Dans la présentation de notre stratégie d’investissement pour 2019 publiée sous ce titre « Stratégie d’investissement 2019 : Forte baisse du marché action et hausse des taux d’intérêt avant retour de l’hyperinflation des actifs ?« , notre propos narratif reposait l’idée de la proximité d’une « nouvelle phase de grand stress qui remet le monde face à la réalité d’une croissance économique droguée aux politiques monétaires excessivement accommodantes ».
Dans cet article, nous vous faisons part de la nécessité absolue d’adopter une politique monétaire moins accommodante afin de réduire les excès de valorisation des tous les actifs financiers ou immobiliers après 10 ans de taux excessivement faibles. En revanche, je n’ai pas fais mention de la notion de « temporalité » et du risque de retard dans cette remontée des taux d’intérêt face à une inflation qui pourrait rapidement devenir incontrôlable.
Les banques centrales ont besoin de temps, beaucoup de temps afin de remonter graduellement les taux d’intérêt… Et, il faut bien avouer que pour le moment, rien ne les oblige à accélérer le tempo du resserrement monétaire. Mais attention, le regain d’inflation pourrait être un très mauvais signal ! Une inflation qui accélère et les banques centrales perdront la maitrise du tempo ! D’une remontée contrôlée des taux d’intérêt dans un monde à l’inflation nulle… nous pourrions rapidement passer à une remonter accélérée et surtout subie dans un monde ou l’inflation repart trop vite.
 

L’accélération de l’inflation, un scénario catastrophe à l’origine d’un probable krach obligataire majeur !

Nous serions alors face à un scénario catastrophe !
Dans une telle hypothèse, les banques centrales ne pourraient pas faire jouer la planche à billet et utiliser à nouveau leur politique monétaire de taux négatif. En cas de retour d’une inflation plus forte que prévue, maintenir des taux d’intérêt au plus bas serait contreproductif .
En effet, des taux d’intérêt excessivement faibles auraient pour principale conséquence d’alimenter cette inflation contre laquelle les banques centrales auraient pour mission de lutter !
Une inflation trop forte est un risque majeur qui ne pourrait pas être traité par un nouvel quantitative easing et des taux toujours plus bas ! Le krach obligataire qui en découlerait naturellement serait dévastateur !
 
 

Des signaux faibles justifient ces craintes sur l’inflation…

N’avez vous pas l’impression d’un retour important de l’inflation depuis quelques mois ?
 

  • Croyez vous que les très nombreux témoignages de chefs d’entreprises qui peinent à recruter n’est pas le signe d’une hausse indispensable des salaires pour attirer les candidats ?

 

  • On parle beaucoup du taux de chômage trop élevé. Mais saviez vous que le taux d’emploi, c’est à dire le % d’actif en âge de travailler était au plus haut depuis 2003 à 65.25% (65.25% de la population d’âge actif était employée en 2018 contre 64.34% en 2003).

 

  • Le pleine emploi des actifs diplômés de l’enseignement supérieur n’est il pas source d’augmentation de salaire face à un manque de candidat ; N’est ce pas la raison de la forte augmentation du salaire des cadres en 2017 et 2018. Lisez cet article publié par Lefigaro, hier : « Cadres: la pénurie tire les salaires vers le haut« , le titre appelle à l’augmentation des salaires !

 

  • Avez vous fait le plein de votre voiture récemment ? 1.51€ le litre de Gazole ! Et de nouvelles taxes arrivent en Janvier 2019 !

 

  • Les changements d’habitudes de consommation au profit d’une consommation locale et de meilleure qualité est un mouvement majeur de la société, mais cela implique des prix plus élevés… On ne vas pas pouvoir consommer Bio et / ou local en payant le même prix ! Il va falloir s’habituer à payer plus cher. 

 

  • Le retour des promesses politiques autour du pouvoir d’achat ! N’est ce pas la preuve d’une hausse du coût de la vie, dans une société ou le taux de chômage baisse et les salaires augmentent…

 

  • L’arrivée à maturité de nombreuses start-up qui doivent maintenant générer du bénéfice après de nombreuses années à perte ! Elles doivent trouver un modèle économique et vous faire payer pour devenir rentable ! La start-up nation ne pourra pas être éternellement en perte en pratiquant des prix inférieurs à la réalité qu’exige les modèles économiques.

 

  • N’avez vous pas l’impression que la qualité est de plus en plus onéreuse ? Oui, il est toujours possible d’acheter des biens de consommation de qualité médiocre à petit prix … mais n’avez vous pas l’impression de prix hors d’atteinte dès lors qu’il s’agit d’acheter des biens de qualité normale / moyenne supérieure ?

 

Et vous, avez vous l’impression que quelque chose se passe du côté de l’inflation ? Suis je victime d’une mauvaise intuition ?

 
 

Comment investir dans une période de hausse de l’inflation ?

Ce n’est pas un scoop, les actifs obligataires et l’assurance vie en fonds euros seraient les premières victimes !
 
Tableau de synthèse des placements en cas d’inflation.

Inflation ou déflation, quels placements ? Quels investissements. Ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

INFLATIONDÉFLATION
OU INVESTIROU NE PAS INVESTIROU INVESTIROU NE PAS INVESTIR
Dette (surtout à taux fixe).
En période inflationniste, il faut être endetté. C’est l’inflation qui permet de rembourser la dette sans effort (dès lors que le salaire suit l’inflation)
Obligations (attention aux contrats d’assurance vie en Euros)Obligations (surtout à taux fixe). Le taux d’intérêt est toujours préférable au rendement négatif lié à une baisse des prix.Dette. S’endetter devient onéreux et contrairement à l’inflation, le montant du remboursement devient de plus en plus important. Au gré de la baisse des prix, le montant de la mensualité reste identique.
Actions (l’inflation est favorable aux entreprise structurellement endettées). De surcroît la croissance économique qui accompagne l’inflation est favorable aux entreprises.Trésorerie.Trésorerie. La rémunération proposée et garantie par l’établissement bancaire évitera de perdre son capital.Actions (récession économique défavorable aux entreprises)
Or (or physique : protection du capital mais pas de rendement; Mines d’or : chiffres d’affaire et résultats indexés) et matières premières.Or et matières premières. La récession doit entrainer une baisse de la consommation des matières premières et donc une baisse de leur prix.
Immobilier / actifs fonciers (protection du capital et des revenus; mais mesures possibles d’encadrement des loyers). Cf « Immobilier et déflation : Quelles conséquences de la déflation sur les prix de l’immobilier ? »immobilier / actifs fonciers. Les loyers ont tendance à baisser, pour maintenir un rendement locatif, les prix doivent s’ajuster à la baisse.Les taux restent bas, mais la demande des potentiels acquéreur est faible.
SalaireRente non indexée, retraite (revalorisation < taux d’inflation)Salaire, rente non indexée, retraite. (revalorisation à la baisse improbable)Être au chômage
Leblogpatrimoine.com vous conseille dans la gestion de votre patrimoine
Bilan patrimonial
  • Conseil en gestion de patrimoine INDÉPENDANT
  • Un tarif unique de 89€ TTC, sans surprise
Découvrir le service
Assistance patrimoniale
  • Un abonnement pour un accompagnement patrimonial PREMIUM
  • Un tarif unique de 350€ / mois, sans surprise, sans engagement de durée
Découvrir le service
Livres et formations

3 livres pour vous former et apprendre à gérer votre patrimoine

Découvrir les livres

43 commentaires