« 32 milliards d’euros de baisses d’impôts déjà sur la table pour le quinquennat », c’est le titre d’un article publié par Les Echos ce matin en préparation de la conférence de presse du président Macron sur les annonces conclusives du Grand débat.
Le Journal Les Echos prépare donc le terrain et détaille ces 32 milliards de baisse d’impôt d’ores et déjà planifiées par le gouvernement sur le quinquennat. On y apprend notamment que la pression fiscale est d’ores et déjà en baisse de 16.2 milliards d’euros, dont 11 milliards au profit des ménages entre la suppression de l’ISF (3.5 milliards d’euros), l’adoption de la flat-tax sur les revenus du capital (1.5 milliards d’euros), la suppression de la taxe d’habitation (7 milliards d’euros) et la suppression des charges sociales sur les heures supplémentaires (3 milliards d’euros).
D’ici la fin du quinquennat, ce sont encore 13 milliards d’euros de baisses de recettes fiscales qui devraient être effectives grâce à la suppression définitive de la taxe d’habitation pour tous.
Et tout ça, sans compter la revalorisation de la prime d’activité pour 2.5 milliards d’euros …
Bref, c’est la fête ! Les impôts baissent, la redistribution augmente et il y a fort à parier que le gouvernement va s’en féliciter dans les tous prochains jours. C’est formidable cette baisse d’impôt dans un pays qui ne cesse de se plaindre d’en payer trop. Quelle formidable réponse au mouvement social des #giletsjaunes. 
Malheureusement, il me semble prudent de modérer notre enthousiasme ! Annoncer des baisses d’impôt est naturellement une bonne nouvelle, mais elle serait encore meilleure si le gouvernement expliquait comment ces baisses d’impôt vont être financées !?
Avant de se réjouir du formidable gain de pouvoir d’achat résultant de cette nouvelle générosité, ne serait il pas prudent de s’enquérir du mode de financement ? Qui va payer ces 32 milliards d’euros qui manqueront au budget de l’état? 
La semaine dernière l’OFCE nous expliquait qu’en 2019, la hausse du pouvoir d’achat des ménages serait historique grâce à la politique redistributive d’Emmanuel MACRON ! Plus de 850€ par ménage en 2019 ! Mais, comment est il possible d’avancer de tels chiffres qui font la une de tous les journaux, sans chercher à savoir qui va payer ?
Ne faut il pas être prudent et attendre de savoir quels impôts devront augmenter pour financer ces déficits ? L’argent n’est pas gratuit ! A la fin, il y a bien quelqu’un qui va payer ? Est ce que l’IFI va augmenter, la taxe foncière, l’impôt sur le revenu, les droits de succession ?
S’il s’agit de réduire la dépense de l’état, à quoi faut t’il s’attendre ? A une baisse des retraites, une baisse des prestations sociales, la suppression de postes de fonctionnaires, un allongement de la durée de la vie active, une baisse des aides au logement, …

S’il s’agit d’augmenter la dette publique, ne faut il pas craindre des hausses d’impôts à l’avenir ? La dette d’aujourd’hui n’est elle pas l’impôt de demain ?

 

Machiavel sort de ce corps…

Le gouvernement n’a pas le choix, les #giletsjaunes et leurs exigences de baisse d’impôts obligent le gouvernement à trouver le moyen de financer ces dépenses ! Il n’est pas possible de financer ces dépenses par une augmentation d’impôt massive ;
Le gouvernement est au pied du mur, il faut trouver des moyens pour financer cette générosité. Le gouvernement est donc dans l’obligation de s’engager dans une augmentation du temps de travail (suppression d’un jour férié, suppression de RTT, allongement de la durée de la vie active) ou dans la réduction des prestations sociales ou du service public.
Bref, les exigences de baisses d’impôts des #giletsjaunes obligent le gouvernement à accélérer sa politique qui vise à favoriser le marché libéré de ses freins protectionnistes. Dans la logique d’un tout marché auto-régulateur, c’est à dire ans la logique libérale, les prestations sociales, le temps de travail, la retraite sont des mécanismes, une forme de protectionnisme, qui va à l’encontre du marché auto-régulateur.
La réduction de ces facteurs de protection est un pas supplémentaire vers le marché auto-régulateur, à l’origine d’une société prospère. Les inégalités et le sentiment de paupérisation d’une partie de la société sont malheureusement des effets de bord incontournables qu’il faut accepter. C’est le prix de la prospérité libérale, même s’il faut l’imposer de manière autoritaire.
Merci les #giletsjaunes 😉

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