La bourse n’est qu’une succession de cycle de hausse, puis de baisse, puis de hausse, puis de baisse, mais à long terme, seule la capacité des entreprises à générer des bénéfices permet de fixer une tendance, à la hausse ou à la baisse. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Il y a d’un côté, l’entreprise, son modèle économique et sa capacité à s’adapter à une conjoncture plus ou moins favorable et d’un autre, la bourse, c’est à dire le lieu d’échange de l’offre et de la demande d’action.

Deux mondes que tout oppose !

Le premier, le monde de l’investisseur en capital, le monde de l’investisseur de long terme qui, une fois actionnaire de long terme, n’a que faire de l’évolution du cours de bourse à court terme et qui se focalise sur la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme ;

Le second, le monde du spéculateur, le monde de celui qui dépense son énergie à essayer de deviner l’évolution du cours de bourse à court terme, parfois sans même s’intéresser au modèle économique de l’entreprise à long terme.

Deux mondes que tout oppose, mais qui dépendent l’un de l’autre.

L’investisseur en capital, celui qui s’intéresse uniquement à la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme n’a pas d’autres choix que d’utiliser la bourse, et donc de rentrer dans le monde du spéculateur, pour acheter ses actions. L’investisseur de long terme aime à essayer d’acheter ses actions de long terme le moins cher possible, c’est à dire lorsque les spéculateurs obnubilé par la spéculation et le pessimisme exagère la baisse du cours de bourse.

Le spéculateur, celui qui aime à essayer de deviner l’évolution du cours de bourse à court terme, est également dépendant de la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme. Si le spéculateur ne vit qu’à court terme, la somme des courts terme finit par construire le long terme et c’est la réalité économique et la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme qui finissent par s’imposer.

L’épargnant devrait être un investisseur en capital, un investisseur de long terme; Malheureusement, il est un spéculateur (cf »Et si vous deveniez investisseur en capital lieu d’être spéculateur sur le marché action« ). L’industrie de l’épargne est construite autour de l’art divinatoire qu’est l’anticipation des cours de bourse. Votre conseiller financier ne vous parle jamais d’entreprise et de modèle économique ; Il vous parle de marché, d’investir en bourse (comme si on investissait en bourse), de cac40, d’indice, de performance depuis le 01/01…

 

 

L’investisseur en capital doit donc utiliser la bourse pour investir à long terme dans le capital des entreprises dont le modèle économique lui semble capable de générer des bénéfices importants à long terme. (cf »Êtes vous un investisseur intelligent ? Ne pas confondre « Investir » et « spéculer en bourse »« )

Il doit utiliser le marché action, et ses excès à la baisse, pour acheter ses actions au prix le plus bas possible. Il devra aussi, même si ce n’est pas l’objectif immédiat de l’investisseur de long terme, utiliser les excès à la hausse du marché pour vendre ses actions au prix le plus haut possible (même si l’investisseur de long terme, par définition est davantage acheteur que vendeur).

En effet, même à long terme, acheter trop cher des actions d’une merveilleuse entreprise pourrait ne jamais être rentable. Identifier les bonnes valeurs est une chose, les acheter au bon prix en est une autre. Ainsi, l’investisseur de long terme aimera à essayer de profiter des excès baissier du marché (c’est à dire lors d’un pessimiste exagéré du monde des spéculateurs et des partisans de l’art divinatoire) pour investir au bon prix dans les entreprises qu’il juge de grande valeur à long terme.

C’est là la nuance importante que nous faisons entre le prix et la valeur. Une période de stress comme nous la vivons depuis quelques jours est alors un moment très attendu par l’investisseur en capital qui pourra profiter des excès pessimiste du spéculateur pour investir à bon compte dans le capital d’entreprise qu’il identifie comme ayant de forte capacité à générer des bénéfices à long terme. 

La bourse est aujourd’hui à 5600 points ; Il paraît plus opportun d’acheter des actions aujourd’hui que la semaine dernière. La question est alors de savoir si le moment est venu pour y investir à nouveau ou s’il faut attendre encore un peu plus que la baisse s’accélère pour acheter encore moins cher… mais aussi prendre le risque de ne pouvoir en acheter si les cours devaient remonter.

L’investisseur de long terme n’est naturellement pas doué dans l’art divinatoire. Il doit donc profiter de chaque baisse de cours pour investir… mais aussi savoir conserver des liquidités pour continuer à investir au gré des éventuelles futures baisses.

Ce n’est peut être pas encore le bon moment pour investir, mais en tout état de cause, c’est mieux d’investir aujourd’hui que la semaine dernière. On ne saura que dans 6 mois, si c’était le bon moment ou s’il fallait attendre. Personne n’en sait rien.

Incapable d’anticiper ce qui ne l’est pas, l’investisseur en capital doit donc se résoudre à investir à chaque baisse importante des cours de bourse. Sachez qu’il est malheureusement impossible d’acheter au plus bas ; Personne ne peut à priori anticiper ce qui ne l’est pas ; A postériori, c’est toujours plus facile de dire « je savais ».

 

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A suivre …

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103 Comments

  1. il
    Suffit de s entendre sur le vocabulaire on investit jamais en bourse on place …puisque l on a aucune possibilité d infléchir la gestion .le Seul
    Investisseur entrepreneurial qui existe c’est celui qui décide de la gestion de l entreprise .c est aussi simple que cela .Maintenant je comprends tous les auteurs de livres qui soutiennent le contraire plus ils ont convaincu de lecteurs plus ils stabiliseront leurs cours d achats anciens …futfut comme on dit

  2. Suivre …

  3. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Ceux qui suivent régulièrement le blog savent que j’ai partiellement vendu hier.
    Je suis par conséquent intéressé au premier chef à trouver maintenant un point d’entrée aussi proche que possible du point bas.

    Je vais essayer de définir comment.

    – il ne faut pas acheter avant le point bas mais après, lorsque les cours remonteront

    – En général le point bas se manifeste par ce que les boursiers appellent la « capitulation », c’est à dire une baisse excessive suite à une panique générale.

    – il faut aussi que cette capitulation corresponde à une baisse qui ait pris en compte la totalité des problèmes, afin que les acheteurs réapparaissent.

    Ce dernier point qui manque encore actuellement :

    -On ne cerne pas encore l’extension du virus à l’échelle mondiale.
    -On ne cerne ni ne chiffre donc pas non plus les effets des mesures de rétention sur la croissance.
    et en particulier, on peut avoir des ruptures d’approvisionnement prochainement du fait du temps de voyage des porte conteneurs asiatiques.

    Les acheteurs ne donc peuvent pas encore se manifester.

    J’ai tout de même entendu ce matin à la radio quelques voix disant que le virus n’est pas si grave que ça !!( ce que nous savons depuis longtemps)

    Malgré tout si quelques cas étaient découverts aux USA..Là bas ils sont champions de la prévention !!

    Depuis le début je pense que la « fin » du virus c’est fin mars, entre autres parce que ce sera le printemps.

    Pour indication, les anciens supports solides du CAC sont à 5450 puis à5250.

    • « fin du virus fin mars » – comme Trump l’a dit! 🙂

      • Dindonsauvage says:

        Nous sommes encore sur le chemin de crête…

        dans la vie je suis urgentiste et je peux vous dire c’est que tous le monde est sur le pont et dans les plans de secours, et que toute les deux heures il y a une nouvelle circulaire ou demande qui sort. on va voir d’ici une semaine ou deux comment cela tourne mais honnêtement, lundi je vois mon conseillé il veut qu’on rentre et mois je veux attendre encore…

  4. Résultat du sondage :
    Non, c’est trop tôt pour investir. Objectif -20% avant d’investir = 39%
    Non, c’est trop tôt pour investir. Objectif -30% avant d’investir = 11%
    -20% soit un cac40 à 4880 attendu par 39% des sondés soit le support de fin 2018
    -30% soit un cac40 à 4270 attendu par 11% des sondés soit le support de début 2016, ce dernier objectif étant fortement possible si la crise actuelle ne se limite pas à une simple (mais inédite) mise en veilleuse de la production mondiale; mais qu’elle entraine des faillites bancaires qui déclencheraient un réaction en chaine…

    • Oui, le véritable sujet est bien celui des conséquences en chaine. Les entreprises qui seraient déjà fragiles vont t’elles tenir le choc ? C’est le sujet principal. Plus cette crise est longue, plus l’effet papillon est imprévisible.

      Malheureusement, les foyers se multiplient à l’international et les pays se doivent de prendre l’exemple de la chine pour contenir la propagation. La paralysie de l’économie est aujourd’hui limité à la chine. Il ne faut pas nier cette possibilité de paralysie mondiale. On le voit depuis hier avec l’italie du nord.

      Que penser de la perspective des Jo au JAPON ?

      • Ne pas oublier la principale caractéristique de cette région industrieuse : le gvt italien a favorisé l’implantation d’usines chinoises, ouvriers compris.

  5. julien bonnetouche says:

    Intéressant ces sondages sur le possible niveau du CAC.
    Bien que directement intéressé, je ne vois pas le pire arriver.
    Mon tempérament optimiste reprend toujours le dessus !!!
    Toujours à cause de l’extinction naturelle du virus, quand le printemps revient.
    Ce qui devrait nous laisser encore entre 15 jours et 1 mois de mauvais.
    Disons que 4900 me semblent peu probables mais pas impossible.
    4300 carrément excessif.
    Par contre les 5250 pourquoi pas.

    • Mefiez vous de l’optimisme… entre 2000 et 2003 le cac40 a dégringolé de 6700 à 2600 et entre 2007 et 2009 il a chuté de 6100 à 2700.
      La crise actuelle peut facilement avoir les mêmes effets, et le cac40 tomber en dessous de 3000 à nouveau…

    • « Toujours à cause de l’extinction naturelle du virus, quand le printemps revient..;  » justement, personne ne sait comment va se comporter ce virus, puisqu’il était inconnu, et c’est tout le problème… En tout cas, En brésil, c’est l’été, et le coronavirus arrive ( certainement par un voyageur ) , on va vite voir si il se développe ou si il disparait en un clin d’oeil.

  6. rivieira06500 says:

    Bonjour des Antilles.
    Je serai de retour en métropole fin mars, moment où on y verra plus clair sur les perspectives de la bourse.
    Excellent article, pour ceux qui continuent à prendre la bourse pour le loto.
    Mais trouver les entreprises sur lesquelles investir à bon escient, donc être serein sur le long terme n’est pas facile!
    Pour Guillaume: je n’arrive plus à ouvrir le corps, pour lire vos lettres. Je les lis en allant les ouvrir sur internet, je ne sais comment faire pour résoudre cela.
    M.C.

  7. fredy Gosse says:

    vous aurez à choisirent 2 scénari 1/ la nouvelle selon laquelle la baisse des décés enChine est due à la prise de la chloroquine ( vieux médicament contre la malaria) qui coute peanuts ou alors la panique mondiale avec les mensonges des gouvernements qui n’ont rien appris du passé et continuent de mentir effrontément
    Hier soir sur nos TV Tout va très bien madame la marquise,nous avons le meilleur système du monde ,dormez tranquille bonnes gens et crac on se réveille le matin avec un mort un ‘autre qui vaut pas mieux lire c’est ahurissant https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-le-plan-blanc-declenche-a-l-hopital-de-creil-ou-etait-passe-le-patient-francais-decede_3842159.html#xtor=RSS-3-%5Blestitres%5D

  8. Faute dans le titre : « on n’achète jamais » 🙂

  9. Bonjour. Suivre le débat…d’opinions.

  10. Pour suivre

  11. julien bonnetouche says:

    bonjour,

    Le point de la journée virale.

    il y a quelques semaines j’écrivais quelque part sur le blog, qu’avec les taux à zéro, il faudrait une bombe atomique pour faire baisser les marchés.
    Qu’est ce qu’une explosion atomique ? une réaction en chaine où chaque neutron en produit plusieurs autres.
    c’est exactement ce que nous avons avec le coronavirus. il y en a et il va y en avoir de plus en plus quelques temps encore.

    ça va très mal et très vite.

    Sur le plan technique ( que regardent tous les professionnels) nous venons de franchir les 5500 à la baisse, seuil technique important, et tous s’accordent à dire que les 5000 (environ) ne sont pas loin. Et comme ce sont eux qui font le marché en ce moment…

    Les États sont comme paralysés : plus ils en font pour ralentir la progression du virus plus l’économie chancelle alors que finalement l’efficacité de la lutte est discutable.

    Et cela en particulier si le virus touche l’Afrique, ( ce qui est d’ailleurs peut être déjà le cas, sans que l’on en sache encore rien faute de dépistage)

    Alors quid des migrants infectés ou susceptibles de l’être ?

    Messieurs (Mesdames) les gouvernants, cette fois ci des baisses de taux et les QE ne suffiront pas !!

    Bientôt si les choses empirent, une question vitale va se poser à eux :
    Faut il laisser le virus se développer à sa guise pour sauver la planète économique ?

    Restons sereins, quelques millions de morts ça va ça vient !! (e:!!)

    • Quel revirement de raisonnement, une bombe atomique, allo quoi !

      C’est moi qui aurait dû écrire ce texte, depuis le temps que je vous le dis.
      H
      Mais ce coup ci, à mon humble avis, ce n’est pas le big bang, un « simple » coup de semonce trimestriel circonstanciel, le monde croit toujours que les fondamentaux sont solides.

      • Michel, je vais me faire le défenseur de Julien. Dire que ça va craquer ne sert à rien, il faut dire quand.

        J’ai été prudent depuis septembre, j’étais très liquide, ne gardant que des orange, des Thalès, et un peu d’ETF small caps.

        Julien a du vendre avant hier. Il a donc gagné la différence entre les cours d’avant hier et les cours de septembre, par rapport à moi. Je m’incline, mais ça aurait pu être pire, si j’étais rerentré avant le coronavirus.

        Pour l’avenir, comme d’habitude, je n’en sais trop rien. Il suffit de voir la période 2007-2009 pour se rendre compte qu’une petite reprise n’est pas forcément synonyme de sortie de crise.

        • Pour reprendre ce qu’a dit Guillaume à plusieurs reprises, dire « quand » relève de l’art divinatoire et personne en ce bas monde n’a ce don. Il n’empêche que les éléments négatifs s’enchaînent à un rythme accéléré, ce qui présage que le moment approche.
          Après juste à titre de pari amusant et intituitivement, j’ai dit à Julien que 2022 (à partir de) risque d’être une année difficile!

  12. Actualité says:

    Les hôpitaux sont des foyers potentiels , les canalisations et les parties communes des logements collectifs aussi . L’ air pur est sera la denrée rare de la prochaine décennie !! Explosion prochaine des prix des villas, hôtels particuliers et maisons individuelles, c est une garantie .

    • Et des yourtes.

      Une yourte, c’est rond, le coronavirus va se mettre à tourner, tourner, de plus en plus vite, jusqu’à exploser en plein vol. Protection garantie contre les virus.

  13. Le Mecreant says:

    Un truc que j’ai appris pour les ventes aux enchères: savoir avant la vente quelle prix on est prêt a payer pour un objet précis. Et on s’y tient.

    Je pense que pour ceux qui visent le long terme ça doit pouvoir s’adapter du genre je suis acheteur de la valeur X a N€
    A partir de là on peut attendre que ca baisse et que ça commence a remonter.
    Toutefois dans la situation actuelle on ne reverra peut être pas de sitôt le cac a 6000 points

  14. Tiens, un nouveau dégât collatéral. Présage du Monde d’après ? :

    L’horlogerie suisse, victime collatéral du coronavirus

    C’est un séisme dans le monde horloger: pour la première fois le salon de Genève, Watches & Wonders Geneva, est annulé pour cause de virus Covid-19.

    Par Judikael Hirel
    Mis à jour il y a 3 heures

    Même lors de l’épidémie de SRAS, si certains visiteurs avaient très logiquement annulé leur venue en Suisse, les grands-messes horlogères suisses que sont Watches & Wonders (ex SIHH) et Baselworld n’avaient pas été annulées. Cette année, il n’en sera pas de même: la Fondation de la Haute Horlogerie vient d’annoncer l’annulation du salon horloger genevois qui, justement, entamait cette année sa mue avec une nouvelle date, un nouveau concept et une nouvelle facette off au cœur de la ville. «Compte tenu des derniers développements concernant la propagation mondiale du COVID-19, il est de la responsabilité de la Fondation de la Haute Horlogerie (FHH), organisateur de Watches & Wonders Geneva, d’anticiper les risques que des voyages et d’importants regroupements internationaux pourraient engendrer dans les semaines à venir», est-il expliqué. Il s’agit de la décision la plus responsable dans le contexte actuel des risques sanitaires.» Contactée, la FHH n’a pas souhaité en dire plus au sujet de cette annulation.

    Une telle décision, prise dès fin février, peut tout de même surprendre voire paraître hâtive, surtout à la veille de l’ouverture du Salon de l’Automobile de Genève qui, lui, n’est pour l’instant pas annulé, malgré la propagation actuelle de l’épidémie à travers l’Europe. L’inverse aurait semblé plus logique… Mais au-delà de la question sanitaire, c’est aussi la question économique qui s’est sans doute posée: le marché horloger suisse dépend très fortement de la clientèle chinoise, que ce soit in situ ou à Paris. Or le coronavirus a littéralement mis la Chine à l’arrêt, et avec elle la manne financière que représentent les clients et touristes chinois.

    Dans un tel contexte, sans visiteurs ni clients venus de l’Empire du Milieu, annuler semblait logique. Et ce même si le coût de cette annulation ne sera pas négligeable, tant pour la FHH, dont ce salon représente une bonne partie des ressources, que pour les marques exposantes, qui pour beaucoup avaient déjà largement investi, notamment dans leurs stands. La trentaine de marques phares, majoritairement du groupe Richemont, et les dizaines d’indépendants du Carré des Horlogers devraient donc en pâtir. Serait-on en train d’assister à la fin des salons horlogers, en perte de vitesse depuis des années, et auxquels de plus en plus de marques et groupes (LVMH, Swatch Group, Movado, Breitling… préfèrent des événements dédiés? «C’est un séisme. On est passé d’une crise à une révolution», estime pour sa part Gregory Pons, créateur du site d’actualités Business Montres. C’est la fin de cette génération de salons horlogers. Je pense que les salons horlogers sont nécessaires, mais qu’il faut les réinventer.»

    Le contexte de l’industrie du Swiss Made était déjà tendu, entre des exportations au plus bas en 2019 et une Apple Watch dont les ventes en volume ont pour la première fois surpassé l’an passé l’ensemble des ventes de l’horlogerie suisse. Cette annulation de Watches & Wonders représente une perte de 50 000 à 200 000 euros pour les petites marques exposantes. Il devrait y avoir dans les mois à venir de nombreux dommages collatéraux, notamment chez les indépendants, vingt à trente cette année, à mon avis.»

    Au-delà, «il va falloir sortir radicalement de la sinodépendance de l’industrie Swiss made, estime Grégory Pons. Il est temps que les marques proposent à nouveau des montres dédiées à la clientèle européenne et à un prix décent.» Certaines maisons ont d’ailleurs déjà entamé ce virage, proposant des modèles d’entrée de gamme à environ 3000 euros, permettant de nouveau à un cadre lambda de se l’offrir en quelques mois d’économies. Le marché de la seconde main est également en plein essor, là aussi pour recréer du pouvoir d’achat pour les amateurs de montres, entre revente et avoirs pour s’offrir un nouveau modèle. Un segment sur lequel le groupe Richemont s’est d’ailleurs déjà positionné avec le rachat de Watchfinder, bientôt implanté à Paris. Bucherer se lance également bientôt sur ce marché du «pre-owned», tandis que le site MMC (Montres Modernes& Collection) voit ses ventes en ligne décoller chaque jour un peu plus.

    Les nouvelles années folles

    «On se dirige vers les nouvelles années folles, et la façon de consommer ne sera plus la même après ce coronavirus, se projette Grégory Pons. Il va falloir du temps pour ne plus dépendre de la clientèle chinoise et recréer une clientèle locale… Il faut tout refaire, les salons, les catalogues horlogers, et arrêter de rêver d’attendre que la clientèle chinoise revienne. Après cette crise, je pense qu’elle ne consommera plus de la même façon qu’auparavant. Cette histoire va avoir une influence terrible sur son moral.»

    Watches & Wonders Genève aura-t-il vraiment lieu l’an prochain? Impossible d’en être sûr à ce jour. Prochaine annonce attendue: l’annulation éventuelle de l’autre grand-messe horlogère suisse, le salon de Bâle (Baselworld), organisé cette année du 30 avril au 5 mai… dans la foulée de Watches & Wonders, justement afin de permettre aux visiteurs asiatiques d’assister aux deux salons horlogers suisses en un seul et même voyage. «Le salon de Bâle est dans la même situation que celui de Genève, estime le créateur de Business Montres. Il est suspendu à la prise de position des autorités de la Confédération Helvétique.» Déjà, récemment, Bulgari et Citizen avaient annoncé renoncer à participer à l’édition 2020 de Baselworld. Comme à Genève, la question centrale est sans doute plus économique que sanitaire: qui doit prendre l’initiative d’annuler, entre autorités et organisateurs? Une question à la fois politique et contractuelle…

  15. julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel,
    Ce que vous faites sur 2022 c’est des prévisions Elisabeth Tessier.
    Le virus est un problème sanitaire, qui n’a rien a voir avec les déséquilibres économiques, même si ses conséquences sont économiques maintenant.
    Mon retournement de vision des marchés du moment, prend en compte ces circonstances particulières.

    Cela dit, je dois dire que je m’interroge ce soir sur la véracité des informations fournies que ce soit par les chinois ou même par les autorités françaises au vu des informations du jour :
    38 cas en France, 12 hospitalisés, 2 morts dont un au moins sans problème particulier auparavant.
    Ce ne sont que de petits échantillons, mais on sait qu’ils sont souvent significatifs :
    Cela nous fait 5% de décès au moins, soit 50/1000 et non pas 2,5/1000 comme dit précédemment…
    Cela pourrait expliquer toutes ces précautions prises y compris sémantiques.
    Si nous somme dans ce cas ou à peu près, cela change toutes les anticipations.

    • Dindonsauvage says:

      bsr,
      le pb est que personne ne sais combien sont réellement infecté. une épidémie de grippe est très prévisible. le covid-19 très peut, le test à grande échelle est impossible car il n’y a pas de test rapide mais juste de RT-PCR qui réplique le virus pour tester des amorces ADN et que cela ça ne se fait pas partout.
      honnêtement au rythme des injonctions des nos instances ARS/DGS je suis inquiet. c’est pas des mecs qui bougent vite habituellement.
      le taux de mortalité est de 3% ça c’est une donnée fiable. la donnée non fiable c’est l’incidence. ce n’est pas pareil d’avoir 1500 patients ou 35 000 dans un département de 350 000/400 000 personnes, surtout à 3% de morts.
      une quarantaine généralisé n’est pas exclue. surtout que lorsqu’on ne suis plus le chemins de contamination des cas… c’est problématique hors pour le coup c’est plutôt bien organisé chez nous.

    • Vous ne m’avez probablement pas bien lu !

      1- je n’ai pas dit que cette crise épidémique (pandémique quand il y aura 2 épidémies au moins sur 2 continents différents) était La Crise, le grand Reset, mais que les éléments négatifs s’empilaient dangereusement,
      2- les prévisions Elisabeth Tessier, comme vous dites ne sont pas les miennes, puisque je dis justement que personne ne sait QUAND ? et je me suis juste « amusé » même si amusement n’est pas le mot qui convient dans ce genre de situations, à donner une date que tout le monde réclame.

      Ceci étant dit, vous faites le malin avec votre optimisme (béa) quand tout va (vous semble aller) bien et vous battez en retraite à la moindre alerte.
      Bravo, courage, fuyons !

    • Oui, vous avez raison, mais le sujet est plus complexe. Croyez vous vraiment que deux avions dans une tour aient déclanché la crise de 2001 ou encore de la faillite de lehman est déclanché la crise de 2008.

      Voici l’article que vous devez relire : Le Coronavirus, ce prétexte qui justifiera une crise de fin de cycle économique ou un non évènement ? https://www.leblogpatrimoine.com/bourse/le-coronavirus-ce-pretexte-qui-justifiera-une-crise-de-fin-de-cycle-economique.html

      ou encore Qu’est ce qui déclenchera la prochaine crise économique ? https://www.leblogpatrimoine.com/bourse/nous-sommes-deja-en-crise-mais-nous-attendons-levenement-qui-le-revelera.html

      • Deux fois oui, et trois fois oui avec le coronavirus.

        Car a chaque fois, c’est wall street qui est touché.

        Les bourses mondiales décrochent car wall street a décroché. Avant hier, les bourses chinoises progressaient. Puis WS a chuté. Dans la foulée, les bourses chinoises chutent.

        Dans le système boursier, Wall Street reste encore le soleil autour duquel tournent les planètes.

        Est-ce que ça va durer ? Est-ce que les bourses vont se reprendre ? Est-ce que la baisse des taux américains, que désormais tout le monde pense inéluctable, suffira a calmer le marché ? Est-ce qu’on est partis pour deux ans de baisse comme en 2007 ?

        Aucune idée.

        Mais pour une fois, on a suffisamment d’informations et d’expérience pour tirer profit de cette situation.

        • Vous avez raison, c’est bien les Amerloques qui font la pluie et le beau temps sur les marchés et pas seulement à WS, le pétrole par exemple, c’est (encore) eux!

      • Oui, je pense que les évènements auxquels vous faites allusions sont les « catalyseurs » (au sens chimique = déclencheur d’une réaction) des crises qui ont succédé à ces évènements.
        Ceci étant, cette alerte crise du coronavirus n’est pas du même acabit que celles citées précédemment dans le sens où son origine n’est pas issue de conflits de pays ou communautés ou encore de folies d’argent.

        Sauf certains ultra qui reprocheront à la Chine et son modèle d’être le générateur de ce virus et qui préconiseront le contrôle voire la fermeture des frontières, on devrait assister dans les prochains jours/semaines, au moins je l’espère, à une certaine solidarité dans la lutte contre la bête.

    • En chine, 2800 morts pour 77 000 contaminations, effectivement, ça nous fait du presque 4%.. pourtant, j’écoutais hier soir les « professionnels du sujet », ils nous parlent seulement de 1% de mortalité, je ne sais pas comment ils sont arrivés à ces 1%, c’est vraiment bizarre.. Si ils ne savent même pas faire un calcul aussi simple, ce n’est pas rassurant pour la suite. ( surtout si on fait le calcul avec les cas Iraniens, mais bon, passons…. )

      • Le pb, comme le soulignent plusieurs épidémiologistes, c’est qu’on est peut-être à 2800 morts pour peut-être 77 000 contaminations, tout ça calculé en fonction du nombre inconnu de gens testés, en sachant qu’en plus il y a eu rupture dans le protocole de tests pour cause de manque de kits, et changement des règles de comptage.

        La Chine, au delà du fait que c’est une dictature et que les dictatures rechignent à étaler leurs faiblesses, ne peut pas rester toute sa population, et aucun autre pays d’une taille taille ne pourrait le faire. D’ailleurs, ça ne semble pas avoir beaucoup d’intérêt.

        • *rester ==> tester

        • ce n’est vraiment pas rassurant ce que vous nous dites là. Car , si un Chine , il y a seulement un cas sur 3 qui est détecté ( pour arriver à 1% de mortalité), ça veut dire qu’il y a au moins 200 000 cas non détectés en Chine,. …. . Du coup, En Iran, où on parle de 26 morts pour une soixantaine de cas, le virus n’a pas finir de s’étendre. En France, 2 morts, sur 40 cas, ça nous fait du 5% pour l’instant, à suivre… . Certains pensent que le virus va s’éteindre avec le printemps car il n’aime pas la chaleur, le virus vient d’arriver au nigeria, où il fait plutot chaud, à suivre donc aussi….

        • Dindonsauvage says:

          Alors il semble qu’ils se soient rapidement rendu compte sur les premier cas de faux négatif que les radiographie et le scanner aient redressé le diagnostic. il semblerai qu’ils ne soient plus si sous développé que cela.

          • Ce n’est pas une question de sous développement, mais d’impossibilité matérielle, plutôt, non ?

            • Dindonsauvage says:

              oui c’est une technique de recherche. pas un technique de routine. les automat ne le font pas c’est un laborantin et un biologiste

              • CORONAVIRUS : À MARSEILLE, UN INSTITUT TESTE PLUS DE 40 PERSONNES PAR JOUR
                Par Stéphanie Rouquié – Mis à jour le 27/02/2020 à 12:38
                Publié le 27/02/2020 à 12:37

                A moins de 200 kilomètres de la frontière italienne, le département des Bouches-du-Rhône est prêt à faire face à une éventuelle épidémie de coronavirus. Notamment grâce à l’IHU, un institut spécialisé dans les infections.

                Dans ce centre médical à la pointe, 1.000 tests de coronavirus peuvent être réalisés tous les jours. Depuis le début de l’épidémie en Italie, plus de quarante personnes se présentent tous les jours spontanément à l’institut spécialisé dans les infections. Des patients qui reviennent de zones potentiellement contaminées par le nouveau coronavirus.

                Équipés de masques, ils sont rapidement pris en charge dans le secteur dédié d’accueil d’urgence de l’établissement. Le résultat tombe en moins de deux heures. Depuis le début de l’épidémie, aucun patient infecté par le coronavirus n’a été révélé ni traité dans cet institut.

                1 000 tests par jour.
                365 000 par an.
                Il va falloir en ouvrir, des IHU !

  16. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Il semble donc que la mortalité su virus soit nettement plus forte qu’initialement évaluée.
    et nous aurons surement une pandémie. il n’y a aucune raisons que l’Afrique, l’Inde .. ne soient pas touchées, et tous pays où à la fois la prévention, détection ainsi que les structures hospitalières pour assistance respiratoire sont inexistantes.

    Reste une question économico-boursière essentielle : la durée de l’épidémie.

    • Cf. Donald Le Grand —> au mois d’avril – LoL

      • Si la Chine ne ment pas, le nb de décès est sur la pente descendante, et les usines rouvrent. Dès lors, il n’est pas interdit de penser que le pic en occident va arriver, et qu’en avril on en sorte.

        • Le Mecreant says:

          Bien sur que la chine ne ment pas… tout le monde sais bien que les regimes communistes sont aussi transparents que l’eau descendant de la montagne… La seule choses dont on peut être certain c’est que les communications « officielles » ont pour but de rassurer et d’éviter la panique, pas de dire la vérité. Exemple du jour, tous les rassemblements de + de 5000 personnes sont interdits, le salon de l’agriculture est fermé des ce soir MAIS 59000 footeux dans un stade a Lyon ca ne représente pas de risque selon le ministre de la santé.

          • Ça semble manquer de cohérence. La différence c’est le confinement. 5000 personnes dans des lieux confinés. Un stade de foot n’est pas un lieu confiné.

            • Le Mecreant says:

              franchement je crois que le risque c’est la promiscuité pas le fait que les portes soient ouvertes ou fermées. On ne peut pas parler de confinement pour le marathon de Paris je présume. A l’inverse 60000 personnes dans un stade, il me semble que ça craint.

  17. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel, et tous,

    En fait la question sous-jacente que je vous suggère (tout le monde est en droit de se la se la poser et d’essayer d’y répondre) est la suivante :
    Que faut il pour que la crise du virus débouche sur le « grand reset » dont vous parlez souvent ?

    Ou alors, si l’on est optimiste ( comme moi) quelles sont les limites à ne pas franchir pour que les choses reprennent leur cours normal une fois l’épidémie passée ?

    Naturellement je vais essayer d’y réfléchir moi aussi.
    Ce n’est pas très facile, dans la mesure où la situation est inédite.

    • A mon humble avis, la crise actuelle peut activer soit une crise type 2007/2008 et années suivantes soit le grand « Bing bang » tant redouté par certains.

      – La crise 2007/2008, on y est presque sur la plan boursier avec ce Codiv-19 mais les fondements ne sont pas les mêmes car circonstancielle (liée uniquement à la propagation du virus au niveau international). La suite des évènements, l’action des gouvernement ou de l’OMS et l’effet « boule de neige » et médiatique vont être prépondérants dans la suite de cette crise. On y verra plus clair me semble t-il fin mars ou en avril prochain (maladie saisonnière ou pas) et d’autant plus si des traitements apparaissaient.
      Faisons donc le dos rond jusqu’à cette date.

      – Le bing bang pourrait arriver si les évènements s’enchainaient durement avec multiplication des décès et des mises en trentaine, une fermeture des frontières, des vols aériens, un arrêt ou limitation importante du tourisme et des échanges inter pays, des conflits ici et là, etc. et SURTOUT une prise de conscience quasi mondialisée (tout à fait possible à l’instar du réchauffement climatique) que ce modèle n’est plus ni fiable ni adapté à la vie aux moeurs mondialisés, ni désiré par un max de populations et à un avenir prometteur.

    • Le Mecreant says:

      Pourquoi vouloir que les chose redeviennent « comme avant »? L’eau de la rivière coule inéluctablement vers la mer, elle ne remonte jamais a sa source, il en est de même pour le temps. Le temps d’aujourd’hui n’est plus celui de mon (notre) enfance, et il en est de ça comme du reste. Oui cette secousse nous fera entrer dans un nouveau monde, oui ça fait peur mais ce qui devrait nous faire encore plus peur ce serait qu’on fasse comme si de rien n’etait. Parce que la , la prochaine fois, tout sera emporté dans le chaos et la violence d’une mutation qui aura été empechée et qui ne sera plus contenue.

      • C’est cela qui s’est passé en 2008/2009, on empêché le reset en mettant encore plus d’argent falsifié sur la table bancale, on a donc repoussé le problème et bien entendu, il réapparaît dès qu’un catalyseur se manifeste.
        Va t-on de nouveau mettre la poussière sous le tapis et panser la jambe de bois ?
        Ou laisser aller vers un reset et repartir enfin sur des bases nouvelles et (plus) saines ???

      • Arrivée en bas, l’eau s’évapore et on la retrouve en haut 😁

    • Aucune idée, mais j’ai repris de ce que j’avais déjà, ce vendredi. A hauteur de 10% du nb d’actions déjà en portif.

      A noter que finalement mes actions ne sont pas plus bas qu’en fin 2018.

  18. Fredy Gosse says:

    j ai trouvé cette lecture de Bill Bonner interessante , je vous l’a fait partager
    Krach pour cause de virus

    Hier, nous avons parlé des qualités utiles de l’expression « on dirait ». On peut utiliser « être » en matière de sciences… mais « on dirait », c’est tout ce que l’on a pour les autres domaines de l’existence.

    Est-ce qu’on dirait le krach caché des années 1970 ? Le Dow avait commencé la décennie à 800 points et l’a terminée à peu près au même niveau. Mais dans le même temps, l’or avait été multiplié par 40, de sorte que la valeur réelle des actions avait en fait baissé de plus de 90%.

    Est-ce qu’on dirait le krach de 1987, lorsque le Dow a perdu 22% de sa valeur en une seule journée ?

    Il y a aussi eu le krach des dot.coms en 2000… et le krach de la finance hypothécaire en 2008. Est-ce qu’on dirait l’un de ces deux cas ?

    Personne n’a jamais vraiment vu de krach causé par un virus. En parlant de cela, d’ailleurs, à quoi ressemble-t-il exactement ?

    De ce que nous pouvons en dire, le virus lui-même ne semble pas particulièrement dangereux. Comme d’autres formes de grippes hivernales, les gens l’attrappent… et certains meurent. Mais ils ne sont pas nombreux. Le site LiveScience rapporte :

    « A ce jour, la plupart des patients ayant succombé à l’infection étaient âgés de plus de 60 ans et présentaient des problèmes médicaux préexistants. »

    A une autre époque, cela aurait été une bonne nouvelle pour les pompes funèbres – mais à part ça, cela n’aurait probablement eu que peu d’effets économiques. Nous nous rappelons encore la grippe de Hong Kong. Elle a parcouru les Etats-Unis à l’hiver 1968-1969. On estime que six millions de personnes ont attrapé le virus – dont votre correspondant. Quelque 33 000 patients sont morts.

    En dépit de la fièvre et des nez bouchés, cela n’a pas beaucoup atteint l’économie. Aux Etats-Unis, le PIB a augmenté de 3% en 1969, dépassant les 1 000 milliards de dollars pour la première fois. Et le pays a envoyé un homme sur la Lune cette année-là.

    Le marché boursier, par contraste, a chuté de 18% – ce qui n’avait probablement pas de lien avec le virus. Les actions grimpaient depuis la Deuxième guerre mondiale et avaient atteint un sommet en 1968. Il s’avéra que la baisse signalait le début d’un marché baissier qui dura jusqu’en 1980.

    L’épisode actuel ressemblera-t-il à celui-là ? Le contexte est important. Nous avons connu 1969 – et 2020 n’a rien à voir.

    Un système complètement déformé

    Une grande différence : l’économie tout entière et ses marchés financiers ont été déformés par la fausse monnaie. L’industrie financière était encore relativement limitée en 1969. Les actifs financiers représentaient encore environ deux fois le PIB, comme c’était le cas depuis des décennies. Aujourd’hui, ils sont à cinq fois le PIB.

    Le salarié moyen pouvait encore acheter le S&P 500 avec 20 heures de travail, au lieu de plus de 100 comme aujourd’hui. La dette fédérale se montait à 353 milliards de dollars et non 23 000 milliards de dollars. Le rendement du bon du Trésor US à 10 ans était de 6% et non 1,36%. Enfin, en 1969, le gouvernement américain enregistrait un surplus de 3 milliards de dollars… au lieu d’un déficit de 1 000 milliards de dollars.

    L’édifice tout entier est bien plus fragile aujourd’hui.

    Par ailleurs, aujourd’hui, la moindre tempête de neige est un événement médiatique. Le premier rancunier venu est « un terroriste ». Et un nouveau virus est l’occasion, pour les autorités, de faire une petite démonstration de force.

    A lui seul, le virus pourrait ne guère causer de mal à l’économie… mais personne ne veut mourir : que se passera-t-il quand les autorités prendront les choses en main ?

    Jusqu’à présent, on ne compte que 60 cas aux Etats-Unis, tous soigneusement surveillés. Imaginez maintenant que quelques dizaines de cas du redouté virus apparaissent à Washington D.C. ? D’où sont-ils venus ? Combien sont-ils encore ?

    Les aéroports seront-ils fermés ? La ville sera-t-elle verrouillée ? Jusqu’où chuteront les actions avant que la cotation soit suspendue ?

    Qu’arriverait-il ensuite au reste du pays ? Les gens y réfléchiront-ils à deux fois avant de sortir de la maison ? Qu’arrivera-t-il au PIB ?
    [NDLR : Quoi qu’il se passe, prenez dès maintenant des mesures concrètes pour protéger votre épargne – vous trouverez un plan détaillé par ici.]

    On dirait que c’est impossible à imaginer. La semaine prochaine, nous introduirons donc un nouveau mot pour nous aider à le faire.

  19. Pour revenir à la chloroquine, l’EXPERT Français parle:

    https://www.youtube.com/watch?v=mJl2nPHAo2g&feature=youtu.be

    Et en prime, Marseille, la ville de la microbiologie avec son IHU
    https://www.youtube.com/channel/UCFaPzuoXcACu7jplePDfXmA

  20. Fredy Gosse says:

    Non c’est pas tout mais le dicton boursier dit on n’achète pas quand le couteau tombe.Alors il est tombé , ou pas ?vous savez un ‘autre dicton on achète quand c’est bas ….. lol

    • Aucune idée 😁.
      On verra bien lundi.
      Tant que c’est en dessous de mon PRU…
      Et en mai le dividende ne va pas changer.

  21. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Le 26, j’écrivais en réponse à François, que 4300 sur le CAC, me paraissaient excessifs, 4900 peu probable mais pas impossible, 5250 très possible.
    5250 est un fort support.

    Finalement nous avons eu 5250 hier. Niveau sur lequel on a vu quelques achats.

    deux courbes inversées se dessinent :

    Celle ascendante de la reprise des activités et exportations chinoises.

    Celle descendante de la progression du virus dans le monde, et de la baisse des activités prochainement dû au manque d’approvisionnement ainsi que de la baisse de la consommation.

    Ces deux courbes vont se croiser à un moment donné.

    Mais les marchés eux, vont surveiller de près la progression de l’épidémie mondiale, qui si elle reste limitée ne manquera pas de faire revenir en force es acheteurs.

    A côté de cela, les expériences « virales du passé » montrent que les bourses mettent plusieurs semaines à s’en remettre( Cf SRAS et grippe porcine où la reprise a été interrompue par de nouvelles incertitudes)
    Néanmoins ces rechutes étaient moins importantes que l’initiale.
    On peut dire aussi que les mesures prises par les chinois sont beaucoup plus draconiennes que par le passé.

    Enfin les bourses chinoises se sont redressées hier, et le Nasdaq est resté à l’équilibre, avec une réduction des pertes du DJ en fin de séance.

    Et puis le printemps arrive. Merci le réchauffement climatique…

    J’ai donc le sentiment que nous sommes autour du point bas.

    Je n’ai pas encore complètement décidé, mais il y a des chances pour que je rachète la semaine qui vient.
    Nous verrons …

    • Michel2 says:

      Le printemps c’est dans 20 jours et dès-ci là, il va s’en passer des choses.
      La semaine prochaine et la suivante par exemple vont être à mon sens très représentatives de la crise ou de la non (grande) crise.
      A votre place j’attendrais ces quinze prochains jours avant de me remettre à acheter 🙂

  22. Pour survivre

  23. adnstep says:

    👏👏

  24. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    C’est toute la question. Le bon timing !!

    Si tout va mal, vous avez raison il faut attendre.

    si on pense que les choses s’amélioreront, dans 15 jours ce sera trop tard.

    Pour info, j’ai eu ce matin un des mes gestionnaires ( un vrai pro, celui là, ) qui m’a dit acheter demain ou après demain, sur un repli du rebond technique, 10/15% du portefeuille.

    Techniquement, si on dépasse les 5470, alors on remonte à 5800 (en tous cas dans un premier temps)

    • Michel2 says:

      Et si c’est le contraire …..???

      • julien bonnetouche says:

        Tout à fait Michel,
        Je n’ai pas de religion.
        On est semble t il plutôt orienté à la baisse à la minute où j’écris ces lignes : le support des 5250 vient d’être allègrement enfoncé, avec un fort retournement depuis ce matin.
        Je dois donc revoir mes anticipations et attendre.

        • Michel2 says:

          Bonjour Julien,

          L’analyse technique, penses-je, n’a aucun sens en période de chaos, les supports ne sont raccrochés à rien, les résistances n’existent plus, seule l’INFORMATION (vraie ou même fausse) et la MEDIATISATION font les cours.
          Etant donné qu’il nous est impossible de savoir le vrai du faux, chacun d’entre nous peut se laisser soit emporté par le courant, soit, au contraire, tenter de le remonter.

          Pour ma part, comme je l’ai dit précédemment, les 2 semaines à venir devraient nous permettre d’y voir plus clair.
          Il n’est pas impossible à ce stade d’apprendre dans les prochains 10 à 15 jours, voire même en cette fin de semaine que les cas de Codiv-19 se comptent par milliers en France et par millions dans le monde. Dans ce cas dont la probabilité est grandissante, votre support de 5250 ne vaudra que queues de cerises.

        • Michel2 says:

          Julien, voici un texte qui devrait vous plaire:

          « La semaine passée, les bourses du monde entier ont enregistré une très forte baisse.

          J’ai même lu qu’il s’agissait de la baisse la plus brutale depuis… 1933.

          Tout cela, à cause du coronavirus.

          Alors, que faut-il faire ?

          Pour répondre à cette question, projetons-nous dans une situation toute simple.
          Imaginez que vous avez un enfant au lycée, en classe de terminale.

          Le bac approche. Votre enfant va en cours tous les jours, fait ses devoirs tous les soirs et apprend bien ses leçons.

          Un jour, votre enfant rentre à la maison en disant :

          « Je ne comprends pas. Je viens d’avoir 2/20 à la dernière interro. En revanche, le cancre de la classe, qui ne vient presque pas en cours et qui ne révise jamais, lui a eu 16/20. C’est décidé, à partir de maintenant, je fais comme lui. J’arrête d’aller en cours et j’arrête de réviser ».

          Que lui répondrez-vous ?

          Je suppose que vous lui direz de ne surtout pas faire cela !
          Pourquoi ?

          Car, lorsque l’on a la bonne stratégie, l’important n’est pas le résultat d’une ou de deux interrogations écrites.

          L’important est le résultat à long terme.

          Et une personne qui fait bien son travail pendant 1 an a d’immenses chances d’avoir le bac.

          En revanche, le cancre peut avoir un ou deux coups de chance. Mais il est fort probable qu’il ne réussisse pas sur le long terme.

          En bourse, c’est pareil.
          Ce n’est pas parce que les choses vont mal cette semaine, ou la semaine d’après, ou cette année, qu’il faut tout remettre en cause.

          Si vous suivez OLI, vous avez une stratégie structurée, de long terme, et vous ne bougez pas d’un pouce parce que vous savez que sur le long terme, votre stratégie est gagnante.

          Exactement comme l’élève qui sait que le travail bien fait maximise ses chances d’avoir le bac.

          Pas de panique donc.
          Car commencer à vouloir vendre en panique pour minimiser ses pertes et se dire « dès que ça va remonter, je vais racheter et profiter du rebond », c’est dire une énorme bêtise.

          C’est se considérer capable de prédire l’évolution du marché.

          Or vous en êtes totalement incapable.

          Absolument personne n’en est capable.

          Résistez à la tentation de prédire où vont aller les marchés
          Toutes les études montrent que PERSONNE n’est JAMAIS capable de prédire l’évolution du marché.

          La semaine qui s’ouvre va peut-être être catastrophique.

          Ou va peut-être marquer un fort rebond.

          Je n’en sais rien, vous n’en savez rien, et personne n’en sait rien.

          Essayer de prédire l’évolution du marché, c’est comme être élève et réviser 1 leçon pour le bac. On peut avoir de la chance. Mais ça n’est pas comme cela que les choses fonctionnent.

          Si vous avez une stratégie de long terme, vous investissez régulièrement en bourse.
          Quand le marché est haut, vous achetez cher et vous surfez sur la tendance haussière.

          Quand le marché est bas, vous achetez « en solde » des valeurs sous cotées.

          Personnellement, je suis très content dans les deux cas.

          La bourse nécessite un niveau de mindset très élevé.
          Beaucoup plus élevé que l’immobilier.

          Il faut savoir rester focus, maître de soi, quand tous les autres paniquent.

          Pour vous aider à garder les idées claires, je vous remets quelques citations :

          Bien plus d’argent a été perdu par des investisseurs se préparant à des corrections, ou tentant d’anticiper les corrections, que ce qui a été perdu à cause des corrections elles-mêmes.

          Peter Lynch

          Beaucoup de succès peut être attribué à l’inactivité. La plupart des investisseurs ne peuvent pas résister à la tentation d’acheter et vendre en permanence.

          Warren Buffett

          Vous ne pouvez pas exercer de contrôle sur le marché. Vous devez essayer d’enclencher le pilote automatique de manière que vos émotions n’aient pas raison de vous.

          Burton Malkiel

          Le meilleur moment pour acheter, c’est lorsqu’il y a du sang dans les rues.

          John Templeton

          Soyez solide
          Ne laissez pas les bonnes nouvelles vous rendre euphorique ni les mauvaises nouvelles vous déprimer.

          N’accordez pas une importance exagérée à des événements extérieurs que vous ne pouvez pas maîtriser.

          Soyez d’humeur égale. Calme et serein en toutes circonstances.

          Vous faites bien les choses et c’est cela qui compte.
          Parfois vous avez 19/20. Parfois vous avez 2/20.

          Le 19 ne doit pas vous faire croire que vous êtes un génie.

          Le 2 ne doit pas vous faire tout remettre en cause.

          Vous avancez, un pied devant l’autre, plutôt que de sprinter pour ensuite reculer de 4 pas.

          Vous vous concentrez sur ce que vous pouvez maîtriser : vous.

          A très vite !

          Guillaume

          Objectif Libre et Indépendant »

          • adnstep says:

            Celle là je l’aime bien : « Le meilleur moment pour acheter, c’est lorsqu’il y a du sang dans les rues.

            John Templeton »

  25. julien bonnetouche says:

    adnstep, Mickael, Alban ,

    merci pour votre aide !!! {e:!!}

  26. adnstep says:

    En tout cas, le système économique mondial risque bien d’être profondément réformé. Et pas à cause de l’écologisme.

    • Le Mecreant says:

      Tout a fait. Je pense que toutes les belles théories qu’on voit développer ici, ne vaudront plus tripette dans un mois, au vu de ce qui se passe aujourd’hui en Italie (confinement de la Lombardie avec Milan) et de ce qui a toutes les chances de ce passer aussi en france et dans toute l’europe. Dans quelques semaines on va se réveiller avec un mal aux cheveux comme un lendemain de fête de la bière, en se demandant sur quelle planète on est rendu !

      • adnstep says:

        Ce n’est peut-être pas pour rien que CMA-CGM, n°3 ou 4 mondial du transport maritime, a acheté il y un an CEVA logistics et revendu ses parts dans des terminaux portuaires.

  27. julien bonnetouche says:

    Michel,
    concernant la stratégie de long terme je suis OK d’ailleurs je l’applique.

    Mais pour ce qui est des achats « à la baisse », une chose reste primordiale :
    plus ça vient de baisser plus les chances de changement de trend se renforcent.
    à 5200 cela fait 15% par rapport aux plus haut. C’est déjà pas mal !!!
    Vu sous cet angle, il y a encore un peu de marge à la baisse mais pas tant que cela.

  28. Dindonsauvage says:

    donc là à 5139 je recentre julien bonnetouche ?

    • Michel2 says:

      Julien se serait rangé à ma stratégie (pris mes sabots dit-il), il aurait vendu sans racheter contrairement à ce qu’il prétendait qu’il fallait faire.
      La baisse n’est pas terminée à mon sens et va probablement s’approcher de 4000 pour le CAC, à la fin de ce mois ou au courant du prochain avec quelques rebonds techniques comme toujours.

  29. Dindonsauvage says:

    Je suis aussi uniquement en fond euros en attente que ca baisse vraiment avant de rerentrer

  30. adnstep says:

    Souvenir… Lorsque Ray Dalio disait avoir parié 1.5 milliard de dollars sur un krach d’ici mars 2020 !

    Le 08 Mar 2020, Business Bourse

    Bridgewater est la société d’investissement fondée et présidée par le milliardaire Ray Dalio.

    Ray Dalio, est une légende des marchés financiers… c’est le Warren Buffet du marché obligataire, là où Buffet est le gourou de la bourse.

    Et que prévoyait Ray Dalio au mois de Novembre 2019 ? :

    « Une bonne correction boursière en début d’année 2020, ce qui vient conforter mon analyse à savoir pas de krach pour Noël et d’ici la fin de l’année, mais toutes les raisons de croire à une forte correction vers le mois de février 2020 qui sera également l’une des dernières fenêtres de tir pour une éventuelle guerre contre l’Iran. »

    Et comment le sait-on ?

    Parce que Ray Dalio venait de prendre en novembre pour 1.5 milliard dollars d’options de vente, échéance mars 2020… Donc il venait juste de parier un milliard et demi sur la baisse des marchés d’ici le mois de mars.

    Officiellement, rien à voir

    La manière dont il gère ses fonds consiste à ouvrir de nombreuses positions interdépendantes, souvent pour en couvrir d’autres, et ces positions varient régulièrement, de sorte que ce serait une erreur d’examiner une position en particulier à un moment donné pour essayer d’en déduire la motivation derrière cette position.

  31. Fredy Gosse says:

    voyez le positif, si les vieux sont visés par le coronamachin , du coup le problème des retraites va être réglé ;la planète va être sauvée ( regardez les belles illustrations sur la pollution en chine ) et Avec un peu de chance vous serez débarassé de mes élucubrations .Elle est pas belle la vie … LOL

  32. julien bonnetouche says:

    Oui je vais attendre encore un peu avant de racheter.

    Pour le moment on ne voit pas de concertation entre les autorités mondiales. Chacun prend des mesures dans son coin. Cela est de nature à semer la panique.

    Mais bientôt les dirigeants de ce monde vont devoir choisir entre sauver quelques dizaines/centaines de milliers de malades plus ou moins fragiles, et saborder l’économie mondiale , ce qui tuerait bien davantage de monde, car on n’en mesure pas les conséquences innombrables.

    Ce sera un choix difficile sans nul doute, et je n’envie pas la position des hommes politiques qui viendront annoncer au peuple qu’il est indispensable de mettre un terme au mesures de confinement, d’autant plus que de toutes façons, il n’y a pas assez de places en réa pour tout le monde qui le nécessiterait.

    Soyons pragmatiques : si cela continue suffisamment, , il va y avoir une véritable fortune à se faire en ramassant les actions à la casse : rien que des très grosses sociétés qui auront les reins assez solides pour rebondir rapidement.

    Personnellement je ne vend pas à découvert. Je ne le vis pas bien, et puis je ne suis pas « outillé « pour cela. Mais même si les marchés doivent encore baisser, je crois quand même que ce serait trop tard pour le faire.

    Nous sommes en effet dans une sorte de voyage en Absurdie, où tout le monde sait que l’épidémie se terminera bien à un moment ou un autre , avec un fort rebond à la clef, et malgré tout, les gens liquideraient aujourd’hui ce qui reprendra de la valeur demain ?

    Pour répondre à Dindonsauvage, oui, je crois que celui qui achète au cours actuel ne se trompe pas sur le long terme. Mais rien ne presse…

  33. Et ouî le couteau tombe ou est déjà tombé lol

  34. adnstep says:

    En tout cas, les baisses quotidiennes sont contenues par rapport au Brexit (-8% en une séance), au 11 sep (-9), à la faillite de Lehman (–9) ou au krach de 87 (-11 ? Je ne sais plus, mais c’était deux chiffres). Jamais plus de 5% de baisse, et une petite reprise ensuite. L’effet des algorithmes, puisqu’aujourd’hui les principaux intervenants sur le marché utilisent des algorithmes ? Ne pas faire sauter les STOP dormants ?

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