Les taux d’intérêt excessivement faibles et négatifs sont nuisibles et nous commençons à nous en rendre compte. Comme nous vous l’expliquions dans cet article « En 2020, Face à une politique monétaire nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique« , la politique monétaire actuelle et les taux d’intérêt qui l’accompagne sont destructeurs. Le réveil risque d’être douloureux si les taux d’intérêt n’augmentent pas rapidement.

En début de semaine, nous apprenions que la retraite par capitalisation aux Pays-bas était en grande difficulté et c’est les pensions des retraités qui devront probablement devoir être baissé dès le 01 janvier 2020. La faute aux taux zéro ! Dans un monde sans rendement, et encore davantage dans un monde à rendement négatif, la retraite par capitalisation n’a pas d’avenir. La démographie casse le modèle de la retraite par répartition ; La faiblesse des taux d’intérêt casse le modèle de la retraite par capitalisation.

Aujourd’hui, c’est Patrick ARTUS qui fait preuve d’un grand pessimisme pour l’avenir de votre assurance vie, si les taux d’intérêt n’augmentent pas rapidement. Selon les résultats d’une étude publiée sous le titre « La situation de l’assurance-vie européenne pourra entraîner une remontée des taux d’intérêt de la zone euro« , Patrick ARTUS estime que dans deux ans, il sera trop tard :

« Si les taux d’intérêt à long terme de la zone euro restent très bas deux années de plus avec le ralentissement cyclique et l’absence d’inflation, dans deux ans il sera trop tard pour les investisseurs en obligations de la zone euro, en particulier les assureurs-vie.

On ne change pas la règlementation et l’offre de produits en deux ans, et la faiblesse du rendement des portefeuilles obligataires dans deux ans peut conduire à des sorties très importantes de capitaux d’épargnant.

L’assurance-vie de la zone euro, comme d’ailleurs l’ensemble des investisseurs institutionnels de la zone euro, est essentiellement investie en obligations, ce qui est largement dû à la règlementation.

Si les taux d’intérêt à long terme restent aussi bas qu’aujourd’hui et si la règlementation ne varie pas, l’assurance-vie de la zone euro va être en grande difficulté : perte de clients, d’où nécessité de vendre à perte des actifs.

En deux ou trois ans, il est impossible de changer la règlementation ou de développer de nouveaux supports d’épargne. Il faudrait donc, pour soutenir l’assurance-vie de la zone euro, augmenter progressivement et dès aujourd’hui les taux d’intérêt.

Mais c’est impossible compte tenu des perspectives cycliques dans la zone euro. »

 

 

 

Comment pourrait s’organiser la hausse des taux d’intérêt pour limiter la casse pour l’économie ?

La nécessité d’augmenter les taux d’intérêt est évidente. Mais comment gérer cette remontée sans détruire l’équilibre fragile de l’économie. Remonter les taux d’intérêt brutalement, et ce sont les marchés financiers qui s’écroulent et la croissance qui s’éteint en l’absence de carburant financier.

La banque centrale Européenne à élaboré un début de réponse en début de semaine dernière : M. Draghi a déclaré que si les politiques budgétaires de la zone euro devenaient plus expansionnistes, les taux d’intérêt de l’euro pourraient remonter plus vite.

Le scénario est alors plus clair :

1- Il faut que les états abandonnent la discipline budgétaire pour relancer l’économie à coup de politique budgétaire plus expansionniste ; Ce pourrait alors le prétexte de la protection de l’envirronnement qui pourrait être utiliser pour justifier cette relance budgétaire (cf »En 2020, Face à une politique monétaire nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique« ) ;

2- La relance budgétaire pourrait alors autoriser une nouvelle pentification de la courbe des taux d’intérêt avec la baisse de l’aversion pour le risque, la baisse de la probabilité d’une récession, le retour des investisseurs vers les actions ;

3- et ainsi permettre à la BCE de remonter les taux d’intérêt afin de supprimer les effets destructeurs des taux d’intérêt trop bas (cf »D’où peut venir une remontée des taux d’intérêt à long terme de la zone euro ?« ).

 

Bref, les taux négatifs sont peut être encore plus destructeurs que les conséquences d’une hausse de ces même taux d’intérêt ! Entre deux maux, il faut choisir le moins mauvais !

A suivre…

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97 Comments

  1. Il va falloir choisir entre peste et choléra:
    Soit les taux restent proches de zéro ou négatifs et c’est la faillite à terme des systèmes de pensions,
    Soit les taux remontent et c’est la faillite de (la plupart) des Etats.

  2. jean claude says:

    Mme Merkel vous a déjà répondu concernant une relance budgétaire et des investissements en Allemagne c’est Nein! du moins tant qu’elle sera là
    Quant à augmenter rapidement les taux d’intérêts une autre conséquence serait d’accroitre notre taux d’endettement et avec l’Italie le risque de faire exploser en vol l’euro.Bonjour les dégats avec des gilets jaunes de nouveau sur tous les ronds points et à l’Elysée.

    • L’Allemagne et les Pays-Bas vont forcément pousser à une hausse des taux. Mais l’intérêt de la France et d’autres pays ce sont les taux bas.
      Lagarde a déjà prévenu : nous serons contents d’avoir un emploi et pas d’épargne. Traduction : nous subirons bientôt un chômage de masse notamment dû au fait que les investisseurs institutionnels seront privés de capitaux.
      En gros Lagarde sauvegarde les revenus de ses camarades de promo et sacrifie la poule aux œufs d’or.

  3. Analyse plus générale :
    Est ce que les très faibles taux d’intérêts voire des taux négatifs ne seraient pas à l’origine de la fin de notre modèle socio-économique lui même à l’origine de tous les mouvements actuels sur le pouvoir d’achat ( gilets jaunes, soignants, ..). En effet lorsque nous avions des taux d’intérêts plus importants de l’ordre de 3 à 4% c’était corrélé avec une inflation du même ordre voire un peu plus élevée . Par voie de conséquence les salaires augmentaient aussi de 3 à 4 % minimum. Or dans ce cas les gens qui s’endettaient, avait un taux d’effort en moyenne de l’ordre de 30% de leurs revenus (comme c’est toujours le cas actuellement ) avec des mensualités constantes.
    Sauf que au bout de quelques années compte tenu de ces 2 variables : remboursements constants et salaires augmentant de 3 à 4% mathématiquement leur pouvoir d’achat s’améliorer significativement de plus en plus.
    Si Guillaume a un peu de temps , il serait intéressant qu’il fasse une simulation sur 15 ou 20 ans sur cette base
    Au final on s’aperçoit donc que les taux très bas ou négatifs sont intéressants pour les états car cela leur permet de baisser leur dépense sans faire d’effort mais c’est complètement contre productif pour les citoyens et l’évolution de leur pouvoir d’achat

  4. Lagarde a prévenu qu’elle allait pomper l’épargne. Ca Commence en Allemagne Ou un établissement Prend des frais Sur les dépôts.
    Ca va arriver en france.

    D’où la question : Sur quoi placer ?
    Et surtout, comment se debancariser pour aller Ou ?

    • Sur quoi placer : immobilier et actions.
      Se débancariser : ne pas laisser d’argent sur les comptes de dépôt. Devenez propriétaire de vos capitaux donc immobilier et actions (compte-titres ordinaires ou PEA, dans une moindre mesure assurance-vie 100% en UC immo et actions.

      • Pourquoi je parle de l’assurance-vie en UC actions et immo? Parce-que l’assureur aura moins de mal à vous rembourser des UC sur lesquelles vous prenez des risques sachant qu’il vous garantit contractuellement en général un certain nombre d’UC.

        • Le problème avec le fonds €, c’est que l’assureur est tenu de vous rembourser au minimum le capital investi même si par ailleurs les obligations qui le composent sont en forte moins-value.
          Sur les UC actions, il n’y a aucune garantie sur le capital. Tant que le marché action est liquide et que l’assureur peut revendre, il vous remboursera… avec peut-etre 50% de décote : c’est l’assuré qui prend les pertes, pas l’assureur. La problématique se limite donc à celle de la liquidité des marchés action, qui est généralement bonne (mais parfois au prix de décotes énormes en période de crach).
          Pour les UC immobilières, la liquidité en cas de remontée des taux pourrait elle aussi être problématique (en plus des pertes).

          • Une assurance vie est un contrat alors qu’une action est un titre de propriété.
            Donc si l’assureur ou la banque fait défaut, vous pouvez vous asseoir une fois pour toutes sur votre argent alors que si vous avez une (bonne) action type Air Liquide ou Schneider ou même mieux américaine, certes celle-ci peut beaucoup baisser en cas de krack mais elle finira remonter quelques années plus tard.

            • Effectivement. Un contrat d’AV est une créance sur un assureur.

              • Un contrat d’assurance est un contrat passé par un souscripteur avec un assureur sur la tête d’un assuré pour le compte d’un bénéficiaire.
                Le souscripteur a un droit personnel sur l’assureur, c’est le droit de racheter son contrat. Il a également le droit par acte unilatéral de volonté de désigner ou non un bénéficiaire, de le révoquer et de donner son accord à l’acceptation de la clause bénéficiaire.
                Le droit de rachat est une créance.
                Le bénéficiaire bénéficie du mécanisme de la stipulation pour autrui qui signifie que l’assureur s’engage à verser le capital au bénéficiaire en cas de décès de l’assuré. Il faut savoir que le droit est acquis dès la souscription du contrat, et ne se réalise que sous la condition suspensive de décès.

                Pour faire court, si votre objectif est d’optimiser la transmission l’assurance-vie reste un instrument viable.
                Si vous avez comme objectif unique de valoriser vos capitaux, il va falloir vous habituer à l’idée que ceux-ci risquent de ne pas être disponibles pour un rachat si votre assureur fait faillite. Mais seul le droit de rachat du souscripteur sera affecté.
                L’engagement restera valable envers le bénéficiaire, car le droit du bénéficiaire est acquis dès le départ sous condition suspensive de décès de l’assuré.
                Donc le contrat lui-même n’est pas une créance sur un assureur.

                L’assurance-vie n’est pas un contrat de dépôt à l’instar de votre compte chèque.

          • Il n’y a plus de garanti contractuelle sur le support euro. Quand avez-vous souscrit votre contrat?
            Par ailleurs, dans le bilan des assureurs il y a, à l’actif incorporel, une ligne concernant les fonds dont les assurés assument le risque financier. On peut éventuellement penser qu’il y a possibilité d’avoir un traitement différent pour ces capitaux par rapport au support en euro.
            Ceci dit, je trouve quand même aberrant du point de vue du droit de propriété que les assurés assument un risque sans être propriétaires.

  5. J’avais pas pensé à ce point là : avec des taux bas, le système de retraite par capitalisation s’effondre. Et dire que Macron veut non emmener là-dedans!
    Pour que l’inflation redémarrage il faut que les gens gagnent plus!
    Avec la mise en compétition globalisée des forces de travail les salaires stagnent…
    Y reste plus que l’hélicoptère money. L’injection des banques centrales dans le circuit financier actuel ne marche pas!

    • Retraite par capitalisation et par répartition sont, d’un point de vue macro économique, rigoureusement identiques. Si l’inflation et les taux restent nuls ou très faibles, les salaires n’augmentent pas non plus (c’est la situation qui prévaut en occident depuis 10 ans et au Japon depuis plus de 20 ans), et les systèmes par répartition, qui ont un besoin vital se fortes hausses de revenus pour financer l’augmentation du nombre de retraités et de l’espérance de vie, sont in fine confrontés aux mêmes difficultés que la capitalisation… Macron n’y est pour rien.

      • @Polaris,
        L’ enjeu de la retraite par répartition n’ est il pas plutôt de garder un bon ratio actif/retraités ?
        Si les salaires n’ augmentent pas les pensions n’augmenteront pas mais seront maintenues. Le système par capitalisation à plus d3 soucis à se faire à très court terme…

  6. Riche&Célèbre says:

    J’enfonce sans doute une porte ouverte en rappelant que même les U.C. d’une Assurance-vie ( corrigez-moi si…) n’appartiennent pas au souscripteur, mais sont la contrepartie choisie par lui d’une créance sur l’assureur. Par conséquent, s’il faut sortir du fonds euros pour protéger son capital d’une faillite ou de grandes difficultés de l’assureur, autant sortir carrément de l’enveloppe  »assurance ». D’autant que, si la compagnie possède encore trop de fonds euros dont elle ne peut plus garantir la liquidité face à de nombreuses demandes de rachat, la loi Sapin II bloquera indistinctement fonds euros/U.C., et que les détenteurs de ces dernières se sentiront, à juste titre, victimes d’une injustice, leur prise de risque n’étant pas récompensée. Bref, l’alternative reste le titre de propriété : actions, OPCVM, SCPI en direct. Avec, certes, une fiscalité souvent pesante dès le premier euro de rentabilité, mais l’absence d’incitations fiscales à la détention n’est-il pas, aujourd’hui, le signe distinctif des produits financiers les moins pires ?

    • « l’absence d’incitations fiscales à la détention n’est-il pas, aujourd’hui, le signe distinctif des produits financiers les moins pires ? »: PEA mis à part, je suis de plus en plus de votre avis…

      • Oui, et c’est malheureusement à craindre pour l’assurance vie. S’accrocher aux avantages fiscaux, mais pour quel gain en capital ?

        • En effet. Et que dire du Pinel… !

          • Roger Cina says:

            Du bien ! Se loger est nécessaire, pour tous. Spéculer en Bourse ne l’est pas : on parie, on gagne quelquefois et on perd souvent. Comme au casino, c’est l’intermédiaire qui gagne de l’argent.
            Ne pas confondre pierre et papier, investisseurs et spéculateurs, valeur et prix, bon sens et certitude. Basique !

            • J’aurais plutôt dit:
              « Ne pas confondre …. bon sens et sentiment/ impression que ».

              Le bon sens et la certitude ne sont pas incompatibles.
              Ex: Le bon sens dit que l’on a plus de risques de se faire mal quand on tombe de plus haut et c’est une certitude (que le risque est plus grand)

            • Sauf qu’il est démontré et archi démontré que dans la très grande majorité des cas, le logement neuf défiscalisé est 30% trop cher, conduit à des loyers inabordables (même avec les plafonds), n’est globalement pas construit là ou il y en a besoin (ça s’est un peu amélioré avec le recentre du zonage qui a pourtant fait hurler les professionnels de l’immobilier), coûte cher aux finances publiques, et SURTOUT, en ce qui concerne ce blog, est très rarement un bon investissement (rendement très faible, construction de qualité médiocre, moins-value à la revente quasi systématique)… Malgré cela, le molosse de l’immo/BTP défend sa niche fiscale avec une mâchoire acérée !

              Quant à l’image d’Épinal ‘investisseur immobilier = gentil citoyen, investisseur en actions d’entreprises = méchant spéculateur », elle est tellement éculée qu’elle en devient risible… Basique, pour reprendre votre terme 😉 !

              • Roger Cina says:

                « Sauf qu’il est démontré et archi démontré … »
                Est-ce une étude sur la Loi Pinel basée sur des éléments concrets qui m’intéresse alors et que vous pourriez me/nous faire connaître ou des rumeurs relayées par internet ?
                Ce n’est pas parce ce qu’une rumeur / erreur est relayée mille fois qu’elle devient une vérité.

                • Le seul intérêt patrimonial du Pinel est la vente à 12 ans. On verra si ce sera en plus ou en moins-value.
                  Combien vous avez dépensé pendant 12 ans pour avoir le capital de départ diminué de 20%?

                • Commencez donc par lire les récents rapports sur le sujet de la défiscalisation dans l’immobilier neuf édités par la Cours de Comptes, l’inspection générale des finances et le Conseil général de l’environnement et du développement. C’est un bon début pour quelqu’un qui n’aurait entendu parler que de ‘rumeurs’. Je vous laisse les trouver sur internet, c’est facile et je n’ai pas vocation à mâcher le travail des autres.

                  D’autre part, vous tentez d’inverser la charge de la preuve (l’attaque n’est la meilleure défense que dans la mesure où elle est exécutée avec tact et mesure 😉 ): je ne suis pas CGP, ni commercial vendeur d’immobilier défiscalisé, je suis investisseur. Je n’ai rien à vendre, rien à prouver, je ne cherche pas de prospect : c’est à vous d’apporter la preuve qu’un tel investissement est rentable.

                  Vous avez des exemples de défiscalisation immobilière rentable, avec des hypothèses réalistes (j’insiste) ? Je suis intéressé, j’ai les moyens d’investir, beaucoup d’autres personnes sur ce blog sont dans mon cas. Faites-nous vos propositions: nous avons les moyens de les analyser.

                  La balle est dans votre camps: pas dans la mienne.

                  Bien cordialement.

                  • Roger Cina says:

                    Je présente mes excuses à G Fonteneau pour avoir eu, ici, sur son blog, des écrits qui ont déclenché l’agressivité de Polaris.
                    Manque d’expérience et envie de participer à votre aventure, Guillaume.
                    L’anonymat sur internet conforte les certitudes et l’agressivité. Comme on le voit avec les Gilets Jaunes.
                    J’aurai 70 ans dans 6 mois, mon premier investissement immobilier défiscalisé était un Méhaignerie en 1981 et j’ai continué pendant 30 ans. Je n’ai donc que « peu » d’expérience, elle est personnelle et n’a pas dû être prise en compte par la Cour du même nom.
                    Et je ne comprends toujours pas les personnes qui ont des certitudes,
                    Je laisse l’arène aux jeunes !

                    • Mehaignerie, Perissol, Besson .et consors du siècle dernier n’ont malheureusement pour nos jeunes plus rien à voir avec le PINEL et la conjoncture actuelle !

            • Il faut tout de même vous rappeler qu’en bourse se trouvent les plus grandes entreprises du monde et qu’elles emploient des millions de personnes. Un cours qui diminue ce sont des chômeurs en plus. Donc, en investissant en bourse, vous ne spéculez pas, vous soutenez l’économie.
              La même économie qui fait que des gens sont capables de vous acheter votre Pinel ou de se loger.

  7. Les taux négatifs, un risque systémique ?

    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/les-taux-negatifs-un-risque-systemique-1149235

    L’industrie financière européenne est prompte à pointer du doigt la responsabilité de la BCE et des taux négatifs quand il s’agit de justifier les faiblesses de sa rentabilité. Laquelle répond généralement que la profession n’est pas allée au bout du travail de restructuration qui devrait s’imposer à elle dans un monde où ses métiers attisent autant la convoitise des géants de la tech que celle des grands investisseurs.

    De fait, ce sont surtout les épargnants qui ont porté jusqu’ici le poids des taux négatifs. Ceux qui ont choisi la sécurité en souscrivant une assurance-vie ou des produits d’épargne retraite investis en obligations, et qui découvrent non seulement que leur épargne ne rapporte plus, mais que le capital garanti ne le sera peut-être pas éternellement. Un moment fort désagréable pour les intéressés. Mais sans risque réel pour l’industrie, nous dit-on. Les épargnants prendront leurs pertes, l’industrie, elle, s’en relèvera. Mais l’histoire n’est pas terminée.

    Car le sujet est potentiellement bien plus embarrassant pour les banques et les assureurs que pour leurs clients. Les banquiers centraux l’ont dit : les taux nuls ou négatifs sont là pour durer. Or plus ceux-ci durent, moins l’équation prudentielle est tenable pour les assureurs et les banques, qui tiennent à elles seules la moitié du marché de l’assurance-vie. Tôt ou tard, des fonds propres seront nécessaires pour tenir les engagements pris envers les épargnants.

    Le mois dernier, un assureur a dû être recapitalisé en urgence par sa maison mère, la banque mutualiste Arkea, qui a vu au passage ses fonds propres se dégrader dans l’opération. Et d’autres noms circulent. Quand ce ne sont pas des filiales de banques, ce sont souvent des assureurs mutualistes indépendants, qu’on imagine mal aller solliciter leur base de sociétaires pour trouver de l’argent alors même que les produits qu’ils leur vendent ne rapportent plus rien.

    Pire, les taux bas sont une source de préoccupation pour le secteur, qui va bien au delà du seul métier de l’assurance-vie. Toute l’architecture réglementaire qui s’applique aux assureurs leur impose d’actualiser leurs engagements en fonction de paramètres qui dépendent directement du niveau des taux. Quand ceux-ci sont nuls, ou négatifs, les engagements au bilan augmentent mécaniquement, fragilisant dangereusement leur solvabilité.

    Les effets des taux négatifs devaient être absorbés par le seul épargnant, mais pourraient bien finir par peser sur les fonds propres de l’industrie financière dans son ensemble. Tout ce que les régulateurs voulaient éviter, en somme.

    • le monde de demain says:

      Il faudrait que les états relancent la machine avec des plans de relance budgétaire.
      Environnement, logement, accueil des migrants, infras numérique, services publics, les sujets ne manquent pas.
      Au diable la règle des 3%. Les US sont largement au dessus des 6%, les chinois grugent à fond…
      La dette sera absorbée par l’inflation ou la guerre.

      • Oui, vous avez raison, continuons de faire ce qui n’a pas marché et qui nous a amené là où nous sommes, c’est le meilleur moyen de s’en sortir !!!!!! 🙁 🙁

  8. Roger Cina says:

    « A qui profitent les taux bas voire négatifs ? » C’est la question que je me pose.
    Pas vraiment aux particuliers qui n’achètent pas tous de l’immobilier.
    Alors, à qui ?
    Aux Etats (pour financer leur budget), aux groupes financiers (qui spéculent mais c’est leur métier), aux entreprises (qui rachètent leurs propres actions plutôt que d’investir) ?
    Si des Etats dits amis(!) semblent l’être, les banques centrales ne sont pas toutes dirigées par des gens totalement irresponsables.
    Alors, à qui profite ou profitera le crime !

  9. Bonjour

    Suivre le débat

  10. Les taux sont bas depuis 20 ans au Japon et les assureurs vies n’ont toujours pas fait faillite.
    Les taux longs sont encore autour de 1.5% en France (via ce qu’on appel des achats forward) ce qui suffit de payer des rendements correct avec un peu d’immobilier, d’actions et d’obligations d’entreprises.
    Quand l’inflation est basse, les attentes de rendements des épargnants baissent avec.
    Et puis quelles sont les alternatives ? Ni l’économie, ni les Etats ne peuvent payer des taux plus élevés.
    Donc arrêtons les conneries et de dire Amen a toutes les prophéties d’Artus dont 80% ne se réalisent jamais, les taux vont peut être remonter mais ce sera sur la partie courte de la courbe de taux et pas avant 2021 au mieux.

  11. L’Etat français ne lâchera pas sur les taux bas ,c’est ce qui lui permet d’acheter la paix sociale depuis des années(un exemple parmi d’autres 100 MILLIARDS en 30 ans pour les banlieues alors que c’est quasi zone de guerre partout dans ces banlieues)et,malgré tout il y a un mécontentement général,au lieu de faire les réformes nécessaires mais certes au prix d’efforts de tout un chacun mais ce mot a été banni depuis des années en France et surtout réformes trop coûteuses électoralement pour ces professionnels cumulards de la politique à la française!

    • Les 100 milliards ce n’est pas pour aider, c’est pour assigner à résidence. Il faut le comprendre à un moment.
      Si les politiques de gauche voulaient aider, ils auraient laisser les 100 milliards dans l’économie, ce qui aurait eu pour effet de créer des opportunités d’entreprise, donc de l’emploi et par voie de conséquence de vider les cités dortoirs qui sont gérées par les offices HLM (organisme étatique).

  12. C’est bien pour cela qu’un seul mandat non renouvelable permet de réformer et d’avancer sans se soucier de sa réélection dès qu’on est élu et le reste de la mandature,et éviterait aussi le clientélisme qui est le logiciel de fonctionnement des offices HLM.

  13. L’idée est toujours la même : où placer ses picaillons pour l’avenir ? Les salaires n’augmentent pas, les retraites sont sur la sellette, les nouvelles technologies précarisent l’emploi. Par conséquent, la reçette de grand papa pour s’enrichir grâce à l’effet levier de l’endettement ne fonctionne plus. Au même titre que l’acsenseur social et la mobilité.

    Les fonds euro, spécificité française de l’assurance vie, comme les produits règlementés subissent la pression des taux bas, revenant à un impot indirect sur l’épargnant, ce dernier tirant d’autant plus la langue qu’il subit l’érosion de l’inflation. Le produit préféré des Français risque en outre d’être gelé (Sapin 2) ou enseveli par des banques et assureurs en mauvaise posture. Comme beaucoup l’ont rappelé, il ne s’agit que d’un titre de créance.

    La bourse et les UC ad hoc. Plus on monte haute, plus le risque de délestage est important. certes, mais pour aller où ? Si Tudor jones entrevoit un bull market sur les trimestres à venir, les notions de valorisation étant à ranger aux oubliettes compte tenu du contexte très exceptionnel que nous vivons, un Ray Dalio anticipe exactement l’inverse : un effondrement. Il est vrai que le soutien en liquidités des banques centrales comme des taux bas favorisent ce phénomène. Mais n’oublions pas que 90 % du marché est géré par des robots. Le jour ou ces algos retourneront leur veste, c’est le précipice.

    L’immobilier devient hors de portée des ménages dans les grandes métropoles. S’endetter sur 30 ans parait déraisonnable pour des primo-accédants compte tenu d’un avenir hypothéqué. Les loyers suivent la même courbe, au point de gréver leur budget de façon toujours plus importante. Il est évident que cela finira par rejaillir sur la consommation. Et dans le cas d’une récession avec un droit du travail qui recule, on peut légitimement s’interroger sur leur règlement. SCI ou SCPI commerciaux, bien que moins surrévalués, auront à subir la même vague.

    Alors quoi ? Les métaux précieux et les oeuvres d’art ? Si effectivement ils permettent de se prémunir contre nos monnaies qui se dévalorisent – depuis le temps qu’on parle de l’explosion de la zone euro à terme, ce n’est pas toujours facile à vendre quand on en a besoin et fortement taxé dès qu’on en sort. Il est évident qu’une assurance, ça coûte.

    Bref, je ne vois pas bien comment nous pourrions nous en sortir. A défaut de visibilité, sans doute vaut-il mieux diversifier. Un peu de tout.

    Les vrrais gagnants de cette histoire, à part l’Etat qui achète du temps sur le dos des masses, ce sont les possédants, en particulier les baby boomers. Ils pourront à peu près conserver leur train de vie. Après moi le déluge. Evidemment les 1% des plus riches qui profitent de la multiplication des pains. Et que font ces derniers en ce moment ?

    Les family office voient 3/4 de leurs clients augmenter sensiblement leur cash. Qu’en font-ils ? Ils vont le planquer dans des coffres à Zurich ou ailleurs. Mais pas dans des banques. Il faut dire que ces dernières ont dû réduire drastiquement leurs réseaux. Curieux également d’observer que les insiders, ces patrons de grosses boites, commencent à récupérer leur mise. Donc, si vous ne faites pas partie des happy few qui disposent de fondations pour isoler ce qui est trop visible et de résidences sécurisées un peu partout sur la planète, vous avez sans doute du mourrons à vous faire.

    Je ne dis pas que la tempête est imminente, mais force est de constater que ceux qui détiennent le vrai pouvoir prennent leurs dispositions en sous-main. Que savent-ils que nous ne savons pas ? Ils ont les meilleurs experts, font et défont les rois, sont dans le secret des Dieux…. et pourtant ils ont la trouille. Peut-être n’est-ce que temporaire, mais il n’en demeure pas moins que cela devrait nous interroger : pourquoi ces ultra privilégiés qui investissent dans le temps long et bénéficient d’opportunités inaccessibles au commun des mortels, décident-ils de quitter en douce le navire ?

    Mon sentiment profond, c’est qu’après avoir fait le plein de façon éhontée pendant toutes ces dernières années, ils appréhendent que la pompe soit pratiquement à sec. Certes, cela peut prendre 6 mois, 1 an, 2 ans, que sais-je, mais il semble que ce que nous prenons pour acquis, le système, tel que nous le connaissons, touche à sa fin. Aussi se mettent-ils à l’abri de l’économie, des gouvernements, voire des populations.

    • « Les vrais gagnants de cette histoire, à part l’Etat qui achète du temps sur le dos des masses, ce sont les possédants, en particulier les baby boomers. Ils pourront à peu près conserver leur train de vie. Après moi le déluge. Evidemment les 1% des plus riches qui profitent de la multiplication des pains. Et que font ces derniers en ce moment ? »

      Les seniors de ces 1% sont « pompés » de plus en plus de leurs économies, faute à la répression fiscale et la non réévaluation de leurs revenus (retraites notamment). Ils n’investissent donc plus, dégouttés, et n’ont donc d’autres issues que d’attendre la fin (*) avec santé de plus en plus défaillante !
      (*) de façon plus ou moins active suivants les sujets

  14. On parle bien des Séniors qui:
    – gagnent en moyenne mieux que les actifs (Seul pays dans le monde)
    – Ont eu le plein emploi
    – Ont bénéficié de l’immobilier pas cher et de l’explosion des actifs financiers

    Bref arrêtez de pleurer maintenant que le système se ré équilibre enfin envers les générations qui n’ont pas eu tous vos bénéfices.

    L’épargne c’est fait pour être dépensé a la retraite, pas emmener dans sa tombe alors quand je vois des retraités qui se plaignent qu’ils ne peuvent plus épargner avec baisse des retraites, ça me fait doucement rire.

    • Il est toujours plus facile de rire de la situation des autres que de la sienne !

      En relatif les seniors (la catégorie des ex cadres, techniciens et fonctionnaires moyens, etc.) ont gagné, disons jusqu’à la crise de 2007, relativement bien leur vie.

      La retraite arrivée, ils ont perdu près de 50% de leur revenus d’avant, se sont trouvés malgré tout largement imposés (tranches 30 et 41%) et taxés de toutes sortes, étant exemptés de toutes les aides dont bénéficient la classe juste en dessous (aides aux économies d’énergies, au logement, aux dépenses de santé, aux multitudes d’exonérations, etc.. ). De surcroît, leurs pensions de retraite n’a pas (ou si peu) été revalorisé depuis 10 ans si bien qu’aujourd’hui, un retraité avec une pension de 3000€ environ a un reste à vivre inférieur à celui qui en a une de 1600 ou 1800€.

      Vous pouvez en rire mais c’est pourtant la triste réalité d’aujourd’hui.

      Par ailleurs vous devez probablement être jeune en affirmant que ces seniors ont eu le plein emploi ou alors vous confondez avec la génération précédente.
      Le taux de chômage depuis le milieu des années 80 est de 8 à 10% alors que l’on considère qu’un pays est en plein emploi si le taux est inférieur à 4/5%.

      Quant à l’immobilier pas cher, là encore il faut y mettre une relativité, d’abord il était cher en francs ou euros constants (même si moins cher qu’actuellement dans les grandes villes, il faut l’admettre) et surtout les taux d’intérêt flottaient autour de 16%.

      Quant aux bénéfices, je ne vois pas trop de quoi vous voulez parler? là aussi, vous devait confondre avec ceux qui touchaient le chômage ou les minimaux sociaux ! Rien de tout cela pour les classes moyennes.

      Sur l’épargne qui doit être dépensée, c’est une affirmation qui n’engage que vous, le droit de propriété est une liberté individuelle qu’il convient de respecter comme par exemples le fait de se préserver au cas où un grave pépin de santé venait à arriver ou pour laisser une aide à ses enfants qui peuvent en avoir besoin, c’est à mon sens pour cela que l’on en fait (des enfants).

      Ce qui est fort et de plus en plus instillé comme une religion, ce sont ces préjugés qui tendent à faire croire à cette nouvelle génération, que celle d’avant a été la reine du bonheur et de l’argent facile.
      Ne croyez pas tout ce que vous racontent journaux, télévision et réseaux sociaux.

    • La différence entre votre génération et la nôtre : c est qu’ à notre époque par rapport à la génération de nos parents (ayant bénéficié à plein des 30 glorieuses pour s’enrichir): notre objectif n’était pas d’essayer de pomper leur richesse mais plutôt de travailler dur avec peu de loisirs pour nous constituer un capital. Votre génération par contre il me semble est plutôt dans l’optique de profiter d’un maximum de loisirs et de ponctionner l’argent de la génération précédente pour vous constituer un capital. Qu’en pensez vous?

      • @Michel: Il est normal de perdre du revenu a la retraites surtout que les cadres ont en général une forte augmentation salariale en fin de carrière. Donc le système qui prend en compte les 25 (et 10 avant) meilleures années favorise les hauts revenus par rapport a l’ouvrier dont le salaire n’augmente guère en fin de carrière.
        2×3,000€ de retraites = 7844€ d’impôts soit 5,346€ par mois
        2×1,800€ = 2653€ soit 3,379€
        Va falloir me trouver les 2,000 par mois d’avantages supplémentaires !

        Le problème il est essentiellement de croire qu’avec 3000€ de retraites par mois vous faites partie de la classe moyenne alors que non ce n’est pas le cas.

        Aujourd’hui, on hérite en moyenne a 50/60 ans, si les retraites étaient plus basses, les prélèvements sociaux seraient plus fiables et peut-être que vos enfants n’auraient pas besoin d’aide financière ?

        Pour moi, la retraite, tout comme le chômage devrait simplement couvrir les accidents de la vie. Un maximum de 1.5x ou 2x le SMIC et si vous avez besoin de plus, vous épargnez par vous-même (bien sur je ne veux pas imposer ça a votre génération car vous avez cotisez différemment mais c’est le modèle vers lequel nous devons tendre).
        Le principe même du filet social est de renforcer la confiance des ménages et décourager l’épargne en faveur de la consommation. Or aujourd’hui, non seulement le filet est élevé, mais l’épargne est toujours au plus haut ce qui pose un problème économique majeur d’excès d’épargne et donc de taux trop bas.
        Je ne dis pas que votre génération a eu l’argent facile, mais qu’elle doit prendre ses responsabilités pour les erreurs de gestions des élus qu’elle a mis au pouvoir depuis 40 ans.

        @Raspail:
        Ma génération demande simplement de ne pas payer les dettes accumulées par la votre, c’est assez simple au final.

        • Toujours plein d’idées reçues ces jeunes !

          – Non c’est fini depuis longtemps les FORTES augmentations de salaire en fin de carrière. Pour ma part, j’en ai demandé juste une petite et refusée au prétexte que c’est d’un autre temps !

          – Dans les 3000€, ce n’est que le salaire unique car pas d’imposition commune. 2,5 salaires environ d’impôts soit 7500 + les impôts fonciers et taxes d’habitation, CFE, assurances, etc… soit 11 à 12000€ par an + 800€/ mois d’emprunt (il a fallu remettre la main au pot pour changer de maison à la retraite) = 9600€ – reste à vivre : 1200€ environ. Pas de quoi investir.
          – Héritages: 5000€ en tout et pour tout, il y a une vingtaines d’années (7 enfants).

          – chômage à 1,5 ou 2 SMIC! Pourquoi pas, mais que devient le pauvre péquin qui a des engagements, par exemple un ou deux prêts à rembourser ou encore une pension familiale ?

          – confiance des ménages, je rajouterais et des entreprises, oui tout à fait d’accord, c’est le pilier de réussite d’un gouvernement.

          – Décourager l’épargne en faveur de la consommation, c’est la GROSSE ERREUR des communo-socialos-écologistes car l’épargne d’aujourd’hui c’est l’investissement de demain sur le moyen-long terme. D’ailleurs ils font cela depuis une trentaine d’années (décourager l’épargne pour consommer) et on voit le résultat aujourd’hui! 🙁 🙁
          Vous comprendrez mieux, je l’espère tout au moins en écoutant ce monsieur:
          https://www.youtube.com/watch?v=ftR850PlcwU

          – Enfin, s’agissant des erreurs de gestion des élus, rappelez-vous ou revoyez vos livres d’histoire et vous verrez que la plupart des élus l’ont été avec moins de 30% des voix (et 51 à 52% au deuxième tour par défaut). Ce qui laisse 70% environ d’électeurs dont JE FAIS PARTIE, (avec souvent, une vingtaine de % au deuxième tour pour faire opposition à l’autre candidat) qui n’ont pas le poids de ces erreurs.
          Qui plus est, l’Europe gouverne désormais les nations et celle-ci est aux mains de non élus.
          Donc NON, beaucoup d’entre nous n’avons AUCUNE RESPONSABILITE dans cette gabegie et nous avons dû subir tout comme probablement vous le faites aujourd’hui. Vous le verrez par vous même dans 20 ou 30 ans car, tant que l’idéologie gouvernera, vous n’aurez que très peu de possibilités d’amélioration, sauf bien entendu si vous êtes dans la cour des grands.

        • Les dettes sont la conséquence de gouvernements irresponsables et électoralistes sachant qu’ils auraient très bien pu faire des réformes pour réduire ces déficits comme cela s’est fait en Allemagne, au canada et récemment en Espagne même si j’en suit conscient cela a nécessité des effort et des sacrifices mais « on a rien sans rien ».
          Regarder même Macron qui est le président de la jeune génération ( votre génération) n’a pas le courage de faire des réformes et laisse filer le déficit malgré des taux négatifs qui auraient plus-tot du servir à rembourser la dette .
          C’est vrai qu’il faudrait du courage de la part des dirigeants et des sacrifices à tout niveau (étant donné l’importance des aides sociales en France ( no 1 mondial)) pour réformer et réduire le déficit
          et au lieu de cela « tout le monde » en réclame toujours plus et forcément cela creuse encore plus la dette pour les générations futures.

  15. julien bonnetouche says:

    Et ceux qui préfèrent le luxe à la médiocrité ? Y avez vous pensé ?
    Ils ne vont pas s’en sortir avec 1 SMIC ou 2…

    • Le filet social est la pour amortir le choc, pas pour payer un train de vie de luxe.

      Si quelqu’un a besoin de 10k/mois pour vivre, il peut mettre de cote pour assurer le une perte d’emploi ou alors il gère vraiment mal son argent!

      • Si vous êtes à Paris et en supposant que vous achetez un appart à 600k€, empruntés sur 20 ans —>mensualité: 2786 €, salaire minimum exigé: 8450 €

        Les 10K€ mensuel quand vus avez enlevé impôts et taxes sont à peine suffisant.

        En province, oui c’est confortable, mais je vous assure que 10K en province c’est rare, très rare, même pour un chef de PME!

        • « En province, oui c’est confortable, mais je vous assure que 10K en province c’est rare, très rare, même pour un chef de PME! »

          Vous ne fréquentez pas les bonnes personnes 😉

        • Les 33% c’est sur le salaire avant impôt, pas après et puis un couple de cadre de 35 ans a Paris, c’est conservateur 10k.
          Sinon oui l’immobilier est cher a Paris, mais ça ne change pas le fait qu’on soit le seul pays au monde où l’on peut toucher 6k par mois de chômage ou des retraites astronomiques.
          Après c’est une autre vision du système social je vous l’accorde mais je pense que c’est le seul qui soit protecteur, équitable et viable a long terme.

  16. Bonjour

    A tous ces vieux dont je fais partie, je dis courage. Nous sommes bien sûr responsable de tous les maux!!!. La jalousie ne fait pas progresser. Heureusement qu’il y a encore des enfants, (une partie de la génération qui nous succède), qui savent reconnaître et comprendre que le travail ne nous a jamais fait peur. Ils comprennent bien qu’on a l’esprit travail dans la peau. Personnellement ils nous voient encore nous activer avec les forces qui nous restent et ils nous disent à l’occasion « vous êtes courageux » lorsqu’ils nous voit réaliser quelque travail qui les effraye. Au moins il ont le mérite de voir la réalité en face. Ensuite ils nous voient partir quelques mois en vacances. C’est là qu’ils réalisent que pour profiter de quelque chose il faut s’en donner les moyens et ne pas rechigner devant l’effort.
    A plus tard, il reste encore beaucoup à dire.

  17. Ne tombons pas dans le conflit de generations !
    Les « vieux » ont certes bénéficié de conditions d’ emploi et d’ accès à l’ immo plus abordable mais ils n’ ont pas démérité pour autant.
    Par exemple Le concierge portugais de mon immeuble parisien a pu s’ acheter avec son petit salaire un appart sur rue au Rdc.
    Personne n’en.voulait à l’ époque.
    Il y séjourne à présent pour sa retraite.
    Aujourd’hui les investisseurs se battent pour acheter ce type de bien à 10000€ et il n’y a plus de conciergerie, tout est externalisé à des prestataires.
    Changement d’ époque donc. Pour autant le gars a bossé toute sa vie. Il y avait une meilleure répartition des richesses et une moindre marchandisation des biens courants avant la financiarisation de l’ économie et il en a bénéficié.
    Aujourd’ hui mes collègues ingénieurs bac +5 et docteurs sont obligés de partir en grande couronne pour trouver un logement familial abordable !
    Les salaires sont bloqués et les prix de l’ immo ont explosé !

  18. Les vieux n’ont pas demérités certes ,ils ont juste un peu abusé bien mangé et parti sans payer.
    Voilà ce que pense les jeunes qui payent l’addition »les babyboomers,la génération qui a acheté deux maisons et loue au Portugal trois mois par an en ayant arrêté l’école en 4ième avec le certif,a pris sa retraite anticipée à 58 ans mais passe le repas entier du dimanche à t’expliquer que les jeunes c’est des branleurs! »
    Je crois bien que le conflit de générations est là.

  19. Mon propos consiste moins à souligner le phénomène « OK Boomer », qu’à décrire la comédie humaine d’un possible Titanic. Les VIP ont une longueur d’avance et ne veulent pas éveiller les soupsons des autres passagers, afin de préempter les canots de sauvetage. Les ponts supérieurs s’aperçoivent du manège et se renseignent discrètement. Le client lambda devient anxieux, mais ne sait pas pourquoi. Et les passagers de dernière catégorie sont de toute façon toujours les derniers à comprendre.

    Dans ce contexte, chacun se gonfle de son importance, de son mérite, pour justifier un traitement privilégié. Comme aux douanes, il y a ceux qui font la queue et ceux qui passent comme une fleur. Cela créé nécessairement des aigreurs. Qu’elles soient fondées ou non n’est pas mon sujet. Je me borne à constater. Mais il est évident que ces dernières pourraient devenir incontrolables si nous heurtions un iceberg. La suite, vous la connaissez.

    ll ne s’agit pas de céder à la paranoïa, mais évaluer correctement le risque indépendemment des média, pour l’intégrer à sa gestion.

  20. Pourquoi parti sans payer.
    Nous sommes plutôt une génération qui contribue a l’ essentiel des impôts.je peux vous assurer qu’ avec quasiment le même revenu entre 50 et 64.5 ans ( date de mon départ en retraite) ( et oui a partir de 50 ans fini les augmentations pour les « vieux » )
    : mes impôts ont sacrément augmenté ( même en neutralisant l’ impact nombre de part)
    Et si nous possédons un patrimoine c est pour 2 raisons
    1. On s’y est serré la ceinture pendant pas mal d’ années
    2. On a été aidé par l’inflation qui permettait de rembourser notre prêt au bout de quelques années avec un taux d’ effort qui diminuer régulièrement.

    Le problème c est qu’ avec les gouvernants actuels qui passent leur temps a distribué toujours plus de poignon : ils se sont arrangés avec les banques centrales pour diminuer drastiquement l’ inflation via des taux d’ interet très faibles voire négatif seule possibilité pour eux de pouvoir rembourser les emprunts de l’ état. Tout cela au détriment du citoyen dont les salaires n augmentent plus et ne peuvent plus bénéficier de l’effet de levier du crédit immobilier.

    Donc les vrais responsables des problèmes des jeunes c’est l’état et donc les hommes politiques et non pas les seniors

    • Ne vous fatiguez pas Raspail, « ils » vont vous répondre que c’est vous qui les avez élus …. pour ça ! Ils font le coup à chaque fois même s’ils n’ont aucune idée et aucun vécu de toutes les contestations qui se sont exprimées sur la folie et l’incompétence de ces élus.

  21. A Raspail,
    Il n’y a pas que les gens âgés qui payent des impôts,ensuite on se serre la ceinture pour payer pour les autres, vous vous êtes serré la ceinture pour vous constituer un capital,acheter un bien ou deux…
    Merci de reconnaître que non seulement l’inflation soulageait le poids d’un crédit et qu’elle permettait la hausse des salaires.

  22. bonjour

    Avec une 4ème et un certif on ne va pas loin, En rester avec ce bagage, impossible d’atteindre ce niveau de vie et ce capital. Non pour arriver à quelque chose il faut continuer en permanence à s’instruire, à fréquenter les cours du soir ( presque tout au long de sa vie), si on veut y arriver. Il y a de la place pour tout le monde et d’autres méthodes pour acquérir un certain train de vie. Un simple CAP et beaucoup d’ambition, de l’huile de coude, prendre des risques et s’investir dans la création d’entreprise( par exemple).
    Lisez ce qui suit:
    Couvreur avec un CAP il a construit une entreprise de 30 couvreurs et un minimum de personnel administratif qui va avec. Il prenait des chantiers de 50 maisons à couvrir à 200 Km de chez lui. Il chargeait les camions le dimanche pour partir tôt le lundi. Mais sans oublier qu’il était le patron qui avait investi beaucoup d’argent et devait surtout bien programmer ses chantiers. Il me disait il vaut mieux un bon ouvrier (que je paye très bien) que deux tir au flan. Je lui disais Emile ça tourne bien pour toi , « tu n’a pas de soucis ». Humblement il me répondait  » pour l’instant ça va je j’ai jamais eu d’impayés. J’ai eu beaucoup de chances Je touche du bois, mais rien n’est jamais gagné et peu être que demain ?
    Il n’a jamais rêvé ni envié personne. Il a espéré en étant réaliste et ayant beaucoup travaillé , il a réussi financièrement……………….. Mais sa femme ma cousine (elle aussi munie d’un CAP comptabilité) est décédée à 59 ans. ça fait douze ans qu’elle est partie. A-t-elle bien mangé et est partie sans payer.
    En voilà une qui ne vous coutera pas cher quant à sa retraite!!!

    Mais qui êtes vous monsieur pour parler ainsi!! si ce n’est pas trop vous demander un peu de respect s’il vous plaît. J’imagine ou je n’imagine pas les rapports que vous avez avec vos parents (et ou) avec vos grands parents; Peut-être que vous n’en avez plus !!
    Bonne soirée.

  23. A l’époque si justement avec un certif on pouvait aller loin ,je ne parle pas de maintenant ,ensuite évoquer des morts pour clore le débat n’est pas très correct ,à ce compte là un nouveau né qui décède au bout de 2 jours coûtera encore moins………..
    Quant au respect Monsieur, les générations précédentes n’en n’ont pas eu beaucoup vis à vis de l’actuelle en s’octroyant des taux de retraite qui deviennent impossible à tenir sauf à plomber la génération actuelle!!

    • Le certif avec valeur, c’était jusqu’aux années 60 et 68 fut probablement la dernière année (je terminais ma 3ème).
      Déjà dans le début des années 70, avec le bac (qui venait de passer de deux à une seule partie), t’avais plus rien, d’autant plus que le premier « choc pétrolier » était passé par là et plus personne ou presque n’embauchait.
      Ce fut une aubaine pour certains patrons, les quelques uns qui embauchaient ou remplaçaient les départs: je peux me payer un bac+2 pour le prix d’un CAP !
      Seulement il faut l’avoir vécu pour le comprendre.

  24. Bonsoir

    « Quant au respect Monsieur, les générations précédentes n’en n’ont pas eu beaucoup vis à vis de l’actuelle en s’octroyant des taux de retraite qui deviennent impossible à tenir sauf à plomber la génération actuelle!! »

    les générations précédentes qui n’ont pas eu beaucoup de respect —-> ne parlons même pas de ma génération mes des précédentes comme vous dites : elles partageaient le peu qu’elle avaient et nous ont apporté la paix ( du moins en occident). Mais je crains bien qu’avec un rejet pareil des parents et grands parents et encore plus en arrière, à cette paix toute relative succédera ce qui s’appellera la guerre civile. Ayant des enfants et petits enfants je crains le déchaînement la haine que l’on voit déjà poindre ici et là.
    Enfin ce que je dis : vous avez sans doute raison !

  25. Il est certain que nous voyons poindre partout la conflictualité.

    Chez nous, avec le RN et Zemmour concernant les immigrés et la population musulmane en particulier. La crise des banlieues n’est pas un lointain souvenir. Les gilets jaunes ensuite, une forme de retour vers la lutte des classes. Si le personnel hospitalier, les cheminots, les étudiants, les chômeurs, les petites retraites, les agriculteurs, les pompiers, etc… se donnaient la main, le terme de chienlit serait loin du compte. La résurgence du conflit générationnel : les 68tards branquardaient les valeurs de leurs aînés, la nouvelle génération leur retourne le compliment. Enfin, la guerre des sexes et plus largement de l’identité mine les esprits.

    A l’international, nous voyons les Américains et les Chinois partis dans une guerre des nerfs si on en juge l’inflation des dépenses militaires. L’Inde n’est pas en reste avec son voisin pakistanais. La Russie étend son influence au Moyen Orient et en Afrique. L’Europe craint une crise de l’euro qui ferait exploser la communauté. La Turquie se radicalise l’air de rien. Et c’est sans compter sur les pays d’Amérique Latine qui s’effondrent comme des dominos.

    Alors oui je suis inquiet. Que ce soit dans nos frontières ou à l’extèrieur, j’ai l’impression que le mur de Berlin de nos certitudes s’effrite inexorablement. Combien de pression peut-il supporter ? Si la bourse rigole à coup d’injection de liquidités, combien de temps pourra t’elle ignorer la macro et les crispations sociétales qui ne demandent qu’à exploser ? Nous tergiversons dans l’attente du catalyseur qui débridera les hostilités.

    Suis-je donc le seul à sentir le poids du boulet qui pourrait nous envoyer par le fond ? m^me chez nos amis Américains, le fanatisme pro et anti-Trump atteint un tel paroxysme, à la télé, au bureau, dans les familles, que ma cousine américaine me parle d’un climat de guerre de sécession. Autant dire que la prochaine élection promet d’être musclée. Il n’est pas certain que le parti perdant et ses sympathisants accepte le résultat. Quel qu’il soit. Peut-être l’étincelle qui mettra le feu aux poudres et qui s’exportera un peu partout.

    • Non Ronin, vous n’êtes pas le seul à sentir venir cette montée inexorable de ce climat conflictuel exacerbé par ces politique monétaires imbéciles de bulles et de dettes ainsi que par cette immigration massive fournisseuse d’un radicalisme de plus en plus prégnant (ce n’est pas un jugement mais seulement un constat).
      Je le sens et le dit depuis des années déjà à ceux qui me lisent sur ce blog, me faisant contredire souvent par les « optimistes », démonter parfois par les plus virulents et même ridiculiser.
      Je sens cela, ce que vous décrivez, comme vous et avec une profonde désolation.
      Ben Laden aurait-il réussi son « coup » ?
      Où alors, serions-nous revenus aux années 30 ?
      Mais que faire? Que doivent-ILS faire ?

  26. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel ( et à tous)

    Comme je suppose que « les optimistes » c’est moi, je réponds.

    je ne suis guère plus optimiste que vous sur le déroulement de l’Histoire à venir.
    On en a déjà parlé.
    Mais c’est le déroulement normal de ce qui fait l’humanité, et en dehors de la période bénie dont nous ( les vieux) venons de bénéficier parce que nous n’avons connu ni la guerre ni la crise économique, L’Histoire de notre civilisations est chaotique, souvent sanglante, toujours parsemée des pires inégalités.

    Il faut ouvrir les yeux, et je le dis à tous ceux qui se plaignent de leur sort !!
    Le monde à changé depuis une vingtaine d’années environ. et il est en voie de mutation de plus en plus rapide.
    Il faut vous adapter. Et la faculté d’adaptation cela s’appelle l’intelligence.

    Voilà, il faut être intelligent !!

    La France est devenue un petit pays, même pas une province du monde. Vous vous plaignez que vous ne gagnez pas assez d’argent pour acheter un appartement à Paris, Eh bien si c’est cela votre Graal, comme la France n’a pas d’argent, il vous faut aller chercher l’argent ailleurs, là où il y en a.

    Vous ne savez rien faire dans le monde d’aujourd’hui qui demande des gens qualifiés, Eh bien il faut vous former à des techniques utiles et demandées par les entreprises et le marché mondial.

    Si vous voyez que ça va mal là où vous vous trouvez, allez ailleurs. Après tout c’est ce que font ces millions de migrants, et votre situation est surement meilleure que la leur.

    Tout le monde et surtout les jeunes, doivent ouvrir les yeux sur l’évolution du monde et essayer de se projeter dans le futur, regarder ce que l’on est capable de faire, capable d’apprendre, et anticiper les bons et surtout les mauvais changements d’ambiance.

    Alors oui, c’est plus difficile qu’autrefois où rien ne changeait, où l’on naissait dans un village on s’y mariait, et on y mourait aussi.

    Mais c’est comme ça !! Et si on le comprend qu’importent les vicissitudes de l’Histoire, on part gagnant.

    N’oubliez jamais : Væ victis

    • Très bonne analyse Julien et malheureusement ceux qui ne la comprennent pas ou ceux qui ne veulent pas la comprendre , resteront sur le bord de la route à pleurer sur leur sort.

      Mes enfants ont bien compris qu’ils ne pourraient plus acheter à Paris et ils sont partis en province où ils sont très heureux !!!

    • Bonjour Julien,

      Plutôt en phase avec votre analyse, cependant, ce n’est pas moi qui me plaint de ne pas gagnez assez d’argent pour acheter un appartement à Paris, car comme vous le savez, ce serait à mon sens le pire des investissements que de faire cela AUJOURD’HUI.
      Je relevais seulement que cela était très difficile de se loger à Paris (pour ceux y travaillant ou voulant absolument y vivre) avec ces prix démesurés, vous en conviendrez j’imagine.

      Vous dites:
      « Il faut vous adapter. Et la faculté d’adaptation cela s’appelle l’intelligence. »
      Certes, il faut de l’intelligence mais il faut aussi savoir PRENDRE des risques.
      Partir dans une autre contrée, sans forcément bien maîtriser la langue, sans travail sûr, ni logement, sans avoir un capital confortable (pour les débutants), sans connaître la stabilité politique et celle de l’immigration du pays récepteur, etc., etc. cela fait beaucoup de risques que tout le monde n’est pas prêt à prendre.
      Bien à vous

      PS: que devient notre ami SVEN, il ne poste plus depuis plusieurs jours, j’espère qu’il va bien !

  27. En ce qui me concerne, je ne suis pas dans la plainte, mais ne cache pas mon angoisse. Je tire les conclusions de celle-ci sur mon appétence au risque. Si je sous-performe les marchés, je l’assume. Cela me permet de mieux dormir.

    Cela étant dit, je conviens avec vous Julien que la peur n’évite pas le danger et qu’on perd souvent davantage sur les marchés à anticiper plutôt qu’à suivre la tendance. Gestionnaire de formation, j’avoue mon biai : je place le risque devant l’espérance de gain. De fait, je ne peux me réclamer de l’école stoïcienne.

    Maintenant l’intelligence ne peut s’exercer uniquement sur soi-même. Si tel devait être le cas, je recommande de s’enterrer dans un monastère bouddhiste. A défaut, on peut vouloir comprendre le monde. Cela ne veut pas dire qu’on y parvient, mais à quoi d’autre pourraient bien servir nos neurones ?

    J’ai clarifié mon biai, quel est le vôtre Julien ? Je suppute qu’en tant que CGPI, vous ne pouvez vous satisfaire d’un courage fuyons. Nous sommes d’accord sur un point : nous abordons une phase de destruction créatrice. La différence entre nous tient à son intensité. Vous semblez avoir une lecture linéaire de l’Histoire avec des accidents de parcours qui ne remettent pas en cause la finalité. Avec justesse, Michel a rappelé le contexte des années 30.

    Il me semble que l’argument ne peut être écarté d’un revers de la main. La psychologie comme la pensée magique ne sont pas des arguments. Certes la conversation dépasse l’objet initial, mais on ne réfléchit pas mieux dans son coin. J’ai la prétention de croire que votre forum est un think tank à ciel ouvert, la question n’étant de déterminer qui a raison ou tord, mais d’argumenter pour que chacun puisse se faire une idée.

  28. julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel et Ronin,

    Michel, je sais très bien que vous n’avez pas envie de venir vous installer à Paris ; je m’adressais à vous par commodité et aussi à cause du mot « optimiste ».

    Ronin, vous dite que nous sommes au début d’une période de destruction créatrice, et c’est vrai globalement au niveau mondial en particulier avec l’entrée en force du digital partout.

    Mais en ce qui nous concerne, nous français, par rapport à ce qui nous étions 100ans en arrière, nous subissons hélas une forte décroissance, économique, mais pas seulement, l’énergie vitale elle aussi semble manquer à notre pays. (cela comparé au reste du monde)

    Nous sommes à la traine de l’innovation, parce que justement la majorité de nos concitoyens ne semble pas avoir pris la mesure des changements qui sont devant nous.

    Si bien que l’ensemble des français, à force d’être nourris des subsides de l’État, à peur de la mondialisation et de la remise en cause qu’elle induit, et se raccroche de plus en plus à des discours leur faisant miroiter plus de protection.

    Il n’ont pas compris que les amortisseurs sociaux de toutes nature sont derrière nous tout simplement parce que nous n’en avons plus les moyens.et que nous les aurons de moins en moins tant que nous ne changeons pas notre état d’esprit et nos revenus.

    L’affaire de la réforme des retraites en est un des exemples emblématiques. On a les retraites les plus fortes du monde mais ça ne fait rien, conservons non acquis sociaux !!

    Et c’est aussi cet excès de cocooning, qui fait que les gens ont peur d’aller de l’avant.

    Alors, je le sais bien Michel, ce n’est pas évident de prendre des risques, de s’expatrier, d’apprendre les langues, mais d’autres que nous l’ont fait et le font encore.

    Tous ces immigrants qui ont peuplé les USA, ce ne devait pas être simple pour eux. Et les portugais les italiens, les polonais qui sont venus chez nous au début du 20eme siècle, ils ont tous appris le français !!

    Mais partir ne peut être qu’une démarche individuelle.

    Avec la culture, les écoles, les savoirs faire que nous avions, nous aurions quand même pu espérer nous maintenir à un niveau comparable aux meilleurs !!

    Au lieu de cela nous sommes 100eme au classement de Shanghai…

    Ronin, ma lecture de l’histoire n’est pas linéaire, et les risque que notre nation encoure sont grands. Nous pouvons très bien finir un jour esclaves des chinois, parce qu’ils n’ont pas de scrupules liés aux droits de l’Homme ou autres.

    Et c’est surtout cela le fond de ma pensée : si la collectivité des français n’a aucune prise de conscience de la nécessité de revenir au meilleur niveau, nous risquons alors d’être, relégués au rang de dominés.

    Mais les français le savent dans leur « for intérieur » et c’est pour cela qu’ils pourraient très bien réagir à la mollesse des gouvernances passées par un excès de pouvoir autoritaire. ( on en discute avec Michel et nous ne sommes pas d’accord sur cette possibilité)

    Au fait Ronin, je ne suis pas CGP.

    PS : une histoire que l’on vient de me raconter :

    Un chinois ( de Chine) est condamné à perpétuité pour trafic. Eh bien son fils n’a pas le droit de travailler dans le secteur public !! là bas la responsabilité n’est pas individuelle, mais héréditaire.

    • « Tous ces immigrants qui ont peuplé les USA, ce ne devait pas être simple pour eux. Et les portugais les italiens, les polonais qui sont venus chez nous au début du 20eme siècle, ils ont tous appris le français !! »
      Partir quand on a rien, quand sa famille et soi-même crevons de faim, quand on est persécuté ou en danger, … ce n’est pas la même chose, en termes de risques, que quand, comme un Français, on a (presque toujours) une toit où se loger, on mange à sa faim, on peut se faire soigner gratuitement et on a un minimum de subside type RSA ou assedic.
      Oui à la place d’un Afgan ou d’un Syrien, si j’avais, jeune, été dans ce cas, je serais parti sans hésitation en Amérique, (surtout que Joé D. la vantait) 🙂 🙂

  29. Le monde de demain says:

    C’ est pas sensé être un blog patrimoine ici?
    Que viennent faire les migrants dans la discussion?

  30. Le monde de demain says:

    Connaît pas, ça se fait pas trop dans les immeubles haussmanien 😛

  31. julien bonnetouche says:

    Bien Michel !!

    A propos de parabole, nos concitoyens feraient bien de relire ( ou plutôt de lire) la parabole des Talents.

    Une majorité d’entre eux pourraient facilement d’identifier à celui des trois serviteurs qui enterre le Talent qui lui a été confié, plutôt que de chercher à le faire prospérer.

    C’est exactement ce qui se passe lorsque les épargnants se plaignent de ne plus avoir de rendement avec leurs assurances vie et et malgré tout continuent à conserver les fonds euro tout en regardent vers l’État (le maître) plutôt que de s’interroger sur eux mêmes tout simplement parce qu’ils ont peur du « risque »

    Mais la comparaison avec notre monde ne s’arrête pas là, puisque le « maitre » qui confie sa fortune à ses serviteurs en son absence, donne tout de même plus de talents à gérer à ceux qu’il juge plus performants et obtient ainsi de meilleurs résultats à son retour.

    Contrairement à l’État notre maitre, qui dans sa foi aveugle en l’égalité des capacités humaines a plutôt tendance à privilégier les moins performants.

    Cette parabole ( en français du moins) possède un côté délicieusement malin de par l’homonymie du mot talent, à la fois unité de mesure d’argent dans ce cas, et qualité développée par les hommes dans le but de multiplier la somme reçue.

  32. julien bonnetouche says:

    mille excuses,

    Lire « contrairement à notre maitre, l’État dans sa foi aveugle »…

    • A propos de Maître ….

      « Mon cher lecteur,

      Je vous fais suivre une analyse de Bruno Bertez à la suite de ma lettre de vendredi « injonctions contradictoires ».

      Bruno Bertez fait partie de ces personnes à qui les titres ne collent pas, il suffit de le lire, il tient un journal remarquable et radical.

      Radical, il le sera peut-être trop pour certains, permettez-moi simplement d’en rappeler l’éthymologie, radix, qui signifie racine (comme dans radis par exemple). Être radical c’est chercher la racine des choses, le fondamental, coûte que coûte, quelle que soit la matière remuée, aussi nauséabonde soit-elle, aussi déplaisante et choquante.

      Plus notre monde devient politiquement correct plus nous avons besoin de cette recherche radicale, qui prend le risque de heurter.

      Plus notre monde devient autoritaire, plus nous avons besoin de chefs. Voilà la fulgurance de Monsieur Bertez.

      Bonne lecture,

      Guy de La Fortelle

      Notre ami Guy a le talent de formuler de façon claire et attrayante des idées qui sont latentes, enfouies et donc protégées de la conscience; ici il nous fait toucher du doigt l’un des secrets du système scélérat dans lequel nous vivons, de ce système qui est une insulte à la raison, à la logique et aussi à la morale.

      Il nous fait toucher du doigt l’abjection du système pseudo philosophique du :

      « en même temps ».

      Ce système philosophique c’est le détournement bourgeois crony financialisé, imaginaire de la dialectique, laquelle est réconcialiation des contraires par le mouvement et le dépassement des contradictions.

      Le « en même temps » est pourri, orwellien, bref c’est le système dans lequel se noue la servitude. Il permet de mentir en continu et d’échapper au principe logique de la non contradiction d’un énoncé.

      Le « en même temps  » est la parole du Maître, parole de celui qui fait prendre les « Vessies pour les Lanternes ».

      Le « en même temps  » vous propulse dans le monde imaginaire du maître , le maitre utilise la duplicité pour dominer. Il suggère sa toute puissance et votre infinie soumission.

      Le maitre c’est la caricature du chef.

      Le chef vous apprend à vivre avec l’obligation du choix, c’est dire avec la reconnaissance qu’il y a une chose et son opposé.

      Le chef vous introduit au monde réel, monde de la vérité ou les choses sont ce quelles sont et ne sont pas ce qu’elles ne sont pas.
      Le chef ne prétend pas faire des miracles ou détenir la vérité, non! Il vous introduit au monde et à ses contraires à la dureté de ses choix et de ses deuils.

      Le chef vous dit ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Le maitre vous dit que : tout et son contraire est possible.

      Le chef vous apprend à être un un homme, le maitre vous maintient dans l’état infantile.

      Le chef vous fait vivre dans le symbolique; le maitre vous fait vivre dans l’imaginaire.
      Cet imaginaire qu’il construit pour vous par ses mensonges et sa propagande.

      Le chef vous montre l’articulation authentique entre les signes, la parole et le réel tandis que le maître vous plonge dans l’articulation/enchainement entre les signes, sa parole et ses désirs.
      L’un vous introduit au monde, l’autre fait écran trompeur entre le monde et vous.

      Le chef c’est celui qui dit que l’argent est un masque, un voile qui s’interpose entre le réel du travail et vous; le maître c’est celui qui comme Macron ose déclarer: « je suis déçu que les pauvres ne pensent qu’à l’argent »!

      Ni Dieu ni Maitre ! En attendant, plutot Dieu que le maitre!

      Bruno Bertez »

  33. Je ne sais pas pourquoi en vous répondant Julien, j’ai eu l’impression de répondre à Guillaume. D’où ma méprise sur votre fonction. Mea Culpa. En revanche, je persiste sur le biai qui me semble être le vôtre. Nous nous intéressons souvent ici à des sujets techniques ou polémiques, mais rarement à la « big picture » de ce qui nous attend.

    Personnellement, je décèle 5 tendances majeures :

    1- Si US et Chine négocient en surface, l’inflation de leurs dépenses respectives envoie un autre signal. Quand un Empire décline et un autre lui dispute le leadership, la confrontation semble inévitable.

    2- Structurellement la croissance mondiale est divisée par 2 depuis 50 ans par tranche d’une dizaine d’années. Pour éviter une faillite du système, les banques centrales ont dû subventionner le capitalisme.

    3- Les inégalités ont explosées : 10 % des plus riches possèdent plus de 80 % de la richesse mondiale et les 0,1 %, 50 %. Nous voilà de fait revenus à un rapport de force médiéval entre seigneurs et cerfs.

    4- Le progrès technologique – digitalisation, robotisation, intelligence artificielle, prépare l’obsolescence des classes intermédiaires et dissimule mal l’épuisement des ressources (eau, viande, phosphate, pétrole, biodiversité, réchauffement climatique, pollution), alors que la demande s’avère exponentielle : théoriquement 10 milliards d’individus en 2050.

    5- Le controle orwellien des populations est en marche : que ce soit la NSA aux US ou les caméras de surveillance en Chine, l’état de droit permet une dérive liberticide. Entre vrai fausse démocratie et fausse vraie démocratie la frontière rétrécit.

    Conclusion :

    C’est le développement de la classe moyenne qui a porté la croissance et les idéaux démocratiques. En s’inversant, il réveille nos instincts primaires.

    Julien intègre le phénomène comme un mouvement naturel qui ne remet pas en cause la trajectoire. Il suffirait d’adapter allocation et main d’oeuvre.

    Pour ma part, je crois que nous ne ferons pas l’économie de changer de civilisation. Dans la douleur.

    • Bien d’accord sauf sur le point 4. En effet nous avons plusieurs fois connu des périodes similaires et l’innovation ainsi que les nouvelles découvertes ont permis, parfois dans la douleur, de surmonter les problèmes. Il en sera de même cette fois, faisons confiance à « l’invatibilté » de l’homme:
      – l’eau n’est pas un problème, les océans couvrent les 2/3 de la planète et on sait aujourd’hui la rendre utilisable pour des coûts somme toute pas très élevés,
      – viande: le steak végétal est prêt,
      – pétrole: des solutions de remplacement et ou complément seront très vite disponibles,
      – biodiversité: on est proche de créer à volonté toute sorte d’espèces disparues voire nouvelles (CRISPR cas9),
      – RC, vaste fumisterie religieuse, un jour …, le bon sens…
      – pollution: des solutions existent et seront petit à petit mises en oeuvre,
      – demande exponentielle (disons grandissante). Lyssenko a été emprisonné!
      https://www.contretemps.eu/affaire-lyssenko-pseudo-science-pouvoir/

  34. Correction : 1- dépenses militaires, sinon on ne comprend rien.

  35. Là Michel, je ne vous suis plus.

    Le dérèglement climatique est une réalité qui n’est niée par personne. Le seul sujet polémique est de savoir comment il évoluera et quelle est la part de l’activité humaine dans son accélération.

    La viande végétale n’est pas par définition de la viande. Si vous voulez aller par là, on peut en recréer en laboratoire avec des cellules souches. Très onéreux.

    Comme la viande, notre alimentation suppose l’usage de beaucoup d’eau. Les nappes phréatiques sont exsangues. Pollution et oestrogènes s’infiltrent partout. Et la mer est devenu un dépotoir. Le désallage s’il est effectivement moins cher que le traitement des eaux usées, rejette du saumure dans les océans. Allez dire aux Iindiens qui affrontent actuellement une crise sans précédent que ce n’est pas un problème !

    Vous pourriez également vous pencher sur le phosphate….

    L’industie électrique, éolien, solaire ne peut satisfaire qu’à la marge nos besoins énergétiques exponentiels. Je vous renvois aux conférences de Jancovici. Et comme vous le dites vous-même, leur bénéfice écologique est sujet à caution. Notre dépendance au pétrole est donc totale, ce ne sont pas les boites américaines de share oil qui invalideront un Pic Oil estimé à 2025.

    La pollution. Le retrait US des accords en dit long. Mon petit doigt me dit que la France, chef de file sur le sujet, n’est pas non plus à la hauteur. En gros, les grosses légumes espèrent qu’à force de pandémies, les Chinois finiront par investir massivement.

    Enfin la biodiversité. je compte sur vous pour remplir la fonction des abeilles en matière de pollenisation. Le dernier délire des ingénieurs agronomes serait de les remplacer par des drones. Je leur souhaite bien du courage. 80% des insectes ont disparu en Europe ces 20 dernières années.

    Vous nous parlez de génétique expérimentale pour bidouiller le génome humain. Et concluez qu’à partir de là nous pourrions repeupler la planète animale. Vous ne manquez pas d’air.

    Si vous voulez de la science fiction, sachez que les puissants s’imaginent grimper dans une fusée pour aller vivre dans une station spatiale sur une autre planète. Voilà l’idée qu’ils se font de la pérennité de la notre.

  36. Julien bonnetouche says:

    Bonsoir Robin, Si je vous suis dans votre raisonnement ( qui se tient) un conflit armé est inévitable entre US et Chine, il est certain que dans l’esprit des américains le plus tôt serait le mieux ( avant que les chinois aient rattrapé tout leur retard 2040/2050. )Mais disons alors dans les 10 ans maxi…..

  37. Bonsoir Julien. Je pense effectivement que si la Chine n’a pas encore attaqué les Etats-Unis, c’est parce-qu’elle n’est pas sûre â 100 % de sa victoire.

    Ici nous assurons une veille sur la finance et ne nous preoccupons pas du rapport de force militaire. Pourtant, il me semble que les derniers développements sont instructifs.

    Un pognon fou est dépensé en la matière, alors que l’économie réelle bat de l’aile. Les nouvelles armes dont les protagonistes se dotent sont hallucinantes. J’y vois en effet une déclaration d’intention dans un monde qui se crispe.

    Le gateau de la croissance mondiale se réduisant inexorablement, il faudra bien rediriger les velléités internes – explosion des inégalités et paupérisation des classes moyennes, vers un objet commun. Combien de temps les Chinois accepteront-ils de se faire humilier par l’Administration Trump, alors qu’ils se voient dominer le monde ?

    Nous n’y sommes pas encore, mais si une crise économique de fin de cycle survenait ou que l’Aigle américain venait à douter de ses institutions, les Chinois pourraient y voir une opportunité. Les Russes ont également une revanche sur l’Histoire â prendre.

    Cela reste une hypothèse évidemment, mais si on se réfère à l’Histoire et au réarmement actuel, on ne peut évacuer cette option. Malgré les apparences le système est à bout de souffle – d’où l’hyperactivité des banques centrales, la montée du nationalisme et la résurgence de la conflictualité.

    Comme Guillaume, je crois que la situation impose un nouveau paradigme de décroissance. Un indicateur de bien être des populations devant se substituer à la progression du PIB. Pour autant, le vieux monde n’en a pas fini pour determiner celui qui a la plus grosse. Pardonnez cette expression triviale, mais je crains que le progrès est surtout à rechercher dans nos tête.

    • Je suis d’accord avec Robin. La Chine risque fort la défaite si elle s’attaquait aux Us en l’etat des forces militaires en présence.
      Mais cela ne l’empêcherait en rien de s’en prendre à l’Europe où là, la victoire serait assurée et très rapidement et ceci d’autant plus que la GB se serait retiré de la scène (Brexit) et que l’Otan sera (réellement) en état de mort cérébrale. Je suis convaincu que Trump, imaginé réélu en 2021, ne bougera pas au moins en début de conflit, excepté ses traditionnels embargos qui ne pénaliseront qu’eux même.

      • Rappelons nous qu’en 1969, le conflit transfontalier sino-soviétique avait fait dire au Président chinois en rétorquant aux menaces de son homologue russe, qu’il ne craignait pas de perdre 300 millions de ses compatriotes face à une attaque atomique, car la Chine était un pays bien plus vaste et peuplé que n’importe quel pays dans le monde. En revanche, son arsenal lui permettait de rayer de la carte son opposant.

        Considérez que cette logique pourrait s’appliquer aujourd’hui aux Chinois dans un éventuel conflit avec les Américains. La seule différence reposant sur la portée de l’armement et l’interception des missiles. Force est de constater que la Chine a crréé des iles artificielles en Mer de Chine à des fins strictement militaires pour favoriser son hégémonie sur la région, autant que des armes hypersoniques capables d’atteindre le territoire américain.
        https://www.capital.fr/economie-politique/bombardiers-missiles-drones-la-chine-etale-sa-puissance-militaire-1351643

        Sur le plan économique, elle dédollarise ses échanges, s’affranchit du contrôle maritime US avec la route de la soie, dispose du plus grand stock d’or au monde, d’une quasi exclusivité sur les terres rares, est seule à pouvoir rivaliser technologiquement avec les US, développe un réseau électrique mondial et revendique les dernières resources de pétrole non exploitées en mer de Chine.

        Son talon d’Achille et Trump l’a bien compris, c’est sa dépendance au commerce mondial, en attendant de disposer d’un marché intérieur suffisamment fort. La Chine joue donc la montre comme l’explique Julien, tandis que les Américains s’échinent à la ralentir. L’Europe n’a d’intérêt pour elle que comme client.

        Bref, si la Chine est empêchée économiquement d’accomplir ce qu’elle imagine être son destin, elle voudra le réaliser autrement. Elle n’a d’ailleurs pas le choix. Le régime hérité de Mao s’est ouvert au libre échange pour ne pas finir comme la Corée du Nord. La cupidité et la consommation ont castré les vélléités de Tiananmen. Mais ne doutons pas que si les choses se gataient ou si elle perdait patience, elle ferait usage de la force.

        • « Considérez que cette logique pourrait s’appliquer aujourd’hui aux Chinois dans un éventuel conflit avec les Américains. La seule différence reposant sur la portée de l’armement et l’interception des missiles. Force est de constater que la Chine a crréé des iles artificielles en Mer de Chine à des fins strictement militaires pour favoriser son hégémonie sur la région, autant que des armes hypersoniques capables d’atteindre le territoire américain. »

          Considérez surtout que la donne en terme d’armements a beaucoup changé. Les US ont dorénavant la capacité de détruire plusieurs dizaines de fois la totalité du territoire Chinois et la technologie pour interrompre, avec une forte probabilité de succès, la quasi totalité des missiles intercontinentaux, ce que les Chinois ne maîtrisent pas totalement. Ce n’est plus le nombre de militaires qui fait la différence aujourd’hui mais bien la technologie.
          Je soupçonne par ailleurs les Américains d’être très en avance sur l’arme ultime, « la fameuse guerre des étoiles », des satellites ultra armés capables de pointer n’importe quel endroit de la planète.

          La Chine si elle attaque de front l’Amérique sera à coup sûr perdante, rien que les budgets militaires sont là pour rappeler les puissances en jeu.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires

          Et si la Chine, qui a beaucoup investi en Europe est empêché pour quelque raison, de récupérer ses investissements et ses réserves de change, elle le fera par la force.

  38. julien bonnetouche says:

    bonjour ronin,
    Je pense au contraire que ce sont les USA qui déclencheront les hostilités.
    Et dans pas très longtemps, parce que le temps est en faveur des chinois.

  39. C’est intéressant. Pouvez-vous développer ?

  40. julien bonnetouche says:

    Bonjour ronin, Michel,

    D’après les dires des chinois eux mêmes, ils devraient avoir rattrapé leur retard en tous les domaines autour de 2040/2050. Notamment en matière militaire.
    A ce jour par exemple ils sont en train de construire leur premier porte avion réellement moderne.
    Mais comme nous le savons ils vont très vite.
    Par ailleurs les chinois sont en avance en matière d’intelligence artificielle du fait de l’importance de leurs données et de l’absence de frein sociétal sur la vie privée.
    Or l’intelligence artificielle concernera tous les types d’armements excepté peut être la baïonnette.
    Par ailleurs les chinois sont aussi excellents en mathématiques, source de toutes les technologies)
    On peut donc penser sans trop de risque de se tromper que les 350 millions d’américains ( associés à autant d’européens d’ores et déjà out) ne feront pas le poids d’ici peu, en face de 1,5 milliards de chinois autant du point de vue militaire que sur celui de la domination du monde économique.

    Toute la question est de savoir si les américains peuvent tolérer leur décadence et quelque part leurs asservissement. Car si les américains ne déclenchent pas une guerre « préventive » les chinois dicteront à tous leurs règles.

    Or la premier point d’ opposition entre Chine et Occident, c’est justement sur la liberté individuelle qui n’est pas une notion essentielle chez les adeptes du communo-confucianisme.

    A la rigueur, les occidentaux pourraient accepter d’être dominés économiquement pour éviter une hécatombe résultant d’un affrontement armé. Mais accepteront ils d’abandonner leurs mode de pensée libéral-libertaire ? cela est assez peu probable en tous cas du côté des américains pour lesquels cette notion est l’un des fondements de leur société.

    Les américains ont donc quelques années devant eux pour intervenir pendant qu’ils le peuvent encore.
    La guerre militaire ne serait alors qu’un prolongement de la guerre commerciale déjà commencée.

    • « Or la premier point d’ opposition entre Chine et Occident, c’est justement sur la liberté individuelle qui n’est pas une notion essentielle chez les adeptes du communo-confucianisme. »

      C’est justement cette liberté qui est à l’origine du progrès des sociétés occidentales, copié ensuite par l’Asie (Japon, Corée, Chine, ….)
      Les humains revendiqueront éternellement cette liberté même s’il est probable qu’il y ait des « intermittences » totalitaires.
      Donc le système communo-confucianisme, comme vous dites, n’a pas vocation à durer sur le long terme tout comme le nazisme le fut en son temps.

  41. julien bonnetouche says:

    Michel,
    les régimes politiques trouvent leurs fondements dans l’organisation des structures familiales.
    ainsi le libéralisme trouve son origine dans nos régions avec » la famille nucléaire » le communisme dans les « familles communautaires patriarcales  » (ce sont des classifications retenues par les ethnologues)
    Et tout cela remonte au Néolithique. (ce n’est pas moi qui l’invente, vous trouverez ces informations chez Emmanuel Todd par exemple)
    Ce serait donc très discutable de penser que l’Homme est naturellement libéral ou qu’il puisse changer en quelques années des habitudes de vie passée millénaires.
    Encore une fois la chine n’a rien d’un pays libéral. Ne confondons pas libéralisme et capitalisme !

    • Je ne vous parlais pas spécifiquement du régime politique de la Chine mais le fait que le progrès est lié inexorablement à la liberté, notamment celle d’entreprendre et de la propriété.
      Si cela avait été le cas les siècles précédents, et si le modèle patriarcale communo- confuscianiste avait été le bon, les Chinois auraient depuis longtemps dominé le monde.

      Et c’est bien parce qu’il y a eu introduction de plus de ces libertés en Chine instituant ostensiblement un peu plus de confiance depuis quarante ans que ce pays s’est développé économiquement. Contrairement à la Russie ou à l’Afrique qui ont encore beaucoup de mal et qui doivent principalement leur « petite » prospérité à leurs ressources naturelles.

  42. julien bonnetouche says:

    Michel,
    évidemment le modèle communiste ne fonctionne pas nous le savons très bien.
    Mais la force du système alliant communisme et capitalisme trouve un épanouissement extraordinaire chez ce peuple parce que cela correspond exactement à leurs attentes :
    ce sont des commerçants donc des capitalistes dans l’âme, et en même temps ils aiment la hiérarchie et l’autorité qui vient d’en haut, ( de type patriarcal) avec une soumission à l’autorité que nous n’envisageons pas ici.

    Voilà pourquoi ils sont devenus très dangereux !!

    • « …un épanouissement extraordinaire chez ce peuple parce que cela correspond exactement à leurs attentes  »
      Cet épanouissement tel que vous l’appelez est à mon sens un asservissement à leur éducation TRÈS contrôlée et dirigée par leur Etat omniprésent.

      Donc tout le contraire de la liberté.
      Je suis convaincu, et les manifestations à Hong Kong vont dans ce sens, que ce peuple avec le remplacement des générations, l’accès aux nouvelles technologies et au « vrai » monde, se soulèvera un jour.
      Tant que le pays croît, que la pauvreté diminue, que grandit la classe moyenne voire que des familles s’enrichissent à l’américaine, tout va bien comme toutes les périodes de croissance quel que soit l’Etat et j’ose dire le régime.
      Mais quand la courbe s’inversera et nous en sommes probablement pas très loin, alors bonjour les dégâts !!!
      Et c’est à ce moment qu’un conflit avec l’occident deviendra probable car justifié par les gouvernants auprès du peuple: c’est la faute de l’Amérique, de l »Europe, …

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