– Un article rédigé par Geoffroy ROQUES, courtier en assurance emprunteur, spécialisé dans la gestion des risques aggravés de santé et autres situations complexes liés à l’importance des capitaux à assurer ou l’âge de l’emprunteur –

Si vous êtes diabétique de type 1 ou 2, vous devez vous attendre à des difficultés dans la mise en place de votre crédit immobilier notamment à cause de la partie assurance emprunteur. Même si le fait d’être non insulino-dépendant facilitera certainement les choses, votre parcours restera difficile et semé d’embûches si vous n’êtes pas assez informé.

En qualité de courtier en risque aggravé (nous contacter) et au vu du nombre d’emprunteurs souffrant de cette maladie chronique qu’est le diabète, nous avons souhaité écrire un article complet qui expliquera non seulement les difficultés que rencontrent les emprunteurs mais aussi et surtout les solutions permettant d’obtenir son assurance de prêt et ainsi pouvoir finaliser son dossier de prêt immobilier dans des délais acceptables.

Bien évidemment l’aspect qualitatif des garanties étant à prendre en compte nous résumerons les propositions généralement faites par les différents assureurs du marché pour leurs clients diabétiques et prendrons le temps d’analyser le contrat de l’AFD (association française des diabétiques) dans sa version 2021 mise en place auprès de la compagnie Allianz en décrivant sur la partie technique les avantages et inconvénients de cette solution. Une parenthèse sera faite concernant l’application de la convention AERAS et ce qu’elle peut apporter concrètement pour les personnes diabétiques.

Nous vous expliquerons également les points qui peuvent influencer la décision de l’assureur et surtout vers quelles banques il est préférable de se tourner lorsque l’on est diabétique car il y a là-dedans une certaine logique que vous devez de connaître.
Les taux de prêt immobilier 2021 étant extrêmement bas et ce de 2022 ne s’annonçant pas bien plus haut, il conviendra de prioriser la problématique de l’assurance emprunteur dans votre choix de banque notamment lorsque vous avez plus de 45 ans pour un emprunteur diabétique de type 1 ou 50 ans si vous êtes diabétique de type 2. Les baisses de taux d’emprunt successives depuis 2016 ont engendré une multiplication de cas de refus de prêt immobilier pour les emprunteurs diabétiques pour une raison parfois inconnue qui est celle du taux d’usure (cf : »Taux d’usure dépassé et refus de prêt immobilier : les solutions pour baisser votre TAEG grâce à l’assurance emprunteur ».

Les TAEG 2021 à ne pas dépasser étant devenus source de nombreux refus de prêt, la catégorie senior diabétique se trouve quasiment totalement exclue du crédit immobilier si les différents points importants ne sont pas anticipés.

Au vu de la tendance la problématique devrait être la même en 2022 voir même s’aggraver en cas de remontée des taux.

L’assurance de prêt immobilier, une assurance obligatoire lors de la mise en place d’un crédit immobilier.

Reprenons les bases pour commencer. Lorsque vous souscrivez un prêt immobilier la banque demande de souscrire une assurance emprunteur afin de garantir la pérennité de paiement de vos échéances de crédit en cas d’accident ou la maladie.

On vous demandera donc notamment dans le cadre d’un prêt immobilier pour votre résidence principale une assurance-décès invalidité. Elle est dite ADI ou DIT selon les banques et comprend les garanties suivantes :

– Décès PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie)
– ITT (incapacité totale de travail et invalidité totale)

Si vous n’obtenez pas l’ensemble de ces garanties, la banque dans la majorité des cas refusera votre dossier de prêt car elle considérera que la couverture assurantielle n’est pas complète.
Hors lorsque l’on souffre de diabète, c’est notamment la deuxième partie des garanties, l’ITT qui posera souci dans son obtention. En effet, la garantie décès n’est refusée que dans de très rare cas mais l’application d’une surprime y est par contre quasiment systématique.

Depuis 2014 et la mise en place d’un droit de résiliation d’assurance emprunteur la première année qui suite la signature de l’offre de prêt (cf https://www.leblogpatrimoine.com/credit-immobilier/assurance-de-pret/changer-dassurance-de-pret-lanalyse-de-lequivalence-de-garantie-de-la-loi-hamon.html ) , il existe également des spécificités par banque avec des demandes sur le fonctionnement des garanties (absence de restrictions sur les affections dorsales ou psychiques pour les garanties ITT et IPT par exemple https://www.leblogpatrimoine.com/credit-immobilier/assurance-de-pret/assurance-de-pret-et-definition-de-la-couverture-psy-et-dos-affections-disco-vertebrales-et-du-psychisme.html ) ou bien encore de rajout de garanties complémentaire telle que la garantie IPP (invalidité partielle ).

C’est ce que l’on appelle les critères CCSF ou critères d’équivalence.

Il conviendra de les remplir mais aussi d’anticiper leur accord afin d’éviter toute perte de temps dans le choix de la banque adéquate. Nous développerons ce point.

Alors pourquoi l’emprunteur qui a un diabète a-t-il des difficultés pour trouver son assurance de prêt ?

L’assureur lorsqu’il veut assurer votre prêt immobilier sait qu’il va vous couvrir sur la durée de celui-ci. Ainsi il doit anticiper sur les 15, 20 voir 25 prochaines années les problèmes de santé éventuels qui peuvent vous arriver mais aussi comme pour toute personne les accidents de la vie qui peuvent se produire.

Pour cela, il dispose de statistiques et a construit sa grille de tarif de base en fonction celles-ci. Ce sont ces tarifs de bases qui vous sont communiqués sous forme de devis, mais comme vous aurez pu le remarquer il est toujours noté « sous réserve de l’acceptation de l’assureur ». La plupart du temps, ces statistiques de bases sont constituées à partir de personnes n’ayant pas d’antécédent particulier. Toutes les personnes ne rentrant pas dans ses statistiques de base sont considérées par l’assureur comme un risque aggravé de santé (cf https://www.leblogpatrimoine.com/credit-immobilier/assurance-de-pret/quelle-assurance-de-pret-immobilier-pour-un-risque-aggrave-de-sante.html )

C’est le terme dont vous aurez peut-être entendu parler et qui est, d’ailleurs repris dans l’appellation de la convention AERAS (s’assurer et emprunteur avec un risque aggravé de santé) destiné à faciliter l’accès à l’emprunt pour les personnes ayant des antécédent de santé (cf article « Convention AERAS, Droit à l’oubli fonctionnement et solution pour votre assurance de prêt immobilier« ).

Dans le cas du diabète l’assureur saura d’emblée qu’il ne pourra pas utiliser ses statistiques de bases et il ne pourra pas vous appliquer un tarif standard. Si l’on occulte volontairement l’aspect humain (que l’assureur n’a pas car ce n’est pas son métier), il va considérer que vous représentez « un risque » plus élevé que la population utilisée pour ses statistiques. Bien qu’à ce jour la grande majorité des médecins indiquent que l’on vit correctement avec un diabète notamment lorsque celui-ci est régulé, les statistiques des assureurs et leur expérience montrent que le risque d’arrêt de travail ou d’invalidité est plus élevé. C’est notamment le cas pour l’arrêt de travail ou l’invalidité et c’est dans cette logique qu’il hésitera à vous accorder ces garanties.

Pourquoi la personne diabétique présente t’elle un risque plus élevé ?

Tout simplement parce qu’il va estimer sur des bases médicales que le diabète peut avoir de nombreuses conséquences sur votre état de santé. L’hypertension, l’obésité ,ou encore la rétinopathie  sont par exemple des pathologies qui peuvent apparaître et entraîner des arrêts de travail long voir des invalidités. L’assureur dans ces cas devrait donc vous indemniser.

En fonction de ces différents critères de risque, l’assureur s’est construit une grille d’acceptation médicale et c’est à partir de cette grille qu’il vous donnera sa décision. Pour se prononcer il aura bien sûr besoin d’éléments supplémentaires qui compléteront votre questionnaire de santé. Ces documents médicaux lui permettront de savoir si certains facteurs de risques sont présents ou pas et à quelle « case » de la grille vous correspondez.

Ces grilles d’acceptation médicale sont construites bien entendu en fonction de statistiques émanant de la population et sont mises à jour au fur et à mesure des années. Ainsi, en toute logique on s’assure plus facilement en 2021 que ce n’était le cas il y a encore quelques années. Cette grille d’acceptation médicale prend également en compte l’expérience propre de l’assureur ou du réassureur (assureur de l’assureur qui a lui aussi des statistiques qui lui sont propres puisqu’ils assurent plusieurs assureurs).  en effet si l’assureur constate que sa population de clients diabétiques génère peu d’arrêt de travail il sera plus enclin à faire des acceptation de plus en plus favorables. Il vous sera donc généralement demandé un questionnaire spécifique diabète ou tous les documents qui permettront à la compagnie d’assurance d’appréhender votre état actuel de santé comme des analyses de sang, un examen du fond d’œil ou bien encore la date d’apparition de la maladie.

Au regard de ces éléments, il pourra apprécier le type de diabète que vous avez (type 1 ou type 2), la stabilité ou pas de votre état de santé depuis l’apparition de la maladie (HbA1c), votre équilibre glycémique et voir si votre traitement est bien suivi.

Une fois votre dossier étudié par le service médical de la compagnie d’assurance et comme pour chaque personne ayant un antécédent de santé, l’assureur vous communiquera sa décision. Cela paraît triste à dire puisque l’on parle de « case, mais c’est une réalité que nous avions longuement développée dans un article précédent destiné à aider les personnes malades à trouver une solution lorsqu’on leur oppose des surprimes, des exclusions ou bien encore un refus d’assurance (cf « Assurance de prêt et maladie : Comment faire en cas de refus, de surprime ou d’exclusion ?« ).

Alors même si le système de base ne semble par très optimiste au premier abord il existe tout de même des points positifs.

Le premier, c’est que les grilles médicales sont différentes chez quasiment tous les assureurs. Ainsi, même si cela ne vous garantit pas d’avoir une acceptation aux conditions normales on sait que certains auront une grille plus favorable pour les personnes diabétiques. Nombre d’assureurs ont fait évolué leur grilles d’acceptation médicale que que ce soit pour les insulinos dépendants ou les nons insulinos dépendants.Ainsi, on arrive à trouver plus facilement un assureur qui accepte d’accorder les garanties ITT (incapacité invalidité).

Mais il faut toujours vérifier les conditions d’application de ces garanties. En tant qu’emprunteur vous pourrez vous ravir de trouver une solution mais encore faut il que le contrat fonctionne et vous couvre correctement.

Pour cela, il faut :

En parallèle de cela il convient d’anticiper d’autres soucis tels que le prix accordé puisque comme indiqué précédemment vous risquez de fleureter avec les taux d’usure si votre TAEG atteint le seuil..

Ainsi les possibilité d’assurance ce sont amélioré avec le temps mais le durcissement des conditions pour accéder à l’emprunt apportent de nouveaux soucis qui n’existaient par le passé. C’est pour cela qu’une maitrise parfaite du sujet et surtout l’anticipation est nécessaire.

Vous pourriez donc réussir l’étape 1 (trouver les garanties d’assurance emprunteur) mais échouer en étape 2 (être en dessous du TAEG nécessaire pour obtenir votre crédit immobilier). Il existe dans une majorité de cas des astuces (légales bien entendu) mais il conviendra d’avoir tout anticipé avec la banque sous peine de perdre plusieurs semaines dans votre projet non pas pour des questions d’assurance mais bien de crédit immobilier.

De par notre expérience sur le sujet, un emprunteur diabétique ne doit pas faire la chasse au taux de prêt, mais bien la chasse au banquier ou courtier compétent.

Gardez en tête qu’un écart de taux de prêt de 0.10% sur 20 ans pour un prêt de 200 000€ c’est 2015€ de plus ou de moins sur votre coût de crédit. 0.10% d’écart sur votre taux d’assurance sur le même montant et la même période c’est 4000€ soit quasiment le double. Tout simplement car le calcul ne s’effectue pas sur les mêmes bases.

Il faut donc éviter de rentrer dans le jeu bancaire ou de suivre les yeux fermés votre courtier en prêt immobilier ou votre banquier quand il présente son taux dit au plancher.

Cela s’appelle être à côté du vélo si je peux m’exprimer ainsi.

Dans mon métier de courtier spécialisé en risque aggravé de santé, des emprunteurs qui ont des taux d’emprunt au plancher j’en vois des dizaines. Le souci c’est que bien souvent les simulations bancaires restent théorique car à la fin le prêt ne peut pas se finaliser et donc le taux plancher être accordé.

Votre dossier (assurance + crédit) contient au bas mot 4 problématiques distinctes qui se doivent d’être prises en compte simultanément pour arriver à obtenir votre emprunt immobilier. Pour les mathématiciens, nous sommes donc sur une équation à 4 inconnues. Donc tout ce qui est système standard (courtier en prêt ou banquier dont l’objectif est de vous présenter uniquement un beau taux de prêt / mise en relation avec un outil de souscription électronique pour votre assurance emprunteur diabétique) il faut oublier. Même si vous arrivez à trouver X il vous manquera toujours Y et Z et l’équation ne sera pas résolue.

Pour revenir sur les garanties, les refus pourront ne pas porter sur les mêmes garanties, les exclusions pourront être présentes ou pas et le niveau de surprime plus ou moins lourd.

Refus ? Exclusions ? Surprime ?…Quelles sont les décisions pour l’assurance emprunteur d’un diabétique ? Que peut-on accepter et que doit-on refuser

Avant de détailler les différentes possibilités, il est utile de repréciser que chaque emprunteur a le libre choix de son assurance emprunteur (Loi Lagarde de 2010). Ainsi, notamment lorsque vous souffrez d’une maladie telle que le diabète vous avez tout intérêt à vous tourner vers des assureurs externes aux banques. Vous bénéficierez ainsi de ce que l’on appelle une délégation d’assurance (cf »Délégation d’assurance de prêt immobilier, définition et intérêt pour l’emprunteur.« )

Attention et ce serait par contre trop facile, ce n’est pas parce que vous allez vous orientez vers des assureurs externes à celui proposé par votre manque que la partie sera gagné. Vous accéderez à un autre marché dans lequel il existe une certaine compétence mais un tri devra être fait en amont et en aval.

Ces contrats externes aux banques permettent une analyse plus fine du risque et des tarifs de base la plupart du temps 2 fois moins onéreux que le contrat groupe de votre banque. Cela sera utile notamment s’il y a des surprimes puisqu’elles sont appliquées sur le tarif de base.

Pour donner quelques chiffres publiés récemment, 85% des emprunteurs souscrivent leur assurance emprunteurs dans leur établissement bancaire, la plupart du temps parce celui-ci le leur impose dans la négociation (disons qu’il existe un chantage au taux de prêt plus ou moins bas suivant si quelle assurance vous « choisissez ») ou par manque d’information.

Néanmoins lorsqu’il s’agit d’un risque aggravé de santé, 50% des emprunteurs se tournent vers une délégation d’assurance pour trouver la solution car celles commercialisées via les banques ne répondent pas correctement aux attentes des emprunteurs. Les refus de garanties y sont plus fréquents et les prix finaux très élevés.

Pourquoi la délégation d’assurance de prêt lorsqu’on présente un risque aggravé de santé ?

Tout simplement car les assureurs bancaires n’ont pas la culture du risque et qu’ils préfèrent un assuré en bonne santé qui leur garantira un meilleur niveau de marge. Autre réalité, les conseillers bancaires ne maîtrisent pas l’assurance emprunteur et dès qu’ils voient une charge de travail complémentaire arriver, il préfère botter en touche.

Ainsi, lorsque vous êtes diabétique votre banquier laissera la porte grande ouverte si vous souhaiter vous assurer ailleurs que chez lui. Bien sûr si vous empruntez à 2 il suggèrera que votre conjoint s’assure chez lui tout en vous murmurant que ce sera plus facile pour le dossier de prêt….

Donc première chose à faire, bien entendu même s’il ne vous le propose pas, regarder ce qu’il se passe du côté de la délégation d’assurance pour vous mais aussi pour votre conjoint. Ainsi, vous pourrez par la suite rééquilibrer le coût global de votre assurance emprunteur.

Si vous êtes soumis à des surprimes mais que votre conjoint paye moitié prix cela permettra d’amortir votre surcoût. Ainsi, vous éviterez de dépasser le taux d’usure dont nous vous parlions en début d’article. Je vous suggèrerai de ne pas attendre un hypothétique changement d’assurance via la Loi Hamon comme vous le murmure conseiller bancaire ou courtier en prêt immobilier mais bien d’imposer directement votre contrat assurance emprunteur et celui de votre conjoint via la Loi Lagarde (libre choix de l’assurance emprunteur dès la mise en place du prêt).

Quel intérêt avez-vous à traiter les choses en deux étapes (signez une assurance emprunteur qui ne vous convient pas et attendre l’édition de l’offre de prêt pour en changer) ?

Vos intermédiaires conseiller bancaire ou courtier en prêt y ont un intérêt pour se faciliter le travail et ainsi encaisser plus rapidement mais vous vous n’y aurai aucun intérêt puisque qu’il faudra gérer une procédure administrative complémentaire ou peut être vous heurter à une fin de non recevoir si les choses ont été mal anticipées.

Concernant les décisions de l’assureur, nous les avons classés par ordre décroissant d’acceptation allant de la moins favorables à la plus favorable pour vous en fonction de nos expériences et des dossiers qui ont pu être traité. Nous avons également indiqué la décision que prendra la banque, là aussi de manière générale, pour votre dossier de prêt. Bien sûr il est impossible de faire une généralité puisque chaque cas est unique mais vous aurez au moins la tendance.

Age différent, durée de prêt différente, présence de facteurs de risques ou pas, diabète de type 1 ou 2…..la décision sur la partie assurance emprunteur est une chose, l’acceptation du prêt par la banque en est une autre.

Première décision possible, le refus de l’ensemble des garanties (décès, PTIA, IPT, ITT).

Cela peut arriver si votre diabète est élevé, mal équilibré, récent, ou encore s’il existe des facteurs de risques complémentaires (cardiologique par exemple)….. Cette décision reste très rare et peut être tout simplement dû au fait que la compagnie d’assurance que vous avez interrogée a une grille médicale qui ne vous est absolument pas favorable. Dans ce cas il faut continuer à chercher car sinon vous ne pourrez pas finaliser votre dossier de prêt.

Le banquier refusera votre dossier d’emprunt car pas de couverture d’assurance de prêt.

Deuxième décision possible, le refus des garanties complémentaires (IPT, ITT) et acceptation des garanties décès PTIA avec une surprime.

C’est la décision la plus souvent donnée. Elle concernera la grande majorité des diabétiques de type 1 et une partie des diabétique de type 2. Si vous pensez que cette décision est due à un diabète fort, mal contrôlé, à la présence de facteurs de risque, vous risquez de devoir vous arrêter là.

Concernant les diabétiques de type 1 il est vrai que les compagnies d’assurance bottent souvent en touche lorsqu’il s’agit d’accorder les garantie ITT et IPT. L’insulinodépendance leur faisant certainement peur… néanmoins certaines compagnies (certes rares) acceptent. Vous avez donc un espoir de les trouver mais il faudra que votre diabète soit assez ancien, stable et votre traitement bien suivi avec une absence de facteurs aggravant (tabac par exemple ou encore problématique cardio vasculaire).

Pour ce qui est des diabétiques de type 2, il est généralement possible de trouver un assureur qui accorde les garanties ITT et IPT. Là aussi il faut bien sûr que le dossier médical soit « bon ». Dosage d’Hémoglobine glyquée dans les normes, pas de complications liées à la présence de diabète révélée lors de l’examen du fond d’œil…..  si c’est le cas continuez à chercher car il y a des chances que vous puissiez trouver en affinant bien.

Sur les compagnies spécialisées en assurance emprunteur et qui ont une culture du risque aggravé de santé nous dirions qu’à ce jour 40% accordent les garanties IPT et ITT si votre diabète de type 2 est équilibré. Pour le type 1, comptez 20%, le champs des possibilités est donc plus réduit.
Dans le cas de cette décision (assurance emprunteur uniquement avec décès PTIA), il y a de grandes chances là aussi que votre banquier refuse votre dossier de prêt notamment si vous êtes seul à emprunter. Pour rappel pour un prêt de résidence principale les banques demandent que les garanties complètes (DC-PTIA-IPT-ITT ) soit présentes.

Dans tous les cas, dites-vous que même si le banquier vous accordait le prêt, vous prendriez le risque de ne bénéficier d’aucune prise en charge en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité. Cela pourrait donc vous amenez à vous retrouver sans prise en charge en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité notamment si en parallèle vous n’avez aucune prévoyance professionnelle (pour les travailleurs non salariés), personnelle (pour les fonctionnaires) ou encore par le biais de votre entreprise (si vous êtes salariés).

Si vous êtes dans l’optique d’obtenir votre prêt immobilier à tout prix même si votre couverture se limite à une garantie DC PTIA, je vous invite à lire cet article. Il vous expliquera notamment comment cela est parfois possible malgré les exigences standard des banques sur des assurances emprunteurs incomplètes DC PTIA (cf »Comment obtenir un crédit immobilier avec un problème de santé ou une maladie ?« ).

Néanmoins, assurez-vous tout de même d’avoir fait une bonne recherche avant car peut être n’aviez-vous interrogées que des compagnies non enclin à assurer des emprunteurs diabétiques sur les garanties ITT.

Troisième décision possible l’accord de l’ensemble des garanties, mais avec exclusions soit de l’ensemble des maladies (vous n’êtes à ce moment là couvert qu’en cas d’accident) soit des complications liées au diabète.

Le tout avec surprime puisqu’elles sont systématiquement appliquées dans le cas d’emprunteurs diabétiques. A noter que la garantie décès ne doit surtout pas contenir d’exclusion. Ce n’est pas interdit, mais cela vous ferez prendre un très gros risque. Si c’était votre cas, n’acceptez surtout pas ce contrat.

Point positif, votre banquier ne sera pas au courant des exclusions qui vous sont appliquées et ne s’attardera que le sur le fait que l’ensemble des garanties soit souscrites. Il aura un certificat d’assurance indiquant le quatuor de garanties qu’il vous a demandé et son logiciel sera ravi. Vous pourrez donc avoir votre prêt.

Point négatif, cela signifie que soit vous serez couvert uniquement en cas d’accident donc pas de prise en charge en cas de complication du diabète mais aussi de toute autre maladie (cancer par exemple). Même si sur le papier les garanties apparaissent, vous ne serez pas couvert pour grand-chose au final. Vous paierez votre assurance de manière classique puisque vous serez assuré, mais la couverture sera vraiment limitée. En effet, un assureur ne réduit pas son prix parce qu’il couvre moins.

Pour les diabétiques de type 1, cette décision solutionnera votre dossier de prêt immobilier. Néanmoins si vous avez un bon dossier médical, continuez tout de même les recherches.
Pour les diabétiques de type 2, sans présence de complications liée au diabète, vous devez continuer à chercher, car l’idéal est vraiment d’être assuré pour les conséquences de votre maladie quitte à payer un peu plus cher.

Gardez bien à l’esprit que si vous recevez une proposition d’assurance dans laquelle il est noté « exclusion des complications liés au diabète » sur les garanties ITT et IPT cela signifie que bon nombre de choses ne seront pas couverte. Votre diabétologue a certainement dû vous indiquer toutes les répercutions négatives que le diabète pouvait entraîner. Ceux sont les mêmes qui ne seraient pas couvertes par l’assureur.

Ainsi, quand votre banquier ou votre courtier en prêt immobilier dira c’est « bon » vous êtes assuré et que vous avez votre prêt immobilier, prenez bien conscience que c’est peut être bon seulement pour lui…..pas forcément pour vous car dans tous les cas c’est toujours l’emprunteur qui supporte le risque lié à un refus de prise en charge de l’assureur. C’est l’emprunteur qui sera fera saisir son bien si il n’arrive pas à régler ses échéances d’emprunt. Gardez toujours en tête que votre situation professionnelle d’aujourd’hui n’est pas celle de demain.

Aujourd’hui, vous êtes peut être garanti par votre employeur via une prévoyance qui vous assure un maintien de salaire. Vous pouvez donc vous dire que dans tous les cas votre salaire sera garanti et que vous pourrez payer le prêt même si l’assurance emprunteur n’intervient pas.

Mais quand sera-t-il dans 10 ans si vous êtes profession libérale ou que vous êtes en situation de chômage au moment ou les soucis de santé apparaissent ?

D’ailleurs, vous êtes vous déjà interroger sur les modes d’indemnisation de votre contrat d’assurance emprunteur lorsque vous êtes sans activité professionnelle au moment d’un sinistre (c’est le terme technique employé par l’assureur) ??

Votre banquier, courtier en prêt immobilier, ou encore le téléconseiller avec lequel vous êtes rentré en contact via un comparateur d’assurance a-t-il pensé à cela ??? (cf « Comparateur d’assurance de prêt : comparer les tarifs c’est bien, comparer les garanties c’est mieux ! »).

Quatrième et dernière décision possible l’accord de l’ensemble des garanties (DC-PTIA-IPT-ITT) sans exclusion mais avec des surprimes.

Ce sera réellement ce à quoi il faut aspirer. Contrairement à certaines autres pathologies, le diabète est fréquent et certains assureurs ont une expérience forte sur le sujet. Ils peuvent donc s’engager à vous couvrir, bien évidemment avec surprime puisque le risque d’arrêt de travail est plus fort que pour un emprunteur sans antécédent, mais ils vont vous garantir.

Dans ce cas aucun souci pour finaliser le dossier de prêt puisque le banquier aura toutes les garanties qu’il souhaite et en plus vous serrez couvert donc votre emprunt sera correctement sécurisé par l’assurance.

Pour le diabétique de type 1, foncez (mais regardez tout de même les conditions d’assurance avant. Pas les garanties notées, mais surtout leur fonctionnement), car ce type de décision reste rare.

Pour le diabétique de type 2, il faudra simplement voir quel est le niveau de surprime demandé par l’assureur car il faut que vous puissiez assumer le surcoût et que ce surcoût ne déclenche pas de problématique de taux d’usure.

Réduire l’impact de la surprime sur l’assurance emprunteur d’un diabétique

Bien sûr, la réponse la plus simple sera de vous dire de choisir entre les différents contrats qui vous auront été proposés, car ce n’est pas le niveau de surprime qui compte mais le tarif final. Nous le détaillerons un peu plus tard avec le focus réalisé sur le contrat Allianz proposé par l’AFD.

En effet si votre tarif de base est de 40€ est que la surprime est de 100% votre tarif passera à 80€ (à 100% il double, à 150% il est multiplié par 2.5 et à 200% il triple).

Ce qui fera aussi varier le tarif de base, ceux sont les options de garanties que vous aurez demandées ou qui vous auront été imposées par la banque (rachat des exclusions dorsales et psychique et/ou invalidité partielle). Là aussi nous le détaillerons un peu plus tard dans l’article et banque par banque car il faudra en plus du premier parcours du combattant qui consiste à trouver une assurance qui accorde l’ensemble des garanties, satisfaire les exigences de votre banque pour que votre contrat soit accepté par celle-ci.

Au-delà du fait d’avoir trouvé le tarif le plus bas possible vous aurez la possibilité de réduire la quotité d’assurance (Quelle part de votre crédit immobilier devez vous assurer. L’analyse de la quotité d’assurance de prêt.)

Ainsi en vous couvrant à 50 ou 75% vous ferez baisser le coût de votre assurance emprunteur d’autant. Bien sûr dans ce cas il faudra que vous soyez deux à emprunteur car le prêt immobilier doit être couvert à minima à 100%. Il faudra également que la banque soit d’accord. Sachez que certains organismes bancaires font preuve de souplesse sur ce point mais pas d’autres… N’allez bien sûr pas à l’extrême en vous couvrant à 30% alors que votre revenu représente 80% des entrées du foyer, il faut respecter une certaine logique.

Dernière solutions pour réduire le coût de son assurance emprunteur, accordez vous les services d’un courtier en risque aggravé de santé (cf « Courtier assurance emprunteur spécialisé en risque aggravé de santé et convention aeras« ). Je dis dernière mais au final peut être était ce la première chose à faire et ce avant même d’aller voir votre banquier ou courtier en prêt immobilier.

Ce professionnel sera votre meilleur allié dans la recherche de votre assurance et sera en capacité à son niveau de vous faire bénéficier de son expérience en sélectionnant les compagnies qui ont une grille favorable pour les diabétiques de type 1 ou de type 2 et vous fera gagner du temps.
Ce n’est pas parce que vous êtes emprunteurs diabétiques que votre recherche d’assurance est plus complexe que pour d’autres emprunteurs. Vous pouvez tout à fait avoir droit à des contrats qui soient parmi les plus qualitatifs. Si c’est votre attente et qu’après avoir fait votre recherche plusieurs assureurs acceptent de vous garantir sans exclusions de garanties regardez à ce moment là les fonctionnements de ces contrats car ils ont forcément des différences.

Un des éléments qui n’apparaîtra pas sur le devis mais qui a toute son importance lorsque l’on cherche un contrat qualitatif sera le mode d’indemnisation de la garantie IPT (invalidité permanente totale). Si vous êtes sensible au fonctionnement des garanties que vous allez souscrire, soyez y particulièrement vigilant car l’écart de prestations versées par l’assureur serait de plusieurs dizaines de milliers en plus ou en moins.

Même choses pour ce qui concerne la souscription de la garantie invalidité partielle.
Il faut toujours penser que 1 on fait ce que le banquier demande (on trouve un contrat avec les garanties ITT et IPT) mais 2 on réfléchit à ce qu’il faut faire pour être bien garantie.

Pour la partie 2, vous comprendrez bien aisément que cela ne s’automatise pas….. donc tout ce qui arrive d’un comparateur d’assurance (automatisé selon les paramètres que demande votre banquier) ou d’un courtier en prêt immobilier qui utilise lui aussi ce même type d’outil sans y amener son éventuelle connaissance complémentaire, on fait ATTENTION

En parallèle de ce courtier en risque aggravé, l’AFD ou votre banquier vous aurons peut être indiqué la possibilité de bénéficier du contrat d’assurance prêt Allianz souscrit par l’AFD.

Analyse du contrat Allianz de l’AFD spécial diabétique pour votre assurance de prêt immobilier

Analyser ne voulant pas dire critiquer (du moins de manière négative) nous avons tout simplement voulu vous donner les informations nécessaires à une prise de décision lorsque l’on souhaite s’engager sur un contrat d’assurance emprunteur. Le but étant de disposer de toutes les informations au sein d’un seul et même article lorsque l’on est diabétique et que l’on souhaite emprunter.

L’initiative de l’AFD étant selon nous, noble, nous étudierons les points essentiels d’un contrat d’assurance emprunteur à savoir le fonctionnement, les prix et les modalités d’indemnisation.

Déjà pourquoi Allianz pour l’assurance de prêt pour les diabétiques ?

Lorsque les associations de malades et notamment de diabétiques ont vu leur poids augmenter au fur et à mesure des déclarations de nouveau cas elles ont fait remonter auprès de l’Etat les difficultés rencontrées par leurs membres lorsqu’ils souhaitaient emprunter. Face à un nombre important de refus d’assurances de prêt concernant les diabétiques, l’état a réquisitionné une compagnie d’assurance,  à l’époque AGF (compagnie française), afin que celle-ci fasse de la place au diabétique dans leurs contrats et qu’ils puissent enfin trouver une solution d’assurance. AGF ayant été rachetée en 2009 par Allianz a vu l’ensemble de ses « obligations contractuelles » maintenues dans le cadre de la nouvelle compagnie.

L’AFD par l’intermédiaire d’Euroditas (courtier) a donc mis en place un contrat d’assurance emprunteur auprès d’Allianz pour leurs membres inscrits et souffrant de diabète.

Attention je ne parle pas de tous les contrats Allianz pour l’assurance emprunteur mais d’un en particulier qui est celui en partenariat avec l’AFD.

Le contrat présente donc trois garanties possibles :

  • La garantie obligatoire dite option 1 (décès et PTIA) notamment pour les investissements locatifs
  • La garantie dite option 2 (décès, PTIA, IPT, ITT) pour les prêts de résidence principale
  • La garantie dite option 3 (décès, PTIA, IPT, ITT et IPP) pour les prêts de résidence principale

Dans le cas de l’option 2 et 3 les assurés auront la possibilité de demander :
– D’être  couvert sans restriction sur les affections du psychisme ou les affections dorsales. Sinon il faudra une intervention chirurgicale pour tous les problèmes dorsaux ou une hospitalisation de plus de 15 jours ou jugement de tutelle/curatelle pour les affections psychique si vous souhaitez être indemnisé.

Comme nous le verrons un peu plus tard la majorité des banques demandent systématiquement cette option. Cette option permet dans tous les cas d’être mieux couvert. Néanmoins elle a aussi un coût.

Après nous être rendu sur le simulateur de prix d’assurance emprunteur Allianz Euroditas pour les diabétiques nous sommes en mesure de vous donner quelques éléments à prendre en compte.

Nous vous livrons donc le tarif et les taux d’assurance de prêt proposé chez Allianz en option 2 (DC PTIA IPT ITT avec option psy dos) via le courtier Euroditas :

Tranche d’âge à la souscriptiontaux d’assurance sur le contrat Allianz de l’AFD (en 2021)soit pour un prêt de 200000€ assuré à 100% une cotisation mensuelle de
jusqu’à 30 ans0,25%42.33 €
de 31 à 40 ans0,446%74.33 €
de 41 à 45 ans0,758%126.33 €
de 46 à 50 ans0.988%164.67 €
de 51 à 55 ans1.203%200.50 €
de 56 à 60 ans1,406%234.33 €
souscription des garanties ITT/IPT impossible au-delànsns

Comment lire le tableau :

J’ai 42 ans, j’ai un taux d’assurance de 0.758%. si j’applique ces 0.758% au 200 000€ que j’emprunte je vais payer 126.33€ par mois (0.758%*200000€/12 mois)

A titre informatif le taux d’assurance est le même que vous fassiez le prêt sur 10, 15, 20 ou 25 ans.

Au vue des contraintes 2021 vis-à-vis des TAEG à ne pas dépasser, je vous informe qu’avec le tarif pris en en exemple vous EXPLOSEZ le taux d’usure si vous faites un prêt sur 20 ans ou plus.

Le but n’est pas de vous faire peur mais encore une fois de vous sensibiliser sur une des problématiques à laquelle vous risquez de faire face et qu’il convient donc d’anticiper. Comment ?

En prenant garde à regarder le prix du contrat avant de souscrire car ce n’est pas l’assureur ni le banquier qui va le faire pour vous (…malheureusement). L’assureur vous fait monter le dossier d’assurance et le banquier vous fait monter le dossier de prêt.

Quand tout sera fini (généralement plus d’un mois après) le banquier regardera quel est le résultat sur l’assurance emprunteur et là il vous dira qu’il y a un problème de taux d’usure.

Aurait-il pu vous le dire un moins avant en vous évitant de vous faire passer des examens qui au final n’ont eu aucune utilité ? la réponse est OUI. Il suffisait de poser l’équation correctement.

Pour vous donner quelques informations complémentaires sur le contrat assurance emprunteur Allianz AFD sachez que peut importe la durée de prêt le tarif reste le même contrairement au contrat en délégation qui ont un prix plus bas quand le prêt est de courte durée. Lorsque l’on observe les prix de base on s’aperçoit qu’ils sont en moyenne 2 voir 3 fois plus cher que sur des contrats en délégation classique et ceux sur toutes les tranches d’âge.

Alors bien sûr il faut comparer ce qui est  comparable et prendre en compte que ce contrat n’a quasiment que des personnes diabétiques à assurer et a construit sa grille d’acceptation médicale en tenant compte de cet aspect. Néanmoins ce n’est pas parce que le contrat d’assurance Allianz est dédié à cette population que les surprimes ou les exclusions n’existent pas.
Il faudra donc prendre cet aspect en compte car en cas de surprime il faudra majorer un prix de base qui était 2 fois ou 3 fois supérieur au marché.

A savoir également et ceci concerne uniquement la technique que ce contrat limite sa prestation ITT à 2800€ par mois ou à l’équivalent d’un prêt de 420 000€. De plus la prestation ITT est limitée à 1095 jours (3 ans) ce qui peut poser problème en cas d’arrêt de travail  multiple. En effet lorsque la compagnie ne précise pas si ces 1095 jours sont sur un seul arrêt ou plusieurs cumulés elle laisse planer le doute sur les modalités donc mieux vaut demander un écrit lorsque vous y souscrivez afin d’en avoir le cœur net.

Nous vous avions également parlé, notamment pour les emprunteurs exigeants sur le fonctionnement de leurs garanties IPT, de l’option solde du capital restant dû. Sachez que ce n’est pas prévu sur le contrat Allianz.

Dernier point et pas des moindres, il faut impérativement que votre diabète soit suivi et vous devrez en fournir la preuve. Il s’agit très certainement d’une contrainte imposée par Allianz pour accepter d’assurer les emprunteurs diabétiques. Alors bien sûr c’est dans votre intérêt d’être suivi et il s’agit très certainement d’une chose qui paraît tout à fait naturelle mais là cela devient obligatoire notamment car les 5 derniers examens de suivi seront demandés pour que l’assureur procède à une indemnisation.

Contrairement aux autres assureurs du marché qui statut sur un risque potentiel, Allianz impose le suivi afin de limiter les risques sur une population globale…..Technique d’assureur….

Pour ce contrat ALLIANZ EURODITAS AFD il faut donc

  • Regarder le prix de base avant d’effectuer un dossier médical
  • Comparer avec d’autres offres de marché car si même avec surprime vous êtes en deça du prix de base il n’y a plus question à se poser
  • Savoir si les fonctionnements de base du contrat et le système vous conviennent

Bref toujours réfléchir avant d’agir…. Cela fait gagner énormément temps. Si vous êtes actuellement sur ce contrat avec un prix qui vous semble prohibitif n’hésitez pas à faire jouer la concurrence afin de potentiellement pouvoir résilier grâce à l’amendement Bourquin . Vous avez la possibilité de résilier chaque année à échéance (attention, préavis de 2 mois avant votre date de signature d’offre de prêt immobilier à respecter)

Derniers points que nous devions aborder le choix de votre banque

Quelle banque choisir pour un emprunteur qui souffre de diabète ? 

Aucune banque ne pratique de taux d’emprunt plus bas ou plus haut si vous êtes diabétique mais ceux sont leurs exigences en terme d’assurance emprunteur qu’il convient de connaître afin d’obtenir le TAEG le plus bas.

Comme nous l’avons vu la banque demande systématiquement les garanties complètes (décès, PTIA, IPT, ITT) pour vous accorder un prêt lorsqu’il s’agit de résidence principale.
En complément de cela, et c’est la même chose pour tous les emprunteurs, elle va avoir des exigences particulières en ce qui concerne le fonctionnement des garanties. Chaque banque a des critères spécifiques établis en fonction de son propre contrat et qu’elle vous demandera de remplir lorsque vous lui présentez un contrat d’assurance extérieur.

Parmi ces critères, le fait d’être assuré ou non sur les affections dorsales et psychiques et la présence dans vos garanties de l’invalidité partielle (IPP)

Alors même si votre banque est incapable de vous assurer, elle se permettra généralement de faire la fine bouche lorsque vous lui apporterai la solution que vous avez trouvée.

Ce qu’il faut savoir c’est que ces options ont un coût qui va faire grimper votre tarif de base et impactera le coût de votre surprime

Exemple :
–           Tarif de base 40€ et surprime de 100% = 80€ de prix final
–          Tarif de base 40€ + option psy dos 8€ + surprime de 100% = 96€ (48€*2) de prix final
–          Tarif de base 40€ + option psy dos 8€ + invalidité partielle 4€ + surprime de 100% = 104€ (52€*2) de prix final

Alors si vous êtes à la recherche d’un prix raisonnable quitte à sacrifier les options il faudra se diriger vers les banques moins exigeantes. Nous les avons donc classé par ordre afin que vous puissiez savoir si elle demande des options et si oui lesquelles.

Les exigences minimales de votre banque ou vos souhaits de couverture
exigence de garantiesliste des banques suivant critères exigés sur la couverture d’assurance emprunteurprix ou surcoût en délégation d’assurance
décès PTIATOUTES BANQUES si vous faites un investissement locatif ou si vous êtes retraité (option sénior) couverture jusqu’à 85 ou 90 ansNS
   
décès PTIA + IPT ITT avec acceptation de restrictions sur affections dorsales et psychiquesLCL, CREDIT FONCIER, AXA BANQUE, BOURSORAMA, CREDIT Du NORD, ING DIRECT pour un prêt de résidence principaletarif de base
décès PTIA + IPT ITT sans acceptation de restrictions sur affections dorsales et psychiquesCREDIT AGRICOLE, BANQUE POSTALE, CAISSE D’EPARGNE, BANQUE POPULAIRE, BNP, HELLO BANK, SOCIETE GENERALE (si prêt BFM) pour un prêt de résidence principaleentre +6 et + 15%
décès PTIA + IPT ITT + IPP avec  acceptations de restrictions sur affections dorsales et psychiquesHSBC ou SOCIETE GENERALE pour un prêt de résidence principaleentre +6 et + 13%
décès PTIA + IPT ITT + IPP sans acceptations de restrictions sur affections dorsales et psychiquesCIC, CREDIT MUTUEL, CASDEN, FORTUNEO pour un prêt de résidence principaleentre +11 et + 21%


Ainsi en vous adressant à certaines banques, vous aurez moins de contraintes mais cela ne vous empêche pas même si cela engendre un surcoût de vous assurer de manière plus complète.

En lisant le tableau vous devez comprendre que la Société Générale acceptera une garantie décès PTIA + IPT ITT  auxquelles il faudra rajouter l’IPP (invalidité partielle comprise entre 33 et 66%) . Par contre elle acceptera que ces garanties soit avec des restrictions sur affections dorsales et psychiques. Lorsque vous prennez une délégation d’assurance il faudra compter entre + 6 et + 13% par rapport au prix de base lié au fait que l’on rajoute une option. C’est une moyenne du marché.=

Si l’on ajoute à cela les surprimes cela fera monter la note pour vous mais aussi votre TAEG.

Comme vous l’aurez compris vous allez vous heurter à des difficultés (bien souvent surmontables si l’on maîtrise le sujet) lorsqu’il s’agira de mettre en place votre assurance emprunteur.

Alors on vous parlera de convention AERAS et de la solution qu’elle peut vous apporter.

Assurant des personnes diabétiques plusieurs fois par semaine je ne leur parle quasiment jamais de cette solution car en pratique ils n’ont la plupart du temps pas besoin. Néanmoins, eux m’en parle bien plus régulièrement, leur banquier ou courtier en prêt immobilier ne maîtrisant pas la problématique de l’assurance emprunteur avec risque aggravé de santé la présentant comme la solution de tous les maux….

La convention AERAS pour les diabétiques

Comme nous le répétons souvent dans nos articles AERAS n’est pas une compagnie d’assurances dédiées  aux personnes ayant des antécédents de santé. C’est un processus qui est systématiquement appliqué afin de faciliter l’accès à l’emprunt des personnes ayant souffert ou souffrant de la maladie.

Toutes les compagnies appliquent donc la convention AERAS. Néanmoins dans l’article que nous avions dédié à son fonctionnement un point peut néanmoins vous apporter un plus. Il s’agit de la limitation de surprime ou bien de l’exonération de surprime sur les prêts à taux zéro.

Pour en bénéficier  3 conditions doivent être réunies :
– La condition de revenus (inférieure à un plafond fonction du nombre de parts fiscales)
– La condition de montant du prêt (pour la résidence principale ou les prêts professionnels et inférieur à 320 000€)
– Votre âge en fin de prêt (inférieur à 71 ans)


Pour le reste tout se fera automatiquement. Votre interlocuteur sur la partie assurance pourra bien évidemment vous aider si c’est un domaine dans lequel il est spécialisé.

Pour ce qui concerne l’écrêtement de la surprime dès que votre taux d’assurance dépasse les 1.4% je ne vous en parle même pas puisque si c’est le cas il ne servira à rien d’écrêter. Votre prêt sera déjà refusé pour dépassement de taux d’usure et cela signifiera que votre conseiller en prêt a mal anticiper les choses, le souci ayant dû être régler en amont lors du montage de l’emprunt.


Quelques conseils pour finir et afin de tirer les enseignements de cet article :

CONSEIL N°1 : ANTICIPER

De la même façon que vous avez pu consulter un certain nombre de banques pour obtenir de bonne conditions de financement, prenez le temps d’interroger différents assureurs et ce bien en amont de votre signature chez le notaire.

Cela vous évitera de vous retrouver sans assurances et d’être contraint de finaliser avec un contrat qui ne vous convient pas car la date de signature approche et que votre banquier vous presse.
Si cela est ou a été le cas, vous pourrez heureusement bénéficier de la Loi Hamon qui vous permettra de changer d’assurances dans les 12 mois suivant la signature de l’offre de prêt. seule condition, satisfaire les exigences de votre banque.

Néanmoins attention. Nous avons au cours de cet article repris la problématique du taux d’usure. Donc avant de penser à résilier sur les bons conseils de votre intermédiaire bancaire, pensez à avoir votre accord de prêt…..

Le contrat Allianz existe est c’est une bonne chose dans certains cas. Mais attention vous l’aurez compris il existe la plupart du temps des solutions moins onéreuse et plus qualitive ailleurs.

Aussi consultez des spécialistes de l’assurance emprunteur et écouter leur analyse. Pour rappel une machine à devis (comparateur d’assurance de prêt) n’a pas d’analyse. Elle vous ouvre un dossier et ensuite vous vous débrouillez seul. Alors à moins d’avoir un bac + 10 en montage d’emprunt pour diabétique je vous suggère de vous faire accompagner par des gens dont c’est réellement le métier.

CONSEIL N°2 : EVITER DE FAIRE LA DEMANDE D’ASSURANCE DANS VOTRE BANQUE si vous avez déjà toutes les garanties d’assurance accordées ailleurs

Concrètement et c’est devenu un usage bancaire, il faut éviter de mettre le doigt dans la procédure de souscription de contrats d’assurance bancaire.

En effet, et ce en totale opposition avec ce que demande la convention AERAS (faciliter l’accès à l’emprunt pour des personnes malades), les banquiers estiment que tant que vous n’aurez pas la réponse de leur compagnie d’assurance ils ne pourront pas vous dire si votre contrat d’assurance externe est accepté.

Voici un des derniers dossiers traité que je choisis volontairement comme parlant tant le budget assurance est important.

Il s’agit là de la proposition de la banque donnée après 3 semaine de délai et à 48h avant de délai maximum pour éditer l’offre de prêt.

Pour cette même cliente nous avions une solution d’assurance avec des garanties et fonctionnement plus qualitatif et à 40 000€ de moins sur la durée de l’emprunt.

  1. Lorsque son étude d’assurance (de banque) le banquier a indiqué à la cliente que son dossier d’assurance extérieur qui avait toutes les garanties requises pour être accepté n’était pas étudiable et acceptable car sur le dossier de crédit il était noté le nom de contrat de la banque et qu’il fallait donc attendre l’issue de l’étude de la compagnie d’assurance de la banque…. Donc blocage
  2. Une fois la réponse de sa banque donnée (ci-dessus) le « conseiller » lui a indiqué qu’il était maintenant trop tard pour changer la ligne et qu’il fallait signer tel quel

Ces gens ne se démontent devant rien (40 000€ de plus avec moins de garantie). Il ne faut donc pas vous faire coincer car ce type de pratique et devenue la norme dans la plupart des agences bancaires.

Pour la petite anecdote, après quelques conseils complémentaires, cette cliente a vu sa délégation d’assurance acceptée et son offre de p

rêt édité en moins de 48h. Bizarre mais quand on est correctement accompagné les règles et ce qui était impossible devient brusquement réalisable.

Vous ne devez remplir un dossier d’assurance bancaire que si vous y avez un réel intérêt.

Avoir un intérêt ce n’est pas bloqué un taux d’emprunt intéressant. Avoir un intérêt c’est ne pas avoir les garanties ITT et ne pas savoir si la banque va vous suivre sur le prêt.

Si vous le faîte pour bloquer le taux du prêt vous vous tirez une balle dans le pied car c’est le banquier qui aura le gain financier au final.

Vous souhaitez être assuré correctement et avoir votre prêt. Votre banque souhaite faire une marge. Gardez bien cela à l’esprit.

CONSEIL N°3 : TROUVER LE BON INTERLOCUTEUR

Ce point comme la pierre angulaire de votre réussite.

Nous vous avions parlé dans cet article « Courtier assurance emprunteur spécialisé en risque aggravé de santé et convention aeras » . Il vous accompagnera sur l’ensemble des démarches et vous facilitera les choses notamment si il a une expérience significative sur les diabétiques de type 1 ou 2.Rappelez vous « mieux vaut un qui sait que dix qui cherchent ».

Les systèmes d’assurances emprunteur ont fortement évolué ces dernières années et aujourd’hui certains courtiers spécialisés peuvent assurer, s’ils ont une bonne maîtrise du sujet, un diabétique en même pas une semaine.

Plutôt que de foncer tête baissée mieux vaut anticiper toutes les problématiques auxquelles vous serez confronté.

Donc, pensez à tout ou faites vous aider par un technicien qui pensera pour vous et surtout évitez de tomber dans les pièges marketing où l’on vous donne oriente vers un comparateur d’assurance qui ne réfléchit pas.

Vous aurez grâce à cet article un temps d’avance et des données que nombre qu’interlocuteurs commerciaux ne maîtrisent pas. Servez vous en pour les tester et savoir si ils sont fiables pour votre suivi.

A noter que si vous avez précédemment déposé un dossier sur le contrat AFD d’Allianz, conservez bien l’ensemble de votre dossier médical car le courtier ou ses compagnies partenaires vous demanderont elles aussi des examens. Cela vous évitera de tout refaire et de gagner en efficacité.

CONSEIL N° 4 : COURTIER EN RISQUE AGGRAVES OU ALLIANZ AFD ?

Il n’y a pas forcément de choix à faire puisque vous pouvez interroger les deux. Suivant votre type de diabète et les éventuelles complications, votre dossier pourra avoir une meilleure réponse par l’un ou par l’autre.

Le courtier spécialisé pour les emprunteurs diabétiques pourra rapidement vous dire aux vue de ses expériences personnelles, de votre âge, de votre profession, de la durée du prêt et du prix pratiqué sur le contrat Allianz 5230 si les conditions seront plus favorables par son intermédiaire ou pas.

Vu que vous disposez maintenant des éléments sur le contrat Allianz, vous pouvez d’ores et déjà commencer par le courtier en risque aggravé. Vous pourrez ainsi rapidement faire votre comparaison avant de vous lancer sur un dossier avec des formalités médicales qui sont généralement plus lourdes

En conclusion rapide, nous espérons tout simplement que cet article optimisera vos chances de trouver LA solution la plus adéquate permettant la finalisation de votre projet immobilier.

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