L’année 2018 s’annonce comme l’année de tous les possibles. L’année ou tout peut arriver pour votre patrimoine ou votre épargne, le pire, comme le meilleur.

Nous vivons une période de mutation extrême dans laquelle il nous comprendre les nouveaux horizons, sans perdre de vue les fondamentaux économiques, mais surtout sociétaux qui construisent la vie de la cité.

Nos outils pour réussir votre investissement immobilier (locatif, location meublée ou résidence principale)

  • Notre nouveau livre « Investir dans l’immobilier«  (déjà plus de 1000 exemplaires vendus) pour y découvrir nos stratégies et conseils pour investir. Une lecture indispensable pour apprendre comment investir, sélectionner le meilleur bien immobilier, choisir le régime fiscal adapté, …

 

 


Je vous propose une série d’articles intitulés « stratégie 2018 » dans laquelle nous allons essayer de construire notre stratégie d’investissement et réfléchir ensemble sur les opportunités à saisir.

 

Nous vivons une magnifique bulle du capital investissement et de l’innovation qui trouve sa source dans l’abondance de liquidité et dans une politique monétaire particulièrement accommodante.

2018, c’est le dixième anniversaire de la grande crise de 2008 sans laquelle nous ne serions peut être pas dans l’euphorie de l’innovation que nous vivons et qui s’accélère depuis quelques années. La crise de 2008 et sa tentative de  résolution, c’est surtout une politique monétaire particulièrement accommodante qui conduit à une abondance de liquidité dont personne ne sait quoi faire !

L’argent gratuit et la recherche de rendement dans un monde à taux zéro est à l’origine de l’innovation à laquelle nous assistons depuis quelques années : La révolution de la voiture électrique serait elle à ce niveau là, si Tesla n’avait pas réussi à lever les milliards pour investit et construire l’impossible ?

Bref, la politique monétaire accommodante et l’excès de liquidité qui en découle sont à l’origine de l’accélération de l’innovation et de toutes ces tentatives de start-up pour révolutionner les modèles économiques d’entreprises rentières.

 

Ne nous y trompons pas. Une bulle finie toujours par exploser.

En 2007, Sarkozy voulait une France de propriétaire à la veille de l’éclatement de la bulle immobilière… en 2017, Macron voulait une startup nation à la veille de l’éclatement de la bulle de l’innovation et du capital investissement.

L’année 2018 pourrait être l’année symbole de la fin des politiques monétaires accommodantes à l’extrême. L’année 2018 pourrait donc bien être l’année de la fin de l’abondance du capital et donc du financement rapide et facile de l’innovation et des startups.

Un exemple parfait pour démontrer cette mutation et le début de la fin de la bulle des startups : La société HUSH, une nouvelle néobanque qui veut révolutionner le monde de la banque, vient d’annoncer une levée de 20 millions d’euros, non pas via une levée de fonds classique… mais via un ICO en bitcoin (cf »Les #ICO ou levées de fonds en crypto-monnaies sont elles une arnaque ou une révolution ? »)!

A mon sens, la raison est simple : Il n’est plus possible de lever autant d’argent auprès des investisseurs traditionnels… seuls les spéculateurs en Bitcoin qui ont fait fortune sans le vouloir ont encore inconscience de gaspiller leur argent dans des projets non viables.



C’est un signe des temps ! Il est de plus en plus difficile de lever des fonds pour créer des startups … 2018, pourrait voir accélérer le mouvement et de nombreuses startups pourraient déposer le bilan faute de pouvoir réaliser un second tour de table.

 

2018 = Back to basics.

En 2018, nous pourrions assister à la fin de tous ces fantasmes autour de l’innovation, et de la destruction du travail par la machine.

Les algorithmes permettront d’automatiser un grand nombre de tâche et d’opération sans valeur ajoutée et cela profitera pleinement au travailleur « humain » qui pourra enfin apporter une valeur ajoutée à la hauteur de ses capacités cognitives et sociales. 

S’il est possible (souhaitable ?) de supprimer les caissières dans les commerces … Ne croyez vous pas qu’il est au contraire indispensable d’augmenter le nombre de vendeurs ou de conseillers, capable d’empathie et d’interactions sociales, pour vous accompagner dans votre acte d’achat. 

Acheter un livre ou un frigo sur Amazon est simple et rapide… mais combien de temps avez vous perdu à chercher sur le web le meilleur produit à acheter ? N’est il pas plus simple d’aller discuter avec le vendeur « X » et votre libraire qui vous apportera une réponse tout aussi rapidement ?

 

 

Intelligence artificielle, Algorythme, plateforme, Uberisation … La bulle de l’innovation pourrait bien éclater pour laisser sa place à la véritable prochaine révolution : La révolution écologique et développement durable.

Cela ne fait pour moi aucun doute, les innovations rendues possibles grâce au numérique et autres Facebook, Twitter ou Snapchat ne sont que des distractions qui disparaîtront lorsque la véritable révolution s’imposera.

Souvenez vous, il y a quelques années, les as du marketing voulaient nous imposer la télévision 3D comme nouvelle innovation majeure. Ce n’était en réalité qu’une distraction en attendant une nouvelle avancée technologique…

La digitalisation de l’économie n’est pas une révolution, mais simplement le sursaut des entreprises pour maximiser encore davantage leur bénéfice de court terme. Comment peut on raisonnablement croire qu’une société de livraison de repas en vélo peut être rentable, convenablement payer ses salariés indépendants, et représenter l’avenir de l’économie d’un pays ! Ces sociétés gaspillent l’argent des actionnaires … et tout s’arrêtera le jour ou les actionnaires ne voudront plus financer ces projets fumistes !

Comme nous vous l’exprimions dans cet article « Préparer votre patrimoine à la révolution « écologique » et « développement durable » qui s’impose ». :

« La révolution digitale n’est elle pas simplement la concrétisation de 40 ans d’innovation informatique ? Quelle est l’apport réel de valeur du digital à part la destruction de l’intermédiation et le bouleversement de l’ensemble de la chaîne de distribution et de vente ? Au fond, rien ne change… Notre consommation de biens est service est toujours la même… le digital nous autorise seulement un accès différent, sans intermédiaire ou du moins avec des intermédiaires low-cost. »

 

Bref, tout cela va faire pshiiit lorsque l’on se rendra compte de l’inutilité d’avoir un réfrigérateur connectée lorsque l’on a que de la « Mer.e » à mettre dedans. La véritable révolution ne sera pas dans le réfrigérateur connecté, mais dans ce que chacun acceptera de manger et de mettre dedans !

La véritable révolution sera écologique et développement durable. La société est en train de se rendre compte des dégâts irrémédiables de la pollution et autres perturbateurs endocriniens qui détruisent l’espèce. Nous nous dirigeons, et probablement très rapidement, dans une société ou le prix du carbone sera très élevé et la consommation taxée sous le principe pollueur payeur.

Regardez le concept marketing mis en avant par la CAMIF à propos du blackfriday. C’est une mutation majeure  qui vise à moins consommer … mais mieux (et donc plus cher).

La destruction de l’environnement a un coût de long terme inestimable qui pourrait rapidement être intégré dans les circuits de distribution grâce à la fixation d’un prix du carbone.

Nous allons progressivement réduire les excès de la mondialisation et de la financiarisation de l’économie pour revenir à des fondamentaux plus respectueux des équilibres de long terme dans laquelle la satisfaction des besoins primaires sera plus onéreuse ! 

Ces autres articles devraient vous intéresser :


59 Comments

  1. Fredy Gosse says:

    « La véritable révolution ne sera pas dans le réfrigérateur connecté, mais dans ce que chacun acceptera de manger et de mettre dedans ! »

    non la révolution serait de savoir donner du pouvoir d’achat pour remplir le réfrigérateur car aux prix de remplacements des produits bio … et de proximité….les famines réapparaîtront
    Pour l’instant cet après midi round up 1 vert zéro….

  2. Bonsoir Guillaume,
    Si je partage le « gros » de tes commentaires, j’en trouve certains un peu manichéens: La désintermédiation ne crée pas de valeur ajoutée pour le client final, mais supprime un coût inutile, ce qui demeure un vrai bénéfice pour le client final.
    Ainsi, si le distributeur ne contribue pas à un service spécifique et utile, il disparait au profit du producteur qui reprend le pouvoir.
    L’E-business se nourrit de cela.
    Cet, Bernard

    • « si le distributeur ne contribue pas à un service spécifique et utile ». Oui, je suis d’accord et la vérité n’est jamais dans l’extrême… mais c’est le problème de mon écriture. Je préfère parfois forcer le trait pour faire passer le message principal de l’article !

    • Bonjour,

      A mon sens, l’irrationalité des êtres humains est aussi prégnante dans leur comportement de consommateur, d’investisseur, de décideur et même d’éducateur que le stricte contraire.
      La subjectivité, les décisions pulsionnelles et inconscientes guident autant nos pas que la raison cartésienne irriguent nos agissements. C’est pourquoi je reste partagé à la lecture de l’article de Guillaume.
      Oui, il y a probablement une exubérance dans les modes de financement et les business models des entrepreneurs de la nouvelle économie mais chaque bouleversement majeur s’accompagne par essence d’une effervescence, d’une sorte d’ébullition d’idées, de trajectoires confuses, de procédés iconoclastes, de comportements suiveurs, copieurs, tricheurs qui font régner l’entropie et assombrissent les lectures aux parfumss académiques.
      Alors on peut être amené à penser que tout cela va s’effondrer, se réduire en poussière ou en vaste escroquerie….probablement qu’il y aura « du sang sur les murs » mais in-fine, le cycle création-destruction agira, par forcément pour créer de la valeur durable, mais il en restera de toute façon quelque chose comme des livres, des réflexions, des enseignements, des process plus ou moins couronnées en success stories.
      L’ingéniosité des hommes, même dans la flibusterie est un signe de bonne santé de l’économie quelque part, surtout quand à la fin les gendarmes gagnent mais là c’est une autre réflexion qui s’engage.

  3. Le petit problème dans tout cela c’est que contrairement à la pensé dominante il n’a pas été établi scientifiquement que le réchauffement climatique résulte de l’activité humaine.

    C’est peut être un peu hors sujet mais cela permet simplement de recadrer un peu les choses.

  4. Je pense surtout que vous ne percevez pas les mutations de notre société et les nouvelles sources de développement et de richesse. Par intérêt ou manque de compréhension, vous restez rivé à l’immobilier et à une économie traditionnelle : vous serez balayé comme l’a été la noblesse terrienne et provinciale au XVIII° siècle face à la bourgeoise innovante et manufacturière ou comme l’ont été les paysans dans la seconde moitié du XX°.

    ps: « Algorythme » ne s’écrit pas ainsi ce qui semble montré votre peu de connaissances en la matière. Mauvais signe ? Introduisez donc un peu de doute dans vos certitudes …

    • Bonjour Cassandre, 

      « Je pense surtout que vous ne percevez pas les mutations de notre société et les nouvelles sources de développement et de richesse » Pour qui ?

      « Par intérêt ou manque de compréhension, vous restez rivé à l’immobilier et à une économie traditionnelle »
      Décrivez nous donc ce monde ou vous vivrez dans votre smartphone.

      Si ce n’est trop vous demander, faites nous également part de vos stratégies d’investissement visionnaire.
      Sauf surprise, il doit falloir vivre bi-centenaire pour élaborer vos plans, ou préférer l’immobilisme qui donne un jour ou l’autre raison…

    • « Je pense surtout que vous ne percevez pas les mutations de notre société et les nouvelles sources de développement et de richesse. Par intérêt ou manque de compréhension, vous restez rivé à l’immobilier et à une économie traditionnelle »

      Au fait, savez vous que vous êtes sur l’un des sites les plus importants sur les thématiques de la gestion des finances personnels ? Et que je l’ai créé pour innover chercher à utiliser le digital pour rénover le métier de conseil en gestion de patrimoine.

      Ce que je critique, ce n’est pas l’innovation ou la prise de risque entrepreneuriale… c’est la course aux levées de fonds, à la croissance rapide … en oubliant de chercher des clients et du bénéfice.

  5. Je me corrige : »montrer « et non montré.

  6. La révolution viendra bien des blockchains (je n’utilise pas le terme de crypto monnaie) : simplification, décentralisation, sécurisation, confiance. Pour vous donner une opinion sur cette révolution regarder toutes les idées lancées via les ICO. Bien sûr 95% d’entre elles disparaitront. Mais comme la bulle internet après son éclatement, cette technologie sera indispensable. La question à se poser est : Est-ce qu’il y a vraiment une bulle sur les blockchains ? En sachant que les institutions financières ne sont pas présentes (les gros) et que le grand public n’a pas accès à ce marché avec des ETF et des fonds.

  7. Bonjour Guillaume,
    Tout d’abord, merci pour vos chroniques non conventionnelles et positivement critiques.
    En rapport avec celle de ce matin, considérez-vous que l’univers de l’IoT, et donc l’avenir d’entreprises françaises comme Claranova, Kerlink, STMicro, etc…, puisse faire partie d’une quelconque bulle ? Ne pensez-vous pas raisonnablement que cela soit plutôt une révolution aussi importante que celle du téléphone portable ou de l’internet, comme on peut le lire dans nombre de revues aussi bien financières que scientifiques? Beaucoup s’accordent pour dire que le potentiel est d’autant plus énorme qu’on ne peut envisager aujourd’hui toutes les applications possibles de l’IoT dans un futur pourtant très proche.
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • Oui, le potentiel est probablement énorme dans 20 ou 30 ans… mais en attendant, des montagnes d’argent alimentent la création de très très nombreuses sociétés qui affirment vouloir révolutionner le monde, mais qui n’ont pas encore de chiffre d’affaires.
      Dans 20 ans, peut être que une ou deux d’entres elles seront les nouveaux google… ou pas.

      Je crois que l’innovation digitale n’est que le prolongement de notre vieille économie, mais pas véritablement révolutionnaire. Ce n’est pas parce que votre frigo intelligent et connecté, saura qu’il faut vous acheter du beurre par ce que demain c’est la chandeleur que votre vie va changer … dans le meilleur des cas, vous serez simplement un peu plus instrumentalisé par le marketing et la société marchande. N’êtes vous pas d’accord ?

  8. pierremolinari says:

    @ polo : en êtes vous certains ? La quasi totalité des scientifiques s’accordent à dire que l’accélération du réchauffement climatique actuel est bien dû à l’activité humaine.

    Il n’y a jamais eu autant d’humains et donc de consommation sur notre planète, et cela va continuer.

    Le principe de précaution nécessite donc à minima d’en tenir compte et de réduire les activités polluantes, inefficaces sur le plan énergétique et qui n’apporter pas ou peu d’utilité sociale.

    • Ok pour les activités polluantes, Nox, SOx, particules fines, produits chimiques nocifs, pesticides, etc.., etc … mais le CO2, n’est pas un gaz polluant mais un gaz de (la) vie ! Et c’est celui-ci qui est incriminé dans le RC et que celui-ci.
      Si vous vous posez à minima les 2 questions que sont son pourcentage dans l’atmosphère et sa densité, ça devrait vous interroger !
      C’est un peu comme la montée des océans, posez vous une demie heure assis sur une falaise surplombant l’océan par tant houleux même faiblement et interrogez-vous sur la véracité de la montée de celui-ci de quelques millimètres par an, qui plus est avec des appareils de mesure satellitaires dont la résolution est de plusieurs centimètres !
      Je vous assure, sur la chaise d’un bureau ou devant la télé avec des journalistes et autres politico/ écologistes omniprésents dans la pensée unique, ça paraît plausible, mais sur la falaise c’est une autre affaire, à moins d’être un âne converti !

  9. Fredy Gosse says:

    Il suffit de lire en anglais il y’a quantités de savants qui pensent le contraire

  10. Hors sujet, mais dire que l’activité humaine n est pas responsable du réchauffement climatique est criminel. On rase les forêts, nos porte-containers polluent 10 fois plus que toutes les voitures, on assèche les lacs et rivières, on tue les abeilles, on détruit la couche superficielle de terre avec vos pris chimiques, on épuise nos ressources naturelles, et certains veulent nier l’intervention humaine dans la mort programmée de notre belle planète. Ahurissant .

    • Expliquez moi comment vous pouvez mélanger tous ces problèmes que vous énumérez ?
      Quel est le rapport entre « tuer les abeilles » et réchauffement climatique (RC), « les produits chimiques » et le RC, l’océan de plastique et le RC, etc., etc.
      Ce n’est pas parce que les fruits et légumes sont pollués par les pesticides, que l’on « assèche les rivières », que l’on constate toutes sortes de pollutions ou irrespect de la nature que cela réchauffe la planète. En fait cela « réchauffe » les esprits des ignorants et autres béats, dans une soupe multi-polluante et volontairement confusionnelle pour donner crédit à la pensée unique du RC.
      Non Saint Pierre le CO2 n’est pas un polluant, c’est même l’un des 2 principaux gaz de la vie, qui nourrit les plantes, qui nourrissent les hommes et les animaux qui nourrissent les hommes,…. La théorie du RC est une véritable imposture de ce 21ème siècle, qui sera dénoncée dans les prochaines décennies, j’en suis convaincu.

  11. Fredy Gosse says:

    Si vous lisez toujours les mêmes ouvrages vous ne risquez pas de changer d opinion

  12. OlivierSPb says:

    Une bulle finit presque toujours par se dégonfler sans nécessairement éclater et il existe des bulles durables comme celle de l’immobilier qui peuvent se dégonfler (temporairement?) tout en gardant un volume respectable!

    Dans votre article vous mélangez tous les sujets à la mode: digitalisation de l’économie, désintermédiation et « uberisation » de l’économie, crypto monnaies, réchauffement climatique, développement durable, « courbe » des taux, voiture électrique,…
    Tout cela pour faire du sensationnalisme et du discours bien-pensant ! Parler du clip de la CAMIF comme une mutation majeure est quand même une grosse plaisanterie !

    Prenons les sujets un par un :

    – Les ICOs. Je suis entièrement d’accord que la quasi-totalité des ICOs reposent sur des projets bidons qui ne verront jamais le jour quand ce ne sont pas des scams purs et simples. Les 20 millions d’Euros que vous citez ne sont que de la roupie de sansonnet par rapport à certaines ICO. Le dernier exemple en date est la pré-ICO de Telegram qui vient en un round rapide de lever 850 millions d’USD et ce uniquement auprès d’institutionnels (81 au total) et dont le crowdfunding va faire un malheur ! On suivra avec intérêt cette ICO car le but affiché de Pavel Dourov est de créer un système économique complètement parallèle et il est loin d’être impossible qu’il y parvienne. Tout repose sur le consensus car le BTC comme l’Euro ou le Dollar n’ont guère qu’une valeur de consensus. Comment expliquer les variations de l’Euro par rapport au Dollar qui ont fluctué dans un rapport de quasiment 1 à 2 depuis la création de l’Euro alors que jamais les économies de la zone Euro et des EU n’ont bien évidemment connues de telles variations. Dans un passé plus récent, l’appréciation de près de 20% de l’Euro par rapport au Dollar va à contresens de l’évolution des économies, celle des EU étant bien plus dynamique. Certes le BTC n’a pas de valeur intrinsèque mais l’or, le diamant, l’Euro et le Dollar n’en n’ont pas non plus. Tout repose sur une valeur de consensus, c’est-à-dire sur une confiance qui fait que l’actif en question est accepté en paiement. Que la confiance disparaisse et cela donne l’effondrement de la monnaie, voir le Reischmark, le Kwacha zimbabwéen, le Bolivar vénézuélien et même le Rouble qui il y a 2 ans a perdu 50% de sa valeur en 2 semaines.
    Que la plupart des ICOs notamment les fameuses crypto-banques soient au mieux des fumisteries, je suis d’accord mais il n’empêche qu’il existe des possibilités importantes de voir l’économie se transformer grâce à certaines d’entre elles. Votre raisonnement consiste à prendre un panier de pommes et à affirmer qu’elles sont toutes pourries puisque vous en avez trouvé une ou plusieurs de gâtées. Il n’empêche que dans ce panier il en existe certaines croquantes, gouteuses et juteuses à souhait. A vous de les détecter !

    – La voiture électrique. Si il y a bien une foutaise extraordinaire, c’est bien la voiture électrique. Dommage que l’on ne puisse publier de graphiques sur votre blogs mais un graphique intéressant est celui de l’autonomie réelle d’une Tesla S. Votre « supercar » à 150 k€ capable d’atteindre les 250 km/h voit son autonomie avec une batterie pleine réduite à environ 50 km si vous roulez sur une « autobahn » germanique à 180km/h ! Impossible de faire un Paris-Nice sans recharger 2 fois (En respectant les limites). En fait votre magnifique voiture est tout juste bonne à descendre les Champs-Elysées ou Sunset Boulevard ou encore à longer la Croisette !
    De plus se pose le problème de la production d’électricité et de sa distribution. EDF a fait un calcul qui compte tenu des effets de pics aboutit à une nécessité de mise en place d’un nouveau réacteur nucléaire par trance d’un million de voitures électriques. Il y a 56 millions de voitures électriques, le calcul est vite fait et comparaisons les besoins au parc actuel qui se compose de 35 réacteurs nucléaires ! Ce ne sont pas les énergies nouvelles qui vont combler les besoins. Et ce sans compter le fait que le réseau actuel de distribution est incapable de supporter une telle puissance supplémentaire. Et on ne voit aujourd’hui aucun volontaire pour financer ces centrales et les infra structures et ce sans compter le temps nécessaire à leur mise en place, une bonne dizaine d’années à compter de la décision ! Par ailleurs, si nous avions une voiture électrique, nous aimerions tous qu’elle se recharge rapidement en quelques heures. La capacité souhaitable d’une batterie d’une voiture capable de faire un Paris-Nice est sans doute d’environ 200 à 250 kWh, ce qui pour être chargée relativement rapidement suppose une puissance disponible pour la recharger rapidement d’environ 32 kW qui est le maximum de l’abonnement domestique possible. Or sans prendre en compte le coût de l’électricité, le prix d’un tel abonnement est un surcoût d’environ 250 €/mois par rapport au contrat standard, ce qui représente un certain nombre de pleins ! La vraie évolution est celle de l’hybride qui est moins médiatique mais songez que Lexus, spécialisée dans le haut de gamme, vend 10 fois plus d’hybrides qu’il ne se vend de Tesla S et de Tesla X : 1 million contre cent mille !
    De toute façon, il n’existe aucun pays au monde dont la puissance installée et le réseau de distribution sont capables d’absorber même 10% de voitures électriques !

    – Réchauffement climatique. Je ne suis pas aussi climato-sceptique que Polo mais il est vrai qu’il n’est pas démontré que l’activité humaine soit le seul ou le principal responsable. Mais on ne saurait nier que sa contribution est réelle est importante. Mais quelle que soit l’origine du réchauffement climatique, lutter contre semble non seulement une bonne idée mais une priorité. Les technologies sont là et disponibles notamment l’hydrogénation du CO² qui permet de capter le CO² de l’air ambiant pour le transformer en hydrocarbures. Le seul problème est le coût important environ 0,8$/l de carburant ce qui suppose que les gouvernements acceptent de perdre une partie importantes de leurs recettes fiscales pour généraliser cette technologie. Là encore, les volontaires ne se bousculent pas ! Et ce n’est pas le lobby pétrolier qui va pousser dans ce sens !

    – Désintermédiation. Elle peut aller dans le sens d’un commerce plus équitable comme on le voit dans certains « abonnements » fruits et légumes en direct du producteur ou se traduire par une baisse des prix au profit du consommateur. Si je discute volontiers avec mon libraire c’est parce que l’écart de prix est faible en raison de l’exception culturelle et du prix plancher du livre. Par contre s’il ne l’a pas en stock, je le commanderai volontiers sur Internet : plus facile, moins cher et livré chez moi. Quant au discours du vendeur de Darty, il ne m’intéresse pas et je commanderai mon frigo sur Internet si c’est moins cher. Pas de quoi revivifier les centres ville des bourgades si chères à votre cœur ! De toute façon, si l’on sait trier l’information on trouvera toujours plus de conseils utiles sur Internet, notamment les avis des clients, que ne pourront m’apporter un quelconque vendeur qui a, à l’instar de certains CGP, l’œil rivé sur sa commission.
    Et si la digitalisation de l’économie supprime des intermédiaires inutiles, je suis preneur. La disparition de la plupart des agences de voyages lors de l’explosion des low-costs et de la suppression des rétrocessions des compagnies européennes est une bonne chose puisqu’elle a permis la baisse du prix des billets d’avion en supprimant un intermédiaire inutile. Seules les agences proposant une vraie valeur ajoutée ont survécu, et c’est bien peu. La digitalisation de l’économie permet de supprimer des intermédiaires soit au profit du producteur qui en profite pour arrondir ses maigres marges, soit au bénéfice du consommateur, soit à l’avantage des deux. Seuls survivront les intermédiaires apportant une véritable valeur ajoutée.

    – « Uberisation ». On ne saurait nier qu’il s’agit d’un recul social car en fait il s’agit de transformer un coût fixe, le salarié, en coût variable, l’autoentrepreneur, taillable et corvéable à merci. Mais le salarié, du moins en France, a été et est toujours tellement surprotégé qu’un retour de balancier était inévitable. Le salarié qui s’arc-boute sur ses avantages acquis, son CDI, son CET, son compte-pénibilité a bien des soucis à se faire. Mais cela fait longtemps qu’il scie la branche sur laquelle il est assis s’étant précipité dans sa frénésie de consommation sur les premiers prix produits dans les pays low-costs et faisant disparaître ainsi des pans entiers de l’économie. Aujourd’hui c’est trop tard et il n’a guère le choix qu’entre l’uberisation et la délocalisation, car le monde à faim. Pas seulement les Asiatiques mais aussi ceux des pays pauvres de l’Europe (Bulgarie, Roumanie, Pays baltes,…). Et ceux-là veulent aussi une part du gâteau et comme celui-ci ne croît pas assez vite ils croqueront des bouchées dans la part des pays riches. Ne nous faisons pas d’illusions, beaucoup de ce qui ne sera pas « uberisé » sera robotisé ou délocalisé.

    – Développement durable. Là encore les mots viennent aisément, les actes moins facilement. Combien d’entre nous ont souscrit à une offre « électricité verte ». Là encore sans doute très peu, car si nombre d’entre nous défendent vertueusement l’écologie dans les salons, bien peu sont prêts à payer un surcoût. Ne nous faisons pas d’illusion, il y aura une adoption massive de « solutions durables » que si celles-ci ne sont pas plus chères que les solutions classiques. S’il y avait une moindre conscience écologique, cela fait longtemps que l’on roulerait tous au GPL qui bien qu’il émette du CO² est bien moins polluant que l’essence et bien évidemment que le diesel.

    – Courbe des taux. Peut-on parler d’une courbe alors qu’il s’agit d’un électro-encéphalogramme plat ? Mais tout cela arrange bien tout le monde et en premier lieu les états car ils financent leurs déficits à bon compte. Car sauf à faire preuve de la rigueur allemande, le seul moyen qu’ont les états à leur disposition pour alléger le fardeau de leur endettement est d’avoir des taux réels négatifs. Mieux vaut plumer les épargnants et les rentiers que les engraisser. Sauf une remontée de l’inflation ou une anticipation de cette remontée, il n’y aura guère de hausse des taux sensible quel que soit l’activité économique, les taux bas arrangent trop de monde.

    Ma conclusion personnelle est qu’il n’y aura ni révolution écologique ni révolution fondamentale mais que la tendance de fond provoquant plus de financiarisation, plus de délocalisation, plus de robotisation et plus de mondialisation est irréversible. Personnellement, c’est une évolution de la société qui me convient parfaitement.

  13. Il est vrai que plus on parlait d’ecologie Et plus on voyait de 4×4 et de SUV sur les routes et dans les villes, bizarre vous avez dit bizarre comme c’est bizarre!!

    • OlivierSPb says:

      Mais il existe des SUV écologiques! J’ai une Lexus 450h et grâce à son moteur hybride elle consomme 2 fois moins que son homologue tout essence. En plus le confort et le silence sont remarquables.
      Bon avec 300 CV c’est beaucoup, beaucoup plus qu’une Clio tout essence, mais c’est quand même un pas dans la bonne direction! 😉

  14. Oui c’est vrai mais ils ne sont pas encore légions surtout dans la province profonde🏞

  15. Bonjour Guillaume,

    J’apprécie votre blog parce que vous avez le dons de poser des choses qui me questionnent et qui m’énervent.
    Quand il s’agit d’immobilier, je vous suit et partage, mais là…

    Vous mélangez tous pour produire un article.
    Vous prenez une ICO parmis des centaines pour exemple pour généraliser et l’opposez aux « levées de fond classique ». Mais il faudra s’y faire les ICO font partie du paysage des levées de fond classique dorénavant. Sinon, quelle est votre définition de « classique » ?

    Vous concluez votre article sur le potentiel du développement durable… support d’activité de beaucoup de startup qui se financent par le crowdequity, actionnariat non coté – « classique » !?

    L’immobilier est important pour l’engagement sociale et sociétal qu’il peut porter, mais ce n’est pas la logique d’investissement viable, rentable et durable. La blockchain, le crowdfunding, sa propre formation sont des outils que l’on ne peut exclure d’une présentation des stratégies d’investissement pour 2018.

    Au plaisir de vous lire !

  16. comment sa s efait que personne dans le forum ne parle de l’immobilier parisien qui continue a grimper : normal regardez y a plus d’offres, réréfaction on dit, les biens qui trainent sont des merdes qui trouveront néammoins preneur en quelques mois, les biens de qualité sont vendus en 24h. donc l’immobilier normal, pour se loger, sa marche quand même; les traiditionnelles auront toujours du boulot.

  17. Des convictions du 20e siècle 🙂

  18. Tu est amère michell ?

    • Non, c’était juste pour plaisanter ! Je suis « malheureusement » d’une génération pour laquelle les fautes d’orthographe me font « bondir » mais je m’y suis tout de même habitué, notamment sur ce blog.

      • OlivierSPB says:

        Qui ne fait pas de fautes de frappe ou ne laisse pas passer un lapsus calami?
        Et puis à ce niveau-là, cela devient presque poétique!
        Même les illettrés ont droit d’épargner.

  19. Hier, on a appris que Monoprix rachetait SARENZA, le vendeur de chaussures sur internet.

    Créé en 2005, SARENZA n’a jamais dégagé de bénéfice ! Depuis 2005, SARENZA survit grâce aux levées de fonds et mode start up.

    Depuis 2005, SARENZA casse le marché de la vente de chaussure, détruit le commerce traditionnel… sans rien créer puisque non bénéficiaire. Tout ça pour rien !

    C’est ça la bulle des start up ! La bulle du capital investissement qui inonde l’économie, détruit mais ne génère pas de bénéfice !

    A suivre …

    • Fredy Gosse says:

      Donc Monoprix est 😛

      • Vouliez dire:
        Donc Monoprix est 😛… où co. !

        • Fredy Gosse says:

          c’était de l’humour , je pense que l’alliance des 2 sera profitable globalement .C’est la constatation que les clients sont vicieux , ls essaient les produits dans les magasins puis ensuite vont sur internet..
          le pari est que les flux seront positifs pour les 2 , la gamme Monoprix étant infiniment plus large que la chaussure
          fair entrer dans les magasins a été et sera toujours le but de la GB pour déclencher l’achat d’impulsion

          2@ Olivier vos produits au tiers du prix de revient sur le marché français ?ou mondiaux? en clair serez vous en concurrence avec des produits d’import ou pas …

          • OlivierSPb says:

            @Fredy
            On est un peu hors sujet mais je vous réponds quand même.
            Les 2/3 sont calculés par rapport au prix median du marché mondial. Le marché que nous visons est mondial, notamment 40% aux US. Le marché français est quasi-inexistant et le marché européen très faible. Mais pour des raisons marketing on tient au made in Europe sachant qu’il y a des pays pas trop exigeants en la matière. Il y a même un pays ou le simple fait d’emballer suffit.
            Pour se raccrocher au sujet traité, notre BM consiste à écrouler les prix brutalement pour tétaniser la concurrence qui ne peut guère s’aligner. C’est une stratégie que j’ai déjà pratiqué qui marche très bien: d’une part les concurrents sont incapables de s’aligner sauf à vendre à perte massivement et sauf à passer pour des voleurs auprès de leurs clients actuels. Le seul discours qu’ils peuvent tenir c’est que le prix est idiot et que l’on va déposer le bilan rapidement…
            Par contre même si on a dézingué la concurrence, il faut oublier l’idée de remonter les prix après. Vous avez établi un nouveau prix de marché et il faut être capable de gagner de l’argent avec ce niveau de prix.
            D’où le plus souvent et dans notre cas un effet volume. Nous savons que nous ne gagnerons pas d’argent si on n’atteint pas rapidement environ 250 M€/an de CA, donc comme on est pas Tesla il faut être capable de produire en grandes quantités et vite.L’objectif fixé est d’atteindre 600 à 800 M€ de CA ce qui devrait permettre de dégager un bénef net avant impôt de 10%.
            Pas forcément évident c’est pour cela que l’on se donne le temps et les moyens de tout étudier.
            Résultat des courses pas avant 2 ans.

            • Fredy Gosse says:

              votre démarche m’intéresse c’est tou.tLa seule question que je me pose en n’ayant pas tout le dossier sous les yeux,c’est :pourquoi descendre si bas il semble que vous ayez de la marge pour prendre un peu plus que les prix vous permettant 10% de net.( sans détruire votre plan de démolition d es existants)
              je ne doute pas que vous avez pris aussi une marge sur les fluctuations monétaires .avec 10% net ça peut jouer un sale tour. ( le Directeur financier de volskwagen fut viré à ce motif)
              c’est tout ,dans les années 90 je me suis amusé à créer des produits en jouant sur la mondialisation ; c’était passionnant parfois RNR ,c’est fou ce que la vie a plus d’imagination que nous

              • OlivierSPb says:

                10% de marge nette avant impôt ce n’est pas mal, sachant qu’une bonne optimisation fiscale permet de réduire le taux d’IS à 3-5%. Pour mémoire le taux moyen de marge nette des entreprises du CAC 40 tourne dans les 6%. Le fait de se positionner très bas vous donne la quasi-assurance de mettre l’adversaire KO dès le premier coup, s’il est simplement groggy, il peut réagir.
                De plus, nous avons déjà des idées pour une version 2.0 du produit amenant une amélioration technique et permettant sans doute de remonter les marges vers les 15% mais cela suppose des investissements importants que l’on ne souhaite faire que si on est sûr du carnet de commandes.
                Ce qui nous conforte sur notre démarche c’est qu’il y a un acteur qui a eu une démarche plus ou moins similaire sur un produit moins bien (A notre avis) mais sans aller jusqu’au bout d’une logique de rationalisation et de robotisation. Mais son carnet de commandes est plein sur 2 ans et il n’a pas la possibilité d’étendre beaucoup son outil de production.
                La gestion du risque de change est assez complexe puisqu’il faut prendre en compte le risque de change à l’achat, les fournisseurs étant répartis à travers le monde et à la vente les clients étant aussi répartis sur plusieurs devises. Mais la diversité fait en fait que vous avez un panier finalement peu volatil.
                Et si vous avez des prix très bas vous pouvez ajuster votre prix de vente de temps en temps en fonction de l’évolution de vos prix de revient.
                Mais le cocktail: avance technologique, effet marketing wahoo et prix bas fait que je suis assez confiant.
                Ce qui n’empêche pas une phase d’études très poussées avant de mettre le paquet!

            • Ça me fait penser au film de dimanche soir avec Gilles Lelouche et Karin Viard, « Ma part du gâteau » !
              GL y emploie justement le même terme que vous « dézingué » !
              Ca ressemble également aux méthodes de trading algorithmique HF.

    • OlivierSPb says:

      J’ai pas mal d’années de plus que vous mais j’ai l’impression que le vieux c’est vous!
      Vous regrettez peut-être Mme Michu avec son petit commerce en centre-ville pourrave si merveilleux pour un Pinel avec laquelle vous pouviez taper la converse sur les derniers potins du village, son stock limité et ses prix astronomiques, moi pas!
      J’apprécie d’avoir le choix et un prix raisonnable, d’être livré chez moi et de pouvoir changer d’avis sans frais.
      En plus, l’expérience montre que les prix bas sont durables car toute tentative de les remonter sensiblement fera naître un concurrent.
      Je n’apprécie pas le modèle économique d’Uber fondé sur le moins-disant social mais il faut reconnaître qu’ils ont eu le mérite de rendre les taxis plus aimables, de forfaitiser les frais d’approche voire les trajets Aéroport-Centre ville. Leur comportement arrogant antérieur et désagréable, votre destination ne leur convenant jamais, jamais disponibles à l’heure de pointe commence tout juste à faire partie du passé.
      Mais je l’ai quand même expérimenté récemment en me rendant à un RDV à Reims: 25 minutes d’attente à la gare! Pourquoi: pas d’Uber à Reims!
      Cela ne veut pas dire la mort du petit commerce. Quand je suis à Paris, j’adore allez au marché près de chez moi et choisir moi-même mes fruits et légumes, mon poisson, discuter avec un boucher aimable et professionnel. Bref, il y aura toujours une place pour le commerçant qui vous apporte une vraie valeur ajoutée…
      Mais pour commander des packs d’eau minérale et du PQ Internet et la livraison à domicile me conviennent parfaitement.
      Mais cessez d’utiliser un blog informatique faites vos billets sur parchemin à la plume d’oie et faites les tourner par coursier à cheval!
      Non ce n’est pas une bulle mais une lame de fond qui emportera les intermédiaires inutiles ou à trop faible valeur ajoutée!

      • Vous ne lisez donc pas le commentaire ! Il ne s’agit pas de remettre en cause l’innovation, mais de remettre en cause l’innovation destructrice à l’excès car soutenue à bout de bras par des levées de fonds à cause de leur absence de rentabilité ! Les levées de fonds perpétuelles ne soutiennent ces entreprises de manière excessive … à la recherche de la rentabilité qui ne vient pas (et viendra probablement jamais, sauf lorsque tout le marché sera détruit et que la société serait en situation de monopole et pourra augmenter ses prix pour dégager un bénéfice).

        N’est il pas trop facile d’innover sans jamais chercher à être rentable.

        Pour ce qui concerne, mon cas précis, je suis rentable, innove, travaille, essaie, mais toujours avec l’objectif d’être rentable et dégager un bénéfice.

        • Vous vouliez parler du modèle … AMAZON !
          Il me semble avoir lu récemment qu’Amazon a dégagé enfin une rentabilité si minime soit-elle en 2017, pour la première fois.

          • Heureusement qu’ils commence à dégager un peu de bénéfice compte tenu des milliards dépensés depuis 20 ans.

            C’est un peu comme la croissance économique… on s’extasie devant 1.8% en oubliant la montagne de dette ou de liquidité qu’il est derrière cette petite croissance….

        • OlivierSPb says:

          La société ne sera jamais en situation de monopole car toute tentative de remontée significative des prix se traduit par l’émergence d’un concurrent.
          Et visiblement vous n’avez jamais travaillé en entreprise et fait le nécessaire pour conquérir une part de marché majeure dans un marché ou vous étiez absent ou peu présent.
          La seule variable est le prix et il faut casser les prix violemment car sinon vous laissez à la concurrence le temps de s’adapter. Ils ne sont pas tous idiots, savent aussi rogner sur leurs marges et faire de la productivité. Si vous faites -10% puis encore -10% après etc… vous laissez aux autres le temps de s’adapter, alors que si vous faites -40% d’entrée là vous mangez le marché.
          C’est à vous par une politique de prix et ou de produits de vous créer l’opportunité de devenir dominant sur le marché.
          Un exemple de société qui a loupé la fenêtre de tir c’est Tesla.
          Ils étaient seuls sur un marché et un boulevard s’ouvrait devant eux grâce à leur politique produits. Mais comme ils sont incapables de produire en grande série, ils ont laissé le temps aux constructeurs traditionnels de s’adapter et leur vie va être très difficile.
          Il faut savoir éventuellement accepter des pertes pendant la période de lancement (Qui peut durer longtemps) mais votre BP doit contenir une solution de rentabilité, le plus souvent par l’effet volume.
          Regardez combien de temps Amazon a mis à être rentable, Google idem…
          Maintenant on peut critiquer les valorisations et considérer que c’est une bulle et je pense personnellement que certaines valos sont exagérées, mais ne prenez pas les VC et les fonds souverains pour des idiots, ils n’investissent pas si une solution de rentabilité n’est pas prévue même à terme.
          Aucun BP ne repose sur la formule « je casse les prix et après avoir balayé la concurrence je les remonte », tout le monde sait très bien que cela ne marche pas, n’a jamais marché et ne marchera jamais.
          Vous pouvez envisagé de remonter un PETIT peu vos marges lorsque vous sortez la nouvelle génération de produits mais jamais vous ne reviendrez au niveau antérieur.
          Le plus souvent il faut compter sur l’effet volume qui vous permet soit de rationaliser encore plus la production soit de faire pression sur vos fournisseurs.
          Quand Renault sort une voiture comme la KWID sur le marché indien à 3.500 €, rassurez-vous ils n’ont pas l’intention de vendre à perte et pourtant un tel prix fait que même les Dacia (Vendues hors Europe sous la marque Renault) semblent hors de prix!

          • Je pense qu’Olivier a raison sur le monopole … ça c’était AVANT comme dit une pub célèbre.
            Les seules entreprises qui pourront avoir un monopole [dans certains pays où la dictature (nouvelle) s’installe où est déjà installée], seront les entreprises d’état, ou encore dans la Défense!

            • Fredy Gosse says:

              faux la créativité technologique permet de dicter son prix.. ou alors la manipulation mentale qui accorde un plus à un objet qui ne l’est pas mais qui montre que l’on n’appartient pas au commun des mortels
              Maintenant pour les objets banaux et non concurrentiels oui le monopole c’est bien pour les fabricants ça fait payer aux clients un nouvel impôt indirect…par le prix
              qui souvent s’ajoute aux subventions reçues par le fabricant cad à d’autres impôts
              fermez les frontières …..on verra les même réclamer de fortes hausses de salaire .

              • « faux la créativité technologique permet de dicter son prix.. ou alors la manipulation mentale qui accorde un plus à un objet qui ne l’est pas mais qui montre que l’on n’appartient pas au commun des mortels »

                Certes, mais ça c’est au début et ça ne dure pas. Exemples nombreux: Tesla, Apple, etc.

              • OlivierSPb says:

                J’aimerai avoir des exemples d’objets banaux et non concurrentiels, a priori ce qui est banal est ultra concurrentiel. Nos amis les bridés sont là pour le rappeler.
                Quant aux subventions reçues par les fabricants, je ne vois pas lesquelles à part l’agriculture (Agroindustrie) et les secteurs stratégiques (Armement,…).
                Quant à dire que le fabricant fait payer un impôt indirect cela est faux car vous n’êtes jamais obligé d’acheter, ce qui est loin de la définition d’un impôt qui n’est pas très optionnel! 😉

      •  » J’ai pas mal d’années de plus que vous mais j’ai l’impression que le vieux c’est vous! »
        Bizarre, je pensais le contraire car Freddy n’arrête pas de parler… de son âge avancé sur ce blog !
        Alors vous devez être très vieux … et vous voulez encore investir ??

        • OlivierSPb says:

          Non je m’adressais à GF et non à FG! Et Guillaume Fonteneau c’est quand même un petit jeune!
          Allons Michel un petit effort, suivez mieux l’indentation des paragraphes! Une réponse s’applique non pas au post précédent mais à celui d’un niveau hiérarchique N-1!
          😉 😉

          • Merci, j’avais compris !
            Mais quand on en est la 10, 20, X …ème page dont la moitié pour vous, on arrive à s’y perdre !
            Bien entendu c’est de l’humour !

            • OlivierSPb says:

              C’est vrai que je suis un peu prolixe mais la moitié quand même pas. Bon alors je vais me taire… 😉

              • Mais non ! car vous êtes avant tout intéressant et n’est ce pas ce que l’on recherche en lisant ce site ? Dites un peu moins en revanche « C’est Faux » ou « C’est vrai » car les choses sont en règle générale pas aussi tranchées !

  20. Et oui, mais comme le dit M. Fonteneau, Amazon commence à gagner de l’argent car il a détruit la majorité de la concurrence et se retrouve en situation de quasi monopole= c’est le programme de développement d’Uber (qui soit dit en passant a donné un bon coup de pied dans la fourmilière du monopôle des taxis et je suis d’accord pour cela avec Olivier, par contre cela aurait pu être fait par l’augmentation du nombre de charges de taxis accordé par le gouvernement) qui veut éliminer la concurrence et se trouver en situation de monopole.
    Mais sans revenir à Mme Michu, ayant crée et dirigé une petite PME, mes Banquiers ne m’accordaient pas des lignes de crédit pour notre développement sans vérifier régulièrement où on allait et ce qu’était notre rentabilité = les temps semblent avoir changés mais les retours à la réalité économiques sont parfois rapides et violents!

    • OlivierSPb says:

      Désolé c’est faux, Amazon n’est pas en situation de monopole et ne le sera jamais. Ils sont le plus souvent leader mais les suivants (Cdiscount et FNAC) les talonnent et attention les classements sont très évolutifs.
      Et l’exemple de la FNAC montre que l’on peut faire du « Click and Mortar » et allier l’e-commerce et le commerce de magasin.
      D’ailleurs dans une ville comme Paris, on a jamais vu autant fleurir de mini-markets de proximité sous l’ombrelle de grandes marques (Auchan, Monop, Carrefour,..) que depuis qu’il y a le commerce électronique.
      Quant à la position des banques, elle est logique. N’oubliez pas qu’ils prêtent l’argent des déposants et même si les VC investissent le plus souvent les fonds de tiers (Les souscripteurs), ils espèrent une plus-value bien supérieure à celle d’une marge bancaire, ce qui explique des prises de risque différentes et des attentes différentes.

    • OlivierSPb says:

      En plus Amazon ne remontera jamais ses prix pour la bonne raison qu’ils ont changé de business model. S’ils ont démarré comme du commerce électronique traditionnel (Achat/revente) ils ont évolué vers une place de marché où ils proposent le plus souvent des produits de petits vendeurs et n’assurent pas toujours l’expédition.
      Le niveau des prix ressort donc de la multitude de vendeurs qui utilisent Amazon pour avoir de la visibilité. La Fnac et Cdiscount ont d’ailleurs emboité le pas.
      Quant à Uber ils ont Lyft ou des acteurs plus locaux comme Chauffeur Privé en France (Racheté récemment par Daimler) qui sont toujours en embuscade et prêts à profiter du moindre faux pas. L’exemple de Londres en est un excellent exemple.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*