Ceux qui suivent régulièrement nos publications le savent : Je suis particulièrement enthousiaste devant l’idée de la création du nouveau contrat d’assurance vie EURO-CROISSANCE, et vous le savez bien, je ne suis pas du genre à m’enthousiasmer … L’optimisme n’est pas toujours ma meilleure qualité.
Le nouveau contrat d’assurance vie EURO-CROISSANCE est selon moi un contrat d’assurance vie qui replacera assez rapidement le traditionnel fonds euros que nous connaissons tous depuis plus de 30 ans. Du moins, la philosophie qui entoure ce nouveau contrat me semble en parfaite adéquation, tant avec les attentes des assureurs, qu’avec les attentes des épargnants. 

 

Dans le passé, de nombreuses tentatives de nouveaux contrats oubliaient l’intérêt de l’épargnant.

Nombreux sont ceux qui tentent de me ramener à la raison en affirmant, et ils ont tout à fait raison, qu’il ne s’agit pas là de la première tentative de création d’un nouveau contrat.

Dans le passé, les contrats DSK, NSK  ou même la possibilité de réaliser le transfert d’un monosupport vers un multisupport via l’amendement FOURGOUS, ont été un FLOP. Ces précédentes tentatives étaient principalement tournées autour de l’intérêt supérieur des compagnies d’assurance en oubliant les souhaits et les besoins de l’épargnant.

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A chaque fois, il s’agissait de proposer aux épargnants de moins investir dans le fonds euros et de les faire investir en unité de compte. Ce changement de gestion financière du contrat d’assurance vie avait plusieurs avantages pour la compagnie :

  • Les Unités de Compte sont davantage rémunératrice pour la compagnie d’assurance vie ;
  • Les Unités de Compte sont moins consommatrice en fonds propre ;
  • Et surtout elle propose un transfert du risque. Alors que le risque du fonds Euros est assumé par la compagnie d’assurance vie, le risque d’une unité de compte est assumé par l’épargnant qui souhaite y investir.

Bref, les précédentes réformes de l’assurance vie n’avaient pas vocation à satisfaire l’épargnant, mais principalement la compagnie d’assurance vie. Merci le lobbying !!

 

Le nouveau contrat EURO-CROISSANCE, est un contrat qui répond aux besoins des épargnants.

Contrairement aux précédentes tentatives, le nouveau contrat EURO-CROISSANCE correspond parfaitement aux besoins de l’épargnant.
Faisons une synthèse des besoins d’un épargnant en Assurance vie :

Ce que veut un épargnant :

  • Un produit simple qui ne nécessite pas d’acte de gestion et de prise de décision de sa part ;
  • Un produit lui garantissant son capital ;
  • Un rendement supérieur à l’inflation, mais la recherche de la valorisation de l’épargne est secondaire. La priorité est la conservation du capital ;
  • Une fiscalité attrayante.

Ce que ne veut pas un épargnant :

  • Un produit financier complexe, qu’il ne comprend pas et pour lequel il devra prendre des décisions de gestion ;
  • Un risque sur son capital ; L’épargnant préfère un faible rendement, mais veut une garantie de son épargne.

 

Le fonds euros du contrat d’assurance vie était donc la solution parfaite. Rendement moyen de 2% au-dessus de l’inflation ; Capital garanti à tout moment ; Fiscalité attrayante. Le fonds euros était donc le produit financier miracle.

Néanmoins, entre baisse des rendements, réduction de l’avantage fiscal et surtout risque sur la solvabilité des compagnies d’assurance vie en cas de remontée des taux d’intérêt, le miracle est petit à petit en train de se transformer en cauchemar. Nous vivons une période de taux bas, et tant que celle-ci perdurera, les rendements des fonds euros des contrats d’assurance vie continueront de se réduire. L’hypothèse d’une remontée des taux d’intérêt (et elle arrivera bien un jour), doit vous inquiéter, car c’est l’annonce de la faillite des fonds euros et des compagnies d’assurance vie incapable de rembourser tous les assurés. Dans cette hypothèse, il est préférable d’être dans les premiers à demander un rachat de son contrat d’assurance vie.



 

Face à cette situation, les assureurs doivent imaginer une solution efficace pour « recycler » l’épargne investie dans les fonds euros. C’est à mon sens une question de survie pour les compagnies d’assurance vie et pour les épargnants. La solution devra répondre aux objectifs des compagnies d’assurance mais surtout des épargnants ; c’est la création du contrat d’assurance vie EURO-CROISSANCE.

 

Le contrat EURO-CROISSANCE devrait être un succès immense car :

  • Les compagnies d’assurance vie ont un intérêt énorme dans le succès de ce contrat d’assurance vie afin de sortir du bourbier du fonds euros ;
  • Les épargnants veulent obtenir un meilleur rendement que le fonds euros mais sans prendre de risque sur le capital.

 

Le nouveau contrat EURO-CROISSANCE devrait proposer :

  • Une garantie du capital à date donnée. Au lieu d’avoir une garantie du capital à tout moment, l’épargnant pourrait prétendre à une garantie à une date donnée (exemple 6 ans, 8 ans 10 ans). On peut imaginer que plus la date sera éloignée, plus le gain sera important.
  • Une meilleure rémunération que le fonds euro traditionnel. La compagnie d’assurance vie n’aura pas la nécessité de gérer une « liquidité » de son portefeuille car le capital ne sera plus garanti à tout moment. Cette absence de liquidité est source de rendement pour l’épargnant.
  • Une possibilité de transfert EURO-CROISSANCE, sans perdre la fameuse antériorité fiscale du contrat d’assurance vie.
  • Et peut être des avantages fiscaux en terme de transmission qui lui serait réservés (et donc supprimé pour les contrats d’assurance vie qui ne seraient pas transformés en EURO-CROISSANCE).

 

Nous ne connaissons pas encore les détails de cette réforme de l’assurance vie mais nous devrions y voir plus clair début septembre.

 

A suivre.

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6 Comments

  1. Fredy Gosse says:

    En vacances ma liberte va etre une fois de plus atteinte et ca vaetre bien …..

    Croyez en la parole de l.etat il vagarder votre ancinnete dans le futur
    A suivre ..les cies d.assurance ne veulent pas assumer leurs gestions actuelles .c est sur dans x annes elles feront mieux

  2. Je vous trouve particulièrement optimiste avec cette nieme idée de transformation des fonds euros visant à alimenter d’autres fonds plus risqués. rien ne peut garantir que le rendement soit au RDV dans 8 ou 10 ans avec un capital non garanti jusque là. Les souscripteurs de contrats AV qui ont de l’antériorité savent bien ce qu’il en est de la prise de risque . Elle ne garantit pas de gains au final et le pertes sont souvent au RDV depuis 2008
    Cette innovation à seulement deux intéressés: l’état et les compagnies d’assurance
    Et rien que le fait que l’on veuille obliger les possesseurs de contras > 500KE à y adhérer est rédhibitoire

  3. Fredy Gosse says:

    Le piege a rats

  4. Je suis assez d’accord avec vous sur le fait que ce contrat devrait bien mieux correspondre aux besoins des clients s’il est correctement expliqué/vendu.

    Pour améliorer encore la situation (vue des clients), le transfert de contrats d’AV entre assureurs pourrait être autorisé sans perte d’antériorité fiscale…. et alors les contrats Euro-Croissance pourraient servir d’arme aux Cie pour conserver leurs clients. Il faudrait aussi que la valeur garantie à terme sur les contrats euro-croissance ne soit pas nécessairement le capital initial, mais puisse être différent (par exemple le capital initial réévalué de l’inflation) si la Cie d’assurance le propose (sans menacer leur solvabilité).

    Par contre je suis moins d’accord quand vous écrivez « L’hypothèse d’une remontée des taux d’intérêt (et elle arrivera bien un jour), doit vous inquiéter, car c’est l’annonce de la faillite des fonds euros et des compagnies d’assurance vie incapable de rembourser tous les assurés. Dans cette hypothèse, il est préférable d’être dans les premiers à demander un rachat de son contrat d’assurance vie ».
    En effet :
    – seule une hausse trop rapide des taux pourrait avoir un tel effet (et rien ne dit que ce sera le cas, car ce n’est l’intérêt de personne, en particulier pas des banques centrales…)
    – même dans ce cas, il n’y aurait sans doute pas de « faillite », mais un blocage partiel ou total des retraits pendant un certain temps
    – vous oubliez que la duration des portefeuilles des actifs sur lesquels sont basés les fonds €uros ne sont pas si longues (environ 7 ans pour celles publiées), et que ces actifs comportent une partie non négligeable qui est en cash ou avec une très faible duration (donc facilement mobilisable pour payer des rachats).
    – vous oubliez que certains investisseurs laisseront leurs fonds, soit par intérêt (la fiscalité pour les retirer serait pénalisante), soit par inertie (beaucoup ne comparent pas grand chose, ou alors comment expliquer autant d’encours sur des contrats médiocres ?)

    Autre aspect : pourquoi craindre une faillite des contrats Euros et pas du tout une faillite des contrats Euro-croissance (si les marché évoluaient tellement défavorablement que les Cie d’assurance aient des difficultés à assurer la garanti du capital à terme) ?

  5. Gilbert A. says:

    « Le fonds euros du contrat d’assurance vie était donc la solution parfaite. (…) Capital garanti à tout moment »

    Oui mais non. La garantie du capital en nominal est certes un plus par rapport à pas de garantie du tout, mais ce qu’on peut tout de même espérer, c’est une rémunération supérieure à l’inflation.

    Historiquement, et même après impôts, les fonds en euros ont rapporté ça depuis belle lurette. Il n’est en effet pas évident que ça continue.

    L’intérêt des fonds en euros, c’est que pendant la période de raison où on voit que ça commence à ne plus marcher et où on prend son temps avant de décider de sortir, on perd au plus 2 ou 3 % en réel.

    Avec des fonds « eurocroissance » il faut attendre dix ans avant de s’apercevoir qu’on a perdu 1 % par an en réel. Voilà qui est peu engageant.

    En outre, la liquidité du produit fait certes perdre de la rémunération, mais contrairement à ce que vous imaginez c’est pour une partie des clients une caractéristique essentielle du produit ; je ne suis entré en assurance-vie que quand elle est devenue très réelle du fait notamment de la disparition des droits d’entrée (contrats internet).

    Bref, ça peut intéresser certains clients, pas moi.

    Certes si la rémunération de tels fonds est significativement supérieure à la rémunération des fonds en euros, je peux me laisser tenter. Mais quand saurai-je effectivement qu’elle est supérieure ? Faut-il que j’attende qu’une première génération teste ça sur dix ans, comme une première génération sort des SOFICA maintenant ? J’attendrai, mais je ne suis pas éternel !

  6. Comme pour tout nouveau produit , personne ne peut prédire à l’avance son rendement futur, de plus le fonds garanti rapportera très peu dans un environnement de taux bas.

    Plus encore : le fonds euro-croissance a un concurrent direct de taille qui est un mixte fonds euro classique+ UC plus risqué .
    En effet on peut parfaitement faire son fonds euro croissance soi-même avec en plus possibilité de retrait à tout moment de la partie fonds euro … Alors quel est vraiment l’avantage de l’euro croissance si ce n’est pour les assureur de pouvoir bloquer les fonds ?

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