Assurance vie et gestion de patrimoine

C’est une véritable bombe dégoupillée par la Française AM en lançant sa plateforme de distribution en direct Moniwan.fr. Demain, vous pouvez souscrire directement vos SCPI sans intermédiaire en vous adressant directement à la société de gestion, mais ce n’est pas tout, puisque cette souscription pourra bénéficier d’avantages financiers non négligeables au niveau des frais de souscription.

En effet, en principe, il n’est pas possible de négocier les frais de souscription des parts de SCPI (qui ne sont pas vraiment des frais d’entrée, ni des frais de sortie). Les frais atteignent aujourd’hui entre 8% à 10% de la valeur de la SCPI.



Parmi ces frais d’entrée apparemment exorbitants, une partie permet de payer les frais d’acte (=frais de notaires) payés par la SCPI lors de l’acquisition des immeubles et une autre partie permet de rémunérer l’intermédiaire qui vous à vendu la SCPI et les frais engagés par la société de gestion lors de ses investissements. 

La rémunération de l’intermédiaire vendeur est d’environ 5% / 6% du montant de l’investissement en SCPI. 

 

 

Dans sa nouvelle offre, Moniwan.fr ouvre la boîte de pandore de la négociation des frais d’entrée et de souscription sur les SCPI.

Comme nous vous l’expliquions hier dans cet article « CGPI, Courtier : Vos véritables concurrents sont vos fournisseurs !« , la Française AM, via sa plateforme moniwan, propose des avantages financiers non négligeables aux souscripteurs de parts de SCPI et s’autorise un reversement indirect des frais d’entrée et autres frais de souscription aux épargnants investisseurs.

Une partie des frais d’entrée, et notamment la part revenant aux vendeurs distributeurs, pourra être reversée aux souscripteurs de parts de SCPI via :

Une réduction des délais de jouissance. Comme vous le savez, entre l’investissement et la perception des premiers revenus, un délais pouvant atteindre 6 mois peut s’écouler. Moniwan.fr propose simplement de prendre à sa charge ce délai de jouissance pour que l’épargnant perçoive immédiatement les revenus attachés à son investissement. Gagner 6 mois d’intérêt sur un produit qui rapporte 5% par année, c’est gagner 2.50% du prix d’acquisition des parts de SCPI. 

Une garantie à hauteur de 80% des revenus distribués pendant 5 ans. En cas de forte chute des revenus distribués, un complément sera reversé à l’épargnant afin de maintenir son revenu minimum à hauteur de 80% du taux distribution initial ;



Des bons d’achat dont le montant est proportionnel au montant de l’investissement. 

Bref, avec de tels avantages, les épargnants n’ont plus aucun intérêt à souscrire les parts de SCPI proposées par la Française AM en dehors de ce nouveau réseau de distribution ! C’est la même chose, mais avec des avantages supplémentaires. La seule différence notable est l’absence de conseil.

Moniwan est un vendeur de SCPI qui a la statut de PSI (Prestataire de Service d’Investissement) sans aucune obligation de conseil contrairement à un CIF sur qui pèse une obligation de conseil.

La question est alors la question du prix du conseil : Est ce que 5% à 6% de commissions sur la souscription de SCPI rémunèrent le conseil à son juste prix ? Est ce trop élevé ? trop faible ? Chacun doit apprécier ce montant de commission au regard de la qualité du service apporté. 

La compétition est donc lancée et les acteurs vont commencer à se battre pour attirer les épargnants. Je pense bien évidemment aux CGPI (même s’il est indéniable qu’un conseil est apporté et qu’il doit être rémunéré), mais surtout aux sites internet qui vendent des SCPI sans apporter un haut niveau de conseil.

Le prix du conseil est plus que jamais au cœur de la rémunération des intermédiaires ! et c’est tant mieux.

 

 

Demain, allons nous (enfin) pouvoir négocier les frais d’entrée / souscription sur les parts de SCPI ?

A suivre…



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8 Comments

  1. OUI…..

    Il va y avoir du sang sur les murs plus vite qu’on ne le pense….

  2. Un mal pou un bien. Le conseil s’imposera de lui même. Acheter un produit, il suffit d’aller dans une succursale bancaire. Une fois le produit acheté, le travail du CGP s’imposera. Reste que ceux qui proposent cet investissement seront en concurrence frontale avec ce que Guillaume décrit et comme Sven le précise, la transition qui s’annonce sera douloureuse.Une évolution inéluctable et un modèle actuel à repenser.

  3. Là encore, on voit bien la mauvaise foi de nos gouvernants et de l’AMF, soumis au lobby des banques et grandes sociétés de gestion.

    Je m’explique : un CGP non CIF n’a pas le droit de vendre des SCPI sous prétexte que ces produits nécessitent un conseil.

    Alors de 2 choses l’une :
    – Soit le conseil est obligatoire selon un formalisme donné et il faut interdire la vente libre du produit hors de cette prestation de conseil (comme c’est le cas pour les médicaments).
    – Soit le client est sensé être capable de choisir par lui-même ce qu’il achète, et TOUT LE MONDE peut vendre le produit, en ligne ou en direct, sans restriction.

    Personnellement, je ne suis pas contre cette 2e solution : si je pouvais m’affranchir de tous les coûts du statut CIF (en cotisations, contributions, formations obligatoires, temps de rédaction du formalisme…), je ferai le même travail, plus sereinement, et en le vendant au même prix à mon client (augmentation des honoraires contre baisse des frais).

    Cette logique est à la portée du premier imbécile venu…
    Mais il faudrait avoir des dirigeants avec un âge mental supérieur à 2 ans… ce qui est un doux rêve de nos jours !

    C’est un peu comme les taxis qui sont OBLIGES de payer une licence, un permis spécial, de respecter des codes particuliers… et qui sont concurrencés par des VTC qui n’ont aucun de ces coûts à supporter.

    Comme toujours en France : selon que vous soyez grand ou petit, vous serez plus ou moins égaux devant la loi !

    Décidément, le premier mot de notre devise nationale a déjà bien du plomb dans l’aile depuis longtemps. Et si quelqu’un croit encore au 2e, force est de reconnaître qu’il est bien naïf.

    Allez, j’arrête et je retourne travailler.

  4. 2000 % ok avec Boisjot……

    Ce pays marche sur la tête… sur une planche à clous…..

  5. Soyons nous même des PSI 🙂 Affranchissons nous du CIF 🙂 🙂 🙂
    Je sais, je rêve.

  6. @B.boisjot, j’y ai aussi pensé mais hélas outre le fait que 1 000 000 € est plis probable que 750 000 € , le plus dur reste le regroupement des CGP (pas facile du tout), le choix des SCPI (pas aisé du tout)et l’aspect légal de ladite chose….

  7. Bonjour,
    Cela vaut t il le coup d investir par le biais de ce site?
    C est un intermédiaire, en faite !!

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