La loi ZAN, c’est une loi structurelle qui doit modifier en profondeur votre manière d’appréhender l’investissement immobilier.

La loi ZAN, c’est la loi Zéro Artificialisation Nette. Cela signifie tout simplement qu’à terme, il ne sera plus possible d’agrandir les villes et les agglomérations en consommant des espaces naturels et des terres agricoles.

C’en est fini des terres agricoles devenues constructibles qui ont fait la richesse des familles d’agriculteurs. Demain, une terre agricole restera agricole et l’espoir de la voir, un jour, transformée en terrain constructible se réduit comme peau de chagrin.

Une loi ZAN qui modifie profondément votre stratégie d’investissement immobilier.

Mais au-delà de cette question des terres agricoles qui ne deviendront plus constructibles, la loi ZAN est source de nouvelles opportunités.

Demain, le développement des villes et agglomération ne passera plus par l’étalement urbain, mais par la densification des zones bâties. La division parcellaire va devenir la norme. Vous allez être de plus en plus nombreux à vendre une partie de votre jardin pour y construire une maison.

Mais, une densification qui détruit la qualité de vie. Ceux qui ont de l’argent auront les moyens de se payer le luxe de l’espace.

Dans un premier temps, il apparaît alors « futé » d’essayer d’anticiper cette future division parcellaire lors de l’acquisition de votre maison ou à l’occasion de sa construction.

On préférera acheter une maison construite en bout de terrain avec un chemin d’accès au moins 4 mètres de large, plutôt qu’une maison située en plein milieu d’un terrain.

Une division parcellaire qui pourrait créer de la valeur patrimoniale.

Dans un second temps, comme je vous l’expliquais déjà dans cet article « Prix de l’immobilier : Avec la ZAN (Zéro Artificialisation Nette), votre maison avec grand jardin vaut une fortune !« , l’espace foncier va être le luxe.

Demain, lorsque chacun aura sa maison individuelle sur un terrain de 250 m², le luxe que voudront s’offrir ceux qui ont de l’argent sera l’espace. Le luxe sera la maison de charme avec un parc paysagé de 1500 m².

La densification détruit de la qualité de vie.

Un luxe que les personnes qui ont de l’argent accepteront de payer très cher. Un terrain qui pourra être revendu à l’occasion d’une division parcellaire, mais aussi un terrain signe d’un statut social supérieur.

Demain, plus que jamais, la qualité de vie sera le luxe de ceux qui ont de l’argent :

  • Une qualité de vie qui pourrait passer par une préférence pour la périphérie vs le centre de la ville ; On le voit au quotidien, les centres-villes se paupérisent et deviennent source d’une violence que ceux qui ont de l’argent ont les moyens de fuir ; Le télétravail permet de rendre plus acceptable cette vie en périphérie ; Les centres-villes s’appauvrissent et sont de moins en moins enviables pour la sérénité des familles.
  • Une qualité de vie en périphérie qui ne sera pas (et qui n’a jamais été) dans les lotissements pavillonnaires sur des terrains de 250 m². Entre le vis-à-vis et la promiscuité, l’espace foncier sera (et a toujours été) le luxe de ceux qui ont de l’argent.

L’immobilier patrimonial, c’est-à-dire l’immobilier qui se valorise à long terme, c’est l’immobilier qui correspond aux attentes et aux besoins de ceux d’entre nous qui ont de l’argent.

Vous devez donc réussir à construire un actif immobilier qui satisfait leurs besoins et leurs attentes pour valoriser au mieux votre actif immobilier à long terme. Dans cette dynamique, il est essentiel d’intégrer les conséquences à long terme de la loi ZAN.

L’espace va devenir de plus en plus rare et cher. L’espace bien localisé va devenir le luxe. Bien évidemment, ce raisonnement est valable dans les zones à démographie dynamique (cf. « À l’horizon 2050, l’accroissement de la population se concentrerait toujours plus le long des façades atlantique et méditerranéenne« ).

Dans les zones à démographie négative, l’espace sera abondant et disponible pour tous (cf. « Les prix de l’immobilier menacés par la démographie ? La population baisse déjà dans certaines régions« ).

Extrait :

À l’horizon 2050, les littoraux atlantique et méditerranéen concentreraient l’essentiel de la croissance démographique

En 2018, l’Observatoire des territoires relevait que les différences de trajectoires démographiques étaient plus marquées de part et d’autre d’une ligne Saint-Malo – Genève qu’entre territoires urbains et ruraux1. Selon les dernières projections départementales de l’Insee à l’horizon 2050, la population du Sud-Ouest continuerait de croître malgré un vieillissement accentué, et ce sont les espaces situés autour d’un arc atlantique, méditerranéen et rhodanien en forte croissance qui continueraient d’enregistrer les augmentations de population les plus importantes. À l’inverse, l’Île-de-France et les territoires de l’ancienne région Nord-Pas-de-Calais conserveraient une dynamique démographique portée uniquement par un solde naturel, qui compenserait leur déficit migratoire. Les métropoles et leurs périphéries, les Pays de la Loire, la Normandie, de même que l’ancienne région Alsace et les départements longeant la vallée du Rhône pourraient être les derniers ensembles régionaux à combiner des soldes naturel et migratoire apparent positifs. En Martinique, le vieillissement de la population accentuerait la déprise démographique, poursuivant ainsi une phase de décroissance déjà entamée aujourd’hui, et liée essentiellement à un déficit migratoire.

Source : Cahier n°1 – Territoires et transitions : enjeux démographiques

À suivre.

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