Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les unités de compte des contrats d’assurance vie étaient systématiquement les unités de compte qui comportaient le plus de frais de gestion ?

En effet, lorsque vous placez votre épargne en unité de compte dans un contrat d’assurance vie, vous n’investissez pas directement dans tel ou tel SICAV ou FCP… Vous êtes le créancier de la compagnie d’assurance vie qui s’engage à valoriser votre épargne au même rythme qu’un sous-jacent qui peut être un FCP ou une SICAV.

Ainsi, C’est la compagnie d’assurance vie qui investit elle même dans ces FCP ou SICAV afin de garantir sa capacité à faire évoluer la valeur de votre épargne au même rythme que le sous-jacent. On comprend le risque de solvabilité que prendrait une compagnie d’assurance vie qui ne détiendrait pas les fonds qu’elle vend à ses clients via les unités de compte.

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Mais alors, pourquoi la compagnie d’assurance vie n’investit t’elle pas dans les parts de ces fonds dédiés aux institutionnels. Les frais de gestion sont effectivement moindre que les fonds « grand public ». Cela serait manifestement dans l’intérêt des épargnants.

 

 

Pourquoi une compagnie d’assurance vie choisit elle volontairement de payer les frais de gestion les plus élevés ?

Pourquoi les compagnies d’assurance vie ne proposent t’elle pas de placer votre épargne dans des parts institutionnelles dont les frais de gestion sont plus faibles ? Ce sont des questions que nous nous posons depuis longtemps et que nous avons largement dénoncé dans ces articles :

 

La réponse nous est donnée par l’Autorité Européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA), autorité directement issue de la commission européenne. 

Extrait d’un récent rapport de l’EIOPA :

  • « les assureurs investissent une proportion significative des UC dans des fonds qui leur offrent une rémunération plus élevée »
  • « La sélection des gestionnaires d’actifs et des investissements, dans certains cas, est contrainte par les relations commerciales existantes avec ces asset managers et ne suit pas les règles de gouvernance adaptées »
  • Cette pratique peut « « nuire au client » »
  • Dans l’intérêt des consommateurs, l’EIOPA demande à l’ACPR de« fournir des règles aux assureurs sur la façon d’appliquer les principes de la DDA (directive sur la distribution d’assurances) et Solvabilité 2 en matière de conflits d’intérêts pouvant naître de ces pratiques de rémunération »

 

 

Les rétrocessions sont versées aux compagnies d’assurance vie… mais surtout aux réseaux de distribution tels que les courtiers ou les CGPI

Faut il craindre une prochaine interdiction du versement de ces rétrocessions aux réseaux de distribution ? Je crois que c’est le sens de l’histoire ! La protection du consommateur et des épargnants passe par une totale transparence sur le mode de rémunération de la compagnie d’assurance vie.



Dans l’intérêt des épargnants, la rémunération des différents acteurs ne doit pas être la source d’un conflit d’intérêt.

En effet, la rémunération de la compagnie, du courtier ou du CGPI est de deux natures. Ils perçoivent d’une part une partie des frais de gestion prélevés par la compagnie d’assurance vie sur les frais de gestion du contrat, mais également une partie importante des frais de gestion des FCP ou SICAV dans lesquels l’épargne place son argent.  Les conseils du distributeur ne sont ils pas liés à l’importance de ces rétrocessions ?

La réponse est alors très simple : Il faut interdire la pratique des rétrocessions comme cela est déjà le cas pour les PERP et autres contrats d’assurance vie Euro-diversifiés ou Euro-croissance (La vraie raison de l’échec de ce produit financier pourtant prometteur ?)

 

A suivre …

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66 Comments

  1. bien sur c’est le sens de l’histoire car à l’époque de l’internet rien n’est plus secret et le petit épargnant (que je suis) ne supporte pas tous ces frais cachés. Même si je sais que tout travail mérite salaire.

  2. Bonjour,

    Courtier et CGP »I » en devenir, je suis votre blog depuis quelques années déjà. Vos articles sont fort intéressants lorsqu’ils traitent de droit ou de fiscalité. En revanche, vous finirez par perdre toute mon attention lorsque vous traitez, par exemple, de l’indépendance ou de la transparence des professionnels.

    En avançant que « les conseils du distributeur sont liés à l’importance de ces rétrocessions », vous généralisez et exagérez abusivement, me semble-t-il dans le seul objectif de promouvoir votre modèle d’indépendance qui, je l’espère sincèrement, a de l’avenir, mais qui est loin d’être le seul envisageable.

    En effet, n’est-il pas facile de se positionner comme conseiller indépendant, de ne surtout pas proposer soi-même les solutions produits nécessaires à l’aboutissement de ses conseils, et de « cracher » sur ceux qui assument le supposé mauvais rôle ? On peut remettre en cause un système sans jeter la pierre à ceux qui en font partie.

    Je vous attends sur vos véritables domaines de compétence. Bonne continuation.

    • Bonjour,

      J’ai travaillé dans plusieurs compagnies d’assurance-vie et le constat est sans appel : on pousse vers les UC pour 1. réduire le coût du risque (porté principalement par l’assuré avec les UC) 2. réduire le coût de l’actif en regard de ce passif moins risqué (du fait des règles de Solvabilité 2) 3. augmenter la marge.

      Mécaniquement, il y a donc un conflit d’intérêts qui potentiellement se traduit en soupçon plus fort sur le conseil… c’est l’intérêt même des CGPI qu’on fasse du ménage là-dedans, sans que ça provoque forcément la suppression pure et simple de leurs revenus, je vous rejoins.

      • Pardon, j’aurais dû écrire « 2. réduire le coût en capital en regard de ce passif moins risqué »

      • Oui, je suis d’accord.

        Cet article ne vise pas les CGPI qui apportent un conseil en contrepartie… mais des compagnies d’assurance vie qui se contentent de vendre des UC pour maximiser les marges sans aucun conseil ou suivi

        • bonjour,

          CGP installé depuis bientôt 11 ans, je rigole de tous ces articles portant sur nos rétro…on parle toujours des CGP, mais jamais des réseaux bancaires.
          en ce début d’année, je reçois de la part d’une de mes banques une jolie plaquette commerciale m’expliquant les nouvelles règles en matière de transparence financière et ce, dans mon intérêt client.
          pourtant, en lisant entre les lignes il est écrit:
          « en application de ces principes, la gestion sous mandat verra ses modalités de facturation évoluer:
          des parts d’OPC moins chargées en termes de frais
          et une augmentation de la commission de gestion du portefeuille »

          les banquiers, qui sont à l’origine de tout ces lobbyings l’ont compris: ils mentent une fois de plus:
          leur OPC en part I sont déjà moins chargées, il ne vont pas non plus baisser leur marge, faut pas rêver
          et augmenter leur frais de gestion, dont les commerciaux (à non pardon, ils se disent conseiller) ne connaissent même pas les côuts

          la transparence passe par le professionnalisme: l’interdiction des rétro n’est à l’ordre du jour que pour le conseil non indépendant comme c’est le cas dans le cadre du CIF au sens de l’article L. 548_8_1,7° du code monétaire et financier.

          en clair, les banques veulent nous faire croire, comme le titre de votre article, que par ce qu’on touche des rétro, nous ne sommes pas indépendant dans notre conseil.

          demandez leur si leur conseil, à défaut d’être indépendant car salarié d’une banque, est dans l’intérêt du client ou dans le leur afin de répondre à leur objectif du mois?

          demandez à votre médecin pourquoi il vous prescrit un médicament plutôt qu’un autre alors qu’il est invité par nombre de labo à des séminaires qui ressemblent plus à des vacances déguisées qu’à un séjour de travail.

          je crois surtout que les VERITABLES CGP ne sont inquiétés par ces réformes car leur véritable fonds de commerce, c »est leur clientèle.

          pour ma part, lorsque j’ai annoncé à mes clients que la venue de PRIIPS, MIFID et DDA consistera entre autre à leur écrire qu’on gagne de l’argent grâce à leur argent, mais surtout par leur confiance, TOUS m’ont répondu »puisque par vos conseils, nous gagnons de l’argent, il est normal que vous en gagnez, et on se moque de savoir combien »

          la vérité dans tout cela est que les banques perdent de plus en plus de client parce qu’elle n’apporte aucune valeur ajoutée à leur client contrairement aux véritables CGP qui eux, prennent des risques tous les jours pour leurs clients

          ce qui serait juste, c’est que toutes les contraintes réglementaires s’appliquent de la même manière à tous les intermédiaires, CGP, courtier, réseau bancaire, réseau d’assurance

          • Ce qui est reproché aux directives européennes c’est justement de favoriser les groupes bancaires ou ceux qui commercialisent leur propres produits, car ils peuvent rétrocéder les commissions.
            L’intérêt de l’épargnant n’apparaît pas clairement comme étant la préoccupation première.
            Mais qu’attendons-nous de mieux de l’UE que de créer ou de renforcer les oligopoles?

          • oui tout travail mérite salaire mais quels risques vous prenez pour vos clients, hormis celui de perdre votre client?

            C’est les rétro non connues qui sont une plaie, pas ce qui est annoncé au début.

            • Quels risques ? Voulez-vous parler de la perte des habilitations professionnelles ? Des passages en commission ? Des procès ? Des amendes ?

              Êtes-vous intéressé par ce que vous coùte votre conseiller ? Par ce qu’il vous rapporte ? Ou par ce que vous lui rapportez ?

              • Moi je suis intéressé que par mon patrimoine, en tout cas je peux vous dire ce que m’a couté le seul CGP que j’ai écouté et justement pour éviter cet écueil : quelques milliers d’€ dans les coopératives de croissances pour une arnaque à la ponzi.
                Pour les autres risques c’est ceux de la grande majorité des professions sauf si vous faites honnêtement votre travail.
                Et non je ne suis pas intéressé par ce qu’il gagne quand on le sait avant et pas après c’est tout. donc pour les rétrocommissions je trouve cela normal de les interdire.

                • Tous les professionnels ne sont pas également protégés, non. Et à l’encontre du conseiller financier / CGP(I) / courtier ou autre, on sent poindre une présomption de conflit d’intérêt (présomption de culpabilité ?) alors que la plupart est incapable de savoir combien elle sera rémunérée pour la distribution d’un produit ou d’un autre.
                  Pour la simple proposition d’un contrat d’assurance-vie, la rémunération d’un courtier est définie par des tableaux qui peuvent s’étaler sur plus de 40 pages. Je n’ai pas encore rencontré de client intéressé par ces détails, aussi je me contente, comme la plupart de mes confrères, d’indiquer une fourchette de rémunération. Après encaissement, je peux indiquer précisément à un client ce que j’ai gagné grâce à la gestion de ses contrats.
                  Le système est insatisfaisant, non parce que la rémunération biaise le conseil (le conseiller l’ignore tout autant que son client, au moment où le conseil est donné / vendu), mais parce qu’elle est infiniment trop complexe. En ce sens, la suppression des frais de gestion OPCVM et des rétrocessions associées est enviageable et souhaitable. Mais dans ce cas, d’autre frais plus lisibles seront augmentés pour préserver le modèle économique des « vrais » conseillers qui n’ont pas encore pu franchir le cap des honoraires.
                  Il est faux de penser que les CGPI conseillent en majorité des produits parce qu’ils sont plus rémunérateurs que d’autres.
                  Je suis désolé pour votre malheureuse expérience. Il y a des « mauvais » partout. Bonne continuation.

                  • Ben entre une assurance-vie à 2% de comm et l’autre à 3% je peux comprendre que vous vous en fichiez. Mais ne laissez pas croire que des conseillers font 90% d’investissement immo parce-que c’est ce qu’il y a de plus adapté pour leurs clients.

                    • On parle des rétrocessions OPCVM. C’est plutôt 1% que 2 (je n’ai pas relu mes tableaux…), mais 1% PAR AN, sur la durée du contrat. L’impact est donc sensible. Des conseillers font 90% d’immo, d’autres 90% d’assurance-vie, d’autres 50-50, et certains ont une gamme beaucoup plus large. Est-ce une question de tarif ? Ou plutôt de sensibilité, de compétence et de spécialité ? Voyez deux médecins différents, ils ne vous prescriront pas nécessairement les mêmes médicaments. Je vous rejoins : plusieurs de mes clients ont investi dans l’immobilier sur la base de conseils peu éclairés, mais c’est vrai à tous les sujets (Madelin pour personne non imposable, coadhésion dénouement deuxième décès en séparation de biens, produits financiers à risques, la liste est longue et présente peu d’intérêt). Bonne soirée.

                  • Sébastien says:

                    100% d’accord. ….oui pour la transparence et la simplification. ..

                  • Je suis d’accord sur tous vos points et effictivement l’arrêt de rétrocommissions est une bonne chose et cela dans tous les métiers

              • OlivierSPb says:

                Les 2 mon général. Si les clients qui se sont fait refilé de l’Aristofil avaient su que leur « conseiller » touchait 14%, ils se seraient peut-être posé des questions et auraient été moins gogos.
                Donc ce qui m’intéresse c’est ce que je gagne, mais çà je ne le sais pas à la souscription mais je veux aussi savoir combien gagne le « conseiller » qui le préconise afin de savoir si la commission est de nature à induire un biais, pardon, un risque de conflit d’intérêts…
                Et si le conseiller est vraiment indépendant, il n’a aucun problème à être transparent.

                • Non, mais il a à répondre à une présomption de conflit d’intérêt.
                  Ceux qui ont investi sur de l’Aristophil ont des critères d’évaluation que je ne comprends pas. Je ne sais pas quel serait leur réaction en apprenant ce niveau de rémunération.

    • Je suis purement et simplement d’accord avec votre raisonnement . Pour la simple et bonne raison que la rétro commission n’est pas forcément un gage de mauv si travail, tous les CGPi ont besoin d’une réponse produit adaptée et tout travail mérite salaire si en France les personnes acceptent mal de rémunèrer le conseil vous estimez donc que votre modèle Guillaume est le seul à etre franc et droit je ne suis pas d’accord.
      Je commercialise des contrats et perçoit une commission que j’annonce à mes clients suite à un diagnostic patrimonial sur lequel je ne Prend aucune rémunération. J’estime que mon travail mérite rémunération et à travers ces frais je gagne ma vie et mon client reste conseillé de la bonne manière.

    • Bonjour,

      il est possible rétrocéder les commissions perçues à ses clients et donc d’accompagner son client dans la souscription / gestion / suivi des contrats. Bien entendu cet accompagnement doit également être rémunéré mais sous forme d’honoraires.

      • Il est possible de rétrocéder les commissions perçues ? A supposer que ces commissions puissent correspondre à quelques milliers d’euros, le client doit-il déclarer ces sommes ? Dans quelle catégorie ? Je vous remercie.

        • OlivierSPb says:

          En toute logique elles ne devraient pas être imposables puisqu’il s’agit d’une annulation partielle de frais. Mais connaissant le fisc, il faut se méfier.
          En tout état de cause, il faut que le courtier qui rétrocède à son client libelle cela comme une annulation partielle ou totale, car s’il utilise le terme rétrocession, le risque est grand.
          Cela dit j’ai connu des contrats ou le taux de droits d’E/S était géré comme un maximum et le courtier pouvait le moduler directement.

  3. OlivierSPb says:

    Vous écrivez « Mais alors, pourquoi la compagnie d’assurance vie n’investit t’elle pas dans les parts de ces fonds dédiés aux institutionnels. Les frais de gestion sont effectivement moindre que les fonds « grand public ». Cela serait manifestement dans l’intérêt des épargnants. », c’est une erreur manifeste.
    Oui, les compagnies d’AV investissent pour leurs fonds propres, leur actif général, leurs actifs dédiés dans des OPCVM, des HF et autre produits destinés aux institutionnels avec de faibles frais de gestion en outre négociables. Beaucoup de ces outils sont souvent réservés aux investisseurs accrédités. Et clairement le fait de rendre grand public par le biais de contrats d’AV des placements réservés aux investisseurs accrédités serait un détournement de l’esprit de la loi qui serait sanctionné par les régulateurs et/ou les tribunaux.
    Non, ces outils ne sont généralement pas accessibles pour le grand public en UC et les assureurs proposent des UC avec des OPCVM grand public beaucoup plus chargés mais elle s’en fichent car c’est le souscripteur qui paie sous forme de moindre performance. De plus, elles touchent le plus souvent une rétro sur les frais de gestion et/ou les droits d’E/S.
    La question qui est posée est donc: est-ce que le fait que les gestionnaires d’UC fassent des rétros sur les coms payées par les assurés par diminution de la performance introduit un biais dans le référencement des UC? La réponse est clairement oui même si avec un peu de langue de bois on appelle cela un « fait générateur de risques de conflits d’intérêts ».
    Et on connait la position du régulateur: même si le cas n’est pas forcément systématique, la suppression de rétros en raison de la simple existence d’un risque de conflit d’intérêts est justifiée.
    Par contre cela ne veut pas dire que les rétros perçues sur les contrats d’AV en tant que courtier d’assurances seront supprimées car je pense qu’il n’est dans l’intention de personne de faire disparaître le courtage d’assurance que ce soit en vie ou en IARD.
    Par contre, les simples rétros de courtage du contrat (Frais d’E/S du contrat et frais de gestion du contrat) sans les rétros sur OPCVM risquent d’être maigrelettes.

    • Beaucoup de fonds grand public proposent des parts réservées aux institutionnels, et ce uniquement pour des raisons de négociations entre autres liées aux frais de gestion. Il n’y a de contournement de l’esprit de la loi ou autres, me semble-t-il.
      Plusieurs assureurs ont d’ailleurs déjà majoré les frais de gestion de leurs contrats pour ouvrir l’accès à ces parts institutionnelles et offrir plus de transparence à des clients qui sont tout sauf des institutionnels.

      • OlivierSPb says:

        Dans mon passé de banquier, j’avais piloté l’émission d’une obligation convertible sur une valeur très spéculative. La COB (C’était il y a longtemps) nous avait obligé à la réserver aux investisseurs avertis en mettant un nominal de l’oblig à 100.000 F, ce qui était beaucoup d’argent à l’époque.
        Ils avaient piqué une colère noire quand on avait fait un contrat dédié d’AV permettant de « souscrire » avec 5.000 F
        Les mesures de rétorsion s’étaient enchaînées: contrôles fiscaux, contrôle COB sur tous les OPCVM, contrôle de la commission des assurances pour la compagnie, contrôle de la commission bancaire, etc…
        Ils avaient modifié les règlements pour bloquer cela à l’avenir… Donc pour les véhicules réellement réservés aux institutionnels, il n’y a pas d’accès pour les particuliers.
        Quant aux fonds que vous mentionnez, je ne vois pas l’intérêt si la baisse des FG du fonds est compensée par une hausse des FG des contrats, hausse qui s’appliquera en plus à tous les supports. En fait, la cie d’AV n’a plus de rétro mais compense son manque à gagner sur les FG du contrat. Pas bien passionnant mais effectivement plus transparent.

      • Je vous rejoins complètement sur ce sujet : certains fonds ne sont clairement pas destinés au grand public.
        L’article traite des rétrocessions et du biais induit sur le conseil. On est donc bien sur un problème de transparence.
        Le modèle des distributeurs serait-il viable sans rétrocessions et sans hausse des frais de gestion des contrats ? Certainement, aux dépens des petits épargnants, ou alors en passant par des algorithmes d’allocation (mais c’est peut-être un autre sujet…).
        Les assureurs qui basculent sur ce modèle (hausse des frais du contrat et investissement sur des parts institutionnelles) ne proposent que des parts institutionnelles (il y en a largement assez). Sur les cas que j’ai pu étudier, aucun client ne paie le prix fort à la fois sur les frais de gestion du contrat et sur les frais de gestion des OPCVM.

  4. bernadote says:

    A l’heure des Fintech 2.0, on peut poser la question de la légitimité de la rétro commission.
    Les SGBD nous donnent tout ce que l’on veut savoir sur les fonds (VL sur 1J, 1M, 3M, 1Y, Alpha, Beta, FG, Frais sur versement, Gestionnaire, Classification , etc…et j’en passe).
    Dès lors, compte tenu des données passées, de l’ allocation envisagée , de la volatilité acceptée, on peut définir une « Value at Risk » souhaitée et l’algorithme fait le reste, avec un niveau de probabilité de résultat qui sera conditionné par la volatilité résultante du choix qu’il aura fait en amont, lui-même fonction des hypothèses posées par le client ou déterminé par l’algorithme.
    Alors : Ou est le conseil ? si ce n’est celui qui sera facturé au client pour amortir la location du sytème expert.
    Oui je sais c’est dûr de voir que sur ce point précis l’algo peut remplacer le CG, mais on est exactement au coeur du problème : l’algorithme traitera toujours plus de données que ne pourra le faire un humain, il le fera plus vite et sans affect, ni intérêt.

    • Dans le conseil on peut toujours expliquer ce qu est une VAR et quelle sont ses limites, il y a un algo qui fait ça ?

    • Tout ce que je vois dans ce que vous écrivez c’est duplication des erreurs à l’infini. Si vous voulez savoir pourquoi, vous payez la formation.

    • Bonjour,
      A vous lire vous considérez que le conseil se résume à l’allocation d’actifs.
      Or le choix de l’enveloppe, le juridique (régime matrimonial, clause bénéficiaire…), la compréhension du risque pris, l’allocation globale du patrimoine, le suivi et l’accompagnement lors des phases de krach….sont les éléments clefs du conseil patrimonial.

  5. Sébastien says:

    Bonjour. Personnellement je ne fais pas mes allocations d’actifs en fonction des rétrocessions mais en fonction des fonds que j’ai référencé en fonction de leurs historiques de leurs équipes (stabilité ?), de leurs histoires…. de leurs capacités à communiquer et de la facilité ou pas à joindre les gerants.
    Si je devais en.plus regarder le taux de rétrocession à chaque fois ce serait encore plus compliqué…
    On sait tous que l’on peut suivre régulièrement une UNE o quarantaine de fonds max….alors j’ai fait mon choix pour tenter de sélectionner les fonds présents dans la.majorite de mes fournisseurs.
    Simplement je travaille avec des jeunes avec peu de moyens et des fortunes plus importantes.
    Le portefeuille global permet de délivrer le conseil à tous. Demain si arrêt des rétrocessions qui pourra s’occuper des petits montants ??
    Je trouve ça dommage car même pour 150 euros par mois le cgp va accompagner son client. Le banquier pour ce niveau là sera celui de l’accueil premier niveau qui ne doit proposer que du fonds en euros. ….

    • Je plussoie.

    • +1. Nous sommes beaucoup à fonctionner sur ce modèle.

    • Personnellement je vais voir directement la société de gestion et je leur demande de ne pas dépasser 15% en opcvm afin de limiter l’empilement de frais de gestion qui vient dégrader considérablement la performance du portefeuille.
      Je ne vois pas dans votre démarche ou est la valeur ajoutée pour votre client.

    • Mais le problème n’est pas du côté des CGPI … mais des compagnies d’assurance qui vendent des UC sans jamais apporter de conseil 😉

    • OlivierSPb says:

       » Personnellement je ne fais pas mes allocations d’actifs en fonction des rétrocessions mais en fonction des fonds que j’ai référencé « .
      Très bien et vous êtes sur que le taux de rétro n’a pas influencé le référencement?
      Avez-vous des fonds référencés à rétro 0?

      • Oui, des ETF, des titres vifs… Présomption de conflit d’intérêt, encore et toujours. On renverse la charge de la preuve.
        Vous avez oublié de citer la fin de la phrase : « en fonction de leurs historiques de leurs équipes (stabilité ?), de leurs histoires…. de leurs capacités à communiquer et de la facilité ou pas à joindre les gerants. »

        • OlivierSPb says:

          Cela fait des années que l’on nous rebat les oreilles avec le principe de précaution et que l’on prend des décisions stupides en son nom. Mais ce n’est pas grave, il suffit de l’invoquer pour que tout passe.
          Le lobby bancaire veut avoir la peau des CGP qui sont des empêcheurs de commissionner en rond…
          Malheureusement il y a suffisamment de moutons noirs dans vos rangs pour justifier au nom du principe de précaution de supprimer toutes les situations qui pourraient (Notez le conditionnel) générer un risque de conflit d’intérêts.
          En affamant les CGP, les banques pourront tranquillement distribuer leurs OPCVM pourris chargés à bloc.
          Seuls ceux qui auront le temps de gérer leur portefeuille en direct déposé dans une banque low-cost et ceux qui ont une fortune suffisante pour s’offrir un family office auront des performances dignes de ce nom.

          • Et bien si telle est la volonté du législateur, n’est ce pas un appauvrissement pur et dur du service apporté par les CGP non indépendants ? Et oui j’ai des ETF et des titres vifs dans certains portefeuilles d’assurance vie ! Donc pas de rétro.

            • OlivierSPb says:

              Comme me l’a dit cyniquement un haut dirigeant d’une très grande banque:
              « Cela me fait marrer quand on dit qu’une banque est au service du client, en fait une banque est au service de ses dirigeants qui sont là pour se goinfrer en salaires, bonus et autres avantages. On se fout de ces cons de clients et de ces gogos d’actionnaires auxquels on est malheureusement obligé de servir de gros dividendes pour continuer à s’empiffrer ».
              Il est vrai qu’il avait un peu picolé, mais In Vino Veritas!
              Alors les CGP…

        • Bonjour,
          Mon message est peut-être naïf mais comment faites-vous pour proposer des titres vifs à vos clients ? Il me semblait que nous en avions l’interdiction. merci

          • Ce qui suit n’est que mon avis, sans certitude :
            Les conventions de RTO (donc sur comptes-titres) ne peuvent pas recouvrir la souscriptions à des titres vifs, mais on peut en conseiller à nos clients.
            En matière d’assurance-vie, je pense que même les mandats d’arbitrages pourraient porter sur des titres vifs.

  6. bernadote says:

    Le rendement et la variance des variations de rendement (donc la notion de risque) sont des données passées et elles ne sont pas constantes dans le temps, donc l’optimisation de portefeuille , quel qu’il soit, c’est seulement un moyen.
    L’algorithme, en fonction des hypothèses saisies,( nbre de fonds, rendements, secteurs, etc..) va permettre de trouver la sélection présentant le meilleur rendement pour une volatilité donnée…où l’inverse. Selon l’option qui sera choisie, on pourra optimiser le portefeuille pour obtenir la volatilité la plus faible pour un rendement demandé. Si l’on modifie l’écart type acceptable (p.e; en précisant l’EC maximum souhaitable de rendement, on obtiendra , alors, la répartition de portefeuille qui procurera le rendement le plus élevé pour un ECmax acceptable.
    Tout cela , en ayant soin , au préalable, de saisir les proportions maximales et minimales de chaque fond, ainsi que le nombre max de fonds souhaité dans le portefeuille on pourra obtenir , par déduction,la VaR du portefeuille, c’est a dire la probabilité qu’un actif dépasse une certaine perte sur une période donnée( EC des variations de rendement du portefeuille).
    C’est le mode de fonctionnement des algos( il y a plus de facteurs discriminants), et c’est beaucoup de temps de calcul.

  7. PhilippeC says:

    Bonjour à tous,

    J’ai moi même été CGP à l’étranger de nombreuses années et cette histoire de frais des contrats et de frais de gestion interne des fonds m’a toujours intriguée.

    J’avais noté que
    – les fonds maisons étaient toujours mis en avant

    – que les fonds les plus « chargés » (2% et plus) sont les fonds gérés par les gestionnaires internationaux anglo-saxons

    – que les contrats d’assurance vie français sont bien moins coûteux en frais de gestion que les contrats internationaux (ne serait ce que les contrats luxembourgeois) et surtout les contrats offshore (je parle des plans) où l’on remplace aisément frais d’entrée par frais de sortie (calculés sur la durée totale du contrat prévu au départ) et où l’on saupoudre le contrat de frais de gestion supplémentaires les premières années de détention du contrat.

    Une chose est sûre, c’est la performance qui importe car dans une phase de baisse importante des marchés (effet Ben Laden) les contrats et les fonds les fonds les plus chargés dégringolent plus vite que les autres ! De plu être investi sur un contrat peu réactif en terme d’arbitrage avec des dates de valeurs des fonds décalées s’est révélé alors une vraie catastrophe. Quand çà monte, tout va bien.

  8. Bravo, vous m’avez éperonné.

    C’est bon pour le trafic ces articles, et votre business c’est le trafic.

    Vous prônez la vertue des CGP…. qui de la vôtre ?

    Facile d’écrire des articles sans fond(s) mais avec rétro…

    • C’est exactement cela. L’important ici n’est pas forcément d’apporter un éclairage clairvoyant mais faire du buzz pour générer du trafic et donc des coms.
      Je dirais même que le but est surtout de faire des titres à scandale comme certains journaux.
      C’est amusant à voir et montre le niveau de compétence.
      Comme pour les placements, il y a, hélas, toujours des gens pour se faire abuser par des titres racoleurs.
      Moi, ça me divertit même si j’évite d’y venir trop souvent car, finalement, il s’enrichit grâce à mes clics sans m’apporter de bons conseils.

      • PhilippeC says:

        Bonjour Fred,

        Si vous revenez c’est que vous y trouvez des choses intéressantes sans quelles soient forcément pertinentes. Sinon à quoi bon ?

        • Amusantes, divertissantes, et oui, parfois intéressantes car je trouve intéressant de voir ce que l’on peut faire croire aux gens. Le sophisme a encore de beaux jours devant lui.

          • PhilippeC says:

            C’est la forme qui vous dérange le plus (l’effet accrocheur) ?

            Il faut aussi admettre que nous sommes sur un blog internet et non dans une revue financière sérieuse comme Investir ou Les Échos. où c’est souvent chiant comme la pluie,,, Perso je trouve la lecture de MVVA plus divertissante que ce type de revues, un peu comme Sciences & Vie versus Sciences & Avenir.

            Question de goût en somme.

            Il fallait s’en douter ce dernier article allait déclencher une petit tempête parmi les lecteurs CGP de Guillaume.

      • Mais heureusement, vos analyses d’une rare clairvoyance permettent à chacun de comprendre et de mieux gérer votre patrimoine. A chacune de vos apparitions, c’est une révélation tellement vous nous inondez de votre aura.

        Merci Frédéric, votre humilité est rafraîchissante.

        • Désolé, j’ai mon propre canal de publication. Vous ne voudriez quand même pas que j’alimente votre blog alors que vous ne partagez pas les bénéfices ???

          Ce serait finalement faire comme ce que vous réclamez pour les clients investisseurs, les CGP et les frais des OPCVM.

          Le client doit avoir un retour des frais que touchent ceux qui font du conseil. Reversez-moi une part de ce que vous touchez et je participerai.

          Pourquoi ne pas appliquer à vous-même ce que vous préconisez aux autres ?

    • Bonjour,

      merci vous m’avez bien fait rire!

  9. Amusantes, divertissantes, et oui, parfois intéressantes car je trouve intéressant de voir ce que l’on peut faire croire aux gens. Le sophisme a encore de beaux jours devant lui.

  10. @Guillaume, je comprends que vous soyez un peu « piqué au vif » mais c’est vrai, vos analyses sont techniquement assez faibles et votre modele est racoleur.

    Mais c’est votre modèle et ça marche, la preuve, je suis là !

    Par contre des fois, il y a de bonnes infos, c’est vrai !!!

    • PhilippeC says:

      Question « techniquement assez faible », il faut rappeler que ce blog n’est pas destiné à un congrès de CGP tous titulaires d’un DES/DESS de l’Université d’Auvergne. C’est même bien trop technique pour le grand public. Je dirais que cela s’adresse à des « investisseurs » avertis, ceux qui ont des notions de droits ainsi qu’une bonne connaissance des marchés financiers et immobiliers.

  11. @Guillaume , A la lecture des réactions à votre article il est clair qu’en ce début d’année vous

    appuyez là ou ça fait mal et on ne peut que vous inciter à continuer.

    Merci pour votre blog que je lis depuis de nombreuses années avec toujours autant d’intérêt.

  12. Vous cherchez des infos ou des pistes de réflexion?
    Pourquoi pourvoir gratuitement au manque de compétence de certains? Je ne parle pas forcément des commentateurs, mais il doit bien y avoir des lecteurs qui ne postent jamais.

    • Chaque clic, chaque commentaire, rapporte à l’auteur d’un blog.

      Ce sont des frais cachés comme dans les OPCVM. Vous pensez que vous ne payez pas. Tout comme vous pensez que vos données sur Facebook n’ont pas de valeurs.
      Vous vous trompez.
      Dénoncer le manque de transparence pour les uns ou les frais cachés et vivre de cela à travers un blog, avouez que c’est tout de même comique, non ?

      • OlivierSPb says:

        Pas vraiment, GF a clairement dit d’où venait ses recettes. Qu’il n’en divulgue pas le montant c’est son droit puisque vous ne payez rien et que vous avez un produit « gratuit », pas plus gratuit qu’un gmail mais en tout cas sans flux financier avec vous.
        Je ne suis pas toujours d’accord avec GF mais là difficile de le coincer.

      • PhilippeC says:

        cocasse est le terme usité, çà doit être parce qu’il n’est pas dans le langage courant

  13. Bonjour.
    En tant que courtier, je suis un peu désolé de toutes ces jacasseries.
    Si j’accepte bien volontiers le devoir et la nécessité de transparence en amont, je ne vois pas en quoi mon conseil n’est plus indépendant.
    Je travaille avec plusieurs assureurs, et les taux de rétro sont identiques chez chacun.
    Alors mon intérêt est où ?
    Bah dans celui de mon client.

    • Il faut aller le dire à Bruxelles.
      Sinon votre intérêt est tout de même de faire de l’assurance si vous êtes seulement courtier en assurances.
      Par contre ça ne vous empêche pas d’être indépendant.

  14. Bonjour Guillaume

    J’ai su vous dire que certains de vos post n’étaient pas toujours très sérieux mais là je dois vous dire que cela fait plusieurs jours que vous postez, à la suite, des articles très intéressants, pertinents et documentés. Vous m’obligez même à participer pour avoir plus d’infos !

    Bravo !

    Dans le même thème, je trouve que personne ne parle des assureurs qui spolient leur adhérents. En effet, la fonds euros est loin d’être un mauvais placement car il rapporte entre 3 3.5% en réalité.

    Ce sont les assureurs qui, par de nombreux tours de pass/pass n’en distribuent que les 2/3 voire la moitié pour les plus vils.
    Pire, ils rémunèrent les contrats qu’ils veulent, ce qui est une honte totale.

    A moins qu’il y ait un risque pour vous par rapport à votre business, vous devriez écrire là dessus je pense 😉

    Stef

    • « A moins qu’il y ait un risque pour vous par rapport à votre business, vous devriez écrire là dessus je pense 😉 ». Je vais regarder, mais vous savez tout cela est bien encadré. Auriez vous des sources ?

  15. A tous les « professionnels » de la finance ou autre qui critiquent ici Guillaume et se disent remplis de vertus.

    Je travaille dans un tout autre secteur et je peux vous garantir qu’il ne peut y avoir de conseils neutres si la rémunération est différente. Si je veux placer un produit plus qu’un autre et même si les commerciaux préfèrent l’autre, il suffit que je mette en place des « incentives » et hop mon produit est mis en avant….

    Donc oui, vous tous indépendants sur le papier mais tous dépendants d’une rémunération ou intérêts.
    Ceci vaut pour tous, y compris les politiques 😉

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