A l’occasion des questions au gouvernement à l’assemblée nationale, le premier ministre a confirmé l’engagement du président de la république à ne pas repousser l’âge de départ à la retraite au delà des 62 ans et 43 années de cotisation, néanmoins, il s’est dit ouvert à la discussion autour de la « question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge, de la diminution du reste à charge, est une question parfaitement valide ».
Voilà une belle manière de jouer avec les mots et les promesses du président.
Non, il ne s’agit plus d’envisager l’allongement de la durée de la vie active afin de financer le régime de la retraite par répartition ; Il s’agit maintenant d’envisager l’allongement de la durée de la vie active pour assurer le financement de la dépendance et du vieillissement de la population.
Cette nouvelle suggestion du premier ministre est d’autant plus intéressante qu’elle est la réponse à une question posée par une députée LREM Corine Vignon. Dans sa question, la députée LREM interroge sur le financement de la perte d’autonomie et ne suggère pas l’idée selon laquelle il conviendrait de travailler plus longtemps. C’est le premier ministre qui émet, de lui-même, cette proposition.
Bref, tout ceci était orchestré, un nouveau ballon d’essai pour trouver de nouvelles ressources ! Il s’agit ni plus, ni moins que d’une augmentation d’impôt déguisée.
 

Je vous laisse écouter le premier ministre…

 

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