Entre la hausse des prix de l’immobilier entre 2016 et 2022, puis la violente hausse des taux de crédit immobilier, le pouvoir d’achat immobilier des Français s’est considérablement dégradé depuis les points hauts 2017/2019.
Aujourd’hui, l’horizon se dégage. Le pouvoir d’achat immobilier pourrait avoir atteint un point bas. Le meilleur est peut-être devant nous.
Le pouvoir d’achat immobilier pourrait s’améliorer dans les prochains mois et années grâce à : .
- Une croissance économique résiliente qui induit un taux de chômage faible,
- une forte baisse des prix de l’immobilier déflatés de l’inflation
- Une belle hausse des revenus des candidats emprunteurs,
- mais aussi des taux de crédit immobilier qui semblent avoir atteint leur point haut,
Dans sa dernière note de conjoncture, la Banque de France publie ce graphique très intéressant (mais incomplet) sur cette question de l’évolution du pouvoir d’achat immobilier :
Le pouvoir d’achat immobilier des ménages, mesuré ci-dessous comme le nombre de m² pouvant être acquis par un ménage disposant d’un revenu médian et empruntant au maximum de sa capacité, retrouve en 2023 son niveau d’il y a 10 ans (cf. G6a).
La hausse des taux d’intérêt est le principal facteur explicatif de la baisse du pouvoir d’achat immobilier depuis 2020. Le recul amorcé des prix immobiliers (-0,8% au 2ème trimestre 2023 par rapport au trimestre précédent) devrait redonner du pouvoir d’achat immobilier aux ménages, à l’instar de la progression de leurs revenus qui a déjà permis de compenser environ la moitié de l’impact de la hausse des taux d’intérêt depuis fin 2021 (cf. G6b).
Source : Banque de France – Panorama des prêts à l’habitat des ménages
Cette analyse est pourtant incomplète. Il n’y a pas un seul marché immobilier. Il n’y a donc pas un seul pouvoir d’achat immobilier. On ne peut comparer les prix de l’immobilier à Paris ou à Rodez ; Le pouvoir d’achat immobilier mérite une approche géographique.
Ce travail d’analyse géographique qui a été réalisé par l’inspection générale de l’environnement et du développement durable.
Voici la synthèse graphique de leur travail autour du pouvoir d’achat immobilier :
La situation n’est clairement pas identique entre Paris, Lyon et le reste du pays.
Si on peut clairement être optimiste sur le pouvoir d’achat immobilier en province, on doit encore pouvoir s’attendre à quelques mois ou années délicates à Paris et Lyon. le pouvoir d’achat immobilier en province se rapproche de son niveau moyen des 20 dernières années.
Ce n’est clairement pas le cas à Paris et Lyon. le pouvoir d’achat dans ces deux villes est encore trop faible.
Le reflux des prix de l’immobilier à Paris et Lyon est violent, mais encore insuffisant pour redonner du pouvoir d’achat immobilier aux candidats investisseur dans l’immobilier. .
À suivre.