En juillet, la forte vague de refinancement de la plupart des obligations de l’État espagnol s’est bien déroulée, même si les principaux acheteurs étaient des banques locales, ce qui a soulagé les marchés financiers. En outre, parmi les données économiques mitigées qui ont été publiées, plusieurs se sont avérées nettement meilleures que prévu, comme la croissance de l’économie britannique et le solide taux de confiance des entreprises aux États-Unis et en Allemagne.
Le test de résistance (« stress test ») mené dans le secteur bancaire européen a permis de renforcer la transparence, ce qui est apprécié des investisseurs. Les cours des actions ont augmenté dans toutes les régions : l’immobilier, les crédits et les matières premières ont bénéficié d’un climat de marché favorable et l’euro a poursuivi sa reprise contre le dollar. Cependant, nous pensons que les marchés sont encore coincés dans une phase de consolidation après la forte reprise des cours depuis le plus bas du marché en mars 2009.

La croissance économique américaine va se modérer
L’indice ISM, le meilleur indicateur de la situation économique américaine mesurant la confiance des producteurs, a dépassé les prévisions des analystes. La confiance des entreprises, qui avait atteint en avril son plus haut niveau depuis presque 25 ans, a diminué ces trois derniers mois. Elle reste cependant très solide et cet indicateur prédit une nouvelle croissance. Le scénario le plus probable reste cependant une croissance modérée car la situation du marché de l’emploi est décevante depuis maintenant trois mois. Nous prévoyons une reprise supérieure à la moyenne pour l’Amérique du Nord car le pessimisme concernant l’économie américaine a été trop loin et une récession est peu probable.


Des nouvelles positives en Europe
Le test de résistance mené auprès des banques européennes a permis de mieux comprendre comment elles parviennent individuellement à faire face aux revers. Les investisseurs sont désormais mieux informés, même si l’on peut convenir que les scénarios tests auraient pu être plus rigoureux. En résumé, il s’agit d’un facteur positif. Le refinancement des dettes publiques s’est également bien déroulé. Si cela suggère que les problèmes de dette des pays périphériques à la zone euro ont été mis de côté à court terme, le sentiment reste très volatil. Enfin, la confiance des entreprises en Europe se redresse et en Allemagne, en particulier, les exportations enregistrent une forte croissance. La reprise de l’euro a également profité aux investisseurs. Les perspectives d’investissement pour l’Europe sont tempérées : les chiffres économiques vont certainement décliner dans cette région et, au niveau structurel, le problème d’endettement n’a toujours pas été résolu.


L’économie japonaise a atteint son plafond
La croissance économique japonaise devrait enregistrer un léger recul, du moins c’est ce qu’indiquent la baisse de la croissance des exportations et le marché de l’emploi. La déflation augmente également poussant les taux à long terme à revenir aux environs de 1 %. De ce fait, les investisseurs ne s’attendent à rien de spectaculaire de la part de l’économie japonaise. Heureusement, les dépenses des consommateurs restent raisonnablement solides, ce qui nous dissuade d’être négatifs concernant les performances des marchés boursiers locaux par rapport à d’autres régions.


Marchés émergents : forte croissance, risque d’inflation limité
La croissance économique en Chine a également atteint son plus haut, ce qui est un bon point car le risque d’inflation a par conséquent diminué. Un fort ralentissement de la croissance n’est cependant pas attendu. Les autres marchés émergents confirment leur forte croissance économique, avec un risque d’inflation limité. Selon nous, à valorisation normale, les marchés émergents n’afficheront pas une performance supérieure à la moyenne à court terme en raison du ralentissement modéré de la croissance économique mondiale. Les perspectives à long terme restent positives car le vieillissement démographique est moins problématique et ces pays sont peu endettés.


Obligations : plutôt des crédits que des obligations d’État
Les rendements des obligations d’État sont faibles. Ils devraient se maintenir car les taux à court terme resteront bas et, jusqu’en 2012, il est peu probable que nous assistions à une inflation. Les crédits sont plus attractifs que les obligations d’État car ils génèrent davantage de rendement.

Par Ronald Doeswijk, stratégiste en chef chez Robeco

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