La bourse n’est qu’une succession de cycle de hausse, puis de baisse, puis de hausse, puis de baisse, mais à long terme, seule la capacité des entreprises à générer des bénéfices permet de fixer une tendance, à la hausse ou à la baisse. Ce n’est pas plus compliqué que cela.
Il y a d’un côté, l’entreprise, son modèle économique et sa capacité à s’adapter à une conjoncture plus ou moins favorable et d’un autre, la bourse, c’est à dire le lieu d’échange de l’offre et de la demande d’action.
Deux mondes que tout oppose !
Le premier, le monde de l’investisseur en capital, le monde de l’investisseur de long terme qui, une fois actionnaire de long terme, n’a que faire de l’évolution du cours de bourse à court terme et qui se focalise sur la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme ;
Le second, le monde du spéculateur, le monde de celui qui dépense son énergie à essayer de deviner l’évolution du cours de bourse à court terme, parfois sans même s’intéresser au modèle économique de l’entreprise à long terme.
Deux mondes que tout oppose, mais qui dépendent l’un de l’autre.

L’investisseur en capital, celui qui s’intéresse uniquement à la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme n’a pas d’autres choix que d’utiliser la bourse, et donc de rentrer dans le monde du spéculateur, pour acheter ses actions. L’investisseur de long terme aime à essayer d’acheter ses actions de long terme le moins cher possible, c’est à dire lorsque les spéculateurs obnubilé par la spéculation et le pessimisme exagère la baisse du cours de bourse.

Le spéculateur, celui qui aime à essayer de deviner l’évolution du cours de bourse à court terme, est également dépendant de la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme. Si le spéculateur ne vit qu’à court terme, la somme des courts terme finit par construire le long terme et c’est la réalité économique et la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme qui finissent par s’imposer.

L’épargnant devrait être un investisseur en capital, un investisseur de long terme; Malheureusement, il est un spéculateur (cf »Et si vous deveniez investisseur en capital lieu d’être spéculateur sur le marché action« ). L’industrie de l’épargne est construite autour de l’art divinatoire qu’est l’anticipation des cours de bourse. Votre conseiller financier ne vous parle jamais d’entreprise et de modèle économique ; Il vous parle de marché, d’investir en bourse (comme si on investissait en bourse), de cac40, d’indice, de performance depuis le 01/01…
 
 
L’investisseur en capital doit donc utiliser la bourse pour investir à long terme dans le capital des entreprises dont le modèle économique lui semble capable de générer des bénéfices importants à long terme. (cf »Êtes vous un investisseur intelligent ? Ne pas confondre « Investir » et « spéculer en bourse »« )

Il doit utiliser le marché action, et ses excès à la baisse, pour acheter ses actions au prix le plus bas possible. Il devra aussi, même si ce n’est pas l’objectif immédiat de l’investisseur de long terme, utiliser les excès à la hausse du marché pour vendre ses actions au prix le plus haut possible (même si l’investisseur de long terme, par définition est davantage acheteur que vendeur).
En effet, même à long terme, acheter trop cher des actions d’une merveilleuse entreprise pourrait ne jamais être rentable. Identifier les bonnes valeurs est une chose, les acheter au bon prix en est une autre. Ainsi, l’investisseur de long terme aimera à essayer de profiter des excès baissier du marché (c’est à dire lors d’un pessimiste exagéré du monde des spéculateurs et des partisans de l’art divinatoire) pour investir au bon prix dans les entreprises qu’il juge de grande valeur à long terme.
C’est là la nuance importante que nous faisons entre le prix et la valeur. Une période de stress comme nous la vivons depuis quelques jours est alors un moment très attendu par l’investisseur en capital qui pourra profiter des excès pessimiste du spéculateur pour investir à bon compte dans le capital d’entreprise qu’il identifie comme ayant de forte capacité à générer des bénéfices à long terme. 
La bourse est aujourd’hui à 5600 points ; Il paraît plus opportun d’acheter des actions aujourd’hui que la semaine dernière. La question est alors de savoir si le moment est venu pour y investir à nouveau ou s’il faut attendre encore un peu plus que la baisse s’accélère pour acheter encore moins cher… mais aussi prendre le risque de ne pouvoir en acheter si les cours devaient remonter.
L’investisseur de long terme n’est naturellement pas doué dans l’art divinatoire. Il doit donc profiter de chaque baisse de cours pour investir… mais aussi savoir conserver des liquidités pour continuer à investir au gré des éventuelles futures baisses.
Ce n’est peut être pas encore le bon moment pour investir, mais en tout état de cause, c’est mieux d’investir aujourd’hui que la semaine dernière. On ne saura que dans 6 mois, si c’était le bon moment ou s’il fallait attendre. Personne n’en sait rien.
Incapable d’anticiper ce qui ne l’est pas, l’investisseur en capital doit donc se résoudre à investir à chaque baisse importante des cours de bourse. Sachez qu’il est malheureusement impossible d’acheter au plus bas ; Personne ne peut à priori anticiper ce qui ne l’est pas ; A postériori, c’est toujours plus facile de dire « je savais ».
 

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A suivre …

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