Peut on réellement croire qu’imprimer de l’argent nous permettra de conserver notre train de vie futur ? C’est pourtant ce que les gouvernants du monde sont en train de nous expliquer. Nous sommes en train de vivre un moment historique. l’économie est à l’arrêt. Nous qui avons un bullshit job sommes en train de télétravailler, alors que dehors les ouvriers peinent à produire à cause d’une chaine de production mondiale littéralement cassée.

Mais ce n’est pas grave car on imprime des billets que l’on va distribuer à chaque citoyens pour qu’il continue de consommer comme si rien n’était. Nous sommes chez nous, payer à rien faire ou à faire du vent (comme je le fais parfaitement avec mes articles), les producteurs ne peuvent plus produire du fait d’un circuit d’approvisionnement qui ne fonctionne plus, les magasins sont fermés … Et nous croyons pouvoir continuer notre vie comme si rien n’était parce que nous sommes capables d’imprimer de l’argent. C’est de l’argent magique, de l’argent qui tombe du ciel. De l’hélicoptère monnaie

Mais pourquoi n’y avons nous pas pensé avant. Pourquoi s’évertuer à vouloir créer de la valeur alors qu’il est tellement plus simple d’acheter une imprimante.

Ce que nous sommes en train de vivre, c’est une illusion monétaire. C’est croire que la monnaie crée de la valeur alors même que la monnaie n’est en réalité que le moyen d’échanger une valeur créée par le travail. Cette illusion monétaire nous la vivons depuis 2009… mais les évènements que nous sommes en train de vivre pourrait accélérer le mouvement dans des proportions inimaginables.

Nous sommes tout simplement en train de détruire la valeur de la monnaie. Serions nous sommes en train de créer l’inflation ou même l’hyperinflation de demain. Mais attention, il ne s’agit pas d’une inflation qui trouverait son origine dans une croissance trop importante au terme de laquelle la hausse des prix serait la conséquence naturelle d’une demande trop forte par rapport à une offre qui n’arrive plus à fournir, mais d’une inflation qui trouve son origine dans la destruction de la valeur de la monnaie.

Attention, le jour ou nous nous rendons compte de la perte de valeur de la monnaie, il sera trop tard. Chacun se précipitera pour transformer sa monnaie dans un actif d’usage ou dans une valeur refuge. Il pourra s’agit d’OR, d’immobilier, ou d’actions mais aussi de tout actif dont on jugera la valeur d’usage supérieure à ce bout de papier qu’est la monnaie.

Pour illustrer le propos, j’aimerai partager avec vous le billet blog de FABIEN CANDAU, un enseignant chercheur en économie. Il est publié sous le titre « Hyperinflation ou déflation? » :

J’enseigne l’introduction à la macro à des non économistes depuis maintenant suffisamment de temps pour avoir connu des événements qui me semblaient initialement hautement improbable. Le premier c’était les taux d’intérêts négatifs: dans les années 2004-08 j’enseignais que c’était possible mais assez improbable…méa culpa.

Depuis, je regarde avec inquiétude toutes les parties de mon cours qui me semblent (et qui semblent à nos étudiants) un peu exotiques, en me disant « et si ça aussi, ça arrivait »…

L’un des trucs les plus étrange que j’enseigne, c’est « le coût en chaussures », nommé de façon plus académique « coût d’inefficience » qui indique qu’en période de forte inflation, les liquidités sont investies de façon inefficace.

La référence aux « chaussures » provient du fait que comme la monnaie domestique perd constamment de sa valeur, les agents se précipitent dans les banques (et usent leurs semelles!) dès qu’ils ont des liquidités pour les convertir dans un actif qui ne perd pas de valeur. Ainsi durant l’hyperinflation allemande, des coureurs étaient employés par les entreprises pour se déplacer plusieurs fois par jours à la banque pour convertir chaque vente et se débarrasser des mark qui perdaient de leur valeur dans la journée. L’investissement au lieu d’aller dans des activités productives était détourné vers ces coursiers et vers d’autres activités improductives (y compris bancaire).

Ces périodes d’hyperinflation, où le prix du repas change entre le moment où vous rentrez dans le restaurant et le moment où vous en sortez me semble être de la science fiction. Il me semble que le risque que nous courrons, est plutôt une récession et une période de déflation… et pourtant, si c’était l’inverse qui se passait, P Waechter pense par exemple que l’hyperinflation est très crédible. Les Banques Centrales vont déverser des montants monétaires énormes dans les jours et les mois qui viennent, la BCE a déjà déclenché un plan de 750 milliards d’Euro, et face à l’endettement inédit des Etats, elle va devoir poursuivre cet effort.

Or, on ne résout rien avec une planche à billet, ce qui fait la richesse économique des nations, c’est bien la production. Ce déversement de liquidité pourrait disqualifier notre monnaie, et l’on pourrait alors connaître cette usure des chaussures et bien d’autres maux (coûts fantôme, coûts en catalogue etc).

Je ne le pense pas, pour une raison simple (peut-être trop simple), en 1923 le mark n’avait plus aucune valeur, mais d’autres monnaies étaient valorisées sur les marchés, la guerre avec ses gagnants et ses perdants avaient eu un effet très assymétrique. Aujourd’hui, le choc est symétrique, le monde entier s’est arrêté de tourner, toutes les banques centrales vont déverser des liquidités, et donc je ne vois pas bien contre quoi nous pourrions échanger frénétiquement nos euros. Je table plus pour une déflation, que sur une hyperinflation (mais je me plante sans doute une nouvelle fois…). Quoiqu’il en soit, et même si je déteste jouer Cassandre, si la situation est difficile aujourd’hui, celle qui nous attend demain risque de l’être encore plus.

 

Et pour finir, un vidéo d’un débat très intéressant ce matin sur BFM Business :

A suivre…

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44 Comments

  1. Bonjour Guillaume ,

    Hypothèse d’école , voici le problème :

    Je possède un patrimoine immobilier locatif d’une valeur de : 2 500 000 € dont 650 000 € de prêts bancaires , par ailleurs je possède 1 000 000 € de liquidité .

    Question : selon vous ,dois je rembourser par anticipation mes prêts ?

    Bien à vous

    Max

    • Si vous ne savez pas quoi faire de votre million d’euros. Que vous ne voulez pas l’investir et voulez faire un placement sans risque, c’est probablement la meilleure idée.

      Vous transformer votre capital de 650 000€ en un flux mensuel (gain de tréso) qu’il sera plus facile d’investir.

      Mais n’est ce pas un manque à gagner en cas d’inflation ? Si votre argent reste sur le fonds euros d’un contrat d’assurance-vie, croyez vous vraiment que le taux de rendement de votre assurance-vie va suivre l’inflation ?

      Donc si vous avez pour seule perspective une épargne sans risque, je crois que le remboursement anticipé est la meilleure solution.

      En revanche, celui qui est capable d’investir doit pouvoir profiter de la situation complexe actuelle pour investir à bon prix (action ou immobilier dans quelques mois).

    • Emmanuel Castaigne says:

      Bonjour,
      Je ne suis pas du tout d’accord avec Guillaume. Rembourser votre emprunt baisserait mathématiquement votre rendement sur votre investissement d’environ 25%. Ce 650 000 € remboursé aurait le rendement de votre emprunt ce qui est mieux que le livret A mais pas beaucoup plus. Vous raterez des opportunités d’investissement importantes qui se présenteront dans les prochaines semaines ou prochains mois, que ce soit à la bourse ou dans l’immobilier dont le rendement sera nettement supérieur à ce que vous auriez eu sur le remboursement.
      Je ne suis pas gestionnaire de patrimoine mais j’ai un important portefeuille immobilier et boursier et dans l’immobilier je sais depuis longtemps que c’est l’effet levier qui fait le rendement.
      Vous pousser à prendre la solution de facilité et de rembourser votre emprunt, c’est éviter de prendre le moindre risque et si vous avez investi dans l’immobilier à ce niveau, c’est que vous avez pris des risques.
      Manou Castaigne

      • Merci à Guillaume et Manou ,pour leur réponse .
        Naturellement , je ne vais pas rembourser par anticipation mes emprunts ( à 1% ), en revanche je vais saisir les opportunités d’achat dans des fonds actions ,comgest , kirao , pictet … ainsi que des opportunités qui vont se présenter sur le marché immobilier breton …
        A lire certains , la crise économique et financière qui va s’en suivre , va ruiner les épargnants et plus particulièrement ceux qui ont un patrimoine , ces
        mêmes personnes parlant du risque extrême de se faire spolier par l’état , par Sapin 2 …
        Gardons la tête froide …laissons venir …c’est toujours à la fin de la foire que l’on compte les « bouses « 

        • Bonjour,

          Je suis d’accord avec Emmanuel Castaigne. Il ne faut pas rembourser par anticipation son crédit.
          D’une part, il y a des intérêts d’emprunts qui sont déduits, par rapport à vos revenus locatifs, sur votre feuille d’imposition.
          D’autre part, il faut voir quelle est la durée de remboursement restante? Quel est le montant des intérêts restants? Et, quels sont les frais pour remboursement anticipé?

          D’autre part, avec l’assurance emprunteur, il y a un côté prévoyance, s’il venait à vous arriver quelque chose, le prêt serait soldé.
          De plus, il faut se garder des liquidités, en cas de coup dur, ou si vous en avez besoin dans les années à venir.

          De même, et là, je rejoins Emmanuel, là-dessus. En ce moment, c’est une période de soldes, et il y aura des opportunités, très intéressantes, sur les mois à venir. Si vous soldez votre crédit, dans le contexte de taux bas actuel, ce n’est pas intéressant, et vous n’aurez plus, ces liquidités pour investir, à des taux plus intéressants.

          Pour info, je suis Conseil en Gestion de patrimoine Certifié.

          • Que faites vous des liquidités que notre ami ne veut pas investir ? Investir c’est bien, mais si vous ne voulez pas le faire ? Si vous ne voulez pas acheter des biens immobilier, si vous ne voulez pas acheter 1 000 000€ d’action en une seule fois que faites vous ?

            Arreter avec l’effet de levier !

            Rembourser le crédit, c’est dépenser 650 000€ (dans cet exemple) mais c’est surtout ne plus avoir de mensualité de remboursement de crédit immobilier et donc retrouver 2000€ / mois ou plus pour investir progressivement et lisser son investissement dans le temps.

            Il est vrai que rembourser son crédit ne permet pas d’acheter cash un bien immobilier. Mais s’il ne veut pas s’embeter avec ça ? Que lui conseillez vous ?

            • Sénèque says:

              Impossible de « se battre » contre les tenants de l’effet de levier, cela s’inscrit dans le toujours plus.
              Ils n’en auront jamais assez.
              Il en faut plus. Plus de stocks, plus de flux…même si ceux-là ne « servent(serviront) à rien » car sont superfétatoires dans le budget ou dans les stocks en alimentant des contrats qui ne seront jamais rachetés pendant une, deux voire plusieurs générations (au décès, ce sera replacé par les bénéficiaires, etc…).
              Plus ! Plus ! à crédit ! à crédit ! (soit donc accessoirement ce que font également les états occidentaux, toujours plus de crédit, avec une courbe véritablement exponentielle débutée à la fin du XVème siècle et qui va attendre des niveaux stratosphériques. Ceux qui usent de l’effet de levier devrait se réjouir de constater que les gouvernements fassent comme eux!).

              Les dogmes et les idéologies ont la vie dure.

    • Gilles.DR315 says:

      Rajoutons à çà, l’assurance de prêt.
      La prévoyance individuel a ce niveau d’encours, n’est pas à laisser de côté.
      En cas de décès, ce passif « bancaire » ne rentre pas dans votre succession.
      Un remboursement partiel à envisager peut-être selon l’environnement global, mais pas total.

  2. Bonjour Guillaume

    Tout à fait d’accord avec votre analyse en temps normal où effectivement l’argent public distribué ne crée pas de valeur voit le risque de se déprécier par rapport à d’autres pays plus vertueux

    Mais là le contexte est tout à fait différent , Tous les pays et notamment les grands pays développés sont entrain de s’arrêter complètement et vont tous à priori distribuer de l’argent hélicoptère pour permettre aux entreprises de redémarrer ( sachant qu’une partie malgré tout restera sur le carreau)
    Dans ce cadre , il semble qu’une idée commence à faire son chemin au niveau des grandes banque centrales pour un abandon réciproque des créances entre état : ce qui me semble cohérent à partir du moment où les règles du jeu sont les mêmes pour bien définir les créances à abandonner réciproquement .
    Dans ce cadre , il n’y aurait pas alors de dépréciation d’une monnaie par rapport à une ou des autres.
    Par contre effectivement il faut que tous les grands pays jouent le jeu et la tentation sera grande pour certains ( du type Chine ou URSS) de refuser le deal en espérant que cette situation mettra à terre certains de leurs concurrents

  3. Excellent article qui pose bien le problème, même si personne ne sait clairement ce qui va s’ensuivre. Probablement les grandes monnaies s’en tireront mieux de par la confiance dans la puissance des économies qui les créent. Perso, je jouerais les entreprises solides qui contribuent à réduire notre empreinte carbone. Si on a le coeur bien accroché, c’est le moment non ?

    • AMHA, la réduction de l’empreinte carbone risque d’être le cadet de nos soucis dans les prochains mois (années ?)…

  4. Pour suivre

  5. Innocent says:

    Bonjour à tous
    Je partage à 100% l’analyse de Guillaume. En fait, il ne sait rien et personne le sait vraiment et les évènements actuels nous le démontrent. Nous traversons une crise dont le fondamentaux ne sont pas monétaires et le gain monétaire si gain il y a, doit s’envisager sur le temps long avec des réflexes de temps long.

  6. François says:

    Si inflation, les taux vont remonter. Cela vaut-il le coût de se priver des crédits bon marchés actuels qui commence déjà à s’infléchir à la hausse ?
    Conserver une épargne de précaution minimale est indispensable, en fonction des engagements pris.
    Ensuite compte tenu de la chute boursière, je pense qu’il y des valeurs intéressantes sous-côtés ou qui remonteront. Mais là c’est du jeu.

  7. Cyrille says:

    2 scénarios se dégagent :

    Soit une sortie « douce » : inflation, impôts, durée du travail.
    Soit une sortie « Hard » : effondrement du château de carte (faillites en cascade d’entreprises, de banques et d’Etat)

    Tout dépendra de la durée de la crise (les résultats de l’étude européenne sur l’efficacité de la Chloroquine sera disponible dans quelques jours …)

    Il est normal de vouloir sécuriser ses liquidités en banque ( dépôts dans plusieurs banques, dans des banques asiatiques, sur d’autres supports, remboursement anticipé de ses prêts, …)

    Une chose est sure, le 3ème scénario est bien plus grave :
    si vous avez + de 70 ans, vous n’êtes plus aujourd’hui prioritaire dans les services de Réa. Protégez vous !

  8. Bonjour, j’aimerai savoir si mon raisonnement est vrai ?
    Dans une économie fermée, on imagine un pays composé de 100 personnes avec une masse monétaire de 100€ soit 1€ par personne.

    Si la dermographie double, il n’y aura plus que 0.5€ par personne.

    la question est donc toute bête mais y a t-il un mécanisme pour compenser l’appauvrissement généré par un accroissement démographique ou le pays va t-il devoir emprunter 100€ pour conserver la masse monétaire par personne et donc être structurellement être en déficit ?

    en cas de non accroissement de la masse monétaire alors c’est la valeur de la monnaie qui prend de l’importance et conduit donc à une déflation

    si quelqu’un pourrait me donner son avis sur ce raisonnement je suis preneur !

    • Vincent says:

      Il me semble qui si la population double et que le pays ne produit rien, il n’a pas de raison d’augmenter sa masse monétaire… Laquelle n’a aucune raison de croitre puisque son augmentation ne reposerait sur rien… A priori, selon moi (à discuter), si le pays est tout seul (…!) il n’y aura ni inflation, ni déflation…

  9. Vincent says:

    Bonjour, je ne comprend pas très bien pourquoi le fait de créer ex nihilo de la monnaie de singe pour combler un trou est une catastrophe ! Les 3 principales monnaies (euro, dollar, yen) vont le faire. Quant au yuan, il est manipulé à la baisse par la chine depuis 40 ans, donc la Chine continuera ! A ce sujet, il ne faut pas oublier que l’économie chinoise est totalement étatisée (comme une économie de guerre) puisque chaque entreprise possède 2 directions, dont une antenne du parti (90 millions de membres, parmi les citoyens les plus brillants) qui est plus puissante que la direction opérationnelle. Une monnaie repose sur des actifs tangibles, mais dont la valeur est virtuelle (un même appartement ne vaut pas le même prix à Paris et à Niort !). La valeur d’une monnaie ne repose par ailleurs que sur la confiance. Alors l’euro va perdre de la valeur par rapport à quoi ? Le naira nigérian ? Le kwanza angolais ? Le rouble ? Le shekel ? Non , je ne vois pas. Nous allons sûrement tous y laisser quelques plumes mais enfin, ce n’est tout de même pas la république de Weimar en 1929 !!! J’espère juste que l’Europe va enfin retrouver (ou créer) une souveraineté solide (en 10, 20, 30 ou 50 ans ? Celà ne se fera pas en un an), faute de quoi nous passerons pays par pays du statut de vassal des USA à celui de vassal de la Chine. Cordialement.

    • adnstep says:

      l’Europe n’existe pas. Nous sommes déjà des vassaux, vassaux de l’Allemagne.

      Quitte à être vassal, autant que le seigneur soit le plus loin possible.

      Ça doit être ce que se dit en ce moment le gouvernement italien, pro-européen, qui se rend compte qu’il est plus aidé par la Chine que par l’Union des États Allemands.

  10. « ce qui fait la richesse économique des nations, c’est bien la production »
    Toujours le fameux (fumeux) PNB qui totalise l’ensemble des biens (y compris les plus pourris en terme d’utilité sociale ou de lutte contre le réchauffement climatique) et l’ensemble des services (y compris tous ceux dont la diminution-pollution, décès routiers, maladies,…-) amélioreraient notre qualité de vie.
    Ne faudrait-il pas d’abord changer les instruments de mesure? Et se poser les bonnes questions.
    La « richesse » d’une nation, c’est quoi?

  11. En dehors de la question de trésorerie, càd « garder une (grosse) gourde pour la soif », le raisonnement avancé comporte l’énorme erreur fondamentale d’oublier la modification de la frontière efficiente qu’entraine en emprunt sur une allocation globale d’actifs

    Lorsque vous voulez des conseils financiers, je vous suggère de vous adresser à des professionnels ayant au minimum une formation financière

    A bon entendeur

  12. C’est ce que dit intuitivement Emmanuel Castaigne dans son 1er commentaire: il y a une part exacte dans ce qu’il dit et qui doit être complétée, affinée, par d’autre paramètres

  13. Le problème des conseillers en gestion de patrimoine, « certifié » ou pas, c’est qu’ils se positionnent toujours en conseiller, mais ne se mette jamais à la place du client, et répète quoiqu’il arrive leurs fiches « effet de levier », « prévoyance », etc. et cela quelque soit les circonstances économiques et financières.

    Ils en oublient les fondamentaux, notamment qu’avoir un toit « sûr » pour sa famille et ses proches apporte une tranquillité d’esprit qui n’a pas de prix, particulièrement en période de crise.

    On peut investir une partie de son patrimoine en action, investissement locatif, sur un fond euros, sur un livret pour les coup durs, ce que je fais, mais si l’on n’a beaucoup de liquidités, il me semble que l’on peut se payer le luxe de financer sa résidence principale pour protéger les siens, et s’apporter une tranquillité d’esprit qui n’est pas quantifiable, surtout quand on voit que chez nos voisins, on commence à faire payer les dépôts, et que les taux négatifs ne sont pas près de remonter (la BCE veille au grain).

    Voici mon avis d’épargnant certifié 😉

  14. Les conseillers financiers et les conseillers en gestion de patrimoine sont 2 activités différentes

    Il est désolant que vous n’ayant rencontré jusqu’à ce jour « des pousseurs de produits »: qui en est responsable ?

    Je vous confirme qu’il existe des professionnels formés en finance. Et d’autres en gestion de patrimoine. Je conteste vos affirmations généralisées

    • On est tout à fait d’accord là-dessus Aenas.

      Merci.

      C’est facile de généraliser comme il est dit plus haut.

      Si le métier était facile, cela se saurait, et tout le monde serait conseil en investissement financier et en Gestion de patrimoine.
      Pour ma part, je suis formé sur les 2.

      Pour pouvoir faire des préconisations, il est nécessaire d’avoir tous les éléments en main, et avoir tous les paramètres. Ce qui n’est pas le cas plus haut. On ne peut pas donc se baser sur des hypothèses, et supposer que Monsieur veut ci ou ça. Il faudrait déjà l’interroger sur ses objectifs et avoir le détail complet de son patrimoine. 😉
      En plus, je n’ai vu nul part, qu’il s’agissait de sa résidence principale. Il parle d’emprunts et de revenus locatifs.

  15. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Chers amis vous sous en doutez, il me revient de faire une dissertation sur cet excellent sujet.

    Nous sommes « en guerre » et les périodes de guerre impliquent de creuser les déficits pour gagner la guerre, et dans l’après guerre, la reconstruction.

    On va donc creuser les déficits.

    Mais la  comparaison avec les guerres du passé, ( 14/18 et la république de Weimar, pour l’exemple pris ) s’arrête là, car il n’y a rien à reconstruire d’une part et d’autre part comme l’explique Fabien Candau, on ne cherchera pas à échanger les euro contre des dollars ou des yen.
    Les principales monnaies ne peuvent plus être attaquées comme autrefois.

    On va creuser les déficits budgétaires ( au niveau des États) et faire de la relance monétaire ( au niveau des banques centrales) des milliers de milliards ..
    Tout est d’ailleurs lié, les banques centrales finançant les États.

    Aux USA il est d’ores et déjà prévu l’hélicoptère money (un peu moins qu’initialement après discussion au sénat) pour les ménages, mais environ 3000$ quand même.

    On se rapproche alors nettement de la TMM sur laquelle Guillaume m’avais permis de faire un article.

    https://www.leblogpatrimoine.com/bourse/la-theorie-monetaire-moderne-mmt-ouvre-de-nouveaux-horizons-pour-les-marches-financiers.html#comments

    Mais j’aimerais rappeler ici les conditions pour que cela fonctionne dans le calme.

    C’est à dire si l’on veut pouvoir créer autant de monnaie que l’on souhaite sans que le doute s’instille dans les esprits.

    La croissance doit être supérieure à l’inflation et l’inflation supérieure aux taux d’intérêt.

    Pour que la confiance perdure, il est nécessaire que la dette soit remboursée à terme, ou que l’on en ait la conviction.

    L’inflation un peu supérieure aux taux « paye »les intérêts, et la croissance supérieure à l’inflation « paye » le principal.

    Sans le dire ou en le disant c’est en fait la nouvelle donne depuis plusieurs années.

    Or l’effet immédiat de cette crise, fera que nous aurons cette année au moins, un effondrement de la croissance (certains disent -3%, – 5 % en fait on ne sait pas…)

    Si l’on voulait respecter les règles de la TMM, nous devrions alors avoir une forte déflation, ainsi qu’un effondrement des taux tout cela en dessous de – 3 %.

    Il est d’ailleurs assez vraisemblable que ce schéma se produise peu ou prou momentanément, et logiquement avec la baisse de la croissance.

    Mais ce n’est pas une situation supportable pour diverses raisons bien connues comme le sentiment d’appauvrissement généralisé, ainsi que les effets délétères sur les banques et les assurances.

    C’est pourquoi, et nous le voyons en France avec les ordonnances d’ Édouard Philippe, tout sera fait pour faire redémarrer l’économie en trombe dès le confinement levé. (mais je suppose que dans les autres pays c’est la même chose)

    Je l’ai déjà dit, mais je le rappelle,   de quoi s’agit il ?

    Possibilité de travailler jusqu’à 60 heures/ semaine
    travail le dimanche
    vacances si l’employeur le décide…
    Incroyable  non ???

    ça c’est pour ce que j ‘ai retenu, mais il y aura surement d’autres mesures prises tant à l’échelon national qu’international..

    A côté de cela, nous voyons que le G20 est unanime pour « fabriquer » toute la monnaie nécessaire.

    Il faut bien comprendre que le retour de la croissance est crucial.
    Et c’est d’autant plus difficile que ces dernières années la croissance mondiale, avait tendance à diminuer.

    Si pour une raison ou une autre, nous n’y parvenions pas, la débâcle serait totale.
    Et nous aurions alors ce que notre ami Michel attend, l’effondrement du château de carte de la financiarisation de l’économie.

    Ce serait pour commencer la perte de confiance dans la monnaie, et la ruée sur la seule valeur refuge, l’Or.
    L’Or à 500.000€ le kilo par exemple.

    Pendant un temps il se peut que même l’immobilier ne vaille pas cher et les actions rien du tout. Quant à la dette des États, donc les assurances vie en euro, je vous dis pas ….

    Mais cessons de nous angoisser, tout cela ne se produira pas, car nous voyons bien que nos dirigeants en ont une trouille bleue.
    les ordonnances Philippe dureront tout le temps nécessaire, et d’ici quelques temps après avoir mis un bon coup de collier, la croissance sera revenue, et le CAC ira vers de nouveaux sommets !!

    Ah, vous avez vu ? la CGT se met en déjà en grève en avril. ils ne perdent vraiment pas de temps !!

    • adnstep says:

      En fait, ces mesures avaient déjà été prises en…1914 !

      Rapidement, mais évidemment c’était à l’époque le travail en usine qui prédominait, on a vu une augmentation des accidents du travail, des erreurs entraînant des arrêts de production, une baisse de la qualité (et quand il s’agit de fabriquer des bombes, c’est un critère non négligeable).

      Il y a des limites de fatigue physiques ou de concentration intellectuelle qu’on ne peut dépasser, pauvres êtres humains que nous sommes !

      On peut toujours améliorer ceci ou cela (sieste, techniques d’optimisation du potentiel, …) mais trop travailler entraîne moindre efficience.

      Il y a, je pense, plus de marges à gagner en supprimant ou assouplissant les normes de production, l’HSCT, en facilitant le 24/7, … et en robotisant, automatisant, … facilitant l’embauche et la débauche…

      NB : quelqu’un peut-il dire quel est l’état de PIB entre le mois de mars que nous vivons et un mois d’août standard en France ? Si on enlève le tourisme, au mois d’août, que produit-on ?

      Et si cette année le mois d’août est travaillé, que va-t-on gagner ?

  16. François says:

    Grève du chômage partiel pendant le confinement ?
    Ils appellent au moins à manifester ?

    Les 60 h me semblent valable dès maintenant, pour assurer les récoltes entre autres.

    • Nous sommes en plein confinement et peut-être qu’au début de cette épidémie et la CGT pense déja à sauver ses zaquisociaux payés par les autres et que le monde entier nous envie ,on la retrouve bien dans son rôle de destructeur sinon de traitre à la nation . Si à la sortie on ne fait pas un reset Général de notre Bisounoursland social et de notre « droit à  » national financé par les autres ca va être très compliqué

  17. En Général on emprunte car on a pas l’argent , depuis les taux bas il nous a été vendu l’effet de levier voire vous vous enrichissez en empruntant les taux étant inférieurs à l’inflation, répété par mon banquier depuis que c’est le cas et auprès de qui je passais pour un abruti fini pour ne pas l’écouter .
    Actuellement la situation est figée quel que soit le ratio emprunt/liquidités . La sortie de crise sera tellement complexe ,qui plus est en admettant que ceux qui auront encore des liquidités puissent en disposer il sera temps d’aviser à ce moment là .
    Par les temps qui courent il me semble indispensable de conserver l’assurance emprunteur en espérant qu’elle ne serve pas !

    • François says:

      On peut également emprunter en ayant l’argent, mais pas nécessairement disponible.
      La situation actuelle permet même d’emprunter à taux bas pour placer, à risque certes, avec un meilleur rendement.
      L’effet de levier est risqué mais immense si cela marche. Le scandale de la Société Générale n’est pas si loin. Globalement les trader obéissent à ce principe en plaçant de l’argent qu’il n’ont pas nécessairement espérant un gain rapide.
      Conserver l’assurance emprunteur, mais laquelle ?
      Sur la vie, guère le choix, elle est quasiment obligatoire et peut même être supérieur à votre taux de crédit en cas de problèmes de santé.
      Sur la perte d’emploi, elle ne fait que repousser l’échéance.

  18. L’assurance emprunteur sur un crédit ,en cas de décès ça peut-être utile.

    • François says:

      Il me semble même qu’elle est obligatoire, sauf crédit à la consommation, et encore à vérifier suivant le montant emprunté.

  19. Un chinois en france says:

    Beaucoup de personnes sont entré dans le piège haussier de l’argent facile , mais que va t’il advenir des prêts accordés à une très grande proportion d’entreprises qui ne verront plus revenir la clientèle même après le confinement ? Les primes d’assurances pour prévenir de prochaines crises du genre vont exploser , les ventes aux enchères etc… Donc 750 millards de la BCE c’est bien beau mais cette fois pour se refaire l’approche bancaire et des assurances va changer radicalement , on ne peux plus foncer dans le mur en connaissance de cause ! comme l’a dit le prince Albert il va falloir vivre autrement car rien ne sera plus comme avant !

  20. Un chinois en france says:

    On va nous reparler de la descente aux enfers du prix du pétrole !

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