Les attentes des analystes apparaissant trop élevées, nous assistons désormais à de légères révisions en baisse pour l’année en cours et l’année 2012. Ainsi, les bénéfices pour 2011 sont revus à +12,2% contre une estimation qui se situait à +16% sur le mois de mars.

Sur les quinze derniers jours, nous avons eu deux « Profit Warning », en particulier sur des sociétés liées à la consommation. Carrefour tout d’abord dont la stratégie sur ses magasins domestiques ne semble ni lisible ni profitable. Philips ensuite, qui annonce un tassement de ses ventes dans les produits grand-public, y compris sur la partie éclairage et ce, en dépit de nouvelles réglementations favorisant les économies d’énergie.

Pour cette seconde société, il est probable que le nouveau dirigeant ait « chargé » la barque, comportement logique.

Nous sommes, nous aussi, convaincus que les attentes des analystes sont trop élevées et que, comme à leurs habitudes, ils rectifieront tous avec le retard habituel.
Ainsi, le bas niveau des Price Earning Ratio, mis en avant par les stratégistes, remonterait mathématiquement du fait de ces révisions. Leurs faibles valorisations actuelles nous semblent un rempart à une chute continue des marchés. Les questions autour de l’ampleur de la révision à la baisse des bénéfices entretiennent le doute qui devrait être levé avec la
parution des résultats semestriels.

La semaine passée a été sous l’influence quasi exclusive de la crise souveraine et chaque politique y allait de son refrain. Parfois avec des arrières pensées, à l’image du Secrétaire au trésor américain qui, en focalisant l’attention sur la zone €uro, évite le sujet qui fâche : Le déficit US.

Il est clair qu’en Europe, il n’existe pas d’autre choix que de venir au secours de la Grèce et ce week end, les investisseurs privés, (banques) planchaient sur la base du « volontariat » sur le refinancement de la dette. Il ne reste plus au parlement hellénique, qui dispose d’une très courte majorité, qu’à confirmer un plan de rigueur acceptable pour débloquer les fonds. Côté indicateurs économiques, les indices PMI viennent confirmer si besoin était, le ralentissement en cours, mais l’ensemble des données n’offre pas qu’une lecture négative. Les nouvelles commandes de biens durables repassent en positif même en dehors de la composante transports. Au moment où la majorité nous ressert le scénario du déclin, l’Insee nous communique un peu d’optimisme, tout comme l’indice IFO allemand qui marque une amélioration après le trou d’air initié en mars. Les indicateurs avancés aux USA ont également marqué un redressement, tandis que la production se remet graduellement en route au Japon.

Sans parler de rebond significatif d’activité, nous devrions observer une lente amélioration dans les mois à venir, après un second trimestre de recul.

Enfin, la décision toute symbolique de déverser une partie des stocks stratégiques aura eu le mérite de faire chuter les cours de l’or noir (et aussi des valeurs pétrolières). Ce recul pourrait permettre de diminuer les pressions inflationnistes dans les mois à venir. C’est le propos du 1er Ministre Chinois sur l’évolution des prix en Chine. Pour autant, la prochaine publication ne devrait pas encore le confirmer.

Les investisseurs restent donc suspendus aux premiers signes d’un lent redémarrage d’activité, confirmant les propos très optimistes du manager de Féderal Express et bien entendu, au règlement du problème Grec. Ceci génère le plus grand attentisme de leur part, laissant une place conséquente aux ordres automatisés ( plus particulièrement aux USA) qui réagissent informatiquement aux niveaux chartistes en générant des mouvements parfois contraires en une même journée, à l’image de vendredi dernier.

Conformément à ce que nous avions dit, à l’arrivée sur le support bas du canal de variation des indices, particulièrement sur l’Eurostoxx 50 (2727 points), nous avons commencé à réexposer notre sicav jusqu’à un taux proche de 34%.
Nous serons amenés à poursuivre cette démarche sur les supports majeurs proches de 2635 points sur l’Eurostoxx 50, seule possibilité de participer à un mouvement de reprise qui sera, certes, heurté mais correctif.

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