Les ETF sont à la mode. Tous le monde semble découvrir les vertus de l’investissement passif en action. Ainsi, au lieu de spéculer à court terme selon l’humeur d’un marché pour essayer, en vain, de valoriser votre capital, l’investissement passif consiste simplement à acheter les actions des entreprises qui composent le CAC40 et de les conserver à long terme.

Rien de plus, rien de moins. L’investisseur en action aura pour seule gestion le réinvestissement annuel des dividendes versés par les entreprises dont il est actionnaire.

Bref, l’investissement passif, c’est la définition originelle de l’investissement en action ! et c’est effectivement, une solution efficace pour profiter de la capacité des entreprises à générer des bénéfices à long terme. C’est la méthode simpliste utilisée par les boursiers des années 70 avant que la bourse ne deviennent aussi hasardeuse qu’un casino.

L’investissement passif en action, c’est le véritable investissement en action. Il ne s’agit plus de spéculer à court terme sur l’évolution d’un marché, il s’agit d’investir à très long terme dans le capital d’une entreprise.

Comme nous vous l’expliquions dans cet article « Ne pas confondre spéculer en bourse et investir dans le capital d’une entreprise« , la phrase « investir sur le marché action » n’a aucun sens ! On n’investit pas sur un marché, on profite du marché action pour acheter des actions d’une entreprise. Le marché action n’est que le lieu de confrontation entre l’offre et la demande d’action, entre ceux qui veulent acheter des actions et ceux qui veulent en vendre. Il faut savoir faire la différence entre le cours d’une action sur un marché, et sa valeur intrinsèque.

Nous en revenons toujours au même sujet de la différence entre le prix (fixé selon l’humeur du marché), et la valeur d’une entreprise, c’est à dire sa capacité à créer de la valeur à long terme et à adapter son modèle économique aux besoins de ses clients.

Ainsi, l’investissement passif dans le capital d’une entreprise est une stratégie sur laquelle vous devez travailler. Il s’agit, à mon humble avis, de la meilleure manière d’investir votre épargne dans l’économie productive, et cela sans passer ses journées derrière son ordinateur pour essayer de faire des plus-values à court terme.

Investir dans le capital d’une entreprise, comme nous vous l’expliquions déjà dans cet article « Pour le faire, il vous suffit de relire le mode d’emploi que nous vous avons déjà proposé dans cet article « Faut il profiter des baisses sur le marché action pour investir à très long terme ? Notre mode d’emploi« , c’est :

– 1- Sélectionner de très grande entreprises leader dont le modèle économique ne sera pas bouleversé dans les années à venir et qui font preuve d’une grande capacité de résistance ;

– 2- Y investir votre épargne de manière progressive en profitant des situations de baisse de marché pour vous renforcer ;

-3- Percevoir les dividendes et les réinvestir annuellement dans l’achat de ces mêmes entreprises dans lesquelles vous avez confiance ;

-4- Faire confiance au modèle économique de l’entreprise pour générer de la valeur sur les 10 à 20 ans de votre investissement ;

-5- Et puis c’est tout. Attendre et lire annuellement les rapport annuels de l’entreprise pour vérifier que le modèle économique est pérenne au regard de votre vision de l’évolution du monde et de la société.

 

Mais quel est le rapport avec les ETF ? Les ETF sont une solution pour répliquer la performance d’un indice, sans aucune autre prétention.

Les ETF sont une solution de fainéant pour investir dans le capital des entreprises.

Au lieu de vous investir dans la sélection des entreprises dont vous jugerez le modèle économique pertinent à long terme, vous investissez, les yeux fermés dans toutes les entreprises, les bonnes, comme les mauvaises afin de ne pas prendre le risque de vous tromper, mais aussi de gagner plus que la tendance.

Proche de l’investissement passif, les ETF doivent permettre d’obtenir des performances relativement proche de l’investissement en action avec le risque d’intermédiation en plus. Lorsque vous placez votre argent dans un ETF, vous n’êtes pas propriétaire des actions d’une entreprise, vous êtes simplement propriétaire d’une part d’ETF dont la variation doit suivre la variation des actions qui la compose.

Est ce que l’intermédiaire est suffisamment solvable ? Détient il vraiment les actions des entreprises dont il réplique le cours ? Et puis surtout, pourquoi payer un intermédiaire pour ne rien faire ? Pourquoi ne pas simplement investir passivement directement dans le capital des entreprises du CAC40 ou autre ?

Les ETF c’est formidable, mais c’est surtout un produit financier plus ou moins complexe et surtout plus ou moins transparent. Bref, avec les ETF, on ne sait pas trop ce que l’on achète, notamment lorsqu’il s’agit d’ETF spécialisé qui autorise un investissement liquide sur un marché illiquide et étroit !

Bref, quitte à investir passivement dans le capital des entreprises, autant le faire directement et éviter de prendre le risque inutile qu’est l’intermédiation de l’ETF (cf »Faut il se méfier des ETF par simple principe de précaution et suivre son intuition de bon sens ? ».

Mais attention, surtout à la fausse gestion passive via les ETF. L’investissement passif ne rapporte rien aux intermédiaires ! C’est la raison pour laquelle personne ne vous en propose réellement, sauf par l’intermédiaire de gestion sous mandat qui réintègre de la gestion active onéreuse dans une gestion qui se veut passive (exemple : Yomoni, Wesave et compagnie qui facture des frais de mandat et insèrent de la gestion active dans la gestion passive).

Bref, oubliez les ETF, ouvrez un PEA, investissez progressivement à long terme dans le capital d’entreprises dans lesquelles vous avez confiance, réinvestissez les dividendes et rendez vous dans 20 ans pour comparer nos performances !

Je crois que ce n’est pas plus compliqué que cela ! (et le pire c’est que ça marche, mais comme aucun vendeur ou intermédiaire ne gagne sa vie avec ce conseil, personne ne vous le donne)

ps : Et si vous ne trouvez pas d’entreprises dans lesquelles vous avez confiance à long terme … investissez dans l’immobilier 😉

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92 Comments

  1. Perrot Pierre says:

    Il y a pas mal d’approximations et de contre vérités dans votre analyse.
    Vous faites tout d’abord une distinction évidente entre valeur intrinsèque et valeur de marché d’une action. Hors, le débat économique depuis 1970 n’a pas tranché le débat. Déterminer une valeur intrinsèque qui ne serait pas la valeur de marché est un exercice des plus délicat sur lequel à ce jour aucun consensus n’émerge. De plus, avec le développement des méthodes modernes de trading, les anomalies de marché sont de plus en plus difficiles à exploiter;
    Vous développez ensuite l’idée selon laquelle il serait facile de choisir les actions qui performent en choisissant par exemple les leaders de leur marché. Comment un investisseur lambda en serait-il capable? Une simple et rapide analyse de la performance des fonds actifs gérés par des professionnels démontre facilement que très peu superforment les indices et donc la gestion passive. Même l’approche value des plus grands spécialistes s’étiole et ne produit plus les performances passées.
    Enfin, vous expliquez que les ETF sont onéreux. Ils le sont beaucoup moins que les fonds de stock picking, et beaucoup moins qu’un investissement en titre vif que l’on souhaiterait maintenir équilibré.
    Enfin, proposer comme alternative l’immobilier…c’est se tromper de monde.
    bref, les trakers sont des outils faciles, peu gourmands en frais et lisible. Des outils de fainéants comme vous le soulignez très bien. Donc de bons produits.

  2. Bullshit… Recommander d’investir dans un PEA… Montrez donc votre propre portefeuille et ses performances, avant de donner des conseils de recommandation dans les produits d’un Etat qui suce jusqu’à la moelle…
    Économiquement et fiscalement, seul investir avec un compte titre sur les marchés Us et Asie vaut la peine. Ce que vous ne dites pas à vos lecteurs, c’est qu’avec les ETF on ne propose pas de battre le marché, mais seulement de le reproduire…. Ce qui est moins risqué que de détenir des actions individuelles.
    Quand aux performances, j’ai 30% de bénefs en 1 an avec des Etfs US…. Cela réclame une sacrée expertise et un goût prononcé du risque pour égaler ces performances avec des actions….
    Et vous, n’êtes vous pas intermédiaire qui prend du bénéfice même quand les conseils ne sont pas bon ?
    Un peu de transparence dans vos propres investissements rendrait vos propos crédibles…

    • Que agressivité pour un article non polémique dans lequel je croyais énumérer des évidences !

      « Recommander d’investir dans un PEA… Montrez donc votre propre portefeuille et ses performances, avant de donner des conseils de recommandation dans les produits d’un Etat qui suce jusqu’à la moelle… »

      Pouvez vous étayer cette affirmation ?

  3. Adrien Michel says:

    Pas d’accord avec cet article.
    Il n’existe pas de meilleur investissement que les ETF ( simple, pas cher et performants)
    D’abord le support ( le Cac ) est géré par le Comité scientifique qui revoit sa composition régulierement pour refléter l’évolution de l’économie. Ce n’est pas un outil passif.
    Ensuite ses frais de gestion sont de 0,2 % par an versus 2 à 2.5 % pour les opcvm. Les profits des sociétés de gestion, après de bons salaires, sont énormes : voir sur société.com ou infogreffe.
    La performance du Cac 40 , dividende inclus, est sur longue période supérieur à celle de la trés grande majorité des opcvm .Pour les USA, marché mature le S&P 500 fait mieux que la quasi totalité des fonds.
    On compare la performance des Opcvm avec celle du CAC sans dividende, ce qui est une escroquerie intellectuelle que L’AMF devrait dénoncer. le CAC 40 est à 5 900 , le CAC 40 avec dividende est à plus de 15 000 !!!!!!
    La seule alternative est l’achat de titres en direct , qui demande beaucoup de temps de suivi et de connaissances.

    • « La seule alternative est l’achat de titres en direct , qui demande beaucoup de temps de suivi et de connaissances. »

      Bah, c’est justement le propos de l’article 😉

      Mais pourquoi parlez vous de « beaucoup de temps de suivi et de connaissances ». Pourquoi ? Il suffit de parcourir le CAC40 et de sélectionner les entreprises dans lesquelles vous avez confiance pour les 20 prochaines années ?

      Pourquoi serait il « génial » d’investir les yeux fermés dans un ETF … et difficile et compliqué d’essayer de sélectionner les entreprises qui vous conviennent le mieux parmi les mêmes entreprises dans lesquelles vous investissez via l’ETF.

      Il ne s’agit pas seulement de performance, mais de rendement / risque ! Dans le CAC40, il a a probablement des entreprises dont le cours de bourse sera très performants dans les 20 prochaines années, mais dans lesquelles je n’ai pas envie d’investir, par conviction, ou risque trop élevé.

      A titre perso, je n’ai pas envie d’investir dans l’automobile ou le pétrole ! J’ai peut être tort en terme de performance future, mais je préfère ne pas prendre le risque d’investir dans une activité économique dont le modèle économique pourrait être remis en cause ou qui ne correspond pas à ma vision de l’avenir.

      • Perrot Pierre says:

        Le problème de votre argumentaire est toujours le même. C’est quoi une entreprise dans laquelle vous avez confiance? Quels critères retenez-vous? Pour vous cela semble si simple alors que quasiment tous les gérants de la planète s’y cassent les dents.

        •  » Pour vous cela semble si simple alors que quasiment tous les gérants de la planète s’y cassent les dents. ».

          Comment travaille un gérant ? Telle est la véritable question ? Il investi dans des entreprises de son indice de référence, il doit répartir les capitaux de manières relativement proche de l’indice de référence et passe ses journées à essayer de faire mieux que le marché, qui n’est qu’un lieu d’échange qui fixe le prix au jour le jour.
          Le gérant et la gestion coûte -+ 2% à 3% par année et à pour objectif de faire mieux que son indice.

          La philosophie que j’essaie de vous présenter, c’est l’esprit réel de l’investisseur de long terme qui souhaite devenir actionnaire d’une entreprise pour une durée longue. Il ne s’agit plus d’essayer d’anticiper un marché impossible à anticiper, mais de faire confiance dans la capacité de l’entreprise à développer son modèle économique et générer des bénéfices à long terme. Le marché n’est qu’un moyen pour devenir actionnaire de long terme à bon compte, c’est à dire lorsque vous jugez, arbitrairement, que le prix est inférieur à la valeur.

          • Perrot Pierre says:

            Vous répondez avec une pirouette à la question: qu’est-ce qu’un prix inférieur à la valeur intrinsèque, ce qui revient à répondre à la question: qu’est-ce qu’une valeur intrinsèque? J’aimerais que vous m’éclairiez. De la même manière, comment déterminer qu’un titre peut mieux que les autres développer des bénéfices à long terme? Un modèle économique stable? En vérité, je ne comprends pas concrètement où vous souhaitez en venir.
            PS: de nombreux gérants ont des positions à long terme.

            • Extrait de l’investisseur intelligent, par Benjamin Graham

              « Imaginons que vous soyez propriétaire d’une part d’une entreprise privée qui vous a coûté $1000. L’un de vos associés, qu’on appellera Monsieur le Marché, est une personne assurément très obligeante. Il vous dit tous les jours ce que vaut, à son avis, votre participation. Qui plus est, il se propose de vous acheter tout ou partie de cette participation à ce prix. Parfois, son opinion vous paraît plausible et justifiée par les perspectives de l’affaire. D’autres fois, par contre, Monsieur le Marché se laisse influencer par ses émotions, et le prix qu’il vous propose est trop bas ou ridiculement élevé.

              Si vous être un investisseur prudent ou un homme d’affaires raisonnable, allez-vous vous laisser influencer par l’opinion de Monsieur le Marché ? Bien sûr que non, à moins que vous soyez d’accord ou vouliez faire affaire avec lui. Vous serez alors enchanté de lui vendre votre participation quand il est prêt à en donner beaucoup trop, ou d’acheter la sienne lorsqu’il vous l’offre pour deux fois rien. Mais dans les autres cas, vous aurez intérêt à évaluer vous-même la valeur de votre participation à partir des comptes de l’entreprise, de sa situation commerciale et de sa situation financière.

              L’investisseur, le vrai, est exactement dans cette position quand il détient une action. »

              • Je suis désolé mais c’est encore des ritournelles. Comment concrètement, avec quelle méthode évaluez-vous une valeur intrinsèque? Au moment où j’écris ce message, ACCOR vaut 38,78€. Est-ce cher? Pas cher? Sur quoi vous basez-vous pour le dire? J’aimerais juste pouvoir apprendre un peu plus en ayant une réponse concrète.

                • Bonjour Pierre
                  Très bonne question.
                  La réponse académique est facile car la valeur intrinsèque d’une société est le cumul des bénéfices qu’elle réalisera jusqu’à sa disparition actualisés à la valeur d’aujourd’hui mais le calcul dépend de chacun et même 2 investisseurs chevronnés auront une valeur intrinsèque différente pour la même société car ils ne verront pas l’avenir ou l’évolution des taux de la même manière.
                  amicalement
                  Antonio

                • Comment voulez vous qu’il vous réponde ? il n’en sait rien … Encore un post putaclick

  4. Adrien Michel says:

    Niveau du Cac à sa création en 1987 :1000
    Niveau du Cac à ce jour hors dividende ( PX1) : 5 900
    Niveau du Cac dividende inclus (px1 GR) : 16 000

    Qui d’entre nous a multiplié son portefeuille par 16 depuis 30 ans ?

    Selon mon expérience l’indice n’est jamais battu par la gestion active :
    sauf sur de courtes périodes
    sur des marchés peu liquides (small caps par exemple)
    par des hedge funds atypiques et trés risqués ( H2O par exemple)

    • CAC40 an 2000 = 6900.
      CAC40 an 2007 = 6000.
      Qui peut se permettre de perdre hors inflation plus de 10% en 20 ans ?

      De toutes façons tous ces produits financiers à la mode existent pour répondre à une demande. Donc sont légitimes. Mais comme tous produits ont leurs gros défauts. Ne faut-il pas insister sur les volumes énormes placés sur les ETF ? Je ne suis pas spécialiste mais quel serait l’élément déclencheur qui ferait fuire les clients de ce type de produit ?

      Alors les spécialistes ?

    • Bonjour Adrien
      Vous avez raison en partie car des fonds tels qu’Indépendance et Expansion battent le cac car il est sur les smalls, mais ce n’est pas toujours le cas et dans tous les indices.
      En 1987 Berkshire de Warren Buffet valait 2950 $ pour la part A et aujourd’hui elle vaut 326712 $ soit une multiplication par 110 et le SP 500 TR (avec dividendes) est passé de 247.1 $ à 6292 $ soit une multiplication par 25.46 sur la même période.
      Berkshire a très souvent battu l’indice depuis 1965 et a réalisé de 1965 à fin 2018 une progression de 20.5 % et l’indice 9.7 %.
      Malheureusement depuis quelques années et à cause de la techno le SP 500 prend un peu sa revanche sur Berkshire.
      bien amicalement
      Antonio

    • Moins 76% d’inflation (INSEE) et probablement plus proche de 260 % en réel si on se fie au coût de l’essence.

  5. Maître Folasse says:

    Pourquoi « conseillez-vous » le PEA? Je rappelle que l’Europe pèse 19% des marchés financiers. Se couper des US et de l’Asie c’est déjà se tromper de monde voire tromper le monde. ON peut arguer que les entreprises européennes dealent dans le monde entier mais le monde entier ne deale pas forcément avec ces entreprises et de loin. Tiens, les ETF sont un moyen de diversifier son PEA hors zone Euro par exemple… mais sous couvert d’un artifice fiscal (exemption d’impôt de plus value) pourquoi encore une fois s’autocentrer sur une solution qui vous lie avec un marché moribond? La flat tax n’est pas si mal sur un bon vieux compte titres… n’est-il pas envisageable de s’approprier 70% de la plus-value d’un titre? Voire même de profiter de l’abattement pour durée de détention. Pourquoi ne pas en parler… le mystère du conseil avec un prisme à une seule face (nouveau concept) peut-être? Je rejoins les remarques de Pierre PERROT et ajoute que si un CIF ne propose pas cela c’est sur que l’argument financier est important, la compétence l’est tout autant (la remarque sur les performances des gérants est éloquente, le site Morningstar et d’autres regorgent d’études dans ce sens) mais surtout le vrai conseil en titres vifs est possible mais pas le passage d’ordres…donc le conseil ne fait que la moitié du boulot. Est-ce un conseil dès lors?. De plus, les frais peuvent-être très élevés grévant ainsi la performance d’un portefeuille de titres vifs… d’où l’attrait du collectif avec les performances et/ou frais qu’on leur connait. Bien sur vous avez des brokers qui permettent de diminuer les prix mais avez-vous analysé leur solidité financière? Bref, beaucoup d’approximations comme de plus en plus souvent et tout cela pour finir sur de l’immobilier…affligeant. Dire que l’on fait du conseil et opposer des classes d’actifs ça ne vaut pas plus de 60€ c’est sur!

    • 69€.

      Ça semble vous rester en travers de la gorge.

      Pourtant, c’est peut-être grave à ces 69€ que quelqu’un, un jour, aura entrouvert la porte d’un CGP, et, plus tard, viendra chez vous.

  6. Les ETF devraient etre privilegiés par les particuliers

    Ils sont bien moins risqués, BEAUCOUP moins cher en frais que les fonds opcvm/sicav, et une bien meilleure diversification que les actions directes. Et oui, il faut eviter les entreprises dans lesquelles l’etat intervient trop …

    Mon PEA est à +28% depuis le début de l’année , mais aussi avec des grosses claques: EDF -60% (Etat qui plafonne les prix de vente) et RENAULT -40% (Etat qui intervient dans la stratégie industrielle…)

    Ainsi, meme si LVMH a pris 200%, cela va-t-il vraiment continuer longtemps ? Je crains qu’il ne faille arbitrer en faveur des ETF ES50 ou MSCI World pour suivre le marché.

    Je crois que je vais tout vendre et ne conserver que 2 ETF: MSI World et EuroStoxx 50.
    Sur le long terme rien de mieux. Les ETF dividendes reinvestis permettent aussi de profiter de la tres bonne performance USA et ce meme dans un PEA.

    Au 21 novembre 2019: mon PEA: 250k€
    AMUNDI ETF ES50 C 45 974 € 33%
    VINCI 43 844 € 122%
    TOTAL 27 139 € 4%
    KERING 21 672 € 18%
    LVMH 20 493 € 223%
    LYXOR ETF DAX 8 420 € 34%
    AIRBUS 6 727 € 170%
    LYXOR STX EU HLTHC 5 704 € 34%
    COFACE 4 950 € -4%
    BOUYGUES 4 770 € 53%
    ILIAD 4 506 € -29%
    RENAULT 3 030 € -39%
    FDJ 2 458 € 18%
    EDF 2 086 € -60%
    HERMES INTL 1 312 € 134%

  7. Alain Labenne says:

    Ah ben, sans attendre votre conseil, j’avais essayé, alors je vous raconte mon histoire :
    J’étais tout en ETF, par flemme surtout, et un peu aussi par incompétence.
    J’étais un peu honteux de ma flemme, alors, je me suis mis à évoluer prudemment vers l’investissement en direct. Et là je peux faire le bilan sur 3 ans :
    La partie restée en ETF est bien plus performante que la partie évoluée en investissement en direct.
    Alors, mon conseil est plutôt : si vous n’avez pas la chance de savoir détecter les meilleurs performeurs futurs restez en ETF, c’est ce qu’il y a de plus facile, et c’est mieux que de mal choisir ses actions individuelles. Et de plus vous échappez à la TTF (taxe sur les transactions financières), (inventée par Hollande, mais conservée par Macron), au moment de l’achat.
    Je vais retourner à la flemme totale, mon patrimoine ne s’en portera que mieux.

    • Quels titres avez vous acheté et comment les avez vous gérés ?

      • Alain Labenne says:

        En fait, je me suis laissé entrainer par des considérations sentimentales : éviter des valeurs trop liées aux états, genre Renault, Edf, Airbus, car gestion bien souvent très influencée par les politiciens et destinée à enfumer les petits actionnaires… favoriser les noms de famille : Peugeot, Michelin… qui ont une vision patrimoniale de long terme.
        Mes bons choix, au moins jusqu’à présent : Schneider, et aussi Air liquide malgré quelques turbulences.
        Choix médiocre : Total, bien que déjà 15% du cac40, à lui tout seul.
        Je me console en me disant que le rendement est meilleur que celui de l’assurance-vie que j’ai par ailleurs.
        Choix catastrophique : Michelin.

        Ma gestion : acheter et conserver. Je vends très très rarement. ( Je ne paie pas de frais de garde).

  8. Adrien Michel says:

    Autre avantage des ETF versus titres en direct : mettre dans votre PEA des actions hots zone euro , ZONE US PAR EXEMPLE

  9. Bonjour
    Cet article ouvre un très vaste débat et mériterait d’être approfondi tellement c’est intéressant et malin celui qui connaît la bonne voie.
    Quand Guillaume dit qu’il vaut mieux prendre des actions en direct dans le PEA car pas d’IR et uniquement les prélèvements sociaux on a envie de dire, bien sûr, mais c’est là que commence la difficulté car trouver des leaders qui se maintiendront dans les 20 prochaines années n’est pas à la portée du premier venu y compris moi bien évidemment.
    Je suis actionnaire de Berkshire de Warren Buffet et quand on voit la difficulté qu’il a actuellement pour investir sa trésorerie dans de bonnes actions cela calme un peu…..
    Un ETF sur le SP 500 TR dans le PEA est une bonne chose (même si on est à 30 % depuis début 2019 ce n’est pas cela qui me guide) mais le fait qu’on peut diversifier son PEA sur le monde à travers le SP 500 qui représente 50 % de la capitalisation mondiale tout en ne payant que des frais de gestion sur l’ETF de 0.15 % par an.
    Bien sûr c’est indiciel et on ne sait pas comment le marché réagira à la prochaine correction mais investir sur un ETF tel que BNP à environ 13 euros est accessible à tous même ceux qui démarrent et on un petit capital.
    Acheter les 500 actions du SP500 ou celle du CAC 40 n’est pas évident pour un petit porteur car cela engendre un suivi avec des frais.
    Je pense que les ETF ont des plus et des moins qu’il faut bien connaître mais restent un outil de diversification dont on peu difficilement se passer actuellement.
    La grande question d’ailleurs, et ce qui justifie la diversification, Est-ce que les gérants malgré leur connaissance lors de la prochaine correction réagiront mieux que les ETF ? On l’espère et c’est pour cela que certains ont des liquidités importantes mais sur le long terme ce n’est pas gagné car souvent les gérants restent cantonnés à un seul secteur et n’ont pas la diversification par exemple d’un SP 500 qui par exemple a profité de la techno depuis quelques années…
    Bref, voilà pourquoi je trouve que cet article de Guillaume est très intéressant et ouvre une bonne réflexion.
    amicalement
    Antonio

    • Oui, je suis d’accord les ETF sont un excellents outils de diversifier, mais pourquoi préférer un ETF et non un investissement dans les valeurs du CAC40 ?

      C’est la même chose !

      Je ne comprends pas pourquoi une telle proposition basique étonne et fait naître autant d’agressivité.

      • Vous savez bien Guillaume que quel que soit le sujet, vous aurez des « agresseurs », des « conciliants », des « débatteurs » et des « neutres », c’est comme en politique et c’est dans les gênes de l’humain à moins que ce ne soit issu de l’acquis (éducation).

    • Investissez au Japon! Pourquoi?

      Il est temps d’investir au Japon : plusieurs indicateurs au vert – Par Arthur Toce

      Voilà ce qu’on lit habituellement : le Japon est au bord du gouffre avec une dette sur PIB de 240 %, une croissance anémique et une population vieillissante… Il est coincé depuis quinze ans dans une trappe à liquidités et son économie est bloquée.

      Non mais vraiment, pourquoi investir dans un tel canasson ?

      Un bon investisseur doit savoir faire fi du consensus et construire son propre raisonnement critique. Pour ma part, plusieurs signes me poussent à penser que le Japon pourrait être la Corée de 2004, dont les entreprises ont fait une partie de la fortune de Warren Buffett !

      Pour commencer, beaucoup d’indicateurs macro sont positifs pour l’investisseur au Japon.

      Le Japon est toujours une terre d’innovations

      Source : Rapport mondial sur la propriété intellectuelle 2019. https://www.wipo.int/wipr/en/2019/

      Désormais, c’est la Chine qui fait largement la course en tête avec 46,4 %, soit près de la moitié des brevets déposés dans le monde. Viennent ensuite les Etats-Unis avec 597 141 demandes, le Japon avec 313 567, la République de Corée (209 992) et enfin l’Office européen des brevets avec 174 397 demandes. Ensemble, ces cinq offices se partagent 85,3 % de l’activité mondiale.

      Et alors me direz-vous ? Malgré ou à cause de sa population vieillissante, le Japon connaît une augmentation du nombre de brevets par habitant dit actif (hors enfants et personnes âgées qui ne travaillent plus). Il se classe en troisième position malgré sa population active de seulement 60 millions d’habitants. Et ce chiffre est en augmentation puisque la population active décroît et que le nombre de dépôts demeure à peu près stable. A contrario, en France ou aux Etats-Unis, ce nombre diminue si on le rapporte à la population active.

      Le Japon, un géant endormi qui se réforme rapidement

      Une des caractéristiques du Japon ou de la Corée du Sud est leur fermeture sur l’extérieur avec une très faible immigration. Mais les choses changent comme le montre la loi passée le 1er avril 2019 : le pays a ouvert ses portes aux travailleurs étrangers peu ou pas qualifiés. Les procédures pour obtenir un visa ont été améliorées et simplifiées, mais tout cela demeure très contrôlé et oriente la main-d’œuvre vers les industries qui en ont besoin.

      Le Japon est un pays extrêmement conservateur et collectiviste. Malgré son image d’innovateur – il était le leader mondial dans le dépôt de brevets à la fin du XXe siècle –, il est parfois très rétif à l’innovation. Mais de ce côté-là également, les choses changent :
      • Palantir, le géant américain de l’exploitation des big data, a créé un joint-venture avec l’assureur japonais Sompo afin d’explorer les solutions pour le secteur de la santé et de la cybersécurité.
      • MUFG engage des robots californiens pour digitaliser ses archives. Les Echos titraient carrément que la plus grande banque japonaise voulait sortir du XIXe siècle…
      • Microsoft Japon passe à la semaine de quatre jours et observe une hausse de la productivité de 40 %…
      Toutes ces nouvelles, aussi éparses soient-elles, indiquent que la société japonaise est en train de se réformer.

      Les entreprises japonaises peuvent-elles redevenir des reines ?

      Même si la productivité et le PIB stagnent, on voit un élan et une remise en cause qu’on n’avait pas vu depuis très longtemps au pays du Soleil-Levant… et cela commence à se voir.
      « Il y a urgence: selon l’OCDE, la productivité du pays est inférieure de 25 % à la moyenne des pays développés. L’organisation note toutefois que la productivité est remontée de quatre places depuis que le Japon a accéléré son investissement dans les robots. Le pays est aujourd’hui le deuxième mondial en nombre de robots industriels par employé, loin derrière la Corée du Sud, mais juste devant l’Allemagne. Et côté exportations, il bat tous les records : il domine largement le secteur de la robotique industrielle, avec 36,6 % du marché mondial, largement devant l’Allemagne (14,2 %) et la Corée du Sud (3,3 %) », selon Top Industrial Robots Exporters.
      Qu’on le veuille ou non, la robotisation est un des axes de croissance de l’industrie de demain et le Japon est idéalement placé sur ce point. Mais le plus important à mon sens n’est pas là. Il vient de l’organisation de l’économie japonaise, longtemps dominée par les grands conglomérats, les keiretsu.

      • Michel2, la plupart des exemples qui sont donnés en appui du raisonnement le paraissent au contraire négatifs. Soit j’ai l’esprit tordu, soit le gars essaye tout pour vous faire acheter des ETF japonais. Le seul argument positif, c’est la robotisation.
        Grâce, justement, à sa population vieillissante, son manque de main d’oeuvre, et sa volonté de rester homogène, de façon à garder son équilibre sociétal, le Japon a depuis longtemps investi dans la machine outil et le robot. Il n’empêche, Uniqlo a équipé en partie des usines de robots français.

  10. L’expérience montre que l’investissement passif est plus performant que la gestion active sur la période mesurée.

    Mais si on fait débuter la période à un point haut, juste avant un krach, que se passe-t-il ? Dispose-t-on de ce genre d’études ?

    On mesure la performance des ETF div réinvesti. Mais si, au lieu de réinvestir les dividendes dans l’entreprise qui les versés, on réinvestit ces dividendes dans celles qui versent un bon dividende, et sur le long terme, fait-on mieux que les ETF, ou pas ? Quelqu’un a-t-il ce genre d’infos ?

  11. Merci Guillaume pour votre article, qui de par son contenu et son intérêt a suscité beaucoup de réponses enrichissantes, d’une part avec ceux bondissants d’agressivité, ne voyant même pas votre clin d’oeil ironique vis à vis de l’immobilier, qui laissent présumer que l’environnement est peuplé de requins, et d’autre part, ceux plus constructifs partageant leurs sincères expériences. Aujourd’hui, difficile de prévoir ce qui va se passer dans le futur, même avec une entreprise avec de bons fondamentaux. Et investir dans les pays étrangers comme les USA qui ont une dette colossale comment cela va jouer sur les marchés dans un environnement de stagflation…qui ne s’est pas encore vue dans le passé.

    • Oui, vous avez raison. On en sait rien du tout ! Moi le premier.

      Je crois néanmoins avoir ceux certitudes :

      – Après la baisse, vient la hausse ;

      – Après la hausse, vient la baisse

      Partant de ce principe, que je n’en sais rien et que la bourse n’est qu’une succession de hausse et de baisse, je crois qu’il faut revenir aux fondamentaux et abandonner de croire que l’on peut investir sur un marché.

      On utilise un marché pour acheter des choses que l’on croit bon marché et de bonne qualité.

      Bon marché : Ne sachant pas quand va s’arrêter la hausse ou commencer la baisse,je crois qu’il faut investir tout le temps, mais de manière dynamique : Quand les marchés sont hauts, freiner … puis accélérer au gré de la baisse.

      Bonne qualité : Investir dans des entreprises qui répondent à un besoin durable à long terme. C’est à dire des entreprises qui produisent un service ou un produit dont l’usage ne devrait pas être remis en cause.

      Pour le reste, personne n’a de boule de cristal. …

      • J’adore « Je crois néanmoins avoir ceux certitudes » … tout est dit. Un bon oxymore ne fait jamais de mal 🙂
        En fait, j’ai plutot l’impression que les gains arrivent à ceux qui se donnent la peine de chercher des informations, de les verifier, d’en estimer les conséquences en mettant à jour leur modèle et ainsi de suite (exactement ce que les ingénieurs en IA font de mieux actuellement mais avec plein de limites).
        Si les efforts de recherche des ETF sont bien faibles à lire les commentaires, je m’inquiète tout de même de cette mane d’argent facile. Y’a un loup qq part dans le systeme.

  12. Bonjour,

    Concernant les ETF, je vous propose de visiter le site http://www.agencedecotationisr.com/agence-de-cotation-boursiere/cac-40.php, vous y trouverez le lien d’une émission ARTE parue sur les ETF.
    Je pense qu’il n’est pas interdit de penser qu’en cas de krach, les ETF comme d’autres produits « mathématiques » de ce type pourraient déclencher un risque systémique. En effet, ces approches mathématiques financières ont trop souvent pour logique de ne pas prendre en compte les cas extrêmes.
    Ce reportage est édifiant.

    • C’est un bon point.!
      Quelle est la.solvabilite et liquidité d’ un ETF vs fonds actif vs action en direct?
      Après les ETF restent un moyen simple et abordable de se diversifier hors CAC avec des bonnes perfs et frais réduit

  13. Merci Monsieur Fonteneau.
    Autre remarque, comment faire de son client un client averti en parfait respect des textes juridiques avec ce type de produit ?
    Quelle couverture RCP pour ce type de produit ?
    Etc…

  14. julien bonnetouche says:

    Je crois que tout le monde est d’accord pour dire que personne ne bat l’ indice sur le long terme.
    Alors pourquoi se fatiguer à utiliser d’autres supports , si ce n’est pour les commissions des intermédiaires.et les individus qui cherchent à se mettre en valeur.
    Par contre acheter et vendre l’indice oui.

    Et puis, on ne sait jamais ce que les gens magouillent derrière une action, à moins d’être initié !!!

  15. Monsieur Bonnetouche,

    Si je comprends vos propos, je pense que l’on ne peut comparer un indice qui est de construction comptable et non financière à une acquisition d’action. Investissement en action qui est un des moteurs de l’économie. L’on ne peut magouiller sur une action en direct alors que les indices sont à pondérer de l’influence de la règle comptable mark-to-market

    Bonne soirée

  16. Julien bonnetouche says:

    Bonsoir Monsieur Pire souhaiter investir dans l’économie est sûrement louable, mais je crois savoir que les cours de bourse pris individuellement peuvent être manipulés par ceux qui ont la main. ( dilutions OPA et autres etc …..) C’est un risque que l’investisseur non averti doit éviter si il ne veut pas faire en les frais partant du principe qu’il souhaite d’abord ne pas perdre d’argent.

  17. Monsieur Bonnetouche,

    Un cours de Bourse ne peut être manipuler dans le sens que vous décrivez.
    La dilution, l’OPA et autres font parties de la vie d’une action et sont encadrés par la réglementation. Au demeurant, ils ont une certaine capacité à être anticipés.
    Investir dans un indice n’est pas un acte de gestion, c’est un acte de dérision boursier, car l’indice est tout simplement factice. Ce qui est naturellement une possibilité autre que celle du choix d’investir dans l’économie.

    Pour information : Extrait de http://www.agencedecotationisr.com/agence-de-cotation-boursiere/cac-40.php
    Si l’on pondère l’évolution de la valorisation du CAC 40 du 2 janvier de 4689,39 à celle de ce jour du 21/11/19 de 5881,21 (5881,21 – 4689,39 = 1191,82) par le % de désinformation pris en référence ce jour de 98,84% (1191,82 – 98,84% = 13,82) cela donne une estimation du CAC 40 à 4703,21 (4689,39 + 13,82 = 4703,21) soit une hausse de 0.29%

    La faiblesse de cette hausse met en exergue l’importance d’une gestion active et réactive quotidienne des volumes de titres détenus en gestion. Sans cela, nous vendons et commentons des mouvements présentés comme « boursiers » qui n’ont aucune pertinence boursière ni financière générique. Plus de 90%, tel est le taux minimum quotidien de distorsion des réalités et possibilités financières. L’application non raisonnée de la norme comptable mark-to-market est notre « glyphosate ».

    • Mr Pire,
      Tiens donc, vous pensez que les cours de bourse ne sont pas manipulés.
      Un journal que vous connaissez bien dit pourtant le contraire, notamment avec le THF.
      L’AMF, certes, essaie d’y remédier, mais c’est un peu comme les décodeurs pirates de Canal + dans les années 80, les « escrocs » ont toujours une longueur d’avance.

      https://www.agefi.fr/financements-marches/actualites/hebdo/20151210/manipulations-autour-trading-algorithmique-144685

      • Bonjour Michel 2,

        Je connais l’Agefi Suisse et publiais dans l’Agefi Suisse.
        En ce qui concerne, l’Agefi France, je suis nettement plus dubitatif, car il m’avait accusé à tort d’avoir des investissements MADOFF et n’avait jamais pris la peine de prendre de renseignements avant leur publication. Ironie de l’histoire puisque je ne prône que les gestions dans les volumes ou avec une politique de valorisation comptable des lignes d’investissements adaptée (mark-to-model voire mark-to-comparison) si les volumes sont importants. Pour ma part, je pense que le futur scandale lors de la prochaine crise risque d’être les valorisations comptables des fonds communs de placement qui gèrent en dehors de toute cohérence de détention des volumes de titres par rapport à la faiblesse des volumes échangés quotidiennement et qui sont vendues à tort comme ayant un cours de Bourse alors que ce n’est qu’une valeur liquidative comptable n’ayant très majoritairement aucune réalité financière. Là où l’Agefi Suisse est professionnel, l’Agefi France est nettement plus commerciale. Point de critique, juste une autre culture.
        Bonne soirée. Aucune relecture n’a pu être faite. Désolé.
        Un extrait de l’article : « Le ‘quote stuffing’ est une façon très agressive de placer des ordres dans le carnet, la fréquence pouvant atteindre quelques dizaines de milliers d’ordres à la seconde, quand un moteur de passage d’ordres classique en traite tout au plus 200 par seconde »

        Où sont ces dizaines de milliers d’ordres à la seconde lorsque vous regardez les volumes échangés des titres usuels du Cac 40, Bel 20, SMI PR ? Dans ce domaine, je n’ai pas d’expérience. Cela dit, ce type d’opération peut passer par les dark pools (Bourses grises). Dark pools utilisés par de grandes maisons de gestion. Pour rappel, le dark pools est quasiment non régulé et permet de déclarer ce que l’on veut. Des maisons aux noms connus et au marketing agressif ne travaillent qu’avec, en majorité voir ont leur propre dark pools.
        Sur ce sujet, je propose aux professionnels de toujours poser la question par écrit en demandant une réponse écrite et d’informer le client s’il y a intervention de dark pools ou non dans la gestion. C’est une obligation professionnelle d’informer le client non averti s’il y a présence de prestataire non régulés. Bonne soirée. Etant en partance, je n’ai pas relu ce commentaire.
        S

        • Merci mais vous n’avez pas réellement répondu sur les manipulations des bourses excepté sur les dark pools où, comme le nom l’indique, tous les échanges et autres escroqueries sont autorisées puisque non contrôlées, à l’image de nombreux dérivés, à l’origine avec les CDS et les ventes à découvert, dixit Sarkosy à Toulon en 2008, de la crise des subprimes.

          • Bonjour Michel 2,
            Mais comment peut-on manipuler un cours de Bourse ? En divulguant des informations erronées qui feront réagir quelques acteurs du marché à la hausse ou à la baisse ? En divulguant des informations très favorables/défavorables (ou présentées comme telles par des news) à la société cotée ? En travaillant le cours à la fermeture pour lui donner une tendance haussière régulière ou baissière et travailler cette hausse ou/et baisse sur les marchés dérivés ? Dans la majorité des cas énoncés, la portée reste somme toute assez limitée, car sous un certain contrôle.

            Pour rappel, les volumes de titres significatifs font déjà l’objet d’une dérive légale d’exécution via l’utilisation de blocs de titres traités à un cours inférieur au marché. Technique de cours de gré à gré qui, bien qu’encadrée, reste des plus étonnants par la portée que cela a sur les marchés en cas de crise.

            La manipulation de cours ou de valorisation comptable à portée significative est extérieure et légalisée. Soit, comme pour les fonds communs de placement, en permettant une assimilation légale du cours de fermeture des Bourses comme une référence comptable et financière pertinente de valorisation et d’information pour tous les titres, d’une même société, et cela en dehors de toute réalité financière de l’offre/demande, soit par l’échange de blocs de titres à un cours inférieur au marché, mais qui restent valorisés au cours du marché dans les OPCVM, etc..
            Selon mon analyse et mon expérience, l’effet manipulation de cours est surtout informationnel et mimétique.
            Et si la manipulation de cours n’était qu’une optimisation majoritairement légale, comme il peut y en avoir dans d’autres domaines, avec des variations de prix et de valorisations comptables dues à l’optimisation de textes juridiques et fiscaux.

            Toute autre manipulation a ou aurait de forte de chance d’être découverte. Ceci n’est qu’un avis. Excellente journée.

            • « Dans la majorité des cas énoncés, la portée reste somme toute assez limitée, car sous un certain contrôle. »
              Allez dire ça à ceux qui avaient du AB Science en 2017. Ce n’est qu’un exemple.

              • Monsieur, Aujourd’hui AB Science à un flottant de 25 539 343 de titres pour un total de titres de 43 403 433 (Source grand public Boursorama) pour un volume échangé de 88 351 titres soit 0,344% du flottant vendredi avec une hausse annoncée de 6,10% vendredi rien que ces chiffres vous démontrent que ce titre est un titre spéculatif qu’il faut gérer quotidiennement. Ce cas ne relève en rien de mon propos … Si ce titre est vendu sans gestion quotidienne des volumes de titres….. 6,10% de hausse dont seule une partie des 0,34% du flottant a été échangé à ce cours. Cours pris comme référence financière pour les 100% de titres c’est-à-dire 43 403 433 actions. Là vous avez un exemple concret des propos tenus. Merci pour votre remarque. Excellent week-end.

                • « AB Science effectue ce jour une mise au point, suite à un article de la veille concernant l’enquête en cours de l’Autorité des marchés financiers. Ainsi, le groupe a pris connaissance de l’article publié hier dans le journal ‘Les Echos’ concernant une enquête de l’AMF relative à l’information financière et au marché du titre AB Science.
                  […]

                  Selon Les Echos, le gendarme français des marchés financiers « soupçonne la biotech et quatre de ses dirigeants d’avoir cédé des titres avant une importante annonce susceptible de faire chuter le cours de Bourse ». Des perquisitions auraient été réalisées dans les locaux parisiens de l’entreprise, selon le journal. »

                  Je me souviens très bien de ce jour là. Vers 17h, quelqu’un à posté sur différents forums très fréquentés de Boursorama (CAC40, Politique, Orange, Peugeot, …) une alerte : « Si vous en avez, larguez vite vos AB Science, demain, ils vont annoncer le blocage de leur tests de phases par l’AMF »… Le lendemain, le cours de l’action chutait de 50%, et un peu plus tard, on apprenait que le principal dirigeant avait vendu pour 200 000€ d’actions un peu avant.

                  Comme disait Julien, « Et puis, on ne sait jamais ce que les gens magouillent derrière une action, à moins d’être initié !!! ».

                  J’évite comme la peste ce genre de petite capitalisation.

                  • Merci pour ces informations. Cela dit, il est essentiel que les petites capitalisations trouvent des acquéreurs et des spéculateurs. Les entreprises ne sont pas en cause. Dans certains cas, la presse dans ce type de dossier devrait pouvoir être poursuivie, car elle ne peut ignorer les effets sur les marchés financiers de leurs articles, lorsque ces derniers relèvent de la délation et font preuve d’absence de prise en compte des effets de leur publication. J’ai eu à connaître cela, alors qu’aucun journaliste ne nous avait appelé et ont tous publié des mensonges. C’est malheureusement la stricte réalité. Il faut raison gardée. Si la Bourse est primordiale dans notre système financier, elle ne pourra assumer son rôle qu’entourer de prestations médiatiques financières professionnelles et RESPONSABLES à tous les niveaux. Pour cela, l’ensemble des métiers et des professionnels doivent assumer les conséquences directes et indirectes des publications et des délations. Le temps est certainement venu du retour à des prestations et des analyses professionnelles des réalités boursières. Je ne doute pas que tôt ou tard l’ouverture de ce blog en fasse un blog de référence. Excellente fin de journée.

                  • Au lieu d’AMF, lire ANSM. Désolé pour la coquille.

            • Comment peut-on manipuler les cours de bourse ?
              Où vous faites l’ignorant, où alors, il faut vous mettre à la page!

              Vous me semblez un homme cultivé et raisonnable, aussi, si en ces soirées maussades d’automne, vous avez un peu de temps de lecture, je vous suggère cet essai sur les manipulations de cours et notamment celles induites par le trading robotisé haute fréquence. »

              https://mja-assas.fr/wp-content/uploads/Trading-haute-fr%C3%A9quence-et-manipulation-de-cours_St%C3%A9phane-DANIEL_2012.pdf

              Extraits:
              « La nature du trading haute fréquence est une alliance entre un trading tout à fait traditionnel et les innovations technologiques les plus récentes. A ce sujet, la définition du THF de l’ESMA traduite de l’anglais est particulièrement complète21 : « activité de trading utilisant une technologie algorithmique sophistiquée pour interpréter les données de marché
              et, en réponse, mettre en œuvre des stratégies de trading résultant généralement en l’émission
              d’ordres à très haute fréquence et leur transmission en des temps de latence extrêmement
              réduits. Ces stratégies consistent le plus souvent en une tenue de marché non contractuelle ou en arbitrage sur des horizons à très court terme. Elles impliquent une négociation essentiellement pour compte propre et un dénouement des positions à la fin de chaque séance. Ainsi est-il possible de retenir les deux grands critères caractéristiques qui
              différencient le THF du trading traditionnel : le recours à la technique (A) et le recours à la vitesse (B) [….] »

               » …Tout d’abord, il s’agit de la colocation, qui est un procédé par lequel un acteur du THF va tenter de se rapprocher au plus près possible des serveurs de l’entreprise de marché, afin de raccourcir la longueur des câbles transmettant l’information et de gagner quelques secondes, microsecondes ou millisecondes sur les concurrents. Il ne s’agit là, ni plus ni moins, que de la reprise de la pratique qui consistait pour les courtiers à payer plus cher l’emplacement situé à
              proximité de la corbeille35. Ainsi est-il de notoriété publique que les mètres carrés les plus onéreux des grandes capitales se trouvent à proximité immédiate d’une entreprise de marché.
              Les entreprises de THF n’hésitent plus à investir des sommes faramineuses pour gagner une fraction de secondes sur le reste du marché. Là où certains constatent une perversion du système, d’autres estiment que la colocation n’est que l’aboutissement d’une avancée technologique. »

              « Troisièmement, les prises de position sont éclairs en ce sens que
              l’émission d’un ordre est le plus souvent immédiatement annulée. Le ratio d’annulation peut
              ainsi atteindre plus de 99% pour une seule et même entreprise. L’annulation constitue parfois
              le reflet d’un changement des conditions de marché, mais reste le plus souvent inhérente aux stratégies mises en œuvre, comme la détection d’anomalies ou de tendances de marché.
              Chaque ordre est alors un test, un sondage, permettant de mettre à jour une transaction qui
              sera réalisée aux meilleures conditions.
              Ces éléments amènent certains à penser que le THF
              atteint aujourd’hui les limites physiques de la diffusion électronique de l’information »

               » Pour un exemple tout à fait majeur, il est possible de citer le krach éclair du 6 mai 2010 aux Etats-Unis. Ce jour, entre 14h35 et 14h47, heure de New York, l’indice Dow Jones s’est effondré d’environ 9% sans raison apparente, avant de recouvrer son cours habituel. En 8 minutes, plus de 1000 milliard de dollars ont été perdus ….. Les conclusions du rapport sur l’effet exact du THFrestent prudentes mais précisent clairement que, dans des conditions de marchés difficiles,
              l’interaction entre algorithmes peut avoir pour effet d’éteindre la liquidité disponible et
              provoquer de profonds désordres sur les marchés, résidant notamment dans une volatilité
              exacerbée. »
              Etc.

              • Suite extrait:

                 » Ensuite, le THF suscite de très forte réaction sur la question du risque pour l’intégrité
                des marchés du fait de nouvelles possibilités d’abus de marché. Les stratégies de trading
                algorithmique ultra rapides laissent entrevoir un renouveau des pratiques abusives, qu’il
                s’agisse d’opération d’initié, de diffusion de fausses informations ou de manipulation de
                cours. Dans chacun des cas, la répression traditionnelle des abus de marché n’avait pas
                envisagé avoir affaire à une telle innovation technologique et financière. Il en résulte que les
                cas litigieux sont à la marge du licite et de l’illicite. A ce titre, il est permis de citer quelques
                illustrations. Premièrement, peut-on penser que la pratique des ordres flash ressort du champ
                de la prohibition des opérations d’initié 60? Dans ce genre de situation, un ordre est transmis
                prioritairement par l’entreprise de marché à quelques membres de marché, pendant une
                fraction de seconde, sans que le reste du public n’en soit informé. Les membres de marché
                pourraient semble-t-il être qualifiés d’initiés effectuant des transactions sur le fondement
                d’une information privilégiée61
                . Deuxièmement, peut-on estimer qu’un trader à haute
                fréquence transmettant des ordres pour compte de tiers puisse, du fait de sa rapidité, en tirer
                profit pour effectuer une opération inverse en compte propre ? S’agit-il alors d’une pratique
                de front running interdite62? Troisièmement, peut-on qualifier l’émission d’ordres à la
                milliseconde avec annulation immédiate subséquente comme une diffusion de fausses
                informations sur le carnet d’ordre 63? Les quelques exemples sus évoqués permettent de constater l’insuffisance de régulation propre aux possibilités nouvelles offertes par le THF et l’existence d’un risque accru et nouveau pour l’intégrité des marchés.  » …

                • Et pour conclure:

                  « «Eh ! Bien, écoute-moi ;
                  N’en dis rien au public ; garde ceci pour toi : la bourse, selon vous, ô gens de la campagne, est un jeu comme un autre, où l’on perd ou l’on gagne ? Point.
                  Les joueurs y sont partagés en deux corps :
                  Les faibles dans un camp, et dans l’autre les forts ; grâce aux gros bataillons qu’ils tirent de leur caisse,
                  Ceux-ci font à leur choix ou la hausse ou la baisse, si bien que l’un des camps, étant maître des cours,
                  toujours gagne, pendant que l’autre perd toujours.»

                  • Bonjour Michel 2, Mon propos a toujours été sur les Bourses officielles régulées. Un extrait de votre propos « Ces stratégies consistent le plus souvent en une tenue de marché non-contractuelle ou en arbitrage sur des horizons à très court terme. Elles impliquent une négociation essentiellement pour compte propre et un dénouement des positions à la fin de chaque séance. » » Comme indiqué dans une de mes réponses, les Dark Pools dites Bourses grises permettent de faire des opérations flash. Ces opérations sont des opérations d’optimisation du facteur temps qui relèvent de la micro seconde voire nano seconde. Mon propos concerne les opérations non-flash. Dans le cas des opérations flash, il n’y aurait pas manipulation de cours mais optimisation technique avec des risques systémiques financiers des plus importants et dangereux. Concernant les opérations flash, si les autorités de marchés voulaient agir, elles le pourraient. La plus flagrante « manipulation » financière et la plus dangereuse est l’utilisation légale et abusive de la valorisation comptable des OPCVM vendue comme ayant une contrepartie financière au cash investi. Là, vous avez un risque systémique des plus importants et une occasion pour les Banques de reprendre les parts de marché de la gestion de patrimoine qu’elles ont laissées partir dans mes années 80. À votre avis, combien de professionnels vérifient et effectuent réellement leurs diligences en contrôlant les réalités financières des valorisations comptables des FCP ? Tocqueville et La Financière de l’Echiquier avaient été les deux premières sociétés de gestion à agir en fermant des fonds pour cause d’actif en gestion trop important par rapport aux volumes échangés sur les marchés. Là, quelques années après, ces sociétés sont reparties dans l’arène et aujourd’hui les fonds communs de placement restent vendus comme ayant une équivalence financière au cash investi alors que dans plus de 99 %, ils n’en ont aucune. C’est comme si l’on vendait des antibiotiques constitués à plus de 99% d’aspirine trafiquée. Là est le risque professionnel (non couvert par les assurances RCP et autres) des professions financiers. Là est l’opportunité pour les professionnels de se différencier dans un premier temps, et la prochaine crise arrivée, de prendre les parts de marché.

                    • Le post reposait essentiellement sur la manipulation de la bourse avec le Trading haute fréquence, vous n’en parlez pas!
                      Imaginez que s’approprier à prix d’or l’immeuble le plus près (en temps de transit de l’information) pour bénéficier d’un accès premier aux serveurs d’Euronext, n’est pas une manipulation est une vue de l’esprit qui m’étonne !

                    • Bonsoir Michel 2,

                      La réponse à votre propos ci-dessous est dans mes précédentes réponses. Les opérations trading haute fréquence font parties des opérations flash mentionnées dans mes réponses. Les opérations THF sont des opérations qui se font excessivement rapidement et qui « jouent » sur des écarts de cours momentanées. C’est de l’optimisation technique.

                      Bonne soirée

                      Christian PIRE

                    • Bonsoir Mr Pire,
                      Je vous trouve conciliant envers ces « optimatiseurs techniques ».
                      Pour ma part, s’agissant de techniques accessibles à une minorité (de riches qui plus est), je vois cela comme de la (haute) manipulation, mais chacun sa vision de ces choses !
                      Bonne soirée

                    • Bonjour Michel 2,

                      Malheureusement, je ne suis pas conciliant car ils sont une réalité technique. De ce fait, sauf à changer la législation .. vous posez une question technique, il y a une réponse technique. Là où je ne suis pas conciliant, parce qu’il n’y a pas à l’être, c’est sur les valorisations comptables des fonds communs de placement vendues comme une contrepartie égalitaire à un investissement financier. Dans ce cas, vous avez un cas flagrant de situation dolosive pour les épargnants non avertis et l’Etat.
                      Si les professionnels n’y prennent garde, demain risque d’être douloureux.
                      Merci pour analyse. Bonne journée.
                      Christian PIRE

                    • Bonjour Mr Pire,

                      Quant on en est à acheter un immeuble, à prix d’or, pour gagner 1ms (milliseconde= 1/1000ème de seconde) sur des milliers de transactions qui sont annulés dans la ms suivante, vous pouvez appeler cela une réponse/réalité technique, moi, en revanche, j’appelle cela un abus de position dominante qui rapporte des milliards au détriment des autres moins bien positionnés, avec intention (annulations en cascade la ms suivante) de « diriger » le marché vers le dominant!

                      Je dis diriger, je devrais dire manipuler.
                      Ne vous étonnez pas que le péquin français qui a compris cela, soit frileux d’investir en bourse !
                      Ceci explique aussi probablement pourquoi l’autre péquin américain est plus intéressé par les trackers que par l’investissement en direct de valeurs boursières.
                      Bonne journée

                    • Michel 2,
                      Si je suis en accord avec votre sentiment, je n’en reste pas moins un professionnel qui doit faire avec les réalités du THF. Ne pouvant me battre contre le THF, je préfère agir sur ce qui peut être changé rapidement, touche l’ensemble des épargnants et des Etats, à savoir : l’assimilation des valorisations mark-to-market des OPCVM à des prix financiers réalisés ou réalisables. Au demeurant, si ces changements sont réussis cela évitera nombre de problèmes de responsabilités pour les professionnels et pertes pour les épargnants. Merci. Bon après-midi.

  18. Guillaume FONTENEAU says:

    Comment quants et QE ont ébranlé le culte du stockpicker

    https://www.ft.com/content/489345c6-0c6b-11ea-bb52-34c8d9dc6d84

    google traduction :

    Les investisseurs actifs voient leurs stratégies automatisées alors que les alternatives passives sont moins chères

    La start-up londonienne Havelock tente actuellement de mettre au point un algorithme imitant Warren Buffett. De telles tentatives contribuent à saper ce qui était autrefois une caractéristique marquante du paysage des investisseurs: le culte du sélectionneur d’étoiles.

    À la fin de 2013, des universitaires du géant des fonds informatiques AQR ont mis en ligne un article de recherche intitulé « Alpha de Buffett » . Cet article a expliqué que les rendements de l’investisseur légendaire s’expliqueraient en grande partie par l’achat d’actions de qualité, bon marché, sûres et de grande qualité. puis en utilisant la dette au jus retourne.

    Les implications étaient potentiellement énormes. Malgré toute la mystique qui entoure la stratégie d’investissement du Sage d’Omaha , une grande partie de celle-ci pourrait apparemment être reproduite par une machine scrutant le marché des actions présentant de telles caractéristiques. AQR a lancé un fonds qui appliquait cette approche à un vaste panier d’actions mondiales.

    D’autres entreprises quantitatives se joignent à nous; La start-up londonienne Havelock tente actuellement de mettre au point un algorithme imitant M. Buffett. De telles tentatives contribuent à saper ce qui était autrefois une caractéristique marquante du paysage des investisseurs: le culte du sélectionneur d’étoiles.

    Le marché haussier des actions depuis une dizaine d’années, alimenté par des trillions de dollars d’achats d’actifs par la banque centrale, a également menacé ces vantaux opérateurs, ce qui a renforcé l’attrait des fonds de suivi indiciels peu coûteux. Repérer des actions à des prix défiant toute concurrence a été une stratégie de duff par rapport à l’achat et à la conservation d’actions déjà existantes ou d’entreprises technologiques à croissance rapide.

    En conséquence, beaucoup d’anciennes stars ont retrouvé un air résolument ordinaire.

    «Les sélectionneurs d’actions n’ont tout simplement pas performé et c’est la raison pour laquelle les investisseurs se retirent des gestionnaires actifs», a déclaré Kevin Arenson, directeur des investissements de Stenham Asset Management, qui investit dans des fonds de couverture.

    Des gestionnaires tels que Jeff Vinik de Fidelity , Bill Ackman de Pershing Square et David Einhorn de Greenlight Capital aux États-Unis, Neil Woodford de Woodford Investment, Anthony Bolton de Fidelity et Peter Davies de Lansdowne au Royaume-Uni comptent parmi les personnes qui ont développé un fort succès parmi les investisseurs.

    Ces années ont été difficiles pour ces gestionnaires de renom, en général. La société de Neil Woodford est en train de fermer ses portes après une enquête très médiatisée , le fonds phare de M. Davies est sur la voie de sa troisième année civile de pertes sur quatre, et la performance de M. Ackman se redresse après plusieurs années de pertes.

    Le sélectionneur d’actions du mois dernier, Jeff Vinik, est devenu la dernière star à jeter l’éponge , clôturant son fonds de couverture et affirmant qu’il était difficile de persuader les grandes institutions de mettre de l’argent avec lui. Jonathon Jacobson a annoncé qu’il clôturait son fonds de couverture de 12 milliards de dollars, Highfields Capital Management, l’année dernière, après deux décennies d’activité.

    «C’est tellement difficile», a déclaré Kerr Neilson, fondateur de la société de sélection de titres Platinum Asset Management basée à Sydney, qui dispose d’un actif de 24 milliards de dollars australiens. Les sélectionneurs d’actions, qui s’intéressent souvent dans des secteurs sous-estimés du marché, auraient eu tendance à être moins bien placés dans des actions américaines performantes que les fonds passifs et ont donc été «préordonnés à sous-performer», a-t-il déclaré. « Cela nous a coûté beaucoup d’argent dans un sens relatif. »

    Les frais que ces fonds peuvent imposer ont été touchés. La commission de performance moyenne pour les fonds spéculatifs, un substitut approximatif pour les sélectionneurs d’actions, est passée de 19,1% au début de 2008 à 16,4% au deuxième trimestre de cette année, selon le groupe de données HFR. Cette baisse correspond à peu près à la moyenne de tous les fonds de couverture, mais elle est beaucoup plus abrupte que celle des fonds événementiels, l’autre stratégie axée sur les actions.

    Certains éleveurs se sentent maintenant comme une espèce en voie de disparition. Selon les données de JPMorgan et du hedge fund Lucerne Capital, un dixième seulement du volume des transactions sur le marché américain des actions provient désormais d’investisseurs fondamentaux, les produits dérivés d’indices et les fonds passifs restant en majorité. Lucerne est l’un des rares sélectionneurs d’actions à avoir battu l’indice cette année, avec un gain de 43% jusqu’à présent.

    David Scarozza, responsable des actions chez Commonfund, une société de gestion d’actifs au service d’organisations à but non lucratif, a déclaré qu’il n’était plus disposé à payer des frais de gestion pour des idées simples auxquelles il pourrait facilement accéder via un indice. « Nous avons besoin d’un sélectionneur d’actions actif qui fasse plus que simplement nous exposer à la valeur ou à la dynamique », a-t-il déclaré.

    D’autres responsables de la vieille école, tels que M. Einhorn, ont refusé de l’appeler un jour alors qu’ils souffraient de nombreux départs. Les dépôts réglementaires ont révélé que les actifs de Greenlight ont plus que réduit de moitié depuis la mi-2018, à 1,8 milliard de dollars, après que le fonds de couverture eut enregistré sa plus mauvaise performance de l’année dernière. Il y a cinq ans, il gérait environ 12 milliards de dollars.

    De leur côté, les sélectionneurs d’actions affirment que de telles pressions vont s’évanouir au fil du temps, de simples stratégies telles que l’achat du secteur de la technologie n’ayant plus aucun succès.

    «Il semble qu’aucun gestionnaire ne puisse plus choisir d’actions, alors pourquoi ne pas simplement acheter l’indice?» A déclaré George Mussalli, directeur des investissements pour les actions chez la société d’investissement panAgora basée à Boston. Il croit que le fait d’être un gestionnaire actif est un «sale mot» maintenant. « Mais nous sommes juste dans un cycle où les grandes capitalisations ont surperformé. »

    M. Neilson de Platinum est d’accord. «En fin de compte, vous avez besoin d’une allocation de capital informée», a-t-il déclaré. «Nous sommes en sécurité. Nous ne sommes pas éteints. « 

    • julien bonnetouche says:

      Bonjour Guillaume,

      L’intelligence artificielle est vouée à un avenir qui va bientôt nous dépasser tous, sa fiabilité, évitant les écueils émotionnels des humains et ce dans peut être 90% de nos actions habituelles.

      Un exemple en matière boursière : beaucoup de gérants sont sortis du marché autour de février dernier (le CAC vers 5200) car ils n’en pouvaient plus des sollicitations et des angoisses de leurs clients ou des leurs, après la descente aux enfers de fin 2018.
      C’était une mauvaise idée basée sur des réactions émotionnelles.

      Une IA ne l’aurait surement pas fait.

      Mais l’éventail des possibilités d’action de l’IA s’étend à tous les domaines d’activités humaines y compris les sciences humaines ( RH) avec un degré de fiabilité en passe de devenir bientôt supérieur aux possibilités de l’individu.
      (Et nous n’en sommes qu’au début)

    • Ce que dit ce texte en creux, c’est que lorsque la main immanente (chez nous, Mario Draghi) distribue les saumons, il est difficile pour le bon pêcheur de faire mieux que l’ensemble des pêcheurs (le marché). Sauf à prendre des risques inconsidérés (pêcher au bord des chutes) ou passer dans l’illégalité (pêcher à la dynamite).

      On voit le bon pêcheur quand le poisson se fait rare.

  19. julien bonnetouche says:

    Merci M. Pire pour ces explications (un peu techniques)
    Mais, si je prends un tracker de capitalisation j’évite ces inconvénients ?

    • Monsieur Bonnetouche,

      Ah bon !
      Connaissez-vous les limites de la zone de pertinence de votre tracker dans le cas des extrêmes ?
      Au-delà de cette remarque, vendre un tracker ne peut se faire que pour une clientèle REELLEMENT avertie…ce qui supposerait que nous professionnels puissions être avertis par l’information transmise et en capacité de tout comprendre. Je vous propose d’essayer. Attention aux réalités juridiques. Si j’interviens souvent sur le point juridique c’est parce que j’en ai fait l’expérience pendant 10 ans sur une simple délation mensongère d’un commissaire aux comptes. Commissaires aux compte qui avait fait une erreur d’input. Cela pour en arriver en Cours de cassation à une reconnaissance « Il n’y a rien dans ce dossier. Ce dossier n’aurait jamais dû être ». En attendant…. Cela dit je remercie Madame la Présidente, les Juges, Monsieur Le Procureur ainsi que les avocats de la partie adverse qui sont restés totalement dignes et droits.
      De mon expérience, il faut que vous partiez du principe qu’en cas de poursuite après un krach (ce qui pourrait arriver), vous puissiez prouver votre bonne foi et vos PARFAITES explications à votre client sur les réalités des investissement.
      Merci pour votre remarque.

      • Investissements avec un S que j’ai oublié en fin de commentaire et de rajouter à ce commentaire de fin « vos PARFAITES explications à votre client sur les réalités des investissement ET QUE VOUS PUISSIEZ PROUVER QUE VOTRE CLIENT ETAIT EN CAPACITE DE TOUT COMPRENDRE. C’est primordial en cas de problème.
        Merci

  20. Perso n’y connaissant rien j’ai le raisonnement suivant Les arbres ne montent pas au ciel et 6000pts actuels du CAC40 semblent spéculatif .J’ai lu que la valeur normale du CAC40 se situerait vers 4800/5000pts.De toutes façons tout crach boursier vient des USA et un nouveau crach semble dans l’air du temps si on lis la presse spécialisée.j’ai donc ouvert un PEA ,mis 80€ dessus et j’attend avec mes 20000€de liquidité que le CAV 40 soit au fond du trou ……

  21. julien bonnetouche says:

    Léon, (et Michel)

    Je vais rebondir sur votre commentaire intéressant pour développer un peu :
    Une chose est vraie : « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel »

    le reste de vos propos demande plus de réflexion. Non pas de crash en vue. Pour cela il faudrait une remontée des taux qui n’est pas envisageable pour l’instant.

    Autant il était relativement simple de prévoir un CAC autour de 6000 pour cette fin d’année, autant aujourd’hui il est prématuré d’avoir des convictions pour 2020.( mais je pense qu’on y verra plus clair bientôt)

    En effet le CAC est disons actuellement valorisé correctement, et les 30% de hausse de cette année doivent être relativisés en tenant compte de la baisse de 20% de la fin de l’année 2018.

    Nous étions à 5500 une bonne partie de 2018, ce qui réduit, la hausse actuelle à 10% environ.

    Il y a donc un potentiel de hausse encore de 10% en 2020. peut être un peu plus.un peu au delà des 6500. Et sans tenir compte d’un éventuel transfert des obligations vers les actions qui aurait un effet démultiplicateur.

    Mais pour cela, il faut que les choses se poursuivent sans trop de heurts :

    les taux doivent rester bas, Trump et les chinois doivent finir par trouver un accord correct, l’Europe doit trouver un moyen d’une relance modérée (budgétaire ou un redémarrage de l’industrie allemande même à minima)

    Et c’est ce qui a le plus de probabilité de se produire.

    Mais comme au delà se 6000/6200 sur le CAC, il ne s’agirait plus de rattrapage mais de valorisation un peu supérieure, aucun grain de sable ne doit venir faire dérailler la machine.

    L’élément essentiel étant l’accord sino/américain.

    En fonction de la nature de celui ci, nous pourrons estimer la teneur de reprise mondiale possible.
    Par exemple, plus l’accord est large, plus l’impact sur l’Allemagne sera important, et par ricochet sur toute la zone euro.
    C’est sans doute ce qu’espèrent les allemands et explique leur attentisme pour une relance budgétaire dont ils auraient pourtant besoin ne serais ce que pour rénover leurs infrastructures.
    mais les allemands sont comme ça : ils n’aiment pas dépenser leurs sous !!

    Il ne faudrait pas non plus qu’il y ait surchauffe et que les taux remontent !! mais c’est assez peu probable, car l’économie mondiale est en phase de ralentissement progressif . c’est l’aboutissement d’un cycle commencé depuis 40 ans.

    il ne faudrait pas non plus qu’il n’y ait pas d’accord du tout. La aussi c’est peu probable parce que Trump en a besoin.

    Mais rien ne nous dit qu’ils vont trouver cet accord dans les jours les semaines qui viennent comme tout le monde semble l’attendre. Tant mieux si cela se produit et fait démarrer l’année en trombe, mais cela peu aussi très bien attendre le printemps peut être même le début de l’été 2020 puisque l’élection américaine est en novembre.

    Dans cette hypothèse, nous pourrions avoir des remous boursiers pendant quelques mois encore. (C’est là que ceux qui cherchent à rentrer sur repli pourraient le faire avantageusement)

    Mais de mon point de vue le max de baisse possible serait de l’ordre de 5/10% avec un très fort support vers 5450. Un autre vers 5650.

    • Merci Julien pour ce « roman » de hausses, verrons bien si vos prévisions se réalisent.
      Pour ma part, vous savez que je suis bien moins optimiste mais sur un pas de temps différent, laissant de fait la possibilité que 2020 ne soit pas pire que 2019.

      S’agissant des grains de sable, nous en avons à peu près un par semaine actuellement, avec un gros tous les 1 ou 2 mois (Impeachment américain pour novembre).

      En tous cas le tas (de sable) grossit de plus en plus et ça, c’est comme la neige, plus il y en a plus l’avalanche est désastreuse! 🙂 🙂

      • Je ne crois pas à l’impeachment. Je crois beaucoup plus au départ de Merkel. Elle veut finir sur un accord avec les Chinois. Le SPD ET la CDU n’en veulent pas. Tout cela se cristallise autour de la 5G et ouaoué. Et une fois Merkel out, quelle que soit la majorité allemande, et avec les pays de Visegrad, derrière, plus Von der leyen à la tête de la commission, on verra ce qu’il restera comme marge de manœuvre à Christine.

    • @Julien
      Votre scénario paraît assez plausible sauf gros grain de sable inattendu. Mais c’ est clair que ce sont les US/Chine qui donnent le tempo.
      Savez vous pourquoi le CAC à perdu 20% brutalement sur la fin 2018?

  22. Julien bonnetouche says:

    Effectivement ce que je raconte. est pour 2020. ( ce n’est déjà pas évident) 2021 c’est trop loin. !!! L’impeachment ne semble pas possible.👎😊 le sénat ne le votera pas. Et puis même les démocrates c’est toujours bon plus les bourses 🤑

  23. julien bonnetouche says:

    Didier, ( et tous)

    Oui, c’est d’abord la guerre commerciale (qui commence autour de mars 2018)et qui a cassé la hausse qui était bien partie en début d’année 2018. Sans cela les 6000 auraient surement été atteints en 2018.

    Mais en Novembre la FED a décidé de remonter les taux, et cela a été fatal aux marchés qui sont tombés d’un coup ( le CAC à 4500) fin décembre.

    Mais tout début janvier ( vers le 8/01/19) J Powell voyant les dégâts est intervenu pour dire qu’il revenait sur cette décision. A partir de là on savait que ça irait mieux.

    Tout cela montre bien que les taux ne peuvent pas remonter avant qu’il y ait une reprise générale forte.

    Il faudrait qu’il y ait un accord commercial chine /US vraiment large, englobant la propriété intellectuelle, et encore …. La guerre entre la chine et l’occident, est d’abord de nature philosophique sur la conception de la liberté individuelle, qui n’existe pas en Chine.( ce n’est pas à cause du communisme, mais le communisme a pu prospérer là bas parce que les chinois sont dans cet esprit là)
    On voit le problème de Hong kong.
    Et c’est à cause de cela, que l’avance de la Chine en matière d’intelligence artificielle, qui nécessite le partage de ses données avec la communauté, ne va cesser de s’accroitre.

    Or un nouveau cycle de croissance mondial ne pourra réellement redémarrer qu’au moment où l’innovation de rupture qu’est la révolution digitale battra son plein.
    On y vient doucement, mais les barrières sont nombreuses même au niveau des entreprises car cela nécessite une réorganisation des connaissances et de la pensée les hommes ( et femmes) qui y travaillent.

    C’est le vrai challenge des années devant nous, et peu encore l’intègrent, justement parce que l’évolution des techniques va plus vite que la capacité d’adaptation des individus.

    Pardonnez moi d’avoir digressé un peu par rapport à votre question initiale, mais si on doit choisir aujourd’hui des secteurs où investir, il faudrait choisir des entreprises ayant franchi le pas de la révolution numérique dans tous ses domaines d’application.

    Tiens, il me vient une idée : personne n’a encore créé de fond consacré aux entreprises qui ont franchi ce cap ?

    • Je crois que ces fonds existent certainement. Les entreprises ayant passé ce cap sont souvent rencontrées au Nasdaq. Ont des visions très futuristes. Fabriquent les bases des outils de demain. Je ne citerai qu’une d’entre elles bien connue : Google. L’énergie mis par cette société pour développer leur infrastructure dépasse tout ce qui peut être imaginé. C’est dingo.

  24. @Julien,
    Merci pour votre reponse très claire sur l’ origine de la baisse en 2018.
    Votre digression est fort intéressante. Il importe en effet de comprendre comment le monde va évoluer dans l’ absolu et pour bien investir.
    A ce sujet comment voyez vous l’ evolution du monde du travail avec les progrès de l’ automatisation et de l’ intelligence artificielle ? De plus en plus de profession dites intellectuelle vont être impactees.
    Comment financer alors la protection sociale, les retraites, les services publics.?
    De surcroît si la richesse induite est captée par des géants aux USA et en Chine ?

  25. julien bonnetouche says:

    @ Didier

    Nous somme au moment de la troisième révolution industrielle, celle qui utilise comme nous le faisons tous, les nouvelles technologies de l’information et d’une manière générale tout ce qui relève de l’utilisation des ordinateurs dans le monde de l’industrie.

    Mais il ne s’agit là que d’une phase intermédiaire qui sera de courte durée, et qui correspond au basculement entre le monde de l’entreprise traditionnelle (que nous connaissons) et celui de l’entreprise du monde de la quatrième révolution industrielle.

    Celle ci aura recours à l’intelligence artificielle dans toutes les étapes des process que ce soit pour les objets fabriqués que des services qui y seront associés.

    Par l’entremise de la collecte des données, la plupart du temps venant de capteurs placés aux endroits stratégiques du corps et de l’espace urbain, ainsi que les réseaux sociaux , l’intelligence artificielle connaitra les individus, mais aussi les personnes morales, mieux qu’ils ne se connaissent eux mêmes, et seront à même de proposer services, objets, médicaments ou même processus complexes exactement adaptés aux situations, et ce en temps réel.

    Déjà des « essais quasi expérimentaux  » existent où l’on vous propose de trouver le partenaire idéal de votre vie ou l’orientation professionnelle la mieux adaptée à votre personnalité, et non en fonction de votre humeur du moment….

    Aucune intelligence humaine ne pourra entrer en concurrence avec ces » machines » dans ces domaines d’applications, qui selon toute évidence ne connaitront pas de limites.

    Et tout cela c’est pour demain. ( quelques années) et les progrès sont foudroyants.

    C’est ici que les GAFA et autres BATX montrent l’exemple et le chemin. La nourriture de l’IA ce sont les données : plus il y en a plus elle sont variées et changeantes, mieux l’algorithme de l’IA se porte.

    Ce qui caractérise des entreprises comme GOOGLE (que cite Philippe) c’est ce que l’on appelle l’innovation de rupture des entreprises du digital, qui s’oppose à l’évolution incrémentale des entreprises traditionnelles.

    Prenons un exemple pour comprendre :

    Lorsque Elon Musk en quelques années crée la Tesla et va dans l’espace au point de battre les autres fabricants de fusées, c’est parce qu’il « trouve » des formules complètement nouvelles.
    c’est risqué mais hyper-payant si l’on réussit Mais il faut le management également de rupture pour y parvenir.

    Lorsque l’on cherche à améliorer le rendement d’un moteur thermique, on a de bonnes chances d’y parvenir, mais cela ne change pas le monde.C’est le fait d’entreprises que restent sur un mode de management traditionnel très hiérarchise et « administratif ».

    Dans ce nouveau monde, les entreprises qui sauront créer les innovations de ruptures dévoreront les autres, et c’est d’ailleurs ce qui se passe déjà avec les GAFA.

    En face de cette situation nouvelle pour l’humanité, les peuples sont inégaux dans leurs possibilités d’adaptations :

    les chinois sont les mieux placés, car leur vison « confucéenne » de la société leur permet de mettre chacun au service se tous, en échange d’une entraide générale.
    Ils ne voient aucune objection à faire don de leurs données et acceptent que les caméras à reconnaissance faciale ( reliées à une IA) jugent leurs comportements par exemple.

    A l’opposé les européens sont les plus mal placés, ils se trouvent dans uns sorte de « suicide stoïcien » refusant de renoncer à la moindre part de leur liberté.
    La RGPD c’est nous. nous somme bloqués.

    Les américains sont entre les deux, du fait de leur dynamisme éthno-culturel et de leur atavisme protestant.

    Cela explique pourquoi les entreprises du numériques sont toutes aux US et en Chine.

    Si nous ne voulons pas être absorbés d’une manière ou d’une autre par ceux qui ont aujourd’hui la main, il nous faut donc réagir à toute vitesse, tant sur la plan individuel en se formant d’une manière adéquate, que sur le plan des entreprises qui doivent absolument se convertir aux nouvelles méthodes de management, et de recherche dans l’innovation.

    Maintenant pour répondre à votre question sur l’aspect social, il est évident que beaucoup n’arriveront pas à suivre le mouvement au moins pendant quelques dizaines d’années. L’adaptation des neurones humains est plus lente que ceux faits de silicium.

    C’est de toutes façons un monde différent qui nous attend, dans lequel on peut le supposer le pourcentage de gens au dessus du panier restera le même que par le passé, et d’ailleurs à l’autre extrémité ( les moins favorisés) ce sera pareil.

    le problème sera pour les classes intermédiaires, qui risquent de se retrouver plutôt tirées vers le bas( comme c’est déjà un peu la cas actuellement)

    Des filets sociaux seront plus nécessaires que jamais, mais on peut penser que globalement la société de demain sera plutôt créatrice de richesse dans un contexte déflationniste.

    Comme toujours chacun devra choisir sa place dans la société.

    • Pas mal Julien les projections !

      Je ne résiste pas en face de votre prose, de vous rappeler le post de Ronin dans un autre article:

       » Les salaires n’augmentent pas, les retraites sont sur la sellette, les nouvelles technologies précarisent l’emploi. Par conséquent, la reçette de grand papa pour s’enrichir grâce à l’effet levier de l’endettement ne fonctionne plus. Au même titre que l’acsenseur social et la mobilité.

      Les fonds euro, spécificité française de l’assurance vie, comme les produits règlementés subissent la pression des taux bas, revenant à un impot indirect sur l’épargnant, ce dernier tirant d’autant plus la langue qu’il subit l’érosion de l’inflation. Le produit préféré des Français risque en outre d’être gelé (Sapin 2) ou enseveli par des banques et assureurs en mauvaise posture. Comme beaucoup l’ont rappelé, il ne s’agit que d’un titre de créance.

      La bourse et les UC ad hoc. Plus on monte haute, plus le risque de délestage est important. certes, mais pour aller où ? Si Tudor jones entrevoit un bull market sur les trimestres à venir, les notions de valorisation étant à ranger aux oubliettes compte tenu du contexte très exceptionnel que nous vivons, un Ray Dalio anticipe exactement l’inverse : un effondrement. Il est vrai que le soutien en liquidités des banques centrales comme des taux bas favorisent ce phénomène. Mais n’oublions pas que 90 % du marché est géré par des robots. Le jour ou ces algos retourneront leur veste, c’est le précipice.

      L’immobilier devient hors de portée des ménages dans les grandes métropoles. S’endetter sur 30 ans parait déraisonnable pour des primo-accédants compte tenu d’un avenir hypothéqué. Les loyers suivent la même courbe, au point de gréver leur budget de façon toujours plus importante. Il est évident que cela finira par rejaillir sur la consommation. Et dans le cas d’une récession avec un droit du travail qui recule, on peut légitimement s’interroger sur leur règlement. SCI ou SCPI commerciaux, bien que moins surrévalués, auront à subir la même vague.

      Alors quoi ? Les métaux précieux et les oeuvres d’art ? Si effectivement ils permettent de se prémunir contre nos monnaies qui se dévalorisent – depuis le temps qu’on parle de l’explosion de la zone euro à terme, ce n’est pas toujours facile à vendre quand on en a besoin et fortement taxé dès qu’on en sort. Il est évident qu’une assurance, ça coûte.

      Bref, je ne vois pas bien comment nous pourrions nous en sortir. A défaut de visibilité, sans doute vaut-il mieux diversifier. Un peu de tout.

      Les vrrais gagnants de cette histoire, à part l’Etat qui achète du temps sur le dos des masses, ce sont les possédants, en particulier les baby boomers. Ils pourront à peu près conserver leur train de vie. Après moi le déluge. Evidemment les 1% des plus riches qui profitent de la multiplication des pains. Et que font ces derniers en ce moment ?

      Les family office voient 3/4 de leurs clients augmenter sensiblement leur cash. Qu’en font-ils ? Ils vont le planquer dans des coffres à Zurich ou ailleurs. Mais pas dans des banques. Il faut dire que ces dernières ont dû réduire drastiquement leurs réseaux. Curieux également d’observer que les insiders, ces patrons de grosses boites, commencent à récupérer leur mise. Donc, si vous ne faites pas partie des happy few qui disposent de fondations pour isoler ce qui est trop visible et de résidences sécurisées un peu partout sur la planète, vous avez sans doute du mourrons à vous faire.

      Je ne dis pas que la tempête est imminente, mais force est de constater que ceux qui détiennent le vrai pouvoir prennent leurs dispositions en sous-main. Que savent-ils que nous ne savons pas ? Ils ont les meilleurs experts, font et défont les rois, sont dans le secret des Dieux…. et pourtant ils ont la trouille. Peut-être n’est-ce que temporaire, mais il n’en demeure pas moins que cela devrait nous interroger : pourquoi ces ultra privilégiés qui investissent dans le temps long et bénéficient d’opportunités inaccessibles au commun des mortels, décident-ils de quitter en douce le navire ?

      Mon sentiment profond, c’est qu’après avoir fait le plein de façon éhontée pendant toutes ces dernières années, ils appréhendent que la pompe soit pratiquement à sec. Certes, cela peut prendre 6 mois, 1 an, 2 ans, que sais-je, mais il semble que ce que nous prenons pour acquis, le système, tel que nous le connaissons, touche à sa fin. Aussi se mettent-ils à l’abri de l’économie, des gouvernements, voire des populations. »

  26. leblogvoici says:

    Apres le conseil de choisir la super boite qui va performer sur les 50 prochaines années, vous avez oublié de conseiller d’ acheter au plus bas et revendre au plus haut ….
    Finalement je vais ouvrir un blog moi aussi :))))

  27. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    Mes propos ne s’opposent pas à ceux de Ronin.

    Il vont même dans le même sens, celui de l’élargissement de l’éventail des richesses :

    les « riches » seront de plus en plus riches, et cela d’autant plus qu’outre l’argent ils disposeront du pouvoir numérique, à peu près aussi différenciant qu’autrefois l’était la lecture pour la petite minorité lettrée, qui ainsi accédait seule à la connaissance.

    Je sais que beaucoup de « patrons d’entreprises » sont inquiets et préfèrent mettre leurs sous dans du « solide » qui resterait en cas de coup dur.

    Mais c’est une vision française, pessimiste parce qu’effectivement comme je l’écris ci dessus nous nous sommes mis volontairement hors du coup de la grande mutation technologique mondiale.

    Je suis personnellement plus optimiste, et la seule échéance qui m’inquiète c’est la possibilité de l’arrivée au pouvoir du RN avec un repli sur soi économique qui serait dramatique. Mais on en a déjà discuté et je sais que vous n’y croyez pas.
    ( A ce sujet la bourse risque de ne pas être au mieux de sa forme avant les élection de 2022 si il y a ne serais-ce qu’un petit doute)

    De mon point de vue le problème majeur des années avenir, c’est la paupérisation des classes moyennes, celle qui ont tout de même bénéficié des 30 glorieuses et encore quelques années après du fait de » l’amortisseur social français ».

    Ces gens là perdant la foi dans le contrat social de l’après guerre, et voyant leur niveau de vie se réduire, vont immanquablement voter de plus en plus pour un populisme de droite, suivant une démarche analogue aux « blancs pauvres » du middle west qui ont apporté leurs voix à Trump, parce qu’il avait su leur dire qu’ils comptaient à ses yeux.

    Ce phénomène me semble inéluctable si ce n’est en 2022 ce sera en 2027.

    Dans la réalité toute l’Europe est concernée mais a des degrés divers , en fonction des les trajets de paupérisation des différents pays.

    Par contre le reste du monde l’est beaucoup moins voire pas du tout ou très peu.

    • Julien, bonsoir,
      Mon propos était plus dans le sens de mettre face à vos projections futuro utopistes (pour certaines) la triste et vraie réalité de l’état de la France d’aujourd’hui, éditée par Ronin.
      Je pense que votre imagination futuriste, pour partie, peut être vrai mais devra inéluctablement passer par un grand Reset sous la ou les formes dont nous avons déjà largement parlé.

      S’agissant du reste:
      – un pays n’évolue pas ou très peu vite dans l’inquiétude, la crainte ou la peur que ce soit au niveau individuel ou au niveau des entreprises. Seule la confiance avec la liberté sont facteurs de progrès. C’est UN, sinon L’ échec de Macron (et de son prédécesseur) dans ces 2 domaines jusqu’à maintenant.

      – comme dit précédemment, sans modification législative avant 2022, le RN, dans un système majoritaire à 2 tours, n’a que très peu de chances d’arriver au pouvoir. Ceci n’empêchera pas, si le score est important, ce mouvement d’avoir une influence sur la politique menée par le vainqueur.

      – pour redonner de la vision politique et une croissance économique à notre cher pays, il faudrait un retour en force de la droite démocrate libérale avec un nouveau paradigme. Je pense qu’ils y travaillent (les nouveaux cadres) dans l’ombre, maintenant que les dinosaures ont été mis sur la touche. Souhaitons que ces nouveaux projets rapportent l’adoption pour une majorité de Français avec en première ligne les classes moyennes sacrifiées jusque là et sans qui, toute prospérité est illusoire.

      – l’euro et l’Europe technocrate et monétaire déraisonnée sont un frein à cet expansion. Je pense qu’après « l’amortissement » du Brexit qui démontrera à court ou moyen terme le bien fondé de cette séparation, les euro convaincus commenceront à se poser de sérieuses questions existentielles.

      Vive 2030 / 2040 pour un renouveau de notre vieux pays voire du continent !

      • Sans modif législative pas de RN en 2022. Assez d’accord mais faut pas oublier 3 autres points: 1) point soulevé par Julien à savoir paupérisation avec attrait vers le populisme 2) évolution de la communication du RN pour se placer en remplaçant des LR et autres mouvements de centre droit en quittant le discours haineux du vieux chef 3) évolution démographique naturelle avec des communautarismes en plein développement

        • Oui, vous avez raison, il y a (aura) plein d’obstacles mais notre système majoritaire à 2 tours est un véritable bouclier contre les populistes (au moins de droite extrême) au POUVOIR, contrairement à d’autres pays en Europe qui n’ont pas ce système et qui ont dû « s’allier ».

          Concernant le point 3, si vous voulez parler des communautés immigrées ou religieuses (musulmanes), je ne pense pas que celles-ci soient favorable au RN, mais peut-être me trompes-je ?

  28. Le Royaume-Uni a souvent anticipé les grands tournants de politique économique. À la fin du XIXe siècle, il prit ses distances avec le libre-échange ; après le krach de 1929, il inaugura les dévaluations compétitives en suspendant dès septembre 1931 la convertibilité de la livre en or ; après la Seconde Guerre mondiale, il servit de modèle pour la mise en place des États-providence dans la lignée du rapport Beveridge de 1942.

    En 1979, les réformes de Margaret Thatcher lancèrent le cycle de la mondialisation libérale. À l’inverse, les élections législatives du 12 décembre prochain marquent le retour en force de l’État et des dépenses publiques.

    Le Labour a des accents d’extrême gauche française, antisémitisme compris, et les Tories, en tête dans les sondages, s’érige désormais comme le nouveau «parti du peuple», suggérant ainsi la nécessité d’une forme de démocratie plus directe qui s’accorde mal avec le système représentatif britannique.

    Au cœur de ce nouveau populisme figure un discours inédit qui accuse le Parlement de Westminster d’être entièrement responsable de la paralysie constitutionnelle caractérisant le processus législatif britannique sur les modalités de la sortie du pays de l’Union européenne. Ce qui n’est pas faux.

    L’opposition libéraux vs socialistes est morte, il faudra vous y faire.

    Si les Tories gagnent, et mieux, si leur victoire est large, non seulement ils auront réussi le Brexit, mais encore une fois, ils feront souffler le vent du changement en Europe.

    • « Si les Tories gagnent ……réussi le Brexit …. » pour la partie LIBÉRALE et moins pour la partie conservatrice et « …. suggérant ainsi la nécessité d’une forme de démocratie plus directe qui s’accorde mal avec le système représentatif britannique. »

      Tout cela me va très bien !
      Si seulement les Gaulois pouvaient s’en inspirer !

  29. julien bonnetouche says:

    Michel,

    vous trouvez mes propos utopiques, mais moi je trouve vos projections politiques un peu trop confiantes notamment pour les présidentielles.

    Le, paysage politique français recomposé nous offre aujourd’hui le choix entre libéraux -pro-européistes d’une part et populistes adeptes d’un nationaliste protecteur à forte assise xénophobe d’autre part.

    Il ne faut pas oublier que les premiers ne rencontrent une véritable adhésion que dans 25 % des votants environ.

    les seconds rassemblent, outre les sympathisants d’extrême droite traditionnelles, pas mal de déçus de la gauche, de la droite traditionnelle, ainsi que tous ceux qui voient un danger dans la montée de l’islam en France. + les PRAF de Brice Teinturier.

    Tout cela fait aujourd’hui 45% de la population, il ne manque pas grand chose pour une majorité absolue.

    Et votre fameux « reset » et l’accroissement de l’appauvrissement qui en résulterait, et que vous attendez impatiemment, serait sans nul doute l’occasion rêvée pour convaincre les derniers récalcitrants de basculer !!!

    D’ailleurs le reset en question ferait probablement exploser la zone euro. Y avez vous pensé ?

    • Julien,
      Propos utopiques POUR certains, le discernement doit être noté!

      Quant au basculement de la France « d’en bas » notamment vers la droite plus ou moins extrême, même plus que moins, je ne pense pas vous avoir contredit, mais seulement dit qu’un système à 2 tours tel qu’il est institué en France aujourd’hui n’a que peu de chances de la permettre.

      Quant au « Reset », je ne dis pas que l’appauvrissement est une conséquence, bien au contraire mais une cause. Y a juste à regarder les livres d’histoire.

  30. Essayez de retrouver les programmes du RPR et de l’UDF pour les élections de 88, puis 95. Vous pourriez être surpris.

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