Nous le savons tous, la vie de couple n’est pas linéaire. La séparation du couple est une donne à intégrer dans toutes les stratégies patrimoniales tant elle est courante.

Les femmes, premières victimes financières de la séparation, pourraient alors vivre une situation financière délicate, entre nécessité de se loger, de s’occuper des enfants, le tout avec un salaire trop faible et une charge mentale saturée. Il me semble alors indispensable d’anticiper cette situation de fragilité financière des femmes.

Abordons aujourd’hui un sujet sensible et essentiel. Un sujet que j’approfondis régulièrement dans mes consultations patrimoniales, notamment lorsque je conseille des femmes, seules, en couple et surtout en phase de recomposition familiale après une première séparation.

On le constate tous les jours autour de nous. Les hommes ont la lâcheté de laisser les femmes quitter le foyer lors d’une séparation.

Ce sont souvent les femmes qui partent. Les femmes qui doivent repartir à zéro avec deux valises et les enfants sous le bras. Les femmes qui doivent trouver un nouveau logement, acheter de nouveaux meubles, et le tout avec des enfants à gérer, car une femme ne part jamais sans ses enfants. JAMAIS.

C’est ainsi que dans un premier temps, avant de mettre en place une éventuelle garde alternée qui parait se généraliser (cf. « Immobilier : Comment expliquer l’impression de manque de logements ?« ), les femmes vivent dans une précarité financière et de vie parfois immense.

Bien évidemment, les femmes travaillent, mais combien de temps pourront-elles encore s’investir dans leur vie professionnelle si elles doivent en plus gérer les enfants face à des papas pas toujours capables ou désireux d’assumer – même si les choses semblent changer avec les nouvelles générations de papa –

Une maman reste une maman, toujours. Un papa redevient un homme qui peut avoir tendance à mettre au second rang son statut de papa.

De surcroît, l’homme continue d’avoir un revenu supérieur sur lequel se construit le train de vie du couple. C’est caricatural, mais c’est incontestable : Les femmes continuent d’avoir un salaire plus faible que l’homme, souvent par l’histoire de la vie, tant il est difficile d’avoir les deux membres du couple qui s’investissent dans leur carrière en même temps. L’un des deux doit sacrifier sa vie professionnelle, et c’est souvent la femme.

Bref, les femmes doivent prendre conscience de leur fragilité en cas de séparation et elles doivent IMPERATIVEMENT l’anticiper en organisant leur indépendance financière vis-à-vis de leur conjoint ou concubin.

Les femmes ne doivent pas se fondre patrimonialement dans leur couple et laisser à leur conjoint le pouvoir de gérer et parfois de s’approprier le patrimoine en construction. Parfois, je constate des situations totalement déséquilibrées entre un homme qui utilise son salaire pour se construire un patrimoine et le salaire de la femme intégralement consommé par la vie du quotidien, les courses, les besoins des enfants et les vacances.

L’homme s’endette ou épargne pour se construire un patrimoine qui lui permettra de rebondir en cas de séparation.

La femme, elle, n’y pense pas et consacre son revenu dans les dépenses du quotidien. En cas de séparation, elle n’a rien, à part ses yeux pour pleurer… et un papa, ex-conjoint, qui rechignera à payer une pension alimentaire car il doit rembourser ses crédits immobiliers et continuer de construire son patrimoine.

Certains d’entre vous trouveront cette description caricaturale. D’autres savent parfaitement que c’est pourtant trop souvent la réalité rencontrée par beaucoup de femmes.

Il est alors de notre devoir d’aider nos filles, nos petites filles, nos femmes, nos amies à prendre conscience de cette nécessité. Les femmes doivent gérer leur patrimoine et anticiper les conséquences de cette séparation qui pourrait fragiliser leur vie.

Investir dans l’immobilier locatif pour s’assurer un toit, au cas où ?!

À mon sens, l’investissement immobilier locatif est alors une stratégie d’investissement très efficace. Il s’agit pour une femme d’investir dans un bien immobilier locatif dont les caractéristiques (localisation, surface, qualité, confort) sont telles qu’il pourra aisément se transformer en résidence principale en cas de besoin.

Investir dans un T3 ou une petite maison à proximité de son domicile pourrait alors s’avérer comme une roue de secours bien utile. Une roue de secours qui serait avant tout un bien immobilier locatif, mais qui pourrait se transformer en résidence principale.

D’autres pourraient investir dans leur résidence principale, et la transformer en résidence locative, si elles envisagent un jour de vivre en couple.

Les femmes seules qui en ont les moyens doivent acheter leur résidence principale. C’est là un impératif. Cela ne les empêchera pas de vivre un jour en couple, mais, au moins, elles disposeront d’une base arrière, d’une roue de secours en cas de séparation.

Bien évidemment, toutes n’ont pas les moyens d’investir dans un bien immobilier locatif en plus de leur résidence principale. Elles devront alors épargner, se constituer un capital et arrêter de consacrer l’intégralité de leur revenu dans la vie du quotidien.

L’épargne doit être équitable dans le couple et non seulement l’apanage unique de l’homme ;-(

À suivre.

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