue sous la deuxième moitié du mandat Sarkozy et qui n’a cessé depuis. Et tant mieux ! ce sera au moins ça de gagné.

  2. Après le capitalisme viendra le capitalisme. Ou alors, il faut diminuer drastiquement la population mondiale pour vivre du frugalisme.

  3. Très bonne analyse de Julien que je rejoins.

  4. Le mouvement des Gilets n’est qu’un mouvement de « grogne » et de « raz le bol fiscal »

    Les médias et les politiques ne cherchent qu’à « intellectualiser le mouvement » car ils font simplement leur métier ! Les médias pour faire de l’audience, les politiques pour de la récupération électorale.

    Les dogmes économiques et sociétaux ne seront nullement bouleversés.

  5. papigilles says:

    Tout changement de règles sociétales s’accompagne de règlements et de disciplines . Nous l’avons vu hélas avec le communisme . Les gilets jaunes s’ils progressent dans le désordre devront se résoudrent à un ordre. Donc , immanquablement à des contraintes ,des inégalités , des sanctions et pour finir un totalitarisme. La valeur individuelle sera rabotée , la société s’appauvrira et une nouvelle révolution naîtra . etc, etc, mais je n’y crois pas. J’ai observé les gilets jaunes , ils n’ont aucune consistance . de pauvres gens, certe, mais Notre des Landes est passée par là. Ils réclament mais ne proposent rien. Et dans le fond ils ne sont pas si nombreux . Nous sommes 65 millions . Ceux qui soit-disant les soutiennent sont bien au chaud avec toutes les allocs qu’ils ne veulent pas perdre…..

  6. la révolution ? ah bon ?

    30000 personnes, en majorité des assistés et abrutis financiers qui ennuient les autres et vont créer un paquet de chomeurs.

    Vous n’avez décidément plus rien à écrire d’intéressant…

  7. « Nous devons remettre en cause certains dogmes du capitalisme mondial »

    Recueilli par Marie Dancer , le 19/12/2018 à 6h49

    Face à la montée des populismes, Olivier Blanchard, l’ancien chef économiste du FMI et économiste au Peterson Institute à Washington propose de remettre à plat la liberté totale du commerce international et la libre circulation intégrale des capitaux. À ses yeux, il existe aussi beaucoup de leviers d’action au plan national, que ce soit la prime d’activité ou les politiques d’éducation ou de formation professionnelle.

    Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI, économiste au Peterson Institute à Washington. / MANDEL NGAN/AFP

    La Croix : Les régimes populistes se multiplient partout dans le monde, ainsi que les protestations sociales type gilets jaunes en France… Sommes-nous toujours en train de payer la facture de la crise financière de 2008 et de ses séquelles, avec un fossé accru entre les plus modestes, tandis que les plus riches ont préservé leurs intérêts ? Faut-il ainsi y voir une « trahison des élites » ?

    Olivier Blanchard : Il y a certainement des comportements égoïstes, des gens très riches qui veulent conserver leurs avantages et des entreprises qui font en sorte de payer le moins d’impôts possible. Mais je ne pense pas qu’il y ait une « trahison des élites » comme on l’entend parfois. Au niveau politique, la plupart des élus et responsables essaient de faire ce qu’ils estiment être bénéfique pour la population.
    Mais les problèmes à résoudre sont très complexes et les contraintes très nombreuses. Il est donc très difficile d’y apporter les bonnes réponses, et les bonnes réponses sont souvent difficiles à vendre. Par exemple, il est évident qu’une hausse du smic serait désirable du point de vue de la redistribution des revenus, mais on sait qu’à un certain point, cela va détruire des emplois. Le bon équilibre entre salaire minimum et prime d’activité est difficile à trouver.
    De même, il est souhaitable de redistribuer davantage, mais dans un pays où le poids de l’État dépasse déjà la moitié du PIB, on atteint les limites de l’exercice. Si on veut plus de redistribution, il faut trouver de l’argent quelque part.

    La lutte contre l’évasion fiscale internationale permettrait de dégager de nouvelles ressources pour les États…

    O. B. : La difficulté d’imposer le capital limite les marges que l’État a pour redistribuer. Aujourd’hui, un pays qui voudrait alourdir, seul, la taxation sur le capital, se retrouverait très vite contraint parce que les entreprises déplaceront leurs profits pour y échapper.
    Si on veut éviter cela, il faut donc conclure des accords au niveau international sur un taux minimal d’imposition des entreprises, assorti de sanctions pour les pays qui ne se comportent pas correctement.
    La même approche doit être utilisée pour éliminer les paradis fiscaux. Jusqu’à maintenant, le progrès sur ce front a été trop lent, à la fois au niveau Européen et au niveau mondial. Mais vu les pressions budgétaires, et la montée des populistes, il y a là une fenêtre d’opportunité à utiliser pour faire des progrès plus rapides.

    Peut-on imaginer un nouveau système, qui remplace le modèle capitaliste installé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour répondre aux aspirations des peuples ?

    O. B. : Nous avons en effet à remettre en cause un certain nombre de dogmes du capitalisme mondial tel qu’il a émergé à partir de l’après-guerre, à la fin des années 1940.
    Je pense par exemple à la liberté totale du commerce international, qui bénéficie énormément aux consommateurs, mais crée aussi de graves problèmes sociaux. Nous ne pouvons pas continuer à simplement dire que l’on s’occupera des « perdants du système ». Car en réalité, on s’en occupe assez mal.
    Pourquoi, dès lors, ne pas ralentir par exemple l’ouverture des frontières dans certains secteurs, pour laisser aux travailleurs potentiellement impactés le temps de se reconvertir ? Pourquoi ne pas limiter l’ouverture dans certains secteurs, si les avantages pour les consommateurs ne compensent pas les dégâts chez les producteurs ?
    Enfin, et ceci est plus important pour les pays émergents que pour nous, il faut réexaminer la libre circulation des capitaux, en particulier des capitaux à horizon court. Les pays émergents sont régulièrement déstabilisés par des allers-retours massifs de liquidités sur leur marché, au gré d’événements extérieurs – fluctuations du dollar, du niveau des taux d’intérêt américains… Cela pénalise aussi l’économie mondiale et sa stabilité, et ça a souvent des conséquences politiques.
    Certes, ce faisant, on joue avec le feu car on prend le risque que ces restrictions durent trop longtemps ou qu’elles soient trop fortes. Mais face à l’urgence, on doit se poser ces questions. Si on ne se les pose pas, on risque de voir les populistes et les démagogues offrir des solutions plus radicales et dangereuses.

    Ce nouveau système est-il vraiment réalisable, alors que le président américain Donald Trump remet en cause le multilatéralisme et que les travaux internationaux et européens contre l’évasion fiscale patinent…
    O. B. : Prenez la question d’accords internationaux sur l’imposition des revenus du capital. C‘est certainement long et compliqué quand il n’y a pas, ou peu, de pression pour le faire. Il y a dix ans, on pouvait peut-être encore se dire : « il y a un problème, mais on verra bien ». Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un point où le sentiment d’urgence est davantage palpable. Sous la pression, on peut espérer voir des progrès plus rapides et les instances internationales doivent pousser en ce sens. Ce devrait désormais être une priorité.

    De fait, cette colère des peuples porte d’immenses risques pour la démocratie…
    O. B. : Le défi est énorme. Si on ne répond pas à cette colère, les régimes populistes de tout bord vont se multiplier. Le danger est qu’ils deviendront vite impopulaires, dans la mesure où leur rhétorique simpliste n’apporte aucune vraie réponse aux problèmes. Rappelez-vous l’ignorance économique de Marine Le Pen dans le dernier débat avant les élections.
    Ils risquent alors d’être tentés de basculer vers l’autoritarisme, et de calmer les impatiences de leur opinion publique en suscitant des tensions extérieures et des guerres commerciales – voire des guerres tout court, comme la Russie procède actuellement avec l’Ukraine et la Crimée. Ce danger n’est que trop réel. Il y a urgence, pour les gouvernements qui ne sont ni extrémistes ni populistes, à proposer des réponses.
    Il y va de la stabilité internationale, d’autant que notre monde est de plus en plus complexe en raison d’innovations aux effets très ambigus – regardez le rôle des médias sociaux dans le mouvement des gilets jaunes ou dans certaines élections.

    Le dérèglement climatique peut-il accélérer la prise de conscience de la nécessité de changer chez les partis modérés ?
    O. B. : De fait, la situation est aussi très inquiétante sur le front du climat. Elle suit la même dynamique que celle des inégalités : cela fait dix ou vingt ans qu’on en parle sans avoir fait grand-chose, et l’on constate aujourd’hui les premières conséquences de notre inaction.
    Là encore il n’y a pas suffisamment de progrès et quand le problème explosera, il risque d’être trop tard. Et là encore les solutions sont compliquées. Il suffit de voir les réactions en France quand on procède à la nécessaire hausse du prix de l’essence pour changer les comportements – on aurait pu mieux le faire, avec une compensation des perdants, sans perdre les effets d’incitation à consommer moins.
    Comme pour les inégalités, il y a des débuts de réponses au défi du dérèglement climatique, mais il est peut-être trop tard pour éviter une catastrophe.

    En pleine mondialisation, les gouvernements nationaux ont-ils encore des marges de manœuvre ?

    O. B. : En réalité, il existe beaucoup de leviers d’action pertinents au plan national. Je pense par exemple aux instruments classiques que l’on peut mieux utiliser, comme la prime d’activité en France. Ils permettent de compléter le salaire des travailleurs pauvres sans augmenter le coût du travail pour les entreprises. Emmanuel Macron a annoncé des mesures en ce sens lundi 10 décembre.

    D’autres politiques nationales sont essentielles pour remettre en marche l’ascenseur social au niveau d’un pays, qu’il s’agisse par exemple des politiques d’éducation ou de la formation professionnelle. Ceci faisait partie du programme du président Macron, et des réformes sont mises en place sur ces deux fronts. Elles me paraissent essentielles, et porteurs à terme d’une diminution des inégalités.
    On peut penser à des mesures plus radicales. On pourrait par exemple renforcer la taxation sur les successions élevées. Ce serait à mon avis préférable à la réintroduction de l’ISF. Les sondages suggèrent que les Français sont largement opposés à l’impôt sur les successions. Je le comprends : il me paraît normal d’essayer d’aider ses enfants, sans que l’État en prenne une grande part.
    Mais, comme Thomas Piketty l’a montré, la transmission de richesse par les grosses successions est un facteur important d’inégalité. Là encore, il faut remettre en cause les vaches sacrées, et explorer les possibilités.
    Qu’est-ce qui pourrait déclencher enfin une action déterminée des gouvernements ?
    O. B. : Les origines du problème remontent à longtemps. La taille du problème est considérable. Les enjeux aussi. Je ne suis pas sûr que tout serait résolu même si un gouvernement menait toutes les actions dont je rêve. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas mettre toute notre énergie à essayer.

    Recueilli par Marie Dancer

  8. julien bonnetouche says:

    Damien ,

    j’aime bien la version moderne de la noblesse du clergé et tiers état.
    Cela me conforte dans l’idée que rien ne change dans le fond.

    Guillaume,

    Olivier Blanchard, c’est du yaka faucon qui n’engage que lui. Personne ne va le suivre.

    Tiens à propos de l’écologie : la France représente environ 1% de la pollution mondiale, donc les 2 principaux responsables sont la Chine et les USA. Même si on n’avait plus du tout de pollution chez nous, cela ne changerait absolument rien à l’avenir du monde !!

    Thomas Piketty, ce n’est pas un économiste.

    C’est un penseur d’extrême gauche ( Mélanchon) qui essaye de faire cadrer les données économiques avec son idéologie. sans grand succès, sauf auprès le la presse de gauche.
    M. le Pen ne vaut pas mieux.

  9. Guillaume

    Je serai beaucoup plus circonspect à propos de l’enthousiasme de M. Blanchard du FMI, qui il y a peu de temps, soutenait les cures d’austérité en Europe….. et à conclure à la nécessité d’un nouveau modèle mondial. Quand Blanchard cite Picketty et la transmission des fortunes, laissez moi rire en ce XXIéme siècle. Croyez vous que les créateurs des GAFA, ou les start uppeurs qui ont réussi ont hérité de fortunes colossales ? et qu’en est il des héritiers des fortunes Boussac ou Empain. L’analyse de Picketty est pardonnez moi de vous le dire, un peu simpliste, dépassée orientée. Faut diversifier vos lectures… et pour les gilets jaunes, n’exagérons rien. Le ras le bol n’est pas nouveau, mais la déception est plus grande. C’est incroyable de voir l’amnésie des médias qui ont occulté le côté élitiste de Macron qui éclatait dans son livre, et qui ont volontairement refusé de dénoncer la hausse de la CSG sur les retraités….alors les propos médiatiques, méfiez vous..

  10. ce que j’en pense ; qui va payer : nous !
    et certainement pas les gros riches!

  11. Blanchard et son « ouverture d’esprit » ?

    Quelle trouille oui……

    « Ils  » ne redoutent rien d’autre que la violence incontrôlée qui emporte tout sur son passage, sans nuances ni discrimination.
    Ca s’appelle la terreur.

    Mais de la à révolutionner les dogmes… et en cas d’échec, « craindre pour la prochaine étape de l’évolution humaine  » semble bien grandiloquent.
    Ce sera un soubresaut de l’Histoire.

    Rappel : la vertu de l’exemple a porté ses fruits depuis la nuit des temps : il semble que cette attitude ne soit pas en vogue actuellement.

    Tant pis pour ceux qui ne s’y plieront pas.

  12. le mecreant says:

    « Maintenant, il faut laisser les intellectuels, philosophes, politiques réfléchir, proposer, innover, construire une nouvelle narration. » Clairement NON !!!!! et c’est ce que personne ne comprend dans ce mouvement. Tous ces « specialistes » sont absolument incapable d’inventer un nouveau monde, ils ne savent que reproduire les anciens schema qu’ils ont tous appris a l’ENA. Quand aux politique n’en parlons même pas, leur seule idée est que surtout rien ne change.
    Peu de gens on compris la « non élection de macron » car il n’a pas été elu, il n’a été qu’un pis allé, un faute de mieux.. depuis, les anciens partis ne se sont jamais relevés et ils ne se relèveront plus. Macron n’est que l’ultime avatard de ce système , comme gorbatcheff en son temps, c’est un liquidateur. Macron a vu juste quand il a dit qu’il n’y aurait pas de retour en arrière. Et les arnaques du gouvernement pour étendre le feu ne feront que l’attiser des que les gens vont voir qu’avec 100 € de plus que la moitié n’auront pas, mais 300 € d’APL en moins, ils ont perdu 200€ ce sera fini, terminé, il n’y aura plus aucun dialogue possible.
    Que ressortira t’il de tout cela ? au mieux un 6 eme republique apaisée au pire une vraie guerre civile.
    Il ne reste plus qu’a laisser le temps faire son oeuvre, et un nouveau paradigme dont nul ne sait ce qu’il sera se mettre en place. Et surtout, ne pas oublier que le GJ c’est déjà dans 20 autres pays aussi … il n’y a pas que paris intra muros contrairement a ce que pensent nos bobos

    • Il n’y a pas besoin d’une 6ème République, on peut réviser la Constitution. Et de toutes façons avec l’Europe il serait illusoire de croire qu’une nouvelle constitution serait plus efficace que notre bloc de constitutionnalité actuel.

      • le mecreant says:

        la question n’est pas de savoir si on en a besoin, mais de prendre acte que c’est ce qui va se passer. Il suffit de voir ce qui se passe aujourd’hui même. et la répression policière. A supposer que le pouvoir puisse encore se maintenir quelques semaines au prix d’un bain de sang, les français ne pardonneront jamais d’avoir tiré sur le peuple. Il y a semble t’il eu un mort a Nantes aujourd’hui, c’est la fin de macron.

    • Je crois que c’est quelque chose comme cela qui va nous arriver …. et quand on pense que c’est (en partie) pour « sauver la planète », ça me fait rire …. jaune !

  13. Lire : « No Society, la fin de la classe moyenne occidentale » de Christophe Guilluy chez Flammarion (2018, visionnaire…)
    Christophe Guilluy est géographe, il est également l’auteur de 2 livres qui ont été remarqués :
    « La France périphérique » et « Le crépuscule de la France d’en haut »
    Ce livre (le premier, je n’ai pas lu les deux précédents) est d’une acuité….

  14. julien bonnetouche says:

    Aux derniers intervenants,

    Une sorte de grand soir violent me parait assez peu probable, car finalement les gens ne meurent pas de faim.

    En fait, depuis Sarkozy en 2007, les gens cherchent une solution à la dégradation continue de leur pouvoir d’achat, à l’augmentation du chômage, ainsi qu’ à la déliquescence du corps social dans son ensemble, tout cela étant dû aux nouvelles conditions économiques mondiales dans lesquelles nous baignons plus ou moins contre notre gré.

    L’Europe y a une part essentielle, puisqu’elle aussi est mondialiste.

    Pour s’en sortir, il faudrait le faire par le haut, comme les allemands, c’est à dire en vendant des produits haut de gamme, chose apparemment que nous ne savons pas faire.

    Alors on a essayé Sarko, puis Hollande, maintenant Macron, et chaque fois les français sont déçus très rapidement.

    Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les « gilets jaunes  » demandent des référendums d’initiative populaire afin de pouvoir démettre à tout moment les élus qui ne donnent pas les résultats attendus… (je ne vous dis pas le foutoir déstabilisant et anti-démocratique que cela donnerait rapidement!!!)

    Les français dans leur ensemble restent plutôt attachés à la démocratie représentative car est gage de stabilité institutionnelle, mais le problème de fond reste entier, voire s’aggrave d’année en année.

    Alors, le plus probable est que nous en essayerons encore un autre en 2022, puisque Macron a montré ses limites et ses insuffisances. Et puis Il est vraiment trop technocratique, et ça se voit tellement ….

    Comme je l’ai déjà dit, le genre Mélanchon est quasi impossible dans notre pays, car il ne peut avoir l’adhésion que d’une minorité autour de 15/20% max, ce qui n’est pas suffisant au second tour.

    Par contre une droite dure, si elle se trouve un candidat présentable elle, aura toutes ses chances.
    ( c’est d’ailleurs un peu ce que l’on espérait de Sarkozy au début, avant qu’il aille se reposer sur le yacht de Bolloré…)

    • « … les « gilets jaunes » demandent des référendums d’initiative populaire afin de pouvoir démettre à tout moment les élus »
      Une démocratie directe n’inclut pas forcément un référendum révocatoire. Par exemple, certains pays, comme la Suisse ou le Liechtenstein, la Constitution prévoit uniquement la possibilité de révoquer « en bloc » toute une autorité, et jamais une personne.
      La Suisse fonctionne sur un modèle différent dans l’esprit de celui de la France, il est basé sur le consensus et non sur la recherche de « responsables ».

      https://mrmondialisation.org/face-a-la-suisse-la-france-fait-pale-figure/

      Par ailleurs la demande de démocratie directe et populaire est plus importante qu’on ne semble l’imaginer à priori:
      Extrait:
      « Comme l’a montré par exemple l’enquête Fondapol menée en janvier 2017 dans vingt-cinq pays d’Europe et aux États-Unis, la demande de démocratie directe atteint des sommets là où la confiance envers les partis et les institutions politiques est la plus basse, comme les régimes post-communistes d’Europe centrale, mais est également forte dans les pays où cette confiance reste élevée (au premier rang desquels les pays nordiques).

      On a d’ailleurs pu identifier deux types de publics diamétralement opposés mais unis par une même demande de référendums: des populations «en souffrance», se sentant mal représentées et qui voient en le référendum, en particulier d’initiative populaire, un ultime recours pour se faire entendre; et des populations privilégiées, dites «post-matérialistes», dont les priorités ne sont plus économiques mais plutôt orientées vers l’épanouissement individuel. Ces individus plus autonomes rejettent les structures traditionnelles d’autorité et réclament une participation plus grande à la décision politique. Ils voient en la démocratie directe la poursuite logique de la démocratie représentative. »

      • Julien bonnetouche says:

        Si vous avez des amis suisses vous comprenez immédiatement que ce qui est possible pour eux ne l’est pas forcément pour la mosaïque française

        • J’ai plus que des amis, j’ai un fils qui y bosse et qui y a de nombreux relations!
          Certes tout n’est pas parfait, mais avouez que ça marche mieux qu’en France à peu près à tous les niveaux.
          Il faut changer le modèle Français, pour créer non plus une mosaïque mais tendre vers des consensus politiques et une liberté retrouvée.
          Comme écrit dans l’article précédent, vous voyez bien que c’est le système politique des 40 dernières années qui a créé ce que vous appelez mosaïque. Pour ma part j’appelle cela une perte de confiance, un REJET même envers les politiques de tous bord, dans la connivence, le mensonge, l’abus de pouvoir, la corruption même pour un certain nombre d’entre eux (pas si faible en fait). Les Gilets Jaunes expriment aussi cela.

  15. Bonjour, et encore désolé pour ce recadrage, je ne lis ici qu’un constat issu du journalisme politique
    En tant que GP, nous attendons une analyse sur LES IMPACTS sur la GP, des réflexions, des pistes pouvant influencer les investissements, car ceux sont qui font bouger les choses
    vers l’ISR ? vers le locatif social ? évolution de la fiscalité ? financement de l’écologie ? …
    A+

  16. Toute analyse dit économique devrait prendre en compte le situation de départ de France que beaucoup semblent oublier, à part les gouvernants aux affaires. Cette situation c’est une dette qui continue à se creuser et que nous léguerons.
    A cette dernière vont s’ajouter le coût des mesures concédées aux gilets jaunes et celui de la casse de l’économie, tant au sens propre que figuré.
    L’économie allemande était sensiblement égal à celle de la France, il y a une trentaine d’année. Malgré la coûteuse réunification, la nation allemande a su prendre un tournant de production, mais la situation de la base reste tendu, sans parler du problème non réglé de renouvellement de la population active et du coût exponentiel des retraites, programmé sur les excédents actuels.
    La France a fait le choix d’un régime beaucoup plus protecteur, mais qu’elle n’arrive pas à équilibrer.
    Dans ce contexte général vers quel avenir voulons nous aller : le grec, l’espagnol, le portugais ou l’italien ? Car c’est vers cela que nous nous dirigeons doucement, mais surement. Nos créanciers nous obligerons bien un jour à réglet nos dettes, ou vendre nos avoirs.
    Alors, désolé, mais la stratégie macron me semble la plus supportable économiquement, même si la « crise des gilets jaunes » reflète davantage d’une erreur tactique.
    Certes une évolution sociétale est souhaitable, en repensant le système de partage des richesses par le biais des seuils et redistribution, mais certainement pas au travers d’une lutte des classes d’un autre temps, mais sur laquelle l’esprit français campe. Elle passe certainement par l’éducation. Non en faisant la chasse aux élites, mais plutôt en ouvrant d’une part leur sélection en recrutant les meilleurs et non les plus aisés et, d’autre part en luttant contre la pensée unique pour de plus grandes confrontations d’idées et ouvertures d’esprit.
    Pour le reste peu de changement, les investisseurs attendront toujours de tirer profit de leur mise.

    • « … d’autre part en luttant contre la pensée unique pour de plus grandes confrontations d’idées et ouvertures d’esprit. »

      Dites moi comment on fait tant le système est gangrené par la connivence et les manipulations médiato politiques et les élites accrochées au système qui les nourrit ???

      A mon avis, cela ne pourra se faire que par un « reset général » = grande crise ou révolution ou guerre ou …

    • En gros vous demandez à ce que la France remette en cause son système de castes. Chose qu’elle n’a jamais su faire depuis l’origine peu importe le nombre de révoltes.

      • Damien, je ne sais si votre remarque m’est adressée, si c’est le cas voilà ce que j’aimerais voir émerger en France à l’instar de la Suisse (extraits du lien précédent) :

        – Par les trois types de référendum, la démocratie est devenue particulièrement dynamique en Suisse, car les citoyens sont de ce fait pratiquement obligés de s’intéresser à la politique de leur pays,

        – en Suisse, les représentants sont contraints de partager le pouvoir avec la population grâce à un compromis démocratique inédit. Dans ces conditions, ce sont donc bien les lois qui sont mises en avant, ce qui va changer concrètement la vie des citoyens, et non les personnalités politiques,

        – Un système diamétralement différent de celui de la France puisqu’en plus de voter pour des représentants, les citoyens suisses votent aussi sur des questions qui peuvent être posées par les autorités ou par un groupe de citoyens,

        – Avec leur arsenal de démocratie participative, les Suisses semblent avoir davantage de pouvoir que le peuple français. Un pouvoir consultatif, abrogatif (puisqu’ils peuvent demander l’annulation d’une loi) et un pouvoir d’initiative où ils peuvent être à l’origine même d’une nouvelle loi,

        – Leur évolution n’est donc pas strictement linéaire ou bloquée par des représentants qui ne respecteraient pas ce pour quoi ils ont été élus.

        Ce qui amène l’auteur de l’article à se poser la légitime question:
        « Le mouvement même des gilets jaunes serait-il né si nous vivions dans une démocratie plus représentative ? »

        • Je m’adressais à François. Mais merci pour ces précisions.
          Je tiens toutefois à souligner comme ça a été dit précédemment que les suisses ont une culture du consensus là où les français sont divisés sur à peu près tous les sujets.

          • Certes, vous avez raison mais avez-vous bien lu la phrase:
            -« …car les citoyens sont de ce fait pratiquement obligés de s’intéresser à la politique de leur pays »

            Elle est pleine de sens et signe d’une culture politique quasi implicite lorsque la démocratie directe vous responsabilise.

      • Pour moi, je ne vois pas de castes en France, surtout par rapport à nombres d’états de toutes confessions politiques, mais plutôt un système de réseaux, souvent liés aux moyens financiers, certes, mais contournable avec des bourses. La méthode pourrait être l’acceptation de l’autre et la sortie du corporatisme. Malheureusement, les premiers qui devraient combattre ces « avantages », les syndicats ne font qu’y adhérer en refusant toute remise en question refondatrice au profit d’une lutte des classes archaïques.
        La situation actuelle résulte de trente ans, environ, d’électoralisme. Cela me semble difficilement réformable en dix-huit mois. Il faut laisser le temps aux réformes de produire leur effet avant de tout remettre en question de manière permanente.

        Des référendum d’origines populaires permettraient certainement de voir surgir des idées de bon sens. Mais ceux pour destitutions seraient contre productifs, en provoquant des élections permanentes.
        Le premier référendum reste de participer aux élections, ne serait-ce qu’en votant blanc.
        Actuellement, je reste persuadé que si M. Macron démissionnait pour se représenter, il serait réélu en l’absence d’opposant réel, d’autant plus que pour une fois, nous avons un président qui fait ce qu’il a promis dans les grandes lignes.

  17. Julien bonnetouche says:

    Pierre , oui bien sûr la situation française est inextricable, c’est un fait. La question n’est plus de savoir comment on peut l’ameliorer Mais plutôt comment ça va finir.

  18. Je rejoins l’analyse, qui ne fait pas rêver, de François; comment faire évoluer sensiblement la répartition des revenus dans un pays qui est déjà très égalitaire après la redistribution via la « foultitude » d’aides de toutes sortes !!!!
    Notre pays est habitué à ces « soulèvements violents » agriculteurs, pêcheurs, routiers etc… aujourd’hui gilets jaunes, et demain une autre catégorie, et ainsi de suite.
    Qui est prêt à remettre en cause tous nos avantages, donc beaucoup à crédit….
    Alors oui en 2022, on changera de Président; et on l’empêchera lui aussi de gouverner, sauf si c’est un dictateur…..

    • Comme François, vous faites des constats qui sont, en l’occurrence, plutôt justes.
      Mais après comment imagineriez la/ les routes à prendre pour améliorer cet embrouillamini ? je n’ai pas dit ce foutoire mais j’y ai fortement pensé !

  19. Inutile de préciser qu’il s’agit, de mon point de vue, de la période la plus incertaine qu’il m’ait été donné de voir. Même la crise des subprimes ne m’avait pas autant ébranlé.
    En toute honnêteté, nous sommes coincés dans la souricière. Peut-être faut-il investir en Asie et laisser tomber l’Europe et les États-Unis.
    L’investissement en France devient extrêmement risqué dans tous les cas. Pourtant tout se passe comme si rien ne se passait!
    Lorsqu’on regarde l’OAT 10 ans, on constate une baisse du taux, comme si tout allait on ne peut mieux.
    Les incertitudes juridiques et fiscales qui se multiplient vont pourtant avoir un impact très négatif sur les entreprises et les ménages.
    De surcroît, nous faisons comme s’il n’y avait pas de problème des retraites. A terme, il faut quand même s’attendre à ce que celles-ci ne soient plus servies.
    En parlant des retraites, les cotisations augmenteront pour les salariés du privé. Est-ce une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat? Pour les rentrées fiscales?
    L’OAT 10 ans va t- Il perpétuellement baisser?
    Il y a fort à parier que le modèle social français disparaîtra avec Macron.

    • Il faudrait en effet arrêter de se prendre pour les rois du monde avec notre « modèle social ». J’espère effectivement qu’il va être corrigé en profondeur avec Macron ou son successeur.
      J’ai peur cependant que Macron n’ait pas les co…… pour attaquer ce sujet « dynamiteux » avec tout ce qu’il lui est tombé dessus ces derniers mois !

      • Notre système social a des vertus mais il ne peut pas être financé perpétuellement par une minorité de français qui ne sont ni nos politiques, ni les multinationales. On ne peut pas être 21 millions à financer 55 millions de personnes, c’est-à-dire soi-même et quasiment 2,5 autres personnes, en dehors des enfants, et s’attendre à ce que les retraites continuent à être servies, les chômeurs aidés etc..

  20. le mecreant says:

    Je trouve extrêmement inquiétant que des gens dont le job est la gestion de patrimoine, au vu de ce qui est en train de se passer, pensent que tout va continuer comme devant, au prix de quelques miettes jetées avec dédain a la populace. Leur aveuglement me laisse pantois.
    Au moins Guillaume se pose des questions, lui.

    • Personne ne reste indifférent à ce que nous vivons en ce moment , Nous nous posons tous des questions bien évidement , c’est dans les solutions à apporter que les chemins divergent.
      La solution est à mon sens une baisse drastique de la dépense publique , mais dans un pays ou on attend tout de l’état ce sera 80 % de gilets jaunes dans la rue.

      • le mecreant says:

        Je ne parle pas d’indifférence, mais d’aveuglement… Quand au reste a l’évidence ce n’est pas macron qui va baisser la dépense, il faudrait même savoir ou passe l’argent. Pour moi une chose est sure, c’est qu’a un moment certains vont payer la note au prix fort et vont devoir prendre leurs pertes.

        • Dans le PLF 2019 les dépenses sont détaillées.
          Un des plus gros postes de dépenses est lié aux collectivités territoriales : près de 110 milliards facturés au contribuable sous forme d’avance.
          Quand on sait qu’il y a matière à simplifier et rationaliser dans ce domaine, il y a de quoi être irrité.

    • La réponse à la question est simple qui finance ce système très protecteur ?
      Les « riches » ou les « patrons » le font pour partie, mais jusqu’à une certaine limite. Allez plus loin (autre que de manière marginale) c’est orienter les investissements vers d’autres contrées et saborder l’économie en la rendant non concurrentielle.
      La piste est donc l’augmentation des recettes, hors impôts. en ce domaine la marge reste sur les taxes (TVA, ….), ou la diminution des dépenses mais au prix soit d’une perte de service, soit d’une baisse d’allocation. La diminution du nombre de fonctionnaire reste bien sur une solution.

  21. Tout d’abord, je constate une certaine qualité des échanges avec des observations et analyses critiques, non issues de la soupe aseptisée servie ici ou là.

    Ensuite, oui, je partage également un certain étonnement dans la GP (gestion de patrimoine), où en fait, les conseillers indépendants qui sont également les gérants de leur société, ont plus une vision à court-moyen termes de leur business plan, qu’une vue à long terme sur l’allocation du capital, la finalité des actifs, des interrogations sur le modèle social et économique et ses évolutions, de la prospective de GP en somme ! Cela ne peut leur être reproche par un certain côté mais il faut alors aussi en avoir conscience lorsqu’on reçoit les conseils le cas echeant.

    Ensuite, une partie de la solution résulterait pour ma part du fameux « grand soir de la fiscalite » si souvent évoqué. En effet, l’impot et les autres taxes sont des éléments du pacte républicain. En tant que citoyens, nous souscrivons implicitement à ce pacte et y participons par ces paiements/prelevements. Ces derniers collectes, ils doivent servir des objectifs précis tels que les fonctions régaliennes, la santé, l’éducation (?), et surtout, la solidarité. Sur ce dernier point, tous ne disposent pas des mêmes « chances » (handicap à la naissance, incapacité temporaire ou permanente, totale ou partielle…), d’autres subissent des éléments externes (licenciement economique, maladie, dependance…)… Pour cela, un système juste de collecte/redistribution m’apparait personnellement nécessaire des lors qu’il y a vie en société ne serait-ce que sur un plan charitable. Par conséquent, par exemple, pour reprendre les deciles de richesses rapportés dans des articles de Guillaume, ce pourrait être de supprimer tout ou partie d’une redistribution en faveur des 5 deciles « superieurs » et de concentrer celle-ci sur les 5 deciles « inferieurs ». Cela se traduirait de façon mathématique quasi certaine par une baisse de la redistribution et donc de la collecte…prélevée principalement sur les 5 deciles « superieurs »! Le propos est archi simpliste je le concède, mais creuser en ce sens serait pertinent. Cela devrait nécessairement s’accompagner de pédagogie pour qu’il y a adhesion à ce fameux pacte plutôt qu’un rejet tel que manifesté actuellement par les gilets jaunes, pour qui le pacte ne sert qu’une minorité des signataires et toujours les mêmes qui n’en ont pas « besoin ». Les entreprises devraient être au coeur des discussions car la richesse sur laquelle sont prélevés les impôts, taxes et autres charges/cotisations est créée par eux. Ces quelques simples réflexions sur une échelle nationale révèle de potentielles difficultés d’application dans le contexte international ou seulement europeen, ce qui nécessite donc aussi de considérer cette relation national/international. On constate aisément toute la complexité du sujet (sans même ajouter les aspects monétaires, énergétiques, environnementaux…) ! Toujours est-il que la difficulté de la tâche ne doit pas empêcher de s’y atteler…et qu’il y a un gros doute pour le moins quant aux directions prises, impulsees, ou simplement poursuivies par le gouvernement. Heureusement, je constate ici ou là beaucoup d’actions enthousiasmantes, des personnes qui raisonnent et agissent. Cela est favorable à l’esperance ! PS: désolé pour les fautes de frappe et notamment d’accents !

    • Ce pacte social est tout à fait acceptable à la condition que l’état mette en place les conditions pour sortir du chômage de masse qui est structurel c’est-à-dire voulu, programmé et planifié.
      Sans ces conditions nous courons juste au suicide. Et là la question sera de savoir si une partie de la population voudra bien se laisser sacrifier…
      La réponse est bien entendu connue d’avance.

      • « …du chômage de masse qui est structurel c’est-à-dire voulu, programmé et planifié. »

        Qu’entendez-vous par là ?

        • Je m’emporte un peu mais en gros le chômage structurel résulte de décisions prises par les politiques et qui sont de mauvaises décisions. Le fait qu’ils ne se remettent jamais en cause me fait penser que c’est peut-être voulu car je ne peux croire qu’ils n’ont jamais observé le phénomène.

          • Peut-être !
            Je pense quant à moi que l’incompétence de l’Etat et surtout le manque de libéralisme, d’inventivité et la taxation/ imposition à outrance sont les principaux freins à l’entreprenariat et en corollaire son manque de compétitivité donc le chômage de masse.

      • L’orientation de Sénèque sur un modèle de répartition est en effet plaisante. Au niveau national, il pourrait être intéressant de creuser progressivement. Le risque restant la fuite des élites monétaires.
        L’approche sur l’entreprise risque d’être plus délicate. Les petites, majoritaires, n’ont pas toutes d’immenses possibilités de redistribution. Pour les grandes, hors des quelques capitaines d’industries que sont nos milliardaires français, une bonne partie des capitaux appartient à des fonds de pensions ou souverains parfois représentés par nos assurances vies ou autres placements.
        Cela revient en final à limiter nos revenus annexes.
        En approche contrôle de gestion, le premier coût d’un produit est la rentabilité pour l’actionnaire, puis s’ajoute les autres coûts directs ou indirects pour détermination du prix de revient. Une fois déterminée commence les échanges pour coller au marché, car en final il faut vendre. Ce petit aparté pour mettre en relief la complexité du schéma.

        Maintenant en revenant sur le thème de base des revendications des gilets jaunes, la complexité est de faire plus d’état avec moins d’argent. A défaut de représentation, les cahiers de doléances permettront peut-être l’apparition d’axes prioritaires, sous réserve de laisser du temps au temps pour que les « réformes » puissent produire leurs effets.

  22. julien bonnetouche says:

    Bravo pour tous ces commentaires de qualité,

    même ceux de Le mécréant dont je ne partage pas les idées, mais dont je peux comprendre l’envie d’une mutation immédiate (à laquelle je ne crois pas).

    Si je peux me permettre un résumé synthétique rapide, notre pays, avec l’accumulation de pesanteurs résultant de 50 années de choix électoralistes, est totalement inadapté à l’économie mondialisée telle qu’elle se présente aujourd’hui.

    Pour reprendre en exemple un argument que je partage totalement, je dirais que Séneque à tout à fait raison : on ne devrait aider que les 20% environ de la population qui à un titre ou une autre se trouve sérieusement dans la difficulté.
    Or aujourd’hui on en aide surement plus ou moins, 50 ou 60% (à vue de nez)

    De même d’ailleurs on devrait encourager les 20 % de « premiers de cordée » à se dépasser pour le plus grand bénéfice de tous.( ce que l’on ne fait pas)

    Autre exemple à propos de la discussion entre Damien et Michel 2 sur le chômage de masse :
    Effectivement, le France a fait le choix du chômage de masse et du SMIC contre celui des bas salaires comme l’a fait l’Allemagne. Du coup, on n’est pas compétitifs, et maintenant nous sommes coincés pour en sortir.

    Alors nous somme tous d’accord je crois pour dire, que la bonne solution passerait par une formation généralisée afin de rendre employables ceux qui ne le sont plus.
    Mais cela prendra beaucoup trop de temps, que nous n’avons guère. Et puis enlever les aides aux gens ça va être très très dur !!

    Mon sentiment malheureusement, c’est qu’il n’y a même pas un chemin étroit, le chas d’une aiguille par lequel nous pourrions passer d’une manière harmonieuse afin de se remettre à flot.

    A cet égard, le mouvement des gilets jaunes, peut être interprété comme une manifestation de début d’un bouleversement indispensable de notre société.

    Pas comme l’interprètent ceux qui pensent  » égalitarisme par le lutte des classes » , mais plutôt comme un grand coup de pompe dans le train de ceux qui tarderont trop à s’adapter à la nouvelle donne mondialisée.

    Comment cela va se faire et quand ? personne ne sait exactement.

    Mais une chose est certaine, cela se fera, car c’est survivre ou mourir.

    • Votre analyse et votre capacité à résumer, Julien est pleine de bon sens. Effectivement il y a peu de marge de manœuvre quel que soit le bord politique des gouvernants. Le principal handicap, hors la compétitivité dont nous avons parlé plus haut avec Damien est le fardeau de cette dette désormais inextricable pour avoir trop attendu à s’y attaquer de façon sérieuse et déterminée.
      La seule petit marge qui nous reste cependant, sans savoir si les Français en majorité sont prêts à s’y soumettre, est une campagne d’économies drastique de la dépense publique en commençant par l’Etat, ses institutions et ses collectivités territoriales à titre d’exemple.
      Il n’y a à mon sens aucune autre solution, sinon ce sera obligatoirement comme je l’ai écrit très souvent, que de passer par un Reset Général (grande crise, révolution, guerre, …) où après toute mesure est possible – il est toujours plus facile de remonter quand on est au fond du trou que d’y descendre quand on est au sommet-

  23. Guillaume a bien fait de « relancer » le débat; comme dit précédemment, les échanges sont révélateurs de nos interrogations, et on dépasse par cette qualité les yakafaucon….c’est beaucoup plus compliqué, mais on est dans la vraie Politique . Qu’en sortira t-il ?? le débat national permettra t’il de faire émerger les 2 ou 3 points essentiels d’un possible consensus; je le souhaite mais en doute fortement quand je vois le triste spectacle que la presse nous offre et dont d’ailleurs elle en est par l’absence de vrais débats qui nous sont proposés, une composante qui se satisfait de « sauter » sur tout ce qui bouge, et surtout quand on peut affaiblit l’exécutif, qu’elles qu’en soient les conséquences pour notre pays……
    Que ceux qui s’expriment ici prennent toute leur place dans ce débat car c’est bien notre Pays qui est l’enjeu majeur, avant le débat européen de demain….

  24. Vidéo instructive : L’oligarchie française mise à nu par un redoutable jeune enquêteur

    Macron est un « épitomé ».

    https://www.facebook.com/lesgiletsjaunesdefrance/videos/2228465910748942/

  25. julien bonnetouche says:

    Michel 2,

    C’est vrai ! on pourrait rêver ce soir d’un discours de vœux de nouvelle année du président, qui subitement requinqué, rentrerait dans le cœur du sujet :

    par exemple :

    En face d’une situation sans issue et qui nous mène à terme à la faillite et au chaos, j’ai décidé de prendre des mesures radicales de nature à amener le pays à armes égales avec les autres dans la compétition mondiale :

    -Les prélèvements obligatoires (impôts, charges …) seront diminués de 10% en 2019.

    -Parallèlement les dépenses publiques de l’État et des collectivités territoriales seront aussi diminuées de 10%. Chacun devra faire avec.

    -l’age de la retraite passera à 65 ans

    – on passera de 35 à 37H par semaine au même salaire.

    – les niveaux scolaires seront sérieusement relevés, et l’informatique et les langues passeront au rang de matière principale dès la 6eme.Avec pour objectif une préparation à la future vie active.

    -des formations professionnelles obligatoires en lien avec les postes à pourvoir seront proposées à tous, et bien sur aux chômeurs, avec évaluation des organismes de formation aussi bien que des participants.

    -Les arrêts de maladie feront l’objet d’un contrôle systématique par un deuxième médecin. (et là il y en aura beaucoup moins)

    – Partout où l’État n’est pas dans son rôle régalien, la règle sera la mise en concurrence avec le privé.

    Ne trouvez vous pas que ça aurait de la gueule un tel discours ??

    Je rêve éveillé ………

    • Il est pas cap ! Mais oui, ça aurait de la gueule !

      J’y rajouterai aussi:
      – les 3 jours de carence seront unifiés à toutes les catégories de travailleurs, fonctionnaires compris, sauf handicapés, maladies et accidents professionnels,
      – sera institué un système d’intéressement substantiel (assiette d’un à 3 mois de salaire) dans chaque entreprise et fonction publique de plus de X salariés, incluant obligatoirement une formule proportionnelle aux jours de présence (hors congés et RTT),
      – l’emploi des fonctionnaires ne sera plus garanti à vie mais par contrats renouvelables tous les X (10?) années dans des conditions ….. (à définir),
      – sera intégré progressivement dans l’éducation scolaire à tous niveaux, des systèmes robotisés et d’IA pour mieux préparer les nouvelles générations à l’utilisation de ces outils,
      – un système de démocratie directe sera institué progressivement, permettant entre autres la révision de la constitution (référendum), tous les 2 ou 3 ans,
      – sera institué la « règle d’or »: aucun budget ne pourra être en déficit (recettes >= dépenses) et tout gain de croissance sera obligatoirement dirigé vers le remboursement de la dette cumulée,
      – aucune règle ou norme nationale ne pourra être durablement plus contraignante que les règles européennes ou mondiales,
      – sera étudié indépendamment de toute banque et de tout état l’influence de l’€ par rapport à une monnaie nationale sur l’économie nationale (pour peu que cela soit possible),
      – sera définie une nette séparation entre les pollutions ayant un impact sur la santé humaine, animale ou environnementale de la notion d’effet de serre et réchauffement climatique,
      – sera mise en place un vaste programme de gestion de l’eau sur le territoire, avec réserves d’eau, usines de dessalement et nouveau réseau de distribution sur les zones côtières et post côtières, à des fins agricoles et/ou industrielles,
      – mutualisation des organismes de paiement d’unedic et de retraite,
      – interdiction de toute forme de répression financière et autre argent factice par les BC,
      – retour vers un étalon de monnaie (Or, Ag, autres ou combinaison de plusieurs)
      – …., la liste est longue

  26. J’ai trouvé M. Macron requinqué pour des voeux qui semblent aller dans le bon sens commun aux vues de la situation.
    Mais n’oublions pas que le français (ou gaulois réfractaire) est prêt à toutes réforme, ………. dès lors que cela ne touche pas ses intérêts.
    Nous resterons donc à l’image de notre emblème national le coq : gueulant fort les deux pieds dans la m….

  27. Michel says:

    Excellent billet de « atlantico » sur la démocratie à la française, que je me permets de vous soumettre avec cette conclusion fort intéressante:

    « C’est par ailleurs sans doute moins la démocratie en elle-même qui entre en phase critique et agonistique que sa forme « représentative » calée sur des « corps intermédiaires », avec dans les deux cas une tendance au clientélisme et plus encore à la captation et la confiscation des pouvoirs délégués par les citoyens. On connaît pourtant le remède : une subtile combinaison d’indispensable représentation, de démocratie directe et de respect des droits individuels fondamentaux, comme ont si bien su le faire les Suisses… »

    Et pour le texte complet:
    https://www.atlantico.fr/decryptage/3574008/sos-partis-disparus–quand-la-democratie-francaise-s-abime-dans-une-crise-d-immaturite-collective-lr-lrem-lfi-vie-politique-yves-michaud-alain-laurent?utm_source=wm&utm_medium=email&utm_campaign=20190609

  28. papigilles says:

    Que retiendrons nous des Gilets jaunes ?
    Avec le temps les images deviendront confuses. Pour moi j’aurais le souvenir d’une bande de bons à rien.Des vieux qui s’ennuient,des jeunes qui ne savent rien faire,des contestataires permanents sur tout. Quelques sincères,mais qui ne savent même pas exprimer leur mal-être,qui mélangent tout.Au fait combien étaient-ils ?
    Combien y a t-il de chômeurs,de retraités,de conducteurs sans permis où sans assurances.Combien de gens travaillent,et que produisent-ils.Je pose cette question pour demander qu’est-ce que je peux faire pour eux.

    • Dans un mouvement comme celui dit des gilets jaunes, il y a toujours des aspects négatifs que vous exagérez fortement et des aspects positifs. J’en ai relevé quelques uns:
      – rupture avec la folie de toujours plus de taxes. Rappelez-vous avant les GJ, chaque semaine (depuis Hollande), un député, un ministre, ou autre élite proposait une nouvelle taxe comme si dans le pays où la pression fiscale est la plus importante au monde, il aurait fallu en rajouter encore et encore pour « compenser » la mégalomanie des gouvernants à toujours plus de dépenses et de dettes ! (sans résultats probants).

      – la remise en cause de cette limitation de vitesse idiote à 80km/h décidée unilatéralement, par un premier ministre, de son pied d’estale,

      – la remise en cause du pouvoir exercé « jupitèrierement » sans se soucier ni des corps intermédiaires, ni du peuple. Les gouvernants ne pourront plus faire du « n’importe quoi » sans se faire sanctionner dans la rue,

      – la remontée, même si légère, du pouvoir d’achat de certaines catégories de Français et surtout le fait que désormais, il va falloir compter avec eux avant de les appauvrir encore plus comme cela se fait depuis une trentaine d’années,

      – l’expression d’un besoin de démocratie directe, qui, d’une façon ou d’une autre , sera nécessairement à prendre en compte dans les futures décisions politiques,

      – etc., etc.

  29. en effet, Jupiter a annoncé qu’il allait continuer à aller de l’avant comme prévu : beau résultat positif…..

    • Je ne réponds qu’aux faits, pas aux intentions exprimées faussement le plus souvent par des journalistes ou des opposants en quête d’audience ou de bashing.

      Et puis en quoi, aller de l’avant ne serait pas positif ?
      Ce qui ne le saurait, c’est aller de l’avant (comme précédemment et sous Hollande) avec de mauvais projets ou de fausses / mauvaises intentions/décisions.
      Souhaitons justement que la crise des GJ ait fait changer de paradigme décisionnel.

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