Une réforme des revenus du capital pleine de bon sens pour éteindre la « narration » autour de l’imposition confiscatoire des revenus du capital

Tout a commencé avec l’idée d’une réforme fiscale des revenus du capital. Simple, efficace et pleine de bon sens, l’instauration du prélèvement forfaitaire unique que certains appellent la flat tax, c’est l’idée de simplifier la fiscalité des revenus du capital en instaurant un taux unique de 30%, impôt sur le revenu et prélèvements sociaux compris.
Cette réforme, nous vous l’avons démontré à de nombreuses reprises, est une réforme symbolique de simplification. En réalité, il ne s’agit pas de baisser le taux de l’impôt sur le capital (ou très peu), mais de rendre plus lisible, et donc efficace, l’imposition des revenus du capital. Le coût d’une telle réforme est faible (seulement 1.5 milliards d’euros) mais d’une efficacité incroyable pour mettre fin à la narration qui veut qu’en France est un enfer fiscal pour les patrimoines (cf »Non, La France n’est pas un enfer fiscal pour les patrimoines.« ).
La narration, c’est une idée proche des fakenews, ce sont des légendes urbaines tellement installées dans l’esprit de chacun qu’il n’est plus possible de rétablir la réalité sans se faire insulter. Pour vous en convaincre, vous n’avez qu’à relire les commentaires de l’article « Non, La France n’est pas un enfer fiscal pour les patrimoines.« , dans lequel de très nombreux lecteurs remettent en cause mes compétences et mon professionnalisme lorsque je leur explique qu’en France, il est facile de ne pas payer beaucoup d’impôt sur le capital ou encore que la transmission d’entreprise en France bénéficie d’un cadre fiscal très favorable et d’une grande efficacité.
Bref, cette petite réforme de l’imposition des revenus du capital pourrait suffire à mettre fin à cette narration négative et destructrice de l’envie d’investir, de créer et de construire la croissance. 
 
 

Mais, comme toujours, les lobbyings se battent pour garder leur rente et leur modèle économique à court terme au détriment de l’intérêt général de long terme (et donc leur intérêt de long terme).

Malheureusement, nous sommes dans une société de l’immédiateté et du court terme. C’est alors que devant la perspective d’une réforme des revenus du capital dont les conséquences ne pourront être favorables pour tous, et notamment pour ceux qui bénéficient d’avantages fiscaux non justifiés, les lobbyings s’activent pour casser l’esprit de la réforme et conserver leur rente !
C’est notamment le cas des assureurs qui essayent d’infléchir l’application de la flat tax pour l’assurance vie. Hier, nous apprenions que le lobby des assureurs était sur le point d’imposer un cas d’exception à cette flat tax de 30% pour les contrats d’assurance vie de plus de 12 ans dont le versement serait composé de plus de 30% d’unité de compte action ! (cf »La Flat Tax sur l’assurance vie pourrait ne pas s’appliquer aux versements avec 30% d’actions sur des contrats de plus de 12 ans.« .
Quelle belle idée de nous refaire le coup de l’amendement Fourgous qui autorisait à l’époque la transformation de contrat monosupport en Euros en contrat multisupport, sans perte de l’antériorité fiscale à condition d’investir plus de 20% en unité de compte action. L’amendement Fourgous c’était en 2006 … soit deux années avant le crash de 2008 et une perte de 40% du capital des épargnants qui avaient écouté leur assureur !
Nous sommes aujourd’hui en 2017, la bourse est à nouveau proche de ses plus haut historique… et les assureurs militent pour un nouveau dispositif pour « forcer » conseiller les épargnants à investir sur les marchés actions alors que nous sommes au plus haut !
 
Les assureurs croient défendre leurs intérêts et leur modèle économique en forçant les épargnants à investir sur les marchés financiers mais je crains qu’ils se trompent lourdement. Les Français ne veulent pas investir en action et prendre des risques !!!!!!!! Les Français ont certes une épargne abondante… mais ils ne veulent pas l’investir en bourse. 
Une fiscalité contraignante qui encouragerait l’investissement en actions aurait pour conséquence de détourner les épargnants de l’assurance vie qui préféreront investir leur épargne dans l’économie réelle (et c’est tant mieux) plutôt que d’épargner et spéculer sur le marché actions. L’épargne est abondante en France, car le fonds euros proposait un rendement garanti et sans risque.
Les Français ne veulent pas spéculer et prendre des risques sur des actifs dont la performance est proche de celle du casino !
 

Au lieu de défendre leurs intérêts à court terme, les assureurs ne devraient il pas au contraire se saisir de cette réforme fiscale pour accompagner la nécessaire réforme de l’assurance vie en respectant l’attente des épargnants ?

Croire que l’avenir de l’assurance vie passe par les unités de compte est une erreur qui pourrait accélérer le déclin de l’assurance vie (cf »Le déclin de l’assurance vie est en marche et c’est de la faute des assureurs !« ).
Les épargnants aiment l’assurance vie pour sa capacité à gérer le risque à long terme ! La gestion des risques est au cœur du métier de l’assureur ! Mais attention, il ne faut pas nier la péremption des fonds euros. Ce produit qui a fait le succès de l’assurance vie est devenu un risque qu’il convient de supprimer, tant pour la solvabilité des assureurs, que pour la protection des épargnants.
Au lieu de défendre les unités de compte, source d’un niveau de marge supérieur et d’une absence de gestion du risque pour l’assureur, les compagnies d’assurance vie ne doivent elles pas travailleur autour de l’eurocroissance ou d’un support comparable.
Les Français ne veulent pas prendre de risque pour leur épargne… Ils veulent que la compagnie d’assurance vie gère ce risque. Si la compagnie refuse ce rôle de gestionnaire de risque… les épargnants n’utiliseront plus l’assurance vie !
 
Bien évidemment, le niveau actuel des taux d’intérêt ne rend pas attrayant des produits comme l’Eurocroissance à court terme… Mais n’est il pas illusoire d’espérer des rendements élevés dans un monde sans rendement ? Car, au final, n’oubliez pas « L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard ! »
 

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